• Manipulation des masses

    Ou la jeunesse formatée

    Il n'est pas interdit ni indécent d'apprendre l'histoire aux enfants à l'école.

    Mais là, ça va beaucoup trop loin. La manipulation de la jeunesse par l'exécutif est abject et inacceptable.

    Les socialistes auraient-ils l'intention de prendre comme modèle la triste histoire des jeunesses Hitlériennes ?

    Le terrorisme d'état, ou si vous préférez, la doctrine militaire et policière n'a jamais été aussi loin et il est à craindre qu'au lieu de contenir le terrorisme «  Officiel », il le renforce.

    Gaulois.

     

    Texte du Collectif Ni guerres ni état de guerre sur le protocole Défense Education nationale

    07-10-16

    http://collectifantiguerre.org/spip.php?article75&lang=fr

    Des écoles, pas de canons !

    Pas de canons dans les écoles !

    A l’heure où les dépenses militaires de la France augmentent et où l’école et l’université manquent de moyens, il n’est pas sans intérêt de se pencher sur les relations entre l’Armée et l’Education nationale.

    Un nouveau protocole (le cinquième) a été signé en mai 2016 entre les ministères de l’Education nationale, de l’Agriculture et de la Défense : il vise à enseigner à la jeunesse scolaire et universitaire « l’esprit de défense et de sécurité ». Qu’en est-il ?

    L’idée d’enseigner à l’école « l’esprit de défense » a germé dans la tête de Charles Hernu en 1982, alors qu’il était ministre de la Défense[1]. Six ans après la suppression du service militaire, il s’agissait de mettre l’école à contribution pour sensibiliser ses élèves à « l’esprit de défense ». La formation des enseignants dans cette perspective est apparue en 1989 et l’intégration de cette notion dans les programmes en 1995.

    Le nouveau protocole de 2016 approfondi la coopération Armée – Ecole et l’étend à l’enseignement primaire et à l’enseignement supérieur ainsi qu’à la recherche. Mais surtout, il explicite une orientation nouvelle qui correspond aux doctrines récentes en matière d’utilisation des forces armées.

    L’implication directe de l’Ecole dans la chose militaire repose sur une analyse du changement des menaces auxquelles le pays doit faire face. On peut ainsi trouver dans les textes des deux ministères, Défense et Education, l’idée qu’après la fin de la guerre froide, où la menace était précise et relevait essentiellement d’une préparation des forces armées, s’est ouverte une époque où les menaces sont multiples et diffuses : terrorismes, possibilité d'attaques déloyales contre la substance économique d'une nation ouverte par la mondialisation de l'économie, risques pesant sur l'approvisionnement en énergie et l'environnement, cyberattaques, etc.

    L’idée principale ici est que le seul instrument militaire ne suffit pas à affronter ces menaces : il faut une implication de tous les qui doit se préparer dès l’école (et désormais dès l’école primaire).

    Cette nouvelle doctrine, issue des thèses nord-américaines, consiste à relier, voire à fusionner la sécurité extérieure et la sécurité intérieure. Elle est exposée dans le dernier Livre blanc de la Défense (2008) qui devient significativement Livre blanc de la Défense et de la Sécurité nationale.

    L’unification des tâches de sécurité, externe et interne, a deux conséquences désormais bien visibles : l’armée se voit confier des tâches de police tandis que la police se militarise. Mais surtout, l’idée s’installe dans les esprits qu’il ne s’agit plus de défendre un territoire contre un ennemi extérieur, mais de faire face à des dangers intérieurs sans cesse rappelés dans les discours officiels (« nous sommes en guerre ») et dans la pratique avec un état d’urgence plusieurs fois reconduits.

    Or, cette « sécurité nationale » ou « sécurité intérieure » est une notion bien floue, qui a été introduite dans la doctrine militaro-policière, et aujourd’hui dans les programmes scolaires, sans aucun débat public, ni dans la société, ni au parlement. Pas plus que la guerre extérieure, la guerre intérieure ne mérite donc délibération politique !

    D’autres notions tout aussi vagues, telles que « cohésion nationale » ou même « valeurs de la République[2] », viennent s’y ajouter pour former un ensemble d’injonctions destinées à façonner les esprits et à justifier la répression à l’encontre d’ennemis eux bien précis : les musulmans ou réputés tels, les classes populaires, les mouvements sociaux.

    Autre mot fétiche, la résilience.

    La résilience nationale est définie comme « la volonté et la capacité d’un pays, de la société ou des pouvoirs publics à résister aux conséquences d’une agression ou d’une catastrophe majeures, puis à rétablir rapidement leur capacité de fonctionner normalement, ou à tout le moins dans un mode socialement acceptable ».

    Ce qui est important ici, c’est la nécessité d’impliquer l’ensemble de la population, notamment en cas de menace d’un ennemi intérieur : l’école se voit attribuer le rôle de l’y préparer.

