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  • Les dessous de Sivens

    Suite...

    Que Mélenchon fasse preuve de maladresse n'exclut pas la réalité des faits. Cazeneuve, de sa situation passée, était bien responsable des méfaits des forces du désordre, pardon de l'ordre ! 

    Gaulois. 

    Bernard Cazeneuve va porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour "diffamation"

    Par LEXPRESS.fr

     http://news.lexpress.fr/bernard-cazeneuve-va-porter-plainte-contre-jean-luc-melenchon-pour-diffamation-43524

     

     

    afp.com/GABRIEL BOUYS

     

    Lors d'un meeting à Marseille, Jean-Luc Mélenchon a accusé Bernard Cazeneuve de s'être "occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse", un militant écologiste tué en 2014.

     

    Bernard Cazeneuve accuse Jean-Luc Mélenchon de "diffamation". L'ancien Premier ministre a annoncé dimanche sa décision de "porter plainte" contre le leader de La France insoumise, auteur de nouveaux propos autour de la mort de Rémi Fraisse en fin de semaine à Marseille.

     

    LIRE AUSSI >> Législatives: à Marseille, Mélenchon mise sur le rejet du socialisme municipal

     

    Lors d'une réunion publique en fin de semaine à Marseille, où il est candidat aux législatives dans la 4e circonscription, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau accusé l'ancien ministre de l'Intérieur d'être responsable de la mort de Rémi Fraisse, selon des propos diffusés ce dimanche dans un reportage de l'émission "C politique" sur France 5.

     

    "Le gars qui s'est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse"

     

    Rémi Fraisse est un jeune militant écologiste tué en 2014 par le jet d'une grenade de gendarmes, près du chantier controversé de retenue d'eau à Sivens (Tarn), alors que Bernard Cazeneuve était ministre de l'Intérieur.

     

    "Cazeneuve, le gars qui s'est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse. Le gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petite sainte-nitouche pour dire que c'est moi qui ne sais pas choisir entre le Front national et je sais pas qui", a lancé le leader de LFI.

     

    LIRE AUSSI >> Les grenades à l'origine de la mort de Rémi Fraisse définitivement interdites

     

    "Coutumier de l'outrance et de l'abaissement du débat public, Jean-Luc Mélenchon a franchi la frontière de la diffamation. Par ses propos à mon sujet, il démontre que l'insulte est devenu son mode de pensée et d'expression", a réagi Bernard Cazeneuve dans un communiqué.

     

    "Accusations abjectes"

     

    "Parce que je crois que le débat d'idée implique du respect et doit prévaloir sur l'invective, la manipulation et le mensonge, j'ai décidé de porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour diffamation", a ajouté l'ancien Premier ministre, désormais chef de file du PS pour les législatives des 11 et 18 juin.

     

    Vendredi, l'ancien chef du gouvernement avait dénoncé le "discours de haine" et les "accusations abjectes" à son encontre de Jean-Luc Mélenchon.

     

    Lors d'un meeting mercredi à Paris, l'ancien candidat à la présidentielle s'en était vivement pris à Bernard Cazeneuve, ce "type" qui "ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur? C'est pas moi? non?"

     

     

     


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  •  Les dessous de Sivens

    Ou le droit de savoir

    Si tous les projets inutiles étaient réellement dénoncés publiquement, la majorité des français ne parviendraient plus à dormir ! Des projets qui sont le fruit de magouilles politico-financières. Accompagnés de violences policières parfois mortelles, comme à Sivens. Une justice partiale au service du pouvoir, quel qu’il soit et surtout pas au service du droit et de la vérité. Des médias avides de sensationnel, dont le seul souci est de satisfaire les exigences de leurs maîtres qui sont au final les multinationales et les politiques en place.

    Gaulois.

    SIVENS - Poursuivre devant la justice Claude Dérens, procureur du Tarn

    https://blogs.mediapart.fr/bernard-viguie/blog/220517/sivens-poursuivre-devant-la-justice-claude-derens-procureur-du-tarn

     

     

    La justice et le fonctionnement de l’institution judiciaire imposent avec la même exigence le respect des grands principes comme celui qui veut que « la loi est la même pour tous ». Un magistrat qui utilise ses fonctions pour protéger des délinquants ou commettre lui-même des délits porte une très grave atteinte tant au principe de justice qu’à l’institution judiciaire toute entière.

    Tous les opposants au projet illégal du barrage de Sivens ont en mémoire le comportement et les déclarations de Claude Dérens, procureur-du-Tarn, au lendemain de la mort de Rémi Fraisse. Nous avons tous pensé qu’il s’agissait pour lui et pour le gouvernement de gagner du temps et d’entretenir le doute au travers de l’histoire du sac à dos de Rémi. « Rien ne permet d’affirmer qu’une grenade lancée depuis la zone où les gendarmes étaient retranchés a pu être à l’origine de cette explosion » déclarait-il lors de sa conférence du 27 octobre 2014.

     

    On connaît la suite.

    Nous avons aussi souvenir de ce qu'a fait le procureur Dérens lorsque plus de 10 hectares de forêt ont été rasés sans autorisation à Sivens en septembre 2014. Rien et pire que rien :

    Peut-on imaginer en France une entreprise coupant ainsi pendant 10 jours sans autorisation des arbres soumis au régime forestier ? Cela paraît impossible. Eh bien dans le Tarn, du 1er au 12 septembre 2014, alors que le préfet Gentilhomme venait tout juste d'être nommé, ce fut possible ! N’importe quel particulier se serait vu sommé d’arrêter la coupe par des agents assermentés et un procureur respectueux de sa fonction. Eh bien, dans le Tarn, ce que certains appellent la « mafia tarnaise » a envoyé les forces de l’ordre pour permettre la commission de l’infraction caractérisée. Je le dis d’autant plus sereinement que l’autorisation de déboisement donnée a posteriori par le préfet a ensuite été annulée par le tribunal administratif par jugement définitif du 30 juin 2016.

    En revanche, des opposants au barrage illégal ont été poursuivis… pour s’être opposés pacifiquement à la coupe illégale.

    Nous avons aussi souvenir de ce qu'a fait le procureur Dérens lorsque la FNSEA a déversé des tonnes de fumier à Albi : rien.

    Nous avons aussi souvenir de ce qu'a fait le procureur Dérens lorsque la FNSEA et des partisans du barrage illégal ont bloqué des routes dans le secteur de Sivens en février /mars 2015, en s'attaquant à des personnes et à des véhicules : rien, il a laissé faire.

    Mais, le pire comme on va le voir, c’est ce qu’a fait Dérens dans l’affaire de la Métairie Neuve de Sivens, bâtiments protégés par le PLU de Lisle sur Tarn illégalement rasés le lundi 1er juin 2015 après un incendie criminel opportunément survenu le 28 mai précédent. Rasés pour la simple raison qu'ils pouvaient rester un symbole visible de la lutte justifiée contre un barrage illégal.

    Plusieurs procédures ont été engagées à compter du 5 juin 2015 par des citoyens tarnais.

    Si, vu les flagrants délits commis, nous avons assez vite compris que Dérens était dans le coup, je ne pensais pas que nous pourrions en obtenir les preuves les plus formelles dans les batailles judiciaires engagées sur plusieurs fronts. C’est pourtant ce qui s’est passé.

    Ainsi, dans la procédure engagée par le citoyen Donnadieu devant le Conseil d’Etat pour obtenir « l’autorisation de plaider » au nom du département, nous avons eu la surprise de voir le président/sénateur Carcenac verser aux débats des documents accablants à l’encontre de Dérens afin de se défendre.

    Deux des plaignant(e)s du début juin 2015 ont pu ensuite obtenir, non sans difficultés et dans des conditions très particulières, des documents encore plus accablants confirmant ce que nous avions appris devant le Conseil d’Etat : Dérens est impliqué jusqu’au cou dans la destruction illégale de la Métairie Neuve de Sivens, ce qui explique son classement sans suite ahurissant de l'affaire et les difficultés que nous avons pu avoir depuis deux années, parmi lesquelles ce qui s'est passé devant le Conseil d'Etat.

    Il se trouve que le citoyen Donnadieu est décédé peu de temps après la décision de rejet de sa demande d’autorisation de plaider par le Conseil d’Etat, de sorte qu’il a été impossible de saisir la Cour de Strasbourg, alors que le Conseil d’Etat a rendu une décision que je considère comme une décision politique, dans des conditions difficilement acceptables.

    Le Conseil d’Etat s’est bien gardé de rejeter la demande d’autorisation de plaider au motif que l’action pénale envisagée aurait eu peu de chances de succès, comme il le fait souvent pour ce type d’action. Les délits étaient en effet caractérisés devant lui.

    A mon sens, son rejet vient du  fait que le dossier mettait clairement en cause le président/sénateur Carcenac, le préfet Gentilhomme, et le procureur Dérens. C’est dans ce contexte qu’on a vu arriver sur l’audience, du fait du rapporteur public (ancien conseiller de François Fillon), un argument qui n’était pas dans les débats et que même Carcenac n’avait pas osé défendre, à savoir que la Métairie Neuve venant d’être incendiée, elle n’avait plus suffisamment de valeur pour qu’un contribuable départemental soit autorisé à poursuivre devant un juge d’instruction une telle destruction illégale des biens et surtout de tels délits commis par les plus hautes autorités du département.

    Si on suit ce jugement rendu en premier et dernier ressort par le Conseil d’Etat (c’est le cas très particulier de la procédure d’autorisation de plaider), des délits caractérisés commis par un président de conseil départemental et portant atteinte au patrimoine départemental ne pourront pas être poursuivis par un contribuable dès lors qu’un procureur y a participé. Puisque dans ce cas, il ne les poursuivra pas... comme l’a fait Dérens dans le Tarn.

    Je note qu’à ce jour, aucune des décisions rendues, dont certaines ne sont pas définitives,  ne conteste l’existence des délits visés aux plaintes déposées depuis juin 2015. Ils sont flagrants. C’est la possibilité d’agir des contribuables tarnais contre les plus hautes autorités tarnaises qui est en cause. C'est l'égalité de tous devant la loi qui est en cause.

    Des sous-citoyens dans le Tarn

    Dans l’affaire de Sivens, il y a visiblement pour Dérens, ci-devant procureur-du-Tarn, deux catégories de personnes :

    -       Les sous-citoyens qui ont eu l’outrecuidance de s’opposer au projet illégal de Sivens, qui ont été poursuivis à tire-larigot, parfois pour des délits imaginaires

    -       Les partisans du barrage illégal qui sont, eux, au dessus des lois et dont aucun à ce jour n’a été poursuivi, fut ce pour des délits caractérisés

    Un exemple frappant en est donné aujourd’hui par la poursuite du citoyen Egidio devant le tribunal correctionnel d’Albi, audience à venir du 30 mai 2017 :

    Il est poursuivi par Dérens pour s’être rendu à une audience le 18 décembre 2014 avec l’opinel qu’il a presque toujours avec lui pour aller saucissonner dans la campagne ou travailler dans son jardin. Tous ceux qui connaissent le citoyen Egidio auront du mal à avaler qu’il a attendu de prendre sa retraite de l’éducation nationale et d’avoir quelques problèmes cardiaques pour aller faire le coup de poing avec son opinel à une audience correctionnelle.

    En revanche, les plaintes portées suite aux coups de couteau qui ont été donnés par un partisan du barrage illégal à trois manifestantes pacifiques le 23 octobre 2016, coups qui ont été filmés, qui ont fait l’objet de certificats médicaux, de témoignages, dont celui d’Hélène Duffau sur son blog Mediapart… ces plaintes ont été classées sans suite par Dérens comme à ce jour toutes les autres plaintes des opposants au barrage illégal !

    Mes amis et moi n’acceptons pas cette situation !

    Sur ce blog, j’ai mis vertement en cause le préfet Gentilhomme et le président/sénateur Carcenac, professionnel cumulard de la politique depuis 3 décennies. J’ai attendu vainement une citation en diffamation et je comprends bien que ces individus aient préféré profiter du silence des médias sur une affaire aussi grave. Nonobstant les autres délits commis, je rappelle que la peine encourue pour le délit d’abus d’autorité contre l’administration est de 10 années d’emprisonnement.

    A Sivens, le procureur Dérens s’est comporté non seulement comme un valet du pouvoir politique mais il est compromis lui-même jusqu’au cou dans les délits commis que je dénonce publiquement ici.

    Je le mets au défi de me citer devant un tribunal pour cette accusation.

    Dans ce cas, non seulement je publierai les preuves de ce que j’avance mais j’aurai l’occasion de dénoncer ceux qui ont couvert de tels agissements. Dérens devra nous expliquer par exemple pourquoi il a, le 1er février 2016, fait détruire les scellés dans l’affaire de l’incendie de la Métairie Neuve alors que le citoyen Egidio venait de saisir le doyen des juges d’instruction d’Albi, 3 jours auparavant, pour le fait de sa destruction totale. Il devra nous expliquer pourquoi, dans les 24 heures qui ont suivi l’incendie criminel, il a donné son feu vert pour que soient totalement rasés ces bâtiments qui étaient pourtant protégés par le PLU.

    Compte tenu de ce qui se passe dans cette affaire, je publie sous ma responsabilité de larges extraits de la plainte que deux citoyennes tarnaises viennent de porter contre Dérens devant le procureur général de la Cour d’appel de Toulouse. Je remercie chaleureusement ces deux citoyennes qui, dans le vent de renoncement qui souffle sur l’affaire de Sivens depuis de longs mois, ont décidé comme moi de ne pas baisser les bras.

