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    Faites l’amour, pas la guerre !

     

     Quand il n’y aura plus d’armée, il n’y aura plus de guerre.

     Quand il n’y aura plus de guerre, il n’y aura plus de misère.

     Comme la quasi totalité des citoyens, cette femme est naïve. Les soldats ont des salaires de misère ? S’il ne tenait qu’à moi, ils n’auraient aucun salaire puisqu’en l’occurrence il s’agit du prix de la guerre et de la mort. Pas question d’approuver de Villiers car le budget militaire de la France en 2016 était de 40 milliards d’Euros et dépassera très bientôt celui de l‘éducation.

    Faut-il le rappeler, le budget militaire mondial représente en 2016, 1600 milliards de dollars. Aussi utopique que cela puisse paraître, largement de quoi satisfaire les 7 milliards de terriens dans leurs besoins vitaux.

    Cette femme, au-delà de son coup de gueule, a tout faux car elle oublie que l’armée Française n’a rien à faire à l’étranger, si ce n’est qu’accentuer les troubles ou les provoquer dans le but de satisfaire de sombres intérêts de puissance tel que c’est encore le cas en Afrique dévastée par la colonisation.

    Le prosélytisme galopant n’a jamais été aussi outrancier. Au nom de la folle culture de la guerre pour la construction illusoire de la paix, les commémorations des grandes guerres tous azimuts ne servent que des intérêts privés et surtout, des détournements financiers qui seraient hautement plus utiles à la nation.

    Non madame Solange, vos arguments ne tiennent pas la route, en particulier le fait que votre fils gagne plus en campagne à l’étranger, il gagne le prix du sang.

    Gaulois. Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. Jean Jaurès.

     


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  • France Afrique et commémorations

    Ou les commémorations du colonialisme !

    La France n'en finit pas de commémorer tous azimuts des états de faits si peu glorieux. Ce que l'on peut qualifier sans la moindre hésitation de France-Afrique, avec tout ce qui va avec. C'est-à-dire la colonisation et la barbarie. Au final, ces commémorations ne sont que des prétextes politiques destinés à justifier l'hégémonie française sur les pays africains. Le pillage de leurs richesses naturelles et tant qu'à faire la remise en cause de leur culture.   

    De triste mémoire, l'Algérie a payé un lourd tribu et a souffert de  plus de 130 ans de guerre coloniale.

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/chronologie-de-l-algerie-coloniale-1830-1954_492168.html

    https://rebellyon.info/La-conquete-coloniale-de-l-Algerie

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'Alg%C3%A9rie

     http://geopolis.francetvinfo.fr/17-octobre-1961-la-sanglante-repression-dune-manifestation-dalgeriens-83965

     

    La Françafrique est restée vivace

    Là, ce n'est pas Gaulois qui le dit, mais l'ancien procureur de la république Eric de Montgolfier. Son point de vue rejoint le mien, à savoir que la pudeur devrait museler ces longues année d'impérialisme colonial.

     

    Eva Joly n'est pas en reste sur la question

     Eva Joly est conseillère pour la lutte contre la corruption et le blanchiment en Norvège. Ses deux livres précédents, Notre affaire à tous et Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?, chez le même éditeur, ont été vendus à plus de 450 000 exemplaires en France et à l'étranger.
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    Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.
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    Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger. Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée.
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    > Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le gouvernement d’autre part. J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis, que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.
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    > Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un Pib par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.
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    > Roland Dumas « l’ami intime » de Bongo
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    Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris. Il était alors le plus jeune chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune. En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, avenue Foch ou à l’hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent.. Chacun se presse à ces audiences. Dans les années 1990, un homme politique français du premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le président gabonais dit qu’il est « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle. Lorsque au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la Fiba, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients, qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et  des médias.
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    > A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris…Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.
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    > Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de barbouzes. Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par Pierre Guillaumat un ancien ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.
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    > La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf-Total pour affirmer sa puissance. La compagnie intervient dans le golfe de Guinée, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola, en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination. Pendant la guerre, les affaires continuaient…Les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.
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    > Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf, dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.
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    > L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain. Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.
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    > Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant. Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur.  De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.
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    > La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la Justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des Ong, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?
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    > L’indépendance en Afrique : une mascarade
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    > Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest. L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces  maîtresses de cette partie géopolitique. Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles. D’ailleurs « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.
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    > J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigéria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses. La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes…A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.
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    > Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élection…Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.
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    > Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés. Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du Sud-Est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar les vazas, ces pieds-noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance. Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations.. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.
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    > La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins, nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres. Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « Jfom » (Jeune français originaire du Magrheb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…
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    > La France de 1789, incompatible avec la françafrique
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    > La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère. Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve, pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.
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    > Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.

    Gaulois.

     


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  • Plus que jamais, ni guerres ni état de guerre

    Tout commentaire de ma part serait superflu, ce texte,  proposé par le " collectif ni guerre ni état de guerre " étant très éclairant sur la situation française.

    Gaulois.

     http://collectifantiguerre.org/

    Plus que jamais, ni guerres ni état de guerre

     Il y un an a été élaborée la plate-forme de notre collectif. Elle est plus que jamais d’actualité, parce que les méfaits du bellicisme sont partout, et aussi parce qu’elle a permis au collectif de maintenir son unité par-delà les différences de culture politique et d’appréciation des situations.

     Plus que jamais, « exiger l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises »

     Jamais la France n’a été engagée sur autant de fronts militaires qu’en 2016, au point que les chefs de l’état-major estiment que l’armée est au bord de la rupture et crient famine1.

     Les dirigeants du parti socialiste aiment la guerre2. Lors de ses deux mandats de quatorze années, François Mitterrand avait assumé 65 opérations militaires3, Hollande tient bien le niveau, avec 25 opérations sur neuf théâtres en cinq ans. Beaucoup sont discrètes et ne parviennent à nos oreilles que lorsque des militaires ou des « agents spéciaux » français sont tués comme en Libye. 40 000 militaires sont engagés à l’extérieur de la France, dont 20 à 25% dans la guerre directe selon les années.

     1 200 hommes servent la seule opération Chammal (Irak et Syrie), pour laquelle, officiellement, un millier de raids ont été lancés sur 1 700 objectifs. Combien de victimes ? Nul ne le sait.

     Au début de son quinquennat, lors des cérémonies du 11 novembre 2012, François Hollande a bien marqué sa volonté de poursuivre la politique belliciste et impérialiste de ses prédécesseurs, en souhaitant que « le drapeau français puisse flotter partout où il doit le faire ».

     Mais qui décide que ce drapeau DOIT flotter ici ou là ? Certainement pas le peuple de France, qui n’est jamais consulté sur ces opérations militaires, et encore moins informé. Les députés ? Ils n’ont aucune prérogative en matière de décision d’intervention, sinon celle d’être informés, dans le meilleur des cas (ils ne le furent pas lors du déclenchement de l’opération Barkhane en Afrique4). Qui décide donc, peut-être bien « mon ennemi la finance » ? Vous savez, ces noms que l’on entend peu – Vivendi, Total, Bouygues, Vinci, Areva, Bolloré, Lafarge…

     Les dirigeants du parti socialiste aiment la guerre secrète. Mitterrand et son compère Hernu s’étaient délectés en organisant l’opération du Rainbow Warrior. Dans ses pitoyables entretiens avec les journalistes Davet et Lhomme, Hollande se vante des opérations homo (pour homicide), ces exécutions d’individus estimés dangereux, cette peine de mort sans jugement (comme viennent de le faire remarquer certains juges), qui rappellent la guerre d’Algérie et les sinistres assassinats de la Main rouge commandés depuis l’Elysée.

     Pour financer ces opérations de guerre, le budget de la Défense vient d’être augmenté de 600 millions d’euros pour 2017 (soit au total 32,7 milliards d’euros). L’exigence de l’OTAN de porter à 2% du PIB le budget des Armées sera donc satisfaite.

     Plus que jamais, « exiger le retrait des bases militaires »

     L’intervention massive de l’armée française en Afrique pendant le quinquennat de François Hollande est organisée à partir de bases militaires importantes, notamment au Tchad et à Djibouti.