    Ces notions floues, « résilience », « cohésion », « engagement » servent à enfumer et à atténuer les effets d’une politique qui ne serait pas pour l’heure « socialement acceptable ». On pourrait traduire la citation précédente ainsi : des grèves avec occupation se multiplient, des blocages s’étendent, en l’essence manque, les poubelles s’entassent, la jeunesse des quartiers populaires entre action, le chef du patronat traite les grévistes et les jeunes de terroristes. Le gouvernement estime que la cohésion nationale est menacée, que la Nation est atteinte, et donc les valeurs de la République, et il en appelle à la résilience. Il a bien préparé les choses : de la maternelle à l’université, les enseignants ont été conviés à préparer les élèves à se mobiliser pour « faire fonctionner normalement » le pays, dans un « mode socialement acceptable » (par exemple en faisant primer la sécurité sur la démocratie). Des trinômes académiques (constitués de représentants des ministères de la Défense et de l’Education, et de l’Institut des hautes études de la défense nationale) existent partout sur le territoire et ont constitué des relais comme les y invite le protocole de 2016.

    Bien sûr, pour l’instant, le pouvoir ne peut énoncer de telles perspectives : mais il prépare les esprits.

    Le noyau dur de la mobilisation des esprits, de la résilience, est quant à lui bien précisé : c’est l’armée.

    Le protocole l’exprime ainsi :

     

    « L'enseignement de défense et de sécurité nationale, conçu en lien avec la formation à la citoyenneté, est centré sur la défense militaire, qui lui confère sens et visibilité, et concerne l'ensemble des disciplines.

    Il permet aux élèves de :

    - percevoir concrètement les intérêts vitaux ou nécessités stratégiques de la Nation, à travers la présence ou les interventions militaires qu'ils justifient ;

    - comprendre le cadre démocratique de l'usage de la force et de l'exercice de la mission de défense dans l'État républicain ;

    - appréhender les valeurs inhérentes au métier militaire, à partir de l'étude des aspects techniques. »

     

    L’école est ainsi appelée à expliquer et à justifier les guerres que l’impérialisme français conduit dans plusieurs régions.

    Un témoignage (datant de 2015, donc dans le cadre du protocole précédent) montre jusqu’où peut aller l’intrusion de l’armée dans l’école. Dans l’académie de Clermont-Ferrand, les enseignants ont été conviés à une journée de formation sur le thème de la défense nationale pour préparer une action en classe de troisième.

    L’expérience est ainsi relatée dans un blog de Mediapart[3], nous citons :

     

    « La pédagogie mise en œuvre fait l’objet d’un hallucinant powerpoint dans un premier temps mis en ligne sur le site de l’académie avant d’en être retiré. Extraits :

     

    «  Diviser la classe en cinq groupes. Expliquer à chaque groupe qu’il constitue un ennemi impitoyable de la France et qu’il doit mener une attaque contre cette dernière en 2015. Question : comment allez-vous procéder ? [Après] un temps d’échange entre les élèves, chaque groupe vient devant la classe expliquer sa stratégie. »

     

    Dans le cadre de l’inévitable étude de cas, les élèves s’intéressent ensuite au nouveau véhicule blindé VBCI ; un petit film de Giat Industrie leur permet d’arriver à cette trace écrite dont on mesure toute la sagacité : « l’armée française effectue ses missions à l’étranger, il est important d’être bien accepté par les populations locales. Le fait que le VBCI soit pourvu de roues et non de chenilles y contribue » (sic). Histoire, sans doute, de faire oublier par lesdites populations locales les soupçons d’abus sexuels dont sont accusés certains militaires…

     

    Bien sûr, on veillera à « privilégier la mise en activité des élèves avec des partenaires extérieurs (…) : le délégué militaire départemental, le 92e RI, la réserve, le centre d’information et de recrutement des forces armées etc. »

     


    [1] Jusqu’à sa démission en 1985 suite à l’affaire du Rainbow Warrior, le bateau de Greenpeace dynamité à Auckland par une opération de commando préparée avec Mitterrand, et qui a coûté la vie au photographe Fernando Pereira.

    [2] Souvent réduites à une seule, la laïcité, qui elle-même a brutalement changé de sens, puisqu’elle s’applique désormais aux individus.

     

     


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  • Année de la Marseillaise

    Ou le formatage des populations

    Doit-on être pour, ou contre un chant patriotique ? Personnellement, je n'ai rien contre, sauf que celui-là, en l'occurrence n'est pas un chant patriotique, encore moins un symbole de la république,  mais un chant de guerre, un appel à la guerre.

    Un grand nombre de citoyens et quelques personnalités dénoncent les paroles guerrières de ce chant haineux.

    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/marseillaise-un-appel-x-nophobie-selon-s-natrice-blandin-qui-souhaite-modifier-382319

    Mais comme toujours, l'exécutif, de gauche comme de droite, de l'extrême gauche à l'extrême droite, en font leur vitrine politique.

    Si la mesure annoncée par la ministre de l'éducation fait résonance aux récents attentats en France, elle est destinée à une jeunesse fragile, réceptive à toute tentative de formatage. Il ne fait aucun doute que les extrémistes radicaux risquent bien d'être pris pour cibles racistes, à entendre " qu'un sang impure abreuve nos sillons...". Ils bien hélas, de réagir à de telles initiatives propres à la provocation.

    Contrairement à certaines affirmations malveillantes, ne pas aimer la Marseillaise ne signifie pas ne pas aimer la France. Quand bien même ce pays est le terreau du terrorisme d'état et de la xénophobie.

    Gaulois.

     


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  • Pas de prof d'anglais

    Ou l'anglais impérialiste prioritaire

    Il n'est pas sûr que l'inquiétude dont font preuve les élus soit la même si les professeurs d'italien, d'espagnol, d'allemand, etc... venaient à manquer.

