• Versailles contre les migrants

    Un article à vomir qui reflète bien l'esprit de la France ! Le régime de Vichy n'est pas si loin.

     


    votre commentaire
  • 3100 euros par jour

    Ou la misère dans tous ses états !

    Ce n'est ici que l'un des nombreux exemples de provocation en terme de richesse. Quelques-uns roulent sur l'or, pendant que beaucoup crèvent de faim, de froid. Ces derniers ont, de temps en temps, tout juste droit à une manchette dans la presse bien pensante.

    J'en connais beaucoup qui n'ont pour revenu que 37 euros par jour de retraite, alors que ce personnage dispose de 3100 euros, soit 83 fois plus.  

    Comment la société mouton peut-elle accepter cet état de fait ? Sommes-nous impuissants à ce point ?

    Gaulois.

    L’ex-patron de Volkswagen touche 3.100 euros de retraite... par jour

     http://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/0211658212527-lex-patron-de-volkswagen-touche-3100-euros-de-retraite-par-jour-2054487.php#xtor=RSS-76

     Jean-Philippe Lacour 04-01-17

     La Une de Bild - Les Echos / Jean-Philippe Lacour

     

     Le quotidien populaire allemand Bild ouvre ce mercredi sur l’opulente retraite touchée par Martin Winterkorn, l’ex-patron du groupe Volkswagen.

     L'ancien président du directoire de Volkswagen, Martin Winterkorn, qui a quitté la tête du groupe automobile à l'automne 2015 dès l'éclatement du scandale des moteurs diesels truqués, touche depuis ce mois de janvier une retraite de près de 3.100 euros ... par jour. C'est le calcul effectué par le Bild, qui en fait sa « Une » ce mercredi.

     L'ancien patron déchu de 69 ans a obtenu un droit annuel à une pension de retraite d'entreprise d'1,1 million d'euros par an, explique le quotidien populaire. De plus, il va bénéficier d'une voiture de fonction à vie. Selon l'association d'actionnaires minoritaires FSW, un ancien patron du « DAX », l'indice des 30 plus grands groupes cotés en Allemagne, touche en moyenne environ 630.000 euros de retraite par an

     

    À LIRE AUSSI

     

    Surnommé « Wiko » outre-Rhin, l'ex-patron autrefois le mieux payé l'Allemagne reste associé au « dieselgate ». Il avait quitté ses fonctions le 25 septembre 2015 à peine quelques jours après l'éclatement de l'affaire. Mais son contrat de travail s'est poursuivi jusqu'au 31 décembre 2016.

    Droits à la retraite de 28,6 millions d'euros

     Ainsi, même sans avoir travaillé durant toute l'année 2016, l'ex-dirigeant devrait avoir touché son salaire fixe supérieur à 1,2 million d'euros. S'ajoute à cela 30% de son intéressement au titre de l'année 2015 et qu'il n'avait pas encore perçu, soit 1,7 million d'euros dont le versement avait été reporté à fin décembre 2016, selon le Bild. Cela est d'ailleurs mentionné explicitement dans le rapport annuel du groupe pour l'exercice 2015, publié en milieu d'année passée.

    Selon le même document, il est indiqué que Martin Winterkorn a accumulé à fin 2015 des droits à la retraite d'une valeur de 28,6 millions d'euros. Le million qu'il va toucher cette année n'en est donc qu'une fraction. Ni Volkswagen ni l'intéressé n'ont voulu répondre aux sollicitations du journal.

    Pour se tirer financièrement du « dieselgate », le groupe automobile aux douze marques payera le plus lourd tribut aux Etats-Unis en raison des amendes à payer et du remplacement de centaines de milliers de véhicules. La facture dans le monde devrait dépasser les 20 milliards de dollars . Et ce sans connaître l'issue de plaintes judiciaires encore en cours, notamment en Allemagne (lire encadré). Le constructeur a par ailleurs annoncé 30.000 départs de salariés parmi plus de 600.000 dans le monde, un plan social qui va principalement frapper sa marque phare Volkswagen.

     PREMIÈRE PLAINTE DE CONDUCTEURS LÉSÉS CONTRE VW EN ALLEMAGNE

     C'est une nouvelle tentative par des clients lésés de Volkswagen d'obtenir justice en Europe. Le cabinet d'avocats américain Hausfeld a déposé une plainte contre Volkswagen devant le tribunal de Brunswick (Basse-Saxe) au nom de l'association allemande de défense des droits des consommateurs myRight. Ils demandent le remboursement d'un modèle diesel Eos acheté en 2010 pour une valeur de 41.000 euros. Il s'agit d'un cas devant servir de référence. Si les plaignants obtiennent la réparation demandée, des millions d'autres plaintes pourraient suivre en Allemagne et dans toute l'Europe, ce qui pourrait être fatal pour le groupe aux douze marques. Il a provisionné déjà 18,2 milliards d'euros à ce jour, notamment pour indemniser les propriétaires de voitures diesel aux Etats-Unis. Or cette somme n'inclut aucune indemnité à verser en Europe, où il s'en tire pour l'heure avec une modique réparation à effectuer au garage pour retirer le logiciel de trucage des tests d'émissions de CO2.

     L'argument de MyRight, qui a rassemblé plus de 100.000 propriétaires de VW via son site internet  : aucun client n'aurait acheté de véhicules du groupe s'il avait eu connaissance qu'il étaient équipés d'un logiciel interdit par la réglementation de l'Union européenne. L'association basée à Hambourg veut donc forcer VW à racheter les voitures au prix d'origine. Le groupe dit de son côté que les logiciels au coeur du scandale des émissions polluantes n'enfreignent pas la législation européenne et a refusé de commenter l'action intentée par myRight.

     Jean-Philippe Lacour

    @bankfurt 

     



     



     

     

     

     


    votre commentaire
  • Militantisme

    Il n'est pas question d'apporter ici une quelconque recette miracle sur le militantisme et encore moins une orientation idéologique.

    Gaulois n'est pas un intellectuel, n'a pas fréquenté les grandes écoles. Il n'a même pas le bac ! Tout juste le certificat d'études obtenu en 1958. Peu de personnes se souviennent de ce diplôme scolaire. Ceci posé, mon militantisme durant de nombreuses années, à défaut d'avoir eu une quelconque efficacité, répondait à l'extériorisation d'une révolte intérieure.

    Je crois avant tout qu’il y a deux grandes catégories de militants, même si le militantisme en général est vaste et diversifié. Chaque individu n'a-t-il pas sa manière propre de militer, en fonction de sa sensibilité et de sa perception des évènements.

    Le militant que je qualifie, à tors ou à raison, de passif ( Signer des pétitions, faire des dons, faire circuler l’information, etc.… ). Le militant actif. Nous parlons alors de militants « Activistes » ou « De terrain ». Je m’attarde sur cette catégorie qui me correspond le mieux. J’exclus de mon champ de vision le militantisme politique, bien qu'à à travers les actes militants nous devons très souvent interpeller les politiques. Ce qui est fondamentalement différent du militantisme visant à se ranger et défendre un parti politique.

    Nous entendons souvent dire que telle ou telle personne possède la fibre militante.

    Je ne suis pas persuadé que l’individu possède en lui les gènes du militantisme. Je crois au contraire que l’on devient militant alors que rien ne nous prédispose à priori à le devenir.

    En fait avoir la fibre militante ne suffit pas. Ou plutôt je suis persuadé qu’il faut des éléments déclencheurs qui font que l’on devient militant. Nous pouvons parler de prise de conscience ou réveil de conscience. Les aléas de la vie, notre environnement, le milieu familial, nos fréquentations et finalement notre propre sensibilité peuvent être le terreau de nos motivations. Tout cela influe sur nos orientations militantes.

    Attention aux pratiques douteuses à caractère sectaire et parfois de partis politiques qui profitent de la faiblesse psychologique d’individus, pour les « endoctriner ». La jeunesse, plus malléable, insuffisamment éclairée et moins vigilante est souvent leur cible. Mais la génération actuelle réagit plutôt bien.

    La conviction est un élément déterminant chez le militant. Bien entendu intervient la notion de légitimité militante. Toutefois, prenons garde de ne pas nous enfermer dans un jusqu’au boutisme néfaste. Nous devons rester ouvert sur le monde extérieur et rester objectif.

    Ce n’est pas toujours facile, convenons-en. Je refuse le militantisme dans la violence.

    Par exemple, nous pouvons être opposés aux OGM et militer activement dans ce sens, tout en étant pour le nucléaire et même militer aussi dans ce sens. J’ose dire que fort heureusement, c’est peu fréquent et les anti OGM sont généralement aussi anti nucléaire ( c’est mon cas ). Tout comme des anti-nucléaires sont opposés aux éoliennes ! Nous sommes là dans un cadre de sensibilité environnementale, avec parfois les contradictions que je viens de citer. C’est-à-dire le débat contradictoire par exemple entre anti et pro OGM, ou l’antagonisme peut influencer la qualité et l’issue d’un débat. L’auditoire est alors perplexe ou convaincu par l’une ou l’autre des parties en fonction de la qualité des arguments avancés.

    Il n’est pas interdit d’évoluer, et c’est même souhaitable, sur les valeurs que nous croyons être justes. Tout le monde, sans exception, peut se tromper. J’attache une grande importance au fait que l’on reconnaisse ses propres erreurs. Par exemple, il y a quelques années, je défendais les biocarburants, ou agrocarburants. Tout le monde ou presque, sait que c’est une erreur fondamentale qui accentuerait la faim dans le monde, en transforment les terres cultivables en cultures de biocarburants..

    Je constate un militantisme plus prononcé dans les milieux de l’enseignement. J’y vois deux raisons. La disponibilité et la prédisposition à un éveil plus ouvert.

    Je suis assez méfiant de militants qui cherchent à tirer un profit personnel ou se mettre en valeur à militer au sein d’associations. Il me semble que militer c’est mettre en commun des valeurs et des idées pour le bien de tous.

    Chaque individu peut militer, au sein d’une association ou individuellement, mais dans un esprit collectif. Il est fréquent de militer individuellement, sans adhérer à une association par souci de liberté individuelle et ne pas souhaiter se faire « Embrigader », tout en participant au travail associatif. L’inconvénient majeur étant, comme cela m'est arrivé quelquefois, d’être exclus des décisions. Ce qui à mon sens est profondément injuste. Je prétend qu'une voix individuelle non dictée par un groupe, a autant de valeur que les voix issues de ce même groupe.

    Enfin, militer n’est pas de vouloir à toute force changer le monde, c’est exprimer une volonté d’améliorer et protéger le bien être de tous, tant sur le plan social qu’environnemental, intimement liés, si fragiles et mis à mal par les humains.

