• Un CRS témoigne : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire

    Parmi les forces de l'ordre, il en est qui n'approuvent pas certains directives abusives de la haute hiérarchie. Tandis que d'autres seraient prêts à tabasser père et mère sans distinction. La formation et le recrutement des policiers peut souvent laisser à désirer puisqu'il s'agit avant tout de répondre à des objectifs destinés à maintenir le peuple dans la soumission !

    Le mouvement des gilets jaunes, qui pourtant est le reflet du mécontentement général, montre le nombre incroyable de bavures policières. Des enfants gazés, humiliés dans les collèges, des vieux chargés et blessés sans le moindre respect, alors qu'ils manifestent pacifiquement.

    La France ne donne pas une bonne image du pays qui se dit être celui des droits de l'homme. Alors des témoignages comme celui de ce CRS, on en redemande !

    Gaulois.      

     

    Publié le 7 décembre 2018 par FSC

    SOURCE : L'Humanité

    « IL Y A LA VOLONTÉ QUE LES COLLÈGUES SE LÂCHENT »

    Vendredi, 7 Décembre, 2018

    Le mouvement des gilets jaunes ébranle les forces de police. Certains fonctionnaires, comme Martin, CRS, ont décidé de se mettre en arrêt maladie pour ne plus se sentir du mauvais côté de la barricade.

    Martin (1) est CRS depuis de nombreuses années. Des manifestations et des interventions parfois violentes, il en a connu un nombre incalculable. Malgré des conditions de travail difficiles et des doutes occasionnels, il a toujours appliqué les directives avec discipline et obéissance, comme le veut la profession. Mais la réponse policière aux manifestations de ces dernières semaines ordonnée par le ministère de l’Intérieur l’a tellement écœuré qu’il a préféré se mettre en arrêt maladie pour ne plus cautionner cette répression aveugle. « Je ne me voyais pas taper sur des gens qui n’ont rien fait. L’usage de la force est censé être proportionné. Même si ce terme est subjectif, ça veut dire qu’on n’a pas le droit de tout faire. Or, quand on nous dit de gazer sans sommation des lycéens qui manifestent pacifiquement, c’est un ordre illégal. Dans le mouvement des gilets jaunes, ce ne sont plus des groupes de casseurs bien identifiés qu’on a en face de nous, c’est le peuple : des gens qui ont un réel combat ou même qui se retrouvent en situation de légitime défense face à la police », s’insurge-t-il.

    « On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même violence sociale... »
    D’après lui, il y a une réelle volonté politique de jeter de l’huile sur le feu. « Quand on voit dans les comptes rendus opérationnels le nombre de lacrymos ou de Flash-Ball utilisés, on est à des niveaux exceptionnels, alors qu’on a vécu des manifestations beaucoup plus dangereuses pour nous où on avait interdiction d’utiliser les lanceurs de balles de défense (nom officiel du Flash-Ball – NDLR) », affirme-t-il. « Et ça, ce sont des décisions qui viennent du ministère de l’Intérieur », souligne-t-il. En parallèle, « aucune consigne de mesure n’est donnée aux CRS, contrairement à d’autres manifestations où on nous met la pression. Là, il y a une volonté que les collègues se lâchent », estime-t-il. D’autant que l’état physique des fonctionnaires de police n’arrange pas vraiment les choses. « Quand on doit se lever à 2 heures du matin pour rejoindre sa compagnie à 3 heures et être sur les Champs-Élysées de 7 heures du matin à 22 heures, c’est sûr qu’on est épuisé et qu’on n’a plus le même discernement ni le même self-control », rappelle-t-il.

    Et ce n’est pas la prime promise par Emmanuel Macron qui suffira à apaiser les tensions. « Tous les collègues auxquels j’en ai parlé se sont sentis insultés. On l’a ressenti comme si c’était un susucre qu’on nous donnait pour qu’on ferme notre gueule et qu’on aille faire le sale boulot », lâche-t-il. D’après lui, le mouvement des gilets jaunes a fait naître des débats inédits dans sa compagnie. « Certains taperaient sur père et mère si on leur en donnait l’ordre. Mais il y a une vraie crise existentielle pour d’autres. On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même violence sociale en termes de salaire, et on est doublement victimes de l’autoritarisme de l’État parce qu’en plus c’est notre patron et qu’on est muselés », souligne le fonctionnaire, qui a observé plusieurs arrêts maladie dans sa compagnie ces derniers jours. « Il ne manque pas grand-chose pour que les flics refusent de retourner en manif la prochaine fois », estime-t-il.

    Concernant le revirement annoncé dans la stratégie de maintien de l’ordre mise en place par la préfecture de police de Paris – d’un dispositif plus statique samedi dernier à celui prévu comme plus mobile et offensif pour ce samedi –, Martin estime qu’il s’agit là d’une « décision politique habituelle ». « C’est ce qui a été fait lors des dernières manifestations contre la loi travail ou le 1er Mai : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire, et la fois d’après on y va fort parce que l’opinion publique attend une réaction de répression policière. »

    (1) Le prénom a été modifié.

    Aya Lafargue

     


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  • Mastodonte des mers  

    Cet éditorialiste a tout-à-fait raison, comment peut-on accepter un tel gigantisme sur les océans ! Tout ça pour transporter des gadgets tous aussi inutiles fabriqués par les esclaves de l'extrême orient et pour le bon plaisir des occidentaux. Le monde marche sur la tête !

    Gaulois.

     


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  • Linky, la nouvelle déroute…!

      http://refus.linky.gazpar.free.fr/mensonges-decodeurs.htm 

     

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    Particuliers et communes, nous
    pouvons refuser les compteurs
    communicants Linky, Gazpar et "eau"

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    Novembre 2018

     

    Linky : la nouvelle déroute des
    "Décodeurs" du Monde et des
    "News-checkeurs" de Libération
     

     

     

    Les "Décodeurs" et autres "News-checkeurs" forment une nouvelle race de journalistes, des super-héros prétendant dire ce qui est vrai et ce qui est faux, chasser les "fake-news", rétablir la vérité et donner à tout le monde des leçons d'éthique et de morale. Or leurs contributions au débat sur les compteurs communicants Linky suffisent à démontrer qu'ils sont eux-mêmes vecteurs de désinformation, de lourdes erreurs et même de censure.  

    Déjà prise la main dans le sac, la Décodeuse du Monde vient respectivement de consacrer au compteur Linky une série de 5 articles bâtis sur le principe des "questions/réponses". Elle aussi prise en flagrant délit de tromperie en faveur du Linky, la News-checkeuse de Libé rajoute une seule nouvelle désinformation.  

     

    Voici les plus graves erreurs relevées dans ces articles. 

      

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    1) Les "Décodeurs" du Monde 

      

    Question : Peut-on refuser l’installation d’un compteur Linky ? 

    Réponse des Décodeurs : Non 

    La réalité : tous les jours, partout en France, de nombreuses personnes refusent les compteurs Linky. On peut, comme le font les communicants de l'industriel Enedis, accuser ces gens d'être des "complotistes" ou des "arriérés", mais le fait est qu'ils refusent les compteurs Linky et que la réponse des décodeurs est donc objectivement un mensonge. D'ailleurs, l'article finit par prétendre qu' "à la fin du programme de déploiement, les usagers qui auront refusé un compteur Linky devront sans doute payer la relève manuelle de leur consommation", ce qui est bel et bien l'aveu qu'il est possible de refuser le compteur Linky et que ce refus est même pris en compte par les autorités. Bien noter que cette facturation est plus que virtuelle et, en cas de mise en place, serait immédiatement attaquée en justice (cf plus bas).  

     

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    Question : le compteur Linky a-t-il déjà causé des morts ? 

    Réponse des Décodeurs : Non 

    La réalité : les Décodeurs n'en savent RIEN, le minimum d'honnêteté et de déontologie serait de le reconnaître plutôt que de prendre fait et cause pour la version des autorités. Pire, les décodeurs qualifient de "hoax" (canular) mon article du 12 mars 2018 qui dénonce "Le premier mort du Linky". Je ne demande pas aux Décodeurs de prendre fait et cause pour mon point de vue mais de traiter avec impartialité le dossier. 

    Or, ils s'alignent à nouveau sur la version des autorités (totalement partisanes puisque promouvant le Linky), sans même s'interroger sur les incroyables contradictions des versions avancées : selon l'Est Républicain du 8 mars, "le compteur électrique fondu témoignait d’un important dégagement de chaleur" mais, par communiqué, Enedis prétend que "Le compteurs Linky est parfaitement intact" et, pour sa part, l'expert (dont on ne sait qui il est ni par qui il est envoyé) affirme que le compteur serait un modèle ordinaire et non un Linky ! Pourtant, pas de quoi susciter le moindre questionnement journalistique chez les prétendus "Décodeurs"… 

      

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    Question : les compteurs Linky provoquent-ils des incendies ? 