    J’invite les lecteurs de ce petit blog de combat à diffuser ce billet, partout où ils pourront le faire, pour qu’il existe une trace d’une telle forfaiture,

    Et pour mettre concrètement en marche la moralisation de la vie publique.

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    La Métairie Neuve de Sivens vue par Michel Lavigne en 2011,

    construite avant la révolution de 1789, rasée par "la mafia tarnaise" le 1er juin 2015, avec son four à pain estampillé 1776

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    PLAINTE CONTRE CLAUDE DÉRENS (extraits)

    (...)

    "Objet : plainte contre Claude Dérens, procureur de la République d'Albi, des chefs suivants :

     - à titre d'auteur principal :

     * Entrave à l'exercice de la justice, articles 434-7-1 et suivants du code pénal et notamment  Article 434-7-2

     * abus d'autorité dirigé contre l'administration, articles 432-1 et 432-2 du code pénal

     - à titre de complice :

     * destruction de biens en réunion, article 322-1 et 322-3 du code pénal

     * violation d'un règlement d'urbanisme, articles L 480-4  et L 160-1 du code de l'urbanisme (aujourd'hui article L 610-1)

    Faits visés :

    -       destruction délibérée de l'ensemble de bâtiments dénommé Métairie Neuve à Sivens (Tarn), le lundi 1er juin 2015, alors que ces bâtiments étaient protégés par un règlement d'urbanisme,

    -       destruction de scellés avant classement sans suite d’une enquête visant des délits caractérisés

    Madame le Procureur Général,

    Je n'entends pas porter plainte à la légère devant vous contre un procureur de la République.

    Je vous demande avec solennité de prendre en considération les éléments de preuve que vous trouverez ci-joints car il me semble que ce qu'a fait Claude Dérens dans l'affaire sous référence est particulièrement grave, ses fautes professionnelles et ses violations caractérisées des règles procédurales étant sans commune mesure avec sa participation effective à des délits avérés.

    S'agissant des faits, la Métairie Neuve de Sivens a été totalement détruite le lundi 1er juin 2015.

    Elle venait de faire l'objet d'un incendie volontaire le jeudi précédent (pièce 1 - PV de synthèse)

    Le PV de synthèse joint mentionne que "le lieu incendié était un symbole de la lutte anti barrage", ce qui n’était pas une raison légale de raser des bâtiments, d'autant que le PLU de Lisle sur Tarn édictait qu'il était interdit de démolir ces bâtiments, protégés au titre du bâti de caractère de la commune (pièce 2) et que le projet de barrage de Sivens a été jugé ensuite illégal.

    L'entreprise albigeoise XXXXX était présente sur les lieux le lundi matin vers 8H30.

    Il s'agit d’une importante entreprise de travaux publics d'Albi, qui a été par le passé en relation d'affaires avec le Département du Tarn.

    Tout le monde savait dans le Tarn que la Métairie Neuve était protégée par le PLU de Lisle sur Tarn et qu'il était interdit de la démolir.

    Des articles de presse avaient fait état du régime de protection de la Métairie Neuve.

    Les pièces versées par le préfet et la maire de Lisle sur Tarn devant le tribunal administratif de Toulouse, pièces qui ont été communiquées par M Egidio à Claude Dérens par lettres RAR démontrent qu’aucun risque matériel n’était établi et que le préfet Gentilhomme et le président/sénateur Carcenac étaient parfaitement au courant du régime de protection de la Métairie puisqu'il est établi par plusieurs éléments concordants qu'ils avaient envisagé une modification du PLU dans le but de pouvoir démolir ces bâtiments symboliques de la lutte contre le barrage illégal de Sivens, lutte qui avait conduit à la mort de Rémi Fraisse. Or cette modification était devenue très difficile compte tenu de son objectif très particulier établi malencontreusement dans des documents administratifs.

    Les bâtiments ayant été rasés bien qu'ils soient frappés d'une interdiction de démolir, j'ai porté plainte devant le procureur d'Albi par lettre RAR du 8 juin 2015, le règlement du PLU de Lisle et la fiche de protection de la Métairie neuve y étant annexés. D'autres habitants du Tarn ont aussi porté plainte dont Jean Claude et Fabienne Egidio, de Gaillac, qui l'ont fait un peu avant moi. M Egidio a déposé ensuite plusieurs plaintes complémentaires, demandé des mesures d’investigation très précises et communiqué au procureur Dérens des éléments probants à l'appui de nos actions conjointes.

    Le caractère volontaire de l'incendie est parfaitement établi aujourd'hui.

    Cela étant, pour que l'entreprise XXXXX, domiciliée à Albi, soit sur les lieux à Lisle sur Tarn le lundi matin suivant l'incendie avec son gros matériel, l'ordre de démolir la Métairie Neuve n'avait pu être donné que le jeudi 28 ou le vendredi 29 mai 2015.

    S'il ne pouvait pas en être autrement, il est établi aujourd'hui de la manière la plus nette que cet ordre a été donné à l'entreprise par le président Carcenac. C'est le préfet du Tarn lui-même qui l'a affirmé par écrit devant le tribunal administratif de Toulouse.

    Vu les délits manifestes commis dès le matin du 1er juin 2015, en présence d'agents des forces de l'ordre qui n'ont pu venir sur le site par hasard ce jour là, il était presque impossible que le président Carcenac ait donné l'ordre de démolir, c'est à dire l'ordre de commettre un délit caractérisé, sans l'aval du procureur de la République d'Albi.

    Dès lors qu'il connaissait parfaitement l'interdiction de démolir qui frappait les bâtiments, comme en atteste sa lettre du 13 mars 2015 à la maire de Lisle sur Tarn (pièce 3), évoquée expressément dans une délibération du conseil municipal de Lisle convoqué le 14 avril 2015, il était impossible que Thierry Carcenac prenne le risque de faire travailler de manière illégale une des plus grosses entreprises de BTP du département du Tarn avec laquelle le département avait été en relations d'affaires.

    Il était de la même manière strictement impossible que cette entreprise XXXXX, spécialisée dans la démolition pour un des domaines de sa compétence, habituée des marchés publics, présidée par XXX, dirigeant de plusieurs sociétés et responsable dans les instances de la profession, puisse démolir sur un simple coup de téléphone, sans contrat et dans des conditions aussi invraisemblables des bâtiments frappés d'une interdiction de démolir.

    Or, ici, le président Carcenac demandait à un professionnel de la démolition de démolir des bâtiments que tout le monde savait protégés, ... et il le lui demandait soit le jour même, soit le lendemain d'un incendie criminel qui avait fait aussitôt la Une des médias et des journaux locaux (FR3, La Dépêche, etc.).

    Il demandait à un professionnel de la démolition ayant pignon sur rue dans la région de démolir de tels bâtiments sans permis de démolir, sans aucun respect pour quelque procédure légale que ce soit, sans titre, sans délibération de l'assemblée départementale, en vertu d'un prétendu arrêté de péril que l'entreprise XXXXX ne pouvait pas connaître, et en tout cas n’a pu connaître dans une forme exécutoire , arrêté qui de toute évidence ne tient pas debout puisque la zone était en rase campagne, inhabitée et inoccupée, soumise à des arrêtés d'interdiction de circulation, et que de surcroît les murs de la Métairie, dont les ouvertures avaient été murées, étaient parfaitement d'aplomb comme on a pu le voir à l'époque dans plusieurs médias.

    Pour que l’entreprise XXXXX, responsable a priori, soit mobilisée pour une chose aussi invraisemblable, il fallait une autorisation très particulière, celle de Claude Dérens.

    Il se trouve que Claude Dérens a bien donné expressément son aval à l'opération délictuelle.

    Il était peu vraisemblable qu'il puisse y en avoir des traces formelles. Or, de nombreuses traces existent clairement, et vous les trouverez jointes à la présente.

    Avec mes amis qui ont porté plainte avec moi pour la même affaire les 5 et 8 juin 2015, nous avons pu en effet obtenir des éléments déterminants devant le tribunal administratif de Toulouse (affaire ouverte pour faire déclarer inexistant l'arrêté de péril, qui est en réalité un ordre de démolir travesti en arrêté de péril) puis devant le Conseil d'Etat. Ainsi, Monsieur Carcenac a versé pour se défendre devant le Conseil d’Etat des documents accablants, à charge contre Claude Dérens, dont la plainte que M Carcenac avait opportunément portée le 29 mai 2015 du fait de l’incendie.

    Nous avons alors appris devant le Conseil d'Etat que l'avocat "du département" avait pris la précaution de s'assurer par courrier/mail/fax du vendredi 29 mai au matin, qu'il n'y aurait pas contre-ordre de Claude Dérens de démolir le lundi 1er juin, ce qui est parfaitement établi par ses mail/fax datés de 11H 20 et 11H 24 ce jour là (pièces 4)

    Enfin, après plus de 8 mois de démarches diverses dont deux lettres RAR de ma part à Monsieur Dérens que vous trouverez ci jointes (pièces 5), alors que je m'apprêtais à vous saisir de la question et du refus de Claude Dérens d'appliquer depuis des mois les articles 77-2 et R155 du code de procédure pénale alors qu'il avait répondu avec la plus extrême diligence à l’avocat de Monsieur Carcenac le 5 juillet 2016, j'ai finalement pu obtenir copie du dossier d'enquête ou en tout cas du prétendu dossier d'enquête qui aurait fait suite à ma plainte, puisque Claude Dérens a mélangé ma plainte du fait de la Destruction du 1er juin avec la plainte de M Carcenac du fait de l’Incendie du 28 mai et puisqu'il n'y a dans ce dossier aucune des investigations très précises demandées par Jean Claude Egidio qui avait porté plainte pour les mêmes faits que moi quelques jours auparavant.

    Il n'y a dans ce dossier strictement aucun traitement du délit flagrant de violation du PLU.

    Il n’y a aucun traitement des délits de destruction de biens en réunion et d'abus d'autorité contre l'administration que nous avions visés, et pour cause.

    Il y a par ailleurs un traitement très spécial du délit d'entrave au fonctionnement de la justice pour lequel j'avais porté plainte en début de ma plainte du 8 juin 2015 puisque non content de n'avoir donné suite à aucune des demandes d'investigations de Jean Claude Egidio et de n'avoir informé personne avant qu'une plainte avec constitution de partie civile ne soit déposée, je note que Claude Dérens a curieusement donné ordre de détruire les scellés liés à l'incendie, le 1 février 2016, alors que la plainte avec constitution de partie civile du 27 janvier pour l'affaire de la Métairie Neuve a bien été enregistrée au greffe le 29 janvier 2016.

    Je note qu’il a donné ordre de détruire les scellés alors que des délits comme celui de l’incendie volontaire étaient caractérisés et alors qu'il n'avait encore notifié à personne sa décision de classement en date du 23 mars 2016, ce qui est à peine croyable mais parfaitement établi.

    Il a fait détruire les scellés sans avoir notifié à quiconque, ni aux plaignants des 5 et 8 juin 2015, ni au Département du Tarn qui avait porté plainte le 29 mai 2015, son classement de cette (ou de ces) affaire (pièce 6)

    Je vous fournis ci-joint les éléments qui démontrent sans aucune ambigüité :

    1- que l'opération délictuelle que je dénonçais dans ma plainte du 8 juin 2015 a été conçue le matin même du jour de l'incendie criminel et que Claude Dérens a bien donné son aval dans les heures qui ont suivi l'incendie manifestement criminel des bâtiments protégés par le PLU à la commission des délits visés de violation du PLU et de destruction de biens.

    Je ne sais pas s'il est déjà arrivé dans notre République qu'un procureur approuve une demande de démolition de bâtiments protégés par la loi quelques heures après un incendie volontaire de ces bâtiments tout comme je suppose que jamais de tels délits n’ont été commis en France sous la protection des forces de l’ordre, comme cela a été le cas à Sivens.

    2- qu'il a manifestement ensuite cherché à couvrir par tous moyens le président/sénateur Carcenac et ses complices et à se couvrir lui-même suite aux plaintes qui avaient été portées devant lui en n'ordonnant strictement aucune des mesures d'enquête qui lui ont été très précisément demandées, en faisant traîner autant qu'il pouvait le faire un dossier qui relevait du flagrant délit, en réussissant ainsi à empêcher les recherches de téléphonie qui lui avaient été expressément demandées, en dénaturant totalement les plaintes qui avaient été déposées devant lui, et pour cause, puisqu'il est personnellement concerné par les délits visés à ces plaintes.

    1-   L'aval donné par Claude Dérens pour commettre les délits de violation du PLU et de destruction de biens en réunion

    Si la décision de démolir et l'établissement du prétendu arrêté de péril relèvent du concert entre MM Carcenac, Gentilhomme et Mme Lherm, la "stratégie" a été visiblement mise au point avec Monsieur Mathieu, Monsieur Dérens et l'avocat du président du conseil départemental le jour de l'incendie et au matin du 29 mai. Elle était claire et axée sur quatre points établis par les pièces jointes à la présente :

    1- porter immédiatement plainte du fait de l'incendie (pièce 4) pour des raisons d'apparence médiatique et pour tenter de se couvrir : le département a donc aussitôt fait un communiqué à la presse locale.