    Ce n'est un secret pour personne. Nous sommes, l'éducation nationale en tête, soumis aux dictats de l'impérialisme anglo-américain. Il suffit pour s'en convaincre de suivre la presse écrite et audiovisuelle. Pas un phrase sans formule ou mot anglais. A croire que le français est une langue morte. 

    Comme je l'affirme souvent, il n'est pas question d'être fondamentalement contre l'anglais, mais bien contre le fait qu'il soit imposé dans le monde entier. Imposer l'anglais, c'est à n'en pas douter imposer la culture anglo-américaine qui va avec et qui, à y regarder de près, n'est pas si jolie jolie ! 

    Quelques sites à consulter, parmi bien d'autres pour se faire un idée :

     

    http://www.leblancetlenoir.com/2015/01/la-langue-comme-vehicule-de-l-imperialisme-culturel.html

     

    https://blogs.mediapart.fr/victorayoli/blog/160513/merde-l-anglais

    http://www.ledevoir.com/societe/medias/369591/pour-ou-contre-l-imperialisme-culturel-anglo-americain

     

    http://www.axl.cefan.ulaval.ca/amnord/usa_6-8histoire.htm

     

    http://www.sat-amikaro.org/article608.html

    Gaulois.

     


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  • Tout est Permis

    Pour quand le permis de vivre aux enfants.

    Sur le fond, que les enfants soient éduqués, dans ce monde de brutes sur les usages du piéton et d'internet n'est pas le problème. Au fait, les enfants qui n'ont pas le permis piéton font comment pour se déplacer ?
    Plus sérieusement, c'est bien sur la forme que se pose le problème. Police et gendarmerie n'ont rien à faire et ne doivent pas s'immiscer dans le rôle éducatif des parents et des enseignants. Qui plus est, des policiers prennent la place de l'enseignant, arme à la ceinture.
    Si cela ne vous choque pas, moi si !

    Un policier dans chaque classe, dans chaque famille pour encadrer les enfants, c'est pour bientôt ?
    Gaulois.


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  • Réussir sans le bac

    Bien sûr que l'on peut réussir sans le bac.
    Il n'est pas question de dévaloriser les 617900 bacheliers reçus en 2015, la question étant : que vaut le bac ?
    Après les réformes successives de l'éducation nationale, ou si vous préférez la casse de l'enseignement, le baccalauréat est vide de son contenu.
    Le bachelier actuel n'est même pas capable d'écrire un texte sans faire plusieurs fautes par ligne. De même, sans la calculette, il ne sait pas compter.
    Le bon temps du certificat d'études est révolu. Gaulois l'a obtenu en 1958 et il a la prétention d'avancer qu'il vaut bien le bac d'aujourd'hui. Le certif. D'antan ouvrait bien plus de portes sur la vie « Active » que le bac actuel.
    La jeunesse d'aujourd'hui c'est l'ordinateur, la calculette, les jeux vidéos, les expressions en anglais, langue impérialiste de l'ordre mondial, totalement inutiles dont ils sont abreuvés par les médias.
    Le système technocratique français a volontairement infantilisé la jeunesse, car c'est bien connu, si le peuple est trop instruit, il se révolte plus facilement. 
    Cocoricooooo !!!
    Gaulois.

     

     

    Plus loin :  

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/11/12/31003-20141112ARTFIG00335-eleves-moyens-aujourd-hui-il-vaut-mieux-un-bon-cap-plutot-qu-un-bac3.php

     http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-baccalaureat-vaut-il-encore-quelque-chose_1263958.html

     http://www.contrepoints.org/2014/06/16/169041-le-baccalaureat-une-institution-couteuse-quil-faut-reformer

     


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  • Apologie du terrorisme

    Jamais la France n'est tombée aussi bas, sauf sans doute il y a 70 ans, sous Vichy

    Comment peut-on prendre au sérieux les paroles d'un gosse de 8 ans ?

    Comment peut-on obliger un enfant à observer une minute de silence ?

    L'impérialisme et une certaine doctrine nationaliste peut faire craindre le pire.

    Bientôt, même vos rêves seront considérés comme l'apologie du terrorisme.

    Vous n'avez pas envie de vomir ? Moi si !

    Gaulois.

     


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  • Parler du terrorisme à l'école

    La question posée par Le Maine Libre est mal formulée à plus d'un titre.

    Parler du terrorisme à l'école ? Pourquoi pas, mais en aucun cas par les élus. Ce devrait être formellement interdit. Ceux-là saisissent l'opportunité de redorer leur étiquette politique, souvent contestée. Les fondamentaux de l'éducation nationale sont bafoués, car où sont passés les instituteurs ? N'est-ce pas à eux, dans le cadre de l'éducation civique, comme cela se passait il y a quelques décennies, d'aborder le sujet, oh combien délicat. Les instituteurs d'autrefois avaient assez de pédagogie pour cela. Aujourd'hui, ils sont remplacés par les élus, les gendarmes, les promoteurs du nucléaire par EDF, Le patronat, etc...
    Ces élus sans scrupule s'attaquent directement aux enfants du primaire, justement les plus vulnérables psychologiquement. C'est exactement comme la religion à travers le catéchisme et bientôt, nous verrons les curés rentrer eux aussi dans l'école.