    Réponse des Décodeurs : Pas directement mais… 

    La réalité : On remarque les efforts ridicules des Décodeurs pour ne pas donner la seule réponse possible : OUI. Notons d'abord qu'il est très possible que les Linky provoquent des incendies "directement", c'est-à-dire en prenant feu eux-mêmes : affaire à suivre. Mais par contre, il est sûr et certain que les Linky génèrent des incendies dans les circuits électriques de nombreux logements. Pour les gens qui voient leur habitation partir en fumée, voire qui y laissent la vie, peu importe que le Linky cause l'incendie directement ou "indirectement"… 

    Par ailleurs, laissant croire qu'ils ont eux-mêmes enquêté, les Décodeurs font enfin référence à l'affaire Promotelec, que j'ai mise en exergue depuis des mois et sur laquelle je les interpelés. Mais, en mission pour sauver le soldat Linky, les Décodeurs se gardent bien d'évoquer la censure par Promotelec de sa propre alerte : la phrase "dans les cas où les sections de câbles ne sont pas adaptées aux nouveaux réglages, des accidents (feu) peuvent se produire le jour où le particulier fait la demande auprès d'Enedis d'augmenter la puissance de son compteur à distance" a été retirée du site le 25 mai, en même temps qu'un communiqué dénonçait une prétendue "désinformation" de ma part. Mais de cette censure véritablement criminelle, les "Décodeurs" ne parlent pas, ni directement ni indirectement… 

     

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    Question : Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ?  

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    La réalité : de nos jours, RIEN n'est sécurisé, les systèmes supposés être les plus inviolables sont tôt ou tard visités, les données détournées, etc. La réponse des Décodeurs relève donc de la plus pure propagande, pour le plus grand plaisir de l'industriel Enedis. 

    Par ailleurs, les Décodeurs prennent une fois encore pour argent comptant les affirmations des promoteurs du Linky : "Aucune information personnelle n’est transmise (…) Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d’énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement." Il s'agit là de belles promesses pour "rassurer" les habitants… le temps que les Linky soient installés. Mais l'idée que ces promesses puissent ensuite être balayées n'est pas arrivée jusqu'aux cerveaux des Décodeurs, piètres enquêteurs… 

     

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    Question : Linky fait-il exploser la facture d’électricité ? 

    Réponse des Décodeurs : Normalement non (sic !) 

    La réalité : confrontés aux dérives du compteur Linky, les Décodeurs utilisent le mot "normalement" pour ne pas avoir à écrire que, effectivement, le Linky fait souvent exploser la facture d'électricité : les exemples sont légion. Avec un tel subterfuge, on peut éviter de dire la vérité sur n'importe quel sujet. Par exemple : "Les décodeurs racontent-ils n'importe quoi ? Normalement non."  

     

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    Question : Avec Linky, faut-il souscrire un abonnement plus cher ? 

    Réponse des Décodeurs : Normalement non (re-sic !) 

    La réalité : même subterfuge que ci-dessus. La réalité est que d'innombrables usagers, une fois dotés du Linky, voient leur installation disjoncter continuellement et sont obligés de prendre un abonnement plus cher. Comme le disent les Décodeurs, ça ne devrait pas arriver… "normalement". Mais c'est pourtant le cas. 

     

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    Question : Les coûts d'installation des Linky seront-ils répercutés sur les clients ? 

    Réponse des Décodeurs : On ne sait pas 

    La réalité : Les "Décodeurs" sont donc les seuls à ne pas savoir. En effet, la distribution de l'électricité et le comptage des consommations sont payés par nos factures, donc les coûts d'installation des Linky sont nécessairement répercutés sur nous (les clients). D'ailleurs, ne craignant ni de se contredire, ni de se ridiculiser, les Décodeurs font référence au rapport de la Cour des comptes qui explique que le programme Linky va rapporter beaucoup d'argent à Enedis au détriment des usagers, mais la conclusion de nos fins limiers reste "On ne sait pas". Ils ne savent pas grand-chose … 

     

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    Question : Linky facilite-t-il la production d'énergie décentralisée ? 

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    La réalité : Ne prenant même plus la peine de faire semblant d'être neutres, les décodeurs se font dithyrambiques : "C’est typiquement pour ce genre de consommateurs [ceux qui installent des énergies renouvelables] que le projet Linky a été conçu." En réalité, Linky a été conçu pour deux business gigantesques : le Big data (les données sur nous et sur nos vies) et les objets connectés.  

    De plus, il est totalement faux que le Linky "facilite la production d'énergie décentralisée" : il n'a aucune influence sur cette production. Il est par contre exact que, jusqu'alors, il fallait installer deux compteurs (ce qui fonctionnait et fonctionne toujours très bien) et que le Linky, lui, marche dans les deux sens. Mais, une fois de plus, l'idée n'est pas arrivée jusqu'aux cerveaux des Décodeurs qu'Enedis aurait très bien pu fabriquer un compteur non communicant fonctionnant dans les deux sens…

     

     

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    Question : les linky seront-ils obsolètes après dix ans ? 

    Réponse des décodeurs : Normalement non 

    Question : les anciens compteurs sont-ils recyclés ? 

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    En réalité : exploit des décodeurs qui, malgré deux questions/réponses sur le sujet, parviennent à éviter LE sujet qui fâche : détruire 35 millions de compteurs en parfait état de marche est un véritable crime environnemental. Encore heureux que ces compteurs soient recyclés, mais la réalité est qu'il fallait les laisser en place. C'est en particulier le cas des compteurs électromécaniques dont certains ont 50, 60 voire 70 ans et tournent encore comme des horloges. Mais voilà, ces compteurs ne nous surfacturent pas et ne nous espionnent pas… et c'est bien pour cela qu'Enedis a décidé de les détruire. Ce qui ne semble pas gêner les Décodeurs, tout émerveillés que ces compteurs soient recyclés : il reste beaucoup à faire pour la défense de l'environnement… et pour le journalisme. 

     

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    NB : pour faire bonne mesure, les "décodeurs" ont choisi de promouvoir : 

    - le site POAL, animé par des imposteurs dont le seul but est de vendre très cher de prétendus filtres... qui ne stoppent absolument pas les ondes. Qui plus est, ce site est mis à jour en pillant le mien (en accès totalement libre et où l'on ne vend rien) ce qui fait qu'il n'est question que de 700 commune refusant les Linky alors qu'on est en réalité à plus de 800 (cf http://refus.linky.gazpar.free.fr ) 

    - l'UFC Que Choisir, présentée comme opposée au Linky alors que ses dirigeants demandent au contraire "l'amélioration du programme Linky" et ont été pris la main dans le sac à collaborer avec Enedis, décision de justice à l'appui.  

     

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    2) Les "news-checkeurs" de Libération 

      

      

    Question : Combien va coûter la relève des compteurs pour les anti-Linky ? 

    Réponse de la fact-checkeuse : Avec la mise en place des nouveaux compteurs Linky d'Enedis, la relève de la consommation chez les clients réfractaires va devenir payante (…) 

    La réalité : engagée dans une véritable croisade pro-Linky, la "journaliste" (plus sûrement lobbyiste d'Enedis), n'en finit plus de reprendre mot pour mot les arguments de l'industriel. Or, s'il est évident qu'Enedis et ses alliés - comme la déplorable Commission de régulation de l'énergie (*) - souhaitent "punir" les citoyens courageux qui auront réussi à échapper au Linky, la mise en place d'une telle facturation est à ce jour virtuelle.  

    D'abord, elle est à ce jour juridiquement impossible dans la mesure où la relève de la consommation est payée par une partie de nos factures : on ne peut faire payer deux fois la même prestation. Par ailleurs, si les textes ou la loi sont modifiés pour mettre en place cette facturation, des procédures en justice administrative seront immédiatement lancées pour faire annuler ce scandale : avant de faire payer les "anti-Linky", il faudrait déjà montrer en quoi un usager sans Linky coûte plus cher qu'un "linkysé" : à notre avis, vu le coût exorbitant du programme Linky et les nombreuses déconvenues techniques déjà de mise, c'est plutôt l'inverse qui est vrai. 

    Probablement habituée à se coucher face à l'adversité, elle semble totalement incapable d'envisager, même sous forme d'une simple hypothèse, que les courageux citoyens qui refusent le Linky puissent échapper à la "punition" promise par Enedis. Et dire que, à une époque, Libé était un journal soutenant la résistance des citoyens face à l'arbitraire… 

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    3) Morts du Linky : quelle responsabilité pour les "décodeurs" et autres "news-checkers" ?

     

    De façon étrangement similaire, la "décodeuse" du Monde et la "checkeuse" de Libération affirment comme une vérité absolue que le Linky n'a tué personne, alors que rien ne permet d'être ainsi affirmatif. Le minimum d'honnêteté leur commande pourtant de reconnaître qu'en fait elles n'en savent rien : recopier la position d'Enedis et des autorités n'est pas du journalisme.

     

    Mais le pire est que l'une comme l'autre refusent obstinément et sans raison valable, malgré mes suggestions, d'évoquer la censure par Promotelec de sa propre alerte aux risques d'incendies en cas de pose du Linky. Est-ce parce que cette affaire contredit la position des autorités… et des deux journalistes ?

     

    Il se trouve que l'information censurée permet précisément d'estimer que le Linky tue et, si ce n'est encore le cas, qu'il va inévitablement tuer : probablement sous pression d'Enedis et EDF, Promotelec prend le risque de condamner des gens pour protéger les intérêts industriels du programme Linky.

