• Shimon Peres homme de paix ????

    Non, Shimon Peres n'était pas un homme de paix.

    Le battage médiatique autour de cet individu a quelque chose d'insultant pour le peuple palestinien.

    Seulement voilà, Israël est le pays chouchou de la France, même si la colonisation à outrance de la Palestine continue. Shimon Peres n'a rien fait pour améliorer la situation. Ce n'est pas le Nobel de la paix, tout aussi contestable qui l'a rendu meilleur. C'est devenu la coutume, le Nobel et les honneurs aux dictateurs. C'est à vomir. Alors, qui peut encore avaler la couleuvre ?

    Gaulois. 

    Non Shimon Peres n’était pas un homme de paix

    Les hommages gouvernementaux et médiatiques se succèdent, à l’annonce du décès du dirigeant israélien Shimon Peres, dans sa 93ème année. Chacun y va de ses trémolos sur « Shimon », censé représenter le « camp de la paix » israélien, par opposition aux « faucons » qui dirigent le pays.

    C’est de l’enfumage.

    Au cours de sa très longue carrière, terminée en apothéose comme Président de l’Etat d’Israël, Peres n’a jamais dévié d’un pouce du projet sioniste de conquête et de destruction de la Palestine.

    « L’homme de paix » ne manquait ni de talent, ni d’entregent en matière de militarisme. Dans les années 1950, il joua par exemple un rôle-clé dans l’acquisition de la technologie d’origine française qui allait permettre à Israël d’introduire l’arme atomique au Moyen-Orient (sans jamais l’avouer, soit dit en passant).

    A la différence d’un grand nombre de dirigeants politiques israéliens, Shimon Peres n’avait pas fait préalablement carrière dans l’armée. Mais cela ne le rendait pas plus pacifiste pour autant. Aucun problème, pour lui, de faire partie de coalitions gouvernementales avec des criminels assumés, comme le terroriste du groupe Stern Yitzhak Shamir devenu Premier ministre dans les années 1980, ou le tristement célèbre Ariel Sharon lors de la terrible vague de répression du peuple palestinien (plusieurs milliers de morts) au début des années 2000.

    Lorsqu’il devient lui-même temporairement Premier Ministre –épisode rare, pour l’individu, qui n’était pas très populaire dans l’opinion publique israélienne-, Peres montre que lui aussi sait jouer les « durs ». On lui doit notamment le massacre de Cana, une localité du sud du Liban, où 106 civils, réfugiés placés sous la protection de l’ONU, furent massacrés par les bombardiers de Tsahal.

    Jamais hostile à la colonisation des territoires palestiniens, malgré des légendes sur ce point diffusées à l’international, Peres a bien servi jusqu’à ses derniers jours, dans une astucieuse répartition des rôles, en vendant une image floue de « colombe », tandis que ses collègues (Netanyahou, Lieberman, etc) revendiquent leur rôle de brutes.

    Pour rappel la lettre de Mordechai Vanunu demandant au Comité du prix Nobel de la paix de retirer son nom de la liste des candidats.au Comité du Prix Nobel, intitulée : "Je ne saurais figurer sur une liste de lauréats incluant quelqu’un tel que Shimon Peres"

    Jérusalem-Est occupée, le 1er mars 2009,

    Chers membres du Comité du Prix Nobel de la Paix (Oslo),

    Je suis Mordechaï Vanunu ; j’ai été nominé à plusieurs reprises à la candidature au Prix Nobel de la Paix. C ’est également le cas, en cette année 2009.

    Par la présente, je demande au Comité de retirer mon nom de la liste des candidats, cette année. Je ne saurais en effet figurer sur une liste de lauréats incluant quelqu’un tel que Shimon Peres. Il s’agit, en effet, de l’homme qui a présidé de A jusqu’à Z à la politique d’armement nucléaire israélien.

    Peres a créé, puis développé, le centre de production d’armes atomiques de Dimona, en Israël. Exactement comme l’a fait le Dr. Khan au Pakistan, Peres a été l’homme derrière la prolifération d’armes atomiques vers l’Afrique du Sud et d’autres pays. Il a aussi été, à titre d’exemple, à l’origine du programme de tests d’armes nucléaires en Afrique du Sud, à partir de 1978.

    C’est ce même Peres qui a ordonné que je sois kidnappé à Rome, en Italie, le 30 septembre 1986, et qui a diligenté le procès secret qui m’a condamné pour espionnage et trahison à dix-huit années de prison de haute sécurité, dans un isolement total, en Israël. Jusqu’à ce jour, il persiste à s’opposer à ma liberté et à mon élargissement, ce, en dépit du fait que j’ai effectué la totalité de ma condamnation, soit dix-huit ans d’incarcération.

    Pour toutes ces raisons, je ne veux pas être nominé et je n’accepterai aucune nomination. Je dirai « Non » à toute nomination de cette nature, aussi longtemps que je ne serai pas libre, c’est-à-dire, aussi longtemps que je resterai contraint à ne pas quitter le territoire israélien.

     

    28 septembre 2016

    "Le terrorisme israélien et la retenue des Palestiniens", par Amira Hass

    "Tandis que les experts continuent d’expliquer pourquoi le « calme » a pris fin, ce qu’il faut clairement expliquer, c’est la retenue des Palestiniens face à la violence des Israéliens.", écrit dans Haaretz, Amira Hass, qui s’inscrit en faux dans la manière dont les médias présentent la situation en Israël/Palestine.

    Le 20 septembre 2016 à Hébron. Hazem Bader, AFP :

    "Le déchaînement d’agressions à coups de couteau est de retour ? La vague de terreur bat son plein une fois de plus ? Vous avez tort, Messieurs Dames. La vague, c’est un océan, la terreur n’a jamais cessé et son audace ne fait que croître. On ne l’appelle pas par son vrai nom – on la qualifie de « sécurité » : Ses auteurs se promènent librement et obéissent à l’ordre d’intimider quatre millions d’êtres humains.

    Vous faut-il une traduction ? Le régime militaire qui nous est imposé depuis des dizaines d’années, c’est de la terreur pour les Palestiniens.

    Moi aussi, je crois que c’est de la terreur car les gens sont intimidés à tel point que leur vie leur est volée et que leur santé, leur bien-être et leur maison sont détruits afin que nos maîtres jouissent de leurs droits, gagnent en politique et en économie en étendant leur territoire, par exemple Sussia, Kfar Adumim et la vallée du Jourdain où l’irrigation des fines herbes paye bien, et en exportant des armes. La terreur, ce sont des dizaines de milliers de soldats armés déployés en Judée, en Samarie et à Jérusalem, ville unifiée. Ils apportent la frayeur, car on les y envoie pour perpétuer cette infâme dépossession.

    Un individu armé d’un fusil regarde dans un miroir : il est terrorisé par l’image d’une personne qui braque une arme à feu sur lui. Ce n’est pas une illusion d’optique ; c’est cognitif. Il semble que nous ne puissions pas nous voir comme la cause, des agresseurs – disons-le franchement – des terroristes, vis-à-vis de ceux qui, depuis leur naissance vivent sous une pluie de décrets militaires, nos fusils, tanks, avions, hélicoptères et drones crachant du feu sur eux.

    Nous ne nous voyons pas ? Je corrige : Nous refusons de nous voir comme la cause. Dans un réflexe pavlovien rabattu et ennuyeux, nos médias qualifient de « vague » les agressions à coups de couteau, et avec l’aide d’analyses savantes, expliquent pourquoi le « calme » est terminé. Ça peut aussi virer au pathétique : « Une terroriste de treize ans a essayé de donner des coups de couteau, au poste de contrôle d’Eliyahu. On a tiré sur elle. Légèrement blessée ». Reportage de « Channel 7 », chaîne du colon-qui-pense. Ce reportage n’a pas changé, même après qu’il s’est avéré que le sac « suspect » que portait la fillette ne contenait rien qui puisse mettre en danger la vie de nos soldats (par ex. un couteau, un tournevis ou un crayon pointu). Un présentateur de Radio Israël a même continué de décrire ses mouvements au poste de contrôle comme une tentative d’attaque. Réalisateurs et reporters vont et viennent mais le titre reste : « Les Palestiniens ont recommencé à nous attaquer, nous les nebechs (les misérables) du ghetto ».

    Le titre « Inquiétude au sujet de l’éruption d’incidents (de sécurité) » est déployé en tête de la page d’accueil du site web d’Haaretz. Il n’est pas là pour rassembler des reportages sur la façon dont des dizaines de jeunes Palestiniens deviennent handicapés après des tirs de balles IDF Ruger dans leurs genoux. Ce n’est pas le même titre pour le déchaînement d’interdictions de quitter la bande de Gaza, ou pour une autre vague de soldats, tueurs de Palestiniens qui ne posaient aucun danger de mort : à al-Fawar (Mohammed Hashash), Silwad (Iyad Hamed), Shoafat (Mustafa Nimer). Vous n’y trouverez pas de titre résumant les orgies quotidiennes que sont les incursions militaires (au moins 116 entre le 9 et le 21 septembre). Par exemple, à Bil’in mercredi dernier (le 21), au matin : Les « nebechs » du ghetto ont fait irruption chez des militants des Comités de résistance populaire – faisant une peur bleue aux enfants – et ont confisqué (c.-à-d. volé) des ordinateurs et des téléphones cellulaires. Ni morts ni blessés pour nos soldats : La réalité est une victime dont on ne parle pas !

    On fait des reportages sur une nouvelle vague de terreur lorsque des juifs : soldats, gardes-frontières, sont atteints ou se sentent menacés. Des dizaines de milliers d’histoires et de reportages – principalement dans Haaretz – qui traitent de violence militaire et bureaucratique en Israël, se transforment en accidents aléatoires. Le flot intolérable et continu de harcèlement délibéré contre les Palestiniens, est lié au fait que nous sommes des occupants militaires étrangers, et ne se voit pas comme un continuum, dans le milieu journalistique.

    Les journalistes aiment le drame et la tragédie. Quand le désastre est permanent, ça ne fait plus sensation, spécialement lorsque la cause, c’est nous. Les misères journalières que nous infligeons aux Palestiniens n’existent pas dans le monde des israéliens. C’est pourquoi ça fait rarement la une, et l’absence de gros titres, à son tour, forme dans notre esprit, une réalité dans laquelle tout est bien. Alors se forme une tout autre réalité où l’on se pose la question : « Qu’est-ce qu’ils ont ces Palestiniens à encore nous attaquer ? »

    Un citoyen jordanien et six Palestiniens, y compris quatre mineurs, ont péri sous le feu israélien en moins d’une semaine, au cours de tentatives d’attaques ou d’attaques présumées. Le 9 septembre, une bombe éclairante lancée par « l’Armée de Défense d’Israël », a tué Abdel Rahman al-Dabbagh, âgé de 16 ans, alors qu’il manifestait contre le siège de Gaza, près de la barrière. La réponse probable à la question de savoir s’il y avait un moyen autre que celui de tuer toutes ces personnes, sera que les fusillades ont obéi aux règles d’engagement.