    2- établir immédiatement un prétendu arrêté de péril pour tenter de justifier les délits à commettre aussitôt : il a été fait à la va-vite dans la journée qui a suivi l'incendie, « en concertation" entre M Carcenac, Mme Lherm et le préfet, c'est établi,  mais aussi peut être M Dérens qui, pour le moins, en a été parfaitement informé puisque, pièce 7, un projet d’arrêté a été communiqué au procureur par Mme Lherm le 30 mai 2015... avec TROIS blancs sur les dates de transmission au préfet, de notification et d’affichage. Cet arrêté invraisemblable du maire, fondé sur aucune cause objective, ordonne au département de démolir les bâtiments sans délai et à ses frais, ce qui est totalement impossible en droit.

    3- pour l'avocat du département, bien s'assurer de ce que Claude Dérens approuvait l'opération coup de main qui allait être menée pour ne faire courir aucun risque à Monsieur Carcenac et à l'entreprise complice XXXXX.

    4- démolir les bâtiments avant toute mesure de publicité légale pour éviter tout recours en référé devant le tribunal administratif contre le prétendu arrêté de péril qui est en fait un ordre de démolir grossièrement illégal et mettre de la sorte tout le monde devant le fait accompli

    Les preuves sont claires aux pièces jointes :

    Il est désormais parfaitement établi que c'est au matin même du jour de l'incendie criminel la décision de raser la Métairie a été prise et que l'opération délictuelle a été montée.

    Voir PV d'investigations joint (pièce 8), du 30 mai 2015 à 17H, adjudant XXXX, d'où il ressort :

    - que "Ce jour, nous recevons copie de l'arrêté de madame le maire (...) imposant à son propriétaire sa destruction sans délais"

    Note : le PV ne dit pas qu'il est impossible à un maire d'ordonner une destruction aux frais d'un propriétaire dans le cadre de son pouvoir de police générale, ni que le propriétaire n'est pas M Carcenac mais le département, l’assemblée étant seule habilitée à décider du sort de ses immeubles, et il ne justifie d’aucun risque précis puisqu’il n’y en avait aucun.

    - que "le jeudi 28 mai en matinée", c'est à dire alors que les bâtiments sont fumants, "Monsieur Mathieu Directeur de l'Eau au sein du Conseil général nous avait contacté pour nous informer qu'il souhaitait procéder rapidement à la destruction de ce bâtiment suite à l'incendie"

    - que "le 29 mai, ce dernier a confirmé avoir obtenu l'aval de monsieur le procureur de la république afin de procéder à cette destruction dès parution de l'arrêté susmentionné"

    - que le 29 mai, Monsieur Mathieu "nous informe que la destruction interviendra rapidement à compter du lundi 1 juin 2015"

    Ceci est confirmé par le PV de synthèse de l'OPJ XXXXXX du 12 janvier 2016, joint en pièce 1, d'où il ressort :

    - que l'affaire a été ouverte par Claude Dérens le 28 mai 2015 à 9H 15

    - que les traces sont patentes d'un incendie volontaire (voir pièce 9)

    - que "le lieu incendié était un symbole de la lutte anti barrage"

    - que "en raison des risques liés à la dangerosité du bâtiment incendié, Madame le maire de la commune de Lisle sur Tarn prend le 29 mai un arrêté de déclaration de péril imminent et procède après avoir obtenu notre aval et celui du procureur de la République en la personne de monsieur Dérens à la démolition légale de ce hangar"

    Aucune preuve de "risques" n'existant au dossier, strictement aucune, l'avocat du département a tenu à s'assurer par lui-même de ce que Claude Dérens était BIEN d'accord pour l'opération délictuelle projetée dès le 28 mai au matin pour le 1er juin :

    il est écrit, page 2 de son mail/fax/courrier du vendredi 29 mai 2015 (pièce 4) adressé à claude.Derens@justice.fr à 11H 20 et par fax de 11H 24 : "sauf contre ordre de votre part, le Département se tient prêt à exécuter dès lundi 1er juin toute mesure procédant de l'application des règles de sécurité qui s'imposent à lui dans de telles circonstances"

    De plus, il est désormais parfaitement établi que Claude Dérens a ordonné la destruction des scellés le 1er février 2016 en violation de l'article 434-22 du code pénal, alors que le classement sans suite des affaires n'était notifié à personne et alors qu'une plainte avec constitution de partie civile venait d'être enregistrée au greffe d'Albi le 29 janvier 2016 :

    Voir,  procédure de flagrance - PV de constatations - pièce 6 :

    d'où il ressort que toutes les traces (bidons, explosifs factices) sont d'origine agricole

    que "les constatations permettent de conclure à un incendie volontaire"

    qu'à la date du 1/02/2016, "sur instructions du Procureur de la république, nous procédons à la destructions des scellés"

    Alors que Claude Dérens n'avait donné aucune suite aux 11 lettres RAR très précises de M Egidio envoyées en 2015, il est établi qu'il a eu une très curieuse manière d'informer Thierry Carcenac du suivi des deux affaires différentes qu'il avait mélangées à dessein :

    ► Le 12 janvier 2016, il a fait informer téléphoniquement Monsieur Mathieu, simple agent du CD Tarn sous les ordres de M Carcenac, du classement projeté des plaintes :

    Voir, PV de l'OPJ XXXX, du 12 janvier 2016 :

    "nous nous rendons ce jour à 16H avec le capitaine XXXXXX chez monsieur Dérens"

    "nous recevons comme directives de ce magistrat de clôturer en l'état"

    "Sur les directives de ce même magistrat nous informons téléphoniquement monsieur  Mathieu responsable du service des eaux au sein du conseil général de ce classement"

    "Mentionnons que malgré plusieurs demandes de notre part, le conseil général n'a jamais été en mesure de chiffrer le préjudice subi lors de la destruction de la métairie neuve"

    ► Suite à une action entreprise par un des plaignants de juin 2015 pour obtenir l'autorisation de plaider au nom du département dans cette affaire, Monsieur Carcenac a dû demander bien plus tard la confirmation du classement sans suite de sa plainte du 29 mai 2015 qui ne lui avait jamais été notifié. Ce qui est encore plus extraordinaire, c'est que Monsieur Dérens, qui avait cru l'affaire réglée et qui ne s'était pas douté qu'il y aurait une demande d'autorisation de plaider, s'est alors empressé de répondre le jour même à l'avocat du département selon pièce jointe.

    Alors que son avis de classement sans suite de mon affaire vise des faits d »incendie » et de « menaces » en lieu et place de viser les faits et délits et dénoncés à ma plainte, il répond le jour même à l’avocat de M Carcenac (pièce 10):

    "Pour faire suite à votre courrier du 5 courant, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance que les plaintes déposées (contre) Thierry Carcenac, Marilyne Lherm, Thierry Gentilhomme et tous autres à la suite de la destruction de la métairie neuve ont été classées le 23 mars 2016. La plainte de Thierry CARCENAC, jointe au dossier précité, est de ce fait également classée"

    2- La commission par Claude Dérens des délits d'abus d'autorité contre l'administration et d'entrave au fonctionnement de la justice

    Coupable de complicité manifeste des délits de destruction de biens en réunion et de violation du PLU, lesquels délits ont été commis en flagrance devant les forces de l'ordre et lesquels délits n'auraient d'ailleurs pas pu être commis sans son accord, Claude Dérens a commis délibérément les délits d'abus d'autorité contre l'administration et d'entrave au fonctionnement de la justice.

    En cautionnant la destruction des biens le 1er juin 2015, il savait parfaitement que la manœuvre visait notamment à empêcher l'application de plusieurs lois et notamment à empêcher tout recours effectif d'un citoyen tarnais contre l'ordre de démolir manifestement illégal donné par Mme Lherm.

    Il doit donc être poursuivi sur le fondement des articles 432-1 et 432-2 du code pénal.

    Non content d'avoir été manifestement complice des délits de destruction de biens et de violation du PLU, Claude Dérens a ensuite utilisé ses fonctions pour couvrir ses amis et se couvrir lui-même et commis des délits caractérisés d'entrave au fonctionnement de la justice.

    Ainsi, il est clair que Claude Dérens n'a ordonné aucune des mesures d'enquête très précises qui lui avaient été demandées par M Egidio, et pour cause.

    Pour un exemple parmi d'autres, il lui avait été demandé par lettre RAR d'interroger M. XXX sur des points très précis comme celui de savoir si, avant d'envoyer des employés et du matériel sur le site, ordre qui n'a pu être donné que le jeudi 28 ou le vendredi 29 mai, il avait eu en mains, pour le moins, un arrêté de péril exécutoire en bonne et due forme.

    La réponse est aujourd'hui donnée : elle est négative puisque le 30 mai, Mme Lherm a communiqué au parquet un prétendu arrêté de péril comprenant TROIS blancs.

    Claude Dérens n'a procédé à AUCUNE des mesures d'investigations très précises qui lui étaient demandées, mais il a simplement cherché à faire traîner le dossier alors que la destruction des bâtiments protégés le 1er juin était constitutive de flagrants délits.

    Pire, en agissant comme il l'a fait, il a rendu impossible les recherches de téléphonie expressément demandées par lettres RAR de M Egidio des 15 juin 2015, 20 aout 2015, 25 septembre 2015.

    De surcroît, c'est sans aucune raison judiciairement justifiée qu'il a ordonné la destruction des scellés relatifs à l'incendie le 1er février 2016 alors que l'affaire n'était alors même pas classée sans suite à l'égard des divers plaignants.

    Un tel comportement est injustifiable et ne semble pouvoir se justifier que par le fait que les incendiaires sont connus par certaines personnes mises en cause pour la destruction totale des bâtiments et que la plainte de Monsieur Carcenac du 29 mai 2015 (lendemain de l’incendie) n’était qu’une plainte de pure forme.

    Je vous demande de vous saisir de cette affaire et de la transmettre à un juge d'instruction.

    Vu la gravité des faits et les éléments probants que je vous soumets, je vous demande instamment de mettre au clair les questions suivantes :

    Quels ont été exactement (…. suivent 4 pages de questions précises …...)

    .........

    Je vous adresse personnellement ce dossier et vous remercie par avance de faire tout naturellement en sorte que ce dossier ne soit pas traité par une personne qui aurait des liens particuliers avec Claude Dérens, qui fait partie de votre juridiction (......).

    Comme Monsieur Dérens a fait tout ce qu'il a pu faire pour enterrer et faire traîner cette action, j'espère que vous donnerez une suite à la présente dans un délai raisonnable et que vous m'en tiendrez informée.

    Veuillez croire, Madame le Procureur Général, en mes sentiments les plus respectueux

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  • Politico-écologistes contaminés !

    Ou des pesticides dans leurs cheveux

    J'ai envie de pleurer lorsque j'apprend que ces " Personnalités " ont, eux aussi des pesticides dans leurs cheveux.  

    Rassurez-vous, je garde mon chagrin pour celles et ceux qui n'ont rien demandé en terme de pollution et qui sont finalement les victimes de ceux qui polluent en toute impunité. N'en déplaise aux septiques, avec la complicité des bonimenteurs. Les politico-écolos, assez loin de la réalité de terrain se croient-ils à l'abri des polluants ? J'ai envie de dire non et heureusement. 

    Comme cela est suggéré dans l'article, le niveau de pollution est fonction de l'environnement dans lequel chaque individu évolue. A n'en pas douter, le prolétariat est de loin le plus exposé.

    Les perturbateurs endocriniens ne choisissent pas leurs cibles, mais suivent les chemins qu'on leur trace.

    Gaulois.

     

      

     


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  • Les leçons du premier tour des présidentielles 2017

    Ou la grande comédie politique  dans tous ses états

    Un argumentaire plein de bon sens et qui démontre combien les élections sont pipées, une grande comédie destinée à museler les moutons électeurs.....

    Gaulois.

     Jean-Yves Jézéquel 

     

    Mondialisation.ca, 24 avril 2017

     

      

     

    Le scénario qui avait été mis en place par les médias officiels dès le début de la campagne électorale est bien celui qui se retrouve en final.

     

    Le pilonnage intensif de l’ensemble des médias a bombardé Macron dans la tête des gens comme le vainqueur obligatoire du premier tour avec Marine Le Pen en duel. Ce que j’avais plusieurs fois souligné dans les articles précédents, s’est avéré être effectivement le scénario pré établi et triomphant des élections présidentielles 2017.

     

    Premier constat : c’est bien ce scénario des élections pipées par les médias qui s’est imposé.

     

    Regardons maintenant la formidable parodie de démocratie révélée par les chiffres !

     

    Il y a 44.834.000,00 électeurs inscrits sur les listes électorales.

     

    On a relevé 21,80% d’abstention, ce qui donne 35.060.188,00 personnes qui ont voté.

     

    Macron a totalisé 23,75% des voix.

     

    Le Pen a totalisé   21,53% des voix.

     

    A eux deux, ils totalisent donc 45,28% des 35.060.188,00 voix.

     

    Il y a 15.875.253,00 Français votants qui ont donné leur voix aux deux candidats bombardés comme gagnants d’office.

     

    Il y a 19.184.935,00 Français votants, largement majoritaires, qui n’ont pas donné leur voix aux deux candidats désignés par les medias. La majorité des Français a donc mis en échec les prédictions du système puisqu’ils sont majoritaires à n’avoir pas voté Macron/Le Pen.

