• Vents contraires

    Ou quand l'armée, la religion et l'éolien s'entrechoquent  !


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  • Climat tendu

    Combien faudra-t-il encore de décennies avant que les mentalités prennent enfin conscience de cette barbarie, sur le seul prétexte d'une tradition qui n'a plus aucun sens aujourd'hui !  

    Gaulois.

     

     

     


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  • Nucléaire et climat

    Un argumentaire de Pierre Péguin

     

     


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  • Mise à jour de mon dossier concernant ma petite centrale photovoltaïque : 

    La dernière mise à lour date de juin 2018, donc à ce jour, l'installation compte 36 panneaux pour une puissance totale de 3,5 kw 


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  • Le plan Macron

    Ce document peut prêter à controverse entre information et manipulation, pourtant à bien y regarder, ce que nous vivons en cette fin 2018 début 2019 est le reflet de ce complot supposé pour certains, réel pour les autres. A méditer !

    Gaulois.    

    26 décembre 2018

     

    Plan Macron:

    On découvre ainsi qu’Emmanuel Macron a dépensé 16,7 millions d’euros pour sa campagne.
    C’est même le candidat qui a dépensé le plus.
    Curieusement, aucun journaliste soulèvera la question suivante : Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti politique, l’animer et rassembler autant d’argent en si peu de temps.
    La réponse à cette question, la genèse de l’histoire, c’est, en quelques sorte, Parker Pointu, commentateur de ce blog qui nous l’explique…

    Accrochez-vous, ça décoiffe…

    » Macron est remarqué par Henri de Castries, président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.
    Ils voient en Macron l’opportunité d’infléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à l’anglo-saxonne.
    Cependant Macron ne parvient pas, à son poste de conseiller économique à l’Elysée, à faire fléchir Hollande et son gouvernement.

    Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague du 29 mai au 1er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit Coeuré, ancien de la BCE, et Macron. De Castries et plusieurs banquiers se voient en présence de Macron.

    Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable.

    Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François Hollande.

    Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014.

    De Casties voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait récompensé.

    Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ».

    Les financiers ont réussi leur coup.

    Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette.
    Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent à faire la loi « Macron2 ».

    Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri. Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls l’a trahi. Cependant Macron réussi à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales.

    Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016.

    Le 21 mars 2016 De Castries, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause.

    Macron sera épaulé et financé pour créer un parti politique.

    La manipulation est simple la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes, notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes. La télévision doit le présenter comme le gendre idéal. Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron.

    Bolloré a eu cette réflexion : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ». Les financiers vont élaborer la création du parti.

    Ils créent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l’Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés De Castries et Gattaz invitent Mr Logerot le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avec Mr Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management. La machine est en marche. Le 6 avril 2016 le parti est créé. L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée.

    Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par De Castries et Bolloré, à Paris, ces derniers lui demandent de soutenir Macron puis ils invitent le futur premier ministre à la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde. Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.

    A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France.

    Sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Mr Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature. Ils sont rejoints le temps d’un dîner par Madame Merkel.

    Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande, un débat aura lieu le 14 avril 2016 sur France 2.

    Les patrons de presse font pression sur Michel Field, patron de l’info du groupe France Télévision, pour que ce soit Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et bobo moraliste qui anime le débat.

    Le 14 avril 2016 elle fait son effet et François Hollande ne sera pas épargné.

    En novembre, les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne.

    Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer. L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints ou enfants, mais Fillon doit être éliminé.

    Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard.

    Gaspard Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à l’ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier.

    Déchaînement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchaînent. Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits. L’homme à abattre c’est Fillon.

    De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron Le Pen, Macron serait élu.

    La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course ; peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coûte que coûte.

    Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : « Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste. Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre. Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons. Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas !

    Sers toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras, ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas ! »

    Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantanée, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! »

    Réunion le 11 avril 2017 avec De Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des français envers les politiques.

    Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%. Drahi félicite Macron et lui dit : « Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ». Cela se finit à la Rotonde… Macron savait qu’il était président.

    Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges !

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    Ces élections présidentielles furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu !

    Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche. »

    Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.

    Reste maintenant la dernière étape : les législatives.

    Faire élire 50% à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché à la politique ou eu un mandat électoral.

    Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime.

    Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures. « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Au second tour des législatives, Macron obtiendra une très nette majorité. Le changement est devenu le deus ex machina de la politique. ll a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir.

    Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté ; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie. Mais le réveil va être brutal, les français vont bientôt pleurer, mais ils ont les politiques qu’ils méritent !

    Parker Pointu

    NB : Toutes les informations citées supra peuvent être vérifiées, ce ne sont pas des affabulations, ceux qui chercheront à savoir et qui ne se laisseront pas manipuler par les médias découvriront cette triste vérité.