    Bien sûr, pour faire bonne mesure, les sujets les plus sordides sont abordés, afin de bien traumatiser les gamins. Est-il besoin de les obliger à scander « Je suis Charlie ». Assurément, ce n'est pas autre chose qu'une pratique sectaire. 

    Comment les parents et les enseignants peuvent-ils accepter de telles pratiques de manipulation et de formatage ? Leur abandon de l'éducation, la vraie, est terrifiant et à bien y réfléchir, ce n'est pas ainsi que le terrorisme disparaîtra. Sans oublier le terrorisme d'état, tout aussi dangereux et insidieux.
    Non décidément, la France a perdu tous ses repères.
    Cocoricooooo !
    Gaulois.


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  • Enfant terroriste

    Il n'y a plus de limites dans l'absurde. Souvenons-nous de cette proposition de loi consistant à ficher les enfants dès la maternelle.


     A n'en pas douter, des mesures seront bientôt prises pour surveiller le bébé dans le ventre de sa mère. Par exemple lors des échographies, il n'est pas interdit de penser que l'examen sera enregistré, examiné et disséqué par des services de l'intérieur. De quoi faire pâlir la Stasi ou la Gestapo...

    Un garçon de 8 ans entendu par la police pour ses propos sur le terrorisme

    Le directeur de cet établissement aurait à coup sûr trouvé sa place dans la milice de 1943. Vous pensez sans doute que j'exagère ? Si peu, au regard de ce qui se met insidieusement en place dans le pays des droits de l'Homme. Au fait, quels droits ?

    Le Monde.fr avec AFP | 29.01.2015

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/29/un-garcon-de-8-ans-entendu-par-la-police-pour-ses-propos-sur-le-terrorisme_4565470_3224.html

    La police de Nice a confirmé, mercredi 28 janvier, avoir auditionné un enfant de 8 ans pour des propos sur le terrorisme qu'il aurait tenus dans son école primaire.
    Selon le directeur départemental de la sécurité publique, Marcel Authier, l'enfant avait été signalé aux autorités par le directeur de l'établissement où il est scolarisé en raison de son comportement après les attentats perpétrés en région parisienne. Le garçon aurait refusé d'observer la minute de silence en hommage aux victimes et tenu des propos de « solidarité » avec les terroristes, selon son instituteur.
    30 MINUTES D'AUDITION
    « Dans le contexte actuel, le directeur de l'école a décidé de signaler ce qui s'est passé à la police », précise le commissaire Authier, en notant qu'il ne s'agit aucunement d'une plainte.
    « On a convoqué l'enfant et son père pour essayer de comprendre comment un garçon de 8 ans peut être amené à tenir des propos aussi radicaux », explique M. Authier. L'enfant a été entendu pendant trente minutes, puis a joué avec des jouets pendant l'audition de son père, civilement responsable. Les représentants de l'école primaire ne se sont pas encore exprimés sur l'affaire.
    « L'ENFANT NE COMPREND PAS CE QU'IL A DIT »
     « Visiblement, l'enfant ne comprend pas ce qu'il a dit. On ne sait pas où il est allé chercher ses propos », rapporte le directeur départemental de la sécurité publique. Selon son avocat, qui a tweeté des extraits de l'audition, l'enfant aurait répondu « Je sais pas » à la question « qu'est-ce que veut dire le mot terroriste pour toi  ? »

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    La marseillaise à l'école

    Un hymne national ? Pourquoi pas, mais de grâce, pas la marseillaise.
    Même Madame Taubira ne la chante pas

    Contrairement à ce qu'affirme cet élu UMP, ce n'est pas en refusant de chanter la marseillaise que la nation est insulté, mais ne lui en déplaise, le contraire.


    La faire chanter à l'école  ne rendra pas les enfants plus « civiques ! ». La façon de leur expliquer le sens des paroles de ce chant de guerre et de haine, au sein de l'école, est un défit indigne de la république. Pire, une insulte, voir un parjure envers les millions de morts durant les grandes guerres du 20ème siècle. C'est exactement la même chose qu'avec la religion. Ce sont des outils privilégiés de manipulation de la jeunesse dans le but de les asservir ensuite.
    C'est à vomir.
    Gaulois.




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  • Les cartables et le sexe
    http://www.lexpress.fr/education/puteaux-cartable-rose-aux-filles-bleu-aux-garcons-l-opposition-voit-rouge_1572098.html


    Difficile de faire pire dans le genre.
    Pourtant, la mairie de Puteaux pouvait aller plus loin dans le ridicule. Comme par exemple exiger que les garçons soient de bleu vêtus et les filles tout de rose. Bien entendu, les garçons en pantalon et les filles en jupettes.Et puis pourquoi pas le crâne rasé pour les garçons et les cheveux longs pour les filles.
    A défaut d'en arriver là, il est de plus en plus fréquent de voir les enfants sortir en groupe de l'école et, bien qu'encadrés par leurs maîtres et surveillants, ils portent chacun le gilet fluorescent jaune ou orange. Pas sûr que ce soit la sécurité absolue. Disons plutôt un business pour vendre ces gilets....Là encore, il faudrait peut-être prévoir un casque surmonté d'un gyrophare sur la tête de nos chérubins. Ne dit-on pas que l'on est jamais assez prudent
    Cocoricooooo...... !  
    Gaulois.


