• Virage Royal sur les déchets nucléaires

    Le Canard Enchaîné du 4 juin 2014

    C'est bien connu, les socialistes, en tout cas les politiciens qui nous gouvernent sont des girouettes. Ségolène ne dément pas la tradition.
    Cela s'appelle s'adapter à la situation du moment, celle qui les arrange le mieux, même si c'est la pire, écologiquement parlant.
    Il ne faut rien attendre de positif tant qu'il y aura de tels personnages à la tête des états.
    Gaulois.

     

     


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  • Le riche laboureur

     

     

    Vous êtes sensibilisés par la problématique des déchets nucléaires ? Alors ne manquez pas d'aller à Flers, dans l'orne. Ce film documentaire ne peut que vous informer positivement.

    Gaulois.

    Fidèle à sa mission d'information, le Collectif Citoyen Normand va accueillir Thiebault Matthaus à Flers 
    le  VENDREDI 11 AVRIL à 20h15 (au Cinéma les 4 Vikings à FLERS)

    à  l'occasion de la diffusion de son documentaire 'LE RICHE LABOUREUR'.

    Tourné aux deux extrémités de la Lorraine, ce film revient sur les mouvements d'opposition à deux projets d’enfouissement de déchets radioactifs en Lorraine.

    A travers ces projets, c’est aux modes d'implantation et aux protocoles décisionnels mis en place par l'État que s’intéresse ce film, ainsi qu'aux caractéristiques des zones visées et aux contreparties proposées à l'accueil de ces déchets.

    Emerge également la question du droit à contester les décisions de l'État ainsi qu’un supposé « intérêt public » : engagement associatif, politique, chrétien, ou simple exercice de citoyenneté ?

    Comment résister localement ? Qu’est-ce que les habitants des zones rurales ont à faire valoir concernant le choix de leur cadre de vie et la revitalisation de leur territoire? C'est ce que présente le film de Thiebault Matthäus, qui a mené son enquête, de Bure1 dans la Meuse à Avricourt2 en Moselle .

    *1 A Bure, se profile la construction du 1er centre de stockage à 500 mètres sous terre censé abriter pour des centaines de milliers d’années les déchets radioactifs parmi les plus dangereux

    *2 Avricourt a été sollicitée en 2008 pour accueillir un centre de stockage pour les déchets de faible activité mais a réussi à repousser le projet

    Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur


    ENTREE LIBRE

    Nous vous espérons nombreux VENDREDI 11 AVRIL  20H15   CINEMA LES 4 VIKINGS     61100  FLERS
    N'hésitez pas à transférer ce message autour de vous. Merci.


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  • Fort de Vaujours ... Suite

     

     

     

    N'hésitez pas à manifester votre soutien samedi à Coubron.

    Gaulois.

     

     


    BURE

    Soulaines, Morvilliers, Valduc, Pontfaverger…

     et VAUJOURS


    Même combat

     SAMEDI 8 Février

    93- COUBRON

    Manifestation pour la vérité

     

    http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/02/01/Fort-de-Vaujours-:-l-Affiche-de-la-Manifestation-du-8-f%C3%A9vrier-2014

    Un relevé de radioactivité 33 fois supérieur
    (...) Car la question de la dépollution du fort reste entière. Selon une récente étude de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), «l’analyse des échantillons de sols, roches et eau n’a pas mis en évidence la présence d’uranium en excès important dans les prélèvements». Mais l’IRSN reconnaît aussi que «les analyses radiologiques […] ne constituent pas un état radiologique du site permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines.» Pour Christophe Nédélec, il ne fait aucun doute. «J’ai fait des mesures de radioactivité sur un point en 2011 qui a révélé un taux 33 fois plus important que la norme.»
    http://www.20minutes.fr/societe/1289822-20140204-radioactivite-fort-vaujours-coeur-inquietudes-riverains

    Taux anormaux de décès liés aux tumeurs à Courtry
    (...) Un risque sanitaire d’ampleur selon les associations qui combattent le projet depuis plus de dix ans. Des sénateurs socialistes, écologistes et Front de Gauche relaient désormais ces inquiétudes. Une étude épidémiologique de l’agence régionale de santé (ARS) pointe en 2012 des taux anormaux de décès liés aux tumeurs à Courtry: 52% chez les hommes contre 35% en Ile-de-France et 49% chez les femmes contre 28% en Ile-de-France.
    http://blog.gagny-abbesses.info/public/Presse/Vaujours/CAMC_contrat-local-de-sante.pdf

    Y a-t-il encore des risques sanitaires pour les riverains ?
    Bien sûr ! Plusieurs mesures radiologiques — certaines très récentes — ont été réalisées sur le site et montrent qu'il y règne toujours une forte radioactivité. Il y a une dizaine d'années, les politiques ont entendu les associations et ont su taper du poing sur la table (NDLR : ce qui a conduit au lancement d'une étude de la Criirad sur le site). Mais, aujourd'hui, les mêmes élus semblent avoir oublié que le fort de Vaujours est très loin d'être décontaminé et que tout projet de développement sur ce site — extraction de gypse pour BP Placo, construction d'une zone d'activités pour Marne et Chantereine (Seine-et-Marne) — est extrêmement dangereux.
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/ce-film-doit-faire-reagir-les-gens-01-11-2013-3276169.php

    Les cadeaux en uranium du fort de Vaujours

    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1687
    Marc Planeilles, 23 ans, travaille sur un projet ambitieux et inédit : la réalisation d'un documentaire de cinquante-deux minutes sur le fort de Vaujours.(...) Un sujet difficile : ceux qui posent trop de questions sur l'activité de l'ancien site d'essais du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et ses conséquences en matière sanitaire se voient rapidement confrontés au secret d'Etat. Aussi, plutôt que de forcer des portes qui lui sont restées fermées, Marc Planeilles a passé beaucoup de temps avec ceux qui lui tendaient les bras. Notamment les associations locales bien informées sur le sujet, telles que l'Effort de Vaujours, qui souhaite faire la lumière sur l'histoire du site, ou le collectif Sauvons la Dhuis, qui se montre extrêmement vigilant quant à l'utilisation que souhaitent en faire ses nouveaux propriétaires, comme la société BP Placo et la communauté d'agglomération Marne et Chantereine (Seine-et-Marne). Soutenu par l'une des principales maisons de production en France, Marc Planeilles assure « ne pas vouloir réaliser un film militant. Je veux juste raconter l'histoire de ce site et parler des problèmes qui ont pu en découler aujourd'hui. »
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/un-documentaire-sur-le-passe-atomique-du-fort-de-vaujours-01-11-2013-3276171.php


    L'Effort de Vaujours l'association
    http://larevenchedelaquiche.vraiforum.com/f115-L-Effort-de-Vaujours.htm

    Le collectif : Sauvons la Dhuis
    http://sauvons.dhuis.fr/

    Fort de Vaujours

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Vaujours
    http://www.in-cognito.org/trailers/urbex/visite-leffort

     


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  • Fort de Vaujours : de l'uranium dans le gypse ?

    La secte nucléaire est prête à tout et surtout au pire. La méthode consistant à disséminer les déchets radioactifs de toutes sortes, comme ici avec la complicité toute aussi criminelle de " Placoplâtre "

    Bientôt, tous les biens de consommation seront contaminés. Nous recevrons en permanence des doses de radiation qui augmenteront régulièrement pour dépasser largement la radioactivité naturelle.  

     

    http://www.astrosurf.com/luxorion/radioactivite-mesure-protection-civile.htm
    http://www.ac-nice.fr/svt/labo/securite/sec12.htm

    Gaulois.


    30 janvier 2014 - Communiqué du collectif "Sauvons la Dhuis"

    http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/01/30/Fort-de-Vaujours-%3A-de-l-uranium-dans-le-gypse

    Dans notre pétition, déjà signée par plus 82.000 personnes, nous avions signalé que du début des années 1960 jusqu'en 1997, le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA), après chaque tir à l'uranium en casemates, évacuait les éclats, poussières et autres déchets à grandes eaux dans des puits dit de "lavage" profonds de plusieurs dizaines de mètres.