     Au côté de Survie5, le rôle de notre Collectif est important pour combattre cette sorte d’accoutumance à l’esprit colonial français qui gangrène la vie politique et la société. Cette persistance ici d’un esprit chauvin et raciste laisse sans réponse vigoureuse le fait que la France foule aux pieds la souveraineté des Etats africains, que son armée (avec Barkhane) se balade sans entraves dans cinq pays sur un territoire grand comme l’Europe, que les mécanismes colonialistes du franc CFA apportent 50 milliards d’euros à l’économie française.

     Plus que jamais, « dénoncer le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures »

     Le Président Hollande s’est mué en représentant de commerce des marchands de canon. Certes, la France est loin des Etats-Unis, premier vendeur d’armes dans le monde, suivis par la Russie. Mais elle tient bien son rang. Les dirigeants socialistes aiment vendre des armes. Le montant de leurs exportations est passé de 4,8 milliards d’euros en 2012 à plus de 20 milliards en 2016. Selon les années et les opportunités de contrat, la France est ainsi le troisième, le quatrième ou le cinquième exportateurs d’armes dans le monde.

     François Hollande aime bien faire la tournée des popotes et des marchands-d’armes-qui-créent-des-emplois. Chez Thalès, le géant de la communication militaire, il se réjouit : « Vous êtes la réussite et l’espoir ». Sur le Charles de Gaulle, il félicite les troupes dont les performances sont autant d’arguments de ventes. Tant pis pour les populations arabes et africaines ainsi sacrifiées sur l’autel de l’inversion de la courbe du chômage.

     Les impérialistes de l’Occident font la guerre pour la démocratie, mais ils vendent la guerre aux dictatures. Il faut que les affaires tournent. Pendant qu’on amuse la galerie avec le terrorisme, l’islamisme, la burkha, la liberté sacrée, Lafarge a dit-on payé son impôt à Daesh pour continuer à produire en Syrie, Publicis (détenu en partie par Madame Badinter) passe un contrat juteux avec l’Arabie saoudite pour l’aider à rendre son image plus plaisante, Qosmos6 a vendu des technologies de surveillance de masse à la Libye et à la Syrie, la France a vendu des armes à Damas pendant des années, et a aujourd’hui pour grand client l’Arabie saoudite. D’ailleurs, c’est dans ce pays que le voyageur de commerce Hollande a fait le plus de visites officielles pendant son quinquennat. Il faut dire que ce grand pays de liberté est aujourd’hui le premier acheteur d’armes au monde !

     Plus que jamais, « combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire »

     Oui, plus que jamais, il nous faut combattre la toile d’araignée que les dirigeants du pays sont en train de tisser pour contrôler la population et la faire se tenir tranquille.

     En haut, 21 milliardaires détiennent autant de richesses que les 40% les plus pauvres de la population française7. En haut, vous pouvez être reconnus coupables sans craindre la moindre sanction pénale. Policier, vous pouvez rester impunis après les crimes racistes. Pour les autres, la répression et souvent la justice frappent. Elle frappe ceux qui se lèvent pour défendre leur emploi, pour organiser l’aide aux réfugiés, pour lutter contre les lois antisociales, etc. Aujourd’hui, plus de 1700 militants sont inculpés en raison de leurs activités notamment lors des derniers mouvements ou pour « délits de solidarité » aux migrants.

     Les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence cherchent un effet de peur qui paralyse la population. La militarisation des esprits est recherchée par la mobilisation d’une part croissante de la population dans divers dispositifs. La Réserve citoyenne de l’Éducation nationale, lancée le 12 mai 2015, est présentée comme une « armée de fantassins de la République » chargée de faire vivre les valeurs de la République à l’école. Le protocole Armée/Ecole signé l’été dernier prévoit qu’elle peut coordonner ses activités avec la Réserve citoyenne de défense et de sécurité, composée de volontaires civils présentés comme des « ambassadeurs de l’Armée ». Il faut y ajouter la Réserve locale à la jeunesse et à la citoyenneté, aussi des « ambassadeurs de l’Armée » mais cette fois auprès des jeunes issus des « quartiers sensibles ». Créée en 2003, elle fait désormais partie, voyez-vous, du plan « égalité des chances »…

     L’opération Sentinelle mobilisant 10 000 militaires qui patrouillent sur le sol national à tous les coins de rue, l’Armée, en manque d’effectifs en raison de ses multiples théâtres d’opération, fait de plus en plus appel à la Réserve militaire de premier niveau. Composée de volontaires civils (qui souscrivent un engagement auprès de l’Armée), cette réserve fait partie désormais de la Garde nationale8 créée en octobre 2016, un des derniers cadeaux du président Hollande.

     Ainsi, peu à peu, sont construits des dispositifs qui, appuyés par une propagande ultra-sécuritaire, seront prêts à l’emploi contre le peuple qui se lève. Ainsi est appliquée la nouvelle doctrine très clairement exposée par le chef de l’Etat-major des Armées, le général de Villiers : sécurité extérieure et sécurité intérieure doivent se conjuguer pour défendre la démocratie9. Ainsi, la liberté empêchée là-bas à coup de bombes sera ici entravée à coup de décrets, d’opérations de police, d’état d’urgence. Valls l’a dit à la Chambre le 19 novembre 2015 : pour garantir la sécurité, certaines libertés pourront être limitées.

     Défaire les arguments des bellicistes

     Le premier argument désigne un ennemi aussi indiscutable qu’inconsistant : le terrorisme. La guerre mondiale contre un tel adversaire présente le double davantage d’être sans limite de durée ni de territoire. Elle confère une légitimité a priori et sans fin à l’interventionnisme. Inutile de s’étendre sur ce point. Cet argument démontre son efficacité sur une partie de l’opinion, ce qui, hélas, conduit certains militants et certaines organisations à baisser la garde de peur de « ne pas être compris d’une population indignée par les attentats ». Nous sommes encore loin de la réaction du peuple espagnol qui, au lendemain des attentats de Madrid du 11 mars 2014, avait condamné la responsabilité du gouvernement Aznar et de son intervention militaire au Moyen-Orient (en Irak en particulier), et en avait imposé le terme.

     L’autre argument de la propagande belliciste est plus ancien mais tout aussi redoutable : il consiste à rallier l’opinion à sa guerre propre en dénonçant la sale guerre de l’adversaire. Des campagnes d’indignation contre les horreurs de la guerre (que l’on feint de découvrir, tout d’un coup) sont régulièrement lancées pour détourner l’attention de l’objectif principal : lutter contre notre propre impérialisme.

     Or, il est difficile de faire vivre cette ligne fondatrice dans un pays où il n’est pas de tradition de prôner le « défaitisme révolutionnaire » (c’est-à-dire de souhaiter la victoire des peuples et des Etats opprimés, dépendants, lésés dans leurs droits, sur les grandes puissances oppressives, esclavagistes, spoliatrices). Il est difficile de saisir les conséquences des interventions militaires extérieures dans la métropole même, dans tous les domaines, économiques et politiques. Il n’est pas aisé de comprendre que le racisme, qui est le produit du colonialisme, est aussi à la base du système politique en France même10. Il est difficile de tenir cette ligne quand les ennemis de notre impérialisme ne sont pas pour autant nos amis, et se livrent eux aussi à ces massacres qui sont la marque des guerres modernes.

     Nous nous exprimons depuis une vieille métropole colonialiste qui pendant un siècle a bombardé11 et passé au lance-flamme les populations d’Afrique et d’Asie, nous parlons depuis le camp de l’impérialisme occidental, qui depuis 1991 a fait environ 1,5 millions morts civils au Moyen-Orient, le seul embargo contre l’Irak (après 1991) étant selon l’ONU responsable de la mort de 500 000 enfants.

     Si nous sommes indignés par les morts du Bataclan et des rues de Paris – « nos morts » -, nous ne réclamons pas qu’on aille bombarder les terroristes en Afghanistan ou en Irak. Si nous sommes meurtris par les bombardements d’Alep, nous ne réclamons pas d’aller « bombarder les bombardements » comme le propose BHL12.