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  • La gifle

    De tous temps, il est arrivé que les enseignants perdent patience et en arrivent aux mains sur les élèves. Ces personnes sont-elles pour autant des bourreaux d'enfants ? Évidemment non, à part de très exceptionnels cas. Celui de ce père qui porte plainte est emblématique du renoncement des parents à éduquer leurs enfants. Ce qui amène ces derniers à se croire tout permis dans l'enceinte de l'école. Les parents n'admettent pas que les enseignants se substituent à eux et s'il le faut parfois, en administrant une gifle dans des situations devenues délétères dans la majorité des collèges et des lycées.
    Il ne s'agit pas d'encourager la violence physique de la part des enseignants, mais que je me souvienne, si l'instit nous giflait, il n'était pas question de se plaindre aux parents, auquel cas ces derniers en rajoutaient une et souvent plus violente que celle reçue à l'école. D'aucun diront qu'il faut vivre avec son temps. Peut-être mais il fut justement un temps où les enfants recevaient de la part des parents et des enseignants une éducation autrement plus sérieuse que celle d'aujourd'hui.
    La violence actuelle prend une toute autre dimension bien plus grave qu'une simple gifle, avec la destruction programmée de l'enseignement par les technocrates de l'éducation nationale.
    Gaulois. 


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  • Les technocrates de l'éducation nationale dans leurs basses œuvres

    Tous les états ont à leur disposition des technocrates. Ils sont les responsables exerçant le pouvoir « Politique » tout en faisant prévaloir, si possible les aspects techniques. Ça, c'est la théorie car dans la pratique, il en va tout autrement. Comme par exemple ces hauts fonctionnaires de l'éducation nationale, dépourvus de sens moral dont le zèle à détruire les enseignants est époustouflant ! Pour peu que ces derniers tentent de dénoncer un système archaïque, non adapté au bon fonctionnement de l'école, imposé par le « Pouvoir » et ils tombent dans les griffes implacables de ces dictateurs.  
    Gare à celles et ceux œuvrant pour l'éducation et l'avenir des enfants s'ils s'opposent à eux, puisqu'il faut rentrer dans le rang, dans ce système pourri jusqu'au plus haut sommet de l'état. C'est d'ailleurs grâce à ce système que l'éducation scolaire est aujourd'hui en complète décrépitude. Les ressources humaines sont un gigantesque leurre. Les démissions, et parfois les suicides sont de plus en plus nombreux. 

    http://www.aideauxprofs.org/index.asp?affiche=News_display.asp&rub=Souffrir_d_enseigner&ArticleID=3202

    Dans le cas de Corinne Piéton, la bêtise administrative atteint les plus hauts sommets.
    Gaulois.


    Historique de l'affaire Corinne Piéton

    30 Janvier 2014

    http://comitedesoutienpourcorinne.over-blog.com/2014/01/historique-de-l-affaire.html