         Tir froid à l'uranium pris avec une caméra haute-vitesse (Source - Archive CEA)

     

     

     

     

     

    En effet, 14 de ces puits ont été recensés sur le site. Certains ont été bouchés avec du béton à la cessation des activités du CEA entre 1995 à 1998.
    Lors de l'enquête publique de 2000, le CEA, après avoir nié vigoureusement pendant des années toute pollution du Fort de Vaujours, avait fini par reconnaitre que certains ouvrages contaminés avaient été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer.
    Sous la pression de l'époque, le CEA avait aussi fini par admettre qu'une quantité d'uranium avait gagné la masse de gypse sous-jacente, via les réseaux d'eau pluviale et les puits d'infiltration (Source : 2ème bureau des installations classées en préfecture).
    Quelle est cette quantité d'uranium qui contaminerait l'or blanc convoité par Placoplâtre ?
    Nous nous sommes renseignés : lors des "petits" tirs d'uranium qui faisaient vibrer les vitres des riverains, le CEA utilisait des sphères d'uranium d'environ 250 à 300 grammes, de 4cm de diamètre; pour les tirs plus important, les sphères étaient d'autant plus grosses.
    Les témoignages d'anciens du CEA confirment qu'après chaque explosion les poussières radioactives en suspension dans l'air étaient directement envoyées dans l'atmosphère alors que les poussières et autres éclats au sol étaient poussés à grandes eaux directement dans des puits de lavage. Le CEA a pratiqué de 4 à 8 tirs par jour en casemates du début des années 1960 jusqu'à la fermeture du centre d'expérimentation en 1997.

     

     

     

     

     

    Sphère de tir à l'uranium (Source : Archive CEA)

    Dans les années 1950, selon le CEA lui même, les tirs à l'uranium dont les gros tirs étaient réalisés à l'air libre !!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Tir froid à l'air libre (Source : Archive CEA)

     

    Un calcul simple permet de se faire une idée des quantités d'uranium qui ont pu atteindre les masses de pierre à plâtre des sous-sols du Fort de Vaujours. Rien qu'avec des hypothèses basses, 5 tirs par jour avec des sphères d'uranium de 275 grammes, 200 jours par an, pendant 40 ans : cela représente 11 tonnes d'uranium, oui vous savez bien lu : 11 tonnes.
    Nous avons donc potentiellement plusieurs tonnes d'uranium dans l'or blanc de Placoplâtre.
    Pourquoi Placoplâtre, en 4 ans, n'a t'il pas demandé à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) d'inspecter ces puits ?
    Pour rappel, le 24 Janvier 2014, l’IRSN a publié une note précisant que « les analyses radiologiques conduites par l’IRSN ne constituent pas un « état radiologique du site » permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines» .
    Pourquoi Placoplâtre a t'il recouvert ces puits de dalles de béton ?
    Comment Placoplâtre peut il encore affirmer qu'il n'y a pas de problème de contamination radioactive du site suite aux révélations de l'IRSN, aux analyses de la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et aux témoignages d'anciens du CEA dont certains parlent de fosses remplies de conteneurs pleins de matières radioactives ?
    N'est-ce qu'une pure coïncidence, si le 5 mai 2009, soit presque une année avant le rachat de 31 hectares du Fort de Vaujours par Placoplâtre, a été publié un arrêté permettant des dérogations autorisant la présence de matières radioactives, entre autres, dans les matériaux de construction ?

    Pour information, cet arrêté, pris en dépit d’un AVIS DEFAVORABLE de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), banalise, selon cette dernière, la délivrance de dérogation de ce type. La CRIRAD s'oppose également à cet arrêté depuis sa publication.


     

     

     

     

         Accès à un des 14 puits de "lavage" du Fort de Vaujours en 2011

    Le 6 février 2014 prochain, à 08h30, Placoplâtre reçoit officiellement des élus triés sur le volet. Les cadres de cette société seront accompagnés de représentants du CEA.
    Et oui, les propriétaires d'hier s'associent avec ceux d'aujourd'hui, le CEA sera donc présent, comme en 1997, pour tenter de faire croire aux politiques que cet ancien site de conception des détonateurs des bombes atomiques françaises, dont les activités entre 1951 et 1997 sont toujours frappées du secret défense, est normal !!!
    La presse et les associations bien sûr, ne sont pas invitées. C'est tout l'art de la transparence par l'absence des questions qui fâchent et du débat contradictoire !!!
    Voilà encore le genre de manœuvre qui renforce le collectif "Sauvons la Dhuis" dans sa lutte pour l'abandon immédiat du projet de carrière de gypse à ciel ouvert sur les emprises du fort de Vaujours.
    Le projet Placoplâtre ne doit pas constituer un frein a l'établissement de la vérité sur la nature réelle des risques : liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques, à la présence de métaux lourds et de munitions non explosées.
    C'est aussi pour cela que nous demandons, en ce lieu, la levée du secret défense sur les activités du CEA auprès de l'État Français.
    Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.
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    Fort de Vaujours : les révélations de l'IRSN

    27/01/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "  Sauvons la Dhuis":

    http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/01/27/Fort-de-Vaujours-%3A-les-r%C3%A9v%C3%A9lations-de-l-IRSN

    Après nos précédents appels à signer notre pétition pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours (Déjà signée par plus de 82.000 personnes), la société Placoplâtre évoque les missions pour lesquelles elle aurait sollicité l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) afin de réaliser des mesures radiologiques.
    SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours



     

     

     

    Entrée du Fort de Vaujours en 2010.

    En effet, depuis 2011, Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain, tente de rassurer les préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, les élus ainsi que les habitants des environs en s'appuyant sur des analyses de l'IRSN qui affirmeraient qu'il n’existe aucune contamination radioactive sur le site.

    Le 24 Janvier 2014, pressé par la médiatisation de notre pétition, l'IRSN a publié pour sa part une note d'information relative au fort de Vaujours.
    La note de l'IRSN : IRSN_NI-Fort-Vaujours-Controles-Radiologiques_24012014.pdf
    La lecture de cette note est édifiante, accablante et laisse sans voix.
    On y apprend que la société Placoplâtre,s’était engagée en 2011, à rendre publics les résultats de leurs analyses. A ce jour, le collectif "Sauvons la Dhuis", malgré des demandes répétées, n'a jamais réussi à les obtenir. Cet engagement n'a donc jamais été tenu, aucun document de l'IRSN n'a jamais été communiqué lors des différentes réunions avec Placoplâtre sur le sujet !!!
    Cette note met également en évidence des analyses réalisées à la demande exclusive de Placoplâtre. Celles-ci ont été limitées à l'analyse de carottes de sondages des sols réalisés par d’autres prestataires sans aucune garantie de provenance; ainsi qu'à la seule étude de points de contamination radioactifs ciblés lors des campagnes de prospection très limitées de 2001/2002 réalisées par la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et la SUBATECH.
    Dans cette note, l’IRSN affirme enfin que « les analyses radiologiques conduites par l’IRSN ne constituent pas un « état radiologique du site » permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines ».
    La semaine dernière, dans la presse, le directeur général adjoint de l'IRSN a même confirmé que le site n'a été que très partiellement décontaminé en 2001/2002, pour lui : "le nettoyage a été fait" (seulement) "dans des zones ciblées".
    À ces révélations, Il faut aussi ajouter les témoignages édifiants d'anciens du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et de la CRIIRAD qui déclarent depuis des années :
    que les moyens mis en œuvre en 2001/2002 par le CEA n'étaient pas en mesure de détecter les contaminations radioactives des sols en dessous de quelques centimètres de profondeur,
    qu'un bloc d'uranium 238 sous quelques centimètres de terres est très difficile à déceler en surface,
    que le CEA a reconnu que certains ouvrages contaminés ont été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer,
    que les eaux potentiellement contaminées par les tirs à l'uranium, étaient déversées dans des puisards qui peuvent être contaminés en profondeur,
    que les résultats des mesures de radioactivité réalisées sur site par les associations en 2011, 33 fois supérieures à la norme "doivent être pris en compte"
    Les révélations de l'IRSN font donc éclater avec force, une bien triste vérité : aucun état radiologique complet du site n’a jamais été réalisé, et pourtant, cela n'empêche pas la société Placoplâtre de laisser entendre haut et fort que tout est normal et de s'enfoncer dans un jusqu'au-boutisme irresponsable.
    Cette situation ne peut plus durer.

     

     

     

     

    Mesure de radioactivité à 33 fois la norme prise dans l'enceinte du fort de Vaujours en Mai 2011 avec un RADEX 1503.