    Le déni cognitif empêche les israéliens de se rendre compte du réel degré de retenue des Palestiniens. Parmi les quatre millions de victimes de cette constante terreur, seule une poignée d’entre eux expriment leur désespoir par des actes qui les conduisent presque certainement à la mort. C’est cette retenue collective, non le petit nombre de d’attaques au couteau ou de tentatives d’attaque à la voiture bélier, qui mérite une explication. Cette retenue est un bien-fondé, car ce n’est pas le bon moment pour une lutte de masse. Cette retenue exprime le désespoir, parce que ceux qui écoutent partout dans le monde, ne sont pas les décideurs et que ceux qui décident n’écoutent pas.

    On trouve également de l’espoir dans la retenue des Palestiniens : Ils sont du côté de la justice et de l’avenir, puisqu’ils combattent pour leur libération. "

    Amira Hass

    Traduit par Chantal C. pour CAPJPO-EuroPalestine

    Source : http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.744264

    CAPJPO-EuroPales

     

     

     

     

     


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  • Linky menaçant

    Ou atteinte à votre santé, votre vie privée et votre porte-monnaie

    Les méthodes employées afin d'imposer ce compteur communiquant sont édifiants. L'association des maires de France « MAIREinfo se range d'emblée du mauvais côté, c'est-à-dire celui des fossoyeurs de l'énergie et par voie de conséquence l'absence de démocratie.

    Sur le site de MAIREinfo, nous pouvons lire par ailleurs que le déploiement de Linky est bien une obligation légale pour ERDF. Sans doute comme le nucléaire dangereux, imposé contre vents et marées.

    Pourquoi imposer le linky inquisiteur qui va, en plus de l'intrusion de votre vie privée, coûter à terme entre 5 et 7 milliard d'euros pour le consommateur ?

    La génération des derniers compteurs électronique fonctionne très bien ! Alors, pourquoi changer quelque chose qui marche ?

    A méditer !

    Gaulois.

     

    Communiqué de L'observatoire du nucléaire

    Des citoyens engagés contre les compteurs communicants ont lancé une pétition pour contester les méthodes agressives des poseurs de Linky (envoyés par ENEDIS) mais aussi celle de l'Association des maires de France (AMF), laquelle s'est fendue d'un communiqué de menaces spécifiquement dirigées...contre moi ( cf http://bit.ly/2d115G6 ) Sans croire qu'il s'agit d'un moyen "miraculeux", il est néanmoins assurément utile de signer cette pétition, en tout cas en voici le lien : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=LINKYRE

    Continuons à nous battre pour protéger notre présent et l'avenir de nos enfants...
    Stéphane Lhomme
    http://refus.linky.gazpar.free.fr

     

     


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  • Le nucléaire et son coût


    Quelques vérités sur le coût abyssale de l'énergie nucléaire devrait éclairer les lanternes des plus septiques.

    Il va sans dire que cette technologie de mort n'a jamais été rentable, ni aujourd'hui, ni hier.

    Sans parler des risques d'accidents qui planent au dessus de nos têtes.

    Gaulois.


    Six questions sur le nucléaire, une bombe fiscale à retardement

    Grégory Lamotte / Fondateur et président de Comwatt

     

    Le 07/07/16

     

    http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-158645-nucleaire-francais-la-bombe-fiscale-des-10-prochaines-annees-2012936.php?f8aWSeY0lSx8667M.99#Xtor=AD-6000

    Le nucléaire est aujourd'hui moins compétitif que les énergies renouvelables. EDF et l'Etat sont contraints de prendre des risques que les contribuables devront assumer.

    La France a-t-elle eu raison de miser sur le nucléaire dans les années 1970 ?

    En 1970, le prix de l'électricité nucléaire était bien plus bas que le prix des renouvelables. À cette époque, beaucoup de pays ont choisi d'investir dans cette technologie, probablement à juste titre. Mais depuis cette date, les mauvaises nouvelles se sont accumulées et le nucléaire a perdu progressivement ses trois avantages que sont le prix, l'indépendance énergétique et l'emploi.

    Le nucléaire est-il toujours rentable en 2016 ?

    Depuis 1970, chaque nouvelle génération de centrale coûte plus cher que la précédente. Plus le temps passe, plus la technologie est complexe à mettre en oeuvre. Nous le constatons tous les jours avec les injonctions de l'Autorité de sûreté nucléaire qui mettent régulièrement en demeure EDF de respecter les critères de qualités. D'un autre côté, les chantiers étant de plus en plus complexes, ils mettent de plus en plus de temps à se réaliser. En 1970, il fallait en moyenne quatre ans, en 2014 la moyenne est de 10 ans, avec des records à plus de 16 ans. Le nucléaire est une des seules technologies au monde à avoir une courbe d'apprentissage négative, c'est-à-dire que plus nous avons d'expérience et plus le délai et le prix augmente. Une complexité plus importante et un temps de construction qui double, cela nous entraîne forcément vers une explosion des coûts.

    L'électricité produite par les centrales nucléaires est-elle la moins chère ?

    Depuis les années 2000, le prix du nucléaire a été multiplié par 5 et le prix du solaire divisé par 6. Le projet de réacteur nucléaire de type EPR qu’EDF souhaite construire en Angleterre va commercialiser de l'électricité à un prix de 0,12 €/kWh à partir de 2027 (les Anglais s'engagent à acheter à ce prix pendant 35 ans, ce prix est indiqué dans le contrat). En comparaison, en 2016 le solaire et l'éolien produisent de l'énergie en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, France...) vendue à 0,07 €/kWh. En 2027, le solaire sera à moins de 0,04 €/kWh selon le rapport de BNE (Bloomberg New Energy). Le nucléaire est donc trois fois plus cher que les renouvelables sans subventions.

    Le nucléaire garantit-il notre souveraineté économique ?

    Depuis que la dernière mine d'uranium a fermé en France, nous avons tiré un trait sur l'indépendance énergétique. 100 % de l'uranium est donc importé, ce qui rend la France vulnérable en cas de conflits, comme nous l'avons observé lors de conflits proches du Niger.

    Le nucléaire est-il bon pour générer des emplois locaux ?

    Selon une étude de l'OCDE, à quantité d'énergie produite équivalente, les renouvelables créent 6 fois plus d'emplois que les énergies nucléaires. D'autant plus que les renouvelables étant installés sur nos toitures et dans nos champs de France vont créer des emplois locaux, non délocalisables. Ainsi avec l'énergie solaire et éolienne, nous faisons d’une pierre deux coups, nous réduisons notre facture et sans subventions nous créons de l'emploi local pour que l'argent reste à la maison.

    Qui va payer le déficit de compétitivité du nucléaire français ?

    En 2016, le nucléaire est devenu si peu compétitif que sans le soutien public, la plupart des constructeurs de centrales (comme Areva) auraient déposé le bilan. Les banques ne croient plus au nucléaire, c'est pour cette raison qu’EDF (via nos impôts) va devoir supporter seule le risque financier de son projet d'EPR anglais de Hinkley point qui est de 22 milliards d'euros (plus que la capitalisation d’EDF qui est de 19 milliards d'euros). L'État va devoir injecter 5 milliards d'euros pour recapitaliser Areva et éviter ainsi le dépôt de bilan, mais comme la situation économique d'Areva ne se redresse pas, il va falloir réaliser cette opération tous les deux ans.

    Lire aussi :
    EDF affiche un bénéfice net en chute alors que le projet Hinkley Point reste sur le fil du rasoir

    En plus de sous-estimer le démantèlement avec les estimations les plus basses du monde, EDF vient d'annoncer vouloir retarder de 50 ans le démantèlement des anciennes centrales nucléaires. La raison invoquée : un virage technologique à 180° avec un démantèlement sous air et non plus sous eau. Mais derrière ce rapport, se cache un signal clair : « après moi le déluge ! ». Qui va payer dans 50 ans des économies que nous aurons réalisées en 2016 ? C'est une dette aux générations futures qui est inexcusable. Nous ne pouvons plus nous permettre pour des raisons électorales de fixer le niveau des tarifs réglementés de vente de l’électricité en dessous des coûts d’EDF. Il faut cesser de faire payer par l'impôt les pertes abyssales du nucléaire et enfin proposer une énergie post nucléaire !

    Grégory Lamotte est président fondateur de Comwatt









     

     


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  • Tauromachie


    Ou la barbarie dénoncée

    Rien, absolument rien ne peut justifier de tels actes et il est grand temps d'abolir cette barbarie. Si l'homme persiste à exprimer sa virilité dans la torture des taureaux, c'est qu'il est le plus barbare des animaux !

    D'ailleurs, le plus grand prédateur de la planète est l'homme.

    Gaulois.

     Plus loin :

     http://flac-anticorrida.org/wp-content/uploads/2013/07/isabelle_nail-Artaficio.pdf

     http://chansonfrancaise.blogs.sudouest.fr/archive/2015/08/05/lutte-anti-corrida-on-connait-pas-trop-la-chanson-1039745.html

     

    Espagne: grande manifestation pour l'abolition de la tauromachie

     

    Par LEXPRESS.fr 11-09-16

    http://news.lexpress.fr/espagne-grande-manifestation-pour-l-abolition-de-la-tauromachie-29729

     

    Espagne: grande manifestation pour l'abolition de la tauromachie 

     Des milliers d'Espagnols anti-corridas ont envahi ce samedi les rues de Madrid pour réclamer "l'abolition de la tauromachie", forts d'avoir déjà obtenu l'interdiction d'une célèbre fête qui s'achevait par la mort en public d'un taureau attaqué à coups de lance. 

     

    "Corrida, honte nationale." Tel était le genre de messages que l'on pouvait lire ce samedi sur les pancartes des milliers d'Espagnols anti-corridas qui ont envahi les rues de Madrid pour réclamer "l'abolition de la tauromachie".

     

    Des porte-parole du Parti contre la maltraitance animale (Pacma) ont appelé par haut-parleur à "en finir avec tous les spectacles taurins et festivités sanglantes". Pacma, fondé il y a treize ans, mobilise de plus en plus de militants et manifestants. Ce parti était parvenu à rassembler plus de 284 000 voix aux élections législatives de juin.

