• La rue le froid et la mort

     

    Ou quelques morts de plus pour alarmer les nantis ?

    Nous sommes au 21ème siècle ! Pourtant, on se croirait encore dans l'antiquité. Qui se soucie du sort des indigents ?

     

    Combien de morts dans la rue faudra-t-il encore pour prendre le problème à bras le corps.

     

    Combien de fois entendrons-nous encore des réflexions cyniques telles que « s'ils crèvent dans la rue, ils l'ont cherché ! »

     

    Quand les plus riches accepteront-ils de céder quelques pour cents de leur fortune, amassée sur le dos des plus pauvres ?

    Les sans abrits meurent aussi l'été. Ce n'est pas le froid ou la chaleur qui les fait mourir, mais leur extrême précarité !

     

    Sommes nous sur cette planète pour créer tant de différence entre les humains ?

    Gaulois.

     


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  • France Afrique et commémorations

    Ou les commémorations du colonialisme !

    La France n'en finit pas de commémorer tous azimuts des états de faits si peu glorieux. Ce que l'on peut qualifier sans la moindre hésitation de France-Afrique, avec tout ce qui va avec. C'est-à-dire la colonisation et la barbarie. Au final, ces commémorations ne sont que des prétextes politiques destinés à justifier l'hégémonie française sur les pays africains. Le pillage de leurs richesses naturelles et tant qu'à faire la remise en cause de leur culture.   

    De triste mémoire, l'Algérie a payé un lourd tribu et a souffert de  plus de 130 ans de guerre coloniale.

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/chronologie-de-l-algerie-coloniale-1830-1954_492168.html

    https://rebellyon.info/La-conquete-coloniale-de-l-Algerie

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'Alg%C3%A9rie

     http://geopolis.francetvinfo.fr/17-octobre-1961-la-sanglante-repression-dune-manifestation-dalgeriens-83965

     

    La Françafrique est restée vivace

    Là, ce n'est pas Gaulois qui le dit, mais l'ancien procureur de la république Eric de Montgolfier. Son point de vue rejoint le mien, à savoir que la pudeur devrait museler ces longues année d'impérialisme colonial.

     

    Eva Joly n'est pas en reste sur la question

     Eva Joly est conseillère pour la lutte contre la corruption et le blanchiment en Norvège. Ses deux livres précédents, Notre affaire à tous et Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?, chez le même éditeur, ont été vendus à plus de 450 000 exemplaires en France et à l'étranger.
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    Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.
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    Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger. Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée.
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    > Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le gouvernement d’autre part. J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis, que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.
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    > Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un Pib par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.
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    > Roland Dumas « l’ami intime » de Bongo
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    Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris. Il était alors le plus jeune chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune. En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, avenue Foch ou à l’hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent.. Chacun se presse à ces audiences. Dans les années 1990, un homme politique français du premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le président gabonais dit qu’il est « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle. Lorsque au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la Fiba, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients, qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et  des médias.
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    > A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris…Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.
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    > Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de barbouzes. Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par Pierre Guillaumat un ancien ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.
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    > La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf-Total pour affirmer sa puissance. La compagnie intervient dans le golfe de Guinée, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola, en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination. Pendant la guerre, les affaires continuaient…Les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.
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    > Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf, dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.
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    > L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain. Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.
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    > Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant. Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur.  De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.
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    > La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la Justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des Ong, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?
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    > L’indépendance en Afrique : une mascarade
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    > Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest. L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces  maîtresses de cette partie géopolitique. Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles. D’ailleurs « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.
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    > J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigéria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses. La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes…A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.
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    > Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élection…Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.
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    > Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés. Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du Sud-Est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar les vazas, ces pieds-noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance. Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations.. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.
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    > La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins, nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres. Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « Jfom » (Jeune français originaire du Magrheb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…
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    > La France de 1789, incompatible avec la françafrique
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    > La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère. Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve, pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.
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    > Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.

    Gaulois.

     


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  • Fukushima ne fait que commencer !

    Un article édifiant !

    Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

     

    Par Arnaud Vaulerin, correspondant au Japon — 3 février 2017 à 09:01

     

    http://www.liberation.fr/planete/2017/02/03/japon-pic-de-radiation-et-trou-beant-dans-les-entrailles-de-fukushima_1546005

     

    Vue de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2016. Photo AFP

     

    La compagnie électrique Tepco dit avoir relevé des taux mortels de plus de 500 sieverts au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

     

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       Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

     

     

     

    Dans son grand chantier de démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi, Tepco vient de faire des découvertes qui risquent de compliquer sa mission. Jeudi, la compagnie électrique qui gère le site endommagé par le tsunami et l’accident du nucléaire de mars 2011, a dit avoir relevé des taux de radiations records : 530 sieverts par heure dans la partie basse de l’enceinte de confinement du réacteur 2, l’un des plus endommagés sur les six unités du site installé en bordure du Pacifique. Il est possible que ce taux astronomique soit dû au fait qu'une partie du combustible fondu ne soit pas immergé dans les eaux de refroidissement, comme l'avance Miyano Hiroshi, professeur émérite de l’université Hôsei, à la NHK

     

    Même si, comme l’a précisé Tepco à la presse japonaise, il faut tenir compte d’une marge d’erreur de 30%, le chiffre constaté reste très au-delà du précédent record de 73 sieverts établi en 2012 sur ce même réacteur. Avec de tels niveaux de rayonnement, «inimaginables» selon des experts japonais cités par l’agence Kyodo, la mort est quasi instantanée pour l’être humain.

     

    Selon les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), les ouvriers du nucléaire en milieu radioactif ne doivent pas être exposés à des doses efficaces et supérieures à 20 millisieverts (mSv) par an, «moyennées sur des périodes définies de cinq ans», indique la CPIR, soit 100 mSv. On s’est rendu compte qu’au-delà de ce seuil, le risque de leucémie s’accroît significativement.

    Un magma très radioactif

     

    Depuis la fin décembre, Tokyo Electric company a percé une petite ouverture dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. La compagnie cherche à déterminer quel est l’état du cœur des réacteurs, ce magma extrêmement radioactif constitué de débris et de barres de combustibles qui ont fondu dans les heures qui ont suivi le 11 mars 2011. Selon des calculs de l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire, ce corium représenterait une masse globale de 880 tonnes réparties entre les unités 1,2 et 3 de Fukushima. Tepco cherche également à localiser où se situe précisément ce magma.

     

    Fin janvier, elle a donc envoyé une petite caméra fixée sur un bras télescopique de guidage qui doit parcourir une dizaine de mètres. Avant d’expédier un robot d’ici à la fin du mois, la compagnie électrique a ainsi réalisé une petite vidéo (visible ici) qui permet d’apercevoir une petite partie des entrailles de réacteur.

     

    Dans le flot d’images filmées, Tepco a publié des clichés où l’on voit nettement qu’un piédestal en forme de plateforme grillagée est nettement enfoncé sur une surface carrée d’un mètre sur un mètre environ. Ce trou pourrait être causé par la chute de structures, de barres de combustibles fondus. Si cette hypothèse devait se confirmer, ce serait la première fois que Tepco localise le corium au sein de l’un de ses réacteu

     

    En début de semaine, la compagnie avait déjà publié des images - difficiles à lire pour des novices - tendant à montrer l’existence de ce combustible fondu. On y voyait des sortes de pâtés noirs éparpillés sur une structure métallique grillagée dans la partie inférieure de l’enceinte de confinement. Cela pourrait indiquer que le carburant a fondu et s’est répandu sur le plancher de cette enceinte.

    Robots en rade

     

    Le robot que Tepco prévoit d’envoyer dans les prochains jours dans cette partie de l’unité 2 permettra peut-être d’en apprendre plus. Censé supporter des radiations de l’ordre de 1000 sieverts, l’engin pourra fonctionner environ deux heures si l’on se fie au niveau de 530 sieverts relevés ces derniers jours. Ces derniers mois, deux robots expédiés en mission au sein des réacteurs sont déjà tombés en panne à cause de trop fortes radiations.

     

    Celles-ci risquent de faire ralentir les travaux de démantèlement. Tepco ambitionne de commencer à retirer les combustibles fondus à partir de 2021. Mais elle doit encore finaliser la méthode pour y parvenir. Selon une étude du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (Meti) publiée en décembre, le seul démantèlement des réacteurs devrait coûter au minimum 8 trillions de yens (autour de 65,9 milliards d’euros), soit quatre fois ce qui était initialement envisagé. Au final, la facture atteindrait les 177 milliards d’euros pour démanteler, indemniser les riverains et décontaminer l'environnement. Ce retrait des combustibles reste la plus risquée de toutes les opérations de ce grand nettoyage de Fukushima-daiichi, prévu pour durer au moins quarante ans. 

     

    Arnaud Vaulerin correspondant au Japon

     


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  • Plus que jamais, ni guerres ni état de guerre

    Tout commentaire de ma part serait superflu, ce texte,  proposé par le " collectif ni guerre ni état de guerre " étant très éclairant sur la situation française.

    Gaulois.

     http://collectifantiguerre.org/

    Plus que jamais, ni guerres ni état de guerre

     Il y un an a été élaborée la plate-forme de notre collectif. Elle est plus que jamais d’actualité, parce que les méfaits du bellicisme sont partout, et aussi parce qu’elle a permis au collectif de maintenir son unité par-delà les différences de culture politique et d’appréciation des situations.

     Plus que jamais, « exiger l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises »

     Jamais la France n’a été engagée sur autant de fronts militaires qu’en 2016, au point que les chefs de l’état-major estiment que l’armée est au bord de la rupture et crient famine1.