     Toute indignation purement morale contre les horreurs de la guerre, lancée indistinctement, conduit inéluctablement, tôt ou tard, à soutenir l’intervention de notre propre impérialisme, parce que précisément nous sommes au cœur de ce monstre. Jaurès fut assassiné parce que, pour les patriotards de l’union sacrée, en s’opposant à la guerre il se faisait l’ami des « boches qui coupaient la main des enfants »

     Les bombardements perpétrés par le camp occidental à Mossoul, à Ramadi13, au Yemen14, mais aussi sur les quartiers ouest d’Alep doivent être rappelés, d’autant que les médias en parlent pas ou peu. Mais nous ne pouvons nous contenter d’opposer un bombardement à un autre. Il faut sans cesse ramener en avant les responsabilités des dirigeants nord-américains et français, non seulement parce que cet impérialisme constitue notre adversaire direct, mais aussi parce qu’il se trouve que, pour l’instant, c’est le camp le plus belliqueux, celui qui porte la guerre au Moyen-Orient et partout dans le monde.

     Nous ne pouvons ignorer en effet que ce sont les Etats-Unis (et leurs alliés dont la France) qui ont amené la guerre au Moyen-Orient, qui y ont aboli les frontières15 et déclaré ouverts ces territoires pour leurs avions, leurs tanks, leurs mercenaires. Nous ne pouvons ignorer la difficulté que rencontrent les Etats-Unis pour atteindre leurs objectifs de contrôle de ces pays, parce qu’elle les rend encore plus belliciste et dangereux. La superpuissance étasunienne n’a toujours pas résolu le problème posé par la défaite cuisante que les Vietnamiens lui ont infligée en 1975. Les solutions d’invasion partielle16 (Afghanistan en 2001, Irak en 2003) ont échoué. Celles des bombardements sans invasion (Lybie et Syrie) également. La défaite des Etats-Unis en Syrie aura des conséquences majeures.

     C’est pourquoi nous devons garder la tête froide devant les injonctions reçues d’ici ou de là. La frontière entre « amis » et « ennemis » est très mouvante. Cela a toujours été le cas, et de cela nous devrions tirer argument pour exiger la fin immédiate des interventions françaises et le retrait total des troupes françaises hors du sol national.

     Le carrousel des amis d’un jour tourne sans fin à l’Elysée ou à la Maison Blanche. Mais nous, les anti-impérialistes, ne sommes évidemment jamais du bon côté !

     Ainsi fûmes-nous les agents de Saddam Hussein, alors que ce dernier avait été armé jusqu’aux dents par les USA et la France pour attaquer l’Iran, puis les agents de Ben Laden, un ex de la CIA (et dont la richissime famille fut gentiment conduite dans un avion spécial pour s’échapper des Etats-Unis au soir du 11 septembre), puis ceux de Milosevic, qui pourtant était loué pour son opposition à son voisin communiste et sa propension à faire du Deutschemark la monnaie nationale, puis de Kadhafi, dont Sarkozy avait à l’Elysée léché la main (apparemment pleine de dollars) et qui fut mobilisé pour « gérer les flux migratoires » en Méditerranée, puis de Bachar el-Assad, qui fut invité par Sarkozy au défilé du 14 juillet 2008 (avec Ben Ali et Moubarak), en remerciement de sa « nouvelle politique économique » (qui répondait enfin aux injonctions du FMI, et qui provoqua en Syrie une aggravation des inégalités expliquant en partie les soulèvements de 2011)17.

     C’est vertigineux ! Et les anti-impérialistes devraient battre leur coulpe, passer leur temps à signer des pétitions contre Poutine et à manifester devant l’ambassade de la Russie ou de l’Iran – alors que rien ne se passe à la Concorde devant celle des USA, et que seuls des flics encagoulés et armés défilent devant l’Elysée, où chaque lundi Hollande réunit son comité militaire pour surveiller les interventions françaises.

     Au plan mondial aussi les lignes bougent. La guerre commerciale entre les grands groupes (et donc, en fin de compte, entre les grandes puissances) fait rage, les tensions s’exacerbent pour contrôler les terres agricoles, les sources de matières premières, les voies d’approvisionnement, les marchés où vendre et investir, sur fond de crise de la profitabilité. Comme toujours, « l’argument » des armes est le plus frappant et finit par être lourd de menace pour la paix mondiale.

     Mais il faut reconnaître que dans cette lutte acharnée, le camp le plus belliciste est celui des Etats-Unis. Que l’on regarde ou non la Russie ou la Chine avec des yeux doux, il reste un fait criant : pour l’instant seuls les Etats-Unis ont intérêt à la guerre, parce qu’eux seuls visent l’hégémonie mondiale.

     Les faits sont multiples. Par exemple, l’extension au monde entier des centres de commandements militaires US, avec la création en 2002 de l’USNORTHCOM (qui comprend entre autres le Canada et le Mexique) et en 2007 de l’USAFRICACOM pour l’Afrique (et dont les infrastructures militaires les plus développés sont à Djibouti, en collaboration avec la France). Par exemple, l’envoie de 4000 soldats en Pologne (inédit depuis la fin de la « guerre froide »), ou la vente par la France de sous-marins à l’Australie pour encercler la Chine, ou encore, dans ce même but, les projets de doter le Japon de l’arme nucléaire.

     Les changements de pied des nouveaux dirigeants US, qui veulent adoucir leurs relations avec la Russie dans le but de la séparer de la Chine, ne sont pas de nature « pacifique », car ils indiquent un surcroît de tension avec la puissance chinoise. Trump a clairement déclaré que son protectionnisme ne signifie nullement un repli de la puissance américaine sur elle-même. First America signifie first America partout dans le monde. D’ailleurs, à la veille de son investiture, Trump a déclaré vouloir « renforcer à grande échelle l’armée américaine », qu’il juge affaiblie18.

     C’est pourquoi, plus que jamais, nous devons combattre les alliances bellicistes et en particulier exiger le retrait de la France de l’OTAN.

     Poursuivre la réflexion et l’action

     Le Collectif Ni guerres ni état de guerre a élaboré voici bientôt un an une plate-forme clairement anti-impérialiste qui cimente son unité et oriente son action et sa réflexion. C’est pourquoi les nuances entre ses membres (et parfois les divergences), la différence de leurs « statuts » (individus, organisations politiques ou syndicales, associations) peuvent ne pas constituer des obstacles, mais au contraire rendre possibles les échanges et, par conséquent, la progression de nos arguments et la multiplicité de nos interventions.

     Ce que nous avons réalisé depuis un an est tellement modeste au regard de ce qu’il faudrait construire pour nous opposer à la guerre, au racisme, aux oppressions ! Mais ce Collectif si jeune, si peu nombreux, a su répandre ses idées dans la rue (forum à Stalingrad, action commune avec Survie contre l’intervention et l’aide aux dictateurs de l’Afrique, participation à toutes les manifestations du printemps ainsi qu’à Nuit debout, participation à la semaine anticoloniale et antiraciste, rassemblement contre les bombardements de Mossoul), dans des colloques ou meetings (avec Survie, avec les organisations décoloniales, à Education populaire, etc.), dans des émissions de radio… Le Collectif a organisé de nombreuses conférences-débats qui ont nourri sa réflexion, augmenté sa capacité d’argumenter, élargi son audience.

     Un premier pas a été fait dans l’expression du Collectif avec la sortie du bulletin n°1 et la préparation d’un nouveau site web. Mais il y a tant à faire encore !

     Devant l’immensité de notre tâche, nous ne pouvons que conclure ceci : le Collectif offre un cadre unique et précieux pour construire enfin le mouvement antiguerre et anti-impérialiste à la hauteur des enjeux. Toutes celles et tous ceux qui veulent y participer peuvent le faire, ils peuvent s’approprier le collectif comme leur instrument, comme notre instrument commun pour :

     . exiger l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ;

     • dénoncer le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ;

     • combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;

     • soutenir le droit à l’autodétermination des peuples, apporter sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation

     22 janvier 2017

     1 Voir Le Monde des 8-9 janvier 2017, « Le manque de moyens des armées augure de graves difficultés dans l’avenir »

     2 Dans un langage de soudard, Le Monde du 26/10/2016 souligne les postures martiales du président « qui en a ». Affirmatif !