     

    Une première victoire en Castille-et-Léon

     

    Il milite pour la prohibition de la corrida mais dénonce aussi "la cruauté" de certaines traditions, tel le placement de "boules" de feu sur les cornes de taureaux lors de fêtes. Les défenseurs des animaux s'enorgueillissent d'avoir remporté une victoire, au printemps, quand la région de Castille-et-Léon, dans le nord du pays, avait annoncé, au printemps, "l'interdiction de la mise à mort de taureaux en public lors de fêtes taurines populaires et traditionnelles".

     

    Cela signifiait la prohibition de la très ancienne fête du Toro de la Vega, célébrée en septembre dans la ville médiévale de Tordesillas, où un taureau était traditionnellement pourchassé, blessé à coups de lance, avant de mourir devant la foule.

     

    Des mesures d'interdiction adoptées dans plusieurs régions

     

    "Le taureau sent, souffre, c'est un mammifère supérieur comme nous", protestait samedi Chelo Martin Pozo, professeure de 39 ans, venue de Séville pour ce rassemblement madrilène. "La corrida est une honte nationale et si elle me représente, alors je ne suis pas espagnole", assurait-elle, dans un pays qui a magnifié l'art d'affronter le taureau.

     

    Cependant, au passage des manifestants qui dénonçaient la corrida comme "une torture", des passants leur répondaient "mensonge", illustrant une vive polémique dans le pays. La région de Catalogne, dans le nord-ouest, a interdit la corrida en 2012. Et plusieurs mairies et régions ont adopté des mesures pour ne plus subventionner la tauromachie, voire pour l'interdire.

     

     

     


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  • Une guerre mondiale a commencé

    Bien que controversé, John Pilger, journaliste et réalisateur affirme haut et fort ce que la majorité des médias à la botte donc muselés, taisent ou transforment.

    La crédibilité de ce texte ne fait aucun doute. Il est facile de vérifier toutes ses affirmations, malgré les secrets de polichinelle. Comme l'ignoble mensonge sur les soi disant armes de destruction massive en Irak que les grands médias relayaient sans la moindre objectivité. Ce qui a conduit à une guerre meurtrière ayant provoqué la mort de centaines de milliers de personnes. Les dirigeants des USA et du Royaume Unis devraient être jugés comme des criminels de guerre.
    Nous sommes bien face à une énorme désinformation. La guerre en Irak n'était qu'un triste prétexte pour déclarer une guerre sans merci au monde Arabe.

    Il faut le dire et le redire, le terrorisme d'état engendre un autre terrorisme.

    Gaulois.

    Une guerre mondiale a commencé. Briser le silence.

    Par John Pilger

    http://www.informationclearinghouse.info/article44496.htm


    Avril 17, 2016 "Information Clearing House" – J’ai filmé dans les Iles Marshall qui se trouvent au nord de l’Australie, au milieu de l’Océan Pacifique. Chaque fois que je raconte aux gens où j’ai été, ils demandent, « Où est-ce ? » Quand j’offre un indice en me référant à « Bikini », ils disent « Vous vouliez dire le maillot de bain. »

    Peu semblent conscients que le maillot de bain bikini a été nommé pour célébrer les explosions nucléaires qui ont détruit l’Ile de Bikini. 66 engins nucléaires ont été explosés par les Etats-Unis dans les Iles Marshall entre 1946 et 1958 – l’équivalent de 1,6 bombes Hiroshima chaque jour pendant 12 ans.

    Bikini est silencieux aujourd’hui, muté et contaminé. Des palmiers poussent en une formation quadrillée étrange. Rien ne bouge. Il n’y a pas d’oiseaux. Les pierres tombale dan le vieux cimetière sont vivantes de radiations. Mes souliers ont enregistrés « dangereux » avec un compteur Geiger. Etant sur la plage, j’ai observé le vert émeraude du Pacifique qui tombait dans un grand trou noir. C’était le cratère laissé par une bombe à hydrogène appelée « Bravo ». L’explosion a empoisonné des gens et leur environnement sur des centaines de miles, peut-être pour toujours.

    A mon retour de voyage, j’ai stoppé à l’aéroport d’Honolulu et j’ai remarqué un magazine américain appelé Women's Health (Santé des femmes). Sur la couverture, il y avait une femme souriante en bikini, et le titre : « Vous aussi, pouvez avoir un corps bikini. » Quelques jours plus tôt, dans les Iles Marshall, j’avais interviewé des femmes ayant des « corps bikini » très différents ; chacune avait souffert d’un cancer de la thyroïde et d’autres cancers menaçant la vie. Contrairement à la femme souriante du magazine, elles étaient toutes appauvries : les victimes et les cobayes d’une superpuissance rapace qui est aujourd’hui plus dangereuse que jamais.

    Je relate cette expérience comme un avertissement et pour interrompre une confusion qui a consommé tant d’entre nous. Le fondateur de la propagande moderne, Edward Bernays, a décrit ce phénomène comme “la manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions” de sociétés démocratiques. Il l’a appelé un « gouvernement invisible ».

    Combien de gens sont-ils conscients qu’une guerre mondiale a commencé ? Pour le moment, c’est une guerre de propagande, de mensonges et de confusions, mais ceci peut changer instantanément avec le premier ordre erroné, le premier missile. 

    En 2009, le Président Obama se trouvait devant une foule en adoration dans le centre de Prague,  au centre de l’Europe. Il s’engageait à « libérer le monde d’armes nucléaires ». Les gens l’acclamaient et certains pleuraient. Un torrent de platitudes s’est écoulé dans les médias. Obama a, par la suite, été récompensé du Prix Nobel pour la paix.

    C’était un faux. Il mentait.

    L’Administration Obama a construit plus d’armes nucléaires, plus d’ogives nucléaires, plus de systèmes nucléaires de livraison, plus d’usines nucléaires. La dépense en ogives nucléaires seulement, a plus augmenté sous Obama plus que sous n’importe quel autre président américain. Le coût en 30 ans dépasse $ 1 trillion.

    On envisage une mini-bombe nucléaire. On la connaît comme le B61 Model 12. Il n’y a jamais rien eu de pareil. Le Général James Cartwright, un ancien Vice-président de l’état-major des chefs réunis a dit, « « La rendre plus petite (rend l’utilisation de cette arme nucléaire) plus pensable. »

    Dans les derniers 18 mois, la plus grande construction de forces militaires depuis la Seconde guerre mondiale – dirigée par les Etats-Unis – a lieu le long de la frontière occidentale de la Russie. Depuis l’invasion de l’Union soviétique par Hitler, des troupes étrangères n’ont présenté une telle menace démontrable pour la Russie.

    L’Ukraine – autrefois une partie de l’Union soviétique -  est devenue un parc à thèmes pour la CIA. Ayant orchestré un coup d’état à Kiev, Washington contrôle effectivement un régime qui est voisin de la Russie et lui est hostile : un régime pourri de Nazis, littéralement. Des personnages parlementaires importants en Ukraine sont des descendants politiques des fascistes fameux de l’OUN et de l’UPA. Ils ont ouvertement loué Hitler et ont appelé à la persécution et l’expulsion de la minorité parlant le russe.

    Ceci est rarement une information en Occident, ou est inversé pour supprimer la vérité.

    En Lettonie, en Lituanie et en Estonie -  à côté de la Russie – l’armée US déploie des troupes de combat, des tanks, des armes lourdes. Cette provocation extrême contre la seconde puissance nucléaire du monde est passée sous silence en Occident.

    Ce qui rend la perspective d’une guerre nucléaire même plus dangereuse est une campagne parallèle contre la Chine. Rarement un jour ne passe sans que la Chine ne soit élevée au statut de « menace ». D’après l’Amiral Harry Harris, le commandant US du Pacifique, la Chine est “en train de construire un grand mur de sable dans la Mer de Chine méridionale ». Il se réfère à la construction par la Chine de pistes d’atterrissage dans les îles Spratly, qui sont l’objet d’un différent avec les Philippins – une dispute sans priorité jusqu’à ce que Washington fasse pression et soudoie le gouvernement de Manille et que le Pentagone lance une campagne de propagande appelée « liberté de navigation ».

    Qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Cela signifie la liberté pour des bateaux de guerre américains de patrouiller et de dominer les eaux côtières de la Chine. Essayez d’imaginer la réaction américaine si des bateaux de guerre chinois faisaient la même chose au large des côtes de la Californie.

    J’ai fait un film appelé The War You Don't See, (La guerre que vous ne voyez pas) dans lequel j’ai interviewé des journalistes distingués en Amérique et en Grande Bretagne : des journalistes comme Dan Rather de CBS, Rageh Omar de la BBC, David Rose de l’Observer.

    The War You Don't See de John Pilger sur Vimeo.

    Ils disent tous que si les journalistes et les personnalités de la radio et de la télévision avaient fait leur boulot et avaient interrogé la propagande que Saddam Hussein possédaient des armes de destruction massives; n’avaient pas amplifié les mensonges de George W. Bush et Tony Blair et que les journalistes n’y avaient pas fait écho, l’invasion de l’Irak en 2003 aurait pu ne pas se passer et des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants seraient en vie aujourd’hui.

    La propagande pour préparer le terrain d’une guerre contre la Russie et/ou la Chine n’est pas différente en principe. A ma connaissance, aucun journaliste dans la « dominance » occidentale – disons un équivalent de Dan Rather  – ne demande pourquoi la Chine construit des pistes d’atterrissage dans la Mer de Chine méridionale. La réponse devrait crever les yeux. Les Etats-Unis encerclent la Chine avec un réseau de bases, avec des missiles balistiques, des groupes de combat, des bombardiers armés de nucléaire. Cet arc mortel s’étend de l’Australie aux îles du Pacifique, les îles Marianne et les Marshall et Guam, jusqu’aux Philippines, la Thaïlande, Okinawa, la Corée et dans l’Eurasie jusqu’en l’Afghanistan et l’Inde. L’Amérique a pendu un nœud coulant autour du cou de la Chine. Ce n’est pas une nouvelle. Silence dans les médias ; la guerre par les médias.

    En  2015, dans le plus grand secret, les US et l’Australie ont organisé le plus grand exercice unique air-mer militaire dans l’histoire récente, connu comme le Sabre talisman. Il vise à répéter un Plan de bataille air-mer, bloquant des couloirs de navigation, comme le détroit de Malacca et le détroit de Lombok qui coupent l’accès de la Chine au pétrole, au gaz et à d’autres matériaux bruts vitaux du Moyen-Orient et d’Afrique.