    Si nous voulons bâtir ensemble un avenir serein et partagé en ce lieu, il ne doit plus y avoir d'actes inconscients de dissimulation et de minimisation des risques.
    Cet industriel ne doit plus être juge et partie des dangers qu'il fait courir à ses employés, à ses sous-traitants ainsi qu'aux populations riveraines des villes de Courtry, Coubron, Vaujours et d'ailleurs.
    C'est pourquoi, le collectif "Sauvons la Dhuis" re-demande avec force, l'abandon immédiat du projet de carrière de plâtre à ciel ouvert sur les emprises du fort de Vaujours.
    Le projet de Placoplâtre ne doit plus être un obstacle à l'établissement de la vérité sur la nature réelle des risques liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques, à la présence de métaux lourds et de munitions non explosées.
    Ainsi nous demandons aux préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne de publier, dans les plus brefs délais, des arrêtés préfectoraux interdisant :
    l'exploitation des sols et des sous-sols du site
    la destruction des bâtiments du fort de Vaujours
    toute occupation humaine du site hormis celle liée à la sécurisation des accès du site
    Ceci est un préalable indispensable pour que tous les moyens soient mis en œuvre, de façon indépendante, afin que toute la lumière soit faite sur les contaminations du fort de Vaujours.
    C'est aussi pour cela que nous demandons, en ce lieu, la levée du secret défense sur les activités du CEA auprès de l'État Français.
    Ce n'est que lorsque la vérité sera parfaitement établie et connue de tous, qu'un avenir pour le fort de Vaujours pourra être envisagé, ensemble.
    Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.
    Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr
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  • Hollande en robe de BURE...
    ... Mené en Batho

       L'enfouissement des déchets nucléaires à haute activité radioactive à BURE, vous connaissez ? Voir les articles précédents.

    L'actualité :
    http://www.lest-eclair.fr/article/a-la-une/dechets-nucleaires-la-ministre-delphine-batho-promet-reversibilite-et-transparence

    Les socialistes, qu'ils soient députés et deviennent chef d'état, sont des girouettes, vous le saviez ? En voilà un qui ne le dément pas.
    De là à penser qu'il se laisse mener en batho...
    Jugez plutôt.

    Gaulois. 

    Le Canard Enchaîné / Mercredi 13 Février 2013

     


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  • Bure / Le chantier d’un siècle pour les déchets radioactif

       Le nucléaire et tous ses aboutissants, si vous préférez, les bras immondes de cette pieuvre qu'est la secte nucléaire n'en finit pas de nous surprendre.

    Extraction de l'uranium - Construction, gestion, démentellement des centrales - Gestion des déchets, etc.. 

    Mais faut-il vraiment être surpris ? Les citoyens ont-ils conscience que depuis un peu plus de 60 ans, nous sommes entrés dans l'hiver nucléaire.....L'Holocauste qui vient ! 

    Le Collectif contre l'Enfouissement  des Déchets RAdioactifs communique ( L'article de la Tribune est accessible seulement aux abonnés )

    Gaulois.

    http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article509

      La Tribune / Pascale Braun       25.01.13

    POLÉMIQUE. L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs s’apprête à lancer dans le sud de la Meuse un chantier de quelque 35 milliards d’euros pour enfouir les déchets les plus dangereux de l’industrie nucléaire française. Le débat public qui s’ouvrira en mars s’annonce houleux…

    Contesté avant même son ouverture, le débat public sur le projet d’enfouissement de déchets hautement radioactifs dans le sud de la Meuse débutera au printemps prochain et s’annonce houleux. Implantée dans le laboratoire de Bure (Meuse), depuis quinze ans, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a eu tout loisir de présenter le stockage profond de ces déchets comme une réponse sûre et pérenne à la question abyssale des résidus ultimes de l’industrie nucléaire. L’agence estime même avoir démontré la capacité de confinement de la couche d’argile souterraine des alentours de Bure. Elle s’apprête à présenter aux habitants des campagnes meusienne et haut-marnaise le projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique) qui pourrait pousser dès 2015 sur l’une de ces collines verdoyantes et boisées, aux confins de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne.

    Depuis l’annonce du projet Cigéo à la fi n de 2011, ce petit territoire du sud meusien, pauvre et isolé, se trouve confronté à des chiffres vertigineux. Le chantier, initialement chiffré à 13 milliards d’euros, pourrait selon des estimations officieuses se monter à 35 milliards d’euros. Durant plus d’un siècle, des milliers d’ouvriers creuseraient 15000 mètres de galeries à 500 mètres de profondeur pour y enfouir 80000 tonnes de déchets ultimes de l’industrie nucléaire française.

    Pour l’heure, seule la Finlande s’est engagée dans la voie de l’enfouissement des déchets nucléaires. Les habitants d’Olkiluoto témoignent d’une confiance sans faille en l’opérateur TVO, qui engagera à l’horizon 2020 l’enfouissement de déchets à vie longue à 430 mètres de profondeur dans une épaisseur de granite. Les habitants de la Meuse et de la Haute-Marne sont loin de partager cette sérénité. Au cours des dix dernières années, ils ont d’abord entendu l’Andra marteler la promesse « un labo, mais rien d’autre», avant de voir se profiler la «poubelle nucléaire» que dénonçaient les détracteurs.

    UN DÉBAT CLOS AVANT D’AVOIR COMMENCÉ ?

    En 2006, un premier débat public sur l’enfouissement des déchets avait exprimé une claire opposition, avant qu’à la veille des vacances parlementaires une loi votée par 19 députés seulement n’entérine le principe du stockage souterrain. Prévu sur une durée de quatre mois à compter de mars prochain, le débat sur Cigéo doit permettre aux habitants de la Meuse, de la Haute-Marne et des grandes villes limitrophes de s’informer et de s’exprimer librement. «Les débats publics ne sont pas des référendums, mais ils ont parfois débouché sur des décisions inattendues», souligne Claude Bernet, ancien fonctionnaire de la délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar) qui préside la commission particulière du débat public (CPDP).

    Présentée comme l’unique option possible pour décharger les générations futures du fardeau des déchets nucléaires, la création d’une décharge souterraine dans la Meuse paraît de plus en plus inéluctable. Venus au début des années 2000 investiguer la capacité de confinement de la couche d’argilite callovooxfordienne constituée voici 150 millions d’années, les chercheurs de l’Andra ont conclu cinq ans plus tard à la faisabilité et à la sûreté de l’enfouissement. En 2009, l’agence a déterminé une zone d’intérêt pour une recherche approfondie (Zira) d’une trentaine de kilomètres carrés entre les villages de Bure, Ribeaucourt et Bonnet.

    Dès janvier 2012, elle a attribué au groupement Gaiya, constitué de Technip et d’Ingérop, les premiers contrats de maîtrise d’oeuvre du projet Cigéo pour un montant de 61 millions d’euros sur six ans. Bien avancées, les esquisses des deux bureaux d’études prévoient d’enfouir quelque 60000 colis de déchets à haute activité-vie longue (HA-VL), issus du coeur des réacteurs nucléaires, et des déchets à moyenne activité-vie longue (MAVL) qui se sont trouvés en contact avec le coeur du réacteur.

    Pressée par ses clients producteurs de déchets – EDF, le CEA et Areva – l’Andra compte déposer sa demande d’autorisation en 2015 et prévoit pour 2018 l’adoption d’une loi qui fixerait les conditions de réversibilité du stockage. Le chantier de creusement débuterait un an plus tard pour réception des premiers colis radioactifs en 2025. S’ouvrirait alors un siècle d’exploitation durant lequel l’Andra s’engagerait simultanément dans le creusement des galeries et dans les travaux de conditionnement, de manutention et d’enfouissement des colis radioactifs.

    Durant cette phase dite réversible, les déchets pourraient en théorie être récupérés si une autre solution voyait le jour. «La notion de réversibilité doit rester réaliste sur le plan industriel. Plus les travaux d’enfouissement avanceront, plus il sera difficile de récupérer les colis. Cigéo est fait pour être fermé. La gouvernance du planning de la fermeture se fera dans la transparence», assure le directeur des programmes de l’Andra, Thibaud Labalette.

    UNE MANNE FINANCÉE PAR EDF, LE CEA ET AREVA

    Pour l’heure, le projet reste pourtant bien flou. À la veille du débat public, l’Andra se refuse toujours à dévoiler la localisation précise de son futur centre d’enfouissement. Priés d’exprimer leur avis, les habitants de la Meuse et de la Haute-Marne n’ont pas connaissance du mode de transport choisi pour acheminer les déchets – en train ou en camions– depuis leur site d’entreposage actuel à La Hague (Manche), Marcoule (Gard) et Cadarache (Bouches-du-Rhône). La préfecture de la Meuse rendra prochainement public un schéma inter départemental de projet pour préfigurer les répercussions de Cigéo sur le logement, les infrastructures et les écoles. Ce territoire rural qui a aujourd’hui une densité de huit habitants au kilomètre carré verrait arriver jusqu’à 2000 travailleurs durant un siècle de chantier, puis un millier d’emplois pérennes. La perspective a de quoi séduire des départements fortement touchés par le chômage et… déjà tributaires de l’économie nucléaire.

