• Education et nucléaire

    Ce n'est plus un secret pour personne, la secte nucléaire a gangrené toutes les plus hautes instances gouvernementales et institutionnelles mondiales. C'est à n'en pas douter un des principaux leviers de l'ordre, de la gouvernance mondiale, grâce en particulier à l'AIEA, sous l'égide de L'ONU. 

    Depuis quelques années en France, pays le plus nucléarisé au monde en terme de densité, cette secte n'hésite pas à s'attaquer à la jeunesse, avec la complicité de l'éducation nationale et des dirigeants.
    Je ne trouve pas de mots pour qualifier cette bassesse envers les enfants qui n'ont d'autre choix que d'écouter un seul discours. Aucune pluralité ou information contradictoire. Le formatage parfait d'une jeunesse influençable et naturellement naïve dont l'intelligence est habilement détournée. Nous assistons à la formation de futurs sujets obéissant à la nucléocrature.
    Pauvre France !

    Ci-après quelques infos sur la question, suivi d'un dossier édité par le Réseau Sortir du Nucléaire en septembre 2004 Il se peut que certains liens ne soient plus actifs sur le blog. Sinon, il faut copier coller les liens dans votre barre de navigation.

    N'hésitez pas à faire circuler l'information autour de vous.

    Gaulois.

    Sur le site de stop Fesseheim

    Une association en faveur de l'énergie nucléaire (la SFEN, société française d'énergie nucléaire) vient de se recevoir l'autorisation d'intervenir dans les établissements scolaires au sein de l'académie de Strasbourg.
    Un courriel dans se sens a été adressé en date du  14 novembre 2011 aux Chefs des établissements scolaires privés et publics de l'Académie de Strasbourg par le Rectorat en la personne de Monsieur SPRAUER Alain (du lycée Pontonniers à Strasbourg) agissant pour la DAAC, à savoir la Délégation académique à l'action culturelle, et au titre de la culture scientifique et technique.

    La SFEN propose des conférences sur la thématique "Énergie d’aujourd’hui et de demain" et dont le seul objectif est de légitimer la filière nucléaire sans réflexions aucunes et esprit critique attendu. Voici les propositions que l'on peut trouver sur le site de cette association (http://www.sfen.org/):
    - Sortir du nucléaire, un non-sens industriel
    - Après Fukushima, le nucléaire va poursuivre sa croissance.
    Voici la liste des établissements qui accueilleront la SFEN :
    Conférences 2010/2011
    Octobre 2010 : collège Pfeffel Colmar
    13 Janvier 2011: Collège Walbourg
    25 Janvier 2011: Lycée Schwilgé Sélestat
    8 Février 2011: Lycée Le Corbusier Illkirch
    22 Mars 2011: Lycée Schwilgé Sélestat
    3 Mai 2011: collège La Wantzenau
    17 Mai 2011: Lycée Schwilgé Sélestat
    Voici l'argumentaire rectorale : L'objectif est d'apporter des informations scientifiques mais surtout de permettre une approche citoyenne du problème de l'énergie. Lors de la conférence-débat, les intervenants ( 2 ou 3) de milieux différents sont amenés à répondre aux questions des élèves.
    Cette action en direction des établissements scolaires de l'Académie de Strasbourg se place dans le cadre d'une campagne nationale orchestrée par la filière nucléaire et par le gouvernement français pour tenter de « relégitimer » la filière nucléaire après l'accident de Fukushima qui a entraîné une remise en cause sérieuse de cette dernière et amené la décision notamment de l'Italie, de l'Allemagne, de la Suisse de mettre un terme à la technologie nucléaire. La France se trouve donc seule à maintenir et à porter le projet nucléaire en Europe et dans le monde.
    D'autre part concernant l'action publique, une fois de plus, nous sommes dans le mélange des genres et le Président SARKOZY utilise les moyens de la République au profit de la minorité qu'il représente et des intérêts particuliers qu'il défend. L'instrumentalisation de l’École à des fins politiques est indigne et irresponsable. L’École, haut-lieu de l'émergence d'une citoyenneté libre et éclairée ne peut se transformer en simple outil de propagande du pouvoir politique en place.
    En outre, cette campagne vise à dénigrer les promoteurs d'une sortie du nucléaire afin d’empêcher le débat. Dans cette campagne, les apôtres de l'énergie nucléaire joue sur la corde des émotions de la nation par le truchement de la thématique du chômage en disant que la France court un grand péril et qu'une sortie du nucléaire entraînerait la perte d'1 million d'emploi selon la SFEN (dixit H. PROGLIO).
    Non, lorsque la France sera libérée de cette énergie irresponsable, nos chaumières ne seront paspeuplés de chômeurs éclairés à la bougie.
    Pour finir, l’École a suffisamment été malmené ces temps derniers. Ne laissons plus le sanctuaire scolaire profané par le projet de civilisation de Monsieur SARKOZY et Résistons dans nos établissements scolaires en refusant d'accueillir cette association qui ne répond en rien aux missions de l’École.
    Pour le collectif électriquement responsable et à diffuser copieusement à l'ensemble de la communauté éducative.
    Gabriel WEISSER.

    Le communiqué ci-dessous est paru le 22 novembre :
    "Le "Collectif électriquement Responsable" confirme ses accusations contre la SFEN et la "douteuse collaboration pédagogique" avec l’Éducation Nationale.
    En effet, le Président de la SFEN n'est autre que le Président d'AREVA, Monsieur Luc OURSEL qui a été nommé par Nicolas SARKOZY en juin 2011. On comprend donc pourquoi le message du Président de la SFEN en page d'accueil du site est signé de manière anonyme par "M. Le Président de la SFEN".
    Comment expliquer aux parents d'élèves qu'AREVA par le biais de la SFEN allait organiser au sein des établissements scolaires des conférences sur les "Energies d'aujourd'hui et de demain"!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    La SFEN aurait donc bénéficié de soutiens haut placé pour intervenir dans les établissements scolaires.
    Cette instrumentalisation de l'Ecole est un scandale d’État.
    Nous demandons une enquête parlementaire pour comprendre comment l’Éducation Nationale a pu travaillé depuis plusieurs années en collaboration avec la SFEN et lui permettre d'intervenir au sein des établissements scolaires privés ou publics en toute tranquillité et en contradiction avec le devoir de neutralité qui régit le Service Public et les missions de l’École.
    Nous exigeons la fin immédiate des interventions de la SFEN au sein des établissements scolaires privés ou publics.