    Dans le cirque connu comme la campagne présidentielle américaine, Donald Trump est présenté comme un lunatique, un fasciste. Il est certainement odieux ; mais il est aussi une figure de haine médiatique. Rien que cela devrait soulever notre scepticisme.

    Les visions de Trump sur la migration sont grotesques, mais pas plus grotesques que celles de David Cameron. Ce n’est pas Trump qui est le Grand Expulseur des Etats-Unis, mais le Prix Nobel pour la paix, Barack Obama. D’après un des commentateurs libéraux prodigieux, Trump « déchaîne les forces sombres de la violence » aux Etats-Unis. Les déchaînant ?

    Ceci est le pays où des tout-petits tirent sur leur mère et où la police mène une guerre meurtrière contre des Américains noirs. Ceci est le pays qui a attaqué et a cherché à renverser plus de 50 gouvernements, dont beaucoup des démocraties, et ont bombardé de l’Asie au Moyen-Orient, causant la mort et la dépossession de millions de gens.

    Aucun pays ne peut égaliser ce record systémique de violence  La plupart des guerres américaines (presque toutes contre des pays sans défense) ont été lancées, non pas par des Présidents républicains mais par des présidents libéraux Démocrates : Truman, Kennedy, Johnson, Carter, Clinton, Obama.

    En 1947, une série de directives du Conseil national de sécurité décrivait l’objectif premier de la politique étrangère américaine comme « un monde substantiellement transformé à la propre image (de l’Amérique) ». L’idéologie était de l’américanisme messianique. Nous étions tous Américains. Ou sinon. Des hérétiques pouvaient être convertis, subvertis, soudoyés, salis ou écrasés.

    Danald Trump en est un symbole, mais il est aussi un non-conformiste. Il dit que l’invasion de l’Irak était un crime ; il ne veut pas partir en guerre contre la Russie et la Chine. Le danger pour le reste d’entre nous n’est pas Trump, mais Hillary Clinton. Elle n’est pas indépendante. Elle intègre l’élasticité et la violence d’un système dont « l’exceptionnalisme » vanté est totalitaire avec occasionnellement un visage libéral.

    Alors que l’élection présidentielle se rapproche, Clinton sera saluée comme la première femme présidente, sans se soucier de ses crimes et de ses mensonges – comme Barack Obama a été loué comme le premier président noir et les libéraux ont avalé ses sottises sur  « l’espoir ». Et l’extase continue.

    Décrit par l’éditorialiste du Guardian, Owen Jones comme « drôle, charmant, avec un sang-froid qui exclut pratiquement tout autre politicien », Obama, l’autre jour, a envoyé des drones pour massacrer 150 personnes en Somalie. Il tue généralement des gens le mardi, d’après le New York Times, quand on lui soumet une liste de candidats pour la mort par drone. Si calme.

    Dans la campane présidentielle de 2008, Hillary Clinton avait menacé de « totalement effacer » l’Iran avec des armes nucléaires. Comme Secrétaire d’Etat sous Obama, elle a participé au renversement du gouvernement démocratique du Honduras. Sa contribution à la destruction de la Libye en 2011 était presque radieuse. Quand le dirigeant libyen, le Colonel Kadhafi  a été publiquement sodomisé avec un couteau – un meurtre rendu possible par la logistique américaine – Clinton jubilait au sujet de sa mort : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort. »

    Une des alliées la plus proche de Clinton est Madeleine Albright, l’ancienne Secrétaire d’Etat, qui a attaqué une jeune femme pour ne pas soutenir « Hillary ». C’est la même Madeleine Albright qui a notoirement célébré à la TV la mort d’un demi million d’enfants irakiens comme « en ayant valu la peine ».

    Parmi les plus grands partisans de Clinton il y a le lobby d’Israël et les compagnies d’armes qui alimentent la violence au Moyen-Orient. Elle et son mari ont reçu une fortune de Wall Street. Et pourtant, elle est à peu près décrétée  la candidate des femmes, pour repousser le danger Trump, le démon officiel. Ses supporters incluent des féministes distinguées : des gens comme  Gloria Steinem aux US et Anne Summers en Australie.

    Il y a une génération, un culte post moderne connu maintenant comme « la politique d’identité » a stoppé beaucoup de gens intelligents de tendance libérale examinant les causes et les individus qu’ils soutenaient – comme le charlatanisme d’Obama et de Clinton ; comme des mouvements progressistes bidons comme Syriza en Grèce, qui a trahi le peuple de ce pays et s’est allié à ses ennemis. Une auto-absorption, une sorte de « moi-isme », est devenu le nouvel état d’esprit dans les sociétés privilégiées occidentales et indiquait la disparition de grands mouvements collectifs contre la guerre, l’injustice sociale, l’inégalité, le racisme et le sexisme.

    Aujourd’hui, le long sommeil peut être passé. Les jeunes remuent de nouveau. Graduellement. Les milliers en Grande Bretagne qui ont soutenu Jeremy Corbyn comme dirigeant du Labour font partie de ce réveil – comme ceux qui se sont ralliés au Sénateur Bernie Sanders.

    En Grande Bretagne, la semaine dernière, l’allié le plus proche de Jeremy Corbyn, son trésorier  dans l’ombre, John McDonnell, s’est engagé à ce qu’un gouvernement Labour paierait les dettes de banques pirates et, en effet, continue la dites austérité.

    Aux US, Bernie Sanders a promis de soutenir Clinton si où quand elle est nominée. Lui aussi  a voté pour l’usage de la violence de l’Amérique contre des pays quand il pensait que c’était « juste ». Il dit qu’Obama a réalisé un « bon travail ».

    En Australie, il y a une sorte de politique mortuaire, dans laquelle des jeux parlementaires fastidieux sont repris par les médias tandis que les réfugiés et les populations indigènes sont persécutés avec une inégalité qui grandit, en même temps que le danger de guerre. Le gouvernement de Malcolm Turnbull vient juste d’annoncer un prétendu budget de défense de $ 195 milliards qui est une conduite à la guerre. Il n’y a pas eu de débat. Le silence.

    Qu’est-il arrivé à la grande tradition populaire d’action directe, sans entraves des partis ? Où est le courage, l’imagination et l’engagement nécessaires pour commencer le long voyage pour un monde meilleur, juste et pacifique ? Où sont les dissidents en art, en films, en théâtre, en littérature ?

    Où sont ceux qui briserons le silence ? Où attendons-nous jusqu’à ce que le premier missile nucléaire soit tiré ?

    Ceci est une version éditée d’un discours par John Pilger à l’Université de Sydney, intitulé Une guerre mondiale a commencé.

    Suivez John Pilger su Twitter @johnpilger r

     

     


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  •  

    Ces trois articles, parmi tant d'autres, tirés de la presse régionale ne trompent pas et  démontrent à quel point la France s'enlise dans un bourbier innommable.

    Si ce n'est pas la dictature, c'est quoi ? Inexorablement, elle s'intensifie en France. Vous pensez sans doute que j'exagère ? Pourtant à y regarder de près, pas tant que çà.

    Gaulois.

    Prenons par exemple la ville du Mans.

    Le maire voit rouge. Ah bon ! Le rouge, c'est d'habitude la couleur des communistes et que je sache, Jean-Claude Boulard, maire de la ville depuis des lustres n'a pas troqué sa veste de socialiste contre celle des communistes. Plus sérieusement, sûr de son pouvoir, accentué depuis qu'il est sénateur, il règne en maître absolu sur la ville du Mans. Son ire envers les murailles et commerces de la cité est d'un ridicule sans nom. Ce personnage aurait mieux à faire en se tournant vers le sport automobile qui gangrène depuis des décennies une ville polluée par de nombreuses manifestations mécaniques... Mais business avant tout. D'autant qu'il ne faut surtout pas froisser une population avide de ces sports qui n'ont rien de sportif.

     

     

    Du vent les caravanes

    Dans ce même département, les caravanes ne sont plus les bienvenues. Donc il vaut mieux être riche et troquer la bonne vieille caravane contre un camping-car. Sans aucun doute, il s'agit là encore d'un abus de pouvoir caractérisé. Nous sommes devant un fait évident. Les campings sont progressivement destinés à un public de riches. Pour les plus modestes, circulez ! Y a pas de place pour vous.

     

    Pas de cadeau pour les handicapés

    Là, nous passons à l'ignoble sans nom. Surtout, n’ayez pas d'enfants handicapés, sinon, vous serez frappés de la double peine. En plus du handicap de votre enfant, vos moyens financiers seront réduits à peau de chagrin.

    Difficile de faire mieux, ou plutôt pire dans l'abject. Le sort de ces familles dépend du fisc et du parlement. La France dans toute sa splendeur !!

     

     


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  • Burkini...ni...ni

    Voilà encore une histoire à dormir debout. Les racistes et plus particulièrement les anti-arabes ont trouvé là un bon prétexte pour cracher leur venin haineux !

     Certes, se baigner tout-e habillé-e n'est pas le mieux pour s'ébattre et nager. Quand à l'hygiène dont certains font allusion, ceux-là feraient bien de se regarder de près le cul dans un miroir. Sans aucun doute, nombre d'entre eux n'ont pas de leçon à donner à ces femmes.

     Prétendre, à tors ou à raison qu'elles bafouent les bonnes mœurs, la laïcité et les règles d'hygiène n'est qu'un prétexte pour les exclure. A se demander si les décideurs préféreraient voir ces femmes nues ? A moins que bientôt, il sera obligatoire d'aller à la plage avec un maillot uniforme ! Le même pour tout le monde, l'uniforme quoi ! D'ailleurs l'ambiance actuelle se prête à ce jeu dangereux d'un nationalisme à outrance. Tout est bon, même des prétextes les plus futiles pour arborer les couleurs d'une France en dérive et entonner l'hymne national guerrier.

    L'exécutif l'a bien compris, pendant qu'ils nous serinent avec de tels sujets futiles mis en exergue à outrance, tout juste bons à entretenir la haine et le racisme, les vraies sujets sont écartés. Des sujets que le gouvernement et les élus sont incapables de gérer.

    Au fait, vous souvenez-vous du roi d'Arabie Saoudite à qui le gouvernement mettait à sa disposition il y a tout juste un an, une plage « Publique » sur la côte d'azur ! Noblesse oblige, ou plutôt pétrole oblige, lui et sa suite n'ont pas été inquiétés sur leur tenue de plage.