    Car la Meuse et la Haute-Marne bénéficient, depuis l’implantation du laboratoire de Bure, de fonds d’accompagnement passés au cours de la dernière décennie de 10 millions à 20 millions, puis à 30 millions d’euros par département et par an. Financée par les producteurs de déchets, la manne du groupement d’intérêt public a permis de rénover les routes et les collèges et de multiplier les petits équipements communaux – et, de l’aveu même de certains élus, d’acheter les consciences. Toujours exsangues, la Meuse et la Haute-Marne se sont disputé âprement l’an dernier les retombées fiscales d’un éventuel enfouissement. L’accord acté en février 2012 par Éric Besson, alors ministre de l’Industrie, a entériné un partage à 60%-40% en faveur de la Meuse et la création d’une zone interdépartementale. Pour rassurer la Haute-Marne, l’Andra a validé le principe d’une descenderie de 5 kilomètres en pente douce qui relierait le site de stockage meusien à des installations de surface haut-marnaises.

    Selon le scénario de l’Andra, le centre de stockage se remplirait progressivement jusqu’à sa fermeture en 2130 au terme d’une loi autorisant le scellement irréversible. Les conditionnements en verre, les conteneurs en acier et les sarcophages en béton confine-raient la radioactivité des déchets durant plusieurs siècles avant que la roche ne prenne le relais. L’épaisseur de la couche freinerait alors la migration des radionucléides durant une centaine de millénaires, ne laissant s’échapper en bout de course que de rares éléments sans impact sur l’environnement.

    Les craintes d’aujourd’hui ne vont pas jusqu’à cet horizon inconcevable, mais se cristallisent autour des prochaines décennies. Organisée en septembre dernier à l’initiative du Comité local d’information et de suivi (Clis), une première réunion publique a mis en exergue des risques qui débuteraient dès l’arrivée du premier colis. S’appuyant sur la documentation de l’Andra, le chercheur indépendant Bertrand Thuillier a pointé des risques de combustion et d’explosion liés aux gaz bitumineux et à l’hydrogène émis par les colis. En cas d’incendie, les structures porteuses s’effondreraient en moins de deux heures, détruisant par là même la fonction de confinement de l’installation.

    L’hypothèse, émise par les chercheurs de l’Andra elle-même en 2005, était passée inaperçue. Ni les élus, ni les riverains n’avaient été alertés et l’information est apparue comme une découverte explosive. Le directeur de la maîtrise des risques à l’Andra n’a pu garantir le risque zéro. « Chaque fois qu’une nouvelle interrogation surgit, l’Andra répond qu’elle n’a pas encore la réponse, mais qu’elle la trouvera à l’avenir. Maître d’ouvrage à la fois de la recherche et du projet industriel, elle répond à la commande de financeurs pressés d’aboutir. La casquette de l’industriel l’emporte sur celle du chercheur», estime Benoît Jaquet, directeur du Clis.

    Les décennies écoulées témoignent d’une recherche écourtée par un timing législatif serré. Ainsi, en 1991, la loi Bataille prévoyait la création de plusieurs laboratoires pour comparer les capacités respectives de l’argile dans la Meuse ou dans le Gard et celle du granite, dans la Vienne. Confrontée à des controverses scientifiques et à de fortes oppositions locales, l’Andra s’est rabattue sur l’argile meusien, ôtant au laboratoire de Bure tout caractère comparatif. Centrées sur les capacités de confinement du callovo oxfordien, les recherches ont été freinées en 2002 par un accident mortel qui a bloqué le chantier de creusement durant un an. En 2005, l’Andra est néanmoins parvenue à remettre dans les délais son rapport de synthèse au gouvernement.

    La loi de juin2006 fut précédée d’un débat public sur la gestion des déchets radioactifs. Présidée par George Mercadal, aujourd’hui membre du comité de pilotage du débat national sur la transition énergétique, la concertation a d’abord séduit l’ensemble des participants avant de les décevoir amèrement. «Les propositions du président, qui souhaitait organiser un débat national autour d’un film, n’ont pas été retenues. Alors que les débats concluaient à la nécessité de garder accessibles des déchets qui font peur, la loi a retenu exactement le contraire. Toute la population s’est sentie bafouée», prévient Michel Marie, porte-parole du collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs (Cedra). Alors que certaines associations envisagent de faire acte de présence au cours des réunions publiques pour dénoncer le projet, d’autres rejettent carrément le débat. D’autant qu’il y aura concomitance avec celui sur la transition énergétique, ce qui attise une nouvelle polémique.

    « Les deux questions n’ont pas grand rapport. Le débat sur la transition énergétique porte sur l’avenir tandis que l’enfouissement répond à une question du présent», estimait Claude Bernet lors de la présentation à la presse des travaux préparatoires au débat en décembre dernier. Pourtant, ouvertes par le débat public national, les questions du coût et du financement de la transition énergétique, du mix énergétique prévu en 2025 ou encore des choix en matière d’énergie renouvelables paraissent clairement connectées au projet d’enfouissement. Mi-décembre, 44 associations écologistes et environnementales lorraines ont demandé à la présidence de la République le report du débat sur l’enfouissement des déchets après celui sur la transition énergétique. La requête, que la commission nationale du débat public a jugée bien argumentée, risque d’achopper sur l’échéancier législatif. La loi de 28 juin 2006 ne laisse aujourd’hui plus que cinq ans pour confirmer l’option d’un enfouissement irréversible.

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    CIGÉO. Prévu pour une mise en service en 2025, le Centre industriel de stockage géologique accueillerait, durant plus d’un siècle, 2000 ouvriers qui creuseraient 15000 mètres de galeries à 500 mètres de profondeur pour y enfouir 80000 tonnes de déchets. Un débat public sur le projet, destiné aux habitants de la Meuse, de la Haute-Marne et des grandes villes limitrophes, débutera en mars 2013.

    LES DÉCHETS EN ATTENTE. Les déchets dits de haute activité et de moyenne activité à vie longue (HA-VL et MA-VL) proviennent principalement du secteur de l’industrie électronucléaire, ainsi que des activités liées à la force de dissuasion et à la propulsion navale nucléaire. Aujourd’hui, 60% des déchets MA-VL et 30% des déchets HA-VL destinés à être enfouis à Bure sont déjà produits.


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  • Politique et déchets nucléaires

    Je pouvais inverser ce titre. Je pouvais aussi passer cette information dans une rubrique " Spéciale présidentielle ". Ce qui est certain, c'est le j'menfoutisme caractérisé des candidats face au nucléaire. Candidats de droite comme de gauche, ainsi que leurs collaborateurs pro-nucléaires qui sont en diverses occasions les premiers à dénoncer les problèmes liés à la gestion des déchets nucléaires.

    Ils sont d'abord et avant tout bien trop occupés à soigner leur égo en vue de la présidentielle. Qui doute encore de leurs motivations écologiques, pour la majorité d'entre eux ?

    Pauvre France, où vas-tu ...

    Gaulois.

     

    Fédération Grand-Est STOP déchets nucléaires

    BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex – France

    Tel : 03 25 04 91 41 / 06 66 959 777

    www.villesurterre.com - www.burestop.eu - www.stopbure.com 

     Communiqué/ Présidentielle : VOTER pour qui ?

    Note INFO

    Mercredi 18 Avril

    Présidentielle

    VOTER pour qui ?

    Pour qui vous voulez, bien sûr ! Il a néanmoins semblé intéressant à la « Fédération Grand-Est STOP déchets nucléaires » et aux associations qui la composent d’apporter un éclairage concret à nos concitoyens. Que le pays soit fort, qu’il y ait changement et changement de pouvoir, liberté, valeur de la vie… autant de slogans de campagne qui font écho à un sujet lourd que traîne notre pays : l’escamotage des déchets du nucléaire par leur enfouissement profond à BURE (Lorraine/Champagne-Ardenne). BURE, voilà bien un projet qui cristallise l’essentiel des préoccupations actuelles et à venir : politique énergétique (l’énergie étant à la base de toute entreprise), gestion des décisions (démocratie), économique (développement sain) , éthique (ne pas nuire aux populations, ni aux générations qui nous succèderont)… BURE, indicateur par excellence de la politique qui sera menée par l’élu ou l’élue , la Fédération Grand-Est STOP déchets nucléaires interpellait voici quelques semaines les différents candidats républicains. A quelques jours du choix électoral, bilan.