     

    Ce véritable scandale est un sujet qui relève parfaitement de la mission des journalistes et, justement, la "décodeuse" du Monde et la "checkeuse" de Libération traitent du compteur Linky et des risques d'incendie. Des articles sur la censure de Promotelec pourraient à la fois avertir des usagers du risque qu'ils courent, mais éventuellement aussi contraindre Promotelec à rétablir son alerte et même à la diffuser largement.

     

    On peut donc estimer que, en refusant délibérément et de façon incompréhensible d'évoquer cette censure véritablement criminelle, ces journalistes se rendent co-responsables des futurs morts du Linky par incendie.

     

     

    Stéphane Lhomme

    Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)

    Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr 

     

     

     

    (*) La commission de régulation de l'énergie (CRE) est une de ces fameuses "autorités indépendantes" mises en place pour dédouaner les politiques des décisions impopulaires qu'ils ne veulent pas prendre. Par exemple, après des calculs "savants" (ie : totalement opaques), c'est la CRE qui annonce le niveau des augmentations du prix de l'énergie. Immédiatement, les politiques protestent pour "protéger le pouvoir d'achat", et imposent une augmentation moindre. Alors, les producteurs d'énergie saisissent le Conseil d'Etat qui donne automatiquement raison à la CRE, les usagers sont donc obligés de payer plein pot (avec rattrapage rétroactif !), pendant que le gouvernement explique qu'il n'y peut rien et que ce n'est donc pas de sa faute.

    La CRE est donc une instance anti-sociale, composée de parasites (au sens biologique du terme : ils vivent sur la "bête", c'est-à-dire nous les usagers) grassement payés avec notre argent pour nous trahir. On y trouve même une ancienne chargée de mission de Greenpeace qui préfère assurément remplir son compte en banque que de défendre les usagers…

     

     


    Rappel : 

    Incendies mortels causés par des Linky : crash des
    décodeurs / fact-checkeurs (Le Monde, Libé, Fr-Info)

     


    sommaire

     


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  •  

    La Macronie et la chasse

    Notre tant aimé président ne pouvait trouver mieux pour soigner son électorat qui, soulignons-le est au plus bas. Difficile de trouver pire à travers ces mesures facilitant la chasse et les dangers qui en découlent. Quand le chef de l’état et, bien entendu la classe politique en général affirment que les chasseurs sont les garants de la biodiversité, ils oublient de préciser que la majeur partie des animaux sont issus d’élevages et lâchés comme des assiettes de ball-trap pour le bon plaisir de ces fous de la gâchette.

    Il va sans dire que la régulation de la faune, si elle est absolument nécessaire et justifiée, n’a nul besoin des chasseurs.

    Gaulois

     

     

     

     

     

     


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  • Stage citoyenneté

     L'idée serait louable, mais la police n'a rien à faire ici. Les parents ne contrôlent plus leurs enfants et les abandonnent entre les griffes du pouvoir. Depuis l'ère Sarko, le formatage de la jeunesse est bien là, au nom d'un populisme dangereux pour la démocratie et la liberté !

     

     

     

     


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  • Choix de société

    Quand nous constatons de tels choix de société, nous ne pouvons qu'être bouleversés. Une telle ferveur délirante pour le foot-ball de haut niveau démontre à quel point les populations sont déconnectés de la réalité. Aveuglés par les manipulations de quelques uns qui s'enrichissent sur leur dos. Certains familles , empruntes de folie collective n'hésitent pas à se ruiner pour assister à de telles mascarades savamment orchestrées.  

    De toute évidence, chacun trace sa route, pas sûr de toujours bien choisir la bonne.

    Gaulois.


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  •  

    Ordination

     

     

    Ou est passé la loi 1905 concernant la séparation de l’église et de l’état ? La secte religieuse prend tout son sens à Chartres !

    Dans cette ville, il ne manque plus que les inquisiteurs, le bûcher pour brûler les sorcières locales.

    C’est pour quand la prochaine croisade ?

    Gaulois.

     

     

     


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  • Article mal présenté, mais qui garde toute sa signification


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  • Généralisation des bavures policières

     

    Les avocats et Reporterre dénoncent haut et fort la recrudescence de violences de plus en plus nombreuses. C'est tant mieux car lorsqu'il s'agit d'un simple citoyen, il n'est pas vraiment pris au sérieux.

    Les pitbull de la république frappent de plus en plus souvent, de plus en plus fort, entraînant souvent de graves séquelles, voir la mort. Ils sont le bras armé au service du pouvoir qui sert à museler toute contestation. Ce n'est pas nouveau, mais l'escalade a pris une ampleur inquiétante. 

    Comme je le dis souvent, le peuple mouton est gardé par des loups féroces.   

    Gaulois.  

    Les violences policières se généralisent, constatent les avocats de France

    12 juin 2018 Marie Astier (Reporterre)

      https://reporterre.net/Les-violences-policieres-se-generalisent-constatent-les-avocats-de-France

     

     

    Lors d’une journée de réflexion organisée par le Syndicat des avocats de France, de nombreux témoignages ont montré que les violences policières touchent en France de plus en plus de secteurs de la société : militants écologistes et sociaux, migrants, jeunes des quartiers populaires... Les réponses juridiques émergent peu à peu. Mais une prise de conscience de la société face à la « fabrique des monstres » est indispensable.

    Quelle est l’issue la plus probable d’une plainte déposée par une victime de violence policière ? Le non-lieu. Dur constat, pour des avocats. C’est pourtant sur celui-ci que s’est ouverte la journée de réflexion et d’échanges sur les violences policières, organisée par leur syndicat, samedi 9 juin.

    « Nous sommes dans un contexte d’urgence », a introduit Laurence Roques, présidente du Syndicat des avocats de France (SAF). « Il y a les migrants et les militants poursuivis au col de l’Echelle [Hautes-Alpes], la répression des manifestations, l’intervention militaire sur la Zad, les interpellations au lycée Arago... »

    Cette violence est-elle isolée ou systémique ? A quel moment l’usage de la force par les forces de l’ordre devient-il illégal ? Comment les avocats peuvent-ils y répondre, et en collaboration avec quels autres acteurs ? Voici quelques questions que s’est posé le syndicat, qui avait invité pour l’occasion militants, syndicalistes, associatifs, sociologues, « street médics », journalistes, victimes de ces violences. Devant une cinquantaine de personnes, la première table ronde a traité des opérations de maintien de l’ordre notamment lors des manifestations et sur les Zads, la seconde des violences policières dans les quartiers et contre les minorités.

    La lutte contre le terrorisme « a ouvert la voie à une doctrine de répression »

     De cette dense journée ressort d’abord une historicité de ces violences. Eric Beynel, du syndicat Sud Solidaires, se souvient des manifestations de 1986, et de la mort de Malik Oussekine. « Après il y avait eu une modification des doctrines, moins de tirs tendus de grenades, la dissolution de la brigade des voltigeurs », responsables de la mort de l’étudiant. Pourtant ces violences se poursuivent, puisque « à Calais et sur le littoral les violences contre les migrants sont documentées depuis les années 1990 », note de son côté Solenne Lecomte de la Cabane juridique. Hervé Kempf, rédacteur en chef de Reporterre et intervenant à cette journée, place un point de basculement au 11 septembre 2001, les attentats et la lutte contre le terrorisme ayant « ouvert la voie à une doctrine de répression ». Les violences policières qui ont d’abord frappé les quartiers populaires « se sont ensuite transférées dans d’autres zones de la société », observe-t-il. Les manifestations anti-G8 ou G20 ont aussi eu leur lot de répression, comme le note Billy, « street médic » depuis huit ans. Le médecin porte assistance aux blessés en manif’. « En 2011, à Nice, lors des manifestations anti-G20, c’est la première fois que j’ai vu autant de sang, de blessés dus à des grenades », se rappelle-t-il. Dans le monde de l’écologie, l’intervention César sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes en 2012 a fait date. Puis la répression des actions des militants climat lors de la COP 21 en 2015 à Paris a également marqué. « On était dans le contexte post-attentats de janvier et novembre, l’état d’urgence a servi à justifier la répression », dit Hervé Kempf.

    Vers une logique d’interpellations

     

    Hématome causé par un tir de flashball lors de l’intervention militaire sur la Zad en avril.

    « En France, on va à contre-courant du reste de l’Europe, qui s’oriente vers la désescalade », observe Claire Dujardin, avocate de la famille de Rémi Fraisse. « Selon les autorités, il y a de plus en plus de violences de la part des manifestants, mais ce n’est pas le cas, il n’y a pas d’augmentation du nombre de blessés chez les forces de l’ordre. En revanche elles sont en sous-effectif alors que leurs missions augmentent. Surtout, il y a une évolution d’une doctrine de maintien de la foule à distance vers une logique de corps à corps pour interpeller. »

     Claire Dujardin, avocate, et Laurence Roques, présidente du Syndicat des avocats de France : « La France va à contre-courant de l’Europe ».

    Une évolution confirmée, le 8 juin, par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb lui-même, lors de sa visite au centre d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne), où il s’est félicité que des officiers de police judiciaire soient « désormais insérés directement dans les rangs des unités de maintien de l’ordre ».