     Bref, l'occident est en guerre contre le monde Arabe, mais pas n'importe lequel. Question de gros sous.

    Gaulois.

     

     

     Le maire de Cannes interdit le burkini, deux associations vont saisir la justice

     

     Par Iris Péron avec AFP,  12/08/2016

     

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-maire-de-cannes-a-interdit-le-port-du-burkini-des-musulmans-s-insurgent_1820743.html

     

     

     

    Le port du burkini est interdit depuis fin juillet sur les plages de Cannes et pourra être verbalisé par une amende de 38 euros. Deux associations ont annoncé qu'elles allaient saisir la justice en urgence

     

    Le port du burkini, ce maillot de bain qui couvre l'ensemble du corps et des cheveux, fait de nouveau parler de lui, après la polémique née au début du mois, à propos de l'organisation d'un événement pour les femmes musulmanes dans un parc aquatique près de Marseille. Jeudi, la municipalité de Cannes, dans les Alpes-Maritimes, a indiqué que le maire LR David Lisnard avait signé un arrêté, le 28 juillet, pour en interdire le port sur les plages de la cité balnéaire jusqu'à la fin du mois d'août. 

     

    "L'accès aux plages et à la baignade sont interdits à compter de la signature du présent arrêté jusqu'au 31 août 2016, à toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité, respectant les règles d'hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime", indique l'arrêté municipal. "Le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes est également interdit", est-il ajouté. 

     

    "Le symbole de l'extrémisme islamiste"

     

    Les contrevenantes à ce texte pourront faire l'objet d'un procès-verbal et écoper d'une amende de 1ère catégorie de 38 euros. Le maire motive sa décision, au sein même de son arrêté: "Une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l'ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu'il est nécessaire de prévenir". 

     

    "Je n'ai ni le temps, ni l'envie de polémiquer. J'ai pris cet arrêté parmi tant d'autres pour assurer la sécurité de ma ville dans un contexte d'état d'urgence", a laconiquement répondu l'édile à Nice Matin, à propos de son texte, jeudi. "On n'interdit pas le voile, ni la kippa, ni les croix, j'interdis simplement un uniforme qui est le symbole de l'extrémisme islamiste. Il faut arrêter de vouloir caricaturer cet arrêté. Nous vivons dans un espace public commun, il y a des règles à respecter", a-t-il commenté. 

     

    Des tenues "qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes"

     

    Selon le directeur général des services de la ville de Cannes, Thierry Migoule, le nombre de femmes portant le burkini est en hausse depuis l'année dernière sur les plages cannoises. Il précise qu'avant que ne soit dressé un procès-verbal, les agents municipaux inviteront les nageuses à changer de tenue ou à quitter la plage. Selon lui, "il ne s'agit pas d'interdire le port de signes religieux à la plage (...) mais les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre". Il affirme qu'aucun burkini n'a été aperçu à Cannes depuis cet arrêté. 

     

    Si le port du voile intégral est interdit par la loi française dans l'espace public, rien ne prohibe pourtant le port du burkini et le port de signes religieux dans ce même espace. Jeudi, l'Observatoire de la laïcité, un organisme de l'Etat, a rappelé sur Twitter que "si des restrictions vestimentaires sont décidées, en l'espèce, elles ne peuvent se fonder sur le principe de la laïcité". Il répondait ainsi à une interpellation de Feiza Ben Mohamed, la porte-parole de la Fédération des musulmans du Sud. Elle a dénoncé "une étape de franchie dans l'islamophobie et l'exclusion avec Cannes qui se met hors la loi grâce à cet arrêté". La jeune femme a indiqué qu'elle était en relation avec le CCIF (Collectif conte l'islamophobie en France) pour faire annuler le texte. 

     

    Un arrêté similaire suspendu en 2014

     

    Ce vendredi matin, Marwan Muhammad, le président du CCIF, a annoncé à L'Express qu'il allait saisir le tribunal en référé liberté. Il s'agit d'une procédure d'urgence qu'un justiciable peut utiliser s'il estime qu'une administration porte une atteinte à l'une de ses libertés fondamentales. "Nous avons été saisis par des citoyennes de Cannes, insiste Marwan Muhammad, ce qui donne une validité à la procédure. Il y a un caractère urgent, car les effets de ce texte sont importants sur les citoyens".  

     

    Il souhaite intenter une action en justice contre cet arrêté qui "porte préjudice à un certain nombre de personnes", après avoir tenté une médiation avec la municipalité de Nice. "Nous avons fait un rappel à la loi au maire, mais il a maintenu sa position et nous a opposé un refus frontal", souligne le président du CCIF. Il rappelle qu'en 2014, son collectif avait réussi à faire suspendre un arrêté "anti-voile" à Wissous-plage, dans l'Essonne, en utilisant la même procédure.  

     

    "A quand une milice des moeurs?"

     

    La Ligue des Droits de l'homme de Cannes, qui dénonce un "abus de droit" et fait référence au principe de la laïcité contenu dans la Constitution, a elle aussi indiqué à L'Express qu'elle allait suivre la même procédure judiciaire, lundi au plus tard. "Notre maire a-t-il le catalogue des vêtements autorisés sur les plages de Cannes et bientôt dans nos rues? A quand une milice des moeurs comme au pays des mollah?", s'est interrogé l'association dans un communiqué. "Comment en effet, ne pas craindre que, par des attitudes aussi exclusives et répressives, certains de nos compatriotes ne se sentent exclus de la cité", déplore la LDH. 

     

    Le maire de Cannes n'a pas répondu aux sollicitations de L'Express ce vendredi matin, concernant une éventuelle suspension de son arrêté. 

     

     

     

    Interdiction des burkinis : la justice conforte l’arrêté de la mairie de Cannes

     

    LE MONDE | 13.08.2016

     


    Le juge des référés du tribunal administratif de Nice a validé, samedi 13 août, l’arrêté municipal interdisant le port de vêtements religieux sur les plages de Cannes (Alpes-Maritimes). Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) avait annoncé la veille qu’il avait saisi la justice en référé-liberté afin de contester cet arrêté. Une requête rejetée par la justice.

     

    Lire aussi :   Burkini : le Collectif contre l’islamophobie conteste l’arrêté cannois

     

    L’ordonnance de référé précise que cet arrêté pris le 28 juillet par David Lisnard, maire (Les Républicains, LR) de la ville, respecte « les dispositions de l’article 1er de la Constitution aux termes desquelles [“la France est une république laïque”], qui interdisent à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et particuliers ».

     

    « Dans le contexte d’état d’urgence et des récents attentats islamistes survenus notamment à Nice il y a un mois, le port d’une tenue vestimentaire distinctive, autre que celle d’une tenue habituelle de bain, peut en effet être interprétée comme n’étant pas, dans ce contexte, qu’un simple signe de religiosité », ajoute l’ordonnance.

     

    Le CCIF entend faire appel

     

    Me Sefen Guez Guez, avocat du CCIF, a fait part de son intention, au nom de son client, de faire appel de cette ordonnance devant le Conseil d’Etat, arguant que « cette décision ouvre la porte à l’interdiction de tout signe religieux dans l’espace public ».

     

    L’avocat s’est étonné, n’ayant eu connaissance « que le 11 août » de cet arrêté du 28 juillet, que le caractère d’urgence n’ait pas été retenu, et que « pour une décision aussi importante, aucune audience publique permettant un débat contradictoire » n’ait été envisagée.

     



     

    Dans son ordonnance, le juge des référés écarte le caractère d’urgence, car « les requérants ont saisi le juge des référés le 12 août pour contester l’arrêté du maire de Cannes du 28 juillet, dont il n’est pas contesté qu’il est depuis lors affiché sur les panneaux municipaux prévus à cet effet ainsi que sur les plages ».

     

    L’arrêté cannois précise que « l’accès aux plages et à la baignade est interdit jusqu’au 31 août 2016 à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime ». « Toute infraction fera l’objet d’un procès-verbal et sera punie de l’amende », de 1re catégorie, soit 38 euros, est-il écrit.

     

    « Il ne s’agit pas d’interdire le port de signes religieux à la plage », avait dit à l’AFP, jeudi, Thierry Migoule, directeur général des services de la Ville de Cannes, à propos de cet arrêté. Il évoque néanmoins le fait de vouloir prohiber « les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre ».

     

    Lire aussi :   Arrêté de la mairie de Cannes contre les vêtements religieux à la plage : ce que dit la loi

     


    Manuel Valls « soutient » les maires ayant interdit le « burkini »

     

     

     

    LE MONDE | 17.08.2016

     

    http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/08/17/manuel-valls-soutient-les-maires-ayant-interdit-le-burkini_4983667_1653130.html

     

     


    Dans un entretien à paraître mercredi 17 août dans le quotidien La Provence, Manuel Valls a annoncé « comprendre » et « soutenir » les maires ayant pris des arrêtés pour interdire le port du « burkini », « pas compatible avec les valeurs de la France et de la République ». Le premier ministre a toutefois déclaré qu’il se refusait à légiférer en la matière.

     

    « Je comprends les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions, d’éviter des troubles à l’ordre public », a-t-il indiqué. Et d’insister :

     

    « Je soutiens donc ceux qui ont pris des arrêtés, s’ils sont motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble, sans arrière-pensée politique. »

     

    Lire aussi :   Leucate et Le Touquet veulent à leur tour interdire le « burkini »

     

    Cette mise au point intervient en pleine polémique, alors que quelques municipalités, de la Corse jusqu’au Pas-de-Calais, ont pris des arrêtés pour interdire ce type de tenue de plage couvrant le corps et la tête des femmes. Ils ont parfois été pris de manière « préventive ».

     

    « Contre-société »

     

    « Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses. Le burkini n’est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode. C’est la traduction d’un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l’asservissement de la femme », a expliqué le premier ministre. Mais il a estimé que le législateur n’avait pas à intervenir en la matière.

     

    « Avant de penser à légiférer, nous ferons appliquer la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public – nous le rappellerons, avec le ministre de l’intérieur, aux préfets et aux forces de sécurité. Les autorités musulmanes doivent aussi condamner le voile intégral, condamner les actes de provocation qui créent les conditions d’une confrontation. »

     



     

    Selon le premier ministre, derrière le burkini, « il y a l’idée que, par nature, les femmes seraient impudiques, impures, qu’elles devraient donc être totalement couvertes. Ce n’est pas compatible avec les valeurs de la France et de la République. Face aux provocations, la République doit se défendre ».