    Résister, c'est exister

    Le modèle de développement économique actuel, imposé par le « Système capitaliste » des « Maîtres du monde », détruit les équilibres planétaires indispensables à la survie de l’espèce humaine, ainsi que la faune et la flore qui accompagnent notre destinée.

    La folle idéologie de la croissance, propre à ce système particulièrement destructeur, oblige au gaspillage irrémédiable de nos réserves en ressources naturelles.

    Nos produits chimiques et nos déchets empoisonnent le sol, l’atmosphère, l’eau, l’air, nos aliments et notre sang.

    De puissants organismes privés s’approprient abusivement et sans vergogne le patrimoine commun, grâce aux lois scélérates qu’ils se font fabriquer par leurs complices politiques. Y compris en « brevetant » le vivant, comme ces semenciers qui, avec leurs OGM, nous dépossèdent de notre souveraineté alimentaire et en violation de notre intégrité génétique.

    Les promoteurs du lobby nucléaire, tant civil que militaire…intimement liés, sont parvenus à contrôler les plus hautes instances gouvernementales internationales. Ils mettent en danger constant des régions, des pays…la planète entière pour des siècles, dans le mépris total de toutes concertations populaires. Ceci grâce à la complicité des grandes puissances atomiques qui ont corrompu et instrumentalisé le conseil de sécurité de l’ONU.

    Des milliards d’humains, hommes, femmes et enfants, pour gagner quotidiennement leur droit à la vie, sont asservis au travail imposé par quelques milliers d’autres. Des millions d’entre eux, hommes, femmes et enfants, qui ne possèdent rien d’autre, sont contraints de louer leur corps, quand ce n’est pas vendre leurs organes.

    Dans le cadre de notre profession, nous, comme des milliards d’autres producteurs, vendons notre énergie et notre âme au « système » en agissant le plus souvent en totale contradiction avec nos opinions.

    Dans la vie courante, nous sommes les victimes asservies et formatées, des verrouillages psychologiques judicieusement entretenus par les religions, les traditions, les corruptions politiques, les manipulations médiatiques et les mensonges d’état !

     Chaque jour, plusieurs dizaines de milliers de nos semblables, hommes, femmes et surtout près de trente milles enfants meurent prématurément de la sous-condition socio-économique et de maladies évitables qui leur sont infligées. Plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim et n’ont pas accès à l’eau potable !

    Alors que seulement 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale ! https://www.oxfamfrance.org/communique-presse/justice-fiscale/davos-2016-62-personnes-possedent-autant-que-moitie-plus-pauvre

    Richesses dont ils fixent le prix, au nom de leurs lois du marché qu’ils nous imposent !….

    La manière dont nous traitons nos relations socio-économiques nous accable de soucis, de maladies, de tâches inutiles, de confrontations futiles, de conflits et de guerres aussi meurtrières qu’imbéciles.

    Nous fabriquons et vendons des armes qui, finalement, ne servent qu’à pérenniser et fortifier la domination des pouvoirs et dictatures en place.

    Nos démocraties sont bafouées par les prérogatives que s’attribuent des instances qui ne disposent d’aucun mandat populaire.

    Les dirigeants, avides de pouvoir et de richesses, assoient leur dictature sur notre passivité. Contrôlant notre âme et cultivant notre peur.

    Encore et surtout, nos luttes dispersées, désorganisées, erratiques et divisées ne parviennent pas à enrayer la progression des désordres et de la misère.

    Face à l’ordre mondial qu’ils ont instauré et …Orchestré seulement par ces quelques milliers de personnes, dans le mensonge, le secret, la domination et la terreur, une seule alternative est possible :

    Accepter ! Et se réfugier dans la soumission, refuser d’ouvrir les yeux ! Subir le terrorisme d’état !!

    Ou alors vaincre sa peur et dire NON !

    Car Aujourd’hui, nous sommes toutes et tous fermement invités à dire NON !

    NON ! au monstre sans visage qui nous gouverne.

    NON ! à la primauté du commerce sur la vie.

    NON ! Aux pseudo-lois du marché.

    NON ! À la concurrence et à la guerre économique, Inutilement dévoreuses d’énergie, de matières premières et de vies.

    NON ! À la dictature bancaire et financière privée.

    NON ! Au détournement de la finalité de l’économie.

    NON ! Aux prétentions de qui que ce soit à l’hégémonie politique et culturelle.

    NON ! À toutes formes de discrimination, de domination et d’exploitation.

    NON ! A cette justice à la botte du pouvoir en place et à ses ordres, expéditive et orientée.

    NON ! Aux violences et bavures policières, toujours plus nombreuses et souvent mortelles !

    Dire non ne suffit pas !

    Refusons d’être les cobayes des capitalistes sans scrupules.

    Refusons de continuer à participer à l’entreprise poursuivie par nos dirigeants, de destruction accélérée de notre civilisation et du monde.

    Refusons d’être des moutons dociles et aveugles.

    Refusons d’être, notre vie entière, des vaches à lait.

    Refusons de nous laisser conduire à l’abattoir.

    Intervenons ensemble ou individuellement, à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment, chaque fois que la satisfaction d’un intérêt privé menace la santé, la sécurité et le bien être de la société ou celle d’un des éléments qui la compose.

    Aujourd’hui, parce que l’humanité entière est artificiellement mise en souffrance et en danger de mort par une minorité de ses membres, alors que tous les paramètres sont réunis pour qu’il en soit autrement. Nous, citoyennes et citoyens de tous horizons, responsables de ce monde, sommes fondés à entrer en légitime résistance civique, active et pacifique.

    Souvenons-nous toujours : Individuellement, nous possédons moins de pouvoir qu’une

    goutte d’eau. Tous ensemble, nous sommes un océan !

    Si Jean Rostand déclarait : l’obligation de subir nous donne le droit de savoir.

    Aujourd’hui nous déclarons qu’il est urgent d’agir pour ne plus subir.

    Résister, c’est exister ! Exister, c’est être libre !

    J'accepte le contrat tacite des gens qui dorment 

    Ou la triste réalité des gens qui acceptent tout

    Auteur : Fuck the system       Le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous dont voici, dans les grandes lignes, le contenu.
    Voici le contrat reconductible par tacite reconduction que vous signez chaque matin en vous réveillant simplement et ne faisant rien
    Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :           1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants.

    2) J'accepte d'être humilié ou exploité a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

    3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que le prise en charge de la société a ses limites.

    4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients.

    5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

    6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états.

    7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale.

    8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte.

    9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer.

    10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. j'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux

    11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront.

    12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.

    13) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive

    14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures

    15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes âgées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet

    16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.

    17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète.

    18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale.

    19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.

    20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence.

    21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.

    22) J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.

    23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.

    24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.

    25) J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques.

    26) J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.

    27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine.

    28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger.

    29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.

    30) J'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer.

    31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.

    32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

    33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.

    Fait par amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003.    

    Gaulois.

    La lucidité est une forme de résistance.

     

     


    votre commentaire
  • Riccardo Petrella

    Ou l'état du monde

    Riccardo Petrella remet les pendules à l'heure.

    A visionner absolument :

    https://www.youtube.com/watch?v=crhqL-zgCac 

     

     


    votre commentaire
  • Noël des riches – Noël des gueux

    Comme chaque fin d'année, les fastes ferment les consciences et ouvrent les portes de la gabegie, marquant de façon criante l'expression des différences entre riches et pauvres.

    Cette période festive du grand business commercial permet d'afficher au grand jour l'hypocrisie généralisée. Le peuple mouton oublie tout ce qui l'entoure et le dérange. Un seul mot d'ordre, se gaver de foie gras et offrir des cadeaux gadgets. Surtout pas question d'aborder les sujets oh combien plus importants et dramatiques d'actualité.

    Vous pensez sans doute que je méprise Noël et la religion qui va avec. Ce qui est méprisable, c'est l'étalage de richesse provocatrice à outrance, tandis que la pauvreté avec son cortège de misère augmente. Je frémis de dégoût lorsque j’entends dire que noël est l'occasion de faire la paix, rapprocher les gens, s'aimer. Quelle connerie ! Les guerres et les conflits, organisés sournoisement par les riches, sont relatés sans vergogne par les médias en mal de sensationnel, au nom du droit à l'information.

    Les riches, les plus aisés s'empiffrent sans attendre noël, pendant que les pauvres, les victimes crèvent sous les bombes, de faim ou de froid ou se noient dans la méditerranée.

    Ou est cet esprit de paix, de solidarité, de partage ?

    Non décidément, les humains sont de la pire espèce.

     

    Plus loin :

    https://rcg.org/fr/brochures/ttooc-fr.html

    http://rue89.nouvelobs.com/blog/chez-noel-mamere/2015/05/04/les-morts-pauvres-et-lhypocrisie-des-pays-riches-234534

    Ce document issu de OXFAM est révélateur. Les paradis fiscaux sont un moyen par excellence de la fabrique des riches et par conséquent des pauvres.

    Cette réflexion du DAL, réaliste :

    Droit au Logement
    Droit Au logement Paris et environs –  29 Avenue Ledru-Rollin 75012 Paris
    tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11 • <http://www.droitaulogement.org/>
    COMMUNIQUE
    Paris le 22 décembre 2016

    Sapin de Noël des sans logis et des mal logés
    Dimanche 25 décembre 2016 à partir de 15h ,
    aux Invalides angle rue St Dominique


    Joyeux Noël et merci Madame la ministre du Logement :

    • Pour tous les sans abris qu’ils soient français, immigrés, réfugiés, jeunes , mineurs, invalides, retraités, malades ... Qui passent Noël à la rue, dans leur voiture, sous des abris de fortune;
    • Pour tous les mal-logés qui vivent dans des logements indécents, insalubres, toxiques et qui désespèrent d’en sortir un jour;
    • Pour tous les locataires qui payent des loyers trop chers;
    • Pour la suppression (ou presque) des subventions d’État à la construction de HLM;
    • Pour la suppression ou la baisse des APL. pour des dizaines de milliers de ménages pauvres;
    • Pour les records battus en nombre d’expulsions, en nombre de demandes HLM, en nombre d’appels de détresse au 115 restés sans suite;
    • Pour les records battus en nombre de prioritaires DALO en attente de relogement et en nombre de rejets des prioritaires DALO par les commissions;
    • Pour les records battus en matière de nombre de logements vides, 2,9 millions selon l’INSEE, et l’absence de réquisition;
    • Pour la nouvelle loi qui permet de déplacer les prioritaires DALO dans d’autres département en Ile de France et de les radier définitivement s’ils refusent;
    • Pour la nouvelle loi qui dérégule les loyers en HLM ouvrant la voie à la marchandisation des HLM;
    • Pour la nouvelle loi qui permet d’expulser des innocents;
    • Pour tous les amendements que nous vous avons présentés et que, pour seule réponse, vous avez ensuite combattus à l’assemblée;
    • Pour les locataires du foyer rue Nationale à Boulogne, sinistrés, en deuil, calomniés, et qui n’ont même pas reçu la visite d’un représentant officiel pour les réconforter;
    • Pour votre aide précieuse aux promoteurs et aux riches investisseurs, comme par exemple le maintien des baisses d’impôts afin de les “aider” à loger leurs propres enfants ou leurs parents;


    Merci et joyeux noël !