    Outre les gaz lacrymogènes, qui font bien plus que faire pleurer, particulièrement lors des expositions prolongées, plusieurs armes blessent voire mutilent lors des manifestations ou sur les Zads : LBD (lanceur de balles de défense), grenades à effet de souffle (la OF F1 a tué Rémi Fraisse, la GLI F4 a mutilé Robin Pagès et Maxime Peugeot), et grenades de désencerclement, liste Me Dujardin. « On les qualifie d’armes non-létales, mais c’est juste qu’elles sont en-dessous d’un certain seuil statistique de mortalité », précise Billy.

    Un lourd silence se fait dans la salle quand lui et une autre « médic » de la Zad décrivent les blessures des 330 personnes qu’ils ont prises en charge à Notre-Dame-des-Landes ces deux derniers mois : des morceaux de grenade de plus de deux centimètres logés à côté de la colonne vertébrale ou d’une artère vitale, des éclats multiples de grenades sur tout le corps, certains ne pouvant être retirés car logés dans des zones trop sensibles, des pertes de conscience, des tirs tendus de flash-ball touchant les yeux ou les parties génitales, provoquant d’impressionnants hématomes. « Je me suis sentie comme en zone de guerre, le 11 avril, le troisième jour des expulsions, quand après une charge très violente et des tirs de GLI F4 il y avait six personnes au sol dans un champ, et il fallait évaluer le niveau de gravité de chacun pour décider qui évacuer en premier. Là on a appris que les gendarmes avaient tout bouclé, alors qu’on avait quelqu’un à envoyer à l’hôpital. Les gendarmes ont retardé son évacuation », raconte Sarah, de l’équipe médic. Une atmosphère provoquant un stress post-traumatique : « Il y a des dizaines et des dizaines de personnes qui en rêvent encore, réagissent à la moindre explosion », ajoute la soignante.

    Même si de nombreux témoignages montrent que les gendarmes ont frappé en situation offensive plutôt que défensive, il est difficile de prouver que l’on sort de la légalité. Le constat des avocats est que très peu de textes régissent l’usage des armes. « Or s’il n’y a pas d’encadrement, il ne peut pas y avoir de problème ! » regrette Claire Dujardin.

    Harcèlement policier

    Les violences policières prennent une autre forme quand elles ciblent les migrants ou ont lieu dans les « quartiers ». Dans ces derniers, « les contrôles d’identité sont la porte d’entrée de la violence », relève Slim Ben Achour, avocat. D’après les chiffres cités, 10 à 12 millions seraient menés chaque année, et viseraient principalement les jeunes noirs et arabes : c’est le contrôle au faciès. Certains peuvent subir plusieurs contrôles d’identité par jour, être emmenés au poste une heure ou plus pour « vérification », être déshabillés, brutalisés, humiliés, certains de ces actes étant qualifiés d’agressions sexuelles par les avocats.

    Ce harcèlement présente des similarités avec celui subi par les migrants à Calais ou ailleurs. Les associations présentes (Gisti et Cabane juridique) décrivent les tentes lacérées, les gaz lacrymogènes à répétition, y compris sur la nourriture, les difficultés pour aller aux douches, les arrestations et les déplacements loin de leur lieu d’hébergement, les brutalités, la confiscation de papiers administratifs. Les militants portant secours aux exilés sont à leur tour visés, victimes d’amendes à répétition, d’insultes, de vérifications au poste voire de garde à vue pour « sois-disant » outrage aux forces de l’ordre.

    « Il y un phénomène de “propriété policière”, il y a des groupes et des espaces sociaux particuliers où la police se dispense d’obéir aux règles de droit », observe le sociologue Jérémie Gauthier. « Et ces pratiques ont lieu sur les personnes qui ont le moins de ressources pour les contester. »Solenne Lecomte parle elle d’« une culture de la violence ». Autrement dit, les violences policières ne sont pas le fait d’individus isolés mais sont systémiques. « Face à elles, il faut donc jouer collectif », poursuit-elle, lutter contre la « solitude de la plainte ». Ainsi, la Cabane juridique a déposé en 2016 une série de 54 plaintes d’exilés dénonçant des violences subies par la police.

    Mais rares sont les fois où elles aboutissent. Une exception est ce que les avocats appellent « le dossier du 12e arrondissement ». 18 jeunes avaient porté plainte contre des violences répétées de la part d’une brigade de police de leur quartier. Trois policiers ont écopé début avril de cinq mois de prison avec sursis chacun. « Le rôle de la presse a été déterminant », insiste Slim Ben Achour, qui a porté l’affaire. « Elle a obligé le procureur à faire comme s’il se saisissait du dossier. Il faut prendre à témoin la population. »

     

    Luce Fournier : « Un argument que l’on nous oppose est que puisqu’il n’y a pas de plaintes, il n’y a pas de violence. »

    Certains explorent d’autres voies. Luce Fournier porte avec le collectif Vigizad un dossier devant le Défenseur des droits. Cela consiste à lui apporter une série de témoignages et à lui demander d’enquêter sur les violations des droits ainsi dénoncées. Il peut rendre un rapport. « Un des arguments que l’on nous oppose souvent est que puisqu’il n’y a pas de plaintes, il n’y a pas de violences, raconte-t-elle. Cette procédure est une façon de les faire exister dans la langue de l’administration. L’autre intérêt est qu’il a accès aux rapports de la gendarmerie. La procédure est souple, rapide, collective. »

    C’est aussi la première étape avant une action plus offensive : il s’agirait de porter plainte devant le tribunal administratif. « On peut faire condamner le préfet qui a mené les opérations de maintien de l’ordre, et à travers lui l’Etat », explique la militante.

    Toujours côté juridique, Claire Dujardin, après le non-lieu dans l’affaire Rémi Fraisse, souhaite se tourner vers la Cour européenne des droits de l’homme. Elle a bon espoir : la France a récemment été condamnée à verser 6,5 millions d’euros de dommages et intérêts à un jeune homme devenu handicapé à la suite d’une interpellation musclée. Les tribunaux français l’avaient tous débouté.

    Enfin, la journée a été l’occasion d’évoquer des actions concertées et transdisciplinaires. Le collectif Désarmons-les prône la mise en place d’une expertise indépendante sur les armes de la police réunissant biologistes, avocats, médecins, militants, etc. Une campagne commune pour l’interdiction des grenades a également été évoquée. Celle de lutte contre le contrôle au faciès se poursuit. Une des actions originales est proposée par le collectif Quoi ma gueule : il s’agit de filmer les policiers lors des contrôles d’identité, chose que tout citoyen a le droit de faire.

    Autant de tentatives de ne pas laisser ces violences se dérouler en toute impunité, car, insiste Solenne Lecomte, toute la société est concernée : « On fabrique des monstres qui ne sont jamais sanctionnés et on espère que le jour où ils seront face à nous ils cesseront les coups. »




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  • Linky passe en force

    Mon commentaire se résume à ceci : nous sommes en dictature.

    Lecture à méditer

    Gaulois.

     

     


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  • Des générateurs de vapeur défectueux
    dans les centrales nucléaires françaises :
    délicieuse audience au Conseil d'Etat


    Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org
    Publication du mardi 29 mai 2018

     


     Lundi 14 mai 2018, saisi par l'Observatoire du nucléaire à propos des générateurs de vapeur défectueux en service dans le parc nucléaire français, situation aussi sidérante que dangereuse mais à laquelle personne (ou presque) ne semble porter attention, le Conseil d’État a organisé une "enquête à la barre".

    Il s'agit d'une procédure fort ancienne et tombée depuis longtemps en désuétude, mais "qui vit une nouvelle jeunesse, le Conseil d’État y recourant de manière accrue depuis quelques années en particulier pour éclairer la résolution des contentieux économiques et financiers les plus complexes." (1)

    Sans nourrir d'espoirs excessifs sur le résultat final de notre démarche, pourtant parfaitement justifiée, nous ne pouvons que nous féliciter de voir que le Conseil d'Etat a pris cette affaire avec le sérieux qu'elle mérite au vu de la gravité des conséquences possibles, à savoir tout simplement un Fukushima français, contrairement à l'ensemble des médias (*) qui n'avaient dépêché personne mais qui, il est vrai, avaient des affaires autrement plus importantes à traiter : succession de Johnny Halliday, mariage princier en Grande-Bretagne, etc.

     
    Un ordre du jour soigneusement élaboré
     

    Loin de bâcler l'affaire, le Conseil d’État a donc réuni une formation complète (un Président, deux Assesseurs, deux Maîtres des requêtes et d'autres Conseillers d’État), convoqué EDF et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), invité bien sûr l'Observatoire du nucléaire, mais aussi soigneusement élaboré l'ordre du jour (voir fichier lié), remontant même chronologiquement jusqu'à la révélation publique, le 7 avril 2015, des défectuosités de la cuve du réacteur EPR en construction sans fin à Flamanville (Manche).


     Rappel : une procédure en référé en janvier 2017

    Pour mémoire, l'Observatoire du nucléaire avait saisi le Conseil d’État en urgence fin 2016 pour tenter d'empêcher le redémarrage annoncé par EDF, avec la bénédiction de la gentille ASN, de trois réacteurs sur la vingtaine concernée, à savoir Tricastin 3, Gravelines 2 et Dampierre 3. Au final, tous les réacteurs dotés de générateurs de vapeur défectueux avaient pu très vite redémarrer grâce entre autre à un argument très "scientifique" avancé par EDF dans son mémoire en défense et réitéré sans honte oralement : "L'arrêt de réacteurs en période de froid hivernal poserait des problèmes pour l'approvisionnement énergétique". Avouez que, finalement, la métallurgie n'est pas une science très compliquée.