     

    Maintenant, si nous voyons l’ensemble des personnes qui ont une voix en France, cela signifie que 28.958.747,00 citoyens subissent la loi de 15.875.253,00 citoyens et n’ont plus le choix, bien que majoritaires, de faire entendre leur opinion politique dans cette farce électorale française !

     

    Dans cette nouvelle étape de l’observation sur les leçons du premier tour des élections présidentielles 2017, nous devons constater que le candidat qui arrive en tête par le score individuel est placé là par la volonté toute-puissante de 23,75% des votants ce qui veut dire par 8.326.794,70 citoyens. En comptant l’ensemble de ceux qui ont voté, il y a donc 26.733.393,00 citoyens qui ont voté contre Macron.

     

    Résultat : 54,72% des Français, c’est-à-dire l’immense majorité des Français, est contrainte de devoir voter ou Macron ou Le Pen. C’est un comble !!!

     

    D’ores et déjà, on peut dire que dans ces conditions, que ce soit Macron ou Le Pen, la France est ingouvernable puisque l’immense majorité ne veut ni de l’un ni de l’autre !

     

    Voilà pourquoi ces élections sont très clairement pipées, puisque la majorité des Français votants, n’ayant pas donné sa voix aux deux candidats du dernier tour, elle se retrouve quand même à devoir voter pour deux personnes que cette majorité a pourtant rejetées ! C’est un comble et une parodie de démocratie, c’est le moins qu’on puisse dire.

     

    Comme je le disais en analysant le scénario des medias : tout le monde est maintenant invité à se rabattre comme prévu sur Macron pour barrer la route de l’Elysée à Le Pen ! Tout fonctionne donc comme ce qui avait été calculé, en complète opposition avec tous les principes élémentaires de la démocratie !

     

    Deuxième constat : ce qui est clairement demandé aux Français dans cette élection c’est de « choisir entre la peste et le choléra ». Autant dire que c’est un choix impossible. Il ne reste donc plus que l’abstention ou le vote blanc non pris en compte bien entendu pour enfoncer le clou d’une absence totale de démocratie. Voilà comment les « élites » font la pluie et le beau temps, puisqu’ils tiennent en main les medias dans leur ensemble, instituts de sondages inclus…

     

    Cette observation des leçons du premier tour, démontre également ce que je disais dans un autre article : la maturité politique des Français se confirme puisqu’ils ont été largement majoritaires à rejeter les candidats du chaos annoncé : Macron/Le Pen, malgré la propagande colossale déversée chaque jour sur le peuple par les medias complaisants et tout dévoués aux intérêts de l’ordo libéralisme européiste dont Macron est le serviteur convaincu.

     

    CONCLUSION :

     

    Il est donc insupportable de constater à quel point le système électoral français est anti démocratique. Chacun peut ainsi mesurer à quel point il est pervers au plus haut degré et à quel point Mélenchon avait raison de dire qu’il était impératif et urgent de refaire une nouvelle Constitution avec de nouvelles règles du jeu pour que ce dernier soit respectueux de la volonté du peuple !

     

    Un candidat désigné par une minorité de Français va, par conséquent, s’imposer à la majorité des Français. Nous savons d’ores et déjà que le pays, dans ces conditions, sera ingouvernable et que nous allons dès maintenant vers une obligatoire et fatale confrontation en bloc contre tout ce que voudra nous imposer ce nouveau venu parachuté à l’Elysée par un vote arbitraire.

     

    L’ère des contestations, grèves générales, manifestations violentes de la rue, blocage du pays, va déclencher comme prévu, par la tradition Hollande qui se prolonge, un usage encore plus massif du 49-3, et de « l’Etat d’urgence » providentiel. Les Français sont partis pour une période à nouveau tourmentée de leur histoire et le jeune Macron ne mesure pas le symbole d’injustice qu’il représente pour la majorité des Français avant même d’être élu à la présidence du pays!

     

    Et puisqu’avec Macron élu par coalition d’une majorité de « votes utiles » contre le « Front National », avec lui, nous savons déjà qu’il ne sera pas question de sortir de l’OTAN. Dès lors, nous devons clairement savoir que la militarisation de l’UE va se poursuivre tambours battant et que les Français vont participer encore plus que jamais aux projets de guerres illicites et criminels des USA partout dans le monde ainsi qu’à leur volonté irréversible d’arriver à la confrontation tant désirée avec la Russie, guerre qui sera la garante d’une ruine assurée de toute l’Europe.

     

    La perversion du système électoral français a choisi le chaos annoncé !

     

     

     

    Jean-Yves Jézéquel

     

     

     

    La source originale de cet article est Mondialisation.ca

     

    Copyright © Jean-Yves Jézéquel, Mondialisation.ca, 2017

     

     


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  •  

    Les petites culottes

     

    Ou la chasse aux sorcières.

    L’article prête à rire. Non pas les questions de stationnement ni les crottes de chien. Çà, c’est classique dans toutes les agglomérations de la vieille France.

    Rendez-vous compte, des petites culottes sèchent dehors, à la vue des empêcheurs de tourner en rond, des chasseurs de sorcières, des rombières et des grenouilles de bénitier. Pour le moins, les propriétaires de ces vêtements du diable devraient être conduites au bûcher ! Et tant que nous y sommes, les gérants de magasins aussi. Car là, des petites culottes, il y en a des centaines, toutes plus sexy et affriolantes les une que les autres. En revanche, pas un mot sur les slips et caleçons des hommes, pourquoi ? 

    Franchement je ne vois pas ! Et vous ?

    Au moins nous pouvons rigoler 

    Gaulois.

     

     

     


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  • Traite des enfants Réunionnais

    Ou l'exil forcé

    C'était entre 1963 et 1982, autrement dit hier ! Combien de citoyens français connaissent la vérité, si bien gardée à l'époque de cet immonde trafic.

     

    Gaulois, pupille de l'assistance publique, était confié en nourrice dans une petite commune rurale, tout proche de la Creuse. En 1963 et 1964, alors qu'il effectuait son service militaire et rendait quelques visites à celle qui l'avait " élevé ", cette dernière se voyait confier un enfant noir âgé de 14 ans et dont on ne saura

    jamais la provenance exacte. Nous devrons nous contenter d'approximations. Sans en avoir la moindre preuve, je reste encore aujourd'hui persuadé que cet enfant faisait partie de ce programme honteux de Michel Debré.

    Sans doute allez-vous penser que remuer de telles histoires datant de moins d'un demi siècle ne sert à rien. A cela j'argumente que dans 30 ans et plus, d'autres scandales seront dévoilés et datant d'aujourd'hui. Il se dit souvent que la France est le pays des droits de l'homme ! C'est heureux car si ce n'était pas le cas .....!

    Les articles qui suivent sont édifiants.

    Gaulois. 

     

     

     

     

         

     


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  •  

    La richesse n'a pas de prix !

     

     Les informations de cet article.vous laisse indifférent ? c'est à coup sûr parce que vous êtes satisfait de votre sort. Pourtant les chiffres annoncés, même s'ils sont parfois exagérés, ont de quoi donner le tourni. 

     Je suis tenté de dire ; seulement 2000 milliardaires ! Face à près du milliard de personnes dans le monde qui ne mangent pas à leur faim.

    Ces milliardaires, dénués de tous scrupules représentent plus de 80 % des richesses mondiales. Quitte à me répéter, si l'ensemble de leurs richesses était équitablement réparti, partagé entre tous les habitants de la planète, la pauvreté disparaîtrait, en même temps que la richesse. Utopie quand tu nous tiens !

    Il faut cependant préciser que, par richesses, il est d'abord question des richesses matérielles, necessaires à la vie.

    Tout le monde sait, du moins je l'espère que l'argent, richesse factice, est pourtant une arme redoutable de domination et de puissance, le «  Capitalisme ! »

    Ce proverbe, qu'il soit d'origine indienne ou non, résume bien ou va l'homme, c'est-à-dire dans le mur. Dit autrement, la destruction programmée de la planète. 

     Quand le dernier arbre aura été coupé,
    Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
    Quand le dernier poisson aura été attrapé,
    Seulement alors,
    l'Homme se rendra compte que l'argent ne se mange pas.”

    Gaulois.

     

    Classement Forbes 2017 Des Milliardaires Français

     

    Forbes http://www.forbes.fr/classements/classement-forbes-2017-des-milliardaires-francais/

    Forbes

    21 mars 2017

     

     

    Forbes France, la version française du magazine économique américain Forbes lancée en novembre dernier dans l’Hexagone, lève le voile  sur le classement des milliardaires français en 2017, en mettant en lumière les 39 personnalités les plus riches au sein d’un palmarès mondial qui recense précisément 2 043 personnalités aussi diverses que variées.

    C’est une progression de l’ordre de 13% par rapport à la précédente édition 2016 où « seulement »  1 810 milliardaires faisaient partie de ce cercle aussi prestigieux que convoité. De facto, pour la première fois, le seuil symbolique des 2 000 milliardaires est allègrement franchi. Un signe révélateur de la « tonicité » et de la « bonne santé » des marchés actions, notamment américains, ces derniers enchaînant record sur record, profitant du regain de vitalité de la croissance outre-Atlantique.

    En outre, la richesse nette totale de l’ensemble des « heureux élus » s’élève à 7 670 milliards de dollars, soit une progression conséquente de l’ordre de 18 % par rapport au palmarès 2016.

    Pour en revenir davantage au classement dans sa globalité, en s’affranchissant des critères géographiques,  227 femmes se distinguent au sein de ce palmarès, et 10 d’entre elles ont cofondé ou possèdent des entreprises avec un conjoint ou un membre de leur famille. Pour en revenir à la France, la répartition femmes / hommes est résolument déséquilibrée avec 34 hommes et seulement 4 femmes (Liliane Bettencourt, Marie Besnier, Carrie Perrodo et Anne Beaufour).

    #1 Bernard Arnault

    #1 Bernard Arnault

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    Image 1 parmi 35

    Classement monde : 11
    Age : 68
    Fortune nette (en milliard de Dollars) : 41,5 Milliards
    Source principale des revenus : LVMH

    Le Top 5

    Avec une fortune estimée à 41,5 milliards de dollars, Bernard Arnault reprend les rênes de ce classement français et se hisse à la 11ème place au niveau mondial, devançant ainsi la « lauréate 2016 », Liliane Bettencourt, qui figure au 14ème rang mondial avec 39,5 milliards de dollars. Viennent ensuite Serge Dassault (16,1 Mrds $ – 57ème au niveau mondial), François Pinault (15,7 Mrds $ – 63ème rang mondial) et Patrick Drahi (13 Mrds $ – 93ème  à l’échelle mondiale). Si le secteur industriel est le mieux représenté au sein du palmarès français, les nouvelles technologies continuent d’avoir le vent en poupe  au niveau international.

    En effet, pour la quatrième année consécutive, Bill Gates conserve la tête du classement Forbes, cru 2017, avec une fortune estimée à 86 milliards de dollars (contre 75 l’an dernier), suivi, à bonne distance, par Warren Buffet (75,6 Mrds $), Jeff Bezos (72,8 Mrds $) complétant le podium. Le fondateur d’Amazon connaît notamment la plus belle progression avec une augmentation significative de sa fortune (+27,6 milliards de dollars) qui lui permet d’intégrer, pour la première fois, le Top 3. Concernant les autres mouvements du « haut de tableau », Amancio Ortega (71,3 Mrds $) et Mark Zuckerberg (56 Mrds $) se hissent respectivement à la 4ème et 5ème place.

    Consulter la liste Forbes des Top 20 milliardaires au monde

    Les nouveaux arrivants du classement 2017

    Trois Français intègrent le classement 2017 : Philippe Ginestet, PDG et fondateur des enseignes Gifi (1,6 Mrd $), Christian Latouche, fondateur de Fiducial (1,6 Mrd $) et Dominique Desseigne, PDG du groupe Lucien Barrière (1.1 Mrd $). Ils occupent respectivement les 33ème ex-aequo et 39ème places du classement français ainsi que les 1 290ème ex-aequo et 1 795ème du classement mondial.

    La part des jeunes entrepreneurs et des héritiers

    En France, c’est Xavier Niel, âgé de 49 ans, qui décroche  la « prime à la jeunesse », en étant – encore une fois –  le « benjamin » des entrepreneurs français à figurer dans ce classement, avec une fortune estimée à 8,1 milliards de dollars ( soit la 9ème fortune française et la 159ème à l’échelon international).

    Par ailleurs, la moyenne d’âge des plus grosses fortunes françaises est de 69 ans (soit peu ou prou la même moyenne qu’au niveau mondial). En France, les « différentes composantes » de la famille Besnier permettent à cette dernière de faire office de plus jeune et de plus riche famille française : Marie Besnier Beauvalot, Emmanuel Besnier, Jean-Michel Besnier étant respectivement âgés de 36, 46 et 49 ans.

    Si la proportion de milliardaires français entrepreneurs VS héritiers est de 50/50 parmi les 38 personnalités présentes dans au sein du palmarès « franco-française », elle bascule néanmoins à 30/70 en ce qui concerne le Top 10. Cependant, il est à noter qu’à partir de la 20ème position du classement France, la plupart des milliardaires listés sont des entrepreneurs (15 « self-made » contre 4 héritiers). Tandis qu’au sein du Top 20 mondial, la proportion d’autodidactes s’élève à 65 %.