     Les dirigeants du parti socialiste aiment la guerre2. Lors de ses deux mandats de quatorze années, François Mitterrand avait assumé 65 opérations militaires3, Hollande tient bien le niveau, avec 25 opérations sur neuf théâtres en cinq ans. Beaucoup sont discrètes et ne parviennent à nos oreilles que lorsque des militaires ou des « agents spéciaux » français sont tués comme en Libye. 40 000 militaires sont engagés à l’extérieur de la France, dont 20 à 25% dans la guerre directe selon les années.

     1 200 hommes servent la seule opération Chammal (Irak et Syrie), pour laquelle, officiellement, un millier de raids ont été lancés sur 1 700 objectifs. Combien de victimes ? Nul ne le sait.

     Au début de son quinquennat, lors des cérémonies du 11 novembre 2012, François Hollande a bien marqué sa volonté de poursuivre la politique belliciste et impérialiste de ses prédécesseurs, en souhaitant que « le drapeau français puisse flotter partout où il doit le faire ».

     Mais qui décide que ce drapeau DOIT flotter ici ou là ? Certainement pas le peuple de France, qui n’est jamais consulté sur ces opérations militaires, et encore moins informé. Les députés ? Ils n’ont aucune prérogative en matière de décision d’intervention, sinon celle d’être informés, dans le meilleur des cas (ils ne le furent pas lors du déclenchement de l’opération Barkhane en Afrique4). Qui décide donc, peut-être bien « mon ennemi la finance » ? Vous savez, ces noms que l’on entend peu – Vivendi, Total, Bouygues, Vinci, Areva, Bolloré, Lafarge…

     Les dirigeants du parti socialiste aiment la guerre secrète. Mitterrand et son compère Hernu s’étaient délectés en organisant l’opération du Rainbow Warrior. Dans ses pitoyables entretiens avec les journalistes Davet et Lhomme, Hollande se vante des opérations homo (pour homicide), ces exécutions d’individus estimés dangereux, cette peine de mort sans jugement (comme viennent de le faire remarquer certains juges), qui rappellent la guerre d’Algérie et les sinistres assassinats de la Main rouge commandés depuis l’Elysée.

     Pour financer ces opérations de guerre, le budget de la Défense vient d’être augmenté de 600 millions d’euros pour 2017 (soit au total 32,7 milliards d’euros). L’exigence de l’OTAN de porter à 2% du PIB le budget des Armées sera donc satisfaite.

     Plus que jamais, « exiger le retrait des bases militaires »

     L’intervention massive de l’armée française en Afrique pendant le quinquennat de François Hollande est organisée à partir de bases militaires importantes, notamment au Tchad et à Djibouti.

     Au côté de Survie5, le rôle de notre Collectif est important pour combattre cette sorte d’accoutumance à l’esprit colonial français qui gangrène la vie politique et la société. Cette persistance ici d’un esprit chauvin et raciste laisse sans réponse vigoureuse le fait que la France foule aux pieds la souveraineté des Etats africains, que son armée (avec Barkhane) se balade sans entraves dans cinq pays sur un territoire grand comme l’Europe, que les mécanismes colonialistes du franc CFA apportent 50 milliards d’euros à l’économie française.

     Plus que jamais, « dénoncer le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures »

     Le Président Hollande s’est mué en représentant de commerce des marchands de canon. Certes, la France est loin des Etats-Unis, premier vendeur d’armes dans le monde, suivis par la Russie. Mais elle tient bien son rang. Les dirigeants socialistes aiment vendre des armes. Le montant de leurs exportations est passé de 4,8 milliards d’euros en 2012 à plus de 20 milliards en 2016. Selon les années et les opportunités de contrat, la France est ainsi le troisième, le quatrième ou le cinquième exportateurs d’armes dans le monde.

     François Hollande aime bien faire la tournée des popotes et des marchands-d’armes-qui-créent-des-emplois. Chez Thalès, le géant de la communication militaire, il se réjouit : « Vous êtes la réussite et l’espoir ». Sur le Charles de Gaulle, il félicite les troupes dont les performances sont autant d’arguments de ventes. Tant pis pour les populations arabes et africaines ainsi sacrifiées sur l’autel de l’inversion de la courbe du chômage.

     Les impérialistes de l’Occident font la guerre pour la démocratie, mais ils vendent la guerre aux dictatures. Il faut que les affaires tournent. Pendant qu’on amuse la galerie avec le terrorisme, l’islamisme, la burkha, la liberté sacrée, Lafarge a dit-on payé son impôt à Daesh pour continuer à produire en Syrie, Publicis (détenu en partie par Madame Badinter) passe un contrat juteux avec l’Arabie saoudite pour l’aider à rendre son image plus plaisante, Qosmos6 a vendu des technologies de surveillance de masse à la Libye et à la Syrie, la France a vendu des armes à Damas pendant des années, et a aujourd’hui pour grand client l’Arabie saoudite. D’ailleurs, c’est dans ce pays que le voyageur de commerce Hollande a fait le plus de visites officielles pendant son quinquennat. Il faut dire que ce grand pays de liberté est aujourd’hui le premier acheteur d’armes au monde !

     Plus que jamais, « combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire »

     Oui, plus que jamais, il nous faut combattre la toile d’araignée que les dirigeants du pays sont en train de tisser pour contrôler la population et la faire se tenir tranquille.

     En haut, 21 milliardaires détiennent autant de richesses que les 40% les plus pauvres de la population française7. En haut, vous pouvez être reconnus coupables sans craindre la moindre sanction pénale. Policier, vous pouvez rester impunis après les crimes racistes. Pour les autres, la répression et souvent la justice frappent. Elle frappe ceux qui se lèvent pour défendre leur emploi, pour organiser l’aide aux réfugiés, pour lutter contre les lois antisociales, etc. Aujourd’hui, plus de 1700 militants sont inculpés en raison de leurs activités notamment lors des derniers mouvements ou pour « délits de solidarité » aux migrants.

     Les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence cherchent un effet de peur qui paralyse la population. La militarisation des esprits est recherchée par la mobilisation d’une part croissante de la population dans divers dispositifs. La Réserve citoyenne de l’Éducation nationale, lancée le 12 mai 2015, est présentée comme une « armée de fantassins de la République » chargée de faire vivre les valeurs de la République à l’école. Le protocole Armée/Ecole signé l’été dernier prévoit qu’elle peut coordonner ses activités avec la Réserve citoyenne de défense et de sécurité, composée de volontaires civils présentés comme des « ambassadeurs de l’Armée ». Il faut y ajouter la Réserve locale à la jeunesse et à la citoyenneté, aussi des « ambassadeurs de l’Armée » mais cette fois auprès des jeunes issus des « quartiers sensibles ». Créée en 2003, elle fait désormais partie, voyez-vous, du plan « égalité des chances »…

     L’opération Sentinelle mobilisant 10 000 militaires qui patrouillent sur le sol national à tous les coins de rue, l’Armée, en manque d’effectifs en raison de ses multiples théâtres d’opération, fait de plus en plus appel à la Réserve militaire de premier niveau. Composée de volontaires civils (qui souscrivent un engagement auprès de l’Armée), cette réserve fait partie désormais de la Garde nationale8 créée en octobre 2016, un des derniers cadeaux du président Hollande.

     Ainsi, peu à peu, sont construits des dispositifs qui, appuyés par une propagande ultra-sécuritaire, seront prêts à l’emploi contre le peuple qui se lève. Ainsi est appliquée la nouvelle doctrine très clairement exposée par le chef de l’Etat-major des Armées, le général de Villiers : sécurité extérieure et sécurité intérieure doivent se conjuguer pour défendre la démocratie9. Ainsi, la liberté empêchée là-bas à coup de bombes sera ici entravée à coup de décrets, d’opérations de police, d’état d’urgence. Valls l’a dit à la Chambre le 19 novembre 2015 : pour garantir la sécurité, certaines libertés pourront être limitées.

     Défaire les arguments des bellicistes

     Le premier argument désigne un ennemi aussi indiscutable qu’inconsistant : le terrorisme. La guerre mondiale contre un tel adversaire présente le double davantage d’être sans limite de durée ni de territoire. Elle confère une légitimité a priori et sans fin à l’interventionnisme. Inutile de s’étendre sur ce point. Cet argument démontre son efficacité sur une partie de l’opinion, ce qui, hélas, conduit certains militants et certaines organisations à baisser la garde de peur de « ne pas être compris d’une population indignée par les attentats ». Nous sommes encore loin de la réaction du peuple espagnol qui, au lendemain des attentats de Madrid du 11 mars 2014, avait condamné la responsabilité du gouvernement Aznar et de son intervention militaire au Moyen-Orient (en Irak en particulier), et en avait imposé le terme.

     L’autre argument de la propagande belliciste est plus ancien mais tout aussi redoutable : il consiste à rallier l’opinion à sa guerre propre en dénonçant la sale guerre de l’adversaire. Des campagnes d’indignation contre les horreurs de la guerre (que l’on feint de découvrir, tout d’un coup) sont régulièrement lancées pour détourner l’attention de l’objectif principal : lutter contre notre propre impérialisme.

     Or, il est difficile de faire vivre cette ligne fondatrice dans un pays où il n’est pas de tradition de prôner le « défaitisme révolutionnaire » (c’est-à-dire de souhaiter la victoire des peuples et des Etats opprimés, dépendants, lésés dans leurs droits, sur les grandes puissances oppressives, esclavagistes, spoliatrices). Il est difficile de saisir les conséquences des interventions militaires extérieures dans la métropole même, dans tous les domaines, économiques et politiques. Il n’est pas aisé de comprendre que le racisme, qui est le produit du colonialisme, est aussi à la base du système politique en France même10. Il est difficile de tenir cette ligne quand les ennemis de notre impérialisme ne sont pas pour autant nos amis, et se livrent eux aussi à ces massacres qui sont la marque des guerres modernes.