    3 Il est vrai que, ministre de la Justice pendant la guerre d’Algérie, il s’était rendu célèbre en 1955 par ce mot : « La seule négociation, c’est la guerre 

    4 Contrairement à d’autres pays comme le Royaume-Uni, les USA, la Turquie… le Parlement français n’a pas son mot à dire au moment de l’engagement des troupes dans une opération extérieure. Il doit ensuite voter au bout de quatre mois pour en confirmer la nécessité : ce qu’il a toujours fait, avec quelques rares abstentions

     5 Voir notre participation au meeting du 26 novembre 2016.

     6 Voir le témoignage : https://www.youtube.com/watch?v=qbX10QrTY8k&feature=youtu.be

    7 A l’échelle du monde, huit milliardaires détiennent autant que la moitié de la population mondiale. Au passage, notons ceci : dès que nous dénonçons telle ou telle vérité qui fâche, nous sommes souvent accusés de « complotisme ». Mais peut-on imaginer qu’une telle échelle d’inégalités puisse se construire et se maintenir sans comploter nuit et jour ? L’énorme corruption de toutes les élites et de leurs petits larbins en est un témoignage saisiss

     8 La Garde nationale regroupe les autres réserves proprement militaires. Elle disposera d’un effectif de 72 000 personnes en 2017.

     9 Voir par exemple sa tribune publiée dans Le Monde du 20 janvier 2016.

     10 Puisque l’apparition, puis la domination du capitalisme en France même est indissociable du colonialisme (comme d’ailleurs de la guerre, responsable de la dette publique et donc de la puissance financière des banques).

     11 Damas fut plusieurs fois bombardée par la France mandataire, pour réprimer les révoltes populaires.

     12 Le Monde du 17 décembre 2016.

     13 Voir Hélène Sallon, « Ramadi, ville martyre puis abandonnée », Le Monde du 7 septembre 2016.

     14 Où l’Arabie saoudite se livre à des massacres :

    voir https://www.mediapart.fr/journal/international/060117/yemen-la-guerre-occultee.

     15 Daesh a beau diffuser des vidéos hollywoodiennes sur sa destruction des frontières Sykes-Picot, il y a longtemps que l’impérialisme a effacé ces lignes qu’il avait lui-même tracées à l‘époque des mandats.

     16 Concentration des troupes dans des forteresses et sous-traitance de l’invasion à des mercenaires.

     17 Rappelons aussi qu’au moment de l’instauration du Nouvel ordre mondial, en 1990, l’URSS s’est ralliée à la coalition formée par les Etats-Unis contre l’Irak, composée de 34 Etats qui y ont envoyé des soldats, dont notre ami el-Assad (le père) avec 20 000 hommes.

     18 Le coût de la modernisation programmée de l’arsenal nucléaire est estimée à mille milliards de dollars.

    • combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;

    • soutenir le droit à l’autodétermination des peuples, apporter sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation

    22 janvier 2017

     


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  • Une guerre mondiale a commencé

    Bien que controversé, John Pilger, journaliste et réalisateur affirme haut et fort ce que la majorité des médias à la botte donc muselés, taisent ou transforment.

    La crédibilité de ce texte ne fait aucun doute. Il est facile de vérifier toutes ses affirmations, malgré les secrets de polichinelle. Comme l'ignoble mensonge sur les soi disant armes de destruction massive en Irak que les grands médias relayaient sans la moindre objectivité. Ce qui a conduit à une guerre meurtrière ayant provoqué la mort de centaines de milliers de personnes. Les dirigeants des USA et du Royaume Unis devraient être jugés comme des criminels de guerre.
    Nous sommes bien face à une énorme désinformation. La guerre en Irak n'était qu'un triste prétexte pour déclarer une guerre sans merci au monde Arabe.

    Il faut le dire et le redire, le terrorisme d'état engendre un autre terrorisme.

    Gaulois.

    Une guerre mondiale a commencé. Briser le silence.

    Par John Pilger

    http://www.informationclearinghouse.info/article44496.htm


    Avril 17, 2016 "Information Clearing House" – J’ai filmé dans les Iles Marshall qui se trouvent au nord de l’Australie, au milieu de l’Océan Pacifique. Chaque fois que je raconte aux gens où j’ai été, ils demandent, « Où est-ce ? » Quand j’offre un indice en me référant à « Bikini », ils disent « Vous vouliez dire le maillot de bain. »

    Peu semblent conscients que le maillot de bain bikini a été nommé pour célébrer les explosions nucléaires qui ont détruit l’Ile de Bikini. 66 engins nucléaires ont été explosés par les Etats-Unis dans les Iles Marshall entre 1946 et 1958 – l’équivalent de 1,6 bombes Hiroshima chaque jour pendant 12 ans.

    Bikini est silencieux aujourd’hui, muté et contaminé. Des palmiers poussent en une formation quadrillée étrange. Rien ne bouge. Il n’y a pas d’oiseaux. Les pierres tombale dan le vieux cimetière sont vivantes de radiations. Mes souliers ont enregistrés « dangereux » avec un compteur Geiger. Etant sur la plage, j’ai observé le vert émeraude du Pacifique qui tombait dans un grand trou noir. C’était le cratère laissé par une bombe à hydrogène appelée « Bravo ». L’explosion a empoisonné des gens et leur environnement sur des centaines de miles, peut-être pour toujours.

    A mon retour de voyage, j’ai stoppé à l’aéroport d’Honolulu et j’ai remarqué un magazine américain appelé Women's Health (Santé des femmes). Sur la couverture, il y avait une femme souriante en bikini, et le titre : « Vous aussi, pouvez avoir un corps bikini. » Quelques jours plus tôt, dans les Iles Marshall, j’avais interviewé des femmes ayant des « corps bikini » très différents ; chacune avait souffert d’un cancer de la thyroïde et d’autres cancers menaçant la vie. Contrairement à la femme souriante du magazine, elles étaient toutes appauvries : les victimes et les cobayes d’une superpuissance rapace qui est aujourd’hui plus dangereuse que jamais.

    Je relate cette expérience comme un avertissement et pour interrompre une confusion qui a consommé tant d’entre nous. Le fondateur de la propagande moderne, Edward Bernays, a décrit ce phénomène comme “la manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions” de sociétés démocratiques. Il l’a appelé un « gouvernement invisible ».

    Combien de gens sont-ils conscients qu’une guerre mondiale a commencé ? Pour le moment, c’est une guerre de propagande, de mensonges et de confusions, mais ceci peut changer instantanément avec le premier ordre erroné, le premier missile. 

    En 2009, le Président Obama se trouvait devant une foule en adoration dans le centre de Prague,  au centre de l’Europe. Il s’engageait à « libérer le monde d’armes nucléaires ». Les gens l’acclamaient et certains pleuraient. Un torrent de platitudes s’est écoulé dans les médias. Obama a, par la suite, été récompensé du Prix Nobel pour la paix.

    C’était un faux. Il mentait.

    L’Administration Obama a construit plus d’armes nucléaires, plus d’ogives nucléaires, plus de systèmes nucléaires de livraison, plus d’usines nucléaires. La dépense en ogives nucléaires seulement, a plus augmenté sous Obama plus que sous n’importe quel autre président américain. Le coût en 30 ans dépasse $ 1 trillion.

    On envisage une mini-bombe nucléaire. On la connaît comme le B61 Model 12. Il n’y a jamais rien eu de pareil. Le Général James Cartwright, un ancien Vice-président de l’état-major des chefs réunis a dit, « « La rendre plus petite (rend l’utilisation de cette arme nucléaire) plus pensable. »

    Dans les derniers 18 mois, la plus grande construction de forces militaires depuis la Seconde guerre mondiale – dirigée par les Etats-Unis – a lieu le long de la frontière occidentale de la Russie. Depuis l’invasion de l’Union soviétique par Hitler, des troupes étrangères n’ont présenté une telle menace démontrable pour la Russie.