     Pourquoi seulement ces trois réacteurs ?

    Comme expliqué ci-dessus, lorsque l'Observatoire du nucléaire a déposé son recours, n'était annoncé que le redémarrage des trois réacteurs suscités (2). Voilà pourquoi, un an et demi plus tard, seuls ces trois réacteurs sont visés par la procédure qui a perduré entre temps alors que, bien sûr, tous les réacteurs qui fonctionnent actuellement avec des générateurs de vapeur défectueux devraient être arrêtés.


     Reprenons tout dans l'ordre

    Le 7 avril 2015, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) publiait une note (3) titrée "Anomalies de fabrication de la cuve de l’EPR de Flamanville" rendant publique une importante malfaçon reconnue par la société Areva sur la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche). Notez bien que, contrairement à ce qui est écrit ici ou là, ce n'est pas l'ASN qui est à l'origine de cette révélation explosive (4). A la suite de cette information, outre le suivi du dossier de la cuve elle-même, l’ASN demandait à Areva et EDF de faire des vérifications sur le parc nucléaire.


      De surprise en surprise

    Il est alors effectivement apparu que de nombreuses pièces, fabriquées soit par Creusot Forge soit par l’entreprise japonaise Japan Casting and Forging Corporation, étaient elles aussi défectueuses, ce qui avait totalement échappé à EDF et à l'ASN (dont on ose encore nous dire qu'elles sont "à la pointe de la sûreté nucléaire").

    Ainsi, le 18 octobre 2016, l’ASN publiait une note (5) titrée "L’ASN prescrit la réalisation sous trois mois de contrôles sur les générateurs de vapeur de cinq réacteurs d’EDF dont l’acier présente une concentration élevée en carbone" qui précise que "Les analyses menées à la demande de l’ASN par EDF depuis 2015 concluent que certains fonds primaires de générateurs de vapeur, fabriqués par Areva Creusot Forge ou JCFC, présentent une zone de concentration importante en carbone pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendu".


      La tactique du gendarme (du nucléaire)

    Or, le 5 décembre 2016, l’ASN (qui se fait appeler sans rire le "gendarme du nucléaire") publiait une nouvelle note (6) titrée "Situation des générateurs de vapeur dont l’acier présente une concentration élevée en carbone : l’ASN considère que le redémarrage des réacteurs concernés peut être envisagé". Une position plus que surprenante de la part de l’ASN qui, dans cette même note, reconnaissait pourtant que la concentration excessive en carbone "peut conduire à des propriétés mécaniques de l’acier plus faibles qu’attendu, et remettre en cause la sûreté des réacteurs, qui repose sur l’exclusion de la rupture de ces composants".


      Exclusion de rupture

    Il faut absolument retenir que "l’exclusion de la rupture" de la cuve ou d’un générateur de vapeur ne signifie pas qu'elle ne peut pas se produire mais que cette rupture ne doit en aucun cas se produire : on se trouverait alors en situation d’accident nucléaire majeur pouvant être comparable à ceux de Tchernobyl ou Fukushima. Faire fonctionner des réacteurs nucléaires avec des pièces conformes est déjà une terrifiante prise de risque car, selon la formule consacrée, le risque zéro n’existe pas, mais il est encore plus irresponsable et injustifiable de faire fonctionner des réacteurs avec des cuves ou des générateurs de vapeur non conformes.


     Contrôle technique

    Pour obtenir l'autorisation de redémarrer les réacteurs comportant des pièces non conformes, EDF a indiqué à l'ASN qu'elle allait prendre des "mesures compensatoires" : c'est comparable à un automobiliste dont la voiture a été recalée au contrôle technique mais qui veut quand même rouler… en s'engageant à conduire prudemment et, surtout, à accélérer et freiner avec modération. Sauf que là, la voiture est une centrale nucléaire.

    Ces curieuses demandes ont été explicitées lors d’une conférence de presse commune tenue par l’ASN et l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) le 5 décembre 2016, dont on peut voir la vidéo sur le site web de l’ASN. On apprend ainsi que "par exemple, la température d'un réacteur décroît ou croît normalement de 28°C par heure lors des phases d'arrêt et de redémarrage. Les réacteurs visés par cette décision devront limiter les variations de températures à 14°C par heure lors de ces phases transitoires". (7 et 8)


     Mesures compensatoires et dispositions complémentaires

    Ces "mesures compensatoires", supposées éviter un choc thermique qui causerait la rupture de la pièce et donc l’accident nucléaire grave, ne sont toutefois pas évidentes à mettre en œuvre en toute circonstance. En effet, dans son courrier (9) du 5 décembre 2016 adressé à EDF, le directeur général de l’ASN demande à EDF de prendre des "dispositions complémentaires" pour essayer de limiter autant que faire se peut les situations dans lesquelles la baisse de température du réacteur serait trop rapide.


     Interdire les évènements imprévus...

    Par exemple : "Je vous demande de mettre en oeuvre des dispositions complémentaires permettant de limiter la probabilité d’occurrence d’un choc froid sur un fond primaire de générateur de vapeur ; vous examinerez notamment la possibilité d’un renforcement de la surveillance exercée par l’équipe de conduite et la mise en place de dispositions destinées à empêcher le redémarrage d’une pompe primaire à la suite d’une ouverture intempestive de la vanne régulant le débit dans les échangeurs du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt". (9 à nouveau)

    Pour reprendre l'image de la voiture délabrée mais autorisée quand même à rouler, il s'agit en quelque sorte de passer avant elle en suppliant les automobilistes de ne pas occasionner un embouteillage ou avoir un accident car, derrière, arrive une voiture qui ne doit sous aucun prétexte freiner brusquement. La "sûreté" nucléaire française tourne à la farce.


     Les "règles de l'art"

    Mais ce n'est pas tout : dans son avis technique (10) du 30 novembre 2016, l’IRSN estime acceptable le fonctionnement des réacteurs avec les dites "mesures compensatoires", toutefois sous réserve de l’exactitude des chiffres donnés… par EDF : "Sous réserve que les mesures [de teneur en carbone] aient été réalisées dans les règles de l’art et en conformité avec les précautions annoncées par EDF à l’égard de la décarburation, l’IRSN considère que l’hypothèse d’une teneur en carbone au plus égale à 0,39 % en face externe est recevable pour la suite de la démonstration".

    Nous avons questionné en séance les représentants de l'ASN sur la vérification du respect de ces fameuses "règles de l'art" et leurs réponses embarrassées ont bigrement intéressé les conseillers d'Etat : finalement, c'est seulement EDF qui assure avoir bien agi... Mais ce n'est pas tout : nous avons pu montrer, ce qui a aussi suscité un réel intérêt chez les Conseillers d'Etat, que c'est à la centrale nucléaire du Bugey (Ain) que l'ASN avait fait une inspection consacrée aux tests de concentration carbone opérés par EDF.

    La "justification" de l'ASN est que "les contrôles réalisés sont du même type sur chacun des réacteurs concernés". Donc, on nous demande croire sur parole que, si EDF a correctement réalisé les tests au Bugey (mais toujours sous réserve qu'ils aient été faits "dans les règles de l'art"), cela a alors forcément été aussi le cas dans les autres centrales. Qui peut être convaincu par ces affirmations parfaitement gratuites ?


     Conclusion

    Nous avons finalement demandé au Conseil d'Etat de contraindre EDF et l'ASN à tout simplement appliquer leurs propres exigences, à savoir que la concentration en carbone des générateurs de vapeur doit être conforme et que, de fait, les réacteurs qui ne respectent pas cette règle ne doivent pas être autorisés à fonctionner, même avec ces curieuses "mesures compensatoires" et "dispositions complémentaires". Résultat dans quelques semaines (date non connue à ce jour).


     Stéphane Lhomme
    Directeur de l'Observatoire du nucléaire

    (*) On notera que l'Agence France Presse (AFP) n'a pas commis la même "erreur" que lors de l'audience en référé où elle avait (par mégarde ?) envoyé une journaliste dont il a fallu ensuite censurer la dépêche, de peur de déclencher en France un "inutile" débat de société sur le thème "Est-ce bien raisonnable de faire fonctionner des réacteurs nucléaires avec des pièces cruciales défectueuses ?". En n'envoyant personne, la direction de l'AFP n'a donc pas eu besoin cette fois de censurer.