    NB : le lecteur averti remarquera que la quasi totalité des acteurs principaux de cette histoire sortent du même moule : Science-Po, ENA

    Source : Agoravox

     

     


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  • Un CRS témoigne : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire

    Parmi les forces de l'ordre, il en est qui n'approuvent pas certains directives abusives de la haute hiérarchie. Tandis que d'autres seraient prêts à tabasser père et mère sans distinction. La formation et le recrutement des policiers peut souvent laisser à désirer puisqu'il s'agit avant tout de répondre à des objectifs destinés à maintenir le peuple dans la soumission !

    Le mouvement des gilets jaunes, qui pourtant est le reflet du mécontentement général, montre le nombre incroyable de bavures policières. Des enfants gazés, humiliés dans les collèges, des vieux chargés et blessés sans le moindre respect, alors qu'ils manifestent pacifiquement.

    La France ne donne pas une bonne image du pays qui se dit être celui des droits de l'homme. Alors des témoignages comme celui de ce CRS, on en redemande !

    Gaulois.      

     

    Publié le 7 décembre 2018 par FSC

    SOURCE : L'Humanité

    « IL Y A LA VOLONTÉ QUE LES COLLÈGUES SE LÂCHENT »

    Vendredi, 7 Décembre, 2018

    Le mouvement des gilets jaunes ébranle les forces de police. Certains fonctionnaires, comme Martin, CRS, ont décidé de se mettre en arrêt maladie pour ne plus se sentir du mauvais côté de la barricade.

    Martin (1) est CRS depuis de nombreuses années. Des manifestations et des interventions parfois violentes, il en a connu un nombre incalculable. Malgré des conditions de travail difficiles et des doutes occasionnels, il a toujours appliqué les directives avec discipline et obéissance, comme le veut la profession. Mais la réponse policière aux manifestations de ces dernières semaines ordonnée par le ministère de l’Intérieur l’a tellement écœuré qu’il a préféré se mettre en arrêt maladie pour ne plus cautionner cette répression aveugle. « Je ne me voyais pas taper sur des gens qui n’ont rien fait. L’usage de la force est censé être proportionné. Même si ce terme est subjectif, ça veut dire qu’on n’a pas le droit de tout faire. Or, quand on nous dit de gazer sans sommation des lycéens qui manifestent pacifiquement, c’est un ordre illégal. Dans le mouvement des gilets jaunes, ce ne sont plus des groupes de casseurs bien identifiés qu’on a en face de nous, c’est le peuple : des gens qui ont un réel combat ou même qui se retrouvent en situation de légitime défense face à la police », s’insurge-t-il.

    « On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même violence sociale... »
    D’après lui, il y a une réelle volonté politique de jeter de l’huile sur le feu. « Quand on voit dans les comptes rendus opérationnels le nombre de lacrymos ou de Flash-Ball utilisés, on est à des niveaux exceptionnels, alors qu’on a vécu des manifestations beaucoup plus dangereuses pour nous où on avait interdiction d’utiliser les lanceurs de balles de défense (nom officiel du Flash-Ball – NDLR) », affirme-t-il. « Et ça, ce sont des décisions qui viennent du ministère de l’Intérieur », souligne-t-il. En parallèle, « aucune consigne de mesure n’est donnée aux CRS, contrairement à d’autres manifestations où on nous met la pression. Là, il y a une volonté que les collègues se lâchent », estime-t-il. D’autant que l’état physique des fonctionnaires de police n’arrange pas vraiment les choses. « Quand on doit se lever à 2 heures du matin pour rejoindre sa compagnie à 3 heures et être sur les Champs-Élysées de 7 heures du matin à 22 heures, c’est sûr qu’on est épuisé et qu’on n’a plus le même discernement ni le même self-control », rappelle-t-il.

    Et ce n’est pas la prime promise par Emmanuel Macron qui suffira à apaiser les tensions. « Tous les collègues auxquels j’en ai parlé se sont sentis insultés. On l’a ressenti comme si c’était un susucre qu’on nous donnait pour qu’on ferme notre gueule et qu’on aille faire le sale boulot », lâche-t-il. D’après lui, le mouvement des gilets jaunes a fait naître des débats inédits dans sa compagnie. « Certains taperaient sur père et mère si on leur en donnait l’ordre. Mais il y a une vraie crise existentielle pour d’autres. On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même violence sociale en termes de salaire, et on est doublement victimes de l’autoritarisme de l’État parce qu’en plus c’est notre patron et qu’on est muselés », souligne le fonctionnaire, qui a observé plusieurs arrêts maladie dans sa compagnie ces derniers jours. « Il ne manque pas grand-chose pour que les flics refusent de retourner en manif la prochaine fois », estime-t-il.

    Concernant le revirement annoncé dans la stratégie de maintien de l’ordre mise en place par la préfecture de police de Paris – d’un dispositif plus statique samedi dernier à celui prévu comme plus mobile et offensif pour ce samedi –, Martin estime qu’il s’agit là d’une « décision politique habituelle ». « C’est ce qui a été fait lors des dernières manifestations contre la loi travail ou le 1er Mai : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire, et la fois d’après on y va fort parce que l’opinion publique attend une réaction de répression policière. »

    (1) Le prénom a été modifié.