    L’Ukraine – autrefois une partie de l’Union soviétique -  est devenue un parc à thèmes pour la CIA. Ayant orchestré un coup d’état à Kiev, Washington contrôle effectivement un régime qui est voisin de la Russie et lui est hostile : un régime pourri de Nazis, littéralement. Des personnages parlementaires importants en Ukraine sont des descendants politiques des fascistes fameux de l’OUN et de l’UPA. Ils ont ouvertement loué Hitler et ont appelé à la persécution et l’expulsion de la minorité parlant le russe.

    Ceci est rarement une information en Occident, ou est inversé pour supprimer la vérité.

    En Lettonie, en Lituanie et en Estonie -  à côté de la Russie – l’armée US déploie des troupes de combat, des tanks, des armes lourdes. Cette provocation extrême contre la seconde puissance nucléaire du monde est passée sous silence en Occident.

    Ce qui rend la perspective d’une guerre nucléaire même plus dangereuse est une campagne parallèle contre la Chine. Rarement un jour ne passe sans que la Chine ne soit élevée au statut de « menace ». D’après l’Amiral Harry Harris, le commandant US du Pacifique, la Chine est “en train de construire un grand mur de sable dans la Mer de Chine méridionale ». Il se réfère à la construction par la Chine de pistes d’atterrissage dans les îles Spratly, qui sont l’objet d’un différent avec les Philippins – une dispute sans priorité jusqu’à ce que Washington fasse pression et soudoie le gouvernement de Manille et que le Pentagone lance une campagne de propagande appelée « liberté de navigation ».

    Qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Cela signifie la liberté pour des bateaux de guerre américains de patrouiller et de dominer les eaux côtières de la Chine. Essayez d’imaginer la réaction américaine si des bateaux de guerre chinois faisaient la même chose au large des côtes de la Californie.

    J’ai fait un film appelé The War You Don't See, (La guerre que vous ne voyez pas) dans lequel j’ai interviewé des journalistes distingués en Amérique et en Grande Bretagne : des journalistes comme Dan Rather de CBS, Rageh Omar de la BBC, David Rose de l’Observer.

    The War You Don't See de John Pilger sur Vimeo.

    Ils disent tous que si les journalistes et les personnalités de la radio et de la télévision avaient fait leur boulot et avaient interrogé la propagande que Saddam Hussein possédaient des armes de destruction massives; n’avaient pas amplifié les mensonges de George W. Bush et Tony Blair et que les journalistes n’y avaient pas fait écho, l’invasion de l’Irak en 2003 aurait pu ne pas se passer et des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants seraient en vie aujourd’hui.

    La propagande pour préparer le terrain d’une guerre contre la Russie et/ou la Chine n’est pas différente en principe. A ma connaissance, aucun journaliste dans la « dominance » occidentale – disons un équivalent de Dan Rather  – ne demande pourquoi la Chine construit des pistes d’atterrissage dans la Mer de Chine méridionale. La réponse devrait crever les yeux. Les Etats-Unis encerclent la Chine avec un réseau de bases, avec des missiles balistiques, des groupes de combat, des bombardiers armés de nucléaire. Cet arc mortel s’étend de l’Australie aux îles du Pacifique, les îles Marianne et les Marshall et Guam, jusqu’aux Philippines, la Thaïlande, Okinawa, la Corée et dans l’Eurasie jusqu’en l’Afghanistan et l’Inde. L’Amérique a pendu un nœud coulant autour du cou de la Chine. Ce n’est pas une nouvelle. Silence dans les médias ; la guerre par les médias.

    En  2015, dans le plus grand secret, les US et l’Australie ont organisé le plus grand exercice unique air-mer militaire dans l’histoire récente, connu comme le Sabre talisman. Il vise à répéter un Plan de bataille air-mer, bloquant des couloirs de navigation, comme le détroit de Malacca et le détroit de Lombok qui coupent l’accès de la Chine au pétrole, au gaz et à d’autres matériaux bruts vitaux du Moyen-Orient et d’Afrique.

    Dans le cirque connu comme la campagne présidentielle américaine, Donald Trump est présenté comme un lunatique, un fasciste. Il est certainement odieux ; mais il est aussi une figure de haine médiatique. Rien que cela devrait soulever notre scepticisme.

    Les visions de Trump sur la migration sont grotesques, mais pas plus grotesques que celles de David Cameron. Ce n’est pas Trump qui est le Grand Expulseur des Etats-Unis, mais le Prix Nobel pour la paix, Barack Obama. D’après un des commentateurs libéraux prodigieux, Trump « déchaîne les forces sombres de la violence » aux Etats-Unis. Les déchaînant ?

    Ceci est le pays où des tout-petits tirent sur leur mère et où la police mène une guerre meurtrière contre des Américains noirs. Ceci est le pays qui a attaqué et a cherché à renverser plus de 50 gouvernements, dont beaucoup des démocraties, et ont bombardé de l’Asie au Moyen-Orient, causant la mort et la dépossession de millions de gens.

    Aucun pays ne peut égaliser ce record systémique de violence  La plupart des guerres américaines (presque toutes contre des pays sans défense) ont été lancées, non pas par des Présidents républicains mais par des présidents libéraux Démocrates : Truman, Kennedy, Johnson, Carter, Clinton, Obama.

    En 1947, une série de directives du Conseil national de sécurité décrivait l’objectif premier de la politique étrangère américaine comme « un monde substantiellement transformé à la propre image (de l’Amérique) ». L’idéologie était de l’américanisme messianique. Nous étions tous Américains. Ou sinon. Des hérétiques pouvaient être convertis, subvertis, soudoyés, salis ou écrasés.

    Danald Trump en est un symbole, mais il est aussi un non-conformiste. Il dit que l’invasion de l’Irak était un crime ; il ne veut pas partir en guerre contre la Russie et la Chine. Le danger pour le reste d’entre nous n’est pas Trump, mais Hillary Clinton. Elle n’est pas indépendante. Elle intègre l’élasticité et la violence d’un système dont « l’exceptionnalisme » vanté est totalitaire avec occasionnellement un visage libéral.

    Alors que l’élection présidentielle se rapproche, Clinton sera saluée comme la première femme présidente, sans se soucier de ses crimes et de ses mensonges – comme Barack Obama a été loué comme le premier président noir et les libéraux ont avalé ses sottises sur  « l’espoir ». Et l’extase continue.

    Décrit par l’éditorialiste du Guardian, Owen Jones comme « drôle, charmant, avec un sang-froid qui exclut pratiquement tout autre politicien », Obama, l’autre jour, a envoyé des drones pour massacrer 150 personnes en Somalie. Il tue généralement des gens le mardi, d’après le New York Times, quand on lui soumet une liste de candidats pour la mort par drone. Si calme.

    Dans la campane présidentielle de 2008, Hillary Clinton avait menacé de « totalement effacer » l’Iran avec des armes nucléaires. Comme Secrétaire d’Etat sous Obama, elle a participé au renversement du gouvernement démocratique du Honduras. Sa contribution à la destruction de la Libye en 2011 était presque radieuse. Quand le dirigeant libyen, le Colonel Kadhafi  a été publiquement sodomisé avec un couteau – un meurtre rendu possible par la logistique américaine – Clinton jubilait au sujet de sa mort : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort. »

    Une des alliées la plus proche de Clinton est Madeleine Albright, l’ancienne Secrétaire d’Etat, qui a attaqué une jeune femme pour ne pas soutenir « Hillary ». C’est la même Madeleine Albright qui a notoirement célébré à la TV la mort d’un demi million d’enfants irakiens comme « en ayant valu la peine ».

    Parmi les plus grands partisans de Clinton il y a le lobby d’Israël et les compagnies d’armes qui alimentent la violence au Moyen-Orient. Elle et son mari ont reçu une fortune de Wall Street. Et pourtant, elle est à peu près décrétée  la candidate des femmes, pour repousser le danger Trump, le démon officiel. Ses supporters incluent des féministes distinguées : des gens comme  Gloria Steinem aux US et Anne Summers en Australie.