    Cela démontre que si l’esprit d’entreprendre est bien présent en France, l’accession à la grande fortune se fait davantage sur le tard et est largement facilitée par les héritages familiaux.

    Classement

    Rang Mondial

    Nom / Prénom

    Fortune

    #1

    #11

    Bernard Arnault

    $41,5 Mds

    #2

    #14

    Liliane Bettencourt

    $39,5 Mds

    #3

    #57

    Serge Dassault

    $16,1 Mds

    #4

    #63

    François Pinault

    $15,7 Mds

    #5

    #92

    Patrick Drahi

    $13 Mds

    #6

    #112

    Alain Wertheimer

    $11,8 Mds

    #6 ex-aequo

    #112

    Gérard Wertheimer

    $11,8 Mds

    #8

    #116

    Emmanuel Besnier

    $11,3 Mds

    #9

    #159

    Xavier Niel

    $8,1 Mds

    #10

    #226

    Carrie Perrodo

    $6,3 Mds

    #11

    #303

    Vincent Bolloré

    $5,2 Mds

    #12

    #324

    Pierre Bellon

    $5 Mds

    #13

    #414

    Michel Leclercq

    $4,2 Mds

    #14

    #441

    Jean-Michel Besnier

    $4 Mds

    #14 ex-aequo

    #441

    Marie Besnier Beauvalot

    $4 Mds

    #14 ex-aequo

    #441

    Alain Mérieux

    $4 Mds

    #17

    #501

    Martin Bouygues

    $3,7 Mds

    #17 ex-aequo

    #501

    Olivier Bouygues

    $3,7 Mds

    #19

    #630

    Marc Ladreit de Lacharriere

    $3,1 Mds

    #20

    #693

    Jean-Pierre Cayard

    $2,9 Mds

    #21

    #782

    Philippe Foriel-Destezet

    $2,6 Mds

    #21 ex-aequo

    #782

    Louis Le Duff

    $2,6 Mds

    #23

    #896

    Bernard Fraisse

    $2,3 Mds

    #23 ex-aequo

    #896

    Nicolas Puech

    $2,3 Mds

    #25

    #1098

    Anne Beaufour

    $1,9 Mds

    #25 ex-aequo

    #1098

    Henri Beaufour

    $1,9 Mds

    #25 ex-aequo

    #1098

    Gilles Martin

    $1,9 Mds

    #25 ex-aequo

    #1098

    Jacques Saadé

    $1,9 Mds

    #29

    #1161

    Clément Fayat

    $1,8 Mds

    #30

    #1234

    Daniel Roullier

    $1,7 Mds

    #31

    #1290

    Edouard Carmignac

    $1,6 Mds

    #31 ex-aequo

    #1290

    Michel Chalhoub

    $1,6 Mds

    #31 ex-aequo

    #1290

    Philippe Ginestet

    $1,6 Mds

    #31 ex-aequo

    #1290

    Christian Latouche

    $1,6 Mds

    #31 ex-aequo

    #1290

    Altrad Mohed

    $1,6 Mds

    #36

    #1376

    Alain Taravella

    $1,5 Mds

    #37

    #1567

    Charles Edelstenne

    $1,3 Mds

    #38

    #1795

    Dentressangle Norbert

    $1,1 Mds

    #38 ex-aequo

    #1795

    Desseigne Dominique

    $1,1 Mds

    Liste des milliardaires du monde en 2016

    Ceci est la liste des milliardaires du monde telle que publiée par le magazine américain Forbes pour l'année 20161. Ce magazine recense les milliardaires de la planète, à l'exception des têtes couronnées (sauf si leur fortune est privée), et exprime leur fortune en milliards de dollars américains (l'unité retenue dans la suite du texte).

    Le classement en 2016 dénombre au total 1 810 milliardaires, en légère diminution face aux 1 826 de l'année dernière. Leur patrimoine s'élève à un peu plus de 6 480 milliards de dollars, soit une diminution en un an de 570 milliards de dollars2,3.

    Pour la première fois depuis 2010, la fortune moyenne de ces milliardaires a baissé, s'établissant cette année à 3,6 milliards, 300 millions de moins que l'an dernier. Forbes explique ce recul relatif par différents facteurs tels que la baisse du prix du pétrole, l'instabilité de la bourse ainsi qu'un dollar fort, qui a redistribué les richesses dans le monde.

    Les États-Unis ont le plus grand nombre de milliardaires (540) suivis de la Chine continentale (251) et de l'Allemagne (120). Bill Gates, est pour la troisième année consécutive, l'homme le plus riche au monde avec une fortune s’établissant à 79.3 milliards de dollars, en baisse cependant de 4,2 milliards par rapport à l'an dernier.

     

     

    Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

     

    Légende

    Icônes

    Description

    Pas de changement depuis 2015.

    En progrès depuis 2015.

    En recul depuis 2015.

     

    #

    Nom

    Fortune (en dollars américains)

    Pays

    Résidence

    Entreprise ou secteur

    1

    Bill Gates

    79.3 milliards 4

     États-Unis

    Washington

    Microsoft

    2

    Amancio Ortega

    77.5 milliards 5

     Espagne

     Province de La Corogne

    Inditex

    3

    Warren Buffett

    65.9 milliards6

     États-Unis

    Nebraska

    Berkshire Hathaway

    4

    Carlos Slim Helú

    50 milliards

     Mexique

    Washington

    Telmex, Grupo Carso

    5

    Jeff Bezos

    45,2 milliards 

     États-Unis

     Washington

    Amazon

    6

    Mark Zuckerberg

    56,7 milliards 

     États-Unis

     Californie

    Facebook

    7

    Larry Ellison

    43,6 milliards 

     États-Unis

    Californie

    Oracle Corporation

    8

    Michael Bloomberg

    40 milliards 

     États-Unis

     New York

    Bloomberg LP

    9

    Charles Koch

    39,6 milliards 

     États-Unis

    Kansas

    Koch Industries

    9

    David Koch

    39.6 milliards 

     États-Unis

    New York

    Koch Industries

    11

    Liliane Bettencourt

    36,1 milliards 

     France

    Île-de-France

    L'Oréal

    12

    Larry Page

    35,2 milliards 

     États-Unis

     Californie

    Google

    13

    Sergey Brin

    34,4 milliards 

     États-Unis

     Californie

    Google

    14

    Bernard Arnault

    34 milliards 

     France

    Île-de-France

    LVMH

    15

    Jim Walton

    33,6 milliards 

     États-Unis

     Arkansas

    Wal-Mart

    16

    Alice Walton

    32,3 milliards 

     États-Unis

     Texas

    Wal-Mart

    17

    S. Robson Walton

    31,9 milliards 

     États-Unis

     Arkansas

    Wal-Mart

    18

    Wang Jianlin

    28,7 milliards 

     Chine

     Chine

    Dalian Wanda Group

    19

    Jorge Paulo Lemann

    27,8 milliards 

     Brésil

     Suisse

    3G Capital

    20

    Li Ka-shing

    27,1 milliards 

     Hong Kong

     Hong Kong

    Hutchison Whampoa

    Notes et références

    1. Forbes 2016 World's Billionaires: Meet The Richest People On The Planet » sur le site de Forbes [archive].

    2. Moins de milliardaires dans le monde (Forbes) sur le site Le Figaro [archive].

    3. « The World's Billionaires » [archive], sur forbes.com (consulté le 27 septembre 2016)

    4. (en)http://www.forbes.com/profile/bill-gates/?list=billionaires [archive]

    5. (en) http://www.forbes.com/profile/amancio-ortega/?list=rtb [archive]

    6. (en)http://www.forbes.com/profile/warren-buffett/?list=billionaires [archive]

     

     [masquer]

    v · m

    Listes annuelles des milliardaires du monde

    … · 1991 · … · 2004 · 2005 · 2006 · 2007 · 2008 · 2009 · 2010 · 2011 · 2012 · 2013 · 2014 · 2015 · 2016

     

     

    Qui sont les femmes les plus riches de la planète ?

     

    http://www.leprogres.fr/france-monde/2017/03/23/qui-sont-les-femmes-les-plus-riches-de-la-planete?utm_source=direct&utm_medium=newsletter&utm_campaign=le-progres-l-actu-du-jour-en-un-clin-d-oeil

     

    La femme la plus riche du monde est française. Liliane Bettencourt, héritière de L’Oréal, conserve sa place de numéro 1 pour la deuxième année consécutive. Découvrez le classement.

     

     

     

    Le 23/03/2017

     

     

    Liliane Bettencourt, 1ère au classement femmes et à la 14e place mondiale, 94 ans, pèse 39,5 milliards de dollars. Photo AFP Liliane Bettencourt, 1ère au classement femmes et à la 14e place mondiale, 94 ans, pèse 39,5 milliards de dollars. Photo AFP

     

    Si l’année 2017 est une année record pour les gens les plus riches du monde –avec une augmentation de 13 % du nombre de milliardaires, c’est également le cas pour les femmes les plus fortunées passant de 202 à 227, selon Forbes France.

    Sur les 2043 personnes les plus riches du monde, les femmes représentent 11 %. Leur valeur nette collective s’élève à 852,8 milliards de dollars. À l’image des milliardaires français, la plupart des femmes ont hérité de ces fortunes.

    La femme la plus riche du monde est française. Liliane Bettencourt, héritière de L’Oréal, conserve sa place de numéro 1 pour la deuxième année consécutive avec 39,5 milliards de dollars. Même si sa fortune a augmenté de 3,4 milliards de dollars par rapport à l’année dernière, elle a perdu 3 places, passant à la 14e place sur la liste globale. 

    Des héritières et une autodidacte

    La deuxième femme la plus riche du monde, Alice Walton, est la seule fille du fondateur de Wal-Mart. Sa fortune s’élève à 33,8 milliards de dollars avec ses parts et les dividendes. Elle se retrouve à la 17e place du classement global.

    D’autres héritières trustent le podium des femmes les plus riches du monde : Jacqueline Mars, dont le grand-père a fondé le plus grand fabricant de bonbons au monde, ou Maria Franca Fissolo, dont le beau-père est le fondateur de Nutella. Quant à Laurene Powell Jobs, elle tire sa fortune des actions Apple et Disney.

    À la 16e place parmi les femmes les plus riches du monde, la Chinoise Zhou Qunfei est la seule autodidacte. Ex-ouvrière dans une usine fabricant des écrans tactiles pour smartphones, elle a lancé sa propre entreprise à 45 ans, dans le même domaine. Lens Technology lui a permis de toucher le jackpot.

     

    Le top 10 des femmes les plus riches au monde

     

    1-Liliane Bettencourt, 14e place mondiale, Française, 94 ans, 39,5 milliards de dollars, L'Oréal

     

    2-Alice Walton, 17e place mondiale, Américaine, 67 ans, 33,8 milliards de dollars, Wal-Mart

     

    3-Jacqueline Mars, 26e place mondiale, Américaine, 77 ans, 27 milliards de dollars, bonbons et confiseries

     

    4-Mariana Franca Fissolo, 29e place mondiale, Italienne, 99 ans, 25,2 milliards de dollars, Nutella, Ferrero

     

    5-Suzanne Klatten, 38e place mondiale, Allemande, 54 ans, 20,4 milliards de dollars, BMW, produits pharmaceutiques

     

    6-Lauren Powell Jobs, 40e place mondiale, Américaine, 53 ans, 20 milliards de dollars, Apple, Disney

     

    7-Gina Rinehart, 69e place mondiale, Australienne, 63 ans, 15 milliards de dollars, minerai

     

    8-Abigail Johnson, 75e place mondiale, Américaine, 55 ans, 14,4 milliards de dollars, investissement

     

    9-Iris Fontbona, 84e place mondiale, Chilienne, 74 ans, 13,7 milliards de dollars, minerai

     

    10-Charlène de Carvalho-Heinekein, 95e place mondiale, Hollandaise, 62 ans, 12,6 milliards de dollars, Heineken

     

     

     

     

     

     

     


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  • Fukushima Le retour des réfugiés

    Ou les prémices d'un holocauste nucléaire

    Aucune région du monde n'est à l'abri d'une catastrophe nucléaire. Difficile d'imaginer ce qui se passerait en France si cela devait arriver. Sans aucun doute possible, la plus grande partie des habitants seraient exposés, de force, au irradiations. Imaginons une débâcle sans nom, un sauve qui peut illusoire aux allures de guerre civile. 

    L'épée de Damoclès n'a jamais été aussi près...

    Gaulois.

     

    Le retour contraint et forcé des réfugiés de Fukushima

     

    10 mars 2017 Émilie Massemin (Reporterre) 

     

    https://reporterre.net/Le-retour-contraint-et-force-des-refugies-de-Fukushima

     



     

     Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, les réfugiés de la radioactivité se voient contraints de rentrer dans leurs villages contaminés. Une aberration dénoncée par le chercheur indépendant japonais Shinzô Kimura.

     

    « Les habitants du département de Fukushima ne sont que des pions dans la politique du gouvernement, qui souhaite remobiliser au plus vite la population en faveur du nucléaire. » Cette conclusion amère, le professeur Shinzô Kimura, associé à l’université de médecine Dokkyô, l’a tirée de six années à arpenter le département de Fukushima. Après le tremblement de terre et le tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, le 11 mars 2011, ce fonctionnaire spécialiste de la radioprotection a démissionné de son poste au ministère de la Santé et du Travail après qu’on lui a refusé d’enquêter dans les communes situées à proximité de la centrale ravagée. De passage à Paris, mardi 7 mars, il a alerté les étudiants de l’Inalco (l’Institut national des langues et civilisations orientales) sur le sort des réfugiés de Fukushima.