    Aya Lafargue

     


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  • Mastodonte des mers  

    Cet éditorialiste a tout-à-fait raison, comment peut-on accepter un tel gigantisme sur les océans ! Tout ça pour transporter des gadgets tous aussi inutiles fabriqués par les esclaves de l'extrême orient et pour le bon plaisir des occidentaux. Le monde marche sur la tête !

    Gaulois.

     


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  • Linky, la nouvelle déroute…!

      http://refus.linky.gazpar.free.fr/mensonges-decodeurs.htm 

     

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    Particuliers et communes, nous
    pouvons refuser les compteurs
    communicants Linky, Gazpar et "eau"

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    Novembre 2018

     

    Linky : la nouvelle déroute des
    "Décodeurs" du Monde et des
    "News-checkeurs" de Libération
     

     

     

    Les "Décodeurs" et autres "News-checkeurs" forment une nouvelle race de journalistes, des super-héros prétendant dire ce qui est vrai et ce qui est faux, chasser les "fake-news", rétablir la vérité et donner à tout le monde des leçons d'éthique et de morale. Or leurs contributions au débat sur les compteurs communicants Linky suffisent à démontrer qu'ils sont eux-mêmes vecteurs de désinformation, de lourdes erreurs et même de censure.  

    Déjà prise la main dans le sac, la Décodeuse du Monde vient respectivement de consacrer au compteur Linky une série de 5 articles bâtis sur le principe des "questions/réponses". Elle aussi prise en flagrant délit de tromperie en faveur du Linky, la News-checkeuse de Libé rajoute une seule nouvelle désinformation.  

     

    Voici les plus graves erreurs relevées dans ces articles. 

      

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    1) Les "Décodeurs" du Monde 

      

    Question : Peut-on refuser l’installation d’un compteur Linky ? 

    Réponse des Décodeurs : Non 

    La réalité : tous les jours, partout en France, de nombreuses personnes refusent les compteurs Linky. On peut, comme le font les communicants de l'industriel Enedis, accuser ces gens d'être des "complotistes" ou des "arriérés", mais le fait est qu'ils refusent les compteurs Linky et que la réponse des décodeurs est donc objectivement un mensonge. D'ailleurs, l'article finit par prétendre qu' "à la fin du programme de déploiement, les usagers qui auront refusé un compteur Linky devront sans doute payer la relève manuelle de leur consommation", ce qui est bel et bien l'aveu qu'il est possible de refuser le compteur Linky et que ce refus est même pris en compte par les autorités. Bien noter que cette facturation est plus que virtuelle et, en cas de mise en place, serait immédiatement attaquée en justice (cf plus bas).  

     

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    Question : le compteur Linky a-t-il déjà causé des morts ? 

    Réponse des Décodeurs : Non 

    La réalité : les Décodeurs n'en savent RIEN, le minimum d'honnêteté et de déontologie serait de le reconnaître plutôt que de prendre fait et cause pour la version des autorités. Pire, les décodeurs qualifient de "hoax" (canular) mon article du 12 mars 2018 qui dénonce "Le premier mort du Linky". Je ne demande pas aux Décodeurs de prendre fait et cause pour mon point de vue mais de traiter avec impartialité le dossier. 

    Or, ils s'alignent à nouveau sur la version des autorités (totalement partisanes puisque promouvant le Linky), sans même s'interroger sur les incroyables contradictions des versions avancées : selon l'Est Républicain du 8 mars, "le compteur électrique fondu témoignait d’un important dégagement de chaleur" mais, par communiqué, Enedis prétend que "Le compteurs Linky est parfaitement intact" et, pour sa part, l'expert (dont on ne sait qui il est ni par qui il est envoyé) affirme que le compteur serait un modèle ordinaire et non un Linky ! Pourtant, pas de quoi susciter le moindre questionnement journalistique chez les prétendus "Décodeurs"… 

      

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    Question : les compteurs Linky provoquent-ils des incendies ? 

    Réponse des Décodeurs : Pas directement mais… 

    La réalité : On remarque les efforts ridicules des Décodeurs pour ne pas donner la seule réponse possible : OUI. Notons d'abord qu'il est très possible que les Linky provoquent des incendies "directement", c'est-à-dire en prenant feu eux-mêmes : affaire à suivre. Mais par contre, il est sûr et certain que les Linky génèrent des incendies dans les circuits électriques de nombreux logements. Pour les gens qui voient leur habitation partir en fumée, voire qui y laissent la vie, peu importe que le Linky cause l'incendie directement ou "indirectement"… 

    Par ailleurs, laissant croire qu'ils ont eux-mêmes enquêté, les Décodeurs font enfin référence à l'affaire Promotelec, que j'ai mise en exergue depuis des mois et sur laquelle je les interpelés. Mais, en mission pour sauver le soldat Linky, les Décodeurs se gardent bien d'évoquer la censure par Promotelec de sa propre alerte : la phrase "dans les cas où les sections de câbles ne sont pas adaptées aux nouveaux réglages, des accidents (feu) peuvent se produire le jour où le particulier fait la demande auprès d'Enedis d'augmenter la puissance de son compteur à distance" a été retirée du site le 25 mai, en même temps qu'un communiqué dénonçait une prétendue "désinformation" de ma part. Mais de cette censure véritablement criminelle, les "Décodeurs" ne parlent pas, ni directement ni indirectement… 

     

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    Question : Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ?  