     

    Lire aussi :   Petite histoire du « burkini », des origines aux polémiques

     

    Manuel Valls a également lancé un appel au calme, et il s’est adressé aux musulmans, en demandant « à leurs autorités, à leurs familles, dans leurs engagements personnel, professionnel, social, de dire qu’ils rejettent cette vision mortifère de l’islam », rappelant l’expulsion récente de 82 imams prêcheurs de haine.

     

    « Tous ceux qui prônent des discours n’ayant rien à voir avec nos valeurs doivent être poursuivis. Il ne faut passer aucun compromis avec ceux qui mettent en cause le modèle républicain. Nous avons aussi besoin d’imams parlant français, formés à nos valeurs. 

     

    Premières amendes pour port de « burkini »

     

    Trois femmes ont été verbalisées sur les plages de Cannes (Alpes-Maritimes) – la première ville à s’être opposée au « burkini » –, rapporte Le Parisien-Aujourd’hui en France dans son édition du mercredi 17 août. Agées de 29, 32 et 57 ans, elles ont dû s’acquitter d’une amende de 38 euros, a précisé le cabinet du maire Les Républicains (LR) David Lisnard.

     

    Six autres femmes se baignant en étant couvertes ont également été rappelées à l’ordre, sans être verbalisées, et « ont quitté la plage sans faire de difficulté », précise une source au journal.

     

    Après avoir été débouté par le tribunal administratif de Nice, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) attend une décision du Conseil d’Etat sur la légalité de l’arrêté de Cannes, qu’il conteste.

     



     

    Burkini: trois femmes verbalisées à Cannes

     

     

     

    Par LEXPRESS.fr 17-08-16
    http://news.lexpress.fr/burkini-trois-femmes-verbalisees-a-cannes-28474

     


    Trois femmes qui se baignaient en burkini sur les plages de Cannes ont écopé d'une amende de 38 euros. Le maire Les Républicains de la ville a interdit, fin juillet, le port du maillot de bain islamique.

     

    Après les arrêtés, les amendes. Trois femmes ont été verbalisées le week-end dernier sur les plages de Cannes, dans les Alpes-Maritimes, dont le maire Les Républicains David Lisnard a interdit le port du burkini, un maillot de bain islamique qui couvre l'ensemble du corps, rapporte le Parisien ce mercredi.

     

    LIRE AUSSI >> A l'étranger, on ne comprend pas la polémique sur le port du burkini

     

    Depuis le début du mois d'août, le port du burkini sur les plages de l'hexagone fait polémique. Une dizaine de ville l'ont interdit, avec le soutien du Premier ministre Manuel Valls.

     

    Une amende de 38 euros

     

    Comme le précise le cabinet du maire de Cannes au quotidien, les trois femmes verbalisées, âgées de 29, 32 et 57 ans, ont dû s'acquitter d'une amende de 38 euros lors du week-end du 15 août. Six autres femmes se baignant en étant couvertes ont également été rappelées à l'ordre, sans être verbalisées, et "ont quitté la plage sans faire de difficulté".

     

    La mairie de Cannes est la première cet été à s'être opposée, le 27 juillet, à "une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'attaques terroristes".

     

    Une décision du Conseil d'Etat attendue

     

    Mandelieu-la-Napoule, voisine de Cannes, avait pris en toute discrétion un arrêté similaire dès juillet 2013, "à partir de faits constatés", selon le service communication de la ville. Celui-ci a été copié textuellement par les autres mairies - Cannes, Villeneuve-Loubet, Le Touquet ou encore Sisco - sur sa définition des tenues interdites. L'accès aux plages y est "interdit à toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité".

     

    Après avoir été débouté par le tribunal administratif de Nice, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) attend une décision du Conseil d'Etat sur la légalité de l'arrêté de Cannes, qu'il conteste.

     

    LIRE AUSSI >> Laurence Rossignol: "Il faut combattre le burkini sans arrière-pensées"

     

     

     

    Arrêté « anti-burkini » à Villeneuve-Loubet : le tribunal administratif de Nice est saisi

     

     

     

    LE MONDE | 17.08.2016

     

    http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/08/17/arrete-anti-burkini-a-villeneuve-loubet-le-tribunal-administratif-de-nice-saisi_4984128_1653130.html

     

     

     

     

     

    Le débat sur le « burkini » va se poursuivre devant le tribunal administratif de Nice, qui a été saisi d’un nouveau recours déposé par Me Patrice Spinosi au nom de la Ligue des droits de l’homme (LDH) contre l’arrêté municipal pris, le 5 août, par le maire de la commune de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), Lionnel Luca (Les Républicains).

     

    Contrairement au précédent recours introduit par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) visant l’arrêté municipal du maire de Cannes, qui a été rejeté par le juge des référés, celui-ci sera débattu en audience publique vendredi 19 août.

     

    Lire :   Les arrêtés municipaux contre le « burkini » se multiplient

     

    Dans sa requête, Me Spinosi relève tout d’abord que l’arrêté municipal en cause a vocation à s’appliquer jusqu’au 15 septembre, alors que celui de Cannes ne court que jusqu’au 31 août. Il soutient que la « condition d’urgence » est caractérisée par « l’atteinte grave et manifestement illégale portée à plusieurs libertés fondamentales », dont celle de manifester ses convictions religieuses, de se vêtir – cette dernière devant être considérée comme faisant partie de la liberté d’expression – et d’aller et venir.

     

    Exclure un groupe de l’espace public

     

    « En l’occurrence, en interdisant l’accès à la baignade à toute personne ne disposant pas d’une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et du principe de laïcité, mais aussi en interdisant le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes, l’arrêté contesté fait obstacle au libre accès à un espace public ouvert à tous », relève l’avocat de la LDH.

     



     

    Lire :   Manuel Valls s’empare de la polémique du « burkini »

     

    Me Spinosi estime que l’arrêté « vise spécifiquement un groupe de personnes en raison de leur religion », ce qui revient à exclure ce groupe « de cette fraction de l’espace public en raison de critères religieux ».

     

    Il soutient, contrairement à la motivation de l’ordonnance rendue par le juge des référés de Nice, que le « principe de laïcité » ne saurait fonder une telle interdiction, celui-ci étant strictement défini par la loi, qui ne vise pas le port d’un signe religieux dans l’espace public, à l’exception de la dissimulation du visage.

     

    Enfin, à propos du « trouble à l’ordre public » évoqué par l’arrêté municipal, l’avocat de la LDH observe qu’il « revient au maire de concilier l’exercice de ses pouvoirs de police avec le respect des libertés fondamentales, ce qui implique qu’il ne saurait interdire l’exercice d’une liberté (…) alors que le maintien de l’ordre pouvait être assuré par des forces de police ».

     

    Il demande en conséquence la suspension de cet arrêté municipal. Si le tribunal administratif ne devait pas leur donner raison, le débat se poursuivra jusqu’au Conseil d’Etat.

     



     

     

     


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  • Déclaration de Montréal

    Assurément une énième déclaration sur ce sujet. Si louable soit-elle, la secte nucléaire n'en tiendra aucun compte. 

    Nous ne le répèterons jamais assez, la folie humaine a trouvé, à travers le nucléaire, un outils par excellence d'auto-destruction. Finalement comme si la fin de notre espèce devait être avancée de quelques centaines de millions d'années. 

    Puisqu'il s'agit de folie humaine, ce document digne de bonne foi nous en révèle les contours...Macabres. Je laisse aux lecteurs le soins d'en cerner toute l'ignominie de ce qui fut ce double massacre terroriste nucléaire  des USA  les 6 et 9 août 1945. Les scientifiques, les médias et le public dont la France se félicitaient d'une telle monstruosité.    

      

    71ème anniversaire des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki   La bombe atomique couverte par un brevet français ? 

    L'énergie atomique se manifesta publiquement pour la première fois le 6 août 1945: destruction à peu près complète et instantanée d'Hiroshima. La "performance" fut répétée trois jours plus tard sur Nagasaki avec le même succès. Si la surprise fut grande dans l'opinion publique, parmi les savants il n'en fut rien car ils envisageaient ce développement scientifique depuis 1939Contrairement à ce qui a été écrit plusieurs années plus tard, ces destructions de masse ne traumatisèrent ni le milieu scientifique ni l'opinion publique. Elles furent perçues comme le début d'une ère nouvelle, "l'âge atomique" confirmant la fiabilité de cette nouvelle source d'énergie.
     

    (Photo Masayoshi Onuka)
    Le 7 août, au poste de quarantaine militaire de Ninoshima, à environ 4 kilomètres au large de Hiroshima. Beaucoup de ceux atteints de profondes brûlures dues à la chaleur de l'explosion, restent étendus ainsi sans bouger, respirant à peine, jusqu'à ce que la vie s'en aille. 
    Le mercredi 8 août 1945on put lire à la une du journal Le Monde : "Une révolution scientifique: Les Américains lancent leur première bombe atomique sur le japon". L'unanimité fut assez parfaite dans l'ensemble de la presse. L'ampleur du désastre, ces êtres humains qui, en quelques millionièmes de seconde, furent "volatilisés" et ne laissèrent qu'une ombre sur les murs, loin de déclencher horreur et indignation, fut reçue comme la preuve objective d'un avenir radieux pour une humanité qui allait enfin être débarrassée à tout jamais des contraintes du travail. La matière se révélait source inépuisable d'énergie, qu'il serait possible d'utiliser partout sans limite, sans effort, sans danger. 

    D'invraisemblables projets étaient présentés sérieusement comme à notre portée dans un avenir très proche. On parlait de faire fondre la glace des pôles par bombardement atomique pour produire un climat tempéré sur la terre entière, d'araser le Mont Blanc ou de combler la Méditerranée pour irriguer le Sahara (Joliot), etc. 

     
    Le délire scientiste n'a plus jamais atteint de tels sommets. Les explosions sur le japon furent glorifiées et bénies par tout ce que l'establishment scientifique avait de disponible: à l'époque cela s'appelait "les savants". La mobilisation fut spontanée pour nous initier à cet avenir que les prix Nobel du "Projet Manhattan" nous avaient soigneusement préparé. Hiroshima devait ouvrir à l'humanité une ère de liberté, on entrait dans la modernité libératrice.
     
    La seule voix discordante fut celle d'Albert Camus dans l'éditorial de Combat le 8 août 1945: "Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes, que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. [...] Il est permis de penser qu'il ya quelque indécence à célébrer une découverte qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles". Ces positions lui valurent, quelques jours plus tard, de violentes critiques.
     