     Nous nous exprimons depuis une vieille métropole colonialiste qui pendant un siècle a bombardé11 et passé au lance-flamme les populations d’Afrique et d’Asie, nous parlons depuis le camp de l’impérialisme occidental, qui depuis 1991 a fait environ 1,5 millions morts civils au Moyen-Orient, le seul embargo contre l’Irak (après 1991) étant selon l’ONU responsable de la mort de 500 000 enfants.

     Si nous sommes indignés par les morts du Bataclan et des rues de Paris – « nos morts » -, nous ne réclamons pas qu’on aille bombarder les terroristes en Afghanistan ou en Irak. Si nous sommes meurtris par les bombardements d’Alep, nous ne réclamons pas d’aller « bombarder les bombardements » comme le propose BHL12.

     Toute indignation purement morale contre les horreurs de la guerre, lancée indistinctement, conduit inéluctablement, tôt ou tard, à soutenir l’intervention de notre propre impérialisme, parce que précisément nous sommes au cœur de ce monstre. Jaurès fut assassiné parce que, pour les patriotards de l’union sacrée, en s’opposant à la guerre il se faisait l’ami des « boches qui coupaient la main des enfants »

     Les bombardements perpétrés par le camp occidental à Mossoul, à Ramadi13, au Yemen14, mais aussi sur les quartiers ouest d’Alep doivent être rappelés, d’autant que les médias en parlent pas ou peu. Mais nous ne pouvons nous contenter d’opposer un bombardement à un autre. Il faut sans cesse ramener en avant les responsabilités des dirigeants nord-américains et français, non seulement parce que cet impérialisme constitue notre adversaire direct, mais aussi parce qu’il se trouve que, pour l’instant, c’est le camp le plus belliqueux, celui qui porte la guerre au Moyen-Orient et partout dans le monde.

     Nous ne pouvons ignorer en effet que ce sont les Etats-Unis (et leurs alliés dont la France) qui ont amené la guerre au Moyen-Orient, qui y ont aboli les frontières15 et déclaré ouverts ces territoires pour leurs avions, leurs tanks, leurs mercenaires. Nous ne pouvons ignorer la difficulté que rencontrent les Etats-Unis pour atteindre leurs objectifs de contrôle de ces pays, parce qu’elle les rend encore plus belliciste et dangereux. La superpuissance étasunienne n’a toujours pas résolu le problème posé par la défaite cuisante que les Vietnamiens lui ont infligée en 1975. Les solutions d’invasion partielle16 (Afghanistan en 2001, Irak en 2003) ont échoué. Celles des bombardements sans invasion (Lybie et Syrie) également. La défaite des Etats-Unis en Syrie aura des conséquences majeures.

     C’est pourquoi nous devons garder la tête froide devant les injonctions reçues d’ici ou de là. La frontière entre « amis » et « ennemis » est très mouvante. Cela a toujours été le cas, et de cela nous devrions tirer argument pour exiger la fin immédiate des interventions françaises et le retrait total des troupes françaises hors du sol national.

     Le carrousel des amis d’un jour tourne sans fin à l’Elysée ou à la Maison Blanche. Mais nous, les anti-impérialistes, ne sommes évidemment jamais du bon côté !

     Ainsi fûmes-nous les agents de Saddam Hussein, alors que ce dernier avait été armé jusqu’aux dents par les USA et la France pour attaquer l’Iran, puis les agents de Ben Laden, un ex de la CIA (et dont la richissime famille fut gentiment conduite dans un avion spécial pour s’échapper des Etats-Unis au soir du 11 septembre), puis ceux de Milosevic, qui pourtant était loué pour son opposition à son voisin communiste et sa propension à faire du Deutschemark la monnaie nationale, puis de Kadhafi, dont Sarkozy avait à l’Elysée léché la main (apparemment pleine de dollars) et qui fut mobilisé pour « gérer les flux migratoires » en Méditerranée, puis de Bachar el-Assad, qui fut invité par Sarkozy au défilé du 14 juillet 2008 (avec Ben Ali et Moubarak), en remerciement de sa « nouvelle politique économique » (qui répondait enfin aux injonctions du FMI, et qui provoqua en Syrie une aggravation des inégalités expliquant en partie les soulèvements de 2011)17.

     C’est vertigineux ! Et les anti-impérialistes devraient battre leur coulpe, passer leur temps à signer des pétitions contre Poutine et à manifester devant l’ambassade de la Russie ou de l’Iran – alors que rien ne se passe à la Concorde devant celle des USA, et que seuls des flics encagoulés et armés défilent devant l’Elysée, où chaque lundi Hollande réunit son comité militaire pour surveiller les interventions françaises.

     Au plan mondial aussi les lignes bougent. La guerre commerciale entre les grands groupes (et donc, en fin de compte, entre les grandes puissances) fait rage, les tensions s’exacerbent pour contrôler les terres agricoles, les sources de matières premières, les voies d’approvisionnement, les marchés où vendre et investir, sur fond de crise de la profitabilité. Comme toujours, « l’argument » des armes est le plus frappant et finit par être lourd de menace pour la paix mondiale.

     Mais il faut reconnaître que dans cette lutte acharnée, le camp le plus belliciste est celui des Etats-Unis. Que l’on regarde ou non la Russie ou la Chine avec des yeux doux, il reste un fait criant : pour l’instant seuls les Etats-Unis ont intérêt à la guerre, parce qu’eux seuls visent l’hégémonie mondiale.

     Les faits sont multiples. Par exemple, l’extension au monde entier des centres de commandements militaires US, avec la création en 2002 de l’USNORTHCOM (qui comprend entre autres le Canada et le Mexique) et en 2007 de l’USAFRICACOM pour l’Afrique (et dont les infrastructures militaires les plus développés sont à Djibouti, en collaboration avec la France). Par exemple, l’envoie de 4000 soldats en Pologne (inédit depuis la fin de la « guerre froide »), ou la vente par la France de sous-marins à l’Australie pour encercler la Chine, ou encore, dans ce même but, les projets de doter le Japon de l’arme nucléaire.

     Les changements de pied des nouveaux dirigeants US, qui veulent adoucir leurs relations avec la Russie dans le but de la séparer de la Chine, ne sont pas de nature « pacifique », car ils indiquent un surcroît de tension avec la puissance chinoise. Trump a clairement déclaré que son protectionnisme ne signifie nullement un repli de la puissance américaine sur elle-même. First America signifie first America partout dans le monde. D’ailleurs, à la veille de son investiture, Trump a déclaré vouloir « renforcer à grande échelle l’armée américaine », qu’il juge affaiblie18.

     C’est pourquoi, plus que jamais, nous devons combattre les alliances bellicistes et en particulier exiger le retrait de la France de l’OTAN.

     Poursuivre la réflexion et l’action

     Le Collectif Ni guerres ni état de guerre a élaboré voici bientôt un an une plate-forme clairement anti-impérialiste qui cimente son unité et oriente son action et sa réflexion. C’est pourquoi les nuances entre ses membres (et parfois les divergences), la différence de leurs « statuts » (individus, organisations politiques ou syndicales, associations) peuvent ne pas constituer des obstacles, mais au contraire rendre possibles les échanges et, par conséquent, la progression de nos arguments et la multiplicité de nos interventions.

     Ce que nous avons réalisé depuis un an est tellement modeste au regard de ce qu’il faudrait construire pour nous opposer à la guerre, au racisme, aux oppressions ! Mais ce Collectif si jeune, si peu nombreux, a su répandre ses idées dans la rue (forum à Stalingrad, action commune avec Survie contre l’intervention et l’aide aux dictateurs de l’Afrique, participation à toutes les manifestations du printemps ainsi qu’à Nuit debout, participation à la semaine anticoloniale et antiraciste, rassemblement contre les bombardements de Mossoul), dans des colloques ou meetings (avec Survie, avec les organisations décoloniales, à Education populaire, etc.), dans des émissions de radio… Le Collectif a organisé de nombreuses conférences-débats qui ont nourri sa réflexion, augmenté sa capacité d’argumenter, élargi son audience.

     Un premier pas a été fait dans l’expression du Collectif avec la sortie du bulletin n°1 et la préparation d’un nouveau site web. Mais il y a tant à faire encore !

     Devant l’immensité de notre tâche, nous ne pouvons que conclure ceci : le Collectif offre un cadre unique et précieux pour construire enfin le mouvement antiguerre et anti-impérialiste à la hauteur des enjeux. Toutes celles et tous ceux qui veulent y participer peuvent le faire, ils peuvent s’approprier le collectif comme leur instrument, comme notre instrument commun pour :

     . exiger l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ;

     • dénoncer le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ;

     • combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;

     • soutenir le droit à l’autodétermination des peuples, apporter sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation

     22 janvier 2017

     1 Voir Le Monde des 8-9 janvier 2017, « Le manque de moyens des armées augure de graves difficultés dans l’avenir »

     2 Dans un langage de soudard, Le Monde du 26/10/2016 souligne les postures martiales du président « qui en a ». Affirmatif !