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    La réalité : de nos jours, RIEN n'est sécurisé, les systèmes supposés être les plus inviolables sont tôt ou tard visités, les données détournées, etc. La réponse des Décodeurs relève donc de la plus pure propagande, pour le plus grand plaisir de l'industriel Enedis. 

    Par ailleurs, les Décodeurs prennent une fois encore pour argent comptant les affirmations des promoteurs du Linky : "Aucune information personnelle n’est transmise (…) Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d’énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement." Il s'agit là de belles promesses pour "rassurer" les habitants… le temps que les Linky soient installés. Mais l'idée que ces promesses puissent ensuite être balayées n'est pas arrivée jusqu'aux cerveaux des Décodeurs, piètres enquêteurs… 

     

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    Question : Linky fait-il exploser la facture d’électricité ? 

    Réponse des Décodeurs : Normalement non (sic !) 

    La réalité : confrontés aux dérives du compteur Linky, les Décodeurs utilisent le mot "normalement" pour ne pas avoir à écrire que, effectivement, le Linky fait souvent exploser la facture d'électricité : les exemples sont légion. Avec un tel subterfuge, on peut éviter de dire la vérité sur n'importe quel sujet. Par exemple : "Les décodeurs racontent-ils n'importe quoi ? Normalement non."  

     

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    Question : Avec Linky, faut-il souscrire un abonnement plus cher ? 

    Réponse des Décodeurs : Normalement non (re-sic !) 

    La réalité : même subterfuge que ci-dessus. La réalité est que d'innombrables usagers, une fois dotés du Linky, voient leur installation disjoncter continuellement et sont obligés de prendre un abonnement plus cher. Comme le disent les Décodeurs, ça ne devrait pas arriver… "normalement". Mais c'est pourtant le cas. 

     

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    Question : Les coûts d'installation des Linky seront-ils répercutés sur les clients ? 

    Réponse des Décodeurs : On ne sait pas 

    La réalité : Les "Décodeurs" sont donc les seuls à ne pas savoir. En effet, la distribution de l'électricité et le comptage des consommations sont payés par nos factures, donc les coûts d'installation des Linky sont nécessairement répercutés sur nous (les clients). D'ailleurs, ne craignant ni de se contredire, ni de se ridiculiser, les Décodeurs font référence au rapport de la Cour des comptes qui explique que le programme Linky va rapporter beaucoup d'argent à Enedis au détriment des usagers, mais la conclusion de nos fins limiers reste "On ne sait pas". Ils ne savent pas grand-chose … 

     

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    Question : Linky facilite-t-il la production d'énergie décentralisée ? 

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    La réalité : Ne prenant même plus la peine de faire semblant d'être neutres, les décodeurs se font dithyrambiques : "C’est typiquement pour ce genre de consommateurs [ceux qui installent des énergies renouvelables] que le projet Linky a été conçu." En réalité, Linky a été conçu pour deux business gigantesques : le Big data (les données sur nous et sur nos vies) et les objets connectés.  

    De plus, il est totalement faux que le Linky "facilite la production d'énergie décentralisée" : il n'a aucune influence sur cette production. Il est par contre exact que, jusqu'alors, il fallait installer deux compteurs (ce qui fonctionnait et fonctionne toujours très bien) et que le Linky, lui, marche dans les deux sens. Mais, une fois de plus, l'idée n'est pas arrivée jusqu'aux cerveaux des Décodeurs qu'Enedis aurait très bien pu fabriquer un compteur non communicant fonctionnant dans les deux sens…

     

     

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    Question : les linky seront-ils obsolètes après dix ans ? 

    Réponse des décodeurs : Normalement non 

    Question : les anciens compteurs sont-ils recyclés ? 

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    En réalité : exploit des décodeurs qui, malgré deux questions/réponses sur le sujet, parviennent à éviter LE sujet qui fâche : détruire 35 millions de compteurs en parfait état de marche est un véritable crime environnemental. Encore heureux que ces compteurs soient recyclés, mais la réalité est qu'il fallait les laisser en place. C'est en particulier le cas des compteurs électromécaniques dont certains ont 50, 60 voire 70 ans et tournent encore comme des horloges. Mais voilà, ces compteurs ne nous surfacturent pas et ne nous espionnent pas… et c'est bien pour cela qu'Enedis a décidé de les détruire. Ce qui ne semble pas gêner les Décodeurs, tout émerveillés que ces compteurs soient recyclés : il reste beaucoup à faire pour la défense de l'environnement… et pour le journalisme. 