    Il y a une génération, un culte post moderne connu maintenant comme « la politique d’identité » a stoppé beaucoup de gens intelligents de tendance libérale examinant les causes et les individus qu’ils soutenaient – comme le charlatanisme d’Obama et de Clinton ; comme des mouvements progressistes bidons comme Syriza en Grèce, qui a trahi le peuple de ce pays et s’est allié à ses ennemis. Une auto-absorption, une sorte de « moi-isme », est devenu le nouvel état d’esprit dans les sociétés privilégiées occidentales et indiquait la disparition de grands mouvements collectifs contre la guerre, l’injustice sociale, l’inégalité, le racisme et le sexisme.

    Aujourd’hui, le long sommeil peut être passé. Les jeunes remuent de nouveau. Graduellement. Les milliers en Grande Bretagne qui ont soutenu Jeremy Corbyn comme dirigeant du Labour font partie de ce réveil – comme ceux qui se sont ralliés au Sénateur Bernie Sanders.

    En Grande Bretagne, la semaine dernière, l’allié le plus proche de Jeremy Corbyn, son trésorier  dans l’ombre, John McDonnell, s’est engagé à ce qu’un gouvernement Labour paierait les dettes de banques pirates et, en effet, continue la dites austérité.

    Aux US, Bernie Sanders a promis de soutenir Clinton si où quand elle est nominée. Lui aussi  a voté pour l’usage de la violence de l’Amérique contre des pays quand il pensait que c’était « juste ». Il dit qu’Obama a réalisé un « bon travail ».

    En Australie, il y a une sorte de politique mortuaire, dans laquelle des jeux parlementaires fastidieux sont repris par les médias tandis que les réfugiés et les populations indigènes sont persécutés avec une inégalité qui grandit, en même temps que le danger de guerre. Le gouvernement de Malcolm Turnbull vient juste d’annoncer un prétendu budget de défense de $ 195 milliards qui est une conduite à la guerre. Il n’y a pas eu de débat. Le silence.

    Qu’est-il arrivé à la grande tradition populaire d’action directe, sans entraves des partis ? Où est le courage, l’imagination et l’engagement nécessaires pour commencer le long voyage pour un monde meilleur, juste et pacifique ? Où sont les dissidents en art, en films, en théâtre, en littérature ?

    Où sont ceux qui briserons le silence ? Où attendons-nous jusqu’à ce que le premier missile nucléaire soit tiré ?

    Ceci est une version éditée d’un discours par John Pilger à l’Université de Sydney, intitulé Une guerre mondiale a commencé.

    Suivez John Pilger su Twitter @johnpilger r

     

     


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  • Vente d'armes au Qatar

    Ou l'industrie de la honte

     

    C'est maintenant le Qatar qui est visé par les marchands d'armes français.

    Lorsqu'une nation, comme la France, se targue d'améliorer son commerce extérieur en vendant des armes de guerre, c'est que ce pays est dans les rangs des dictatures.

    Rien ne peut justifier un tel commerce.

    J'ai souvent entendu cette réflexion nauséabonde qui consiste à prétendre qu'un pays hésite ou s'abstient de déclarer la guerre à son pays voisin parce qu'il est «  Armé ». C'est l'ignoble dans l'ignoble, car il y aura toujours le risque d'avoir à faire à des fous furieux comme Hitler ou bien d'autres.

    Plus le commerce de l'armement est important, plus il y aura des populations massacrées.  

    Plus d'informations et de désinformation :

    http://www.lopinion.fr/edition/international/ventes-d-armes-en-2015-france-a-battu-tous-records-94914

    http://www.lejdd.fr/Economie/Vente-d-armes-pourquoi-la-France-devient-incontournable-782901

    http://www.20minutes.fr/france/1834479-20160426-sept-plus-grosses-ventes-armes-signees-france

    http://multinationales.org/Conflit-au-Yemen-les-livraisons-d-armes-francaises-et-europeennes-a-l-Arabie

    Etc.....

    Gaulois.

     


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  • État de guerre

     

    La France en guerre permanente ? Bien sûr et selon les époques, cette guerre-là est sournoise et invisible. Les médias, comme toujours à la botte nous dévoilent ce qui semble politiquement correct sur le terrorisme et les attentats récents. Rien ou si peu est dit sur les origines des remous parfois sanglants. On dénonce les conséquences, mais surtout pas les causes, inavouables. Ce n'est pas une affaire particulière de parti politique, mais d'une politique globale du colonialisme d'affaires. Certes, la France était en guerre bien avant le 13 novembre et depuis toujours. Nous pouvons assimiler sans hésiter les colonisations passées et....Actuelles à un état de guerre.

     Les interventions militaires françaises n'ont qu'un seul but non avoué, mettre la main sur les richesses de ces pays dans lesquels ils ont organisé les conflits. Cela le plus souvent orchestré avec les chefs d'état reconnaissants de ces mêmes pays ....

     N'oublions jamais que les états voyous comme la France sont souvent à l'origine des désordres dans les pays d’Afrique ou d'ailleurs. Comme les ventes d'armes, par exemple.

     Le texte ci-dessous est limpide et explique assez bien le pourquoi du comment.

     Gaulois.

    Ce n'est pas parce qu'il y a des guerres qu'il y a des armes.
    C'est parce qu'il y a des armes qu'il y a des guerres.

    ----------------

     Collectif ni guerres ni état de guerre

     http://collectifantiguerre.org/spip.php?article51&lang=fr

     Texte fondateur

     La France était en guerre bien avant les attentats du 13 novembre, lesquels ont largement servi de prétexte à intensifier ces engagements militaires. Les guerres de pillage pour le contrôle des ressources n’ont pas manqué depuis le début des années 2000, en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Mali, en Centrafrique. Ces conflits doivent être désignés par leur nom : ce sont des guerres d’ingérence impérialiste. La France n’a aucun « rôle positif » dans ces interventions, malgré ses prétentions puisées à l’ancien répertoire colonial.

     Les interventions militaires que mène l’État français sont très largement invisibles dans les médias. Le peu qui en est dit impose un consentement au nom d’une logique sécuritaire, avec ou sans habillage humanitaire ; le discours belliciste entend anesthésier et tétaniser la population. Pourtant, comment ne pas rappeler les désastres que sèment ces guerres, les millions de morts, de blessés et de déplacés, la misère, le désespoir jetant les populations sur les routes, tandis que s’enrichissent les profiteurs de guerre, les multinationales vendeuses d’armes – la France tenant en la matière le quatrième rang mondial. Ce sont aussi des dépenses colossales, qui détournent l’argent public de dépenses sociales, culturelles et écologiques vitales. De surcroît, l’État qui mène ces guerres, en pompier pyromane, nous entraîne dans une spirale infernale ayant pour effet de renforcer la haine qui débouchera sur d’autres attentats. Les « Rafale » tuent des civils aussi innocents que ceux du Bataclan. Ces bombardements sont des bombes à retardement.

     La guerre devient désormais un moyen de gouverner – et de gouverner par la peur. L’état de guerre proclamé justifie la privation croissante des libertés et des mesures directement inspirées de l’extrême droite comme la déchéance de nationalité. Cette situation, d’une extrême gravité, passe pourtant pour une évidence dans le discours politique dominant, comme s’il s’agissait de banaliser la guerre et de nous habituer à cet état martial et sécuritaire. Car l’état d’urgence vise à museler les colères et les luttes : cette guerre est aussi une guerre sociale.

     Nous nous opposons aux guerres d’ingérence et de spoliation - donc à tous les impérialismes. Mais nous sommes en France et c’est donc en France que nous pouvons nous battre en priorité contre « notre » propre impérialisme. Nous pouvons le faire concrètement, sans abstraction ni proclamation : parce que les questions géopolitiques qui se jouent parfois à des milliers de kilomètres ont des résonances fortes, ici, dans nos quartiers. C’est pour cela que la lutte de notre collectif passe par le combat contre tous les racismes, et notamment le racisme anti musulman, contre les inégalités et les discriminations, le soutien aux migrants et aux sans-papiers, l’opposition aux mesures d’exception et au contrôle généralisé des populations qui ciblent en priorité les personnes musulmanes ou supposées telles, les quartiers populaires et les mouvements sociaux.

     Il nous faut donc nous organiser, riposter par une résistance à la hauteur de ce que nous subissons, à la hauteur des guerres qui se font contre les populations, contre nous et en notre nom. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer un Collectif contre la guerre, qui

     • exige l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ;

     • dénonce le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ;

     • combat la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-industrielle ;

     • soutient le droit à l’autodétermination des peuples, apporte sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation.