    Et très accessoirement, merci pour la suppression de la petite  subvention versée au DAL depuis des années (environ 15 000 euros) ; ...


    Plus loin :

    https://rcg.org/fr/brochures/ttooc-fr.html

    http://rue89.nouvelobs.com/blog/chez-noel-mamere/2015/05/04/les-morts-pauvres-et-lhypocrisie-des-pays-riches-234534

    A suivre ….

    Gaulois.

     


    votre commentaire
  • Les ultra-riches s'exilent, les pauvres augmentent.

    S'il fallait appliquer un équilibrage – complètement utopique – de l'ensemble des ressources de toute la population, il n'y aurait ni pauvres, ni riches.

    J'en entend déjà certains hurler au scandale ! Ceux bien sûr qui ne sont absolument pas disposés à céder un centime de leur colossale fortune. Dans ce sens, la nature humaine est bien pire que les animaux. Pour les riches, pas question de partager leurs fortunes accumulées sur le dos de ceux qu'ils ont délibérément appauvris et qu'ils considèrent comme des gueux.

    Il y a largement assez de richesse sur la planète pour satisfaire l'ensemble des populations. Ce n'est qu'une question de répartition.

    Certains de ces riches me direz-vous redistribuent une infime partie de leur fortune à des œuvres caritatives. Certes, mais c'est juste pour se donner bonne conscience, nous faire croire qu'ils sont généreux. Il ne faut pas perdre de vue que l'argent qu'ils redistribuent provient de la main-mise sur le fruit du bien commun.

    Voir aussi, entre autres, les rubriques :

    - Richesses et pauvreté

    - Politique pouvoir et argent

    - Société

    Gaulois.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Pesticides

    Ou les magouilles de l'industrie agrochimique et l'Europe.

    C'est la même chose dans tous les domaines, du moment qu'il y a du pouvoir et du fric à la clé.

    N'oublions jamais que ce sont les multinationales qui dictent leurs lois aux politiques.

    Gaulois.

     

    Vidéo à visionner et à diffuser très largement.

    L'appel de Pollinis :

     

     

    Chère amie, Cher ami,

    En cliquant sur le lien ci-dessous, vous accéderez à une vidéo très importante pour défendre votre droit à l'information sur les pesticides et leurs effets sur votre santé, l'environnement et les polllinisateurs comme les abeilles.  

    Lien vidéo : http://info.pollinis.org/directive-secrets-des-affaires/

    Cette vidéo ne dure que quelques minutes.

    Vous y découvrirez comment l'industrie agrochimique et l'Europe sont en train de verrouiller le système, pour empêcher les citoyens, les scientifiques et les laboratoires indépendants, d'avoir accès aux documents et aux études qui leur permettraient de mesurer les effets potentiellement catastrophiques des pesticides sur notre santé, sur la santé des abeilles et sur l'environnement.

    J'ai tenu à enregistrer cette vidéo parce que nous avons une opportunité inespérée de nous défendre, à condition d'agir immédiatement.

    Après avoir regardé cette vidéo, s'il vous plaît, transférez cet email à vos proches et à tous vos contacts pour les informer et les mobiliser au plus vite.

    Merci.

    Nicolas Laarman

    Délégué général de POLLINIS

     

     

     

     

    POLLINIS Association Loi 1901
    10 rue Saint Marc – 75002 Paris 
    www.pollinis.org

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Foie gras et grippe aviaire
     

    Comme il fallait s'y attendre, l'article du Monde traite exclusivement l'aspect financier négatif causé par la grippe aviaire. Pas un mot, bouche cousue sur la fabrication de ce kaka ! Ce n'est pas le sujet me direz-vous.

    N'en déplaise aux amateurs de ce produit issu de la barbarie, la grippe aviaire aura au moins le mérite d'en limiter la production. Pour l'heure, les canards sont abattus, espérons-le, dans de meilleures conditions que le gavage barbare.

    Et tant pis pour certains producteurs, ils n'ont qu'à faire autre chose. D'ailleurs, certains d'entre eux sont plus respectueux de leurs volatiles et produisent du foie gras sans gavage

    http://poulailler-bio.fr/canard-gras-et-foie-gras-sans-gavage/

    Mais allez donc le suggérer à ces producteurs plus soucieux de leur profit que du bien-être de leurs volatiles.

    En ce qui nous concerne, nous ne consommons jamais de foie gras. Ceux qui le consomment sont d'ailleurs plus soucieux de l’effet de mode que de l'origine et dont le goût n'est pas toujours au rendez-vous.

     Gaulois.

     Dans le Gers, les producteurs de foie gras face à l’hécatombe de la grippe aviaire

    Cet épisode d’influenza aviaire est un nouveau coup dur pour les producteurs de foie gras, déjà très affectés par la dernière crise.

    LE MONDE | 08.12.2016


    Par Feriel Alouti (envoyée spéciale à Gimont dans le Gers)

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/08/dans-le-gers-les-producteurs-de-foie-gras-face-a-l-hecatombe-de-la-grippe-aviaire_5045920_3244.html

    Mercredi 7 décembre, au matin, massées derrière des barrières, une quarantaine de personnes, des retraités pour la plupart, attendent le coup de sifflet. A 10 heures précises, la sonnette du marché au gras de Gimont, dans le Gers, retentit. Les clients se pressent devant les étals. Certains n’hésitent pas à tâter la marchandise pourrepérer, en vue des fêtes, le plus beau foie gras. Mais il faut faire vite, car, ce jour-là, seule une poignée de producteurs a fait le déplacement. « L’ambiance est très maussade mais il faut faire avec. Ne pas se faire peur et garder le moral », lance tel un leitmotiv Claudine, 56 ans, dont trente-trois de gavage au compteur.

    Et pour cause, la semaine dernière, un foyer de grippe aviaire H5N8, « hautement pathogène » pour les oiseaux, selon le ministère de l’agriculturea été découvert dans le Tarn, avant de se répandre dans le Lot-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées… et le Gers. Dans ce département, trois foyers secondaires ont été décelés à Monlezun, Eauze et Beaumont-sur-l’Osse depuis le 1er décembre.

    Pour éviter une propagation du virus, une zone de protection de 3 km ainsi qu’une zone de surveillance de 10 km ont été instaurées autour des élevages ou des salles de gavage. Mercredi 7 décembre, près de 18 000 canards avaient été abattus, la désinfection ordonnée et tout mouvement de volailles et de palmipèdes vivants interdit.

    Une situation vécue difficilement par les producteurs. Au marché au gras de Gimont, certains rechignent à parler et accusent la presse de « dire n’importe quoi »« Il n’y a rien dans le Gers », crie l’un d’eux, avant de tourner le dos. « L’ambiance est très tendue », remarque le représentant de l’office de tourisme, un grand gaillard posté à l’entrée de la halle. « Il faut éviter de parler de grippe aviaire, sinon ils montent sur la table », poursuit-il, en souriant.

    « A part subir, on ne peut rien faire »

    Il faut dire que cet épisode d’influenza aviaire, qui survient à deux semaines des fêtes, est un nouveau coup dur pour la profession, déjà très affectée par la dernière crise. D’autant que dans le Gers, où l’on produit du foie gras « depuis toujours », la production fait vivre de nombreux foyers. Selon la chambre d’agriculture, « il y a quatre à cinq emplois derrière chaque producteur ».

    Lire aussi :   Le foie gras, star de Noël, fragilisé par la grippe aviaire

    Au printemps, onze foyers de grippe ont été recensés dans le département, obligeant les producteurs de foie gras à suspendre leur activité pendant plusieurs semaines. Ce fut le cas de Kelly, 28 ans, dont le compagnon est gaveur à Saint-Médard : « On a arrêté le gavage fin avril avant de le reprendre en septembre. Résultat, on n’a pas eu d’activité pendant quatre mois. Heureusement que mon compagnon fait aussi de la vache à viande et de la culture de céréales. C’est plus compliqué pour ceux qui n’ont que ça. »

    C’est le cas de Vincent, 32 ans, gaveur de foie gras à Aubiet. Installé depuis dix ans, le jeune producteur a enregistré, après quatre mois d’inactivité, une perte de chiffre d’affaires de 6 000 euros. Indemnisé jusqu’à présent à hauteur de « 45 % », il a aussi dû investir 20 000 euros dans des systèmes de biosécurité, en installant notamment des sas à l’entrée des salles de gavage et des aires de nettoyage pour les véhicules. « A part subir, on ne peut rien faire. Mais franchement, je n’ai jamais rencontré une telle situation », explique-t-il, la mine atterrée. Depuis avril, Vincent ne se verse plus aucun salaire.

    Comme d’autres, Vincent en veut surtout aux industriels accusés de vouloir tuer les « petits »« Les grosses firmes comme Vivadour veulent éliminer les petits producteurs comme moi car on est un frein pour leur développement, dit-il. Quand on existera plus, les grandes marques récupéreront notre clientèle. »

    Vivadour. Ces derniers jours, le nom de cette coopérative aux 475 millions de chiffre d’affaires annuel, comme l’indique son site Internet, suscite une vive polémique. Certains la soupçonnent de ne pas avoir respecté le principe de précaution en ayant autorisé l’import, dans le Gers et les autres départements touchés, d’une marchandise potentiellement contaminée par le virus H5N8.

    « On m’a livré une bombe à retardement »

    Pour mieux comprendre ce qui germe dans les esprits, il faut retracer la chronologie. Tout commence le samedi 26 novembre dans le Tarn, à Almeyrac, une commune de 282 habitants. Ce jour-là, un éleveur constate un taux de mortalité inhabituel chez ses canards. Il prévient aussitôt son vétérinaire. Le lundi, la direction départementale des services vétérinaires (DSV) effectue les premiers prélèvements. Le jeudi, les résultats définitifs confirment qu’il s’agit bien d’un virus de grippe aviaire de type H5N8.