     

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    NB : pour faire bonne mesure, les "décodeurs" ont choisi de promouvoir : 

    - le site POAL, animé par des imposteurs dont le seul but est de vendre très cher de prétendus filtres... qui ne stoppent absolument pas les ondes. Qui plus est, ce site est mis à jour en pillant le mien (en accès totalement libre et où l'on ne vend rien) ce qui fait qu'il n'est question que de 700 commune refusant les Linky alors qu'on est en réalité à plus de 800 (cf http://refus.linky.gazpar.free.fr ) 

    - l'UFC Que Choisir, présentée comme opposée au Linky alors que ses dirigeants demandent au contraire "l'amélioration du programme Linky" et ont été pris la main dans le sac à collaborer avec Enedis, décision de justice à l'appui.  

     

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    2) Les "news-checkeurs" de Libération 

      

      

    Question : Combien va coûter la relève des compteurs pour les anti-Linky ? 

    Réponse de la fact-checkeuse : Avec la mise en place des nouveaux compteurs Linky d'Enedis, la relève de la consommation chez les clients réfractaires va devenir payante (…) 

    La réalité : engagée dans une véritable croisade pro-Linky, la "journaliste" (plus sûrement lobbyiste d'Enedis), n'en finit plus de reprendre mot pour mot les arguments de l'industriel. Or, s'il est évident qu'Enedis et ses alliés - comme la déplorable Commission de régulation de l'énergie (*) - souhaitent "punir" les citoyens courageux qui auront réussi à échapper au Linky, la mise en place d'une telle facturation est à ce jour virtuelle.  

    D'abord, elle est à ce jour juridiquement impossible dans la mesure où la relève de la consommation est payée par une partie de nos factures : on ne peut faire payer deux fois la même prestation. Par ailleurs, si les textes ou la loi sont modifiés pour mettre en place cette facturation, des procédures en justice administrative seront immédiatement lancées pour faire annuler ce scandale : avant de faire payer les "anti-Linky", il faudrait déjà montrer en quoi un usager sans Linky coûte plus cher qu'un "linkysé" : à notre avis, vu le coût exorbitant du programme Linky et les nombreuses déconvenues techniques déjà de mise, c'est plutôt l'inverse qui est vrai. 

    Probablement habituée à se coucher face à l'adversité, elle semble totalement incapable d'envisager, même sous forme d'une simple hypothèse, que les courageux citoyens qui refusent le Linky puissent échapper à la "punition" promise par Enedis. Et dire que, à une époque, Libé était un journal soutenant la résistance des citoyens face à l'arbitraire… 

    linky.jpg (33659 octets) 

     

    3) Morts du Linky : quelle responsabilité pour les "décodeurs" et autres "news-checkers" ?

     

    De façon étrangement similaire, la "décodeuse" du Monde et la "checkeuse" de Libération affirment comme une vérité absolue que le Linky n'a tué personne, alors que rien ne permet d'être ainsi affirmatif. Le minimum d'honnêteté leur commande pourtant de reconnaître qu'en fait elles n'en savent rien : recopier la position d'Enedis et des autorités n'est pas du journalisme.

     

    Mais le pire est que l'une comme l'autre refusent obstinément et sans raison valable, malgré mes suggestions, d'évoquer la censure par Promotelec de sa propre alerte aux risques d'incendies en cas de pose du Linky. Est-ce parce que cette affaire contredit la position des autorités… et des deux journalistes ?

     

    Il se trouve que l'information censurée permet précisément d'estimer que le Linky tue et, si ce n'est encore le cas, qu'il va inévitablement tuer : probablement sous pression d'Enedis et EDF, Promotelec prend le risque de condamner des gens pour protéger les intérêts industriels du programme Linky.

     

    Ce véritable scandale est un sujet qui relève parfaitement de la mission des journalistes et, justement, la "décodeuse" du Monde et la "checkeuse" de Libération traitent du compteur Linky et des risques d'incendie. Des articles sur la censure de Promotelec pourraient à la fois avertir des usagers du risque qu'ils courent, mais éventuellement aussi contraindre Promotelec à rétablir son alerte et même à la diffuser largement.

     

    On peut donc estimer que, en refusant délibérément et de façon incompréhensible d'évoquer cette censure véritablement criminelle, ces journalistes se rendent co-responsables des futurs morts du Linky par incendie.

     

     

    Stéphane Lhomme

    Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)

    Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr 

     

     

     

    (*) La commission de régulation de l'énergie (CRE) est une de ces fameuses "autorités indépendantes" mises en place pour dédouaner les politiques des décisions impopulaires qu'ils ne veulent pas prendre. Par exemple, après des calculs "savants" (ie : totalement opaques), c'est la CRE qui annonce le niveau des augmentations du prix de l'énergie. Immédiatement, les politiques protestent pour "protéger le pouvoir d'achat", et imposent une augmentation moindre. Alors, les producteurs d'énergie saisissent le Conseil d'Etat qui donne automatiquement raison à la CRE, les usagers sont donc obligés de payer plein pot (avec rattrapage rétroactif !), pendant que le gouvernement explique qu'il n'y peut rien et que ce n'est donc pas de sa faute.