    Les candidats clairvoyants

     Philippe POUTOU (NPA)

    Le seul candidat qui ait répondu à l’invitation de se déplacer à Bure et qui, par cette démarche, a entendu de multiples témoignages sur ce qui est vécu dans la région depuis de longues années. Le candidat a été on ne peut plus clair : « Non à l’enfouissement…soutien à la résistance… nous devons lutter contre la résignation et donner de l’espoir à la population… Bure en est l’exemple » 

    En complément, le NPA vient d’adresser à la Fédération un clip video décrivant ses préconisations pour, entre autres, réduire et arrêter la production de déchets (radioactifs), ingérables : http://www.npa2009.org/npa-tv/936/all/31946  

     Eva JOLY (EELV)

    La candidate a adressé un courrier argumenté à la Fédération. Morceaux choisis : « Je suis bien entendu, comme le mouvement EELV, opposée à l'enfouissement en profondeur des déchets radioactifs pour de nombreuses raisons tant techniques qu'environnementales mais avant tout éthiques et morales… le combat que vous menez est courageux dans une région en mal de perspective économiques… il nous appartiendra d'accompagner les territoires concernées dans l'élaboration d'alternatives également économiques et sociales, de véritables projets de territoire »

    Les candidats du « rien vu, rien entendu, rien à dire »

    par ordre alphabétique

     Nathalie ARTAUD (LO), François BAYROU (MODEM), Jacques CHEMINADE, Nicolas DUPONT-AIGNAN (DLR)

    Malgré courrier postal et deux messages internet, aucun écho de ces candidats-es. Adorateurs béats de l’atome pour certains d’entre eux, ceci explique peut-être cela.

     Jean-Luc Mélenchon (FdG) 

    La Fédération a reçu un courrier annonçant « une réponse dans les meilleurs délais »… qui n’est jamais parvenue, malgré là aussi messages internet de rappel. Ajoutons néanmoins que le Front de Gauche dans la région de Bure s’oppose, activement, au projet d’enfouissement des poisons nucléaires.

    Le candidat hors sujet

     François HOLLANDE (PS) 

    Long, long courrier adressé à la Fédération… mais pas une fois le mot BURE n’est cité, ni « déchets nucléaires » ! Un long explicatif, de long en large, sur la (tiède) politique énergétique qui serait menée, mais rien de rien sur le sujet de l’interpellation : BURE et les déchets du nucléaire ! Curieux procédé, qui pose question(s).

     Le candidat le plus désopilant

    Nicolas SARKOZY (UMP)

    Le candidat a fait adresser un courrier de quelques mots : « Sensible à votre démarche, Nicolas SARKOZY m'a chargée d'intervenir auprès de Madame Colette DESPREZ, Préfet de la Meuse, en la priant de faire étudier votre situation avec bienveillance et de vous tenir directement informé des suites qui pourraient être réservées à cette démarche. » Si toutes les affaires de la France ont été gérées de cette manière, on comprend certaines choses.

    A NOTER :

    -       Les différents courriers reçus sont à disposition sur simple demande

    -       De manière plus large, le Réseau sortir du nucléaire et Greenpeace ont analysé les candidats à travers le prisme « nucléaire » > http://groupes.sortirdunucleaire.org/Candidats-et-nucleaire  et http://greenpeace.fr/2012/


     


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  • Bombe à retardement et menace économique

    Cet article fait suite aux deux précédents.

    Communiqué du CEDRA

    Membre co-fondateur de 'Bure-Stop'
    Membre co-fondateur de la 'Fédération Grand-Est STOP Déchets Nucléaires'
    Membre du ‘Réseau sortir du nucléaire’
    Membre de la CRIIRAD
    BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex - FRANCE
    Téléphone-répondeur-fax : (33) 03 25 04 91 41 /  06 66 959 777
    cedra.org@orange.fr / www.burestop.eu - www.villesurterre.com - www.stopbure.com - facebook

    -----------------------

    Communiqué

                                                                                         -----------------------

                                                                                               Nucléaire

    BURE : bombe à retardement et menace économique

    La semaine dernière, le CEDRA diffusait le second volet d’un triptyque éclairant sur le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à BURE (Champagne-Ardenne/Lorraine). La livraison de ce jour, en fichier joint, se penche sur ce qui peut nous toucher très rapidement, les « Aspects économiques », en étudiant les coûts direct, potentiel, environnemental ou d’image.

    Arrivés au terme de cette diffusion, deux éléments essentiels s’imposent de l’étude fouillée menée par Bertrand Thuillier, ingénieur et Docteur ès Sciences (1) :

    La démesure du projet enclenché à Bure, tant sous terre que sur une vaste région ; bien au-delà de toute imagination et ceci pour escamoter des déchets nucléaires représentant 4% de la masse totale (2). A la lumière du document de B.Thuillier, on se rappellera les catastrophes de StocaMine (Alsace) et de Asse (Allemagne), deux poubelles souterraines qui ont ridiculisé les promesses de sûreté. Or là, avec le projet de BURE, on est dans un gabarit bien différent, dans du gigantisme…

    La menace économique qui prend forme sur un très vaste secteur, contredisant magistralement les dires des Medef (3) et Cccit (4) de Haute-Marne. Ceux-ci, dans une page complète d’un quotidien local, viennent de s’adresser aux riverains en déroulant le tapis rouge au projet de l’Andra…. sans jamais oser dire qu’il s’agit de déchets nucléaires, et sans jamais expliquer que les pseudo-avantages dissimulent un coup de poignard économique. Le document joint, inédit, a le mérite de mettre dans la balance les éléments habituellement tus.


    Le CEDRA se fait l’interprète de milliers de personnes pour saluer le travail conséquent de B.Thuillier et le remercier de ses avertissements propres à « prévenir plutôt que guérir ».

    Enfouir les déchets radioactifs, n’est pas la solution mais c’est se priver d’une VRAIE solution

    Notes :

    (1)   Cette étude est basée sur 4000 pages de volumineux dossiers, peu connus, de l’ANDRA (Agence pour la     gestion des déchets radioactifs), promoteur du méga projet de Bure

    (2)   http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-dechets-radioactifs/les-volumes-de-dechets-11.html

    (3)   Medef : mouvement des entreprises de France

    (4)   Ccit : chambre de commerce et d’industrie territoriale 

    RAPPEL documents précédents

    Volet 1 :

    « Les nuisances » : rejets gazeux, transports, emprise

    http://www.villesurterre.com/images/stories/bure_thuillier_volet1_nuisances_120110.pdf

    Volet 2 :

    « La sécurité » : risques pour le personnel, risques d’explosion, risques d’incendie
    http://www.villesurterre.com/images/stories/bure_thuillier_volet2_securite_120110.pdf
    _________________________

    Déchets du nucléaire : stop ou encore ? D’où que vous soyez, soutenez le CEDRA > http://raseru.free.fr/cedra/cedra15.html 

    Ø  concrètement > http://raseru.free.fr/cedra/CEDRAposte%20animateurformulaire.pdf


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  • 2 240 piscines, exactement…

    Cet articles fait suite à celui posté le 9 janvier dans cette rubrique ( voir ci-dessous )

    Les chiffres annoncés donnent le vertige. La région de BURE devient, à terme, un véritable gruyère ... Radioactif.

    Hervé Kempf, du " Monde " a en effet apporté quelques précisions fournies par l'ANDRA.

    C'est une note précisant nettement les choses.

    Gaulois.