    3 Il est vrai que, ministre de la Justice pendant la guerre d’Algérie, il s’était rendu célèbre en 1955 par ce mot : « La seule négociation, c’est la guerre 

    4 Contrairement à d’autres pays comme le Royaume-Uni, les USA, la Turquie… le Parlement français n’a pas son mot à dire au moment de l’engagement des troupes dans une opération extérieure. Il doit ensuite voter au bout de quatre mois pour en confirmer la nécessité : ce qu’il a toujours fait, avec quelques rares abstentions

     5 Voir notre participation au meeting du 26 novembre 2016.

     6 Voir le témoignage : https://www.youtube.com/watch?v=qbX10QrTY8k&feature=youtu.be

    7 A l’échelle du monde, huit milliardaires détiennent autant que la moitié de la population mondiale. Au passage, notons ceci : dès que nous dénonçons telle ou telle vérité qui fâche, nous sommes souvent accusés de « complotisme ». Mais peut-on imaginer qu’une telle échelle d’inégalités puisse se construire et se maintenir sans comploter nuit et jour ? L’énorme corruption de toutes les élites et de leurs petits larbins en est un témoignage saisiss

     8 La Garde nationale regroupe les autres réserves proprement militaires. Elle disposera d’un effectif de 72 000 personnes en 2017.

     9 Voir par exemple sa tribune publiée dans Le Monde du 20 janvier 2016.

     10 Puisque l’apparition, puis la domination du capitalisme en France même est indissociable du colonialisme (comme d’ailleurs de la guerre, responsable de la dette publique et donc de la puissance financière des banques).

     11 Damas fut plusieurs fois bombardée par la France mandataire, pour réprimer les révoltes populaires.

     12 Le Monde du 17 décembre 2016.

     13 Voir Hélène Sallon, « Ramadi, ville martyre puis abandonnée », Le Monde du 7 septembre 2016.

     14 Où l’Arabie saoudite se livre à des massacres :

    voir https://www.mediapart.fr/journal/international/060117/yemen-la-guerre-occultee.

     15 Daesh a beau diffuser des vidéos hollywoodiennes sur sa destruction des frontières Sykes-Picot, il y a longtemps que l’impérialisme a effacé ces lignes qu’il avait lui-même tracées à l‘époque des mandats.

     16 Concentration des troupes dans des forteresses et sous-traitance de l’invasion à des mercenaires.

     17 Rappelons aussi qu’au moment de l’instauration du Nouvel ordre mondial, en 1990, l’URSS s’est ralliée à la coalition formée par les Etats-Unis contre l’Irak, composée de 34 Etats qui y ont envoyé des soldats, dont notre ami el-Assad (le père) avec 20 000 hommes.

     18 Le coût de la modernisation programmée de l’arsenal nucléaire est estimée à mille milliards de dollars.

    • combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;

    • soutenir le droit à l’autodétermination des peuples, apporter sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation

    22 janvier 2017

     


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  • La normalité de l'immonde

    Suite...

    Il aura fallu que la presse évoque ce drame, cette ignominie, pour que la solidarité populaire abrège la souffrance de cette famille. 

    Comment peut-on imaginer de vivre pendant un an sans eau, sans électricité, sans gaz ?

    Comment croire que la justice donne raison à la société Gédia en ordonnant la coupure pure et simple des compteurs, sans se soucier le moins du monde des risques encourus pour cette famille ?

    Comment ce triste personnage qu'est Philippe Rive a-t-il pu ordonner cette ignoble mise en œuvre, assimilable à un crime ?

    Comment peut-on accepter que ce soit seulement grâce à la solidarité populaire que cette femme et ses deux filles connaissent un répit  ?

    Comment peut-on violer les droits humains les plus élémentaires, tels que la privation d'eau et d'énergies sans le moindre scrupule et dans l'impunité totale ? 

    Combien y-a-t-il de familles en France qui connaissent le même sort ? Pendant que d'autres vivent dans une opulence outrageante ?   

    Autant de questions qui restent sans réponse,  dans ce pays des droits de l'homme !

    cocoricooooo !!

    Gaulois.

     


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  • La normalité de l'immonde

    Ou l'entrechoc des pauvres et des bien pensants !

    Si l’écho Républicain, journal de la Beauce, comme d'ailleurs tous les canards locaux de France devaient mettre au grand jour de tels cas de pauvreté et de misère, il leur faudrait écrire un livre quotidiennement.

    Tout est dit, ou presque dans cette histoire « Ordinaire » de précarité. Pour y être passé il y a quelques années, Gaulois ne peut pas rester indifférent sur le cas de cette mère de famille.

    Pour les décideurs politiques, les organismes et sociétés de gestion, le sort de ces familles dans la misère leur importe peu.

    Le système « capitaliste » actuel fait que des millions de personnes se retrouvent sans emploi. Le cercle vicieux s'enclenche alors. Les revenus sont au plus bas, des factures sont impayées. La stratégie de l'ignoble, toujours la même, se met en place ; les pauvres sont de mauvaise foi et des tricheurs.

    Cette femme a triché en branchant illégalement un compteur électrique. Soit, mais elle l'a fait dans l'urgence. Il serait de bon ton de comparer cette triche avec les privilèges des agents EDF :

    http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/05/22/29002-20150522ARTFIG00074-agents-d-edf-des-salaries-decidement-tres-privilegies.php

    N'oublions jamais : pendant que les pauvres grelottent de froid et vivent sans lumière, les agents EDF chauffent leur piscine en hiver. Pour avoir habité près d'une cité EDF, l'éclairage de leurs maisons brillait jour et nuit.

    Par ailleurs, les coupures d'eau sont interdites depuis février 2014. Ce que le directeur de GEDIA semble oublier. Ce triste personnage prétend respecter les règles, lesquels, les siennes ? Lui et ses comparses ne sont guère préoccupés des 7000 dossiers sensibles.

    Laisser une famille avec enfants, sans eau, sans électricité et sans gaz de surcroît en période hivernale relève de la non assistance à personnes en danger ! Bien au delà de l'indifférence, c'est criminel.

    Gaulois.

     

     


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  • Versailles contre les migrants

    Un article à vomir qui reflète bien l'esprit de la France ! Le régime de Vichy n'est pas si loin.

     


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  • 3100 euros par jour

    Ou la misère dans tous ses états !

    Ce n'est ici que l'un des nombreux exemples de provocation en terme de richesse. Quelques-uns roulent sur l'or, pendant que beaucoup crèvent de faim, de froid. Ces derniers ont, de temps en temps, tout juste droit à une manchette dans la presse bien pensante.

    J'en connais beaucoup qui n'ont pour revenu que 37 euros par jour de retraite, alors que ce personnage dispose de 3100 euros, soit 83 fois plus.  

    Comment la société mouton peut-elle accepter cet état de fait ? Sommes-nous impuissants à ce point ?

    Gaulois.

    L’ex-patron de Volkswagen touche 3.100 euros de retraite... par jour

     http://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/0211658212527-lex-patron-de-volkswagen-touche-3100-euros-de-retraite-par-jour-2054487.php#xtor=RSS-76

     Jean-Philippe Lacour 04-01-17

     La Une de Bild - Les Echos / Jean-Philippe Lacour

     

     Le quotidien populaire allemand Bild ouvre ce mercredi sur l’opulente retraite touchée par Martin Winterkorn, l’ex-patron du groupe Volkswagen.

     L'ancien président du directoire de Volkswagen, Martin Winterkorn, qui a quitté la tête du groupe automobile à l'automne 2015 dès l'éclatement du scandale des moteurs diesels truqués, touche depuis ce mois de janvier une retraite de près de 3.100 euros ... par jour. C'est le calcul effectué par le Bild, qui en fait sa « Une » ce mercredi.

     L'ancien patron déchu de 69 ans a obtenu un droit annuel à une pension de retraite d'entreprise d'1,1 million d'euros par an, explique le quotidien populaire. De plus, il va bénéficier d'une voiture de fonction à vie. Selon l'association d'actionnaires minoritaires FSW, un ancien patron du « DAX », l'indice des 30 plus grands groupes cotés en Allemagne, touche en moyenne environ 630.000 euros de retraite par an

     

    À LIRE AUSSI

     

    Surnommé « Wiko » outre-Rhin, l'ex-patron autrefois le mieux payé l'Allemagne reste associé au « dieselgate ». Il avait quitté ses fonctions le 25 septembre 2015 à peine quelques jours après l'éclatement de l'affaire. Mais son contrat de travail s'est poursuivi jusqu'au 31 décembre 2016.

    Droits à la retraite de 28,6 millions d'euros

     Ainsi, même sans avoir travaillé durant toute l'année 2016, l'ex-dirigeant devrait avoir touché son salaire fixe supérieur à 1,2 million d'euros. S'ajoute à cela 30% de son intéressement au titre de l'année 2015 et qu'il n'avait pas encore perçu, soit 1,7 million d'euros dont le versement avait été reporté à fin décembre 2016, selon le Bild. Cela est d'ailleurs mentionné explicitement dans le rapport annuel du groupe pour l'exercice 2015, publié en milieu d'année passée.

    Selon le même document, il est indiqué que Martin Winterkorn a accumulé à fin 2015 des droits à la retraite d'une valeur de 28,6 millions d'euros. Le million qu'il va toucher cette année n'en est donc qu'une fraction. Ni Volkswagen ni l'intéressé n'ont voulu répondre aux sollicitations du journal.

    Pour se tirer financièrement du « dieselgate », le groupe automobile aux douze marques payera le plus lourd tribut aux Etats-Unis en raison des amendes à payer et du remplacement de centaines de milliers de véhicules. La facture dans le monde devrait dépasser les 20 milliards de dollars . Et ce sans connaître l'issue de plaintes judiciaires encore en cours, notamment en Allemagne (lire encadré). Le constructeur a par ailleurs annoncé 30.000 départs de salariés parmi plus de 600.000 dans le monde, un plan social qui va principalement frapper sa marque phare Volkswagen.