    La CRE est donc une instance anti-sociale, composée de parasites (au sens biologique du terme : ils vivent sur la "bête", c'est-à-dire nous les usagers) grassement payés avec notre argent pour nous trahir. On y trouve même une ancienne chargée de mission de Greenpeace qui préfère assurément remplir son compte en banque que de défendre les usagers…

     

     


    Rappel : 

    Incendies mortels causés par des Linky : crash des
    décodeurs / fact-checkeurs (Le Monde, Libé, Fr-Info)

     


    sommaire

     


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    La Macronie et la chasse

    Notre tant aimé président ne pouvait trouver mieux pour soigner son électorat qui, soulignons-le est au plus bas. Difficile de trouver pire à travers ces mesures facilitant la chasse et les dangers qui en découlent. Quand le chef de l’état et, bien entendu la classe politique en général affirment que les chasseurs sont les garants de la biodiversité, ils oublient de préciser que la majeur partie des animaux sont issus d’élevages et lâchés comme des assiettes de ball-trap pour le bon plaisir de ces fous de la gâchette.

    Il va sans dire que la régulation de la faune, si elle est absolument nécessaire et justifiée, n’a nul besoin des chasseurs.

    Gaulois

     

     

     

     

     

     


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  • Stage citoyenneté

     L'idée serait louable, mais la police n'a rien à faire ici. Les parents ne contrôlent plus leurs enfants et les abandonnent entre les griffes du pouvoir. Depuis l'ère Sarko, le formatage de la jeunesse est bien là, au nom d'un populisme dangereux pour la démocratie et la liberté !

     

     

     

     


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  • Choix de société

    Quand nous constatons de tels choix de société, nous ne pouvons qu'être bouleversés. Une telle ferveur délirante pour le foot-ball de haut niveau démontre à quel point les populations sont déconnectés de la réalité. Aveuglés par les manipulations de quelques uns qui s'enrichissent sur leur dos. Certains familles , empruntes de folie collective n'hésitent pas à se ruiner pour assister à de telles mascarades savamment orchestrées.  

    De toute évidence, chacun trace sa route, pas sûr de toujours bien choisir la bonne.

    Gaulois.


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    Ordination

     

     

    Ou est passé la loi 1905 concernant la séparation de l’église et de l’état ? La secte religieuse prend tout son sens à Chartres !

    Dans cette ville, il ne manque plus que les inquisiteurs, le bûcher pour brûler les sorcières locales.

    C’est pour quand la prochaine croisade ?

    Gaulois.

     

     

     


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  • Article mal présenté, mais qui garde toute sa signification


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  • Généralisation des bavures policières

     

    Les avocats et Reporterre dénoncent haut et fort la recrudescence de violences de plus en plus nombreuses. C'est tant mieux car lorsqu'il s'agit d'un simple citoyen, il n'est pas vraiment pris au sérieux.

    Les pitbull de la république frappent de plus en plus souvent, de plus en plus fort, entraînant souvent de graves séquelles, voir la mort. Ils sont le bras armé au service du pouvoir qui sert à museler toute contestation. Ce n'est pas nouveau, mais l'escalade a pris une ampleur inquiétante. 

    Comme je le dis souvent, le peuple mouton est gardé par des loups féroces.   

    Gaulois.  

    Les violences policières se généralisent, constatent les avocats de France

    12 juin 2018 Marie Astier (Reporterre)

      https://reporterre.net/Les-violences-policieres-se-generalisent-constatent-les-avocats-de-France

     

     

    Lors d’une journée de réflexion organisée par le Syndicat des avocats de France, de nombreux témoignages ont montré que les violences policières touchent en France de plus en plus de secteurs de la société : militants écologistes et sociaux, migrants, jeunes des quartiers populaires... Les réponses juridiques émergent peu à peu. Mais une prise de conscience de la société face à la « fabrique des monstres » est indispensable.

    Quelle est l’issue la plus probable d’une plainte déposée par une victime de violence policière ? Le non-lieu. Dur constat, pour des avocats. C’est pourtant sur celui-ci que s’est ouverte la journée de réflexion et d’échanges sur les violences policières, organisée par leur syndicat, samedi 9 juin.

    « Nous sommes dans un contexte d’urgence », a introduit Laurence Roques, présidente du Syndicat des avocats de France (SAF). « Il y a les migrants et les militants poursuivis au col de l’Echelle [Hautes-Alpes], la répression des manifestations, l’intervention militaire sur la Zad, les interpellations au lycée Arago... »

    Cette violence est-elle isolée ou systémique ? A quel moment l’usage de la force par les forces de l’ordre devient-il illégal ? Comment les avocats peuvent-ils y répondre, et en collaboration avec quels autres acteurs ? Voici quelques questions que s’est posé le syndicat, qui avait invité pour l’occasion militants, syndicalistes, associatifs, sociologues, « street médics », journalistes, victimes de ces violences. Devant une cinquantaine de personnes, la première table ronde a traité des opérations de maintien de l’ordre notamment lors des manifestations et sur les Zads, la seconde des violences policières dans les quartiers et contre les minorités.