    (ajout du 12 janvier 2012)

    Des lecteurs ont remarqué un certain vague, un chiffrage un peu flottant, en ce qui concerne le nombre de piscines cité dans la chronique. Et il est vrai que j'ai nagé trop vite dans les chiffres. Il fallait plonger plus avant dans les documents. Ce que j'ai fait, en ré-interrogeant l'Andra.
    Celle-ci me précise le 10 janvier que Cigéo est prévu pour pouvoir stocker 70 000 m3 de déchets MA-VL (moyenne activité et vie longue) et 10 000 m3 de déchets HA (haute activité et vie longue). Ces volumes concernent les "colis primaires", préparés par Areva et contenant les déchets proprement dits.
    Mais l'Andra prévoit de reconditionner ces "colis primaires" dans des "colis de stockage" tels que "le volume des colis de stockage rapporté au volume des colis primaires représente de l'ordre d'un facteur 3 pour les déchets HA et de l'ordre d'un facteur 4 pour les déchets MA-VL". Ainsi, il faudra stocker un volume d'environ 280 000 m3 de colis de déchets MA-VL, et 30 000 m3 de colis de déchets HA, soit au total 310 000 m3.
    Si l'on considère qu'une piscine olympique mesure 50 m sur 25 m sur 2,5 m de profondeur moyenne, soit 3 125 m3, il faut donc compter 99 piscines. Mais l'installation comptera de nombreuses galeries d'accès et de circulation, nécessaires pour acheminer les colis et les engins nécessaires pendant la durée d'exploitation du site. En fait, l'Andra annonce qu'il faudra excaver 7 millions de m3, soit 2 240 piscines olympiques.
    Quant aux combustibles Mox, au cas où ils ne seraient pas retraités – ce qui est fort probable –, il faudrait alors les stocker directement dans l'installation, ce qui impliquerait de creuser et d'aménager un volume supplémentaire important de galeries. C'est ce qu'indique le schéma p. 289 du dossier Argile 2005, où S1a représente le projet tel qu'il est présenté aujourd'hui (et qui suppose que tous les combustibles, y compris les Mox, sont retraités) et S1b représente le projet dans lequel les combustibles Mox seraient stockés directement (les scénarios S1a et S1b sont définis dans Argile 2005-Synthèse, p. 44). Par comparaison avec l'image de la p. 287 du document, cela signifie qu'il faudrait excaver de l'ordre de 4 millions de m3 supplémentaires (ou 1 280 piscines olympiques) et étendre la surface de la zone souterraine de quelque 8 km2. Le coût, lui aussi, augmenterait de près de moitié.


    Article paru dans l'édition du 08.01.12
    (ajout du 12 janvier 2012)


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  •  

    Gaia dans la piscine

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'article de Hervé Kempf reflète une triste réalité. L'entêtement de la secte pro-nucléaire dans sa folie.

    D'un bout à l'autre de la filière nucléaire, il n'est question ici que de la gestion des déchets radioactifs générés par les 58 réacteurs français, exception faite du mox, que AREVA n'est pas en mesure de traiter.

    Les dangers du stockage en profondeur tel qu'il est prévu à Bure s'ajoutent à ceux des accidents possibles des réacteurs, contrairement aux affirmations plus qu'hasardeuses et inconscientes des pro-nucléaires. Si le stockage devient effectif à Bure à quelque 500 mètres de profondeur, il est quasi certain que, dans quelques générations, les habitants du bassin Parisien boiront de l'eau « Pétillante et tonifiante ! ». Si les décideurs d'aujourd'hui ne le disent pas, ils savent bien qu'ils ne seront plus les responsables de demain !

    Les chiffres annoncés et incertains allant jusqu'à 25 milliards d'euros s'ajoutent eux aussi aux nombreux déficits de la filière nucléaire. Comme par exemple, pour ne citer que celui-là, l'EPR en construction en Finlande, ainsi que celui de Flamanville et qui à eux deux totalisent un surcoût de plus de 6 milliards d'euros à ce jour. Faut-il le préciser, ces deux réacteurs considérés comme des tête de pont de la 3ème génération vont-ils fonctionner un jour et si oui, à quel prix ?

    Mais soyons optimistes, un débat public aura lieu en 2013. Débat bidon, comme toujours puisque la décision est prise et le contrat signé. « Il ne faut jamais mettre la charrue avant les bœufs ! » Allez-donc dire ça aux nucléocrates.

    Les français vont supporter encore longtemps cette folle dictature nucléaire ? A moins que ce soit du masochisme généralisé.

    Gaulois.

    Chronique | LEMONDE | 07.01.12 | 13h57

    par par Hervé Kempf

    On imagine les intenses cogitations des communicants chargés de trouver le nom. Au bout de nombreuses et épuisantes réunions... "GAIA ! - Ah oui, c'est chouette, le nom grec de la déesse Terre. - Et puis, ça sonne vraiment écolo. - Impeccable. Adopté ! - Euh... justement, ça fait un peu trop écolo, non ? Les Khmers verts vont nous tomber dessus. - Oui, mais ça sonne bien. - Hum... et si on rajoutait une lettre ? Par exemple, un Y, ça s'écrit Gaiya, c'est pas Gaia, mais ça se prononce pareil. - Ouah, top cool ! GAIYA is born !"

    Ainsi donc, les sociétés d'ingénierie Technip et Ingérop ont créé le groupement Gaiya. Qui s'est vu accorder le 4 janvier un contrat par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) afin de concevoir le Cigéo : cette autre trouvaille marketing signifie Centre industriel de stockage géologique. Il s'agit d'un site d'enfouissement pour plusieurs dizaines de milliers d'années des déchets nucléaires.

    Naguère, d'autres communicants avaient trouvé une formule pour minimiser le volume de ceux-ci. Selon Anne Lauvergeon, qui ne reculait devant aucune plaisanterie, les déchets produits par 58 réacteurs pendant quarante ans tiendraient dans "une piscine olympique".

    En fait, le Cigéo est censé couvrir 300 ha en surface, et plus de 1 500 ha en souterrain pour enfouir 100 000 m3 de déchets - soit le volume de près de 400 piscines olympiques. A prévoir aussi : des millions de mètres cubes de béton, une consommation d'eau de 500 m3 par jour, et... des rejets dans l'atmosphère de gaz radioactifs (tritium, carbone 14 et krypton 85).

    Un détail amusant, qui colle si bien avec l'esprit de "notre démocratie", le contrat de Cigéo est conclu alors qu'un débat public doit avoir lieu en 2013 pour en discuter. Mais bon... on ne va pas prendre au sérieux l'avis des gens, quand même ! D'ailleurs, le lieu est lui aussi fixé, ce sera autour de Bure, en Lorraine, où l'Andra a déjà acheté plus de 600 hectares. Autre détail amusant : on ne sait pas combien cela coûtera. En 2005, on annonçait 15 milliards d'euros. Fin 2010, la directrice de l'Andra parlait de 25 milliards d'euros.

    Ah, encore un détail pour rire, car on rit, n'est-ce pas : cette magnifique installation n'accueillera pas tous les déchets nucléaires, car il y a plein de combustibles usés du type mox qu'Areva ne retraite pas, cela coûte trop cher. Ils sont très chauds et très radioactifs. Il faudra les stocker à part. Dans une piscine ? On pourrait l'appeler Hadès. ( le « maître des Enfers ». )

     

     

     


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  • communiqué de la fédération du grand-Est stop déchets nucléaires. 


    Si un jour ce laboratoire / stockage de Bure entre en activité.  les Habitants du bassin parisien risquent fort de boire demain de l'eau gazeuse ...Très gazeuse, pardon, je voulais dire radioactive. Mais d'aucuns vous rétorqueront que ce n'est de toute façon pas pour demain. Ah bon ! Mais nos enfants, ou nos petits enfants, ou leurs enfants ? Et bien ils feront comme nous, ils se démerderont !!! ( Souvent entendu, lors de conférences ou de manifs... ).Faut-il les blâmer, certes non, mais au moins les informer. Les consciences peuvent toujours évoluer.

    Gaulois.

    Fédération Grand-Est STOP déchets nucléaires

    BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex – France

    Tel : 03 25 04 91 41 / 06 66 959 777

    www.villesurterre.com - www.burestop.eu - www.stopbure.com

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    Communiqué

    Mardi 8 Novembre

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    Nucléaire

    Bure : le doute s'installe

    Un voyage de presse, organisé à Bure (1) par le Comité local d’information et de suivi (Clis), a permis au scientifique Arjun Makhijani de présenter et expliquer l’expertise menée par l’Institut for energy and environmental research (Ieer) dont il est le pilote (2). L’étude critique portant sur le projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure (3), clé de voûte et talon d’Achille de la filière nucléaire hexagonale, les échanges ont débouché sur des informations et des réflexions largement surprenantes.

    « Qu’on ne nous fasse pas avaler des couleuvres » : après la visite en matinée du laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), Jean-Louis Canova, président du Clis, donnait le ton l’après-midi. Face aux journalistes, à quelques membres du Clis et à A.Makhijani, il signifiait par là le but de la procédure. Lorsqu'elle a été diffusée, l’expertise du dossier de l’Andra par l’Institut avait jeté un froid : si l’Agence réalise un travail de qualité, ce qu’elle en tire comme conclusions pour la sûreté d’un stockage souterrain est « largement optimiste ». Dit autrement : instrumentalisé pour convaincre que l'enfouissement sera sûr. Un fameux pavé dans la mare des organismes officiels normalement chargés de contrôler l’Andra (Irsn, Asn, Opecst, Cne…) (4) !