     PREMIÈRE PLAINTE DE CONDUCTEURS LÉSÉS CONTRE VW EN ALLEMAGNE

     C'est une nouvelle tentative par des clients lésés de Volkswagen d'obtenir justice en Europe. Le cabinet d'avocats américain Hausfeld a déposé une plainte contre Volkswagen devant le tribunal de Brunswick (Basse-Saxe) au nom de l'association allemande de défense des droits des consommateurs myRight. Ils demandent le remboursement d'un modèle diesel Eos acheté en 2010 pour une valeur de 41.000 euros. Il s'agit d'un cas devant servir de référence. Si les plaignants obtiennent la réparation demandée, des millions d'autres plaintes pourraient suivre en Allemagne et dans toute l'Europe, ce qui pourrait être fatal pour le groupe aux douze marques. Il a provisionné déjà 18,2 milliards d'euros à ce jour, notamment pour indemniser les propriétaires de voitures diesel aux Etats-Unis. Or cette somme n'inclut aucune indemnité à verser en Europe, où il s'en tire pour l'heure avec une modique réparation à effectuer au garage pour retirer le logiciel de trucage des tests d'émissions de CO2.

     L'argument de MyRight, qui a rassemblé plus de 100.000 propriétaires de VW via son site internet  : aucun client n'aurait acheté de véhicules du groupe s'il avait eu connaissance qu'il étaient équipés d'un logiciel interdit par la réglementation de l'Union européenne. L'association basée à Hambourg veut donc forcer VW à racheter les voitures au prix d'origine. Le groupe dit de son côté que les logiciels au coeur du scandale des émissions polluantes n'enfreignent pas la législation européenne et a refusé de commenter l'action intentée par myRight.

     Jean-Philippe Lacour

    @bankfurt 

     



     



     

     

     

     


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  • Militantisme

    Il n'est pas question d'apporter ici une quelconque recette miracle sur le militantisme et encore moins une orientation idéologique.

    Gaulois n'est pas un intellectuel, n'a pas fréquenté les grandes écoles. Il n'a même pas le bac ! Tout juste le certificat d'études obtenu en 1958. Peu de personnes se souviennent de ce diplôme scolaire. Ceci posé, mon militantisme durant de nombreuses années, à défaut d'avoir eu une quelconque efficacité, répondait à l'extériorisation d'une révolte intérieure.

    Je crois avant tout qu’il y a deux grandes catégories de militants, même si le militantisme en général est vaste et diversifié. Chaque individu n'a-t-il pas sa manière propre de militer, en fonction de sa sensibilité et de sa perception des évènements.

    Le militant que je qualifie, à tors ou à raison, de passif ( Signer des pétitions, faire des dons, faire circuler l’information, etc.… ). Le militant actif. Nous parlons alors de militants « Activistes » ou « De terrain ». Je m’attarde sur cette catégorie qui me correspond le mieux. J’exclus de mon champ de vision le militantisme politique, bien qu'à à travers les actes militants nous devons très souvent interpeller les politiques. Ce qui est fondamentalement différent du militantisme visant à se ranger et défendre un parti politique.

    Nous entendons souvent dire que telle ou telle personne possède la fibre militante.

    Je ne suis pas persuadé que l’individu possède en lui les gènes du militantisme. Je crois au contraire que l’on devient militant alors que rien ne nous prédispose à priori à le devenir.

    En fait avoir la fibre militante ne suffit pas. Ou plutôt je suis persuadé qu’il faut des éléments déclencheurs qui font que l’on devient militant. Nous pouvons parler de prise de conscience ou réveil de conscience. Les aléas de la vie, notre environnement, le milieu familial, nos fréquentations et finalement notre propre sensibilité peuvent être le terreau de nos motivations. Tout cela influe sur nos orientations militantes.

    Attention aux pratiques douteuses à caractère sectaire et parfois de partis politiques qui profitent de la faiblesse psychologique d’individus, pour les « endoctriner ». La jeunesse, plus malléable, insuffisamment éclairée et moins vigilante est souvent leur cible. Mais la génération actuelle réagit plutôt bien.

    La conviction est un élément déterminant chez le militant. Bien entendu intervient la notion de légitimité militante. Toutefois, prenons garde de ne pas nous enfermer dans un jusqu’au boutisme néfaste. Nous devons rester ouvert sur le monde extérieur et rester objectif.

    Ce n’est pas toujours facile, convenons-en. Je refuse le militantisme dans la violence.

    Par exemple, nous pouvons être opposés aux OGM et militer activement dans ce sens, tout en étant pour le nucléaire et même militer aussi dans ce sens. J’ose dire que fort heureusement, c’est peu fréquent et les anti OGM sont généralement aussi anti nucléaire ( c’est mon cas ). Tout comme des anti-nucléaires sont opposés aux éoliennes ! Nous sommes là dans un cadre de sensibilité environnementale, avec parfois les contradictions que je viens de citer. C’est-à-dire le débat contradictoire par exemple entre anti et pro OGM, ou l’antagonisme peut influencer la qualité et l’issue d’un débat. L’auditoire est alors perplexe ou convaincu par l’une ou l’autre des parties en fonction de la qualité des arguments avancés.

    Il n’est pas interdit d’évoluer, et c’est même souhaitable, sur les valeurs que nous croyons être justes. Tout le monde, sans exception, peut se tromper. J’attache une grande importance au fait que l’on reconnaisse ses propres erreurs. Par exemple, il y a quelques années, je défendais les biocarburants, ou agrocarburants. Tout le monde ou presque, sait que c’est une erreur fondamentale qui accentuerait la faim dans le monde, en transforment les terres cultivables en cultures de biocarburants..

    Je constate un militantisme plus prononcé dans les milieux de l’enseignement. J’y vois deux raisons. La disponibilité et la prédisposition à un éveil plus ouvert.

    Je suis assez méfiant de militants qui cherchent à tirer un profit personnel ou se mettre en valeur à militer au sein d’associations. Il me semble que militer c’est mettre en commun des valeurs et des idées pour le bien de tous.

    Chaque individu peut militer, au sein d’une association ou individuellement, mais dans un esprit collectif. Il est fréquent de militer individuellement, sans adhérer à une association par souci de liberté individuelle et ne pas souhaiter se faire « Embrigader », tout en participant au travail associatif. L’inconvénient majeur étant, comme cela m'est arrivé quelquefois, d’être exclus des décisions. Ce qui à mon sens est profondément injuste. Je prétend qu'une voix individuelle non dictée par un groupe, a autant de valeur que les voix issues de ce même groupe.

    Enfin, militer n’est pas de vouloir à toute force changer le monde, c’est exprimer une volonté d’améliorer et protéger le bien être de tous, tant sur le plan social qu’environnemental, intimement liés, si fragiles et mis à mal par les humains.

    Résister, c'est exister

    Le modèle de développement économique actuel, imposé par le « Système capitaliste » des « Maîtres du monde », détruit les équilibres planétaires indispensables à la survie de l’espèce humaine, ainsi que la faune et la flore qui accompagnent notre destinée.

    La folle idéologie de la croissance, propre à ce système particulièrement destructeur, oblige au gaspillage irrémédiable de nos réserves en ressources naturelles.

    Nos produits chimiques et nos déchets empoisonnent le sol, l’atmosphère, l’eau, l’air, nos aliments et notre sang.

    De puissants organismes privés s’approprient abusivement et sans vergogne le patrimoine commun, grâce aux lois scélérates qu’ils se font fabriquer par leurs complices politiques. Y compris en « brevetant » le vivant, comme ces semenciers qui, avec leurs OGM, nous dépossèdent de notre souveraineté alimentaire et en violation de notre intégrité génétique.

    Les promoteurs du lobby nucléaire, tant civil que militaire…intimement liés, sont parvenus à contrôler les plus hautes instances gouvernementales internationales. Ils mettent en danger constant des régions, des pays…la planète entière pour des siècles, dans le mépris total de toutes concertations populaires. Ceci grâce à la complicité des grandes puissances atomiques qui ont corrompu et instrumentalisé le conseil de sécurité de l’ONU.

    Des milliards d’humains, hommes, femmes et enfants, pour gagner quotidiennement leur droit à la vie, sont asservis au travail imposé par quelques milliers d’autres. Des millions d’entre eux, hommes, femmes et enfants, qui ne possèdent rien d’autre, sont contraints de louer leur corps, quand ce n’est pas vendre leurs organes.

    Dans le cadre de notre profession, nous, comme des milliards d’autres producteurs, vendons notre énergie et notre âme au « système » en agissant le plus souvent en totale contradiction avec nos opinions.

    Dans la vie courante, nous sommes les victimes asservies et formatées, des verrouillages psychologiques judicieusement entretenus par les religions, les traditions, les corruptions politiques, les manipulations médiatiques et les mensonges d’état !

     Chaque jour, plusieurs dizaines de milliers de nos semblables, hommes, femmes et surtout près de trente milles enfants meurent prématurément de la sous-condition socio-économique et de maladies évitables qui leur sont infligées. Plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim et n’ont pas accès à l’eau potable !

    Alors que seulement 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale ! https://www.oxfamfrance.org/communique-presse/justice-fiscale/davos-2016-62-personnes-possedent-autant-que-moitie-plus-pauvre

    Richesses dont ils fixent le prix, au nom de leurs lois du marché qu’ils nous imposent !….

    La manière dont nous traitons nos relations socio-économiques nous accable de soucis, de maladies, de tâches inutiles, de confrontations futiles, de conflits et de guerres aussi meurtrières qu’imbéciles.

    Nous fabriquons et vendons des armes qui, finalement, ne servent qu’à pérenniser et fortifier la domination des pouvoirs et dictatures en place.