    La lutte contre le terrorisme « a ouvert la voie à une doctrine de répression »

     De cette dense journée ressort d’abord une historicité de ces violences. Eric Beynel, du syndicat Sud Solidaires, se souvient des manifestations de 1986, et de la mort de Malik Oussekine. « Après il y avait eu une modification des doctrines, moins de tirs tendus de grenades, la dissolution de la brigade des voltigeurs », responsables de la mort de l’étudiant. Pourtant ces violences se poursuivent, puisque « à Calais et sur le littoral les violences contre les migrants sont documentées depuis les années 1990 », note de son côté Solenne Lecomte de la Cabane juridique. Hervé Kempf, rédacteur en chef de Reporterre et intervenant à cette journée, place un point de basculement au 11 septembre 2001, les attentats et la lutte contre le terrorisme ayant « ouvert la voie à une doctrine de répression ». Les violences policières qui ont d’abord frappé les quartiers populaires « se sont ensuite transférées dans d’autres zones de la société », observe-t-il. Les manifestations anti-G8 ou G20 ont aussi eu leur lot de répression, comme le note Billy, « street médic » depuis huit ans. Le médecin porte assistance aux blessés en manif’. « En 2011, à Nice, lors des manifestations anti-G20, c’est la première fois que j’ai vu autant de sang, de blessés dus à des grenades », se rappelle-t-il. Dans le monde de l’écologie, l’intervention César sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes en 2012 a fait date. Puis la répression des actions des militants climat lors de la COP 21 en 2015 à Paris a également marqué. « On était dans le contexte post-attentats de janvier et novembre, l’état d’urgence a servi à justifier la répression », dit Hervé Kempf.

    Vers une logique d’interpellations

     

    Hématome causé par un tir de flashball lors de l’intervention militaire sur la Zad en avril.

    « En France, on va à contre-courant du reste de l’Europe, qui s’oriente vers la désescalade », observe Claire Dujardin, avocate de la famille de Rémi Fraisse. « Selon les autorités, il y a de plus en plus de violences de la part des manifestants, mais ce n’est pas le cas, il n’y a pas d’augmentation du nombre de blessés chez les forces de l’ordre. En revanche elles sont en sous-effectif alors que leurs missions augmentent. Surtout, il y a une évolution d’une doctrine de maintien de la foule à distance vers une logique de corps à corps pour interpeller. »

     Claire Dujardin, avocate, et Laurence Roques, présidente du Syndicat des avocats de France : « La France va à contre-courant de l’Europe ».

    Une évolution confirmée, le 8 juin, par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb lui-même, lors de sa visite au centre d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne), où il s’est félicité que des officiers de police judiciaire soient « désormais insérés directement dans les rangs des unités de maintien de l’ordre ».

    Outre les gaz lacrymogènes, qui font bien plus que faire pleurer, particulièrement lors des expositions prolongées, plusieurs armes blessent voire mutilent lors des manifestations ou sur les Zads : LBD (lanceur de balles de défense), grenades à effet de souffle (la OF F1 a tué Rémi Fraisse, la GLI F4 a mutilé Robin Pagès et Maxime Peugeot), et grenades de désencerclement, liste Me Dujardin. « On les qualifie d’armes non-létales, mais c’est juste qu’elles sont en-dessous d’un certain seuil statistique de mortalité », précise Billy.

    Un lourd silence se fait dans la salle quand lui et une autre « médic » de la Zad décrivent les blessures des 330 personnes qu’ils ont prises en charge à Notre-Dame-des-Landes ces deux derniers mois : des morceaux de grenade de plus de deux centimètres logés à côté de la colonne vertébrale ou d’une artère vitale, des éclats multiples de grenades sur tout le corps, certains ne pouvant être retirés car logés dans des zones trop sensibles, des pertes de conscience, des tirs tendus de flash-ball touchant les yeux ou les parties génitales, provoquant d’impressionnants hématomes. « Je me suis sentie comme en zone de guerre, le 11 avril, le troisième jour des expulsions, quand après une charge très violente et des tirs de GLI F4 il y avait six personnes au sol dans un champ, et il fallait évaluer le niveau de gravité de chacun pour décider qui évacuer en premier. Là on a appris que les gendarmes avaient tout bouclé, alors qu’on avait quelqu’un à envoyer à l’hôpital. Les gendarmes ont retardé son évacuation », raconte Sarah, de l’équipe médic. Une atmosphère provoquant un stress post-traumatique : « Il y a des dizaines et des dizaines de personnes qui en rêvent encore, réagissent à la moindre explosion », ajoute la soignante.

    Même si de nombreux témoignages montrent que les gendarmes ont frappé en situation offensive plutôt que défensive, il est difficile de prouver que l’on sort de la légalité. Le constat des avocats est que très peu de textes régissent l’usage des armes. « Or s’il n’y a pas d’encadrement, il ne peut pas y avoir de problème ! » regrette Claire Dujardin.