    Mais la veille, un autre éleveur, rattaché à la coopérative Vivadour, dont l’exploitation est située à moins d’un kilomètre du foyer initial, a livré dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Lot-et-Garonne des milliers de canards prêts à gaver. A Monlezun, Frédéric Labenelle reçoit une cargaison de 1 600 bêtes :

    « Le jeudi, elles commençaient à mourir. On a dû tout abattre. Les canards prêts à gaver mais aussi les 14 000 de mon élevage, par principe de précaution. Je suis frustré d’avoir été obligé d’abattre des animaux que j’ai élevés pendant deux mois et demi parce qu’on m’a livré une bombe à retardement. Ça me laisse un goût amer. »

    Pour Philippe Martin, député PS du Gers et président du conseil départemental, « la marchandise n’aurait jamais dû quitter l’élevage du Tarn »« Le principe de précaution aurait dû être appliqué en attente des résultats. Comment se fait-il qu’un groupement coopératif ait pris le risque de faire partir la production, alors qu’à 800 mètres il y avait une suspicion grave ? Pourquoi les services de l’Etat n’ont pas fait jouer le principe de précaution ? »

    Malgré plusieurs sollicitations, Vivadour a refusé de répondre à la question. « Ils m’ont dit que l’éleveur n’était pas au courant que son voisin avait une suspicion de contamination », rapporte toutefois M. Labenelle. L’éleveur du foyer initial affirme pourtant le contraire : « J’ai prévenu tous mes voisins dès la suspicion », assène-t-il, coupant court à la conversation. Pour démêler le vrai du faux, le ministère de l’agriculture a demandé une enquête à la direction générale de l’alimentation (DGAL).

    Le principe de précaution

    Une autre question nourrit les conversations. Pourquoi les services de l’Etat n’ont pas stoppé tout mouvement de palmipèdes dès la première suspicion de contamination ? « On ne peut pas décider de bloquer toute une zone quand il y a une suspicion. Si on le faisait à chaque fois, on bloquerait des régions tous les jours. Appliquer le principe de précaution, ce n’est pas être dans la surréaction permanente », répond Bruno Ferreira, chef de service à la DGAL.

    Le 6 décembre, un arrêté ministériel a pourtant été publié dans l’urgence. Si les textes prévoyaient déjà « la possibilité d’installer une zone de contrôle temporaire pour prendre des mesures conservatoires jusqu’à ce qu’un résultat soit confirmé », comme l’explique M. Ferreira, pour gagner en « rapidité », le préfet – et non plus seulement le ministre – pourra désormais prendre cette décision. Un arrêté sous forme d’aveu, pour Bernard Malabirade, vice-président de la chambre d’agriculture :

    « Je déplore que la décision n’ait pas été prise au niveau du Tarn. Si on demande au préfet de prendre désormais la décision, c’estreconnaître que cet arrêté aurait pu avoir une utilité. »

    « Il n’y a pas eu de retard à l’allumage sur le sujet », conclut le chef de service de la DGAL. Pour en être certain, Philippe Martin, le président du conseil départemental du Gers, attend les résultats de l’enquête. « Si elle ne répond pas à toutes mes questions, je porterai plainte contre X », précise-t-il.

     Lire aussi :   Grippe aviaire : la France relève son niveau de risque sur l’ensemble du territoire

    Les autorités sanitaires sur le pied de guerre

    Dans le Gers, les autorités sanitaires et les éleveurs concernés tentent, depuis plusieurs jours, de stopper la propagation de la grippe aviaire. Contrairement à la précédente crise, le virus H5N8 semble plus facile à contenir du fait de la forte mortalité qu’il engendre.

    « Il se transmet très rapidement, sa durée d’incubation est faible – entre vingt-quatre et quarante-huit heures – et sa mortalité est très forte. Jusqu’à 50 % des canards meurent dans les soixante-douze heures », explique Bernard Malabirade, vice-président de la chambre d’agriculture. « L’année dernière, le virus était faiblement pathogène. Comme les canards résistaient à la maladie, il était difficile de voir qu’ils étaient contaminés. Celui-ci semble donc plus facile à juguler », poursuit Marie-Pierre Pé, secrétaire générale du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog).

    Près de 18 000 canards ont déjà été abattus. La désinfection des sites touchés est, elle, en cours. Après la décontamination, un délai de vingt et un jours est nécessaire pour lever l’arrêter d’infection, dans l’hypothèse où de nouveaux foyers ne sont pas, entre-temps, détectés. La désinfection consiste notamment à traiter au lait de chaux les lisiers et les fumiers des canards pour y éliminer le virus.

    • Feriel Alouti (envoyée spéciale à Gimont dans le Gers) 
      Journaliste au Monde







     


    votre commentaire
  •  Méga fichier

     Nous sommes tous fichés

    Les dérives sur les libertés n'ont jamais été aussi dangereuses.

    Le pire, c'est que les surveillances individuelles sont ordonnées par des hauts ( Pas si haut que ça ! ) personnages, puisque n'en déplaise aux adorateurs de ces anciens dirigeants, le conseil constitutionnel est composé d'anciens chefs d'état qui n'ont jamais vraiment respecté la vie privée des populations.

    Que l'on ne nous chante pas la grande messe de la sécurité pour justifier de telles mesures ! D'ailleurs de quelle sécurité s'agit-il ? Celles de ceux qui bien sûr se prennent pour les élites de la nation.

    Papon 2, pardon, le ministre de l'intérieur a bien pris la précaution de faire publier le décret un dimanche de Toussaint. C'est, comme bien souvent pour ce genre de texte, d'une grande fourberie.

     

    Passe d’armes au sein de l’exécutif sur le TES, le « mégafichier » des 60 millions de Français

     

    Le lancement du TES est prévu mardi dans les Yvelines. Mais sa dimension exceptionnelle et les conditions de sa création suscitent la controverse.

    Le Monde.fr avec AFP | 08.11.2016

     

     http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/11/08/passe-d-armes-au-sein-de-l-executif-sur-le-tes-le-megafichier-des-60-millions-de-francais_5026925_4408996.html

    La polémique autour du fichier regroupant les données personnelles des Français s’est amplifiée lundi 7 novembre avec les protestations de la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, et du Conseil national du numérique (CNNum), qui a demandé sa suspension, poussant le ministre de l’intérieur à monter au créneau.

    Lire aussi :   La création d’un fichier rassemblant 60 millions de Français suscite de vives inquiétudes

    Dans une lettre de quatre pages adressée à cet organe consultatif, Bernard Cazeneuve a assuré que sa création s’était effectuée « dans la transparence », qu’il y avait eu« débat » et que « les étapes du travail interministériel » avaient bien été suivies. « Je ne veux pas entrer dans des polémiques inutiles », a-t-il ajouté en réponse à la secrétaire d’Etat, en marge d’un déplacement à Calais. Tout en disant respecter le fait que sa collègue exprime ses « convictions », il a néanmoins lancé : « Le gouvernement, c’est la solidarité. »

    Le fichier, baptisé « Titres électroniques sécurisés » (TES), a fait l’objet d’un décret paru le 30 octobre au Journal officiel. Il réunit dans une seule base de données – identité, couleur des yeux, domicile, photo, empreintes digitales… – les détenteurs d’un passeport et d’une carte d’identité, et concerne potentiellement près de 60 millions de Français.

    « De réels problèmes de sécurité »

    Son lancement officiel est prévu mardi dans les Yvelines, département « pilote », avant sa généralisation dans toute la France à partir du début de 2017. Mais sa dimension exceptionnelle, les risques de piratage et, surtout, les conditions de sa création, sans concertation publique ni débat parlementaire, suscitent la controverse.

    Dans un entretien au quotidien L’Opinion publié lundi, Mme Lemaire a déploré « un dysfonctionnement majeur » « Ce décret a été pris en douce par le ministère de l’intérieur, un dimanche de Toussaint, en pensant que ça passerait ni vu ni connu. » Pour elle, « ce genre de fichiers » pose « de réels problèmes de sécurité » à l’heure où les cyberattaques constituent un fléau à grande échelle.

    Le CNNum a également appelé le gouvernement à « suspendre la mise en œuvre » du TES. Déplorant « l’absence de toute concertation préalable à la publication du décret », il l’a invité à ouvrir « une réflexion interministérielle » sur le sujet. Selon l’organe consultatif, le nouveau fichier laisse « la porte ouverte à des dérives aussi probables qu’inacceptables » et est « propice aux détournements massifs de finalités ».

    La semaine dernière, la présidente de la Commission informatique et libertés (CNIL), Isabelle Falque-Pierrotin, s’était déjà élevée contre la création d’un dispositif aussi sensible sans débat parlementaire. « Il ne nous paraît pas convenable qu’un changement d’une telle ampleur puisse être introduit presque en catimini », avait-elle affirmé à l’Agence France-Presse, en appelant la représentation nationale à se saisir du dossier pour en peser « les avantages et les inconvénients ».

    Lire aussi :   Bernard Cazeneuve défend la création du fichier rassemblant les données de 60 millions de Français

    « Mesure liberticide et dangereuse »

    Regrettant également l’absence de « débat démocratique », le Parti communiste français (PCF) a demandé lundi au gouvernement d’« abroger le décret et de mandater la CNIL et le CNNum pour faire des propositions alternatives de sécurisation des titres d’identité sous contrôle parlementaire »Europe Ecologie-Les Verts a aussi réclamé la mise en place d’un dialogue sur le sujet, dénonçant « une mesure liberticide et dangereuse ».

    A droite, Jean-François Copé (Les Républicains) s’est dit « très circonspect », estimant que l’absence d’information d’Axelle Lemaire sur le sujet était « un mégacouac gouvernemental ». Le nouveau fichier « respecte strictement l’Etat de droit », a assuré en revanche l’ancien premier ministre François Fillon (LR), lui aussi candidat à la primaire de droite pour la présidentielle.

    En 2012, un projet de loi de la droite créant un mégafichier pour lutter contre l’usurpation d’identité et permettre l’identification d’une personne à partir de ses données – empreintes digitales notamment –, y compris à des fins judiciaires, avait été censuré par le Conseil constitutionnel en raison de sa seconde finalité.

    Pour le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, qui avait critiqué à l’époque le dispositif, le TES répond aujourd’hui « à l’objectif d’un juste équilibre entre la protection de l’identité de nos concitoyens et la garantie des libertés publiques ».

    Lire aussi :   Fichier des Français : les oublis et les erreurs de Cazeneuve et Urvoas

    Le débat parlementaire de pure forme annoncé est pipé d'avance et destiné à donner le change.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La liberté n'a pas de prix

    Gaulois.