    Pour France-Soir, l'ère nouvelle fut inaugurée le 16 juillet 1945, date de l'essai de la première bombe atomique. Il titre le 8 novembre 1945: "Le 16 juillet 1945 à Alamogordo, par une nuit d'orage, le monde est entré dans une ère nouvelle". L'article se poursuit ainsi: "L'espèce humaine a réussi à passer un âge nouveau: l'âge atomique". 
    Ce même journal titrait un article le 9 août 1945: "L'emploi de la bombe atomique ouvre des horizons illimités". 

     
    Le 10 août 1945, après la destruction de Nagasaki, France-Soir confiait ses colonnes à "un prince, académicien français et prix Nobel de physique" qui titrait son article: "L'homme pourra demain tirer plus d'énergie de quelques grammes de matière désintégrée que de la houille, de l'eau et du pétrole, par le prince Louis de Broglie, de l'Académie française". 
     
    Le 8 août 1945, le journal Libération titrait en première page: "La nouvelle découverte peut bouleverser le monde. [...] Charbon, essence, électricité ne seraient bientôt plus que des souvenirs".
     
    L'Humanité du 8 août 1945 titre en première page: "La bombe atomique a son histoire depuis 1938, dans tous les pays des savants s'employaient à cette tâche immense: libérer l'énergie nucléaire. Les travaux du professeur Frédéric Joliot-Curie ont été un appoint énorme dans la réalisation de cette prodigieuse conquête de la science". Les journaux mentionnent à de nombreuses reprises la part jouée par la France dans cette prodigieuse découverte. Ainsi on trouve dans le Figaro du 9 août 1945 un communiqué de l'AFP: "Paimpol 8 août - M. Joliot-Curie fait de Paimpol la communication suivante: L'emploi de l'énergie atomique et de la bombe atomique a son origine dans les découvertes et les travaux effectués au Collège de France par MM. Joliot-Curie, Alban et Kowarski en 1939 et 1940. Des communications ont été faites et des brevets pris à cette époque". Un de ces brevets porte sur les "Perfectionnements aux charges explosives", brevet d'invention n° 971-324, "demandé le 4 mai 1939 à 15 h 35 min à Paris" (lire: L'histoire de la protection des brevets de l'équipe Joliot).
     
     
    Cependant, personne n'osa en 1945 réclamer au gouvernement américain des royalties, bien que finalement on affirmât que la destruction de Hiroshima était couverte par un brevet français! Seul un bénéfice moral était attendu en exigeant que l'opinion mondiale reconnût la contribution française aux massacres d'Hiroshima et de Nagasaki.
      
     
      
    Témoignages:  - Récits des jours d'Hiroshima du docteur Shuntaro Hida
    - 
    Futaba Kitayama, atomisée à 1 700 mètres de l'hypocentre à Hiroshima
    - 
    Hideo Shimpo atomisé â 1 300 mètres de l'hypocentre à Hiroshima
    - 
    Tomiko Matsumoto atomisé à 1 300 mètres de l'hypocentre à Hiroshima
    - 
    Ube Makoto atomisé à 3 kilomètres de l'hypocentre à Hiroshima
    - 
    Hiroshima 54 jours d'enfer du Docteur Michihiko Hachiya
    - 
    Tamiki Hara atomisé à Hiroshima

    A lire:
    L'homme qui défia la censure (Les destructions de masse de la bombe atomique ne traumatisèrent ni le milieu scientifique, ni la presse, ni l'opinion publique)
    Hiroshima et Nagasaki anéanties pour rien 
    Les ingénieurs oubliés de la bombe
    Lire l'extrait du livre "Plus clair que mille soleils" de Robert Jungk qui présente les physiciens ayant participés à la construction de la bombe atomique américaine, leurs motivations puis les réticences de certains...)
    Hiroshima 8h15 le 6 août 1945
     
      
      
     

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  • Joyeusetés en tous genres des radars


    Maintenant, c'est le radar autonome qui arrive. En quelque sorte, de nouveaux radars mobiles.

    L'imagination de l'exécutif est sans limite, contrairement aux technocrates qui eux, ont une intelligence très limitée.


    Vous avez aussi les radars à double sens, qui commencent à faire des dégâts.

    La répression routière devient telle que bientôt, même dans votre garage vous serez verbalisé !

    Et puis vous avez les radars fous. Celui d'Ambérieu n'est certainement pas le seul. Il serait d'ailleurs intéressant, si cela était possible, d'analyser tous les procès par radar, afin de démêler les vrais des faux. Mais chuttt !!! n'allons surtout pas faire de l'ombrage à ce système répressif si juteux.

    Une mention quand-même à l'express, qui dénonce de telles fantaisies.


    Sécurité routière: les PV fictifs du radar d'Ambérieu... et d'ailleurs

    http://news.lexpress.fr/securite-routiere-les-pv-fictifs-du-radar-d-amberieu-et-d-ailleurs-23344


    Par Stéphanie Fontaine

    Stéphanie Fontaine/L'Express

    LIRE AUSSI >> Le marché juteux des radars automatiques

    Les conclusions de cette expertise sont sans appel: "Lors des essais, il a été très difficile d'atteindre les 60 km/h", avec des rues dégagées, alors qu'à l'inverse la circulation "était dense à l'heure des contraventions relevées". Malgré ce rapport, les PV continuent de tomber sur la RDTA et ses chauffeurs. Le dernier, le 25 mars, fait état d'une vitesse de... 80 km/h.

    Des cars scolaires flashés... à l'arrêt

    La plupart du temps, "quand on prend connaissance des PV, il est trop tard pour vérifier les vitesses enregistrées par les chronotachygraphes (ces appareil électroniques qui enregistrent la vitesse et le temps de conduite dans un véhicule de transport routier, NDLR), les données sont déjà écrasées", déplore Olivier Wehrlin, le directeur de la RDTA.

    Stéphanie Fontaine/L'Express

    Le radar flashe, les cars scolaires trinquent...

    Sauf exceptions: en février 2012, le radar enregistre une vitesse de 74 km/h, au lieu des 50 autorisés, quand le chronotachygraphe du véhicule verbalisé fait état, lui, de 41 km/h. Rebelote quelques mois plus tard: 71 km/h pour le radar, 29 pour le mouchard. Puis 56 contre 37 en février 2014.

    Comble de l'absurde en février 2013: ce jour-là, selon le chronotachygraphe, le bus est à l'arrêt. Le radar le voit rouler à 74 km/h...

    A Ambérieu, mais pas seulement

    Quelle est la cause de ce dysfonctionnement? L'expertise de 2013 ne le dit pas. Pas plus que le ministère de l'Intérieur, qui en est informé mais n'a pas réagi, pas plus qu'il n'a souhaité répondre aux sollicitations de L'Express.

    L'affaire est pourtant d'autant plus gênante qu'elle dépasse le simple cas du radar d'Ambérieu, un Mesta 210 C du fabricant Morpho (filiale de Safran), l'un des modèles les plus répandus dans les 2000 cabines fixes installées sur le bord de nos routes.

    Dans la cabine d'Ambérieu, le radar a été changé, pour cause de panne ou de vérification réglementaire, à au moins quatre reprises depuis 2011, sans que sa fiabilité s'améliore: les erreurs et les PV infondés n'ont pas cessé. Les quatre exemplaires remplacés ont probablement servi ailleurs en France - et il n'y a pas de raisons qu'ils y aient mieux fonctionné.

    Où, précisément? Mystère. Mais combien d'autres conducteurs que les chauffeurs de car de l'Ain ont-ils eux aussi été flashés à tort? Et à Ambérieu même? Daniel Fabre, le maire, s'inquiète: "Les gens sont habitués à recevoir des contraventions, mais rares sont ceux qui les contestent..."

    Des poursuites judiciaires sans fin

    Une fois convaincu de l'innocence de ses chauffeurs, le patron de la RDTA a cessé de livrer leur nom à la justice. Il conteste désormais les PV lui-même. Un parcours du combattant: "C'est usant et ça génère une grosse perte de temps, même aidé comme je le suis d'un avocat".

    Malgré les résultats de l'expertise judiciaire, l'Officier du ministère public (OMP) auprès du tribunal de Bourg-en-Bresse a ainsi fait appel de la relaxe d'Olivier Wehrlin en 2015. Il a introduit un pourvoi en cassation - rejeté le 8 mars dernier. Un an après. "Un an de trop", s'indigne l'intéressé, alors que "les motivations de l'OMP restent incompréhensibles". Et que le radar continue à faire des siennes.

    Quand aux citoyens en général, automobilistes en particulier sont des moutons par nature. Ils râlent parfois, à tors ou à raison, mais finissent par se soumettre et paient.

    Cocoricooo.

    Gaulois.

     


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  • Méprisant

    Ou ce triste personnage sur la cuvette des chiottes

    C'est, paraît-il, un très bon acteur. Quand bien même, cela ne lui donne pas le droit de comparer nuit debout aux chiottes. A moins qu'il y soit lui-même assis en permanence ... Sur la cuvette.

    Au fait, sur quel chiotte il se pose ? En Russie ? En Belgique ?

    Finalement, sa réflexion est bien dans le contexte du festival

    Gaulois. 


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  • Logement de fortune

    En voilà un qui ne sera plus à la rue, le Pauvre !

    La grande question qui nous vient à l'esprit est ; comment un haut fonctionnaire pique le logement d'un moins favorisé que lui ?

    N'oublions pas que nous sommes dans un pays – de droit paraît-il – dans lequel tout est permis, mais pas pour tout le monde bien sûr. Allez donc vous inscrire aux services des HLM de votre coin. Si vous êtes propriétaire, c'est peine perdu, à juste titre d'ailleurs. Pour ce préfet, qui a vraisemblablement tripatouillé dans les Magouilles d'un certain Sarkosy, c'est permis.

    Pendant ce temps, des milliers de sans toit vivent sous les ponts, dans leur voiture ou dans la rue.

    la France est un pays formidable.

    Cocoricooooo

    Gaulois.

    Un préfet multipropriétaire logé en HLM à Puteaux

    LE MONDE | 09.07.2016 Par Isabelle Rey-Lefebvre


    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/07/09/un-prefet-multiproprietaire-loge-en-hlm-a-puteaux_4966712_3224.html




    « Comment expliquer qu’un haut fonctionnaire, propriétaire de dix appartements et déclarant plus de 190 000 euros de revenus annuels, ait obtenu un logement social de trois pièces appartenant à l’Office public de l’habitat [OPH] de Puteaux ? » Christophe Greber, l’infatigable opposant (Modem) à la maire (Les Républicains) de la cité des Hauts-de-Seine, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, également présidente de l’office public HLM de la ville, a posé franchement la question, mardi 5 juillet, en conseil municipal.