    Nos démocraties sont bafouées par les prérogatives que s’attribuent des instances qui ne disposent d’aucun mandat populaire.

    Les dirigeants, avides de pouvoir et de richesses, assoient leur dictature sur notre passivité. Contrôlant notre âme et cultivant notre peur.

    Encore et surtout, nos luttes dispersées, désorganisées, erratiques et divisées ne parviennent pas à enrayer la progression des désordres et de la misère.

    Face à l’ordre mondial qu’ils ont instauré et …Orchestré seulement par ces quelques milliers de personnes, dans le mensonge, le secret, la domination et la terreur, une seule alternative est possible :

    Accepter ! Et se réfugier dans la soumission, refuser d’ouvrir les yeux ! Subir le terrorisme d’état !!

    Ou alors vaincre sa peur et dire NON !

    Car Aujourd’hui, nous sommes toutes et tous fermement invités à dire NON !

    NON ! au monstre sans visage qui nous gouverne.

    NON ! à la primauté du commerce sur la vie.

    NON ! Aux pseudo-lois du marché.

    NON ! À la concurrence et à la guerre économique, Inutilement dévoreuses d’énergie, de matières premières et de vies.

    NON ! À la dictature bancaire et financière privée.

    NON ! Au détournement de la finalité de l’économie.

    NON ! Aux prétentions de qui que ce soit à l’hégémonie politique et culturelle.

    NON ! À toutes formes de discrimination, de domination et d’exploitation.

    NON ! A cette justice à la botte du pouvoir en place et à ses ordres, expéditive et orientée.

    NON ! Aux violences et bavures policières, toujours plus nombreuses et souvent mortelles !

    Dire non ne suffit pas !

    Refusons d’être les cobayes des capitalistes sans scrupules.

    Refusons de continuer à participer à l’entreprise poursuivie par nos dirigeants, de destruction accélérée de notre civilisation et du monde.

    Refusons d’être des moutons dociles et aveugles.

    Refusons d’être, notre vie entière, des vaches à lait.

    Refusons de nous laisser conduire à l’abattoir.

    Intervenons ensemble ou individuellement, à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment, chaque fois que la satisfaction d’un intérêt privé menace la santé, la sécurité et le bien être de la société ou celle d’un des éléments qui la compose.

    Aujourd’hui, parce que l’humanité entière est artificiellement mise en souffrance et en danger de mort par une minorité de ses membres, alors que tous les paramètres sont réunis pour qu’il en soit autrement. Nous, citoyennes et citoyens de tous horizons, responsables de ce monde, sommes fondés à entrer en légitime résistance civique, active et pacifique.

    Souvenons-nous toujours : Individuellement, nous possédons moins de pouvoir qu’une

    goutte d’eau. Tous ensemble, nous sommes un océan !

    Si Jean Rostand déclarait : l’obligation de subir nous donne le droit de savoir.

    Aujourd’hui nous déclarons qu’il est urgent d’agir pour ne plus subir.

    Résister, c’est exister ! Exister, c’est être libre !

    J'accepte le contrat tacite des gens qui dorment 

    Ou la triste réalité des gens qui acceptent tout

    Auteur : Fuck the system       Le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous dont voici, dans les grandes lignes, le contenu.
    Voici le contrat reconductible par tacite reconduction que vous signez chaque matin en vous réveillant simplement et ne faisant rien
    Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :           1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants.

    2) J'accepte d'être humilié ou exploité a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

    3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que le prise en charge de la société a ses limites.

    4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients.

    5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

    6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états.

    7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale.

    8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte.

    9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer.

    10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. j'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux

    11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront.

    12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.

    13) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive

    14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures

    15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes âgées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet

    16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.

    17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète.

    18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale.

    19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.

    20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence.

    21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.

    22) J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.

    23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.

    24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.

    25) J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques.

    26) J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.

    27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine.

    28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger.

    29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.

    30) J'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer.

    31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.

    32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

    33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.

    Fait par amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003.    

    Gaulois.

    La lucidité est une forme de résistance.

     

     


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  • Riccardo Petrella

    Ou l'état du monde

    Riccardo Petrella remet les pendules à l'heure.

    A visionner absolument :

    https://www.youtube.com/watch?v=crhqL-zgCac 

     

     


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  • Noël des riches – Noël des gueux

    Comme chaque fin d'année, les fastes ferment les consciences et ouvrent les portes de la gabegie, marquant de façon criante l'expression des différences entre riches et pauvres.

    Cette période festive du grand business commercial permet d'afficher au grand jour l'hypocrisie généralisée. Le peuple mouton oublie tout ce qui l'entoure et le dérange. Un seul mot d'ordre, se gaver de foie gras et offrir des cadeaux gadgets. Surtout pas question d'aborder les sujets oh combien plus importants et dramatiques d'actualité.

    Vous pensez sans doute que je méprise Noël et la religion qui va avec. Ce qui est méprisable, c'est l'étalage de richesse provocatrice à outrance, tandis que la pauvreté avec son cortège de misère augmente. Je frémis de dégoût lorsque j’entends dire que noël est l'occasion de faire la paix, rapprocher les gens, s'aimer. Quelle connerie ! Les guerres et les conflits, organisés sournoisement par les riches, sont relatés sans vergogne par les médias en mal de sensationnel, au nom du droit à l'information.

    Les riches, les plus aisés s'empiffrent sans attendre noël, pendant que les pauvres, les victimes crèvent sous les bombes, de faim ou de froid ou se noient dans la méditerranée.

    Ou est cet esprit de paix, de solidarité, de partage ?

    Non décidément, les humains sont de la pire espèce.

     

    Plus loin :

    https://rcg.org/fr/brochures/ttooc-fr.html

    http://rue89.nouvelobs.com/blog/chez-noel-mamere/2015/05/04/les-morts-pauvres-et-lhypocrisie-des-pays-riches-234534

    Ce document issu de OXFAM est révélateur. Les paradis fiscaux sont un moyen par excellence de la fabrique des riches et par conséquent des pauvres.

    Cette réflexion du DAL, réaliste :

    Droit au Logement
    Droit Au logement Paris et environs –  29 Avenue Ledru-Rollin 75012 Paris
    tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11 • <http://www.droitaulogement.org/>
    COMMUNIQUE
    Paris le 22 décembre 2016

    Sapin de Noël des sans logis et des mal logés
    Dimanche 25 décembre 2016 à partir de 15h ,
    aux Invalides angle rue St Dominique


    Joyeux Noël et merci Madame la ministre du Logement :

    • Pour tous les sans abris qu’ils soient français, immigrés, réfugiés, jeunes , mineurs, invalides, retraités, malades ... Qui passent Noël à la rue, dans leur voiture, sous des abris de fortune;
    • Pour tous les mal-logés qui vivent dans des logements indécents, insalubres, toxiques et qui désespèrent d’en sortir un jour;
    • Pour tous les locataires qui payent des loyers trop chers;
    • Pour la suppression (ou presque) des subventions d’État à la construction de HLM;
    • Pour la suppression ou la baisse des APL. pour des dizaines de milliers de ménages pauvres;
    • Pour les records battus en nombre d’expulsions, en nombre de demandes HLM, en nombre d’appels de détresse au 115 restés sans suite;
    • Pour les records battus en nombre de prioritaires DALO en attente de relogement et en nombre de rejets des prioritaires DALO par les commissions;
    • Pour les records battus en matière de nombre de logements vides, 2,9 millions selon l’INSEE, et l’absence de réquisition;
    • Pour la nouvelle loi qui permet de déplacer les prioritaires DALO dans d’autres département en Ile de France et de les radier définitivement s’ils refusent;
    • Pour la nouvelle loi qui dérégule les loyers en HLM ouvrant la voie à la marchandisation des HLM;
    • Pour la nouvelle loi qui permet d’expulser des innocents;
    • Pour tous les amendements que nous vous avons présentés et que, pour seule réponse, vous avez ensuite combattus à l’assemblée;
    • Pour les locataires du foyer rue Nationale à Boulogne, sinistrés, en deuil, calomniés, et qui n’ont même pas reçu la visite d’un représentant officiel pour les réconforter;
    • Pour votre aide précieuse aux promoteurs et aux riches investisseurs, comme par exemple le maintien des baisses d’impôts afin de les “aider” à loger leurs propres enfants ou leurs parents;


    Merci et joyeux noël !

    Et très accessoirement, merci pour la suppression de la petite  subvention versée au DAL depuis des années (environ 15 000 euros) ; ...


    Plus loin :

    https://rcg.org/fr/brochures/ttooc-fr.html

    http://rue89.nouvelobs.com/blog/chez-noel-mamere/2015/05/04/les-morts-pauvres-et-lhypocrisie-des-pays-riches-234534

    A suivre ….

    Gaulois.

     


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  • Les ultra-riches s'exilent, les pauvres augmentent.

    S'il fallait appliquer un équilibrage – complètement utopique – de l'ensemble des ressources de toute la population, il n'y aurait ni pauvres, ni riches.

    J'en entend déjà certains hurler au scandale ! Ceux bien sûr qui ne sont absolument pas disposés à céder un centime de leur colossale fortune. Dans ce sens, la nature humaine est bien pire que les animaux. Pour les riches, pas question de partager leurs fortunes accumulées sur le dos de ceux qu'ils ont délibérément appauvris et qu'ils considèrent comme des gueux.

    Il y a largement assez de richesse sur la planète pour satisfaire l'ensemble des populations. Ce n'est qu'une question de répartition.