     
    (1) http://www.conseil-etat.fr/Actualites/Discours-Interventions/Enjeux-et-defis-du-Conseil-d-Etat-de-France
    (2) http://www.romandie.com/news/Nucleaire-trois-reacteurs-doivent-redemarrer-le-20-decembre_RP/760903.rom
    (3) https://www.asn.fr/Informer/Actualites/EPR-de-Flamanville-anomalies-de-fabrication-de-la-cuve
    (4) http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article336
    (5) https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Controles-complementaires-sur-les-generateurs-de-vapeur-de-cinq-reacteurs-d-EDF
    (6) https://www.asn.fr/Presse/Actualites-ASN/Situation-des-generateurs-de-vapeur-dont-l-acier-presente-une-concentration-elevee-en-carbone
    (7) http://www.actu-environnement.com/ae/news/generateurs-vapeur-defectueux-ASN-autorise-redemarrage-reacteurs-nucleaires-28021.php4
    (8) http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/05/l-asn-autorise-le-redemarrage-de-8-reacteurs-nucleaires_5043705_3244.html
    (9) https://www.asn.fr/Media/Files/Aptitude-au-service-des-fonds-primaires-de-generateur-de-vapeur-fabriques-par-JCFC
    (10) http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/2016/Documents/novembre/Avis-IRSN-2016-00369.pdf


            


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  • Avec le saccage, bavures et mensonges

    Ou N.D. des Landes  laboratoire de la répression ! 

    De nombreuses personnes avancent sans discernement  que les zadistes ont ce qu'ils méritent. Patience, leur tour viendra bientôt.

    Gaulois 

     

    Communiqué du groupe presse de la zad (en pdf en pièce jointe) ----- Les mensonges de la gendarmerie sur les circonstances du tir de grenade qui a mutilé Maxime.

    Alors que l'opération de gendarmerie en cours sur la zad venait de commettre une faute aussi dramatique que prévisible, le premier réflexe du parquet comme du ministère de l'intérieur a été de dégainer au plus vite dans les médias le récit adéquat dans le but de couvrir les faits, se justifier de la mutilation de maxime et tenter de neutraliser les réactions. M. Collomb ou le procureur général s'y sont employés immédiatement de la manière la plus affirmative possible, sans la moidre décence ni le moindre regret. C'est l'usage.

    Au-delà des considérations générales sur la brutalité de l'opération policière en cours, de la dangerosité avérée des grenades explosives et de leur usage immodéré sur la zad ces dernières semaines, nous avons souhaité pour notre part attendre d'avoir pu croiser différents témoignages avant d'être aussi affirmatif sur les faits. Il nous apparaît aujourd'hui que la version gouvernementale selon laquelle les gendarmes auraient lancé des grenades pour se dégager en urgence d'un groupe d'une cinquantaine de manifestant.e.s les attaquants avec des cocktails molotovs est une fiction. Les communiquant.e.s de la gendarmerie pouvaient aisément le vérifier : chacune des interventions des gendarmes sur la zone a été filmée par leurs services.

    D'après les témoignages que nous avons recueilli, le drame est au contraire intervenu dans un moment décrit comme calme ou quelques dizaines de personnes faisaient face de manière statique depuis environs 45 minutes aux gendarmes mobiles. Ceci alors que le déblaiement d'habitat de la chateigne était en cours derrière la ligne policière. Les gendarmes étaient alors très nombreux face à un groupe réduit de manifestant.e.s. Un effectif de gendarmes mobiles, en embuscade est alors sorti à l'improviste de la forêt. Ils ont chargé les manifestant.e.s pour les dégager du champs et susciter un mouvement de panique.

    Cette charge subite a effectivement causé une fuite immédiate des personnes présentes, en direction de l’unique et étroit passage de sortie au bout du champs. C'est à ce moment là qu'une série de grenades a été lancée sur quelques personnes à la queue du groupe tentant d'échapper à la charge. Après l'explosion, plusieurs personnes se sont retournées et ont vu la victime, debout, dos aux gendarme, se tenant le poignet droit avec la main gauche. Celle-ci a ensuite été plaquée au sol et tirée plusieurs mètres plus loin.

    Les témoins disent avoir vu les gendarmes "nettoyer" autour de la victime, enlever les morceaux de chair et mettre de la terre sur les traces de sang. Ce qui ressort de l'ensemble des témoignages est clair : contrairement à ce qu'ils affirment, les gendarmes ne sont pas intervenus avec des grenades explosives pour se dégager d'un groupe d'assaillant.e.s et se sortir d'une situation de danger grave, mais bien pour disperser des manifestant.e.s alors statiques et en sous-nombre d'un champs.

    Ceci n'a d'ailleurs malheureusement rien d'inhabituel dans cette opération policière. Au cours des dernières semaines, chacun peut témoigner que les grenades explosives GLI-F4, entre autres armes mutilantes, ont été utilisées à de multiples reprises comme simple outil de dispersion et de terreur et non pour faire face à des attaques réelles d'opposants.

    Soulignons en passant que du côté même des gendarmes, les seules blessures graves dans leur rangs - à l'automne 2012 comme lors de cette nouvelle vague d'expulsion - ont été causées par un mauvais usage et l'explosion de leurs propres grenades. ---

    Nous appelons à réagir partout pour dénoncer les mutilations causées par les armes de la police et la brutalité de l'opération toujours en cours sur la zad. --

    Liste de communication de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. 06.95.06.81.49 zadcontactpresse@riseup.net Zone A defendre - http://zad.nadir.org/ --


    Pour Maxime, mutilé sur la zad le 22 mai 2018 - lettre de Robin, mutilé à Bure le 15 août 2017.

    Robin est un jeune père de famille blessé grièvement à Bure en Août dernier par une grenade explosive GLI-F4. Il nous a fait parvenir une lettre qu'il a transmis à Maxime, dont la main a été arrachée par une grenade explosive GLI-F4 hier sur la zad. "Il est tombé près de 4000 grenades explosives sur la ZAD depuis le début de son invasion par les gendarmes mobile". Elles avaient déjà fait plusieurs centaines de blessés depuis le début de l'opération. La lettre est disponible en pdf en pièce jointe. ///

    LETTRE DE ROBIN, MUTILÉ À BURE LE 15 AOÛT 2017.

    Mettre des mots sur l'horreur. Ne pas céder à la résignation. Au terrorisme d'État. Malgré le stylo qui tremble, écrire. Témoigner. Ne pas se laisser écraser par le concert d'opérations sémantiques, de propagande préventive et de censure qui cherche à nous couper de notre empathie et de la révolte qu'elle devrait spontanément engendrer. Maxime vient de perdre sa main. Sa main droite. Pour toujours. Il rejoint bien plus gravement encore, l'enfer que j'ai vécu durant 9 mois.

     Le 15 août 2017, à Bure, l'explosion d'une grenade GLI-F4 tirée par les gendarmes mobiles creusait mon pied gauche sur un diamètre de 13cm et jusqu'à 3cm de profondeur arrachant peau, veines, nerfs, muscles et pulvérisant les os. C'était pendant une manifestation contre le projet Cigéo d'enfouissement de déchets radioactifs à 500m de profondeur. Il y a eu 30 blessés dont 4 graves. Contrairement à ce que leur nom indique, les grenades GLI-F4 contiennent de la TNT et explosent ! Leurs déflagrations font 1m de diamètre et peuvent tuer si elles touchent une partie vitale. Les appellations de « lacrymogènes » ou d'« assourdissantes » que la préfecture et les ministres leur donnent dans les médias servent à masquer la vérité à leur sujet : CE SONT DES ARMES DE GUERRE !

     L'État utilise des armes de guerre pour terrasser le peuple. Dans le cas présent, les conséquences sont bien pires qu'un tir à balle réelle. Déjà, à l'époque, j'avais alerté sur les dangers des grenades explosives en organisant une manifestation pour exiger leur interdiction mais les grandes chaînes ont cantonné l'information à la région Lorraine. La majorité des français ignore encore la vérité sur ce sujet. Il est tombé près de 4000 grenades explosives sur la ZAD depuis le début de son invasion par les gendarmes mobiles. Provoquant des centaines et des centaines de blessés notamment à cause des éclats de métal qu'elles projettent.

    Où est la violence ? Maxime est actuellement à l'hôpital. Outre les intenses douleurs et le fort traumatisme qui le suivront nuit et jour, il devra désormais supporter ce handicap inimaginable : vivre avec une seule main. Cette main, que l'explosion lui a arraché sur le coup, l'État lui a volé pour prix de son combat, pour prix de notre combat. Dans les dernières décennies, la militarisation du maintien de l'ordre a fait couler trop de sang. Combien d'éborgnés ? Combien de mutilés ? Combien de vies déchirées par l'utilisation criminelle des flashballs et des grenades explosives ? La violence de l'État pour mater toute résistance est extrême. Elle cherche à nous terroriser, à nous acculer à la résignation.

    Face à cela, la solidarité est notre arme et jamais la peur ne doit nous arrêter. Proches, moins proches et tous ceux qui croiseront la route de Maxime, prenez soin de lui ! Tenez bon ! Il y a mille et une manières de lui apporter ce qui lui permettra de vivre. Écoutez-le, cherchez, trouvez ! La vie continue, le combat pour elle aussi. Maxime tiens bon !
     

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  •  Saccage aveugle de Notre Dame des Landes

     Ou L’arbitraire en marche 

    A Notre Dame des Landes, tout est détruit, la faune, la flore, les habitations, si précaires soient-elles, quand ce ne sont pas les habitants. On se croirait en pleine guerre, sur un champ de bataille.

    Les bien pensants argumentent que la force s’exerce des deux côtés. Bien entendu ils ne voient que celle venant de ceux qui eux ont le mérite de protéger la nature.