     


    votre commentaire
  • Cuve de l'EPR et falsifications nucléaires

    l'effondrement prévisible et irréversible de l'atome de France :

     Une réflexion qui ne manque pas de réalisme sur l'état du nucléaire français. A lire et à méditer, en attendant sagement que ça nous pète à la g.....

     Par Stéphane Lhomme

    Directeur de l'Observatoire du nucléaire
    http://www.observatoire-du-nucleaire.org

     http://www.alternatifs44.com/2016/11/cuve-de-lepr-et-falsifications.html

     http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/24/le-parc-nucleaire-francais-est-en-bout-de-course_5037311_3232.html

     

    Lorsque des problèmes de conformité de la cuve de l’EPR de Flamanville ont été reconnus par Areva en avril 2015, il s’agissait presque d’une information anodine tant le chantier de ce réacteur a connu - et connait encore - de retards, malfaçons et surcoûts.

    Mais, peu à peu, au fil des semaines et des révélations, cette affaire a dévoilé ce qui est incontestablement un des pires scandales industriels de tous les temps, tous pays confondus.

    Ainsi l’industrie nucléaire française, présentée continuellement comme « triomphante », « exemplaire », « enviée dans le monde entier », est en réalité un repaire d’escrocs qui, depuis des décennies, bâclent la fabrication de milliers de pièces, les couvrent par des certificats de sûreté falsifiés, et les utilisent sans se rendre compte ou sans se préoccuper de leurs déficiences !

    Et que dire l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), « la plus compétente et la plus intransigeante du monde » ? Soit elle est totalement déficiente au point de n’avoir jamais rien vu de ce trafic, soit elle en est tout simplement complice.

    Nul ne peut prédire quelles seront les nouvelles révélations de la semaine à venir, toujours plus incroyables que les précédentes au fur et à mesure qu’est déroulé le fil d’une improbable pelote. Mais, d’ores et déjà, la situation est inextricable.

    D’abord, la cuve de l’EPR de Flamanville, déjà installée dans le réacteur en construction, a été mal usinée et présente des faiblesses qui, si les règles normales de sûreté sont appliquées (ce qui serait la moindre des choses !), devrait aboutir à l’interdiction de son utilisation.

    Rappelons que les règles de sûreté prévoient « l’exclusion de la rupture de la cuve ». Cela signifie que cette rupture ne peut, ne doit pas survenir, car alors RIEN n’est prévu et c’est un scénario similaire à Fukushima, voire bien pire encore.

    Si l’Autorité de sûreté fait normalement son travail, EDF sera alors obligée de détruire une partie du réacteur (construit avec tant de mal !) pour en extraire cette cuve et la remplacer par une autre… qu’il faudra toutefois encore fabriquer et, si possible, de façon correcte !

    Ces opérations prendraient au bas mot 3 à 4 ans, sachant que l’EPR a déjà accumulé des retards insensés : débuté en 2007, le chantier devait être achevé en 2012. Le bout du calvaire est annoncé par EDF pour 2018, mais on peut raisonnablement en douter. Et si la cuve est recalée, ce serait pour 2020, 2022, 2025… ou jamais !

    Pendant ce temps, EDF perd des milliards, nos milliards ! Annoncé au départ à 2,8 milliards, le coût de l’EPR est désormais estimé au triple, 8,5 milliards, en attendant la facture finale qui sera assurément bien au-delà des 10 milliards, sans compter l’affaire de la cuve.

    Mais il y a encore pire : entre temps, Areva a livré aux Chinois deux cuves pour les EPR en chantier à Taïshan, et elles aussi présentent des faiblesses probablement rédhibitoires. Les Chinois attendent le verdict technique pour envoyer à la France la facture incommensurable de deux réacteurs arrêtés pendant des années, détruits en partie pour en extraire des cuves défaillantes en attendant d’éventuelles cuves de rechange…

    L’Autorité de sûreté nucléaire, confrontée à cette situation sidérante, et épiée par les observateurs du monde entier, n’a eu d’autre alternative que de demander EDF de lancer des vérifications dans ses réacteurs et à Areva de reprendre les dossiers des pièces usinées dans les forges du Creusot et autres usines, pour voir si des fautes industrielles n’avaient pas été commises sur d’autres pièces que les cuves.

    Ces vérifications n’en sont encore qu’au début mais l’on sait déjà que ce sont en réalité des milliers de pièces nucléaires qui ont été bâclées et ce depuis… 1965. Nous voilà réduits à attendre que les coupables eux-mêmes veuillent bien faire toute la lumière. Qui peut encore leur faire confiance ?

    A l’approche de l’hiver 2016, ce sont néanmoins sept réacteurs dotés de générateurs de vapeur suspects qui sont arrêtés, et cinq autres qui doivent l’être selon un calendrier qu’EDF impose à la prétendue « Autorité » de sûreté, alors que celle-ci devrait faire stopper immédiatement tous les réacteurs concernés.

    A cela, et en attendant d’éventuelles autres révélations, il faut ajouter la chute d’un générateur de vapeur de plus de 500 tonnes dans le réacteur n°2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime) le 31 mars 2016. Les vibrations et dégâts occasionnés ont gravement endommagé le réacteur qui est arrêté pour longtemps et peut-être pour toujours.

    Par ailleurs, le réacteur n°5 de la centrale du Bugey (Ain) subit lui aussi un arrêt de longue durée du fait de l’incapacité d’EDF à remédier à un grave défaut d’étanchéité de l’enceinte de confinement.

    En résumé, le parc nucléaire français est en bout de course, délabré et parsemé de pièces déficientes. Dans le même temps, les finances d’EDF sont dans un état si déplorable que l’entreprise pourrait sous peu rejoindre Areva dans la faillite, et est de toute façon dans l’incapacité d’entretenir correctement ses réacteurs.

    Les dirigeants politiques et industriels français en sont réduits à guetter les prévisions de la météo en priant que l’hiver soit particulièrement doux. Car, à la moindre vague de froid, il est fort probable que ce sera la pénurie d’électricité. Peut-être la France sera-t-elle sauvée par les pays voisins, à condition qu’ils aient assez d’électricité pour leur propre consommation et pour lui en envoyer : le pays de l’atome est à genoux.

    Cette situation insensée illustre le caractère absurde et dérisoire de l’annonce par EDF de la construction de deux EPR en Grande-Bretagne, à grands coups de milliards… qui n’existent pas.

    Les zélateurs de l’atome et les citoyens trop longtemps abusés sont probablement stupéfaits d’assister à l’effondrement de cette industrie supposée être triomphante. Or, en réalité, cette situation était parfaitement prévisible.

    Effectivement, construire un parc nucléaire revient à programmer une situation inextricable pour 30 à 40 ans plus tard. C’est ce qu’à fait la France dans les années 70 avec deux circonstances terriblement aggravantes : la taille surdimensionnée de ce parc, qui démultiplie les problèmes, et la rapidité de construction. Ce dernier point est d’ailleurs crucial.

    Pendant des décennies, l’édification en quelques années de 58 réacteurs a été présentée comme un exploit extraordinaire, ce qui n’est d’ailleurs pas faux du simple point de vue industriel. Le problème est que tous ces réacteurs arrivent en fin de vie dans un bel ensemble et non de façon échelonnée. Le piège se referme, d’autant qu’aucune alternative énergétique n'a été engagée.

    Les grands parcs nucléaires – principalement ceux des USA, du Japon, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et bien sûr de la France – ont été construits et financés pendant les fameuses « 30 glorieuses », quand l’argent coulait à flot.

    C’est ainsi que des sommes insensées ont été consacrées à l’édification de centaines de réacteurs : 100 aux USA, 58 en France, 54 au Japon, etc. Cette opération, ou plutôt ce coup de force dans la mesure où les opinions publiques étaient déjà fortement opposées à l’atome, ne peut (heureusement !) être réédité aujourd’hui car les caisses sont vides.

    L’argent n’est même plus disponible pour rafistoler les vieux réacteurs, sans parler de leur démantèlement, et pour s’occuper des déchets radioactifs : le tout est légué aux générations suivantes qui, pourtant, auront probablement bien d’autres problèmes à affronter.

    Il a parfois été dit que l’aventure nucléaire était comme un voyage en avion… sans piste d’atterrissage. Les réservoirs sont vides et la descente a commencé. Au mieux elle se soldera par un désastre industriel et financier, au pire ce dernier sera accompagné d’une ou plusieurs catastrophes nucléaires.

    Les atomistes les plus obtus osent encore prétendre que Tchernobyl est « de la faute des Soviétiques » et Fukushima « de la faute du Tsunami ». Ces arguties ne trompent plus personne : le nucléaire s’effondre et entraine la France, « royaume de l’atome », dans une chute irréversible. Notre maison est irradiée et nous regardons ailleurs…

     

    Un décret très discret

     Les commentaires sont superflus. On nous mitonne à la sauce nucléaire

     Tous exposés à de plus fortes radiations. C’est ce que prépare un décret très discret

    https://reporterre.net/Tous-exposes-a-de-plus-fortes-radiations-C-est-ce-que-prepare-un-decret-tres

     https://www.crashdebug.fr/actualites-france/12452-tous-exposes-a-de-plus-fortes-radiations-c-est-ce-que-prepare-un-decret-tres-discret

     

    La circulaire européenne relative à la protection des populations contre les expositions aux radiations intégrera le droit français par décret en janvier 2017. L’auteur de cette tribune, dans une lettre ouverte aux ministres concernées, s’indigne que ce texte modifie « gravement » le code de la santé publique en relevant les seuils jugés tolérables par l’administration en cas d’accident comme ceux de Tchernobyl et Fukushima.

    Jean-Marie Matagne est le président de l’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire (ACDN). Il est également docteur en philosophie.


    Saintes, le 29 septembre 2016

    Madame Ségolène Royal
    Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des relations internationales sur le climat

    Madame Marisol Touraine
    Ministre des Affaires sociales et de la Santé

    Mesdames les ministres,

    Honte à vous, si vous signez en l’état le « Décret n° 2017-xxxx du xx/01/2017 relatif à la protection sanitaire contre les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements ionisants et à la sécurité des sources de rayonnements ionisants contre les actes de malveillances (sic) ».

    Ce décret, qui pour répondre à une demande européenne doit être pris en janvier 2017 par le Premier ministre, « sur le rapport de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer en charge des relations internationales sur le climat », modifie le code de la santé publique. Gravement. Horriblement.