    L'Inspecteur de l'Education Nationale de circonscription donne ordre aux enseignants de maternelle de l'école de Bretoncelles d'arrêter leur enseignement ¼ d'heure avant l'heure officielle (11h45), pour préparer les élèves (passage aux toilettes, lavage de mains), pour un début effectif du repas à 11h45. Mme Pieton Corinne refuse d'appliquer cet ordre pour les raisons suivantes :
    Un enseignant est responsable de ses élèves sur le temps scolaire, et confier ses élèves aux ATSEM est de sa responsabilité. Cette ordre oblige l'enseignant à confiés aux ATSEM les enfants qui mangent à la cantine, étant lui obligé de rester en classe avec les élèves ne mangeant pas à la cantine.
    Cela retire 1h00 d'enseignement par semaine à ses élèves.
    6 sept.2013: pression de l'inspection
    L'Inspecteur accompagné d'une conseillère pédagogique passe dans l'école et demande à voir Corinne dans le bureau de la directrice sur le temps de récréation. Là, il pose un dossier sur la table et lui dit « Mme PIETON, j'ai un dossier alarmant vous concernant ». Devant la gravité de l'annonce, elle lui demande d'être convoquer car elle est présentement en charge d'élèves qui l'attendent, d'une part, et craint de ne pouvoir être disponible pour ses élèves après une telle pression. Il insiste, et lui parle de plaintes qu'il a reçues de parents d'élèves ( il n'y a à ce jour aucune plainte !!?? ), concernant un atelier bricolage qu'elle a mené l'année passée dans sa classe. Elle répond qu'il n'y a eu aucun accident, qu'elle avait informé les parents de la mise en œuvre de cet atelier par un mot dans les cahiers de correspondance de tous ses élèves et qu'elle n'a jamais eu connaissance de ces plaintes. Il lui demande vivement d'arrêter cet atelier. Elle l'informe qu'il n'est pas encore mis en place cette année et lui demande un ordre écrit. De fait, elle lui demande également un ordre écrit concernant le ¼ d'heure du midi . Puis elle lui rappelle que ses élèves l'attendent, lui demande une convocation hors temps scolaire s'il veut poursuivre cette discussion et quitte le bureau.
    9 sept. 2013 : Elle reçoit les deux ordres écrits et s'y soumet.
    4 oct. 2013 : Convocation de Corinne Piéton par le Directeur Académique des Services de l'Education Nationale de l'Orne (le DASEN de l'orne)
    Mêmes reproches concernant l'atelier bricolage. Elle leur lit le BO (Bulletin Officiel N°3 19 juin 2008 page 15 ; découvrir le monde) contenant les programmes d'enseignement de l'école maternelle sur lesquels elle a pris appui pour décider de mettre cet atelier en place. Ils ignoraient que cela était dans les programmes et sont surpris, mais continuent obstinément à lui reprocher, argumentant la dangerosité pour des enfants de cet age.
    S'en suit des « reproches de cours d'école » ne concernant pas son professionnalisme.
    Sachant que les faits qui lui sont reprochés, (faits manifestement graves, puisque justifiant cet entretien et la suspension qui va suivre) datent de septembre 2012, janvier 2013 et avril 2013 (plusieurs mois, jusqu'à un an avant), pourquoi Corinne n'apprend leur existence que lors de cette convocation (oct 2013), pourquoi son inspecteur ne lui en a pas parlé avant.
    Résultat de ce monologue accusatoire appelé entretien, le DASEN l'informe qu'il la suspend pour 4 mois à partir de ce jour et lui demande d'aller voir le médecin de prévention à Caen, ce à quoi elle répond que n'étant pas malade, elle n'irai pas.
    A partir de ce moment, elle n'a plus le droit de voir ses élèves.
    Ordre est donné à la directrice et à la remplaçante de Corinne de ne rien dire aux parents qui s'interrogeraient de son absence et de leur répondre qu'elles ne savent rien.
    14 oct.2013 : Elle reçoit sa mesure de suspension dans les termes suivants :
    « … Cet entretien faisait suite à plusieurs constats lors de visites dans votre classe suivies d'entretiens de M. l'Inspecteur de l'Education Nationale notant en particulier une mise en danger des élèves. … »
    18 oct. 2013 : Elle répond :
    « Je suis dans l'incompréhension... En effet, comme il a été souligné lors de cet entretien du 4 octobre par mon représentant : depuis ma dernière inspection datant de mai 2011 (note :le rapport étant élogieux comme ses rapport précédents), je n'ai jamais reçu de visite dans ma classe. Le 06 sept.2013, sur un temps de récréation, M. l'I.E.N. est juste venu m'informer d'un dossier alarmant en sa possession, me concernant. Je m'autorise donc à vous dire que les faits invoqués dans votre courrier justifiant ma suspension … sont faux. …, je me sens donc dans l'obligation de devoir contester cette décision et je vais donc étudier les recours qui sont à ma disposition. … »
    23 oct. 2013 : Elle demande à consulter son dossier administratif
    25 nov. 2013: ( Plus d'un mois et demi après sa demande !!! ) Elle reçoit l'autorisation de consulter son dossier. Un RDV est pris pour le 11 déc. 2013 .
    fin nov.2013 : les parents d'élèves
    Les parents d'élèves s'inquiètent de son absence prolongée et demandent des explication à la directrice de l'école. Ayant ordre ne pas répondre elle s'en réfère à sa hiérarchie qui lui demande de répondre que Corinne est « arrêtée », ce qu'elle refuse de faire car elle refuse de mentir. Elle demande donc aux parents de s'adresser directement à l'inspection (ce qui lui sera reproché le jour même par l'IEN qui lui dira « qu'elle sort de sa ligne de conduite »).
    Les parents appellent donc l'inspection qui leur répond que Corinne est en « arrêt ». Ils finissent par appeler directement Corinne chez elle ( 12 ans de fonction dans une même école créent des liens! ) qui leur apprend qu'elle est suspendue depuis le 4 octobre.
    Les délégués de parents d'élèves rappellent donc l'inspection en souhaitant des explications sur ce mensonge qui leur à été donné et l'IEN leur répond qu'il ne peut rien leur dire car il est tenu de me protéger !!
    28 nov. 2013 : Les délégués de parents d'élèves décident d'organiser une réunion invitant tous les parents de l'école à venir ainsi que Corinne, pour comprendre la situation.
    03 dec. 2013 (deux jours avant la réunion ) :
    La mairie de Bretoncelles apprenant cette réunion en avertit l'inspection, qui convoque, le soir même, les délégués de parents et la directrice de l'école pour leur donner (enfin!!) des explications sur la suspension de Corinne ( il est à noter que malgré un agenda très chargé, M. l'Inspecteur sait se rendre disponible immédiatement devant l'urgence de la situation, ce qui n'a pas été le cas lors des « problèmes graves et dangereux » invoqués pour la suspension!).
    Lors de la réunion, le silence justifié par le devoir de protection du fonctionnaire n'était manifestement plus d'actualité!). Il leur dit que : « La suspension est une mesure à titre conservatoire pour protéger le fonctionnaire ou les élèves. Cette décision a été prise par le DASEN de l'Orne pour deux raisons. D'une part la mise en œuvre d'un atelier bricolage l'année passée et d'autre part à cause de son positionnement professionnel en tant que fonctionnaire qui ne correspond pas au référentiel du professeur des école. »
    La directrice veut intervenir à plusieurs moments mais l'inspecteur lui somme de se taire.
    Les parents demandent alors à l'inspecteur pourquoi, s'il y avait danger pour les enfants il n'était pas intervenu avant et il a répondu qu' « il avait un agenda très chargé » ?!!
    05 déc. 2013 : Les délégués de parents d'élèves font donc cette réunion invitant tous les parents de l'école à venir ainsi que Corinne, pour les informer de la situation.
    A la fin de la réunion Corinne se retire.
    Les parents décident alors de faire une lettre d'information à tous les parents qu'ils distribueront à la sortie de l'école, et d'écrire une lettre au recteur pour leur exprimer leur indignation quant à la façon dont l'institution a « répondu » à leurs questionnements et celui des enfants.
    14 janv. 2013 : Elle reçoit une convocation devant le conseil de discipline pour le 14 fév. 2013
    La suite vous la connaissez !