    Le retour à l’état de droit dont il est question par le gouvernement ne vaut même pas une rustine sur une jambe de bois. Plus rien n’arrête le pouvoir français. L’adage, pris à contre sens, n’a jamais été aussi vrai : « Quand la force des arguments ne suffit plus, on utilise les arguments de la force » La force bestiale et cruelle !

    Souvent je le dis et le répète, la France est le pays des droits de l’homme ! Mais de quels droits s’agit-il ?

    Gaulois.

     L’intervention militaire sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes saccage la nature

     17 mai 2018 / Lorène Lavocat (Reporterre)  

     https://reporterre.net/L-intervention-militaire-sur-la-Zad-de-Notre-Dame-des-Landes-saccage-la-nature

    L’opération militaire lancée contre la Zad de Notre-Dame-des-Landes le 9 avril a saccagé l’environnement. Sols écrasés, arbres abattus, nature polluée par les gaz et les résidus de plastique, animaux perturbés en pleine saison de reproduction… les Naturalistes en lutte listent les dommages faits à cet écosystème exceptionnel.

    Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), reportage

     À quelques pas de la « route des chicanes », le chemin de la Noue bruisse d’un chant printanier. Sur une branche de chêne bourgeonnante, un rossignol tonitruant tente d’attirer sa belle. « Cette opération militaire brutale au printemps, en pleine période de reproduction pour de nombreuses espèces, c’est un crime ! » s’indigne Jean-Marie. Botaniste amoureux du bocage, cet habitant de la Zad s’inquiète des dégradations irréversibles causées par l’intervention des gendarmes sur l’écosystème sensible et unique de Notre-Dame-des-Landes.

    Une alerte relayée par plusieurs Naturalistes en lutte. « Comme chacun le sait, ou devrait le savoir, (mais cela ne semble pas être le cas pour quiconque dans ce gouvernement), avril est un mois décisif pour la plus grande partie des populations d’espèces animales et végétales, écrivent-ils sur leur site. Décisif, car c’est à cette époque de l’année que les végétaux déploient leur feuillage et se couvrent de fleurs accueillantes pour les butineurs. Décisif car, pour la faune, c’est le temps des amours et de la naissance des jeunes, qui assureront le maintien et la survie de l’espèce pour les années futures. »

     Jean-Marie, botaniste, habitant de la Zad et Naturaliste en lutte. 

     Pour comprendre ce qui se trame dans le bocage, Jean-Marie nous emmène à travers les prairies humides, sur les traces des lieux de vie détruits par les pelleteuses. Du jardin permacole de la « Noue non plus » ne subsistent que quelques topinambours accrochés à leur butte. « Ils ont transformé le potager et la cabane en terre paille en bourbier, se désole le botaniste. Si c’est comme ça qu’ils pensent préserver la vocation agricole de la Zad… »

     « Un risque fort de destruction direct de la faune et de la flore » 

     Des Cent noms au Far West, ce sont partout les mêmes images de terre retournée en grosses mottes asséchées par le soleil, d’arbres à moitié arrachés et d’objets divers — bidon en plastique, livre, selle de vélo — enfouis dans le sol. « Les personnes qui habitaient ici étaient très respectueuses de l’écosystème, très conscientes écologiquement, précise Jean-Marie. C’est très choquant de voir leur lieu de vie saccagé. »

     L’emplacement de la Noue non plus. 

     Si les naturalistes craignent « un risque fort de destruction direct de la faune et de la flore », les impacts de l’opération lancée le 9 avril sont difficiles à quantifier. Zones inaccessibles car bouclées par les gendarmes, disparition rapide des cadavres emportés par des charognards (corbeaux ou renards), complexité de la mise en place d’un protocole… et manque de temps. « Tout a été tellement vite, soupire notre guide, qui habitait aux Cent noms au moment de l’expulsion. Je découvre tous les jours de nouvelles dégradations. »

    Les plus directement visibles sont ces ornières profondes qui traversent prairies et talus, là où les pelleteuses sont passées. « Le sol a été tellement tassé par des engins de plusieurs dizaines de tonnes, décrit le botaniste en saisissant ce qui s’apparente à une brique compacte. Or ces sols ont une structure particulière, leur endommagement compromet le bon fonctionnement de l’écosystème : comment voulez-vous que la zone humide continue de stocker et de filtrer l’eau si elle est tassée et retournée ? »

     Autre caractéristique du bocage, certains talus et certaines prairies sont constitués de terres rares que l’on appelle « oligotrophes », car elles sont très pauvres en nutriments. Ces terres héritées des landes du XIXe siècle (ça ne s’appelle pas Notre-Dame-des-Landes pour rien !), avant la création des haies bocagères, forment donc des milieux très particuliers, où se retrouvent des végétaux singuliers comme le chêne tauzin avec ses pousses rosées, le carum verticillé aux petites fleurs blanches ou la scorzonère naine. « Les milieux riches en nutriment, “eutrophes”, sont aujourd’hui très répandus du fait notamment de l’usage d’engrais, souligne Jean-Marie. À l’inverse, les milieux oligotrophes sont rares, et hébergent donc une biodiversité très riche. »

     Sur la Zad, le 15 mai 2018.

     Au-delà de ces bouleversements édaphiques, l’intervention des gendarmes a occasionné un grand dérangement. D’après les Naturalistes en lutte, les passages d’engins et de militaires, notamment de nuit, ont pu écraser et tuer nombre de batraciens et de micromammifères (campagnols, hérissons, musaraignes). Les armes chimiques utilisées se révèlent ainsi des composés extrêmement toxiques pour des organismes de faible masse corporelle « qui peuvent être contaminés, soit par inhalation, soit par ingestion d’aliments contaminés soit, comme pour les amphibiens, par contact avec la peau ». Sur leur site, ils précisent : « Une grenade lacrymogène peut recouvrir une surface de 800 m² d’un nuage irritant déployé sur une hauteur de 3 à 5 m. Bien que leur composition chimique ne soit pas parfaitement connue, nous savons que les gaz contiennent du 2-chlorobenzylidene malononitrile (CS) de faible toxicité pour les êtres humains (…) Mais le poids d’un insecte, d’un oiseau, d’un amphibien, d’une chauve-souris ou d’une musaraigne n’est pas celui d’un homme ! »

     L’onde de choc des grenades de désencerclement, qui génèrent un impact sonore dépassant les 150 dB, est susceptible d’affecter les chauves-souris. Sans compter les quelque 48.000 capsules en plastique de gaz et les dizaines de milliers de fragments de plastique de grenades disséminés un peu partout pour des centaines d’années.

     La menace pour le bocage de l’agriculture intensive 

     De retour sur le chemin de la Noue, Jean-Marie guette au milieu de la symphonie des oiseaux le sifflement presque tropical du loriot d’Europe, au plumage jaune flamboyant. « Les populations d’oiseaux diminuent en même temps que les insectes sont tués par les pesticides, rappelle-t-il. Mais à Notre-Dame-des-Landes, comme il n’y a pas eu d’industrialisation de l’agriculture — en partie parce que les terres sont pauvres et en partie parce que le projet d’aéroport puis l’occupation zadiste ont empêché le développement de grandes exploitations intensives — les insectes et les oiseaux sont encore très nombreux ! »

    Sauf que « les détonations multiples, qui parfois se suivent pendant plusieurs dizaines de minutes, à différentes périodes de la journée, le bruit du déplacement des véhicules et les cris, lors des affrontements, perturbent indubitablement les oiseaux chanteurs présents dans les haies », s’alarment les Naturalistes en lutte. Les mâles peinent ainsi à défendre leur territoire et à attirer les femelles, ce qui épuise les individus et affaiblit le succès de la formation de couples. « Il est avéré qu’un nid de chouette hulotte était établi dans une des cabanes qui ont été détruites. Elle était pour cette raison précise délaissée par son habitante humaine ! » Chacun redoute donc la prochaine opération militaire, qui provoquerait à coups sûrs de nouveaux saccages.

     

                               Une prairie humide.

                                   

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
         
     Une prairie saccagée. 

     Mais le pire pourrait encore être à venir. Car certaines parcelles du bocage ne sont pas inscrites sur un formulaire individuel et pourraient être récupérées par d’autres agriculteurs, installés dans des systèmes intensifs. D’autres sont bien « fichées », mais revendiquées par leurs anciens propriétaires. « Si certaines prairies se retrouvent exploitées à grand renfort d’engrais et de pesticides, cela perturberait l’ensemble de l’écosystème unique que constitue la Zad, craint Jean-Marie. On aurait des sortes de barrières chimiques qui empêcheraient les circulations et les équilibres de se faire : ce morcellement provoquerait une perte de biodiversité ». Le bocage de Notre-Dame-des-Landes, avec ses nombreux talus et ses prairies humides, est unique en son genre en France, de par son étendue et sa densité de haies.

    C’est pourquoi les Naturalistes en lutte demandent l’inscription et le respect de clauses environnementales en amont de toute acquisition ou location de terres dans le bocage. « On ne se bat pas que pour 40 projets et 300 ha de terres, insiste Jean-Marie. On défend un écosystème global et des modes de vie respectueux et harmonieux avec la nature »

     

     

     


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  •  Macron et la chasse

    Venant de l’individu, ce n’est pas une surprise. Et dire que les français ont voté pour lui. Là, nous pouvons l’associer à un autre président, vous savez celui qui adore les armes. Sans oublier le dirigeant espagnol qui tuait les éléphants.