    Le haut fonctionnaire en question est le préfet Alain Gardère, 59 ans, proche de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, ex-directeur de cabinet adjoint de Claude Guéant au ministère de l’intérieur, directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), organisme de contrôle de ces entreprises, jusqu’à sa mise en examen, en janvier, pour « corruption passive »« prise illégale d’intérêts »« recel d’abus de biens sociaux » et« détournement de fonds publics ».

    Lire aussi :   Enquête sur le préfet Gardère : un patron de l’immobilier mis en examen et écroué

    Selon un article publié, le 30 juin, par Mediapart, M. Gardère jouirait d’un salaire net mensuel de 9 800 euros, d’une prime annuelle de 18 000 euros et de 55 000 euros de revenus fonciers, qui le placent largement au-dessus des plafonds de ressources ouvrant droit à un logement social.

    L’appartement en cause, de 75 m2, avec un loyer de 2 000 euros, est l’un des treize logements sociaux sur 65 au total d’un ensemble flambant neuf, aux allures un peu kitsch, style Disney, du tout nouveau quartier du Théâtre, à Puteaux.



    « Aucun avantage économique »

    Selon le cabinet du maire, il s’agit d’une construction financée par un prêt locatif social (PLS), de gamme plutôt haute dans la complexe hiérarchie des logements sociaux, auquel a été appliqué le surloyer maximal. Mais le plafond de ressources exigé en PLS, dans ce secteur géographique, ne dépasse pas 45 000 euros par an pour un couple, et il doit être respecté à l’entrée dans les lieux, le surloyer ne pouvant s’appliquer qu’à un locataire déjà en place, dont les ressources ont progressé au fil des ans et outrepassent les plafonds.

    Le code de la construction stipule, en outre, que l’attribution d’un HLM ne peut se faire à une personne déjà propriétaire d’un logement correspondant à ses besoins. « Mon client, M. Gardère, a perdu son logement de fonction et, avec ce nouveau logement, ne bénéficie d’aucun avantage économique, puisque son loyer est même légèrement au-dessus de celui du marché privé dans cette ville », précise son avocat, Me Jean Veil.

     Lire aussi :   « Emploi fictif » et « corruption » : les affaires troubles du préfet Gardère

    « De nombreux candidats ont refusé cet appartement, précise le cabinet du maire. Il a été finalement attribué par une commission où siègent des représentants de la préfecture des Hauts-de-Seine, et sur le contingent préfectoral. » Dans un communiqué, la préfecture des Hauts-de-Seine a répondu, vendredi 8 juillet, que « M. Gardère n’a jamais figuré sur les listes d’allocataires proposés par les services de l’Etat, qu’il s’agisse des publics prioritaires ou des fonctionnaires, sur le contingent préfectoral relevant de l’OPH de Puteaux ».

    « Totalement inacceptable »

    Mardi, en conseil municipal, Mme Ceccaldi-Raynaud – elle aussi fidèle de Nicolas Sarkozy – s’est retranchée derrière le récent rapport, de mars, de l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), qui critique plusieurs attributions irrégulières de logements sociaux, mais, a-t-elle plaidé, pas celle-ci. Or, l’Ancols a examiné les attributions de 2009 à 2013, pas de 2014, année qui a vu exaucée la demande de M. Gardère.

    La ministre du logement et de l’habitat durable, Emmanuelle Cosse, a vivement réagi : « Cette situation, qui déroge aux principes et aux règles d’attribution des logements sociaux, est totalement inacceptable. Toute la lumière devra être faite sur les conditions dans lesquelles elle est intervenue et les responsabilités en cause. J’y veillerai personnellement. »

    Depuis sa création, le 1er janvier 2015, l’Ancols – aux pouvoirs renforcés par rapport à l’ancienne Miilos (Mission interministérielle d’inspection du logement social) – peut suggérer au ministre diverses sanctions. Vendredi, le préfet des Hauts-de-Seine a demandé « à la maire de Puteaux, en qualité de présidente de l’OPH, de prendre les dispositions nécessaires pour mettre fin à cette situation ».

     Lire aussi :   Avec la mise en examen d’Alain Gardère, la chute d’un pilier de l’ère Sarkozy

    Isabelle Rey-Lefebvre 
    Journaliste au Monde

     

    Quelques scandales préfectoraux

    Etc....




     


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  • Légion d'honneur


    Ou de la confiture donnée à tors et à travers.

    Ma réflexion va dans le même sens que mon article précédent de ce jours. Légion d'honneur, Marseillaise, drapeau, c'est du pareil au même. Des attrapes nigaud destinés à transformer les braves citoyens en moutons bien sages.

    Pour ce qui est de la légion d'honneur, vous avez sans doute remarqué avec quelle facilité elle est distribuée, mais pas à n'importe qui. Cette distinction, si peu distinguée est réservée à celles et ceux qui ont su faire parler d'eux et souvent, piétiner le bon peuple. Le peuple lui, se contente parfois de la médaille du travail, une autre distinction pas plus honorable, si si !!

    La preuve :

    Il y a une bonne quinzaine d'années, alors que je protestais contre ma précarité, au chômage, je me voyais remettre cette médaille en chocolat , pardon, du travail, par le Député-Maire d'Octeville ( Cherbourg ) Bernard Cazeneuve en personne.

    C'est dire la logique de cette attribution !

    Vous croyez qu'il y a matière à méditer ?

    Gaulois.

    Article des deux principaux médias à la botte

    Légion d’honneur : Marion Cotillard et Raymond Depardon parmi les décorés du 14 juillet

    Le Monde.fr avec AFP 14-07-16

     http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/07/14/legion-d-honneur-marion-cotillard-et-raymond-depardon-parmi-les-decores-du-14-juillet_4969266_3224.html



    Les acteurs Marion Cotillard et Pierre Richard, le moine bouddhiste Matthieu Ricard, l’ancienne syndicaliste Nicole Notat ou les photographes Raymond Depardon et Sebastiao Salgado font partie de la promotion du 14 juillet de l’Ordre national de la Légion d’honneur.

    Dans cette promotion de 654 personnes, publiée jeudi au Journal officiel, figurent deux grand-croix, la plus haute distinction de l’Ordre : Gilbert Guillaume, ancien président de la Cour internationale de justice, et Pierre Truche, premier président honoraire de la Cour de cassation. Olivier Schrameck, qui préside le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et fut directeur de cabinet du premier ministre Lionel Jospin, est promu commandeur.

    Plusieurs personnalités de la culture et de la communication sont décorées : le journaliste Alain Duhamel est élevé à la dignité de grand officier, l’exploitant et distributeur decinéma Marin Karmitz est promu commandeur, le délégué général du festival de Cannes, Thierry Frémaux, est promu au rang d’officier, ainsi que les acteurs et actrices Pierre Richard, Niels Arestrup et Ariane Ascaride et l’ancien PDG de TF1 Nonce Paolini.

    Le cinéaste Xavier Beauvois et les photographes Raymond Depardon (auteur du portrait officiel de François Hollande) et Sebastiao Salgado sont nommés chevaliers. Les historiens Annette Wieviorka et Jacques Julliard sont tous deux promus commandeurs.


    Lire aussi :   
    La Légion d'honneur en 5 questions



    Hommes d’affaires, hommes politiques et sportifs

    Dans le monde économique, l’Ordre a notamment promu commandeurs, Antoine Gallimard, PDG des éditions du même nom, et Pierre Mongin, directeur général de Engie (ancien patron de la RATP et ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon). Frédéric Gervoson, PDG de Andros est, lui, promu officier.

    Laurent Castaing, directeur général de STX France (chantiers navals de Saint-Nazaire) est nommé chevalier, de même que Nicole Notat, l’ancienne patronne de la CFDT (1992-2002), aujourd’hui à la tête de Vigeo, société d’audit-conseil en responsabilité sociale. Parmi les personnalités politiques, sont notamment distingués les anciens ministres, Anicet Le Pors (commandeur), Claude Evin (officier) et François Loos (chevalier). Le politologue Pascal Perrineau est nommé chevalier. Chez les sportifs, Hacine Cherifi, ancien champion du monde de boxe, est lui aussi nommé chevalier.

    Dans cette promotion figurent également le moine bouddhiste Matthieu Ricard, proche du dalaï-lama (chevalier), le criminologue Alain Bauer (commandeur) ainsi que six compagnons de la Libération, parmi lesquels Alain Gayet (grand officier), grand-père de l’actrice Julie Gayet.




     


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  • Aux armes citoyens

     Ou comment faire passer ce chant de guerre

    Revoilà la Marseillaise sur le devant de la scène. Maintenant, c'est le concours de la meilleur interprétation !

    Un moyen par excellence de formater les foules, plus particulièrement les jeunes plus fragiles en terme de philosophie et politique. C'est d'autant plus regrettable en période du 14 juillet que s'est approprié le pouvoir.

    Christiane Taubira refusait en 2014 d'entonner ce chant obscène. Probablement plus soucieuse de démocratie que du nationalisme galopant. Que cette femme, si souvent victime de racisme et autres bavures se rassure, elle n'est heureusement pas la seule à bannir un hymne barbare.

    Gaulois.   

     

     

     

     


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  • La France dépotoir

    Ou les routes de la honte

    Notre pays détient de nombreux records, entre autres celui des déchets jetés un peu partout sans le moindre souci de l'environnement. 

    N'ayons pas peur de l'image peu élégante : Si les citoyens prennent autant de soin de leur C.. que le bord des routes, leur endroit ne doit pas être beau à voir !

    Gaulois. 


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  • SDF indésirables

    Ou les bourgeois et la misère

    La misère et la bourgeoisie ne font pas bon ménage. Pourtant l'un ne va pas sans l'autre. Dit autrement, dans notre société actuelle, les SDF et leurs cortèges de misère existent parce que les bourgeois et leur étalage de richesses existent eux aussi. Il n'est pas du tout indécent de prétendre que les gens de la rue y sont à cause des riches arrogants.

    La cerise sur le gâteau ; les opposants au projet argumentent le sacrifice d'un espace vert. A qui veut-on faire croire que ces gens-là ont la fibre écologique ?

    Pour une fois, les bourges du 16eme n'ont pas eu gain de cause.

    Non décidément, les résidents de certains quartiers « chics » de Paris sont à des années-lumière de la réalité. Celle du partage des richesses.

    Gaulois.

     

     


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