     

    Le professeur Shinzô Kimura, à Paris, le 7 mars.

     

    Au prétexte que le programme de décontamination a bien avancé, le gouvernement a fixé au 31 mars 2017 la fin des aides financières au logement pour quelque 26.600 personnes parties « de leur propre initiative », selon la nomenclature officielle. Après l’accident, plus de 160.000 personnes avaient été évacuées. Les autorités avaient ordonné les évacuations en fonction des niveaux de radioactivité relevés. Là où le seuil n’était pas atteint, les habitants avaient le choix entre rester ou partir, celles et ceux préférant fuir les radiations bénéficiant de soutiens financiers.

     

    La situation d’Iitate par rapport à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

     

    Pour M. Kimura, cette politique de retour est une aberration, comme l’illustre la situation de la commune d’Iitaté. Avant la catastrophe, 6.200 personnes habitaient cette paisible bourgade ceinturée de montagnes et de forêts, à une quarantaine de kilomètres de la centrale. Aujourd’hui, « seuls 10 % souhaitent revenir ». Idem dans la commune de Kawauchi : sur 2.734 habitants, seuls 703 auraient définitivement réintégré leurs foyers, contre 1.870 selon les chiffres officiels. Si les réfugiés de Fukushima rechignent autant à regagner leurs pénates, en particulier les jeunes, c’est qu’ils redoutent la radioactivité et « ont pris goût à la vie en ville », remarque M. Kimura. Mais la fin des aides au logement va lourdement pénaliser ces partisans de l’exil. « Ces personnes qui ne touchent plus d’indemnités et doivent quitter les logements temporaires vont se transformer en une population qui n’a plus d’argent, ne peut plus se nourrir », s’inquiète le professeur.

     

    Les seuils d’exposition « acceptable » à la radioactivité ont été relevés

     

    Quant à celles et ceux qui choisiront, contraints et forcés, de regagner leur commune d’origine, ils devront vivre avec la menace sourde de radiations potentiellement mortelles. Pour gérer la crise, le gouvernement a fortement augmenté le seuil de radioactivité acceptable : entre 20 et 100 millisieverts par an. Or, « ce seuil correspond aux doses recommandées par la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) en cas d’urgence, dans une situation post-accidentelle, souligne M. Kimura. Aujourd’hui, six années après, la situation ne relève plus d’un cas d’urgence ! » Les niveaux d’exposition maximum préconisés par le CIPR pour la vie courante en zone contaminée sont plus faibles : entre 1 et 20 millisieverts par an.

     

    La mairie d’Iitate, en 2008.

     

    Les niveaux de contamination dans les communes concernées par les retours restent importants. À Iitaté, M. Kimura a mesuré le rayonnement à 0,66 microsievert par heure, contre 0,04 microsievert avant l’accident. Là où le dosimètre installé par le gouvernement, planté dans du béton et de la terre décontaminée, n’affiche « que » 0,53 microsievert…

     

    Que risquent les habitants exposés, jour après jour, à de tels niveaux de radiation ? Le professeur se montre prudent : « Il faut dix à vingt ans pour mesurer les conséquences d’une telle exposition, mais on assistera sans doute à une augmentation du nombre de cancers », sachant que « plus de soixante ans après l’explosion des bombes de Hiroshima et Nagasaki, on découvre encore de nouvelles maladies ». Pour l’heure, le gouvernement japonais a lancé un suivi médical du cancer de la thyroïde chez les moins de 18 ans résidant dans le département de Fukushima. Selon les chiffres publiés le 27 décembre 2016, 144 cas ont été officiellement confirmés depuis la catastrophe.

     

    Des territoires désertés, une agriculture détruite

     

    Outre la radioactivité, d’autres difficultés attendent les revenants. Les hôpitaux sont vides — le magnifique établissement à 9 millions d’euros construit à Iitaté pour encourager les candidats au retour ne compte qu’un seul médecin. L’agriculture locale a particulièrement souffert. À Shidamyo, « le territoire a été façonné par la culture traditionnelle du satoyama, des rizières entourées de montagnes et de forêts. L’herbe des pâturages nourrit le bétail, qui fertilise les rizières dont la paille nourrit les animaux l’hiver. Mais tout ce cycle a été détruit par la radioactivité », se désole M. Kimura. En effet, si l’agriculture est autorisée, sauf dans les zones classées inhabitables, les paysans peinent à vendre leur production contaminée. « À Kawauchi, un jeune agriculteur ambitieux a travaillé très dur pour améliorer ses rendements, mais il n’a pu vendre son riz ni en 2013 ni en 2014, à cause de la contamination, raconte le professeur. Il a mis fin à ses jours en 2015. Il avait 35 ans. » Son cas est loin d’être isolé : depuis la catastrophe, le nombre de suicides a explosé chez les habitants et les réfugiés de Fukushima.

     

     

    Pourtant, le gouvernement japonais s’entête à vouloir sauver les apparences. « Son objectif est de généraliser sa politique de retour à l’ensemble des communes, y compris celles qui sont encore très contaminées, d’ici à 2021, explique Shinzô Kimura. L’idée, c’est qu’il faut absolument éviter l’image de Tchernobyl à Fukushima. » Mais pour le scientifique, qui arpente depuis six ans les terres dévastées de Fukushima, c’est clair : « Le retour à une vie normale est illusoire. »

     



     




     


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  • Contrôle d'identité enregistré

    De qui se moque-t-on ?

    Un exemple de violence policière qui ne sera jamais filmé par la police. 

     

     

     

     

    Imaginer un seul instant que les pit bull de la république vont actionner leur caméra pour enregistrer les contrôles d'identité relève d'une imagination digne des technocrates qui nous gouvernent.  Il en serait fini des violences policières ? A qui veut-on le faire croire ?

    La police en général n'a jamais eu autant de pouvoir, débordant l'exécutif et la justice. Un pouvoir des plus dangereux puisque les bavures sont de plus en plus nombreuses et violentes.

    Certes, tous les policiers ne sont pas à mettre dans le même panier. Certains sont intègres mais n'en doutons pas, représentent une minorité muselée. 

    Encore une mesure destinée à faire avaler d'autres couleuvres au bon peuple mouton et soumis.

    Gaulois.   

     Contrôle d’identité : début de l’expérimentation de l’enregistrement vidéo

     La mesure va être mise en place, dès ce mercredi, dans vingt-trois zones de sécurité prioritaires.

     Le Monde.fr avec AFP | 28.02.2017

     http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/02/28/controle-d-identite-debut-de-l-experimentation-de-l-enregistrement-video-obligatoire-dans-23-zones-de-securite-prioritaires_5087131_3224.html

     Vingt-trois zones de sécurité prioritaires (ZSP) sont concernées par l’expérimentation de l’enregistrement vidéo obligatoire des contrôles d’identité, qui débute mercredi 1er mars.

     « Parmi les vingt-trois sites retenus, figurent notamment des ZSP à Paris intra-muros, en petite et grande couronnes, ainsi que dans des départements comme la Haute-Garonne ou bien les Alpes-Maritimes », a précisé le ministère :

     « Cette expérimentation va se dérouler au sein de certaines zones de sécurité prioritaires, et pour une période maximale d’un an, à l’issue de laquelle les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales remettront au ministre de l’intérieur un rapport d’évaluation sur l’impact de ces enregistrements systématiques sur le déroulement des interventions. »

     Lire aussi :   Bruno Le Roux annonce le déploiement de 2 600 caméras mobiles pour les forces de l’ordre

     « Apaiser les contrôles »

     Environ un millier de caméras individuelles sont déjà en service dans la police et près de 600 en gendarmerie, essentiellement en zones de sécurité prioritaire. Testées depuis 2013, leur généralisation a plusieurs fois été annoncée par le gouvernement. Elle a notamment été freinée par le Conseil d’Etat qui, en 2015, a rejeté un projet de décret, estimant nécessaire delégiférer sur le sujet. C’est donc par la loi du 3 juin 2016 que le gouvernement a acté le dispositif, avant de permettre l’expérimentation de l’enregistrement vidéo obligatoire avec la loi Egalité et citoyenneté adopté en décembre 2016.

     Lire aussi :   L’exécutif continue de refuser les récépissés de contrôles d’identité

     Le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, a également demandé aux services du ministère « de passer dans les meilleurs délais un nouveau marché afin de doter, dans les prochains mois, l’ensemble des militaires et fonctionnaires intervenant en ZSP de caméras-piétons ».

     Alors que le débat sur les rapports entre la police et la population, notamment dans les quartiers sensibles, a été relancé par la violente interpellation dont a fait l’objet Théo L. à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) début février, le gouvernement a estimé que ce dispositif « apais[ait] la relation lors d’un contrôle ».

    Lire aussi :   Les caméras-piétons au sein de la police : fausse bonne idée ?

     



     




     





     


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  • La rue le froid et la mort

     

    Ou quelques morts de plus pour alarmer les nantis ?

    Nous sommes au 21ème siècle ! Pourtant, on se croirait encore dans l'antiquité. Qui se soucie du sort des indigents ?

     

    Combien de morts dans la rue faudra-t-il encore pour prendre le problème à bras le corps.

     

    Combien de fois entendrons-nous encore des réflexions cyniques telles que « s'ils crèvent dans la rue, ils l'ont cherché ! »

     

    Quand les plus riches accepteront-ils de céder quelques pour cents de leur fortune, amassée sur le dos des plus pauvres ?

    Les sans abrits meurent aussi l'été. Ce n'est pas le froid ou la chaleur qui les fait mourir, mais leur extrême précarité !

     

    Sommes nous sur cette planète pour créer tant de différence entre les humains ?

    Gaulois.

     


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  • France Afrique et commémorations

    Ou les commémorations du colonialisme !

    La France n'en finit pas de commémorer tous azimuts des états de faits si peu glorieux. Ce que l'on peut qualifier sans la moindre hésitation de France-Afrique, avec tout ce qui va avec. C'est-à-dire la colonisation et la barbarie. Au final, ces commémorations ne sont que des prétextes politiques destinés à justifier l'hégémonie française sur les pays africains. Le pillage de leurs richesses naturelles et tant qu'à faire la remise en cause de leur culture.   

    De triste mémoire, l'Algérie a payé un lourd tribu et a souffert de  plus de 130 ans de guerre coloniale.

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/chronologie-de-l-algerie-coloniale-1830-1954_492168.html

    https://rebellyon.info/La-conquete-coloniale-de-l-Algerie

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'Alg%C3%A9rie

     http://geopolis.francetvinfo.fr/17-octobre-1961-la-sanglante-repression-dune-manifestation-dalgeriens-83965

     

    La Françafrique est restée vivace

    Là, ce n'est pas Gaulois qui le dit, mais l'ancien procureur de la république Eric de Montgolfier. Son point de vue rejoint le mien, à savoir que la pudeur devrait museler ces longues année d'impérialisme colonial.

     

    Eva Joly n'est pas en reste sur la question

     Eva Joly est conseillère pour la lutte contre la corruption et le blanchiment en Norvège. Ses deux livres précédents, Notre affaire à tous et Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?, chez le même éditeur, ont été vendus à plus de 450 000 exemplaires en France et à l'étranger.
    >
     
    >
    Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.
    >

    >
    Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger. Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée.
    >
    > Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le gouvernement d’autre part. J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis, que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.
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    > Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un Pib par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.
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    > Roland Dumas « l’ami intime » de Bongo
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    Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris. Il était alors le plus jeune chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune. En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, avenue Foch ou à l’hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent.. Chacun se presse à ces audiences. Dans les années 1990, un homme politique français du premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le président gabonais dit qu’il est « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle. Lorsque au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la Fiba, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients, qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et  des médias.
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    > A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris…Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.
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    > Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de barbouzes. Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par Pierre Guillaumat un ancien ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.
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    > La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf-Total pour affirmer sa puissance. La compagnie intervient dans le golfe de Guinée, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola, en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination. Pendant la guerre, les affaires continuaient…Les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.
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    > Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf, dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.
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    > L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain. Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.
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    > Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant. Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur.  De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.
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    > La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la Justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des Ong, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?
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    > L’indépendance en Afrique : une mascarade
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    > Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest. L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces  maîtresses de cette partie géopolitique. Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles. D’ailleurs « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.
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    > J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigéria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses. La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes…A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.
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    > Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élection…Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.
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    > Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés. Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du Sud-Est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar les vazas, ces pieds-noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance. Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations.. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.
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    > La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins, nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres. Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « Jfom » (Jeune français originaire du Magrheb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…
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    > La France de 1789, incompatible avec la françafrique
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    > La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère. Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve, pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.
    >
    > Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.

    Gaulois.

     


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  • Fukushima ne fait que commencer !

    Un article édifiant !

    Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

     

    Par Arnaud Vaulerin, correspondant au Japon — 3 février 2017 à 09:01

     

    http://www.liberation.fr/planete/2017/02/03/japon-pic-de-radiation-et-trou-beant-dans-les-entrailles-de-fukushima_1546005

     

    Vue de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2016. Photo AFP

     

    La compagnie électrique Tepco dit avoir relevé des taux mortels de plus de 500 sieverts au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

     

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       Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

     

     

     

    Dans son grand chantier de démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi, Tepco vient de faire des découvertes qui risquent de compliquer sa mission. Jeudi, la compagnie électrique qui gère le site endommagé par le tsunami et l’accident du nucléaire de mars 2011, a dit avoir relevé des taux de radiations records : 530 sieverts par heure dans la partie basse de l’enceinte de confinement du réacteur 2, l’un des plus endommagés sur les six unités du site installé en bordure du Pacifique. Il est possible que ce taux astronomique soit dû au fait qu'une partie du combustible fondu ne soit pas immergé dans les eaux de refroidissement, comme l'avance Miyano Hiroshi, professeur émérite de l’université Hôsei, à la NHK

     

    Même si, comme l’a précisé Tepco à la presse japonaise, il faut tenir compte d’une marge d’erreur de 30%, le chiffre constaté reste très au-delà du précédent record de 73 sieverts établi en 2012 sur ce même réacteur. Avec de tels niveaux de rayonnement, «inimaginables» selon des experts japonais cités par l’agence Kyodo, la mort est quasi instantanée pour l’être humain.

     

    Selon les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), les ouvriers du nucléaire en milieu radioactif ne doivent pas être exposés à des doses efficaces et supérieures à 20 millisieverts (mSv) par an, «moyennées sur des périodes définies de cinq ans», indique la CPIR, soit 100 mSv. On s’est rendu compte qu’au-delà de ce seuil, le risque de leucémie s’accroît significativement.

    Un magma très radioactif

     

    Depuis la fin décembre, Tokyo Electric company a percé une petite ouverture dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. La compagnie cherche à déterminer quel est l’état du cœur des réacteurs, ce magma extrêmement radioactif constitué de débris et de barres de combustibles qui ont fondu dans les heures qui ont suivi le 11 mars 2011. Selon des calculs de l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire, ce corium représenterait une masse globale de 880 tonnes réparties entre les unités 1,2 et 3 de Fukushima. Tepco cherche également à localiser où se situe précisément ce magma.

     

    Fin janvier, elle a donc envoyé une petite caméra fixée sur un bras télescopique de guidage qui doit parcourir une dizaine de mètres. Avant d’expédier un robot d’ici à la fin du mois, la compagnie électrique a ainsi réalisé une petite vidéo (visible ici) qui permet d’apercevoir une petite partie des entrailles de réacteur.

     

    Dans le flot d’images filmées, Tepco a publié des clichés où l’on voit nettement qu’un piédestal en forme de plateforme grillagée est nettement enfoncé sur une surface carrée d’un mètre sur un mètre environ. Ce trou pourrait être causé par la chute de structures, de barres de combustibles fondus. Si cette hypothèse devait se confirmer, ce serait la première fois que Tepco localise le corium au sein de l’un de ses réacteu

     

    En début de semaine, la compagnie avait déjà publié des images - difficiles à lire pour des novices - tendant à montrer l’existence de ce combustible fondu. On y voyait des sortes de pâtés noirs éparpillés sur une structure métallique grillagée dans la partie inférieure de l’enceinte de confinement. Cela pourrait indiquer que le carburant a fondu et s’est répandu sur le plancher de cette enceinte.

    Robots en rade

     

    Le robot que Tepco prévoit d’envoyer dans les prochains jours dans cette partie de l’unité 2 permettra peut-être d’en apprendre plus. Censé supporter des radiations de l’ordre de 1000 sieverts, l’engin pourra fonctionner environ deux heures si l’on se fie au niveau de 530 sieverts relevés ces derniers jours. Ces derniers mois, deux robots expédiés en mission au sein des réacteurs sont déjà tombés en panne à cause de trop fortes radiations.

     

    Celles-ci risquent de faire ralentir les travaux de démantèlement. Tepco ambitionne de commencer à retirer les combustibles fondus à partir de 2021. Mais elle doit encore finaliser la méthode pour y parvenir. Selon une étude du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (Meti) publiée en décembre, le seul démantèlement des réacteurs devrait coûter au minimum 8 trillions de yens (autour de 65,9 milliards d’euros), soit quatre fois ce qui était initialement envisagé. Au final, la facture atteindrait les 177 milliards d’euros pour démanteler, indemniser les riverains et décontaminer l'environnement. Ce retrait des combustibles reste la plus risquée de toutes les opérations de ce grand nettoyage de Fukushima-daiichi, prévu pour durer au moins quarante ans. 

     

    Arnaud Vaulerin correspondant au Japon

     


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  • Plus que jamais, ni guerres ni état de guerre

    Tout commentaire de ma part serait superflu, ce texte,  proposé par le " collectif ni guerre ni état de guerre " étant très éclairant sur la situation française.

    Gaulois.

     http://collectifantiguerre.org/

    Plus que jamais, ni guerres ni état de guerre

     Il y un an a été élaborée la plate-forme de notre collectif. Elle est plus que jamais d’actualité, parce que les méfaits du bellicisme sont partout, et aussi parce qu’elle a permis au collectif de maintenir son unité par-delà les différences de culture politique et d’appréciation des situations.

     Plus que jamais, « exiger l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises »

     Jamais la France n’a été engagée sur autant de fronts militaires qu’en 2016, au point que les chefs de l’état-major estiment que l’armée est au bord de la rupture et crient famine1.

     Les dirigeants du parti socialiste aiment la guerre2. Lors de ses deux mandats de quatorze années, François Mitterrand avait assumé 65 opérations militaires3, Hollande tient bien le niveau, avec 25 opérations sur neuf théâtres en cinq ans. Beaucoup sont discrètes et ne parviennent à nos oreilles que lorsque des militaires ou des « agents spéciaux » français sont tués comme en Libye. 40 000 militaires sont engagés à l’extérieur de la France, dont 20 à 25% dans la guerre directe selon les années.

     1 200 hommes servent la seule opération Chammal (Irak et Syrie), pour laquelle, officiellement, un millier de raids ont été lancés sur 1 700 objectifs. Combien de victimes ? Nul ne le sait.

     Au début de son quinquennat, lors des cérémonies du 11 novembre 2012, François Hollande a bien marqué sa volonté de poursuivre la politique belliciste et impérialiste de ses prédécesseurs, en souhaitant que « le drapeau français puisse flotter partout où il doit le faire ».

     Mais qui décide que ce drapeau DOIT flotter ici ou là ? Certainement pas le peuple de France, qui n’est jamais consulté sur ces opérations militaires, et encore moins informé. Les députés ? Ils n’ont aucune prérogative en matière de décision d’intervention, sinon celle d’être informés, dans le meilleur des cas (ils ne le furent pas lors du déclenchement de l’opération Barkhane en Afrique4). Qui décide donc, peut-être bien « mon ennemi la finance » ? Vous savez, ces noms que l’on entend peu – Vivendi, Total, Bouygues, Vinci, Areva, Bolloré, Lafarge…

     Les dirigeants du parti socialiste aiment la guerre secrète. Mitterrand et son compère Hernu s’étaient délectés en organisant l’opération du Rainbow Warrior. Dans ses pitoyables entretiens avec les journalistes Davet et Lhomme, Hollande se vante des opérations homo (pour homicide), ces exécutions d’individus estimés dangereux, cette peine de mort sans jugement (comme viennent de le faire remarquer certains juges), qui rappellent la guerre d’Algérie et les sinistres assassinats de la Main rouge commandés depuis l’Elysée.

     Pour financer ces opérations de guerre, le budget de la Défense vient d’être augmenté de 600 millions d’euros pour 2017 (soit au total 32,7 milliards d’euros). L’exigence de l’OTAN de porter à 2% du PIB le budget des Armées sera donc satisfaite.

     Plus que jamais, « exiger le retrait des bases militaires »

     L’intervention massive de l’armée française en Afrique pendant le quinquennat de François Hollande est organisée à partir de bases militaires importantes, notamment au Tchad et à Djibouti.

     Au côté de Survie5, le rôle de notre Collectif est important pour combattre cette sorte d’accoutumance à l’esprit colonial français qui gangrène la vie politique et la société. Cette persistance ici d’un esprit chauvin et raciste laisse sans réponse vigoureuse le fait que la France foule aux pieds la souveraineté des Etats africains, que son armée (avec Barkhane) se balade sans entraves dans cinq pays sur un territoire grand comme l’Europe, que les mécanismes colonialistes du franc CFA apportent 50 milliards d’euros à l’économie française.

     Plus que jamais, « dénoncer le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures »

     Le Président Hollande s’est mué en représentant de commerce des marchands de canon. Certes, la France est loin des Etats-Unis, premier vendeur d’armes dans le monde, suivis par la Russie. Mais elle tient bien son rang. Les dirigeants socialistes aiment vendre des armes. Le montant de leurs exportations est passé de 4,8 milliards d’euros en 2012 à plus de 20 milliards en 2016. Selon les années et les opportunités de contrat, la France est ainsi le troisième, le quatrième ou le cinquième exportateurs d’armes dans le monde.

     François Hollande aime bien faire la tournée des popotes et des marchands-d’armes-qui-créent-des-emplois. Chez Thalès, le géant de la communication militaire, il se réjouit : « Vous êtes la réussite et l’espoir ». Sur le Charles de Gaulle, il félicite les troupes dont les performances sont autant d’arguments de ventes. Tant pis pour les populations arabes et africaines ainsi sacrifiées sur l’autel de l’inversion de la courbe du chômage.

     Les impérialistes de l’Occident font la guerre pour la démocratie, mais ils vendent la guerre aux dictatures. Il faut que les affaires tournent. Pendant qu’on amuse la galerie avec le terrorisme, l’islamisme, la burkha, la liberté sacrée, Lafarge a dit-on payé son impôt à Daesh pour continuer à produire en Syrie, Publicis (détenu en partie par Madame Badinter) passe un contrat juteux avec l’Arabie saoudite pour l’aider à rendre son image plus plaisante, Qosmos6 a vendu des technologies de surveillance de masse à la Libye et à la Syrie, la France a vendu des armes à Damas pendant des années, et a aujourd’hui pour grand client l’Arabie saoudite. D’ailleurs, c’est dans ce pays que le voyageur de commerce Hollande a fait le plus de visites officielles pendant son quinquennat. Il faut dire que ce grand pays de liberté est aujourd’hui le premier acheteur d’armes au monde !

     Plus que jamais, « combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire »

     Oui, plus que jamais, il nous faut combattre la toile d’araignée que les dirigeants du pays sont en train de tisser pour contrôler la population et la faire se tenir tranquille.

     En haut, 21 milliardaires détiennent autant de richesses que les 40% les plus pauvres de la population française7. En haut, vous pouvez être reconnus coupables sans craindre la moindre sanction pénale. Policier, vous pouvez rester impunis après les crimes racistes. Pour les autres, la répression et souvent la justice frappent. Elle frappe ceux qui se lèvent pour défendre leur emploi, pour organiser l’aide aux réfugiés, pour lutter contre les lois antisociales, etc. Aujourd’hui, plus de 1700 militants sont inculpés en raison de leurs activités notamment lors des derniers mouvements ou pour « délits de solidarité » aux migrants.

     Les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence cherchent un effet de peur qui paralyse la population. La militarisation des esprits est recherchée par la mobilisation d’une part croissante de la population dans divers dispositifs. La Réserve citoyenne de l’Éducation nationale, lancée le 12 mai 2015, est présentée comme une « armée de fantassins de la République » chargée de faire vivre les valeurs de la République à l’école. Le protocole Armée/Ecole signé l’été dernier prévoit qu’elle peut coordonner ses activités avec la Réserve citoyenne de défense et de sécurité, composée de volontaires civils présentés comme des « ambassadeurs de l’Armée ». Il faut y ajouter la Réserve locale à la jeunesse et à la citoyenneté, aussi des « ambassadeurs de l’Armée » mais cette fois auprès des jeunes issus des « quartiers sensibles ». Créée en 2003, elle fait désormais partie, voyez-vous, du plan « égalité des chances »…

     L’opération Sentinelle mobilisant 10 000 militaires qui patrouillent sur le sol national à tous les coins de rue, l’Armée, en manque d’effectifs en raison de ses multiples théâtres d’opération, fait de plus en plus appel à la Réserve militaire de premier niveau. Composée de volontaires civils (qui souscrivent un engagement auprès de l’Armée), cette réserve fait partie désormais de la Garde nationale8 créée en octobre 2016, un des derniers cadeaux du président Hollande.

     Ainsi, peu à peu, sont construits des dispositifs qui, appuyés par une propagande ultra-sécuritaire, seront prêts à l’emploi contre le peuple qui se lève. Ainsi est appliquée la nouvelle doctrine très clairement exposée par le chef de l’Etat-major des Armées, le général de Villiers : sécurité extérieure et sécurité intérieure doivent se conjuguer pour défendre la démocratie9. Ainsi, la liberté empêchée là-bas à coup de bombes sera ici entravée à coup de décrets, d’opérations de police, d’état d’urgence. Valls l’a dit à la Chambre le 19 novembre 2015 : pour garantir la sécurité, certaines libertés pourront être limitées.

     Défaire les arguments des bellicistes

     Le premier argument désigne un ennemi aussi indiscutable qu’inconsistant : le terrorisme. La guerre mondiale contre un tel adversaire présente le double davantage d’être sans limite de durée ni de territoire. Elle confère une légitimité a priori et sans fin à l’interventionnisme. Inutile de s’étendre sur ce point. Cet argument démontre son efficacité sur une partie de l’opinion, ce qui, hélas, conduit certains militants et certaines organisations à baisser la garde de peur de « ne pas être compris d’une population indignée par les attentats ». Nous sommes encore loin de la réaction du peuple espagnol qui, au lendemain des attentats de Madrid du 11 mars 2014, avait condamné la responsabilité du gouvernement Aznar et de son intervention militaire au Moyen-Orient (en Irak en particulier), et en avait imposé le terme.