    Sa longueur (84 pages), sa technicité le rendent pratiquement illisible au commun des mortels. Pour y comprendre quelque chose, il faut au moins bénéficier des lumières de la Criirad. En opacité, il ne le cède en rien à un certain projet de constitution européenne qui fut soumis naguère au peuple français et rejeté par lui. Sans doute mériterait-il de subir le même sort.

    Car il édicte une flopée de normes auxquelles devront se soumettre les utilisateurs en tous genres du nucléaire, pour continuer à exercer joyeusement leur activité. Les plus sympathiques de ces normes visent à limiter — à défaut de le supprimer — l’impact maléfique du gaz radon dans certains bâtiments publics. Mais, au-delà de ces mesures censées protéger la population, le cœur du décret se cache au chapitre Ier, Section 4, intitulée : « Gestion des situations d’urgence radiologique. » L’ignoreriez-vous, Mesdames ?

    Il tient en trois lignes :


        « Art. R. 1333-55. – I. – Pour l’application du principe d’optimisation prévu à l’article L. 1333-3, est fixé un niveau de référence à 100 mSv [milliSievert] en dose efficace reçue pendant la durée de la situation d’urgence radiologique, comprenant tout type d’exposition. » (Projet de décret, p. 24.)

     

    Admirons la langue de bois.

    Concrètement, les « situations d’urgence radiologique » dont il s’agit ici, ce sont les effets d’un accident majeur du type Tchernobyl ou Fukushima, survenu sur un ou plusieurs réacteurs nucléaires par suite d’une défaillance humaine ou matérielle, d’un événement naturel extrême, d’un attentat ou d’un « acte de malveillance ». Ou résultant d’une explosion atomique.

    267794 Photo Fournie Par Greenpeace De L Un De Ses Membres Mesurant A L Aide D Un Compteur Geiger La RadioaUn membre de Greenpeace mesurant à l’aide d’un compteur Geiger la radioactivité, le 27 mars 2011, à Fukushima.

     

    Ce décret nous prépare donc à la catastrophe. Comment ? En décrétant que la dose moyenne d’exposition aux radiations, jugée tolérable par l’administration pour une personne pendant les premières semaines de la « situation d’urgence », sera 100 fois plus élevée que la dose limite d’exposition annuelle (1 mSv) tolérable en temps normal. Cent fois plus, rien que ça. Que les personnes exposées ne la tolèrent pas et qu’elles en crèvent, ce n’est pas le problème de l’administration.

    On aurait pourtant cru, Mesdames, que c’était le problème d’une ministre de l’Environnement et d’une ministre de la Santé. Cherchez l’erreur.

    Et ce n’est pas fini. Quand la situation ne sera plus « urgente », mais que des personnes continueront à être exposées à la contamination ou à l’irradiation, la « dose de référence » dont elles profiteront à leur corps défendant (dose qui n’a rien de limitatif, précise la Criirad) restera 20 fois plus élevée que ne l’est actuellement la « dose limite » (impérative, elle).

    En effet :

       « Art. R. 1333-67. – Par application de l’article L. 1333-3, est fixé un niveau de référence à 20 mSv en dose efficace pour toute personne exposée à ces situations sur une année afin de définir la stratégie initiale de gestion des parcelles polluées. » (Projet de décret, p. 28)

     Ainsi, les personnes qui auront eu le malheur de se trouver dans la zone initiale d’exposition et de subir 100 fois plus de rayonnements ionisants que n’en supporte un humain normalement constitué pourront continuer, si elles se trouvent sur une « parcelle polluée », à en supporter 20 fois plus pendant un an (ensuite, ce sera laissé à l’appréciation des « responsables » locaux).

    Tmi Cleanup 2Une équipe de nettoyage de la radioactivité d’un bâtiment annexe après l’accident de la

    centrale de Three Mile Island, aux États-Unis, en 1979.

     Évidemment, les « parcelles » en question ne sont pas prévisibles et n’ont d’autre limite que les frontières françaises qui, comme on sait, sont étanches à la radioactivité.

    Mais comment expliquez-vous, Mesdames, que dans la fourchette proposée par la circulaire européenne : de 20 à 100 mSv en « situation d’urgence », puis de 1 à 20 mSv pendant l’année qui suit, la France choisisse la « dose de référence » maximale ?

    Ce choix est criminel. Il condamne à vivre et à mourir en zone contaminée des millions de personnes. Si vous avez à cœur de défendre l’environnement et la santé, à supposer même qu’il faille accepter la perspective inacceptable d’une catastrophe nucléaire, c’est la norme la plus basse qu’il vous fallait choisir. Seriez-vous à la solde du lobby nucléaire ?

    Pour vous défaire de ce soupçon, vous avez le choix entre deux issues : récuser ce projet de décret et exiger la fermeture de tous les réacteurs qui justifient son existence, ou bien le cosigner et assumer l’accusation d’avoir préparé un crime contre l’humanité, le jour où adviendra la catastrophe qui fera prendre pour une bluette l’affaire du sang contaminé.

    Au cas où vous n’obtiendriez pas que le gouvernement adopte un plan de fermeture des réacteurs, vous pourriez toujours démissionner.

    Veuillez agréer, Mesdames les ministres, l’expression de ma haute considération.

     Source(s) : Reporterre.net via Lesbrindherbes.org

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Stuxnet à l'assaut de l'Iran et du Monde !

    Crashdebug.fr : Quel serait le lien de casualité entre Israël et les USA, l’incident de Fukushima, Siemens et Stuxnet ?

    Crashdebug.fr : Stuxnet hors de contrôle : Chevron infecté par le virus anti-iranien, d'autres pourraient être les prochains...

    Crashdebug.fr : Le fils de Stuxnet à l'état sauvage sur les systèmes en Europe

    Crashdebug.fr : La NSA et l’Unité 8200 étaient bien à l’origine de Stuxnet

    Crashdebug.fr : Flame, la plus sophistiquée des cyber-armes

    Crashdebug.fr : Regin : le Graal de l'espionnage va-t-il changer le monde ?  
    Crashdebug.fr :
    Similitudes de code source : Les experts démasquent le Trojan « Regin » comme étant un outil de la NSA

    Crashdebug.fr : L’OTAN impose Microsoft et les backdoors de la NSA au ministère de la Défense

    Crashdebug.fr : Shadow Brokers’ affirme avoir piraté une unité de l’élite de la sécurité informatique liée à la NSA

    Crashdebug.fr : Alstom et la Sécurité Nationale...

    Crashdebug.fr : ALERTE D'URGENCE : Des niveaux de radiations nucléaires en provenance de Fukushima Daiichi trouvées dans des prévisions censurées au public...

    Crashdebug.fr : Fukushima : 5 ans après, Tepco avoue avoir menti sur la gravité de l'état des réacteurs... 

    Crashdebug.fr : Fukushima le désastre oublié...

    Crashdebug.fr : Que fait-on pour démanteler les quatre réacteurs de Fukushima ?

    Crashdebug.fr : La mystérieuse affaire des coriums disparus de Fukushima...

    Crashdebug.fr : Tchernobyl : comment on a voulu cacher la catastrophe aux Français(es)... 

    Crashdebug.fr : Youri Bandajevsky, scientifique en exil : « la catastrophe vient à peine de commencer » 

    Crashdebug.fr : Horreur aux Tuamotu - Gambier

    Crashdebug.fr : Nucléaire : Des anomalies repérées sur 18 réacteurs français...

    Crashdebug.fr : Hinkley Point : l'ancien n° 2 d'EDF dénonce un projet suicidaire

    Crashdebug.fr : Archimede Solar Car, LA voiture à énergie solaire !

    Crashdebug.fr : Progrès sans précédent pour le « soleil artificiel » chinois dans la production d'énergies stables, durables et contrôlables

    Crashdebug.fr : Le KPP génère de l’énergie en mouvement perpétuel

    Crashdebug.fr : Au Costa Rica, 98,7 % de l’électricité produite est « verte »

    Crashdebug.fr : Grâce au graphène, les voitures rouleront à l'air et rejetteront de l'eau...

    Crashdebug.fr : STOR-H : de l'hydrogène en poudre pour propulser un scooter
    Crashdebug.fr :
    Hycopter : un drone à hydrogène qui devrait battre le record d’autonomie

    Crashdebug.fr : Démonstration de génératrice à hydrogène

    Crashdebug.fr : Une alternative au nucléaire : la filière du thorium

    Crashdebug.fr : Thorium, la face gâchée du nucléaire (Arte)

    Crashdebug.fr : Un jour avec 8 grammes de thorium, on roulera à vie…

    Crashdebug.fr : Pour en finir avec les pénuries « Une chronique des bonnes nouvelles pour l’humanité »

     

    Radioprotection mondiale, copinage et serment de secret

    Là, c'est bien la secte nucléaire dans ses basses œuvres. Jugez plutôt !

    Pierre Dubochet | 1er mai 2014

    http://www.pierredubochet.ch/radioprotection-mondiale,-copinage-et-serment-de-secret.html

    Le dispositif de radioprotection mondiale : copinage, complaisance, serment de secret sur la pollution

    «
    Je jure de ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance». Vous avez dit transparence ?

    Tout en haut de ce dispositif, les scientifiques qui publient leurs découvertes dans des revues à comité de lecture. Il serait bien que la situation en Biélorussie par exemple montre que les budgets sont alloués vers les situations de pollution radioactive les plus sérieuses ; la réalité est différente.

    En dessous, l’UNSCEAR (United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation), fondée en 1955. Elle prend connaissance des publications et en retient ce qu’elle veut, n’étant soumise à aucun contrôle scientifique.

    En dessous, la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique), émanation d’un comité de protection contre les rayons x et le radium, se fonde en 1950. Elle reçoit les publications de l’UNSCEAR et rédige ses recommandations. Vous comptez sur une information objective relativement à la pollution radioactive ? Vous allez être déçu. 

    Avant d'entrer en fonction, depuis le 15 juin 1966, les agents de ce service doivent accepter un «serment de secret sur la pollution radioactive
    » devant un tribunal d’instance en ces termes : «Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions et de ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance à l’occasion de (mon) exercice». Aucun membre ne peut parler d’une quelconque pollution sans l’autorisation de son supérieur.

    Le document est mis à jour en 1983 : «
    Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions et de ne rien révéler ou utiliser, directement ou indirectement, même après cessation de mes fonctions, de ce qui aura été porté à ma connaissance à l'occasion de [mon] exercice)», selon parution au Journal Officiel de la République française. 

    Par ailleurs, ce petit groupe remplace ses membres par cooptation. Il s’auto perpétue. Est-ce l'idée que vous aviez de la radioprotection mondiale ?