    Certains de ces riches me direz-vous redistribuent une infime partie de leur fortune à des œuvres caritatives. Certes, mais c'est juste pour se donner bonne conscience, nous faire croire qu'ils sont généreux. Il ne faut pas perdre de vue que l'argent qu'ils redistribuent provient de la main-mise sur le fruit du bien commun.

    Voir aussi, entre autres, les rubriques :

    - Richesses et pauvreté

    - Politique pouvoir et argent

    - Société

    Gaulois.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Pesticides

    Ou les magouilles de l'industrie agrochimique et l'Europe.

    C'est la même chose dans tous les domaines, du moment qu'il y a du pouvoir et du fric à la clé.

    N'oublions jamais que ce sont les multinationales qui dictent leurs lois aux politiques.

    Gaulois.

     

    Vidéo à visionner et à diffuser très largement.

    L'appel de Pollinis :

     

     

    Chère amie, Cher ami,

    En cliquant sur le lien ci-dessous, vous accéderez à une vidéo très importante pour défendre votre droit à l'information sur les pesticides et leurs effets sur votre santé, l'environnement et les polllinisateurs comme les abeilles.  

    Lien vidéo : http://info.pollinis.org/directive-secrets-des-affaires/

    Cette vidéo ne dure que quelques minutes.

    Vous y découvrirez comment l'industrie agrochimique et l'Europe sont en train de verrouiller le système, pour empêcher les citoyens, les scientifiques et les laboratoires indépendants, d'avoir accès aux documents et aux études qui leur permettraient de mesurer les effets potentiellement catastrophiques des pesticides sur notre santé, sur la santé des abeilles et sur l'environnement.

    J'ai tenu à enregistrer cette vidéo parce que nous avons une opportunité inespérée de nous défendre, à condition d'agir immédiatement.

    Après avoir regardé cette vidéo, s'il vous plaît, transférez cet email à vos proches et à tous vos contacts pour les informer et les mobiliser au plus vite.

    Merci.

    Nicolas Laarman

    Délégué général de POLLINIS

     

     

     

     

    POLLINIS Association Loi 1901
    10 rue Saint Marc – 75002 Paris 
    www.pollinis.org

     

     

     

     


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  • Foie gras et grippe aviaire
     

    Comme il fallait s'y attendre, l'article du Monde traite exclusivement l'aspect financier négatif causé par la grippe aviaire. Pas un mot, bouche cousue sur la fabrication de ce kaka ! Ce n'est pas le sujet me direz-vous.

    N'en déplaise aux amateurs de ce produit issu de la barbarie, la grippe aviaire aura au moins le mérite d'en limiter la production. Pour l'heure, les canards sont abattus, espérons-le, dans de meilleures conditions que le gavage barbare.

    Et tant pis pour certains producteurs, ils n'ont qu'à faire autre chose. D'ailleurs, certains d'entre eux sont plus respectueux de leurs volatiles et produisent du foie gras sans gavage

    http://poulailler-bio.fr/canard-gras-et-foie-gras-sans-gavage/

    Mais allez donc le suggérer à ces producteurs plus soucieux de leur profit que du bien-être de leurs volatiles.

    En ce qui nous concerne, nous ne consommons jamais de foie gras. Ceux qui le consomment sont d'ailleurs plus soucieux de l’effet de mode que de l'origine et dont le goût n'est pas toujours au rendez-vous.

     Gaulois.

     Dans le Gers, les producteurs de foie gras face à l’hécatombe de la grippe aviaire

    Cet épisode d’influenza aviaire est un nouveau coup dur pour les producteurs de foie gras, déjà très affectés par la dernière crise.

    LE MONDE | 08.12.2016


    Par Feriel Alouti (envoyée spéciale à Gimont dans le Gers)

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/08/dans-le-gers-les-producteurs-de-foie-gras-face-a-l-hecatombe-de-la-grippe-aviaire_5045920_3244.html

    Mercredi 7 décembre, au matin, massées derrière des barrières, une quarantaine de personnes, des retraités pour la plupart, attendent le coup de sifflet. A 10 heures précises, la sonnette du marché au gras de Gimont, dans le Gers, retentit. Les clients se pressent devant les étals. Certains n’hésitent pas à tâter la marchandise pourrepérer, en vue des fêtes, le plus beau foie gras. Mais il faut faire vite, car, ce jour-là, seule une poignée de producteurs a fait le déplacement. « L’ambiance est très maussade mais il faut faire avec. Ne pas se faire peur et garder le moral », lance tel un leitmotiv Claudine, 56 ans, dont trente-trois de gavage au compteur.

    Et pour cause, la semaine dernière, un foyer de grippe aviaire H5N8, « hautement pathogène » pour les oiseaux, selon le ministère de l’agriculturea été découvert dans le Tarn, avant de se répandre dans le Lot-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées… et le Gers. Dans ce département, trois foyers secondaires ont été décelés à Monlezun, Eauze et Beaumont-sur-l’Osse depuis le 1er décembre.

    Pour éviter une propagation du virus, une zone de protection de 3 km ainsi qu’une zone de surveillance de 10 km ont été instaurées autour des élevages ou des salles de gavage. Mercredi 7 décembre, près de 18 000 canards avaient été abattus, la désinfection ordonnée et tout mouvement de volailles et de palmipèdes vivants interdit.

    Une situation vécue difficilement par les producteurs. Au marché au gras de Gimont, certains rechignent à parler et accusent la presse de « dire n’importe quoi »« Il n’y a rien dans le Gers », crie l’un d’eux, avant de tourner le dos. « L’ambiance est très tendue », remarque le représentant de l’office de tourisme, un grand gaillard posté à l’entrée de la halle. « Il faut éviter de parler de grippe aviaire, sinon ils montent sur la table », poursuit-il, en souriant.

    « A part subir, on ne peut rien faire »

    Il faut dire que cet épisode d’influenza aviaire, qui survient à deux semaines des fêtes, est un nouveau coup dur pour la profession, déjà très affectée par la dernière crise. D’autant que dans le Gers, où l’on produit du foie gras « depuis toujours », la production fait vivre de nombreux foyers. Selon la chambre d’agriculture, « il y a quatre à cinq emplois derrière chaque producteur ».

    Lire aussi :   Le foie gras, star de Noël, fragilisé par la grippe aviaire

    Au printemps, onze foyers de grippe ont été recensés dans le département, obligeant les producteurs de foie gras à suspendre leur activité pendant plusieurs semaines. Ce fut le cas de Kelly, 28 ans, dont le compagnon est gaveur à Saint-Médard : « On a arrêté le gavage fin avril avant de le reprendre en septembre. Résultat, on n’a pas eu d’activité pendant quatre mois. Heureusement que mon compagnon fait aussi de la vache à viande et de la culture de céréales. C’est plus compliqué pour ceux qui n’ont que ça. »

    C’est le cas de Vincent, 32 ans, gaveur de foie gras à Aubiet. Installé depuis dix ans, le jeune producteur a enregistré, après quatre mois d’inactivité, une perte de chiffre d’affaires de 6 000 euros. Indemnisé jusqu’à présent à hauteur de « 45 % », il a aussi dû investir 20 000 euros dans des systèmes de biosécurité, en installant notamment des sas à l’entrée des salles de gavage et des aires de nettoyage pour les véhicules. « A part subir, on ne peut rien faire. Mais franchement, je n’ai jamais rencontré une telle situation », explique-t-il, la mine atterrée. Depuis avril, Vincent ne se verse plus aucun salaire.

    Comme d’autres, Vincent en veut surtout aux industriels accusés de vouloir tuer les « petits »« Les grosses firmes comme Vivadour veulent éliminer les petits producteurs comme moi car on est un frein pour leur développement, dit-il. Quand on existera plus, les grandes marques récupéreront notre clientèle. »

    Vivadour. Ces derniers jours, le nom de cette coopérative aux 475 millions de chiffre d’affaires annuel, comme l’indique son site Internet, suscite une vive polémique. Certains la soupçonnent de ne pas avoir respecté le principe de précaution en ayant autorisé l’import, dans le Gers et les autres départements touchés, d’une marchandise potentiellement contaminée par le virus H5N8.

    « On m’a livré une bombe à retardement »

    Pour mieux comprendre ce qui germe dans les esprits, il faut retracer la chronologie. Tout commence le samedi 26 novembre dans le Tarn, à Almeyrac, une commune de 282 habitants. Ce jour-là, un éleveur constate un taux de mortalité inhabituel chez ses canards. Il prévient aussitôt son vétérinaire. Le lundi, la direction départementale des services vétérinaires (DSV) effectue les premiers prélèvements. Le jeudi, les résultats définitifs confirment qu’il s’agit bien d’un virus de grippe aviaire de type H5N8.

    Mais la veille, un autre éleveur, rattaché à la coopérative Vivadour, dont l’exploitation est située à moins d’un kilomètre du foyer initial, a livré dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Lot-et-Garonne des milliers de canards prêts à gaver. A Monlezun, Frédéric Labenelle reçoit une cargaison de 1 600 bêtes :

    « Le jeudi, elles commençaient à mourir. On a dû tout abattre. Les canards prêts à gaver mais aussi les 14 000 de mon élevage, par principe de précaution. Je suis frustré d’avoir été obligé d’abattre des animaux que j’ai élevés pendant deux mois et demi parce qu’on m’a livré une bombe à retardement. Ça me laisse un goût amer. »

    Pour Philippe Martin, député PS du Gers et président du conseil départemental, « la marchandise n’aurait jamais dû quitter l’élevage du Tarn »« Le principe de précaution aurait dû être appliqué en attente des résultats. Comment se fait-il qu’un groupement coopératif ait pris le risque de faire partir la production, alors qu’à 800 mètres il y avait une suspicion grave ? Pourquoi les services de l’Etat n’ont pas fait jouer le principe de précaution ? »

    Malgré plusieurs sollicitations, Vivadour a refusé de répondre à la question. « Ils m’ont dit que l’éleveur n’était pas au courant que son voisin avait une suspicion de contamination », rapporte toutefois M. Labenelle. L’éleveur du foyer initial affirme pourtant le contraire : « J’ai prévenu tous mes voisins dès la suspicion », assène-t-il, coupant court à la conversation. Pour démêler le vrai du faux, le ministère de l’agriculture a demandé une enquête à la direction générale de l’alimentation (DGAL).