    Depuis la remise du rapport de l’Ieer, l’Andra a pu l’analyser et y apporter des réponses. Ont-elles satisfait l’Ieer ? Sur certains points, oui, mais sur les plus importants, non : caractéristiques spécifiques des eaux souterraines, diffusion de la radioactivité, endommagement dus aux creusements, calculs de sûreté dont les paramètres sont étudiés un à un et non tous ensemble, sélection des données sans simulation réaliste, etc.  

    Pour l’Ieer il y a plus grave encore. Les études nécessaires à la validation, ou non, d’un stockage souterrain sont colossales et il reste beaucoup à faire à Bure. Or, si le laboratoire a fourni des données (à l’issue de longues années), forcément il n’en n’est pas de même pour la (gigantesque) zone ciblée pour l’enfouissement puisqu’il est dit que celle-ci ne serait pas à l’emplacement du laboratoire, et qu'elle a donc à peine commencé à livrer ses caractéristiques. D’où la question majeure : comment le parlement pourrait-il sérieusement décider par une loi en 2015-2016 l’enfouissement, ou les conditions de réversibilité, de déchets radioactifs à Bure ? Et que penser dans ces conditions d’un « débat public » annoncé pour 2013 ? L’Ieer le martèle : les échéances ne sont pas tenables du tout.

    L’étude de l’Ieer aura permis de faire ouvrir les yeux, synthétisé magistralement par le président du Clis devant les journalistes : « on nous fait accepter un projet à pas de charge !» D’où une multiplication de démarches engagées par le Clis : médiatisation de l’expertise menée par l’Ieer, saisie des divers organismes de contrôle, convaincre le législateur, porter la question de Bure et de l’enfouissement dans le débat pré-électoral

    La dernière intervention d’un journaliste allait mener à l’essentiel. Interrogeant A.Makhijani sur ce qui aurait sa préférence en terme de gestion de ces déchets, il se voyait répondre  qu’ « il n’y a pas de bonnes solutions parmi toutes les pistes étudiées et la moins pire semble l’enfouissement ». Seulement voilà, la moins pire peut-elle vraiment être acceptable ? Deux membres du Clis faisaient remarquer que si l’enfouissement semble résoudre momentanément le problème posé par ce genre de poisons, il n’en reste pas moins que tous les risques potentiels de contaminations se trouvent reportés sur les générations qui nous suivront et que ça c’est éthiquement insupportable ». Lourd silence. Doute palpable. Et les dernières informations en provenance de Bure, qui laissent apparaître un projet « monstrueux », ne peuvent que renforcer le doute (cf communiqué du 2.11.2011)

    Déchets nucléaires : ne pas enfouir, ne plus en produire

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    Notes

    (1)   Médias présents : le Figaro, Ouest France, l'Est Républicain, Voix de la Haute-Marne, l’Abeille, TV ZDF (Allemagne)

    (2)   http://www.ieer.org/

    (3)   Sous l’égide de l’IEER, étude menée par une équipe internationale de sept spécialistes et pour un coût de 130 000 euros > http://www.clis-bure.com/

    (4)   IRSN : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire / ASN : Autorité de sûreté nucléaire / OPECST : Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques / CNE : Commission nationale d’évaluation


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    Membre co-fondateur de 'Bure-Stop'

    Membre co- fondateur de la 'Fédération Grand-Est STOP Déchets Nucléaires' 

    Membre du ‘Réseau sortir du nucléaire’

    Membre de la CRIIRAD

    BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex - FRANCE

    Téléphone-répondeur-fax : (33) 03 25 04 91 41 /  06 66 959 777

    cedra.org@orange.fr / www.burestop.eu - www.villesurterre.com - www.stopbure.com - facebook  

     

    "Comme dans un linceul de bure"

    Armand GAUTRON

      

    Il en a pourtant mené des enquêtes, Antoine, dans sa carrière !

    Là, il n’est guère emballé : un ramassage de lait qui ne se fait plus dans un village du fin fond campagnard. Quel intérêt ?

    Même si ça se passe à BURE, dans la Meuse, il ne se sent pas d’atomes crochus avec ce qui fait la notoriété -ô combien négative- du secteur.

    Mais le moins qu’on puisse dire c’est que l’histoire va s’emballer et entraîner le lecteur dans un maelstrom éperdu.

    Lanceurs d’alerte en sentinelles, paysans à amadouer, pollution à découvrir, taupes à débusquer, mort à esquiver…

    Après bien des missions en Champagne-Ardenne, Antoine ne va être déçu de ses premiers pas en terre lorraine.

     

    Ø  http://www.dailymotion.com/ag-creations#videoId=xlsqof

     

    AG Editions / Roman / 166 pages / 15 euros

    Tout frais sorti des presses et disponible dans toutes les bonnes librairies

    ou par correspondance auprès du CEDRA > 17 euros (frais inclus)

     

    Pour en savoir plus sur l’auteur : www.ag-creations.com

    Après une dizaine d’années à publier une vingtaine de titres,

    Armand Gautron se lance dans la réalisation de films retraçant les enquêtes d’Antoine Landrini > les teasers sont à voir sur www.dailymotion.com/ag-creations  

     

     

     

     


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    Nucléaire - Déchets

    Parmis les problématiques de l'énergie nucléaire, celle des déchets n'est pas des moindre. Comme tout ce qui concerne le nucléaire en général, que ce soit civil ou militaire, rien n'est décidé démocratiquement. Les consultations populaires, les manifestations, les pétitions, les alertes de scientifiques indépendants restent lettres mortes. Et qu’importe si on n’a pas encore trouvé de solution pour gérer les déchets engendrés en énormes quantités par les centrales nucléaires.

    La gestion des déchets nucléaires ne fait pas exception à ce que l'on peut appeler la pieuvre de la nucléocrature.

    Nos enfants, ainsi que leurs enfants, auront, en plus des conséquences des catastrophes, à gérer celles des déchets nucléaires dans les décennies et les siècles à venir ! Selon la formule consacrée par quelques inconscients : " Nos enfants ? Ils feront comme nous, ils se démerderont ! " 

    Gaulois

    BURE, un projet insensé d’enfouissement nucléaire

    Bure, c’est quoi, c’est où ?

    BURE-en-Barrois se situe aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne

    Ce projet de gigantesque POUBELLE SOUTERRAINE ATOMIQUE est en projet depuis 1994, conséquence de la loi de 1991 relative à la gestion des déchets nucléaires qui a fait des recherches sur 3 sites en France. La loi de juin 2006 a tout concentré sur BURE, site argileux. Bure et sa région sont actuellement prospectés pour creuser un site d’enfouissement à 500m sous terre.

    Le projet : enfouir les déchets Hautement et Moyennement radioactifs à Vie Longue (H-MAVL). Aucun pays au monde n’a de solution pour les gérer, ils sont ingérables vu que l’on ne sait pas réduire et neutraliser leur radioactivité. Enfouir consiste à confiner leur radioactivité le plus longtemps possible, car un jour (mais quand ?) les conteneurs se dégraderont. Ces déchets sont contaminants et dangereux pour des milliers d’années.

    BURE en 2008 : l’Andra prospecte actuellement dans une zone de 200km2 autour de BURE pour n’en retenir que 30 en 2009, puis 250ha fin 2013. Objectif : enfouir en 2020/25. Ce qui n’est donc pas fait. Près de 50 000 électeurs meusiens et haut-marnais ont signé une pétition demandant un référendum sur la question à leurs conseils généraux. Toujours pas de réponse. Nous continuons à dénoncer ce projet anti-démocratique et lourd de conséquences pour nos descendants si nous laissons faire.

    http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article130

    Déchets radioactifs : le calendrier du projet Cigéo de Bure

    2 juillet 2011

    BURE (Meuse) - Voici le calendrier prévisionnel du projet de centre industriel de stockage géologique (Cigéo) envisagé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Bure, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne :

    2012 : remise du dossier de présentation du projet de centre de stockage réversible profond de déchets nucléaires de haute et moyenne activité (radioactive) à vie longue à la Commission nationale du débat public. Présentations des bases scientifiques et techniques de la future demande d’autorisation de création (DAC).

    2013 : tenue d’un débat public national visant à éclairer les décisions relatives au projet et, en particulier, la loi devant être votée par le Parlement sur les conditions de la réversibilité du stockage. Cette réversibilité doit être comprise comme une possibilité donnée aux générations futures (on parle d’un siècle, ndlr) de mettre en œuvre pour ce stockage des solutions techniques non encore imaginées mais aussi, comme l’explique l’Andra, de pouvoir récupérer sur site un colis nucléaire défaillant.