     Nous voulons élargir ce comité, nationalement et localement, à toutes les organisations et toutes les personnes qui se retrouvent dans ce combat.

     Pour tout contact et signature : antiguerre16@gmail.com

     

     


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  • Toujours plus d'armée

    Ou si tu veux la paix, prépare la guerre !

    Sans aucun doute le président et sa clique sont inspirés par cette formule nauséabonde.

    C'est ainsi que l'armée, à grands renforts de manipulations médiatiques, renforcé par les attentats de janvier et la vraie fausse crise économique, recrute à tour de bras.  A n'en pas douter, chaque citoyen aura très bientôt un flic, un militaire, un inspecteur des finances pour surveiller le moindre de ses faits et gestes.

    L'article parle de vocation, de sursaut patriotique avance ce colonel. C'est se moquer du monde ! Chacun sait que les gradés de l'armée sont formés pour instrumentaliser et formater le corps et l'esprit de ceux qui espèrent trouver " Une famille "  Ce sont des idéologues, des va-en-guerre prêts à en découdre dans des pays souvent rongés par la misère. Le contexte militaire est d'autant plus dangereux qu'il s'agit de volontaires engagés. Ce ne sont plus des jeunes que l'on obligeait, contre leur gré à faire le service militaire. Ceux-là sont prêts à agir en toute connaissance de cause, bonne ou mauvaise.

    François Hollande peut se targuer de mettre à mal la paix dans le monde. Véritable trafiquant d'armes avec la vente de plus de 80 rafales, il enfonce le clou avec la chair à canon.  

    Gaulois.

    Après Charlie Hebdo, le nombre de vocations dans l'armée en forte hausse

     Par LEXPRESS.fr

    http://news.lexpress.fr/apres-charlie-hebdo-le-nombre-de-vocations-dans-l-armee-en-forte-hausse-14446

    Neuf mois après les attentats terroristes en France, le nombre de candidatures pour entrer dans l'armée de terre a sensiblement augmenté.
    "Un sursaut patriotique", justifie le colonel de Lapresle dans les colonnes du Figaro. D'après le journal, les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo et l'hyper-casher en janvier dernier ont eu un effet net au sein de l'armée de terre. Dans les bureaux de recrutement comme sur le site sengager.fr, les candidatures spontanées ont afflué ces derniers mois. Alors qu'en 2014, 120 000 candidats avaient postulé, fin 2015, le nombre devrait atteindre 170 000, selon les services de recrutement interrogés par Le Figaro.
    Alors que les objectifs de recrutement ont été augmentés (15 000 au lieu de 10 000), le colonel Éric de Lapresle, chef du bureau marketing et communication de recrutement de l'armée de terre explique qu'ils sont "déjà presque atteints, avec plus de 12 000 engagés". "Les engagements effectifs ne sont pas plus faciles mais il est manifeste que l'intérêt pour l'armée et le recrutement a été porté par l'effet des attentats", commentent de nombreux gradés dans le quotidien.
    Des profils variés et inattendus
    La nouveauté pour l'armée de terre, c'est que l'horizon des profils est de plus en plus large. Diplômés ou sans qualification affluent, mais il faut également compter avec des profils "sortis des critères de recrutement", selon le colonel de Lapresle. Il s'agit "des gens de trente ou quarante ans qui veulent s'engager pour donner un coup de main" explique-t-il. Une bonne nouvelle pour l'armée de terre, alors que les besoins ne cessent d'augmenter du fait du renforcement du plan Vigipirate.

    Un article qui n'est pas en rapport direct, mais qui illustre bien l'état d'esprit des dirigeants de la planète !

     


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  • Commémorations tous azimuts

    Lorsqu'un gouvernement ne gouverne plus, ou si mal, il essaie de sauver les meubles de la décrépitude politique, économique et sociale.
    Ça n'améliore pas, loin s'en faut le sort des citoyens, mais ça donne une image bienveillante de l'exécutif qui espère faire oublier les misères du moment. Cela permet d'évacuer au second plan les grands chantiers incontournables d'une nation, tels que le chômage, la santé, l'éducation, etc... Après une destruction systématique de ses fondamentaux.
    La jeunesse se souviendra des faits de guerre dont ils sont abreuvés, gavés à outrance par un formatage indécent. Ces jeunes ont-ils seulement conscience qu'ils risquent à leur tour de devenir de la chair à canon sous la bannière sanglante des va-en-guerre ?
    Bien sûr, il n'est pas question d'oublier ceux qui ont versé leur sang pour le pays, mais le souvenir ne doit en aucun cas être dicté par les instigateurs des commémorations qui sont exactement les même que les bouchers des conflits et des guerres.
    A travers ces mascarades de souvenirs qui donnent l'illusion du respect et de la reconnaissance, transpire des récupérations politiques obscures destinées à flatter la cote de nos gouvernants.
    Parmi les arguments, nombreux sur la toile : http://www.lopinion.fr/10-novembre-2014/l-exces-commemorations-historiques-passion-francaise-18259

    Toutes ces commémorations ne sont-elles pas le prologue des conflits actuels et à venir ?
    Gaulois. 


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  • ONU suite

    Nous retrouvons ici le sommet de l'hypocrisie, à la fois de l'ONU et du nucléaire militaire.
    En effet, les 5 sont les membres permanents du conseil de sécurité et qui possèdent l'arme atomique, en violation totale du TNP ( Traité de Non Prolifération de l'armement nucléaire ). Ils se permettent de l'interdire à l'Iran, alors qu'ils sont très mal placés pour interdire ce qu'ils font eux-même. Il suffit de se rappeler les dates du 6 et 9 août 1945, lorsque les USA lâchaient les deux bombes sur Hiroshima et Nagasaki, provoquant plus de 200 000 morts et des milliers d'autres qui succomberont des suites de la radioactivité.
    Avant de s'opposer à l'Iran afin que ce pays ne détienne pas l'arme atomique, les 5 grands feraient bien de balayer à leur porte, avant de donner des leçons.  
    L'ONU sera crédible lorsque ses membres du conseil de sécurité, l'Iran, et tous les pays de la planète renonceront à l'arme atomique et, pour utopique que ce soit, ils renonceront à toutes les armes.
    Ce n'est pas parce qu'il y a des guerres qu'il y a des armes.
    C'est parce qu'il y a des armes qu'il y a des guerres.

    Gaulois.


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  • Vente de Rafale à l'Egypte: à quoi vont servir les avions de chasse français?

    Ou la complicité du terrorisme d'état ?

    Pas vraiment de quoi être fier dans ce marché de la mort. Si notre tant aimé président se satisfait de vendre des avions de guerre pour paraît-il et même si ce n'est pas dit clairement dans l'article, satisfaire l'économie en berne de la France, alors il faut vite changer de dirigeant. Ce n'est pas pour demain puisque la majorité des citoyens français ne bronchent pas, donc acceptent de telles mascarades.
    Pour ne citer qu'un seul exemple, souvenons-nous de la vente d'armes de la France à L'Irak dans les années 80 et qui l'opposait à l'Iran. Comme la plupart des grandes puissances, la France n'est pas très regardante sur la destination des armes qu'elle vend.
    Un pays neutre est un pays qui ne vend pas d'armes à un pays en guerre sauf....S'il paie content !  Coluche   

    Gaulois.

    http://www.huffingtonpost.fr/2015/02/16/vente-rafale-egypte-avions-de-chasse-francais-daech-libyue-sinai_n_6690710.html

    16-02-15

    INTERNATIONAL - Deux actualités qui se télescopent. Quelques heures avant l'arrivée de Jean-Yves Le Drian au Caire pour assister à la signature du premier contrat d'exportation du Rafale, l'armée égyptienne a annoncé pour la première fois ce lundi matin, le 16 février, avoir bombardé des positions du groupe Etat islamique (Daech) en Libye.
    Pourquoi l'Egypte s'est-elle décidée pour le Rafale? Ces bombardements donnent déjà un bon aperçu des raisons pour lesquelles l'Egypte et la France ont conclu aussi rapidement la vente des 24 avions de chasse de Dassault Aviation ainsi que d'une frégate FREMM du groupe naval DCNS et de missiles fabriqués par le groupe européen MBDA.
    Contrer la montée Daech en Libye

    Lundi matin, Jean-Yves Le Drian a livré d'autres éléments de réponse. "Le président Sissi est confronté au risque fondamentaliste au Sinaï, et doit lutter contre le fondamentalisme de Daech. La décapitation spectaculaire, morbide, de chrétiens coptes assassinés en Libye par Daech est une raison supplémentaire d'avoir des éléments de sécurité", a affirmé le ministre sur RMC/BFMTV en référence au meurtre de 21 chrétiens égyptiens enlevés en Libye.
    La suite ici : 

    http://www.huffingtonpost.fr/2015/02/16/vente-rafale-egypte-avions-de-chasse-francais-daech-libyue-sinai_n_6690710.html


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  • 1914-1918 : les vraies raisons de la boucherie

    Un argumentaire qui ne contredit pas ce que j'écrivais ce matin et bien plus explicite.