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  • Permis internet

    Tous les prétextes sont bons pour favoriser l'intrusion de la police dans les écoles. Enseignants et parents ne devraient pas l'accepter. Conscients ou non, ils participent à la casse généralisée de l'éducation nationale et il ne fait aucun doute que d'ici peu, ils seront remplacés par des policiers.
    Enseignants et parents n'auront bientôt plus aucun rôle à jouer dans l'éducation des enfants. D'ailleurs, pour les parents, ce ne seront plus leurs enfants mais ceux de la nation …
    Il n'y a pas si longtemps, aucun policier ne venait remplacer l’instituteur ou le prof et les enfants n'étaient pas pour autant des voyous.
    Entre le renoncement des parents et la volonté du pouvoir d’asseoir sa domination du peuple, nous assistons à une transformation de la société qui perd toute son identité de citoyen libre.
    Gaulois.

     

     


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  • Véolia au Lycée

        A première vue, cet article n'a rien de choquant, si l'on excepte le titre et le dernier paragraphe.
    Véolia recrute dans les lycées et bientôt il ira jusque dans les maternelles afin d'étudier les prédispositions de nos bambins pour, l'âge venu, les mettre à la disposition de la multinationale et les métiers dont elle aura le monopole.
    Il faut croire que l'éducation nationale en a pris un sérieux coup, pour laisser ainsi le capitalisme entrer dans cette institution.
    Grâce ou plutôt à cause de tels dérives, ce ne sont plus les employeurs qui sont à la disposition des travailleurs, mais bel et bien les travailleurs moutons qui sont à la disposition du patronat. Ce dernier dicte ses lois, avec l'assentiment des pouvoirs successifs. Il impose « ses métiers » pour produire de la merde, au nom du profit de quelques uns. Entendez par là les quelques milliers de personnes qui tirent les ficelles de l'économie mondiale et réduisent à l'esclavage la quasi totalité de la planète.
    Ce ne sont pas, une fois de plus les médias traditionnels qui vont vous expliquer cela.
    Il reste que ce ne sont pas les parents d'élèves qui s'opposeront à la venue des multinationales dans l'école de leurs enfants, puisque eux-même, déjà plutôt bien formatés, sont de plus en plus souvent à leur solde. Un sondage honnêtement organisé confirmerait ce fait.
    Pauvre France. 
    Gaulois.        


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  • Lyonnaise des eaux à l'école

    Pour compléter l'article précédent. Que reste-t-il de l'éducation nationale ?

    Là, c'est la Lyonnaise des eaux qui s'attaque aux écoliers, après s'être emparée du service " Public " de l'eau. Bientôt, les instituteur et professeurs seront issus de multinationales. Il est aisé de comprendre quelles seront les orientations de ces dernières.

    Gaulois.


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  • Journal d’un prof d’histoire

    Le formatage de l'enfance est sans nul doute la pire des ignominies perpétrées par le pouvoir. Cela me fait penser à la doctrine des va-t-en-guerre qui prônent que pour avoir la paix, il faut préparer la guerre ! J'ai entendu un jour le directeur d'un site du CEA ( Commissariat à l’Énergie Atomique ), près de Dijon, interpellé par une centaine de personnes et FR 3, répondre, droit dans ses bottes :
    « Nous travaillons pour la paix » ! Ce site travaille sur la recherche en armement atomique....
    Ces gens là sont des fous dangereux.
    Si tu veux la paix, prépare la paix.
    Gaulois.

    Entre injonctions politiques, nostalgie d’un passé fantasmé et routines professionnelles, l'enseignement de l'histoire peine à se renouveler et surtout à faire sens auprès des élèves. Au point que l'on peut se poser la question : l'histoire à l'école, pour quoi faire ?

    http://blogs.rue89.com/journal.histoire/2013/01/13/leducation-civique-au-college-ca-sert-aussi-faire-la-guerre-229389

    L’éducation civique au collège, ça sert aussi à faire la guerre
    Bernard Girard
    Enseignant en collège
    Publié le 13/01/2013 à 11h33

    Dans le but d’entraîner les élèves de 3e à l’épreuve écrite d’éducation civique au diplôme national du brevet (DNB) – car en France, le civisme est soluble dans l’examen écrit – l’académie de Nantes a préparé et mis en ligne un sujet test : les missions de l’armée française.
    Pourquoi pas, sauf que, dans le cas présent, les candidats ne sont pas évalués sur leur esprit critique, leurs capacités de raisonnement ni même de rédaction mais exclusivement – dans le cadre d’une stricte grille de « réponses attendues » – sur leur disposition à réciter un cours dont les contenus, définis par le ministère de l’Education nationale, ne souffrent aucune discussion.
    Sans état d’âme, mais aussi sans le moindre respect pour les convictions personnelles, les programmes d’éducation civique imposent sur la guerre et l’armée une vérité officielle, une morale d’état.