    Harcèlement policier

    Les violences policières prennent une autre forme quand elles ciblent les migrants ou ont lieu dans les « quartiers ». Dans ces derniers, « les contrôles d’identité sont la porte d’entrée de la violence », relève Slim Ben Achour, avocat. D’après les chiffres cités, 10 à 12 millions seraient menés chaque année, et viseraient principalement les jeunes noirs et arabes : c’est le contrôle au faciès. Certains peuvent subir plusieurs contrôles d’identité par jour, être emmenés au poste une heure ou plus pour « vérification », être déshabillés, brutalisés, humiliés, certains de ces actes étant qualifiés d’agressions sexuelles par les avocats.

    Ce harcèlement présente des similarités avec celui subi par les migrants à Calais ou ailleurs. Les associations présentes (Gisti et Cabane juridique) décrivent les tentes lacérées, les gaz lacrymogènes à répétition, y compris sur la nourriture, les difficultés pour aller aux douches, les arrestations et les déplacements loin de leur lieu d’hébergement, les brutalités, la confiscation de papiers administratifs. Les militants portant secours aux exilés sont à leur tour visés, victimes d’amendes à répétition, d’insultes, de vérifications au poste voire de garde à vue pour « sois-disant » outrage aux forces de l’ordre.

    « Il y un phénomène de “propriété policière”, il y a des groupes et des espaces sociaux particuliers où la police se dispense d’obéir aux règles de droit », observe le sociologue Jérémie Gauthier. « Et ces pratiques ont lieu sur les personnes qui ont le moins de ressources pour les contester. »Solenne Lecomte parle elle d’« une culture de la violence ». Autrement dit, les violences policières ne sont pas le fait d’individus isolés mais sont systémiques. « Face à elles, il faut donc jouer collectif », poursuit-elle, lutter contre la « solitude de la plainte ». Ainsi, la Cabane juridique a déposé en 2016 une série de 54 plaintes d’exilés dénonçant des violences subies par la police.

    Mais rares sont les fois où elles aboutissent. Une exception est ce que les avocats appellent « le dossier du 12e arrondissement ». 18 jeunes avaient porté plainte contre des violences répétées de la part d’une brigade de police de leur quartier. Trois policiers ont écopé début avril de cinq mois de prison avec sursis chacun. « Le rôle de la presse a été déterminant », insiste Slim Ben Achour, qui a porté l’affaire. « Elle a obligé le procureur à faire comme s’il se saisissait du dossier. Il faut prendre à témoin la population. »

     

    Luce Fournier : « Un argument que l’on nous oppose est que puisqu’il n’y a pas de plaintes, il n’y a pas de violence. »

    Certains explorent d’autres voies. Luce Fournier porte avec le collectif Vigizad un dossier devant le Défenseur des droits. Cela consiste à lui apporter une série de témoignages et à lui demander d’enquêter sur les violations des droits ainsi dénoncées. Il peut rendre un rapport. « Un des arguments que l’on nous oppose souvent est que puisqu’il n’y a pas de plaintes, il n’y a pas de violences, raconte-t-elle. Cette procédure est une façon de les faire exister dans la langue de l’administration. L’autre intérêt est qu’il a accès aux rapports de la gendarmerie. La procédure est souple, rapide, collective. »

    C’est aussi la première étape avant une action plus offensive : il s’agirait de porter plainte devant le tribunal administratif. « On peut faire condamner le préfet qui a mené les opérations de maintien de l’ordre, et à travers lui l’Etat », explique la militante.

    Toujours côté juridique, Claire Dujardin, après le non-lieu dans l’affaire Rémi Fraisse, souhaite se tourner vers la Cour européenne des droits de l’homme. Elle a bon espoir : la France a récemment été condamnée à verser 6,5 millions d’euros de dommages et intérêts à un jeune homme devenu handicapé à la suite d’une interpellation musclée. Les tribunaux français l’avaient tous débouté.

    Enfin, la journée a été l’occasion d’évoquer des actions concertées et transdisciplinaires. Le collectif Désarmons-les prône la mise en place d’une expertise indépendante sur les armes de la police réunissant biologistes, avocats, médecins, militants, etc. Une campagne commune pour l’interdiction des grenades a également été évoquée. Celle de lutte contre le contrôle au faciès se poursuit. Une des actions originales est proposée par le collectif Quoi ma gueule : il s’agit de filmer les policiers lors des contrôles d’identité, chose que tout citoyen a le droit de faire.

    Autant de tentatives de ne pas laisser ces violences se dérouler en toute impunité, car, insiste Solenne Lecomte, toute la société est concernée : « On fabrique des monstres qui ne sont jamais sanctionnés et on espère que le jour où ils seront face à nous ils cesseront les coups. »




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  • Linky passe en force

    Mon commentaire se résume à ceci : nous sommes en dictature.

    Lecture à méditer

    Gaulois.

     

     


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