     L’autre argument de la propagande belliciste est plus ancien mais tout aussi redoutable : il consiste à rallier l’opinion à sa guerre propre en dénonçant la sale guerre de l’adversaire. Des campagnes d’indignation contre les horreurs de la guerre (que l’on feint de découvrir, tout d’un coup) sont régulièrement lancées pour détourner l’attention de l’objectif principal : lutter contre notre propre impérialisme.

     Or, il est difficile de faire vivre cette ligne fondatrice dans un pays où il n’est pas de tradition de prôner le « défaitisme révolutionnaire » (c’est-à-dire de souhaiter la victoire des peuples et des Etats opprimés, dépendants, lésés dans leurs droits, sur les grandes puissances oppressives, esclavagistes, spoliatrices). Il est difficile de saisir les conséquences des interventions militaires extérieures dans la métropole même, dans tous les domaines, économiques et politiques. Il n’est pas aisé de comprendre que le racisme, qui est le produit du colonialisme, est aussi à la base du système politique en France même10. Il est difficile de tenir cette ligne quand les ennemis de notre impérialisme ne sont pas pour autant nos amis, et se livrent eux aussi à ces massacres qui sont la marque des guerres modernes.

     Nous nous exprimons depuis une vieille métropole colonialiste qui pendant un siècle a bombardé11 et passé au lance-flamme les populations d’Afrique et d’Asie, nous parlons depuis le camp de l’impérialisme occidental, qui depuis 1991 a fait environ 1,5 millions morts civils au Moyen-Orient, le seul embargo contre l’Irak (après 1991) étant selon l’ONU responsable de la mort de 500 000 enfants.

     Si nous sommes indignés par les morts du Bataclan et des rues de Paris – « nos morts » -, nous ne réclamons pas qu’on aille bombarder les terroristes en Afghanistan ou en Irak. Si nous sommes meurtris par les bombardements d’Alep, nous ne réclamons pas d’aller « bombarder les bombardements » comme le propose BHL12.

     Toute indignation purement morale contre les horreurs de la guerre, lancée indistinctement, conduit inéluctablement, tôt ou tard, à soutenir l’intervention de notre propre impérialisme, parce que précisément nous sommes au cœur de ce monstre. Jaurès fut assassiné parce que, pour les patriotards de l’union sacrée, en s’opposant à la guerre il se faisait l’ami des « boches qui coupaient la main des enfants »

     Les bombardements perpétrés par le camp occidental à Mossoul, à Ramadi13, au Yemen14, mais aussi sur les quartiers ouest d’Alep doivent être rappelés, d’autant que les médias en parlent pas ou peu. Mais nous ne pouvons nous contenter d’opposer un bombardement à un autre. Il faut sans cesse ramener en avant les responsabilités des dirigeants nord-américains et français, non seulement parce que cet impérialisme constitue notre adversaire direct, mais aussi parce qu’il se trouve que, pour l’instant, c’est le camp le plus belliqueux, celui qui porte la guerre au Moyen-Orient et partout dans le monde.

     Nous ne pouvons ignorer en effet que ce sont les Etats-Unis (et leurs alliés dont la France) qui ont amené la guerre au Moyen-Orient, qui y ont aboli les frontières15 et déclaré ouverts ces territoires pour leurs avions, leurs tanks, leurs mercenaires. Nous ne pouvons ignorer la difficulté que rencontrent les Etats-Unis pour atteindre leurs objectifs de contrôle de ces pays, parce qu’elle les rend encore plus belliciste et dangereux. La superpuissance étasunienne n’a toujours pas résolu le problème posé par la défaite cuisante que les Vietnamiens lui ont infligée en 1975. Les solutions d’invasion partielle16 (Afghanistan en 2001, Irak en 2003) ont échoué. Celles des bombardements sans invasion (Lybie et Syrie) également. La défaite des Etats-Unis en Syrie aura des conséquences majeures.

     C’est pourquoi nous devons garder la tête froide devant les injonctions reçues d’ici ou de là. La frontière entre « amis » et « ennemis » est très mouvante. Cela a toujours été le cas, et de cela nous devrions tirer argument pour exiger la fin immédiate des interventions françaises et le retrait total des troupes françaises hors du sol national.

     Le carrousel des amis d’un jour tourne sans fin à l’Elysée ou à la Maison Blanche. Mais nous, les anti-impérialistes, ne sommes évidemment jamais du bon côté !

     Ainsi fûmes-nous les agents de Saddam Hussein, alors que ce dernier avait été armé jusqu’aux dents par les USA et la France pour attaquer l’Iran, puis les agents de Ben Laden, un ex de la CIA (et dont la richissime famille fut gentiment conduite dans un avion spécial pour s’échapper des Etats-Unis au soir du 11 septembre), puis ceux de Milosevic, qui pourtant était loué pour son opposition à son voisin communiste et sa propension à faire du Deutschemark la monnaie nationale, puis de Kadhafi, dont Sarkozy avait à l’Elysée léché la main (apparemment pleine de dollars) et qui fut mobilisé pour « gérer les flux migratoires » en Méditerranée, puis de Bachar el-Assad, qui fut invité par Sarkozy au défilé du 14 juillet 2008 (avec Ben Ali et Moubarak), en remerciement de sa « nouvelle politique économique » (qui répondait enfin aux injonctions du FMI, et qui provoqua en Syrie une aggravation des inégalités expliquant en partie les soulèvements de 2011)17.

     C’est vertigineux ! Et les anti-impérialistes devraient battre leur coulpe, passer leur temps à signer des pétitions contre Poutine et à manifester devant l’ambassade de la Russie ou de l’Iran – alors que rien ne se passe à la Concorde devant celle des USA, et que seuls des flics encagoulés et armés défilent devant l’Elysée, où chaque lundi Hollande réunit son comité militaire pour surveiller les interventions françaises.

     Au plan mondial aussi les lignes bougent. La guerre commerciale entre les grands groupes (et donc, en fin de compte, entre les grandes puissances) fait rage, les tensions s’exacerbent pour contrôler les terres agricoles, les sources de matières premières, les voies d’approvisionnement, les marchés où vendre et investir, sur fond de crise de la profitabilité. Comme toujours, « l’argument » des armes est le plus frappant et finit par être lourd de menace pour la paix mondiale.

     Mais il faut reconnaître que dans cette lutte acharnée, le camp le plus belliciste est celui des Etats-Unis. Que l’on regarde ou non la Russie ou la Chine avec des yeux doux, il reste un fait criant : pour l’instant seuls les Etats-Unis ont intérêt à la guerre, parce qu’eux seuls visent l’hégémonie mondiale.

     Les faits sont multiples. Par exemple, l’extension au monde entier des centres de commandements militaires US, avec la création en 2002 de l’USNORTHCOM (qui comprend entre autres le Canada et le Mexique) et en 2007 de l’USAFRICACOM pour l’Afrique (et dont les infrastructures militaires les plus développés sont à Djibouti, en collaboration avec la France). Par exemple, l’envoie de 4000 soldats en Pologne (inédit depuis la fin de la « guerre froide »), ou la vente par la France de sous-marins à l’Australie pour encercler la Chine, ou encore, dans ce même but, les projets de doter le Japon de l’arme nucléaire.

     Les changements de pied des nouveaux dirigeants US, qui veulent adoucir leurs relations avec la Russie dans le but de la séparer de la Chine, ne sont pas de nature « pacifique », car ils indiquent un surcroît de tension avec la puissance chinoise. Trump a clairement déclaré que son protectionnisme ne signifie nullement un repli de la puissance américaine sur elle-même. First America signifie first America partout dans le monde. D’ailleurs, à la veille de son investiture, Trump a déclaré vouloir « renforcer à grande échelle l’armée américaine », qu’il juge affaiblie18.

     C’est pourquoi, plus que jamais, nous devons combattre les alliances bellicistes et en particulier exiger le retrait de la France de l’OTAN.

     Poursuivre la réflexion et l’action

     Le Collectif Ni guerres ni état de guerre a élaboré voici bientôt un an une plate-forme clairement anti-impérialiste qui cimente son unité et oriente son action et sa réflexion. C’est pourquoi les nuances entre ses membres (et parfois les divergences), la différence de leurs « statuts » (individus, organisations politiques ou syndicales, associations) peuvent ne pas constituer des obstacles, mais au contraire rendre possibles les échanges et, par conséquent, la progression de nos arguments et la multiplicité de nos interventions.

     Ce que nous avons réalisé depuis un an est tellement modeste au regard de ce qu’il faudrait construire pour nous opposer à la guerre, au racisme, aux oppressions ! Mais ce Collectif si jeune, si peu nombreux, a su répandre ses idées dans la rue (forum à Stalingrad, action commune avec Survie contre l’intervention et l’aide aux dictateurs de l’Afrique, participation à toutes les manifestations du printemps ainsi qu’à Nuit debout, participation à la semaine anticoloniale et antiraciste, rassemblement contre les bombardements de Mossoul), dans des colloques ou meetings (avec Survie, avec les organisations décoloniales, à Education populaire, etc.), dans des émissions de radio… Le Collectif a organisé de nombreuses conférences-débats qui ont nourri sa réflexion, augmenté sa capacité d’argumenter, élargi son audience.

     Un premier pas a été fait dans l’expression du Collectif avec la sortie du bulletin n°1 et la préparation d’un nouveau site web. Mais il y a tant à faire encore !

     Devant l’immensité de notre tâche, nous ne pouvons que conclure ceci : le Collectif offre un cadre unique et précieux pour construire enfin le mouvement antiguerre et anti-impérialiste à la hauteur des enjeux. Toutes celles et tous ceux qui veulent y participer peuvent le faire, ils peuvent s’approprier le collectif comme leur instrument, comme notre instrument commun pour :

     . exiger l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ;

     • dénoncer le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ;

     • combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;

     • soutenir le droit à l’autodétermination des peuples, apporter sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation

     22 janvier 2017

     1 Voir Le Monde des 8-9 janvier 2017, « Le manque de moyens des armées augure de graves difficultés dans l’avenir »

     2 Dans un langage de soudard, Le Monde du 26/10/2016 souligne les postures martiales du président « qui en a ». Affirmatif !

    3 Il est vrai que, ministre de la Justice pendant la guerre d’Algérie, il s’était rendu célèbre en 1955 par ce mot : « La seule négociation, c’est la guerre 

    4 Contrairement à d’autres pays comme le Royaume-Uni, les USA, la Turquie… le Parlement français n’a pas son mot à dire au moment de l’engagement des troupes dans une opération extérieure. Il doit ensuite voter au bout de quatre mois pour en confirmer la nécessité : ce qu’il a toujours fait, avec quelques rares abstentions

     5 Voir notre participation au meeting du 26 novembre 2016.

     6 Voir le témoignage : https://www.youtube.com/watch?v=qbX10QrTY8k&feature=youtu.be

    7 A l’échelle du monde, huit milliardaires détiennent autant que la moitié de la population mondiale. Au passage, notons ceci : dès que nous dénonçons telle ou telle vérité qui fâche, nous sommes souvent accusés de « complotisme ». Mais peut-on imaginer qu’une telle échelle d’inégalités puisse se construire et se maintenir sans comploter nuit et jour ? L’énorme corruption de toutes les élites et de leurs petits larbins en est un témoignage saisiss

     8 La Garde nationale regroupe les autres réserves proprement militaires. Elle disposera d’un effectif de 72 000 personnes en 2017.

     9 Voir par exemple sa tribune publiée dans Le Monde du 20 janvier 2016.

     10 Puisque l’apparition, puis la domination du capitalisme en France même est indissociable du colonialisme (comme d’ailleurs de la guerre, responsable de la dette publique et donc de la puissance financière des banques).

     11 Damas fut plusieurs fois bombardée par la France mandataire, pour réprimer les révoltes populaires.

     12 Le Monde du 17 décembre 2016.

     13 Voir Hélène Sallon, « Ramadi, ville martyre puis abandonnée », Le Monde du 7 septembre 2016.

     14 Où l’Arabie saoudite se livre à des massacres :

    voir https://www.mediapart.fr/journal/international/060117/yemen-la-guerre-occultee.

     15 Daesh a beau diffuser des vidéos hollywoodiennes sur sa destruction des frontières Sykes-Picot, il y a longtemps que l’impérialisme a effacé ces lignes qu’il avait lui-même tracées à l‘époque des mandats.

     16 Concentration des troupes dans des forteresses et sous-traitance de l’invasion à des mercenaires.

     17 Rappelons aussi qu’au moment de l’instauration du Nouvel ordre mondial, en 1990, l’URSS s’est ralliée à la coalition formée par les Etats-Unis contre l’Irak, composée de 34 Etats qui y ont envoyé des soldats, dont notre ami el-Assad (le père) avec 20 000 hommes.

     18 Le coût de la modernisation programmée de l’arsenal nucléaire est estimée à mille milliards de dollars.

    • combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;

    • soutenir le droit à l’autodétermination des peuples, apporter sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation

    22 janvier 2017

     


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