    Le principe de précaution

    Une autre question nourrit les conversations. Pourquoi les services de l’Etat n’ont pas stoppé tout mouvement de palmipèdes dès la première suspicion de contamination ? « On ne peut pas décider de bloquer toute une zone quand il y a une suspicion. Si on le faisait à chaque fois, on bloquerait des régions tous les jours. Appliquer le principe de précaution, ce n’est pas être dans la surréaction permanente », répond Bruno Ferreira, chef de service à la DGAL.

    Le 6 décembre, un arrêté ministériel a pourtant été publié dans l’urgence. Si les textes prévoyaient déjà « la possibilité d’installer une zone de contrôle temporaire pour prendre des mesures conservatoires jusqu’à ce qu’un résultat soit confirmé », comme l’explique M. Ferreira, pour gagner en « rapidité », le préfet – et non plus seulement le ministre – pourra désormais prendre cette décision. Un arrêté sous forme d’aveu, pour Bernard Malabirade, vice-président de la chambre d’agriculture :

    « Je déplore que la décision n’ait pas été prise au niveau du Tarn. Si on demande au préfet de prendre désormais la décision, c’estreconnaître que cet arrêté aurait pu avoir une utilité. »

    « Il n’y a pas eu de retard à l’allumage sur le sujet », conclut le chef de service de la DGAL. Pour en être certain, Philippe Martin, le président du conseil départemental du Gers, attend les résultats de l’enquête. « Si elle ne répond pas à toutes mes questions, je porterai plainte contre X », précise-t-il.

     Lire aussi :   Grippe aviaire : la France relève son niveau de risque sur l’ensemble du territoire

    Les autorités sanitaires sur le pied de guerre

    Dans le Gers, les autorités sanitaires et les éleveurs concernés tentent, depuis plusieurs jours, de stopper la propagation de la grippe aviaire. Contrairement à la précédente crise, le virus H5N8 semble plus facile à contenir du fait de la forte mortalité qu’il engendre.

    « Il se transmet très rapidement, sa durée d’incubation est faible – entre vingt-quatre et quarante-huit heures – et sa mortalité est très forte. Jusqu’à 50 % des canards meurent dans les soixante-douze heures », explique Bernard Malabirade, vice-président de la chambre d’agriculture. « L’année dernière, le virus était faiblement pathogène. Comme les canards résistaient à la maladie, il était difficile de voir qu’ils étaient contaminés. Celui-ci semble donc plus facile à juguler », poursuit Marie-Pierre Pé, secrétaire générale du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog).

    Près de 18 000 canards ont déjà été abattus. La désinfection des sites touchés est, elle, en cours. Après la décontamination, un délai de vingt et un jours est nécessaire pour lever l’arrêter d’infection, dans l’hypothèse où de nouveaux foyers ne sont pas, entre-temps, détectés. La désinfection consiste notamment à traiter au lait de chaux les lisiers et les fumiers des canards pour y éliminer le virus.

    • Feriel Alouti (envoyée spéciale à Gimont dans le Gers) 
      Journaliste au Monde







     


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  •  Méga fichier

     Nous sommes tous fichés

    Les dérives sur les libertés n'ont jamais été aussi dangereuses.

    Le pire, c'est que les surveillances individuelles sont ordonnées par des hauts ( Pas si haut que ça ! ) personnages, puisque n'en déplaise aux adorateurs de ces anciens dirigeants, le conseil constitutionnel est composé d'anciens chefs d'état qui n'ont jamais vraiment respecté la vie privée des populations.

    Que l'on ne nous chante pas la grande messe de la sécurité pour justifier de telles mesures ! D'ailleurs de quelle sécurité s'agit-il ? Celles de ceux qui bien sûr se prennent pour les élites de la nation.

    Papon 2, pardon, le ministre de l'intérieur a bien pris la précaution de faire publier le décret un dimanche de Toussaint. C'est, comme bien souvent pour ce genre de texte, d'une grande fourberie.

     

    Passe d’armes au sein de l’exécutif sur le TES, le « mégafichier » des 60 millions de Français

     

    Le lancement du TES est prévu mardi dans les Yvelines. Mais sa dimension exceptionnelle et les conditions de sa création suscitent la controverse.

    Le Monde.fr avec AFP | 08.11.2016

     

     http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/11/08/passe-d-armes-au-sein-de-l-executif-sur-le-tes-le-megafichier-des-60-millions-de-francais_5026925_4408996.html

    La polémique autour du fichier regroupant les données personnelles des Français s’est amplifiée lundi 7 novembre avec les protestations de la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, et du Conseil national du numérique (CNNum), qui a demandé sa suspension, poussant le ministre de l’intérieur à monter au créneau.

    Lire aussi :   La création d’un fichier rassemblant 60 millions de Français suscite de vives inquiétudes

    Dans une lettre de quatre pages adressée à cet organe consultatif, Bernard Cazeneuve a assuré que sa création s’était effectuée « dans la transparence », qu’il y avait eu« débat » et que « les étapes du travail interministériel » avaient bien été suivies. « Je ne veux pas entrer dans des polémiques inutiles », a-t-il ajouté en réponse à la secrétaire d’Etat, en marge d’un déplacement à Calais. Tout en disant respecter le fait que sa collègue exprime ses « convictions », il a néanmoins lancé : « Le gouvernement, c’est la solidarité. »

    Le fichier, baptisé « Titres électroniques sécurisés » (TES), a fait l’objet d’un décret paru le 30 octobre au Journal officiel. Il réunit dans une seule base de données – identité, couleur des yeux, domicile, photo, empreintes digitales… – les détenteurs d’un passeport et d’une carte d’identité, et concerne potentiellement près de 60 millions de Français.

    « De réels problèmes de sécurité »

    Son lancement officiel est prévu mardi dans les Yvelines, département « pilote », avant sa généralisation dans toute la France à partir du début de 2017. Mais sa dimension exceptionnelle, les risques de piratage et, surtout, les conditions de sa création, sans concertation publique ni débat parlementaire, suscitent la controverse.

    Dans un entretien au quotidien L’Opinion publié lundi, Mme Lemaire a déploré « un dysfonctionnement majeur » « Ce décret a été pris en douce par le ministère de l’intérieur, un dimanche de Toussaint, en pensant que ça passerait ni vu ni connu. » Pour elle, « ce genre de fichiers » pose « de réels problèmes de sécurité » à l’heure où les cyberattaques constituent un fléau à grande échelle.

    Le CNNum a également appelé le gouvernement à « suspendre la mise en œuvre » du TES. Déplorant « l’absence de toute concertation préalable à la publication du décret », il l’a invité à ouvrir « une réflexion interministérielle » sur le sujet. Selon l’organe consultatif, le nouveau fichier laisse « la porte ouverte à des dérives aussi probables qu’inacceptables » et est « propice aux détournements massifs de finalités ».

    La semaine dernière, la présidente de la Commission informatique et libertés (CNIL), Isabelle Falque-Pierrotin, s’était déjà élevée contre la création d’un dispositif aussi sensible sans débat parlementaire. « Il ne nous paraît pas convenable qu’un changement d’une telle ampleur puisse être introduit presque en catimini », avait-elle affirmé à l’Agence France-Presse, en appelant la représentation nationale à se saisir du dossier pour en peser « les avantages et les inconvénients ».

    Lire aussi :   Bernard Cazeneuve défend la création du fichier rassemblant les données de 60 millions de Français

    « Mesure liberticide et dangereuse »

    Regrettant également l’absence de « débat démocratique », le Parti communiste français (PCF) a demandé lundi au gouvernement d’« abroger le décret et de mandater la CNIL et le CNNum pour faire des propositions alternatives de sécurisation des titres d’identité sous contrôle parlementaire »Europe Ecologie-Les Verts a aussi réclamé la mise en place d’un dialogue sur le sujet, dénonçant « une mesure liberticide et dangereuse ».

    A droite, Jean-François Copé (Les Républicains) s’est dit « très circonspect », estimant que l’absence d’information d’Axelle Lemaire sur le sujet était « un mégacouac gouvernemental ». Le nouveau fichier « respecte strictement l’Etat de droit », a assuré en revanche l’ancien premier ministre François Fillon (LR), lui aussi candidat à la primaire de droite pour la présidentielle.

    En 2012, un projet de loi de la droite créant un mégafichier pour lutter contre l’usurpation d’identité et permettre l’identification d’une personne à partir de ses données – empreintes digitales notamment –, y compris à des fins judiciaires, avait été censuré par le Conseil constitutionnel en raison de sa seconde finalité.

    Pour le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, qui avait critiqué à l’époque le dispositif, le TES répond aujourd’hui « à l’objectif d’un juste équilibre entre la protection de l’identité de nos concitoyens et la garantie des libertés publiques ».

    Lire aussi :   Fichier des Français : les oublis et les erreurs de Cazeneuve et Urvoas

    Le débat parlementaire de pure forme annoncé est pipé d'avance et destiné à donner le change.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La liberté n'a pas de prix

    Gaulois.

     


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