    A lire absolument, après le gargarisme médiatique de ce 11 novembre.

    Bonne lecture et bonne réflexion.

    Gaulois. 


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  • Commémorations tous azimuts

    L'année 2014 aura battu tous les...tristes records de commémorations. Ne vivons-nous pas dans une nation qui se tourne résolument vers le passé, plutôt que d'affronter résolument l'avenir. Vous me direz sans doute que l'un n'empêche pas l'autre. Mais l'exercice est trop tentant pour ceux qui, incapables de gouverner, préfèrent se tourner avec une hypocrisie sans borne vers le vécu, de triste mémoire. 
    Oui ! J'ai un profond respect pour ces millions de morts qui ont servi de chair à canon, au service des barons de la guerre ayant précédés ceux d'aujourd'hui. mais commémorer le début de la grande boucherie est la pire des insultes à tous ceux qui en ont souffert ! Actuellement, ce sont sensiblement les mêmes va-t-en guerre qui organisent ces commémorations à n'en plus finir, à grands renforts médiatiques à la botte. Sans parler des fortunes dépensées en petits fours, inaugurations de mémorials en tous genres. Pendant ce temps, les vrais problèmes de société que vivent les français au quotidien sont mis à l'index.
    Assurément, le président a trouvé son créneaux. C'est à peu près tout ce qu'il sait faire, encore que...    

    Hollande hué !!

    http://www.rtl.fr/actu/hollande-hue-lors-du-11-novembre-y-en-a-ras-le-bol-dit-une-manifestante-7766665882

    Ceux-là, ils ne seront jamais sur les champs de bataille....

    http://www.lejdd.fr/International/L-Europe-reunie-a-Liege-pour-les-100-ans-de-l-invasion-de-la-Belgique-678889

    Lisez ces articles, mais aussi les commentaires...Lumineux !

    http://www.lepoint.fr/culture/soixante-dix-ans-apres-paris-revit-sa-liberation-25-08-2014-1856284_3.php

    http://www.lepoint.fr/reactions/politique/commentaires-sur-remaniement-pendant-ce-temps-hollande-commemore-25-08-2014-1856415_20

    http://www.lepoint.fr/sondages-oui-non/en-fait-on-trop-avec-les-commemorations-de-la-premiere-guerre-mondiale-04-08-2014-1851376_1923.php

    Ceux qui dénoncent la guerre n'ont pas le succès de ceux qui la provoquent. Comme par exemple ces monuments aux morts érigés en signe de protestation. Il y en a quelques dizaines en France.
    Parmi ceux-ci, J'en retiens deux que je connais assez bien pour les avoir visités. Celui de St Martin d'Estreaux

    http://www.photos-de-villes.com/saint-martin-d-estreaux-42620/photo/monument-aux-morts

     Pour lire ce qui est inscrit, voir ici http://libre-infos.eklablog.com/-a23422215

    Ou là : https://www.google.fr/search?q=st+martin+d%27estreaux&biw=1024&bih=615&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=Tr1hVN7cBI3davbKgYgM&sqi=2&ved=0CEEQsAQ

    Si vous voyagez entre Vichy et Roanne, faites un léger détour.


    Le monument de Gentioux, dans la Creuse, dont la symbolique est remarquable.

    https://www.google.fr/search?q=gentioux&biw=1024&bih=615&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=rK9hVKSTOpfuaP6ugOAM&sqi=2&ved=0CDcQsAQ

     Chaque année à Gentioux, le 11 novembre y ont lieu deux cérémonies. Celle des officiels, suivie des pacifistes, autrement plus sincère. Pendant la cérémonie officielle, quelques élus locaux se mêlent aux attroupements des pacifistes qui attendent leur tour et demandent de façon péremptoire de ne pas faire de vagues. La menace est à peine voilée.      

    Voir aussi ici :   http://libre-infos.eklablog.com/-a23422215

     

    Maudite soit la guerre et ses promoteurs.
    Gaulois.


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  • Le boom des vente d'armes

    Ou la mort s'exporte bien.

    Voir aussi mon article du 9 juillet 2014 de cette même rubrique....

    Encadré qui en dit long sur les marchés de la mort, dont Eurosatory en est le plus bel exemple, pardon, plutôt le pire !
    S'enorgueillir de faire du fric avec des armes qui tueront assurément, peut-être nos enfants est la pire des barbaries, orchestrée par nos gouvernants qui décident de notre sort à coup de canon.
    Faire de 2014  l'année de la commémoration des guerres et dans le même temps faire le commerce des armes est la pire des abjections.
    Honte à la France et aux pays complices.
    Gaulois. 


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  • Sondage

    Complément à l'article précédent

    Là, ce n'est pas moi qui l'affirme, mais les trois quart des lecteurs du Maine libre...


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  • Le tocsin centenaire

    Depuis des semaines, que dis-je depuis des mois que, à grand renfort de médias, tant de la presse écrite que télévisuel, on nous gargarise avec les commémorations des deux grandes guerres. Vous allez sans doute réagir à mes propos en arguant qu'il ne faut pas oublier la mémoire de ces rendez-vous de l'histoire. Autant vous dire que je suis totalement contre ces commémorations en particulier sur la forme. Certes il n'est pas question de renier, sur le fond, ces atrocités qui ont fait des dizaines de millions de morts. Tant  la chair à canon que la population civile. Bien entendu avec l'aval des seigneurs de la guerre, qui n'hésitaient à faire fusiller ceux qui refusaient de faire la guerre et tirer sur l'ennemi.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Soldat_fusill%C3%A9_pour_l%27exemple

    Je ne suis pas certain que les cours d'histoire dispensés à l'école relatent avec exactitude des faits de guerre qui remettraient gravement en cause une gouvernance qui n'a guère changé au cours des décennies. Dans le cas contraire, je m'en souviendrai.
    Ce ne sont pas ces commémorations qui vont changer quoi que ce soit au cours de l'histoire. Peut-être au contraire entretenir une haine absurde contre les nations voisines et à coup sûr le prosélytisme ambiant minutieusement entretenu par les gouvernants, les médias et autres nationalistes intégristes. Les politiques ont bien compris l'enjeu de ces commémorations qui, à travers leur égocentrisme, entretien leur électoralisme.
    Faut-il le rappeler, entretenir l'esprit de la guerre est exactement la même chose que d'imposer une religion en abusant de la naïveté des population et plus particulièrement la faiblesse des enfants. 
    Çà ne vous choque pas que notre « tant aimé président » participe à ces mises en scènes obscènes et dans le même temps appel aux armes contre des pays actuellement en conflits. Sans oublier bien sûr les ventes d'armes qui vont avec.
    Je crois que je vais encore gerber....

    Pas souvent d'accord avec la politique du maire du Mans, j'ai cette fois une pensée positive pour son refus de faire sonner le tocsin. Il a raison en argumentant qu'on ne célèbre pas le déclenchement d'une guerre. J'ajoute que ceux qui ont déclenché ces boucheries sont, à quelques détails près du même acabit que ceux actuels qui critiquent la position du maire du Mans.
    Gaulois.

     


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