    Défilé militaire, août 2011 (Hoot/Flickr/CC)
       Pour un candidat au DNB, les missions de l’armée sont celles-ci et rien d’autre : « protéger le territoire français et sa population (dans le cadre de la défense globale) ; garantir les intérêts de la France ; former la jeunesse dans la JDC ». Il y a aussi les missions dites « de souveraineté », à ne pas confondre avec les missions « de présence » : assurer la paix et la sécurité internationale, et participer à des missions humanitaires ou à d’autres actions en collaboration avec l’UE, l’Onu et l’Otan.
    Convaincre que l’armée est un facteur de paix
    Actualité oblige, viendrait-il à l’esprit d’un citoyen ou d’un apprenti-citoyen de s’interroger sur la présence militaire française en Afrique depuis la fin officielle de la décolonisation ? De se demander au nom de quelle légitimité, au cours du demi-siècle écoulé, la France fait et défait les régimes politiques sur le continent, soutenant les plus autoritaires et les plus brutaux, sans être en mesure pour autant de garantir la paix et le développement ?
    De soupçonner dans ces expéditions, pudiquement baptisées « opérations extérieures », comme un arrière-goût de matières premières ? D’y voir comme un terrain d’expérimentation grandeur nature pour les industriels de l’armement, qui, de toutes manières, sauront en tirer de juteux contrats ?
    De justifier aux yeux de l’opinion publique l’extravagant budget militaire de la France (le cinquième plus important au monde) sans rapport avec les services rendus par l’institution ? Ou encore d’assurer aux dirigeants politiques un prestige et une autorité, certes provisoires, que leur compétence dans les autres domaines ne saurait leur apporter ?
    Autant de question priées de rester à la porte de l’école : en classe de 3e, le thème « la défense et la paix » doit convaincre sans discussion possible les collégiens que l’armée est un facteur de paix. Un enseignement d’autant plus verrouillé qu’il fait l’objet exclusivement d’une épreuve écrite obligatoire, sans recours au contrôle continu, à partir de questions biaisées téléguidant des réponses toutes faites, ces fameuses « réponses attendues » : avec l’éducation à la défense, le bourrage de crâne se trouve promu au rang d’examen.
    Une « culture de défense » qui s’incruste partout
    Cela dure depuis trente ans, depuis qu’un ministre (socialiste) de la Défense, Charles Hernu, s’était mis en tête de faire de l’école l’antichambre de la caserne, quand le service militaire, alors obligatoire, était vécu comme une corvée. Le 11 juillet 1982, il déclarait au Monde :
    « Il faut arriver à l’armée préparés, et préparés par l’école, le lycée et l’université. Il faut une symbiose avec l’Education nationale. »
    Depuis cette date, « l’esprit de défense », matérialisé par des protocoles conclus par les ministères de l’Education nationale et de la Défense (1982, 1989, 1995, 2007), de droite comme de gauche, est devenu un incontournable de l’éducation civique, jusqu’à la gangréner, et malgré cela ne suscitant que très marginalement l’opposition des enseignants chargés de l’appliquer.
    L’infiltration de l’éducation par la Défense nationale s’est encore aggravée avec la disparition du service militaire (1996), l’école se voyant en quelque sorte chargée d’assumer la mission auparavant dévolue à l’armée, autour de deux préoccupations principales : « répondre aux besoins de recrutement de l’armée » (protocole de janvier 2007) et promouvoir avec l’esprit de défense des habitudes de pensée qui interdiront, à l’âge adulte, toute remise en cause des politiques décidées dans ce domaine par les gouvernants.
    Avec une doctrine et un budget militaire « sanctuarisés », les politiciens unanimement au garde-à-vous devant toute opération militaire, l’armée, en France, est un tabou. Un tabou en germe dans l’éducation à la défense.
    Une « culture de défense »
    En affirmant qu’ « au collège et au lycée, l’ensemble des disciplines doit concourir à l’éducation à la défense », la circulaire du 13 septembre 2007 va très loin dans la manipulation des consciences. Elle met au service de conceptions idéologiques et politiques partisanes toute la hiérarchie de l’Education nationale, ainsi que l’ensemble des personnels mais aussi les programmes scolaires et jusqu’aux sujets d’examen, comme on le voit avec le DNB, pour aboutir à une « culture de défense » qui interdit toute remise en cause.
    Les « trinômes académiques », curieuses structures émanant à la fois du rectorat et de l’autorité militaire, se voient confier des responsabilités dans les domaines de formation des maîtres et d’accompagnement des programmes, aboutissant à ce que la sensibilisation des élèves aux questions de défense et de guerre soit assurée exclusivement par l’armée.
    Une éducation civique faite de questions/réponses, un enseignement qui – dans un domaine touchant aux convictions individuelles les plus profondes – refuse le débat et rejette l’exercice de l’esprit critique : c’est pourtant ainsi que l’Education nationale prétend former les citoyens.
    ----------------------

    VEOLIA à l'école

    Que viennent faire ces gens de Veolia dans l'enceinte de l'école ? L'éducation nationale et les parents font bon marché de l'éducation des enfants. C'est à eux de leur apprendre les règles de sécurité.

    A travers ces deux exemples, nous constatons l'apprentissage des futurs moutons, pour les loups, par les chiens de garde.

    Gaulois.


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