    Il paraît que la majorité des français est hostile à la chasse. Nous pouvons en douter.

    Ça me rappelle ce jour ou j’ai dû chasser les chasseurs chassant à moins de 50 mètres de notre habitation. Vivre à la campagne est parfois dangereux !

    Avec l’appui du président pour les chasseurs, nous risquons le pire.

    Gaulois.

    Emmanuel Macron couvre les chasseurs de cadeaux

     5 mai 2018 / Maxime Louis 

    https://reporterre.net/Emmanuel-Macron-couvre-les-chasseurs-de-cadeaux

    Le chef de l’État choye les chasseurs et satisfait leurs demandes. Cela menace la sécurité des campagnes et dégrade la biodiversité, estime l’auteur de cette tribune

     

    Maxime Louis est juriste, ancien candidat du Parti animaliste aux élections législatives 2017 à Metz, adhérent du Parti animaliste et de l’Association de protection des animaux sauvages (Aspas). Il gère la page Facebook « Animaliste Moselle » et s’investit localement pour défendre la cause animale.

     

     

    Ces derniers mois, le monde de la chasse s’est abreuvé des faveurs du gouvernement. Son excellente relation avec l’exécutif s’en est trouvée confortée.

    D’abord, par un arrêté du 2 janvier 2018, les chasseurs sont désormais autorisés à utiliser « un modérateur de son », ou silencieux, pour leurs armes à feu. Cette mesure scandaleuse va accroître le sentiment d’insécurité des Français (71 % des personnes interrogées, selon un sondage Ifop de 2017), fondé sur de réels dangers. Rappelons que 150 accidents ont été comptabilisés pendant la saison 2017-2018, dont douze mortels parmi lesquels deux mineurs et trois non-chasseurs.

    Par ailleurs, le site web Chasse passion a qualifié d’« immense victoire pour la chasse française » la rencontre du 15 février 2018 entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC), représentée par Willy Schraen, et Emmanuel Macron. Le président de la République a annoncé la division par deux en juin 2018 du prix du permis national de chasse — soit désormais 200 euros —, la réouverture des chasses présidentielles, la possibilité de chasser sur tout le territoire national et une dérogation qui autorise la chasse aux oies cendrées jusqu’au 28 février 2019 (au lieu du 1er février, comme l’impose la réglementation européenne).

     Des Français dans leur immense majorité hostiles à la chasse

    Ces pistes de réforme inspirées par les chasseurs dans leur intérêt exclusif ne sont en aucun cas soutenues par les Français. En effet, selon un sondage Ifop de 2016, 91 % des personnes interrogées désirent ardemment une réforme de la chasse. D’après un autre sondage Ifop de 2017, 81 % d’entre eux souhaitent l’interdiction de la chasse le dimanche et 79 % la réduction des périodes de chasse.

    La sécurité des citoyens devrait être la priorité de l’action publique. L’État a en effet un devoir constitutionnel d’assurer la sécurité de ses ressortissants. L’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 est sans appel : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » L’article L111-1 du Code de la sécurité intérieure dispose en ces termes que « la sécurité est un droit fondamental et l’une des conditions de l’exercice des libertés individuelles et collectives. L’État a le devoir d’assurer la sécurité en veillant, sur l’ensemble du territoire de la République, (…) à la protection des personnes et des biens ». Enfin, l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme souligne que « toute personne a droit à la liberté et à la sûreté ». Mais où se trouvent la sécurité et l’intérêt général lorsque les aspirations des Français sont bafouées pour la satisfaction d’une minorité ?

    Si l’on en croit les mots du chef de l’État, les chasseurs sont les garants de la biodiversité terrestre. La classe politique ne tarit pas d’éloges à leur sujet et valorise leur rôle par les textes juridiques. L’article L420-1 du Code de l’environnement en dit long sur cet état d’esprit : « Par leurs actions de gestion et de régulation des espèces dont la chasse est autorisée ainsi que par leurs réalisations en faveur des biotopes, les chasseurs contribuent à la gestion équilibrée des écosystèmes. »

    Gestion de la biodiversité ? Un tiers des animaux chassés sont issus d’élevage…

    Mais en quoi les chasseurs seraient-ils « les garants de la biodiversité » sachant qu’un tiers des animaux chassés proviennent d’élevage ? Comme l’a rappelé le naturaliste Pierre Rigaux, il existe en France des milliers d’enclos privés (régis par le très léger article L424-3 du Code de l’environnement) qui permettent aux chasseurs de venir tuer toute l’année les animaux de leur choix contre rémunération, sans aucun contrôle externe. Il est difficile de comprendre en quoi tuer des animaux derrière des enclos contribue à « la gestion équilibrée des écosystèmes ».

    De plus, le chef de l’État a renouvelé son soutien aux chasses traditionnelles que sont, parmi d’autres, la vénerie sous terre (40.000 pratiquants selon l’Association pour la protection des animaux sauvages — Aspas) et la chasse à courre (10.000 pratiquants selon l’Aspas) dont le nombre d’équipages ne cesse d’augmenter. Pourtant, selon un sondage Ifop de 2017, 84 % des personnes interrogées demandent l’interdiction de la chasse à courre, interdiction déjà en vigueur dans de nombreux pays (Allemagne, Belgique, Écosse…) en raison de sa cruauté. Le député Bastien Lachaud a déposé en janvier 2018 une proposition de loi visant à l’interdire ; elle semble avoir peu de chance d’être retenue.

    Rajoutons à cela le droit de détruire des millions d’animaux qualifiés de « nuisibles » (renards, belettes, martres…) dont la liste est établie selon l’article R427-6 du Code de l’environnement, par le ministre compétent, après l’avis du très partial Conseil national de la chasse et de la faune sauvage dirigé par… les chasseurs ! Lorsque la saison de chasse est terminée, ils peuvent donc s’adonner au massacre des « nuisibles ».

    Des chasseurs qui veulent « écarter les dérives animalistes et antispécistes »

    Mais cela n’est jamais assez pour les chasseurs. Dans leur cahier de doléances qui regroupe trente propositions, ils exigent de pouvoir chasser les espèces protégées, d’éradiquer le loup et d’« écarter les dérives animalistes et antispécistes ».

    Le chasseur se présente comme le régulateur d’une faune sauvage qui doit être domptée par le feu des armes et les pièges. Tout opposant à la chasse est discrédité et qualifié de dangereux extrémiste. Pourtant, n’est-ce pas le chasseur qui, selon le philosophe et auteur de L’Utopie (1516), Thomas More, « cherche dans le sang et le meurtre une stérile jouissance. Les Utopiens pensent en outre que cet amour de la mort, même de la mort des bêtes, est le penchant d’une âme féroce, qui ne tardera pas à le devenir, à force de se repaître de ce plaisir barbare » ?

    Le but des chasseurs demeure sans appel : tuer toujours plus d’animaux, plus longtemps, plus facilement. Renforcés par la bénédiction du président, forts d’un groupe parlementaire de 106 députés et de 67 sénateurs, protégés par la loi et ménagés par la justice, ils continueront à massacrer chaque année, par amour pour la nature, 31 millions d’animaux sauvages.

    Willy Schraen affirmait que « retirer la chasse, c’est faire mourir à petit feu la nature ». Erreur, Monsieur Schraen, c’est le feu de vos armes qui tue la nature. Sachez que si Emmanuel Macron était cohérent avec ses propos tenus lors de l’assemblée générale de la FNC en 2017 — « Défendons notre biodiversité, la biodiversité européenne et mondiale avec des règles adaptées et beaucoup plus de pragmatisme » —, il commencerait par faire interdire la chasse.

     

     

     

     

     


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  • Loi sur le secret d'affaires

    Le gouvernement actuel est prêt à tout pour satisfaire son pouvoir. Plus rien ne l'arrête.

    Si cette loi est adoptée, s'en est fini de toute information des citoyens.  

    C'est la porte grande ouverte à une dictature déjà en marche ! 

    Nous serons transformés, formatés, robotisés au gré des multinationales.  

     L'appel de Elise Lucet est relayé par Pollinis :

    Chère amie, cher ami,

    Je vous transmets cette vidéo d'alerte de la journaliste Élise Lucet à propos de la Loi Secret d'affaires contre laquelle nous nous battons ensemble et qui va être examinée par les parlementaires dans les jours qui viennent.

    Le combat de cette éminente journaliste pour la liberté de la presse rejoint le notre : ne pas laisser les lobbies nous imposer leur loi du silence, aux journalistes et à leurs sources, mais aussi aux associations comme la nôtre, aux chercheurs, aux scientifiques... Car cette loi liberticide permettrait de passer sous silence toutes les pratiques des firmes et les données sur les produits qu'elles commercialisent, notamment les pesticides.

    Je vous laisse regarder le message qu'elle vous adresse, et j'espère que vous pourrez le diffuser autour de vous très rapidement : avec une mobilisation massive, nous pouvons faire amender cette proposition de loi et sauver le droit à l'information des citoyens !

    https://info.pollinis.org/secrets-daffaires-appel-urgent-elise-lucet/

    Bien cordialement,

    Nicolas Laarman

    Délégué général de POLLINIS


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