    Les membres de la CIPR (14 membres pour la commission principale) se retrouvent dans d’autres organisations, notamment dans l’UNSCEAR. Cette solidarité est dommageable à la prise en compte de réflexions différentes.

    Encore en dessous se trouvent AEN, IRPA, OCDE, AIEA, OMS, etc. Elles conservent ce qui leur paraît opportun des recommandations de la CIPR, puis rédigent les standards internationaux en matière de radioprotection, qu’elles transmettent en leur nom.

    C’est avec ce qu’il reste que les législations nationales sont décidées. 

    Les liens entre la CIPR et l’OMS sont formalisés en 1956 à Genève. L’OMS s’engage également à aider la CIPR à traduire et à diffuser ses recommandations. L’OMS institue des liens avec l’AIEA et l’UNSCEAR en 1959. 

     

    A Flamanville, l’Autorité de sûreté nucléaire est dans la main d’EDF

    Ou le copinage à tous les niveaux !

    Source : MédiaPart

     https://www.mediapart.fr/journal/france/181016/flamanville-l-autorite-de-surete-nucleaire-est-dans-la-main-d-edf

     18 octobre 2016 | Par Pascale Pascariello

     Deux inspecteurs de l’Autorité de sûreté nucléaire, chargés du contrôle des conditions de travail et de la sûreté sur le chantier de l’EPR, futur réacteur en construction, et dans trois autres centrales en Normandie, ont subi pressions et menaces de leur direction, au profit d’EDF. Et au mépris de la sécurité.

     « Je suis inspecteur du travail à la division de Caen de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Depuis 2011, j’ai subi et encaissé, dans le cadre de mon activité professionnelle, de nombreuses et parfois très lourdes pressions voire menaces, de multiples injonctions contradictoires, qui ont généré une situation de souffrance au travail. » C’est ainsi que débute le recours d’Alain auprès du président du tribunal administratif de Caen, en août 2016, pour faire reconnaître en accident du travail son épuisement psychologique survenu le 16 octobre 2015.

    La direction de l’Autorité de sûreté nucléaire « a essayé de m’imposer sa position ou d’influer sur les choix que j’avais à faire dans le cadre de ma mission d’inspecteur du travail », en particulier, « sur des sujets pouvant représenter des enjeux pour EDF – l’exploitant des centrales –, dès qu’un contrôle pouvait engendrer des suites impactant EDF de façon notable (suites pénales, impact industriel…) ou qu’il a fait l’objet d’une intervention hiérarchique d’EDF », explique Alain.  

     

    Résultat : il y a un an, il s’écroule. Ce burn-out oblige Alain à interrompre son activité professionnelle durant sept mois. L’expertise médicale est claire : « Épuisement professionnel. Le trouble peut être considéré comme un accident du travail, conséquence d’une série d’événements survenant par le fait ou à l’occasion du travail. » Depuis 2008, en tant qu’inspecteur du travail, Alain, ingénieur de l’industrie et des mines, est en charge, en Normandie, de trois centrales en activité et du chantier de l’EPR, futur réacteur nucléaire en construction à Flamanville (Manche). À ses côtés à partir de 2010, Laurent assure également une partie des contrôles de sûreté nucléaire.

    Ces deux inspecteurs ont mené, entre 2010 et 2014, des contrôles qui ont abouti, pour certains, à des procès retentissants. Suite à l’accident mortel d’un soudeur le 24 janvier 2011, sur le chantier de l’EPR, leur enquête retient la responsabilité de deux entreprises, dont Bouygues. Toujours sur le chantier du futur réacteur nucléaire, leurs inspections ont révélé la situation de travail illégal de près de 500 ouvriers polonais et roumains. Encadrés et dirigés par Bouygues, ils n’avaient ni congés payés, ni droit au chômage, et un salaire inférieur à la convention collective française.

    Ce système de fraude, dont Bouygues a bénéficié entre 2009 et 2012 sur l’EPR, lui a permis quelques belles économies. L’Urssaf, quant à elle, estime son préjudice global entre 9 et 12 millions d’euros. Le contrôle mené par les deux inspecteurs, Alain et Laurent, aboutira à un procès en correctionnelle en mars 2015, l’une des plus importantes affaires de travail illégal jugée en France.. Bouygues a été condamné à 25 000 euros d’amende. Il sera rejugé en appel du 7 au 10 novembre prochain.

    Loin d’être félicités pour leur professionnalisme, ces deux inspecteurs ont subi de nombreuses pressions de leur direction. Parmi les nombreux faits que rapporte Alain dans son dossier : en juin 2011, il se heurte à EDF qui fait obstacle à une inspection inopinée dans la centrale de Flamanville. Informé, le procureur de la République de Cherbourg demande à Alain de lui signaler, par écrit, ce délit afin qu’il rappelle à EDF son obligation de respecter la loi. Mais Alain est confronté à sa direction qui tente de le dissuader de notifier ce délit à la justice. Néanmoins, il ne cède pas à ces pressions et envoie un courrier au parquet de Cherbourg. Quelques semaines plus tard, il est convoqué par sa direction pour un entretien « officieux » de sanction.

    Il est alors informé que son comportement remet en cause sa carrière. Sa direction va jusqu’à lui reprocher d’avoir adressé à EDF un courrier signalant les poursuites judiciaires encourues. « J’observe que ma hiérarchie, très prompte pour me demander de me justifier, tant pour ce qui concerne mes constats que pour ce qui concerne mon comportement quand EDF s’en plaint, est beaucoup moins prompte à réagir quand il s’agit de me défendre vis-à-vis d’EDF », constate Alain.
     
    Les pressions de ce type se multiplient, les entretiens de sanction également. On reproche par exemple à Alain d’alerter, en septembre 2013, le ministère du travail sur une organisation mise en place par EDF dans les centrales nucléaires en matière de radioprotection et présentant des risques pour les salariés. Alain informe EDF, par courrier, qu’au regard des irrégularités constatées, il envisage de proposer une mise en demeure. Là encore, il est convoqué pour un rappel à l’ordre par sa direction. Pire, ignorant les conclusions de l’inspecteur, la direction de l’Autorité de sûreté nucléaire et le ministère du travail décident conjointement de réviser la réglementation… en faveur d’EDF.

    Qu’elle est loin la belle image d’une institution indépendante et transparente prônée par Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire. Le 6 novembre 2012, dès sa nomination, lors de son audition par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Pierre-Franck Chevet déclarait : « Selon moi, l’ASN repose sur quatre valeurs essentielles : compétence et rigueur, indépendance et transparence.. Toutes sont nécessaires mais ne sont suffisantes qu’inscrites dans la durée. » Bel exercice de communication qui tranche avec une tout autre réalité.

    Les échanges de mails entre Alain et sa hiérarchie témoignent de toutes les difficultés rencontrées lorsqu’il signale des irrégularités manifestes et graves de la part d’EDF. Il doit faire face au comportement de l’exploitant des centrales, peu disposé à l’informer de ses manquements en matière de sécurité et sûreté nucléaire. Il doit, en outre, affronter sa direction qui fait obstacle à ses conclusions lorsqu’elles vont à l’encontre d’EDF.

    Certains échanges décrivent comment l’ASN valide les irrégularités d’EDF. Alain alerte ainsi sa direction : « Je constate qu’EDF Flamanville ment et nous dissimule volontairement des informations relatives à la radioprotection. Je prévois un rappel à l’ordre. Et je dois défendre (une nouvelle fois) mot pour mot mes observations et justifier ma position vis-à-vis de ma hiérarchie et donc y consacrer un temps et une énergie non nuls. Bilan : EDF ment et nous offre même les preuves écrites. Est-il envisagé un rappel à l’ordre écrit par l’ASN ? Non. Qui s’en prend plein la g… ? L’inspecteur du travail qui projette de rappeler par écrit à EDF que le mensonge aux autorités administratives et judiciaires est un délit. »

    « Je constate qu’EDF Flamanville ment »

    Face à ces pressions exercées sur ces inspecteurs, et alors même que l’Autorité de sûreté nucléaire, gendarme du nucléaire, se doit d’être affranchie de tout lien avec EDF, la justice va intervenir. En effet, en octobre 2013, survient un nouvel incident sur le chantier de l’EPR : une pièce d’un appareil de manutention, le pont polaire, situé à l’intérieur du bâtiment réacteur, est projetée en l’air et fait une chute de 20 mètres. Par chance, aucun ouvrier n’est blessé. Alain et son collègue, Laurent, procèdent au contrôle de cet équipement, utilisé pour lever et installer des composants pouvant atteindre plus de 560 tonnes. Il s’agit d’un appareil primordial en terme de sûreté nucléaire et de sécurité des travailleurs.

    Le rapport des inspecteurs révèle qu’EDF a mis en place un dispositif non conforme, qui ne dispose d’aucun système d’arrêt d’urgence. Vu la gravité des faits constatés, Alain et son collègue alertent à plusieurs reprises EDF. Le premier électricien de France ignore ces rappels à l’ordre. Il s’apprête même à utiliser son dispositif à haut risque pour installer la cuve du réacteur, mettant ainsi en danger les salariés et les installations. Les deux inspecteurs saisissent la Direction régionale du travail (DIRECCTE) pour mettre en demeure l’électricien. EDF dispose alors de six mois pour rendre sa machine aux normes. D’ici là, interdiction formelle de l’utiliser.
    Mais EDF n’a pas l’intention de respecter la loi. Il a d’ailleurs préparé une grande journée de communication en rameutant la presse locale et nationale pour assister à l’installation de la cuve de l’EPR.

    La direction régionale du travail rappelle alors EDF à l’ordre, dans un courrier du 16 janvier 2014 : « Vous envisagez de réaliser les premières manutentions dès le 21 janvier 2014. Je vous rappelle qu’il n’existe aucune possibilité, applicable à votre situation, de déroger à la loi qui interdit d’utiliser des équipements de travail qui ne répondent pas aux règles techniques de conceptions. »

    Allant à l’encontre de ses propres inspecteurs et de la Direction régionale du travail, c’est le directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire, en personne, qui, le 21 janvier 2014, écrit à EDF : « Je vous informe ne pas avoir d’objection à la réalisation des opérations de levages des gros composants. » La direction de l’ASN autorise ainsi EDF à enfreindre la loi et à utiliser un équipement dangereux, en l’état, pour les salariés et la sûreté nucléaire.