    Pour finir, la SFEN s'est déjà vu reprochée dans le Journal Libération du 20 avril 2005 (dont voici le lien : http://www.liberation.fr/terre/0101526337-pour-le-lobby-atomique-tchernobyl-ne-rime-pas-avec-cancer) ses positions "scandaleuses" en matière de vérité sur les conséquences sanitaires de l'accident de Tchernobyl.

    Pour le Collectif électriquement Responsable,
    Gabriel WEISSER."
    Plus d'infos ici : http://stopfessen.celeonet.fr/content/view/270/140/

     

     !!!!!!!APPEL AUX ENSEIGNANT(E)S D'ALSACE A EXERCER LEUR « OBLIGATION DE DÉSOBÉISSANCE » A PARTIR DU 1ER DÉCEMBRE 2011 !!!!!!!


    http://stopfessen.celeonet.fr/content/view/270/140/1/2/
     

    Madame, Monsieur,

    Le Rectorat de l'Académie de Strasbourg dans son courriel adressé aux Chefs des établissements scolaires privés ou publics d'Alsace en date du 14 novembre 2011, organise à nouveau en collaboration avec la société savante d'AREVA (la SFEN: société française d'énergie nucléaire) pour l'année 2011/12, une campagne de conférences destinées aux élèves, sur les « Énergies d’aujourd’hui et de demain », et ce dans le cadre d' « une approche citoyenne du problème de l'énergie ». Ces conférences doivent reprendre à compter du mois de décembre 2011.

    Nous savons maintenant que le Président de la SFEN n'est autre que le Président d'AREVA, Monsieur Luc OURSEL, soutenu par Monsieur SARKOZY et nommé à ces 2 postes en juin 2011.

     Le « Collectif électriquement Responsable » appel donc à compter du 1er décembre 2011, l'ensemble des Enseignant(e)s des collèges et des lycées privés ou publics d'Alsace qui seraient sollicité(e)s pour organiser l'accueil de la SFEN au sein de leur établissement, à exercer leur « obligation de désobéissance » comme le prévoit la loi « dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ».

    De plus, les nouvelles dispositions faites aux fonctionnaires de l’État d'agir de « façon éthique et Responsable » confortent cette « obligation de désobéissance ».

    En effet, autoriser la SFEN-AREVA à intervenir dans les établissement scolaires privés ou publics et ce dans le cadre d' « une approche citoyenne du problème de l'énergie » est en complète infraction avec le devoir de « neutralité et d’information » que doit « tout agent public à l'égard des administrés », a fortiori s'ils sont mineurs !!!!!!!!!!!!!!

    En outre, l'intérêt public d'éducation est gravement compromis par cette intrusion pédagogique et scientifique d'une société savante qui ne représente l'intérêt que d'un seul courant de pensée, celui de l'énergie pro-nucléaire, et qui est de nature à compromettre gravement l'émergence chez l'élève d'une « opinion libre et responsable » à propos du problème de l'énergie.

     L’École, haut-lieu de la République, doit demeurer un sanctuaire de l’Éducation nationale.

    La profanation annoncée de l’École par les marchands pro-nucléaires n'est pas soutenable.

    Non à la marchandisation de l’École,

    Non à l'instrumentalisation de l’École,

    Non à la propagande scolaire de quelques courants idéologiques que ce soit !!!!!!!!!!!!!!!!

    Madame, Monsieur, merci pour le soutien que vous apporterez à notre démarche citoyenne.

    A diffuser copieusement à tout(e)s les Enseignant(e)s d'Alsace, de France et de Navarre, et à toutes vos listes de diffusion.

    Encore merci.

    Pour le « Collectif électriquement Responsable »,

    Gabriel WEISSER."

     

     

    L'Union de Reims - Jeudi 15 juillet 2004

    CHOOZ - Un circuit culture pour clôturer l'année

    Les élèves de la classe de M. Morlet ont terminé l'année scolaire en
    participant à un circuit culture organisé par le Centre Nucléaire de
    Production d'Electricité de Chooz. Accueillis au Centre d'Information du
    Public, les écoliers d'Aubrives ont tout d'abord participé à une conférence
    sur l'histoire de la peinture. Avec l'appui de l'artiste de renom GA
    Favaudon, une découverte des grands peintres était proposée. Des périodes
    différentes comme la Renaissance à l'Impressionnisme en passant par le
    Cubisme et le Surréaliste étaient explicitées. Les enfants se sont
    familiarisés, avec Botticelli, Monet, Picasso, Magritte et consorts. Place
    ensuite aux actions d'EDF vers le monde de l'art avec entre autres la
    réalisation d'une fresque « Le verseau » sur le réfrigérant de la centrale
    nucléaire de Cruas, « le géant » sur le barrage hydraulique de Tignes, mais
    également le mur d'accès à Chooz avec l'œuvre monumentale de GA Favaudon.
    Direction ensuite l'atelier de l'artiste pour une visite privilégiée avec
    une explication, par GA Favaudon lui-même, de ses peintures, ses sculptures,
    ses vitraux et ses recueils de poèmes. Un grand moment de culture apprécié
    de tous.

    Sud-Ouest - mardi 3 août 2004

    BAC-PRO LOGISTIQUE NUCLEAIRE.

     Le président du Pays de Haute-Gironde répond à Christophe Pilard sur le
    projet du bac-pro, auquel s'était opposé l'élu vert.
    Pour Philippe Plisson, président du Pays de Haute-Gironde et vice-président
    socialiste du Conseil général de la Gironde, la sous-qualification de la
    Haute-Gironde et la présence de la centrale nucléaire de Braud-Saint-Louis
    justifient la création d'un bac-pro logistique nucléaire

    Le projet de créer un Bac-pro logistique nucléaire n'a pas fini de faire des
    vagues au sein de la gauche girondine. Le 19 juillet dernier dans les
    colonnes de Sud Ouest, Christophe Pilard, se déclarait opposé à ce projet.
    Le conseiller municipal Vert de Saint-André-de-Cubzac déclarait alors "faire
    confiance aux élus Verts du Conseil régional pour faire entendre la voix de
    la raison" au moment du vote concernant "ces formations de logistique
    nucléaire".
    A l'origine du projet de Bac-pro logistique nucléaire, Philippe Plisson. De
    retour de vacances, le vice-président du Pays de Haute-Gironde découvre la
    "charge du Cubzagais". Le vice-président socialiste du Conseil général de la
    Gironde lui répond. Ainsi dans une lettre datée du dimanche 1er août, il
    déclare : "il y'a une différence fondamentale entre Christophe Pilard et
    moi. Il "s'amuse", moi je m'efforce de faire avancer le territoire."
    Le projet de créer un bac-pro logistique nucléaire en Haute-Gironde
    s'inscrit dans une démarche qui vise à "hausser le niveau de formation" et à
    faire en sorte que tous les Girondins, "qu'ils soient de la ville ou de la
    campagne" disposent "des mêmes droits", explique en substance Philippe
    Plisson.
    A l'appui de sa démonstration, la sous-qualification de la Haute-Gironde. Le
    maire de Saint-Caprais-de-Blaye rappelle que 25 % de la population active de
    la Haute-Gironde n'a aucun diplôme contre 18 % au niveau départemental. De
    plus, moins de 50 % des 16-25 ans de Haute-Gironde sont des étudiants contre
    60 % en Aquitaine.
    Fausse route. Cette sous-qualification pénalise le développement de la
    Haute-Gironde, estime Philippe Plisson, alors même que les besoins sont
    identifiés. Selon une étude du "Conseil de formation", qui réunit des
    partenaires privés et publics de Haute-Gironde, il manque au lycée Cousteau
    de Saint-André un bac-pro logistique et une voie technologique et tertiaire.
    Pour le lycée professionnel de Blaye, il manque un bac-pro
    hôtellerie-restauration, un bac-pro maintenance informatique et... un
    bac-pro logistique nucléaire. "Il s'agit là bien d'une demande de bac-pro
    logistique nucléaire et non d'un BTS, comme Christophe Pilard l'a indiqué
    par erreur", précise Philippe Plisson.
    Alors que pour les Verts, le nucléaire ne signifie pas développement
    durable, le vice-président chargé du développement durable affirme agir
    "avec pragmatisme et efficacité". Autrement dit, la centrale nucléaire de
    Braud-Saint-Louis est là, et il faut lui assurer du personnel compétent. "La
    centrale fonctionne depuis 1981 et emploie 2200 personnes qu'il faut former
    ici ou ailleurs", écrit Philippe Plisson tout en rappelant son engagement
    passé contre la construction de la centrale et "pour lequel il n'a pas de
    leçons à recevoir".
    Dans Sud Ouest, Christophe Pilard dénonçait une "volonté unanime du Pays de
    Haute-Gironde" à laquelle se référait Philippe Plisson pour impulser la
    création de "son" Bac-pro. Dans sa lettre, le maire de Saint-Caprais ne
    parle pas d'unanimité, mais assure que "nous sommes beaucoup à estimer que
    c'est mieux de la faire ici (...) et qu'il serait bon que le Bac-pro qui va
    être créé au niveau national soit ouvert à Blaye".
    Mais pour le secrétaire des Verts de Nord-Gironde, c'est faire fausse route,
    à fortiori dans une région maritime et fluviale. "L'estuaire est un pays de
    vent et de marée, deux sources d'énergie à utiliser dans l'optique d'une
    gestion soutenable pour notre environnement", déclarait Christophe Pilard.
    "J'ai de l'estime pour Christophe Pilard dont je partage l'essentiel des
    idées", écrit Philippe Plisson tout en l'engageant à "ne pas se tromper
    d'adversaire".
    La réunion du conseil de formation, à laquelle l'élu Vert est convié, le 10
    septembre à Blaye, promet d'être animée.

    Sud-Ouest - Mercredi 8 septembre 2004
     
    EDUCATION.

    L'éventualité d'une mise en place d'un bac professionnel «environnement nucléaire» est dénoncée par le Réseau "Sortir du nucléaire" qui entend réagir

    La formation qui dérange
     
    Rien ne dit aujourd'hui que c'est le lycée professionnel de l'Estuaire à Blaye qui accueillera en France la première formation « Bac professionnel environnement nucléaire ». Si ce n'est pas ici, la formation verra le jour ailleurs. Car de toutes façons, il s'agit là d'une volonté nationale de mettre en place ce type de formation qui semble désormais mieux correspondre à l'attente des professionnels, au delà du BEP Agent en Assainissement radioactif (AAR) dont la formation est dispensée en France depuis dix ans à Blaye, ainsi qu'à Montélimar (en formation initiale sur un an). « La mise en place d'un bac professionnel dans ce domaine particulier va dans le droit fil de l'évolution d'un BEP vers de nouvelles exigences qu'ont les professionnels de la question, notamment s'agissant de l'encadrement d'équipes », indiquent Serge Picard, proviseur du lycée professionnel de l'Estuaire et Alain Schamp, chef des travaux (lire également ci-contre).
    Pour mémoire, à Blaye, le BEP AAR fait encore le plein cette année avec douze élèves venus de la grande région Aquitaine. Certaines années, des élèves sont venus de bien plus loin encore, de Montpellier par exemple.


    TchernoBlaye dénonce. De ce sujet, parmi d'autres, il sera notamment question lors de la réunion du Conseil de Formation qui se tiendra vendredi matin à 9 heures à la Maison des services au public de Blaye. Ce conseil de formation (1) a été créé à l'échelle du pays de Haute-Gironde il y a un an et demi sous l'égide de Philippe Plisson, vice-président du Pays en charge de l'économie et de l'emploi. « Avec pour objectif d'établir un état des lieux des formations existantes, ce qui met en évidence des manques le cas échéant et permet aussi d'harmoniser les différentes formations. Pour éviter les doublons et les redondances sur le même territoire » précise Philippe Plisson qui doit d'ailleurs, avec Bernard Madrelle, député-maire de Blaye, rencontrer à Bordeaux le nouveau recteur, M. Marois, demain jeudi à 17 h 30.
    C'est à la réunion blayaise de vendredi que TchernoBlaye, membre du réseau « Sortir du nucléaire », a décidé de s'inviter, pour dénoncer « la création par l'Education nationale d'un "bac pro logistique nucléaire" et sa mise en place au lycée professionnel de l'Estuaire, pour le plus grand profit de la centrale du Blayais. Il s'agit d'un pas supplémentaire dans la politique de propagande pro-nucléaire mise en place par l'Education nationale depuis le lancement du programme nucléaire français ». Ce collectif fédérant 698 associations (dont TchernoBlaye), publie d'ailleurs sur internet un dossier d'une douzaine de pages, faisant valoir ses arguments « contre l'idéologie pro-nucléaire imposée aux élèves ». Il estime que « le lobby nucléaire avec la complicité de l'Education nationale, manipule les élèves dès l'école primaire et tente d'influencer les enseignants en poste ou en formation ».
    (1) Ce conseil est notamment constitué par des représentants du syndicat mixte du pays de Haute-Gironde, les proviseurs et principaux des établissements secondaires des cinq cantons, des représentants de la Maison familiale de Frédignac, du Centre de formation multi-métiers de Reignac, du CFAA de Pugnac, de la mission locale, de l'ANPE, des différents centres de formation et associations liées à l'insertion.

    Tchernoblaye - Communiqué du 6 avril 2007
     
    Pour une information pluraliste des élèves
     
    Si elle est naturellement favorable à l'information des élèves sur les questions scientifiques et environnementales, l'association Tchernoblaye exprime sa surprise devant l'opération unilatérale organisée par la centrale nucléaire du Blayais où ont été amenés 250 collégiens et lycéens. Qui plus est, il ressort des différents compte-rendus que le nucléaire a été présenté comme une arme contre le réchauffement climatique ou contre la montée du prix de l'énergie, ce qui est complètement infondé.
    Aussi, l'association Tchernoblaye demande aux différents établissements concernés de prévoir des séances d'information pluraliste que l'association se propose d'animer. A défaut, on peut considérer qu'il y aura eu une désinformation des petits citoyens, orchestrée par la centrale nucléaire avec la contribution de l'Education nationale.

    Sud-Ouest - vendredi 6 avril 2007 - Blayais
     
    350 élèves se sont rendus au CNPE du Blayais pour y parler environnement et écologie

    La centrale à l'heure de l'environnement
    Hubert Saint-Béat

    Opération séduction hier au Centre nucléaire de production d'électricité du Blayais (CNPE). 350 élèves des collèges et lycées environnants étaient invités à une visite de certaines installations liées au CNPE dans le cadre de la Semaine du développement durable.
    Cette journée était consacrée plus particulièrement au thème de la surveillance de l'environnement autour de la centrale. « Le but de cette journée est de montrer aux jeunes tous les moyens que nous mettons en oeuvre pour surveiller l'impact de la centrale sur l'environnement local », indique Bruno Allex, du service communication. Et pour ça, le CNPE a mis les petits plats dans les grands : conférence sur les différents aspects de la surveillance de l'environnement, exposition réalisée en partenariat avec de nombreuses agences dont l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), puis visite de la station météorologique, de la station de prélèvements atmosphériques et du véhicule laboratoire avec des spécialistes de l'environnement.
    La suite du cours. De quoi satisfaire Fabien Lagrasse, enseignant en sciences de la vie et de la terre au collège de Saint-Ciers. « Cette visite complète les connaissances des élèves sur certains sujets vus en cours comme le gaz à effet de serre ou la biodiversité et puis cela permet de leur donner un autre regard sur l'environnement ». Un autre regard sur la centrale aussi. « Il est important que les jeunes comprennent que nos activités sont encadrées et vérifiées tout au long de l'année, notamment par l'Autorité de sûreté nucléaire qui effectue plusieurs visites inopinées tous les ans », explique Bruno Allex.
    Les adolescents ont, semble t-il, été agréablement surpris par ce qu'ils ont appris. « Ca nous donne plus d'informations sur ce qui se passe dans la centrale, on voit mieux les efforts qu'ils font pour l'environnement », témoigne Nicolas Leconte, élève en 3e à Saint-Ciers.
    Et comme pour prouver que la centrale se veut fer de lance en matière environnementale, Jacques Sabirou, manager environnement, affirme : « Au CNPE, nous allons au-delà de ce qui se fait dans la vie quotidienne. Par exemple, pour le tri sélectif, on trouve généralement en ville deux ou trois bennes différentes; ici il y en a dix ».
    « Ca rassure ». Pour Julie Duprat, élève en 3e, la visite a été d'autant plus instructive que son papa travaille sur le site. « J'ai souvent entendu dire que la centrale polluait beaucoup, mais là ce n'est pas ce que je vois; en fait je suis plus rassurée maintenant », confie t-elle.
    En cinq ans, la centrale du Blayais a réussi à maîtriser 97 % de son impact sur la faune et la flore; pourtant le risque zéro n'existe pas. « Notre impact est évalué, contrôlé et limité, mais tout maîtriser à 100 %, ça c'est impossible », conclut Jacques Sabirou.
    Aujourd'hui, c'est au tour des élus de Haute Gironde de se rendre sur le site.

    Sud Ouest - 7 avril 2007 - Blayais

     Tchernoblaye propose « une information pluraliste »
     
    L'association antinucléaire Tchernoblaye a tenu à exprimer hier sa « surprise devant l'opération unilatérale organisée par la centrale nucléaire du Blayais où ont été amenés 250 collégiens et lycéens » (Lire « Sud Ouest » d'hier). Elle rejette aussi un « nucléaire présenté comme une arme contre le réchauffement climatique ou contre la montée du prix de l'énergie, ce qui est complètement infondé ». Enfin, l'association Tchernoblaye demande « aux différents établissements concernés de prévoir des séances d'information pluraliste que l'association se propose d'animer ».
    Le 4 novembre 2009, A. Capion, proviseur du lycée de Pertuis, déclarait fièrement : « Le 18 décembre, j'aurai le plaisir, avec le directeur du Commissariat à l'Energie Atomique de Cadarache, de signer la convention de jumelage entre le lycée et le CEA » 
    http://www.lyc-valdedurance.ac-aix-marseille.fr/spip/IMG/pdf/BULLETIN_No_3_2009-2010.pdf

    Midi-Libre - 7 février 2010

     Les collégiens de la Vallée visitent le CEA de Marcoule

     Les élèves des classes de 3 es B et G du collège se sont rendus à Marcoule, dans l'un des dix centres français de recherche du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), la semaine dernière.
     
    Cette sortie pédagogique est en rapport avec le programme de technologie et de physique-chimie sur le thème des énergies. Accompagnés de deux professeurs de technologie, MM. Meyier et Martin, et par leur professeure de physique-chimie, Mlle Chapon, les élèves ont passé la journée sur le site.
     
    Étaient au programme des activités sur les thèmes des énergies et du climat, qui comprenaient diverses expériences réalisées par les élèves, la visualisation d'un film sur les énergies à partir des éoliennes et du solaire et la visite du musée relatant l'énergie nucléaire (les déchets, le fonctionnement d'une centrale, la radioactivité). Les élèves ont beaucoup apprécié les activités pratiques ainsi que la visite du musée

     
         Dossier spécial "Education nationale et nucléaire"
    Réseau " Sortir du nucléaire " - Septembre 2004

     Lorsque l’idéologie pro-nucléaire est imposée aux élèves

    Le présent dossier rassemble quelques uns des nombreux exemples qui montrent comment le lobby nucléaire, avec la complicité de la hiérarchie de l'Education nationale :
    - manipule les élèves et ce dès l'école primaire
    - tente d'influencer aussi les enseignants en poste ou en formation

    Bien entendu, nous ne mettons pas en cause la bonne foi des enseignants : comme tous les citoyens, ils subissent la désinformation permanente d’EDF a base de spots télévisés, de pages de publicités dans les journaux, de revues, de brochures, de "kits pédagogiques"..

    Nous dénonçons les deux stratégies habituellement utilisées par les entreprises du nucléaire pour donner à leur propagande une apparence acceptable :
    - présenter banalement le nucléaire parmi les différentes énergies (y compris renouvelables) en occultant totalement le débat de société qui fait rage depuis plus de trente ans sur le nucléaire.
    - mentionner les risques du nucléaire… pour mieux les faire accepter en les minimisant et en faisant croire à l'efficacité des pastilles d'iode et autres exercices d'évacuation.

    Les petits citoyens en formation ont droit à une information pluraliste et contradictoire, afin qu’ils puissent se faire eux-mêmes leur idée. Nous avons écrit au ministère de l'Education nationale en proposant que des documents pluralistes soient réalisés en direction des élèves et des enseignants sur la question de l'énergie. Nous attendons encore la réponse…

    Le CA du Réseau « Sortir du nucléaire »
    Lycée professionnel de l’estuaire (Blaye, Gironde)
    www.ac-bordeaux.fr/Etablissement/Lp_Estuaire_Blaye

    Un lycée public colonisé par l'entreprise EDF
    Bientôt un "bac pro nucléaire" !

    Situé à proximité de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), ce lycée public, estampillé "Pole de formation nucléaire", livre des salariés clés en main à l’entreprise EDF dont le logo figure carrément sur la page d’accueil du site web du lycée ! A quand un lycée "public" pour Total, un pour Monsanto, un pour Coca-Cola, un pour Mc Do ?

    A noter : « L’admission dans cette section est soumise à la réglementation qui fixe l’autorisation de pénétrer sur un site nucléaire.(…) L’admission définitive ne se fera qu’après une visite médicale effectuée par le médecin de la centrale nucléaire de Blaye. » L'entreprise EDF est donc habilitée à choisir sur ses propres critères, et sous prétext médical, les élèves qui pourront suivre la formation dispensée par ce lycée public. Pauvre éducation nationale…

    Le site web du Lycée reconnaît que les lycéens sont programmés pour travailler dans une des trois centrale nucléaires EDF de l' "arc atlantique" : Civaux (Vienne), Blayais (Gironde), ou Golfech (Tarn-et-Garonne) :
    "A l’issue de cette formation, après avoir obtenu le diplôme, vous aurez un emploi assuré dans une entreprise fournisseur de services tant en maintenance qu’en servitude dans une zone couvrant l’Arc Atlantique, de Civaux à Golfech."
    ( cf www.ac-bordeaux.fr/Etablissement/Lp_Estuaire_Blaye/presentation_section.htm

    En clair, l'entreprise EDF fait financer la formation de ses salariés par l'argent public, avec la complicité de l'Education nationale et des collectivités locales.
    Ainsi, au Conseil général de la Gironde, c'est le vice-Président chargé du développement durable qui monte au créneau pour imposer la création d'un "Bac pro-nucléaire".

    Tout ce ci n'est pas très étonnant quand on se souvient que le maire de Blaye, par ailleurs frère du Pdt du Conseil général, avait (vainement) tenté en 2000 de faire interdire par la justice le nom de l'association Tchernoblaye.
    Le site Internet de l’opération « La main à la pâte ».
    Institut national de la recherche pédagogique (INRP).

    L’INRP est un institut officiel dépendant des ministères de l’éducation nationale et de la recherche. « La main à la pâte » a été lancée par Georges Charpak, véritable idéologue pro-nucléaire. Alors que l'opération "La main à la pâte" est supposée aider les élèves à acquérir une véritable ouverture d'esprit et une saine curiosité, ils n’ont droit qu’à une seule vision du nucléaire. Exemple avec deux pages :

    - Centrales nucléaires. Extrait :
    www.inrp.fr/lamap/scientifique/energie/savoir/nucleaire/centrales.htm
    Sécurité. Pour garantir la sécurité des centrales nucléaires, la France a équipé ses centrales de différents systèmes de sécurité. Les principaux consistent :
    - en l'installation de trois dispositifs dits barrières de confinement au niveau du réacteur ;
    - en un système de contrôle de la vitesse de la réaction ;
    - en un système de refroidissement d'urgence.
    Les barrières de confinement s'interposent entre la source radioactive (coeur du réacteur) et l'environnement.
    Commentaire du Réseau "Sortir du nucléaire": à aucun moment il n’est question du risque d’accident, encore moins de catastrophe…

    - Déchets nucléaires. Extrait :
    www.inrp.fr/lamap/scientifique/energie/savoir/nucleaire/dechets.htm
    Afin de conditionner et de stocker efficacement les déchets radioactifs, on distingue trois classes de déchets :
    - la classe A composée de déchets de faible ou moyenne activité avec une demi-vie courte (30 ans environ). Ces déchets représentent 87 % du volume des déchets radioactifs. Ils sont stockés en surface, dans des fûts métalliques puis noyés dans du béton si nécessaire, c'est à dire si la radioactivité est moyenne. Donc cette catégorie de déchets, qui représente la quasi totalité des déchets radioactifs, présente peu de danger pour l'environnement car il ne peut pas y avoir de contamination du sol, de l'eau ou de l'air par ces déchets.
    - la classe B composée de déchets de faible ou moyenne activité avec une demi-vie longue (supérieure à 30 ans). Ils représentent environ 12 % du volume des déchets. Les déchets de la classe B se distinguent de ceux de la classe A par leur durée de vie. Ces déchets ont été en contact direct avec le combustible (uranium ou uranium+ plutonium). Ils sont confinés dans des conteneurs en béton.
    - la classe C composée de déchets de forte activité et d'une demi-vie très longue. Ils sont issus de la fission du combustible ou de son retraitement. Les déchets de la classe C étant plus dangereux, on leur fait d'abord subir un processus de vitrification, c'est-à-dire qu'on les incorpore dans du verre, avant de les stocker dans des conteneurs en acier.

    Commentaire du Réseau "Sortir du nucléaire": C'est une véritable manipulation, une négation des dangers hélas bien réels. Paer ailleurs, on ne trouve pas trace d’un quelconque débat moral sur le fait de léguer ces déchets aux générations futures des déchets pour des centaines de milliers d’années.
    Manipulation des écoliers en Isère

    Depuis plus de dix ans, la centrale nucléaire de St-Alban et l'Inspection académique de l'Isère ont mis en place une véritable entreprise d'embrigadement des écoliers, pompeusement baptisée "classe énergie".. Les bus affrétés par EDF arrivent le matin à l'école et ramènent le soir des gamins d'autant plus émerveillés qu'ils n'ont pas eu droit à une information pluraliste. Cette scandaleuse manipulation peut être constatée à travers les témoignages d’élèves sur le site web de l’école primaire de Givray (Isère), qui a participé à ces classes énergie. Voir ici : www.ac-grenoble.fr/givray/clenergie.htm  :

    AURELIE : « Ce qui m’a impressionné, c’est la grande piscine qui contenait de l’uranium et la salle des machines. Il y avait des tuyaux qui contenaient de l’eau très chaude. Nous sommes allés voir un laboratoire où ils faisaient des prélèvements d’eau, d’air, d’herbe et de lait. »
    CAMILLE : « Je trouve que la centrale prend beaucoup de précautions qui ne sont pas inutiles pour voir s’il n’y a pas de fuite(s) de radioactivité dans la centrale de Saint Alban ou d’autres centrale(s) extérieure(s). »
    STEPHANE : « Quand j’étais à la classe énergie on a vu la centrale de Saint Alban, on est allé dans la salle des machines. On a presque tout visité, dans la salle des machines il y avait 4 turbines et 1 condenseur. Après on est allé au restaurant puis nous sommes allés faire un tour à l’exposition. »
    MARION : « Mardi Dans la salle des machines les turbines étaient grosses et quand on a vu les gros alternateurs j’ai compris comment ils produisaient très vite de l'électricité. »
    FLORE : « Le mardi nous sommes allés visiter la centrale de Saint Alban. Le matin nous avons été dans la salle de conférence. A midi nous sommes allés manger au restaurant de la centrale, je crois que tout le monde à apprécié le repas. L’après midi nous sommes allés visiter la salle des machines et avons pris des écouteurs, c’était génial ! »

    Par ailleurs, l'Inspection académique de l'Isère propose sur son site web plusieurs fiches "pédagogiques" absolument scandaleuses :

    - les enfants sont conditionnés à accepter le risque nucléaire qui est présenté comme un risque parmi les autres. Or, si l'on ne peut pas interdire les tremblements de terre, il est possible de ne pas courir le risque nucléaire en fermant les centrales. Cette solution n'est jamais envisagée, même sous la forme  d'une simple hypothèse.

    - la naïveté des jeunes enfants est scandaleusement utilisée pour leur faire croire à des solutions miraculeuses : "Questionnement sur les cachets d’iode. A quoi servent-ils ? C’est un médicament qu’on doit prendre quand on nous le dit à la radio. Il sert à nous protéger en cas de mauvais nuages de la centrale."

    Cf ici : www.ac-grenoble.fr/ia38/article.php?id=252

    Propagande dans la Drôme

    La classe de CM1 de l'école primaire de Saulce-sur-Rhône (Drôme) a visité la centrale nucléaire de Cruas-Meysse. Les informations publiées sur le site web de l'école dépassent toutes les limites en terme de manipulation :

    http://perso.wanadoo.fr/ecole.saulce.drome/classe5/nos_productions.htm

    La centrale de Cruas-Meysse
    La centrale est née en 1977 mais n'a produit de l'électricité qu'en 1985. Une centrale a une durée de vie d'environ 40 ans. Elle fonctionne 24 heures sur 24, en modulant la quantité en fonction des besoins. La centrale de Cruas couvre 40% des besoins de la région Rhône-Alpes.
    Environ 4000 personnes par an visitent le site. Il existe une vingtaine de centrales en France dont beaucoup se situent dans la vallée du Rhône. En effet, une centrale nucléaire a besoin d'eau (fleuves ou mer) pour le refroidissement.
    Une centrale nucléaire se compose de 3 unités principales:
    - Le réacteur et les générateurs de vapeur : C'est au coeur du réacteur que se déroulent les fissions nucléaires.
    - La salle des machines : alternateur et turbine
    - La tour aéroréfrigérante : C'est la source froide. Elle mesure 155m de hauteur.
    L'énergie nucléaire produit de l'électricité qui va être distribuée par des câbles électriques.

    Le combustible d'une centrale nucléaire est l'uranium.
    Quand l'uranium n'est plus utilisable, il devient un déchet radioactif que l'on va enfouir sous terre.

    Commentaire du Réseau "Sortir du nucléaire" : pas la moindre critique, pas de référence au risque, une magnification idéologique, technique et économique. Quant aux déchets nucléaires, leur enfouissement – principale source d'inquiétude des citoyens – est présenté comme une évidence. On croit rêver.

    Centre départemental de documentation pédagogique (CDDP) de l’Aube :   http://crdp.ac-reims.fr/cddp10

    Les CDDP sont des structures officielles de l’Education nationale qui mettent de la documentation pédagogique à disposition des enseignants. Sur le site web du CDDP de l’Aube, on trouve un dossier ouvertement pro-nucléaire.

    L'explication est simple : le lobby nucléaire est fortement implanté dans l'Aube :
    - EDF avec la centrale nucléaire de Nogent
    - L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs avec le site de stockage de déchets nucléaires de Soulaine.

    Cette collusion, entre l'éduction nationale et les intérêts de l'industrie nucléaire est absolument insupportable, d'autant que cette propagande vise les élèves par l'intermédiaire de la (dé)formation des enseignants.

    Dossier : Le centre nucléaire de production d'électricité de Nogent-sur-Seine
    http://crdp.ac-reims.fr/cddp10/ressources/mediatheque/dossiers/centrale/centrale.htm

    Extraits :
    - La sécurité doit éviter tout accident essentiellement au niveau du réacteur. Pour cela, trois barrières empêchent les produits de fission radioactifs de contaminer l'environnement…
    - La présence de la centrale redynamise le tissu local et crée de nombreux emplois.
    - La centrale procure des rentrées fiscales importantes aux finances locales et départementales
    - La centrale participe aussi à la vie associative. En 1999, elle a soutenu une quarantaine de projets touchant aux domaines sportif, éducatif ou culturel.
    - L'énergie nucléaire est à la fois la source d'énergie la plus concentrée et, par la technologie nécessaire à sa maîtrise, la forme d'énergie la plus élaborée.
    - Le chargé d'information d'EDF peut, avant visite de la centrale, présenter une conférence dans l'établissement scolaire intéressé.


    Commentaire du Réseau "Sortir du nucléaire" : il s'agit de propagande à l’état brut. Les élèves et les enseignants sont pris en otages, manipulés. Notons aussi des liens vers les sites web d’EDF et du CEA. Aucun lien vers des sites d’opposants. Jamais le débat citoyen sur une possible sortie du nucléaire n’est mentionné. C’est clair : il faut vivre avec le danger nucléaire, comme s’il était aussi naturel que les avalanches ou les tremblements de terre. Navrant.
    Académie de Rouen
    (www.ac-rouen.fr/rectorat/profession_rme/lerisque2.htm )

    Un dossier pour apprendre… à accepter le risque nucléaire

    La propagande pro-nucléaire est ici beaucoup plus subtile : le risque n’est pas nié (même s’il est largement minimisé). Mais à aucun moment il n’est suggéré aux élèves qu’il y a un débat de société, que des gens estiment qu’il faut arrêter les centrales et ne plus courir le risque nucléaire. Non : le risque est là, il faut vivre avec, et d’ailleurs il y a des mesures prévues en cas de problème.

    Extrait :
    « En prévision d'un accident éventuel : des plans de secours élaborés, rédigés et mis en oeuvre par l'industriel (Plan d'Urgence Interne : PUI) ou par le préfet (Plan Particulier d'Intervention : PPI) lorsque l'accident peut avoir des répercussions en dehors du site des exercices et simulations permettant d'en vérifier l'efficacité. »

    Les liens Internet (www.ac-rouen.fr/rectorat/profession_rme/lapage.htm ) :
    Vers le SAMU, les diverses autorités gouvernementales de « surveillance » du nucléaire (ASN et IRSN), tellement rassurantes, mais aussi l’ ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs) et le CEA (Commissariat à l’énergie atomique). Aucun lien vers un site proposant une vision critique du nucléaire !

    Pour faire bonne mesure : lien vers une page relatant un exercice de simulation d'accident à la centrale de Penly. Puisqu’on vous dit qu’il faut vivre avec le risque nucléaire et que des mesures existent en cas de catastrophe…

    Ecole primaire d’Auffray (académie de Rouen)
    Conférence sur l'énergie et la production d'électricité à partir d'une centrale nucléaire.
    (www.ac-rouen.fr/ecoles/auffay/archive/journal9899/penly.htm )
    Une certaine « Madame Sylvie » de la centrale nucléaire de Penly s’est livré à une entreprise de magnification totale du nucléaire par les chiffres « colossaux » assénés aux gamins. Choquant.

    Etrange visite scolaire à la centrale de Civaux www.mediajunior.com/civaux.htm
    EDF, en commun accord avec l'Inspecteur Départemental de l'Education Nationale et des instituteurs, organise gratuitement l'opération "classe de découverte" à la centrale nucléaire de Civaux. Le service mission communication du CNPE de Civaux ne cache pas sa mission de propagande auprès des enfants : « Le but des "classes de découverte" est de faire découvrir aux jeunes enfants comment on produit l'énergie, et plus particulièrement l'énergie nucléaire. Pour cela, EDF prend toutes les dispositions nécessaires pour les accueillir du mieux possible, du déplacement école – centrale – école aux repas, sans oublier bien sûr la mise à disposition du site et de guides ayant la connaissance parfaite des installations. ».

    Etrange visite scolaire à la centrale de Civaux (Bis)
    http://alecole.vienneinfo.org/sites/mton-nicolas-centrale

    Ecole publique élémentaire Saint-Nicolas (Montmorillon). Scandaleuse magnification de la centrale nucléaire. De toute évidence, les enfants n’ont pas entendu parler de risques, encore moins de l’existence d’un débat de société à propos du nucléaire. Extrait : « Dans la cuve du réacteur nucléaire, on descend du combustible : de l'uranium. Lorsqu'un neutron coupe le noyau d'uranium, d'autres neutrons vont s'enlever et vont casser d'autres noyaux, ce qui va produire de la chaleur. La fission des noyaux rend l'eau radioactive. L'eau sort du réacteur et entre dans le générateur de vapeur où elle chauffe l'eau qui circule dans un autre circuit : le circuit secondaire. Ça ne se mélange pas. » (Mélodie)

    Exposition « Le nucléaire sous haute surveillance »
    (www.irsn.fr/expo)
    Cette exposition itinérante, de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), présentehabilement la question du risque nucléaire : en le minimisant largement, mais surtout en imposant l’idée qu’il est normal de vivre avec, en prenant des mesures pour réduire les conséquences d’une catastrophe. Mais il n’est jamais suggéré aux élèves que les citoyens pourraient éventuellement décider de ne pas courir ce risque. Des animateurs de l’IRSN sont présents en permanence pour faire passer leur message. Pas de point de vue contradictoire. Souvent, cette exposition manipulatrice est installée dans un établissement scolaire ou un site qui accueille des classes.

    En 1975, déjà…

    Dès le lancement du programme nucléaire français, l’éducation nationale est utilisée comme outil de propagande pour imposer l’idéologie nucléaire dans l’opinion. En prenant les citoyens jeune âge…

    Paris, le 2 décembre 1975
    Académie de Paris
    Centre régional de recherche et
    de documentation pédagogiques
    29 rue d'Ulm paris cedex 05
    Tel. : 329.21.64 - Poste 494
    REF.: REX/SB/EA 75-340
    Le Directeur du Centre régional de Recherche
    et de Documentation Pédagogiques
    à
    Messieurs les Proviseurs, Messieurs les Principaux,
    Messieurs les Directeurs, Mesdames les Directrices des
    Lycées Classiques, Modernes et Techniques,
    Collèges d'Enseignement Secondaire
    Collèges d'Enseignement Général de l'Académie de Paris

    J'ai 1'honneur de vous faire connaître que l'ELECTRICITE DE FRANCE - GAZ DE FRANCE a chargé le Centre Régional de Recherche et de Documentation Pédagogiques de Paris d'organiser des visites de la centrale Nucléaire de SAINT-LAURENT-DES-EAUX, à l'intention des Chefs d'établissement et professeurs de l'Académie de PARIS, aux dates indiquées ci-dessous:
    21 janvier - 28 janvier - 4 février - 25 février 1976
    Je vous serais obligé de bien vouloir proposer le nom d'un représentant de votre établissement intéressé par cette visite, en indiquant une date préférentielle. Il sera tenu compte de l'ordre d'arrivée des réponses pour l'attribution des places disponibles. (40 par voyage).
    Jean GUILHEM

    Commentaire du Réseau "Sortir du nucléaire" : on notera avec stupéfaction que "l'EDF-GDF a chargé le Centre Régional de Recherche et de Documentation Pédagogiques de Paris d'organiser des visites de la centrale Nucléaire...." et qu’il s’agit de proposer LE nom d’un représentant : il est donc clair qu’il ne s’agissait d’une injonction du lobby pro-nucléaire… Cela fait trente ans que ce scandale se perpétue.

    Ministère de l'Education
    Le Ministre
    CIRCULAIRE No 75-059 du 24 Janvier 1975
    aux Recteurs, aux Inspecteurs d'académie,
     aux Chefs d'établissement
    (publié au B.0. du 6 février 1975)
    Objet CAMPAGNE NATIONALE SUR L'ENERGIE
    Le cours spécial sur les problèmes posés par l'approvisionnement de la France en énergie, destiné, dans le cadre de la Campagne nationale sur l'énergie, aux classes de 6e et 5e, devra avoir lieu dans la semaine du 17 au 22 mars 1975 et non au mois de janvier 1975 ainsi que l'indiquait la circulaire no 74-477 du 20 décembre 1974 publiée au Bulletin Officiel du 9 janvier 1975.
    Le texte et les diapositives destinés à servir de supports à ce cours seront adressés à chaque établissement à l'intention des professeurs qui seront chargés de l'assurer au début du mois de mars 1975.
    Je vous remercie par avance du soin avec lequel vous veillerez au déroulement de cette action d'information sur un sujet d'importance nationale.
    Pour le Ministre et par délégation Le Directeur de Cabinet
    Michel DENIEUL

    Les résultats ne se sont pas fait attendre : les établissements scolaires ont reçu :

    1- De nombreuses brochures en couleurs, entre autres:
    - L'atome en question (premier Cycle),
    - L'énergie nucléaire et l'électronucléaire,
    - Centrales Nucléaires et environnement;

    2 - Des pochettes de 12 ou 24 diapositives, entre autres:
    - «3 E» Energie, Electricité, Environnement,
    - «T.E N» Technique, Electricité, Nucléaire,
    - Derrière les lumières de la ville (1er cycle)
    - En amont de la prise de courant (1er cycle)

    3 - Des offres de prêt de film 16 mm (sonore, couleur) pendant
    un mois par exemple:
    - La marche de l'uranium,
    - Centrales nucléaires, centrales d'aujourd'hui,

    4 - Des propositions de conférenciers qui se déplacent sur demande pour les classes scientifiques, géographiques et économiques du second cycle (demandes à adresser à I.C.I.C.A. 13 rue Férou 75006 PARIS)

    5 - Des offres de visites de centrales nucléaires adressées aux chefs d'établissement, pour les enseignants, sur papier à en-tête de l'Académie de Paris (29 rue d'Ulm 75230 PARIS Cedex 05 - tél. 329 21 64 poste 494),

    6 - Des offres de stages de formation, tous frais payés, (voyage en première classe) rémunérés (100 Francs par jour pendant 4 jours), organisés entre autres par le Ministère de l'Education (Voir le bulletin de l'Union des Physiciens Déc. 1975)
    7 - Les adresses des services de relations publiques de l'E.D.F. entre autres
    Pour Paris: M. Deflassieux, 23 rue de Vienne 75008, tél. 522 90 00 poste 2032.
    pour l'Ile de France: M. Echard, Tour EDF-GDF Cedex 8- 92080 PARIS LA DEFENSE tél. 775 41 43
    Commentaire du Réseau "Sortir du nucléaire" : La liste des documents pronucléaires fait carrément frémir. Depuis 1975, les bibliothèques et autres CDI des lycées, collèges, et même écoles primaires ont été envahis de documentations partiale en faveur du nucléaire, sans parler des conférences, visites de centrales… sans qu’il n’y ait de fait de point de vue contradictoire.

    De nos jours…Nous venons de voir quelques exemples, trouvés sur le web, des pratiques d’embrigadement des élèves. Elles sont hélas répandues sur tout le territoire. Pour finir, voici un petit aperçu du matériel « pédagogique » déversé en toute impunité par EDF dans les établissements scolaires. Edifiant !

    Des outils « pédagogiques » disponibles - Electricité De France

    L'électricité
    - le système électrique (fiche pédagogique de 4 pages)
    - les chemins de l'électricité (39 pages)
    - les applications industrielles de l'électricité (4 pages)

    L'énergie nucléaire
    - le fonctionnement des centrales nucléaires (fiche pédagogique de 4 pages)
    - l'option nucléaire française (fiche pédagogique 4 pages)
    - la sûreté nucléaire (1 fiche pédagogique)
    - la fission nucléaire (fiche pédagogique de 4 pages)
    - le fusion nucléaire (fiche pédagogique de 4 pages)
    - les différentes filières nucléaires (fiche pédagogique 4 p)
    - les déchets nucléaires en question (46 pages)
    - la radioactivité et la radioprotection (4 pages)
    - Tchernobyl, le vrai, le faux, l'incertain (20 pages)
    - le démantèlement des centrales nucléaires (15 pages)

    L'entreprise EDF
    - visiter Electricité de France (27 pages)
    - organisation et chiffres clés (dépliant de 10 pages)

    EDF et l'environnement
    - centrales nucléaires et environnement (fiche pédagogique de 4 pages)
    - EDF et l'environnement (32 pages)
    - rapport Environnement - 1996 (40 pages)

    EDF et son catalogue pédagogique
    - "l'énergie : questions - réponses"
    - le lexique du nucléaire (4 pages)
    - "rendre le sourire à la ville" (dépliant de 5 pages)
    - catalogue des films 1997 (sur la production, le transport de l'électricité ... etc.)
    - une bande dessinée à l'intention des 7-10 ans : "il court, il court le courant"
    - une bande dessinée "le grand secret" sur le fonctionnement d'une centrale nucléaire
    - une bande dessinée "au pays du nucléaire" sur l'impact d'une centrale nucléaire sur l'environnement
    S'adresser à : E.D.F.- service librairie 2, rue Louis Murat  75384 PARIS cedex 08 Tel : 01 40 42 28 20
    A noter aussi :
    Le Centre d'études Nucléaires de Cadarache édite un fascicule sur la radioactivité pour les enseignants du primaire (30 pages). S'adresser à : C.E.A. de Cadarache Service Relation Publique 13108 St-Paul-lez-Durance Cedex Tel : 04 42 25 43 87

    Commentaire du Réseau "Sortir du nucléaire" : toujours cette bonne vieille tactique : viser les enseignants pour qu’ils fassent eux-mêmes la propagande auprès des élèves…

    Conclusion :

    Au risque de nous répéter, mais pour que les choses soient bien claires :

    - nous ne mettons aucunement en cause la bonne foi des enseignants
    - nous sommes favorables à ce que les élèves visitent des centrales nucléaires…

    …mais il est nécessaire que l’information apportée aux enfants soit pluraliste, contradictoire, et surtout qu’elle ne soit pas donnée par une seule des parties, en l’occurrence le lobby nucléaire. L’Education nationale doit cesser d’être complice d’un embrigadement idéologique insupportable. Les petits citoyens en formation doivent pouvoir se faire eux-mêmes leur idée et non se voir imposer un point de vue.


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