    2013 : choix du site d’implantation du centre de stockage.

    2014 : remise de la DAC qui suivra alors un long cheminement administratif, passant notamment par le gouvernement et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

    2015 : instruction technique et scientifique de la DAC.

    2016 : examen du projet de loi fixant les conditions de réversibilité applicable au stockage profond. Enquête publique sur le projet.

    2017 : début de la construction du centre de stockage (sous réserve de son autorisation de création).

    2025 : mise en exploitation du centre.

    (©AFP / 01 juillet 2011 13h05)

     

    Schéma de principe d’une architecture de stockage (tiré du numéro 2 de « La lettre du Clis »
    (comité local d’information et de suivi) qui s’emploie, lui aussi, à rassurer tout le monde.

    Bure a été choisi en 1991 pour l’implantation d’un laboratoire de stockage de déchets nucléaires géré par l’ Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Ce laboratoire a vu le jour suite à la loi Bataille du 30 décembre 1991 relative aux recherches sur la gestion des déchets radioactifs. Son article V évoque « les laboratoires souterrains destinés à étudier les formations géologiques profondes où seraient susceptibles d’être stockés ou entreposés les déchets radioactifs à haute activité et à vie longue ». La loi est claire et le terme de « laboratoire » semble aller dans ce sens : en 1991, le but de Bure est de déterminer si le stockage de déchets nucléaires peut se faire en sous-sol. Pourtant, presque 15 ans plus tard, et malgré beaucoup de doutes scientifiques concernant la faisabilité d’un tel projet, il semble évident que Bure était, dés le départ, bien plus qu’un laboratoire. Les recherches scientifiques qui s’y déroulaient avaient en fait pour but réel de préparer le stockage des déchets. C’est ce que démontre, notamment, l’édifiant livre de Ben Cramer et Camille Saïsset intitulé « La descente aux enfers » (paru aux éditions L’esprit frappeur) dont je me suis beaucoup inspiré pour la rédaction de ce dossier. Tout était en place pour cela. A commencer par une propagande impressionnante. Cela a débuté par le choix des mots : à Bure, il y a un laboratoire. « Laboratoire », ça rassure parce que ça apporte une caution scientifique. Cela laisse à penser que l’on respecte le principe de précaution. Mais le laboratoire ne sera en fait qu’un centre de stockage. Tout de suite, ça fait moins scientifique. Mais « stockage » n’est pas non plus utilisé par hasard. Le stockage, comme le démontrent Ben Cramer et Camille Saïsset, a une connotation plutôt positive. Cela donne aussi l’impression que c’est temporaire. C’est bien mieux qu’ « enfouissement », qui, du coup, est moins rassurant parce que presque synonyme de définitif. Et c’est pourtant bien de cela dont il s’agit.

    Cela s’est poursuivi par l’édition d’un magazine d’informations trimestriel (que l’on peut recevoir par abonnement gratuit à Laboratoire de Recherche Meuse/Haute-Marne, Andra, BP9, 55290 Bure, si l’on veut se faire une idée par soi-même) distribué dans les boîtes aux lettres. Intitulé « La vie du labo », il s’emploie, bien sûr, en apportant de pseudos cautions scientifiques, à rassurer les populations de Meuse et de Haute-Marne, les plus proches de Bure. Des cassettes vidéo présentant le labo de façon avantageuse ont été envoyées aux écoles des départements. Des visites guidées (sur présentation d’une pièce d’identité, façon peut-être d’éviter les gêneurs…) ont été organisées sur le site. Des réunions ont été montées. Et, bien sûr, c’est le nerf de la guerre, de grosses sommes (on parle ici de millions d’euros) ont été versées aux deux départements tous les ans. Serait-ce en dédommagement pour avoir accepté de transformer leurs départements en poubelles nucléaires ? C’est l’impression que cela donne en tout cas… L’histoire nous a appris qu’une telle propagande est souvent orchestrée par des personnes qui ont quelque chose à cacher. Et à Bure, il y a effectivement beaucoup à cacher.

    La roche à l’étude à Bure est une couche argileuse située entre 400 et 600 mètres de profondeur. Le projet prévoit d’y creuser des galeries pour y entreposer les « colis » (là encore, « colis » fait mieux que « déchets »). Une question se pose d’emblée : comment évaluer précisément l’évolution des différents éléments chimiques et radioactifs dans la roche sur des millions d’années (c’est la durée de vie de certains éléments des déchets) ? Des chercheurs, indépendants de tout organisme, participant eux aussi aux recherches ont soulevé des problèmes très précis. Le premier concerne de possibles séismes qui mettraient, bien sûr, en danger le stockage. Comment être sûr de l’évolution sismique dans la région sur une si longue période ? Pour information, il y eut le 22 février 2003 un séisme de magnitude 5,4 sur l’échelle de Richter dans la région. Son épicentre se situait à 95 km du site de Bure.
    Le second concerne la présence d’eau au fond des puits creusés. Cela pourrait bien sûr favoriser la circulation des fuites s’il y en avait. Enfin, le troisième pointe du doigt la présence de failles dans la roche. Ces failles empêchent le stockage d’être sûr et hermétique. D’autre part, les colis de déchets nucléaires dégagent une telle chaleur qu’il faut les éloigner les uns des autres et donc prévoir de grandes superficies de stockage (de l’ordre de plusieurs dizaines de kilomètres carrés), ce qui augmente les risques potentiels. Mais là encore, on peut dormir tranquille puisque « La vie du labo » (dans le numéro de printemps 2004) nous dit que « les résultats expérimentaux du Laboratoire de Bure devraient être transposables sur une zone d’environ 200 kilomètres carrés ». C'est à faire froid dans le dos.

    Entre 1992 et 2003, 2223,8 millions d’euros ont été dépensés (par l’Andra, la CEA, la Cogema, Edf, etc.) pour les recherches dans le cadre de la loi Bataille. Ces dépenses ont concerné trois axes : la séparation/transmutation et le conditionnement spécifique ; la faisabilité d’un stockage en formation géologique profonde et le conditionnement et l’entreposage en surface. Il est étonnant de constater l’absence d’axe de recherches portant sur la protection et la sécurité de l’homme et de l’environnement… Pendant ce temps-là, la date fatidique approche : courant 2006, l’Andra doit remettre au Parlement un rapport sur la faisabilité d’un stockage en formation géologique profonde. Le gouvernement se prononcera alors sur le passage du laboratoire à un stockage définitif. On l’imagine mal avoir mis tant d’argent dans ce projet pour finalement faire marche arrière au dernier moment. D’autant que le gouvernement sait qu’il a besoin de Bure pour son programme nucléaire. Et tant pis s’il n’y a eu qu’un site de recherches (la loi Bataille stipulait qu’il fallait DES laboratoires) et que ce site est loin de présenter toutes les garanties de sécurité. Après tout, on ne sera pas directement concernés dans quelques centaines d’années…Bel héritage pour les générations à venir !!

     


     

    Manifestation à Bar-le-Duc

     

    Vous n’en avez peut-être pas beaucoup entendu parler, mais le 24 septembre 2005 a eu lieu à Bar-le-Duc (Meuse) une manifestation nationale qui a rassemblé 6000 personnes (venues de la région, mais aussi de tous les départements français et même d’Allemagne ou de Hollande) contre l’enfouissement de déchets nucléaires, que ce soit en Meuse, à Bure, ou ailleurs. Comme la majorité des Français (les sondages le prouvent), ces 6000 personnes s’opposent au programme nucléaire de notre pays. Pourtant, leur avis semble importer peu aux gouvernements actuels qui, sous l’impulsion de Chirac, ont décidé la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, les EPR (European Pressurized Reactor) dont le premier devrait voir le jour à Flamanville, dans la Manche. Ils ont aussi signé un accord avec les autres pays riches pour l’implantation d’un nouveau type de centrale thermo-nucléaire (l’ITER) en France, à Cadarache, dans le Var.

    A Bar-le-Duc, durant la semaine qui a précédé cette manifestation, les autorités locales, sans aucun doute sur ordres des hautes autorités ( ! ), rendaient visite aux commerçants de la ville. Pourquoi ? Tout simplement pour les avertir des risques de débordements durant la manifestation et ils conseillaient vivement de tirer les rideaux de leur commerce ce jour-là. Les allusions à un mouvement terroriste allaient bon train. La secte nucléocrate, on ne le dira jamais assez, est prête à tout pour discréditer la contestation populaire. 

     



     



     


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