    Les faits sont si graves que le procureur de la République Éric Bouillard décide d’y donner suite en ouvrant une enquête préliminaire. Motifs : « Mise à disposition aux salariés de matériel dangereux » et « utilisation de ce matériel malgré une mise en demeure ».
    En juin 2014, il la transmet à Nanterre, afin « que soit entendue la direction de l’Autorité de sûreté nucléaire », dont le siège est situé à Montrouge, en région parisienne.

    Contacté par Mediapart, le procureur Éric Bouillard souhaite comprendre pourquoi l’ASN, une autorité « qui doit être indépendante à l’égard de celui qu’elle contrôle, surtout en matière de sûreté nucléaire, a contredit ses propres inspecteurs et a autorisé EDF, alors qu’il existait une interdiction d’utiliser cette machine, à enfreindre la loi au risque de mettre en danger des hommes et des installations ». Depuis, Éric Bouillard a été nommé à la tête du parquet d’Ajaccio. Il a tenté avant son départ, en septembre 2015, de savoir où en était l’enquête du côté de Nanterre : silence radio.

    Contacté par Mediapart, Nanterre explique ne pas retrouver le dossier d’enquête. Est-il resté au fond des tiroirs ? Impossible donc de se pencher sur les liens entre l’ASN et EDF. La transparence a ses limites.

    Après ce nouvel affront de leur direction, Laurent, le collègue d’Alain, ne tiendra pas longtemps. Épuisé psychologiquement, il devra cesser son travail, en juillet 2014. Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, n’ignore rien de la situation. En effet, suite au burn-out de son collègue, Alain lui adresse, le 30 juillet 2014, un courrier détaillé faisant état de l’ensemble des pressions subies :

     https://html2-f.scribdassets.com/8kkcvp8e9s5iq4pk/images/1-5d83676d07.jpg

     Extrait :

     La réponse du président de l’ASN ne viendra que deux mois plus tard. Il félicite le travail de l’inspecteur et regrette à demi-mot le comportement d’EDF. Cependant, nulle part, il n’y est fait mention des diverses pressions exercées. Encore moins des solutions pour y remédier. Ainsi que le regrette Alain, « le courrier du président de l’ASN n’exprime aucune reconnaissance des “dysfonctionnements” que je décrivais ni aucune proposition de nature à éviter qu’ils ne se renouvellent ».

    Avec le départ de son collègue, la situation d’Alain ne va pas s’améliorer. Épuisé, il assume, seul, le travail de deux inspecteurs. Mais un espoir survient, en septembre 2015, lorsqu’il apprend que son collègue, Laurent, est prêt à réintégrer son poste, toujours vacant. Fausse joie. Le 16 octobre, il apprend officieusement que la direction de l’ASN s’oppose au retour de Laurent, pourtant seul postulant à ce poste.

     Alain s’effondre et envoie ce mail à sa direction : « Je suis au bord de l’explosion. D’un côté par la charge de travail avec des dossiers importants… de l’autre la perspective qu’il n’y ait toujours personne sur le poste alors qu’il y a un candidat [Laurent] qui correspond parfaitement est juste insupportable pour moi. Quel est l’objectif réel de l’ASN ? Me détruire ? Me pousser au départ ? Au burn-out ? Au suicide ? » Le même jour, une alerte du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) est lancée pour « danger grave et imminent » concernant Alain, en « situation professionnelle de détresse ». Alain a été en arrêt maladie durant sept mois.

    Alain et son collègue ne sont pas seuls. Plus de dix ingénieurs de l’Autorité de sûreté nucléaire ont tenu à leur apporter, par écrit, leurs témoignages et soutiens. Tous reconnaissent l’investissement et la rigueur des deux inspecteurs, formant un « binôme efficace et vertueux » pour reprendre l’une des attestations. Alain est notamment présenté comme « un agent performant et motivé ayant une énorme capacité de travail, très soucieux de sa mission au service des conditions de travail des salariés ».

    Certains ingénieurs s’interrogent, également, sur le comportement de leur direction à leur encontre. L’un d’entre eux fait ce constat: « Les difficultés avec l’exploitant (EDF) et pressions sont supportées directement par l’inspecteur et pas par l’administration (l’ASN). Cette situation est d’autant plus difficile lorsque les positions de la hiérarchie de l’ASN et de l’inspecteur ne sont pas partagées… J’ai souvenir d’un moment difficile pour Alain et son homologue, lorsqu’ils ont constaté que le pont polaire de l’EPR, et surtout les équipements devant soulever les équipements lourds, n’étaient pas conformes à la réglementation. Là encore, ils ont eu beaucoup de mal à faire accepter leur position par la hiérarchie de l’ASN […]. Pour conclure, je suis inquiet de la situation, singulièrement pour la santé d’Alain, mais également plus largement en observant que l’administration ne sait pas prendre en compte les risques psycho-sociaux encourus par ses agents. »

     

    Pierre-Franck Chevet, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) (Reuters/Charles Platiau).

    Alors même que le silence est d’usage au sein du corps des Mines, Alain a également reçu une lettre signée par dix-neuf ingénieurs de l’Autorité de sûreté nucléaire, en avril 2016. En voici un extrait : « Nous tenions à t’exprimer notre soutien et notre admiration devant ton courage. Ton courage, nous le connaissions déjà. Il était clair devant ton investissement sans relâche […]. Ton courage à ne jamais baisser les armes dans l’adversité quand la plupart d’entre nous auraient sans doute plié pour se protéger. En s’y mettant à tous, on va bien trouver un moyen de te renvoyer l’ascenseur […].. »

    Le burn-out d’Alain n’a pas été sans conséquence à l’intérieur de l’ASN. Pierre-Franck Chevet a adressé, en mai 2016, à la division de Caen, dont dépend l’ingénieur, le message suivant : « Bonsoir, je comprends l’émotion que vous avez ressentie à la suite de l’intervention de Alain. Un point a eu lieu entre les représentants du personnel siégeant au CHSCT et la direction générale de lʼASN. Cette réunion a permis un partage d’informations et un examen des premières actions pouvant contribuer à vous apporter un soutien. J’invite celles et ceux d’entre vous qui en éprouvent le besoin à s’adresser à la cellule d’écoute qui vient d’être mise en place […]. »

    Le CHSCT a lancé une expertise sur les conditions de travail, confiée au cabinet Idenea qui devrait prochainement rendre ses conclusions. Alain ne serait pas un cas isolé au sein de l’ASN, selon le CHSCT, qui n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur la situation. L’ASN a refusé de reconnaître l’épuisement professionnel d’Alain en accident du travail.

    Sollicitée à de nombreuses reprises depuis une semaine, l'Autorité de sûreté du nucléaire n'a pas répondu à nos questions.

    Les prénoms des deux inspecteurs ont été modifiés.

     Gaulois

     

     



     



     

     



     


    votre commentaire
  • Bouche cousue

    Ou le silence étourdissant 

    Qui n'a jamais utilisé les transports en commun urbains est en droit de penser qu'il s'agit là d'une plaisanterie. Ceci dit, la France n'a rien à envier aux anglais, du moins dans ce domaine.

    Pour avoir vécu quelques années à Paris et utilisé le tube, pardon le métro, je n'ai pas souvent assisté à des conversations. Il faut croire qu'ils n'ont pas grand chose à se dire.  Avec leur mine de papier mâché, les parisiens m'on souvent fait penser à des croque morts.

    Finalement il est inutile d'interdire de parler ou de chanter dans le métro puisque les citoyens moutons gardent un silence de cathédrale.

    Essayez donc de vous balader, la fleur aux dents en ville et de chanter. Tout le monde se retourne sur votre passage et vous prend pour un déséquilibré, en attendant d'être repéré par les pitbulls de la république.

     

    Plus loin :

     http://www.ouest-france.fr/culture/musiques/condamne-pour-avoir-chante-du-brassens-429016

     http://drivrsdu.fr/interdiction-de-chanter-dans-la-rue-a-saint-etienne/

    http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Pietonne-en-justice-pour-avoir-chante-en-marchant-21813549

    http://www.midilibre.fr/2014/03/29/verbalise-en-gare-pour-avoir-ecoute-de-la-musique-avec-des-ecouteurs,841226.php

    http://www.legorafi.fr/2012/09/03/trop-souriant-dans-le-metro-il-finit-en-garde-a-vue/

    Gaulois.


    votre commentaire
  • Bijoux volés

    Ou l'indécence au quotidien !

    En prenant connaissance de ce fait divers, j'ai presque envie de battre le rappel pour organiser une quête afin de dédommager cette pauvre femme. Mais ses 84 millions d'abonnés y ont sans doute pensé avant moi.

    Heureusement ce même 4 octobre, l’Écho Républicain a bien voulu remettre les pendules à l'heure de l'indécence. Le comportement de responsables politiques donne envie de vomir.

    Gaulois.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Riches et pauvres

    Ou quand les uns profitent des autres.

     Pris séparément, ces deux articles, n'ont rien à voir l'un avec l'autre me direz-vous. Pas si sûr, car ils en disent long et reflètent plutôt bien les différences inacceptables de la société.

    D'un côté, près de 15 % de la population rame pour survivre, alors que de l'autre, les plus aisés profitent de la baisse du taux de crédit immobilier.

    Pendant ce temps, les premiers ont souvent du mal à payer leur loyer. et sont souvent les victimes des seconds.

    J'ai si souvent entendu dire que chacun se démerde pour "Arriver " . En clair dépasser l'autre, voir le piétiner. Il ne fait aucun doute que nous ne sommes pas dans une société de partage ou règne le chacun pour soi.

    C'est triste. Cocoricooooo !

    Gaulois.

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Tout va bien !

    Ou le vrai visage de la France

    3 articles qui en disent long sur l'état d'esprit de la France. Et ce n'est qu'un tout petit aperçu.

    Dans cet article, Bruno Le maire se fait le chantre de la droite dure et de...l'extrême droite.

    Bon, à gauche, ce n'est pas mieux ni plus rassurant !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La preuve dans cet article. C'est vrai ça, il n'a rien d'autre à faire ce sinistre ministre.

    Il paraît qu'il est de gauche. Heureusement car s'il était de l'extrême droite !!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Là, les médias dans leurs basses oeuvres du sexisme, voir du racisme 


    votre commentaire
  • Pokémon

    Ou comment devenir Pokécon

    Après les réseaux sociaux et ses innombrables dérives, voici dans toute son imbécilité ce nouveau passe-temps; le Pokémon. De quoi devenir complètement zinzin, sans parler des risques occasionnés par cette chasse tous azimuts.

    A l'évidence, les promoteurs de ce jeux débile se moquent éperdument des conséquences qui peuvent en résulter. Pour ceux-là, ce sont les intérêts financiers avant tout.

    Affligeant !

    Gaulois.


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires