• Hypocrisie de l’État : Les affaires franco-russes dans le
    domaine du nucléaire échappent aux sanctions !

    De tous temps, de tels scandales ont lieu ! Pendant que l'on envoie les bidasses au casse pipe comme chaire à canon, les barons de la guerre font leurs petites affaires et pas des plus propres  ! 

    Gaulois.  

     

    Avril 22


    Dans les belles déclarations enflammées, il est beaucoup question du gaz
    dont l'Europe dépend, de famines engendrées par le manque de blé,
    d'inflation et autres conséquences des sanctions infligées à la Russie. Mais
    il y a un domaine dans lequel les affaires continuent discrètement, c'est
    celui du nucléaire dans lequel EDF, Orano/Areva et le géant russe Rosatom
    continuent allègrement de collaborer et de se soutenir mutuellement.
    En effet le nucléaire francais a grand besoin du géant russe Rosatom pour écouler la
    production de turbines nucléaires Arabelle, pour se débarrasser de ses encombrants
    excedents d'uranium de retraitement dont on ne sait que faire, ou encore pour la
    construction du réacteur à fusion ITER pour lequel des pièces essentielle doivent être
    livrée par la Russie qui contribue au financement du projet.
    Bref ces échanges mutuels sont essentiels à l'économie du nucléaire des deux pays
    étroitement liés, au point que Henri Proglio, qui fut PDG d’EDF de 2009 à 2014, assure
    des missions de conseil à deux filiales de Rosatom.
    C'est pour cela qu'on se garde bien d'évoquer en haut lieu et dans les médias* les
    relations qui lient l'industrie nucléaire de la France et de la Russie, qui échappent
    jusque là aux sanctions.
    * hormis les médias indépendants tels que Médiapart ou Reporterre et les associations telles que Greenpeace ou Robin
    des bois qui ont dénoncé cette situation.
    A propos des turbines nucléaires Arabelle. Il s'agit de cette entreprise vendue à
    General Electric en 2015 (opération pilotée par E. Macron alors ministre), avec tout le
    secteur énergie d’Alstom, et maintenant en passe d'être rachetée, au prix fort. EDF
    n'en prendrait que 80 %. pour que le géant russe Rosatom puisse en acquérir 20 %,
    sachant que la moitié des commandes à l’usine de Belfort lui sont destinées!
    Ce fabricant fournit les turbo-alternateurs à vapeur des gros réacteurs tels que EPR, et
    a reçu les commandes de Rosatom qui doit en équiper la centrale qu’il construit à
    Akkuyu, dans le sud de la Turquie, plus tard celle d’El-Dabaa, dans le nord de l’Egypte,
    et d'autres projets.
    Il s'agit donc d'une affaire stratégique pour la Russie, mais aussi pour EDF qui
    souffrirait de sanctions sur Rosatom, acteur actif sur le marché mondial du nucléaire
    qui connaît une timide relance.
    Le scandale de la sous-traitance à la Russie de la gestion de l'uranium de
    retraitement.
    Un autre accord particulièrement scandaleux lie la France à la Russie. Il s'agit de se
    débarrasser de l'uranium issu du retraitement à la Hague dont on accumule des
    stocks encombrants et dont on cherche à se débarrasser. EDF prétend que cet
    uranium n'est pas un déchet car il serait réutilisable, à condition d'être ré-enrichi.
    Sauf que cet uranium est difficile à re-enrichir et à ré-utiliser car pollué par des
    produits de fission formés pendant leur utilisation en réacteur. Et les stocks

    s’accumulent, déja 33 000 tonnes sont entreposées, et la seule usine capable de le
    traiter et re-enrichir est Tenex, à Tomsk en Russie. Contrats ont alors été passés pour
    l'expédition d’environ 1 000 tonnes par an.,
    Sur les milliers de tonnes d’uranium de retraitement déjà envoyés en Russie, moins de
    600 tonnes enrichies sont revenues en France pour alimenter bientôt les réacteurs de
    la centrale de Cruas-Meysse, seule habilitée à utiliser ce combustible.
    Ainsi, encore très recemment , les 29 octobre, 20 janvier, 12 fèvrier plusieurs dizaines
    de tonnes par transport ont été chargées depuis Dunkerque ou le Havre en directoion
    de Saint-Petersbourg. Ces transports vont-ils continuer dans le cadre des sanctions?....
    Pour en savoir plus sur l'uranium de retaitement : Après avoir été utilisé à peu près 3
    ans en réacteur, le combustible nucléaire "usé" est fortement chargé en produits radioactifs de fission, les
    plus dangereux. Il faut alors le « refroidir » pendant plusieurs années dans des piscines pour pouvoir
    ensuite le retraiter.
    Le « retraitement », que seule la France pratique, permet d'en extraire les 1 à 2 % de plutonium contenus
    dans les déchets, soit une dizaine de tonnes par an transportés vers Marcoule pour la fabrication du
    combustible MOX (mélange d'uranium et de plutonium) qui alimente une partie du parc de réacteurs.
    Sont mis à part également les 3 à 4 % de « déchets ultimes » comprenant les élements radioactifs les
    plus dangereux et de plus longue durée de vie voisins essentiellement du plutonium. Ce sont eux pour
    lesquels aucune solution satisfaisante de gestion n'existe et que l’État veut léguer à nos descendants
    pour des temps infinis en les enfouissant à Bure, comme on mettrait la poussière balyée sous le tapis...
    Reste alors 95 à 96% de cet uranium de retraitement contaminé par les produits de fission et si
    compliqué à re-utiliser.
    La France en stocke actuellement 33 000 tonnes dans des hangars situés à Pierrelatte, dans la Drôme,
    dont on ne sait que faire et qu'EDF cherche à évacuer en partie vers la Russie.
    Participation de la Russie à la construction à Cadarache du réacteur à fusion
    nucléaire ITER.
    La Russie est impliquée dans le projet international de construction du réacteur à
    fusion nucléaire Iter à hauteur de 9 %, au même titre que le Japon ou les États-Unis. Et
    il se trouve que 2022 est une année importante, certains éléments fabriqués en Russie
    sont en attente d'être livrés dont la plus petite des bobines poloïdales, fixée en
    dernier, qui attend dans le port de Saint-Pétersbourg.
    Un peu moins d’une centaine de citoyens russes travaillent au centre nucléaire de
    Cadarache, ils sont accompagnés par leurs familles.
    Coté russe, il a été annoncé qu’Iter n’est pas concerné par le décret mettant fin aux
    exportations de technologie. Mais qu'en est-il du coté international occidental ?
    Soyons sûrs que l'on fermera les yeux sur la guerre et les sanctions que l'on prétend
    appliquer....
    Ainsi au-delà des déclarations sur les sanctions dont la Russie est l'objet,
    mais aussi des critiques faites aux allemands et autres européens qui
    peinent à restreindre leurs importations d'hudrocarbures russes, le nucléaire
    francais continue discrètement à faire des affaires avec la Russie.
    Le scandale éclatera-t-il un jour ?


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  • Réacteur EPR en souffrance !

    Combien de fois les lanceurs d'alerte l'auront répété ! Le nucléaire est une technologie de mort ! Outre le vieillissement des réacteurs au delà de 30 ans, le réacteur EPR n'en finit pas de défrayer la chronique ! son coût prévu initialement a pratiquement quadruplé à ce jour et sa construction pose encore et toujours de sérieux problèmes.

    En Chine, une fuite radioactive d'un EPR risque bien de mettre le coup de grâce au nucléaire Français !

    Gaulois. 

     Fuite radioactive en Chine : le coup fatal pour le réacteur nucléaire français EPR

     

     

     

     

    La chaine américaine CNN a révélé ce jour (*) l'existence d'une situation d'urgence dans le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Taïshan (Chine), composée de deux réacteurs français EPR.

    S'il n'est pas encore possible à cette heure de mesurer l'ampleur exacte du problème - une fuite radioactive dans le circuit primaire, celui qui contient le combustible nucléaire - et la gravité de la situation, il est d'ores et déjà évident qu'il s'agit là d'un coup probablement fatal pour les projets d'EDF de construire des EPR en France et à l'étranger.

    En effet, alors que les chantiers EPR organisés par les Français - Areva en Finlande, EDF à Flamanville (Manche) et en Grande-Bretagne - sont de véritables désastres industriels et financiers, les promoteurs du réacteur EPR se raccrochaient désespérément au "bon exemple" chinois.

    Car les deux EPR de Taïshan ont été construits et mis en service (respectivement en décembre 2018 et septembre 2019) avec "seulement" quelques années de retard et des surcoûts officiellement limités à quelques milliards (selon la communication de la Chine qui, faut-il le rappeler, est une dictature où l' "information" est totalement contrôlée).

    La situation qui a lieu actuellement en Chine montre que, malgré la prétendue maestria des nucléocrates chinois, les EPR de Taïshan ne se portent pas mieux que ceux que les français tentent désespérément de construire.

    Cet évènement doit amener les dirigeants politiques français (mais aussi finlandais et britanniques) à prendre enfin leurs responsabilités et à stopper définitivement les chantiers EPR d'Olkiluoto (Finlande), Flamanville (Manche, France) et d'Hinkley Point (Grande-Bretagne), et à cesser d'annoncer de futurs chantiers d'EPR en Inde ou ailleurs.

    Malgré les puissantes campagnes de communications et de publicité actuelles en faveur du nucléaire, supposé s'opposer au changement climatique et donc "sauver la planète" alors qu'il ne fait en réalité que la contaminer (Tchernobyl, Fukushima, déchets radioactifs, rejets divers, etc), malgré le recours de l'industrie atomique à des youtubeurs ou au VRP JM Jancovici, le fait est que le nucléaire est une industrie du XXème siècle, un dinosaure à la fois ruineux et terriblement dangereux, qui ne couvre toutefois que 2% de la consommation mondiale d'énergie : une contribution infime pour un danger extrême !

    Quant au réacteur français EPR, il est assurément le plus mauvais réacteur jamais conçu de par le monde, à tel point que ses propres concepteurs (Areva/Orano et EDF) ne parviennent même pas à la construire. Alors que les réacteurs EPR de Finlande et de Flamanville présentent des malfaçons majeures, à commencer par la fameuse cuve de l'EPR de Flamanville, il serait criminel de les mettre en service… à supposer que leurs chantiers soient un jour terminés…

     

    (*) https://edition.cnn.com/2021/06/14/politics/china-nuclear-reactor-leak-us-monitoring/index.html

    Source : Observatoire du nucléaire. http://www.observatoire-du-nucleaire.org

     


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  • La seconde vie des centrales nucléaires

    Prolonger la vie des centrales nucléaires vieillissantes, c'est un peu comme jouer à la roulette russe. Il ne fait aucun doute que la troisième grande catastrophe nucléaire, après celles de Tchernobyl et Fukushima aura lieu en France !

    Incapable de construire le très controversé EPR, La France s'enfonce dans l'inconscience économique et plus que tout sécuritaire. Elle fait fi de tous les avertissements venant des associations et d'un grand nombre de scientifiques lanceurs d'alertes. 

    Au delà de cette nucléocrature, il s'agit d'une secte des plus dangereuses mettant en danger des régions du monde et des nations entières.

    Gaulois. 

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim  L’immense arnaque

     

     

    Faut-il s'étonner de l'augmentation régulière de l'électricité ?

    Gaulois.

     


    L’immense arnaque de la fermeture de Fessenheim.

    Pierre Péguin, novembre2020,
    Cela n’a pas été très médiatisé, mais la fermeture de la centrale de Fessenheim a été préparée avec un protocole permettant à EdF de recevoir de l’État un pactole considérable, lourd de conséquences pour l’avenir*.

     

    Un accord entre l’État actionnaire principal, EnBW du land Bade-Wurtenberg de 17,5 % actionnaire, le Consortium Helvétique à 15 %, et EDF avait déjà été préparé en 2016. C’est en 2017 que le «  protocole d’indemnisation pour fermeture anticipée de Fessenheim » a été mis au point, avec de nouvelles garanties accordées par l’État, et adopté par le conseil d'administration d'EDF. Les six représentants de l’Etat n’ayant pas pris part au vote, les six représentants des salariés ont voté contre, tandis que les six autres administrateurs se sont prononcés pour, avec parmi ces derniers, le PDG Jean-Bernard Lévy, dont la voix a été prépondérante, du fait du partage égal des voix.

     

    La validation de cette indemnisation était un préalable à la procédure d’arrêt de l’une des centrales nucléaires les plus contestées pour les risques qu’elle fait courir aux populations non seulement du pays, mais aussi de Suisse et d’Allemagne. Elle a été mise en route en 78, donc vieille de 43 ans, elle est située en zone sismique et inondable.

     

    Cette fermeture de la centrale de Fessenheim, promesse de campagne de François Hollande en 2012 avait été fixée à l’horizon 2018 , à la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche) respectant ainsi la loi sur la transition énergétique qui plafonne les capacités nucléaires de la France à leur niveau actuel. Mais celui-ci bourré de défauts, de pièces hors norme forgées au Creusot (dont la cuve!), n’étant pas prêt de fonctionner, Fessenheim a tout de même été arrété en juin dernier en fonction d’autres considérations. .

     

    L’arnaque porte sur l’accord financier en plus des garanties initiales.

     

    Dès le départ les garanties étaient telles que les actionnaires privés et EDF avaient approuvé sans sourciller le protocole, et celui-ci a encore été enrichi plus récemment. Voyons de quoi il s’agit :

     

    Les garanties en cadeau :
    La plus importante a consisté en une extension du délai de l’autorisation de création de l’EPR en construction à Flamanville, qui arrivait à échéance en avril 2017, jusqu’à sa mise en route « partielle » actuelle. On peut supposer aussi qu’un accord occulte a garanti que l’ASN (Autorité dite de Sureté Nucléaire!) donnerait son accord malgré tous les défauts de construction et les risques de fonctionnement qui en résulte….

     

    L’électricien avait également obtenu l’assurance de pouvoir redémarrer le réacteur n°2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), à l’arrêt depuis plus de 2 ans suite à la chute d’un générateur de vapeur. La loi de transition énergétique prévoit en effet qu’un réacteur à l’arrêt depuis plus de deux ans, soit considéré comme étant en arrêt «définitif», le gouvernement ayant la possibilité de proroger de trois ans cette durée, ce qui a été fait.

     

    Et surtout sur le plan financier,
    L'accord conclu à l'été 2016 entre EDF et l'Etat au sujet de Fessenheim prévoyait une indemnisation de 446 millions d'euros au moins, dont un premier versement d'environ 100 millions d'euros lors de l'arrêt de la centrale. Le solde étant constitué d'une part fixe et d'une part variable tenant compte d'un éventuel manque à gagner pour EDF jusqu'en 2041.

     

    Re-actualisé récemment, cet accord prévoit maintenant le versement immédiat de 370 millions d’€ à EDF, « avant la fin de l’année » d’après le ministère de Barbara Pompili. EDF est aux abois, il faut le subventionner au plus vite…

     

    Mais l’État ne solde pas ainsi l’intégralité de ses comptes liés à la fermeture de Fessenheim. Le protocole signé avec EDF stipule en effet qu’en plus de cette part initiale, l’électricien recevra un supplément pour tenir compte des bénéfices qu’il aurait pu réaliser jusqu’à la fin de vie théorique de la centrale, en 2041, calculés à partir des prix de marché qui seront constatés au cours des vingt ans à venir.

     

    C’est là où se confirme l’immense arnaque consistant à financer outrageusement EDF, en espérant que cela ne soit pas rejeté par l’Europe pour non respect des règles de la concurrence « libre et non faussée », car Il y a bien subvention déguisée et satisfaction d’EDF et des actionnaires...
    En effet comment prouver que Fessenheim pouvait fonctionner jusqu’en 2041 (d’ailleurs pourquoi 2041, soit 3 ans après les 60 ans). Cela revient à prétendre
     que l’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire est acquise à priori. Quant aux travaux requis pour le passage de la 4ième visite décennale des réacteurs, puis de la 5ième, leur coût aurait approché le milliard d’€. De plus les 2 réacteurs conçus pour fonctionner 30 ans, prolongeables jusqu’à 40 ans, sont déja amortis.

     

    Ne tenant pas compte de ces réserves, la close permettant de dédommager EDF avec la variation du prix de l’électricité ouvre la porte à des versements pouvant aller jusqu’à plusieurs milliards, au frais des contribuables.

     

    La fermeture de Fessenheim qui réjouit le courant écologique, et mortifie ses travailleurs et sa région, apparaît en fait être un immense montage financier destiné à soutenir EDF, et à lui assurer à terme de nouvelles ressources aux frais des contribuables. Il fallait ne plus tarder pour lancer ce processus afin d’apporter un financement rapide à EDF, et aussi de lui éviter d’avoir à réaliser les travaux onéreux du « grand carénage » nécessaires à la poursuite de l’activité de la centrale.

     

    Cette arnaque est d’autant plus grave que si elle est validée par l’Europe, elle crée un précédent applicable à tout nouvel arrêt de réacteurs du parc. Notre revendication de l’arrêt du nucléaire au plus vite deviendrait alors un facteur d’enrichissement d’EDF et de ses actionnaires par le budget de l’État.

     

    Ces ressources auraient-elles pour but de financer un nouveau programme de construction de 6 EPR dont la décision est préparée en catimini ? Est-ce pour cela qu’un accord de mise en route « partielle » de l’EPR a été délivré, entraînant la livraison de combustibles ? Permettant ainsi de prétendre que cette technologie est opérationnelle et qu’elle peut donc être reproduite ?

     

    *https://savoie-antinucleaire.fr/2020/11/07/fessenheim-letat-versera-377-millions-deuros-a-edf-cette-annee/

     


    FESSENHEIM : L’ÉTAT VERSERA 377 MILLIONS D’EUROS À EDF CETTE ANNÉE

     

     

     Le gouvernement va ajouter à son budget pour 2020 des crédits afin de régler en une fois l’indemnisation pour l’arrêt anticipé de la centrale nucléaire alsacienne d’EDF. Un paiement différé aurait pu coûter des dizaines de millions d’euros en plus à l’État.

     

    Pourquoi payer en plusieurs fois quand on peut le faire d’une traite et économiser des dizaines de millions d’euros ? C’est le calcul de l’État, qui a décidé de dédommager entièrement EDF dès cette année pour la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). Pour cela, le gouvernement a proposé d’adopter une ouverture de crédit supplémentaire dans le quatrième budget rectificatif pour 2020 qui sera examiné à l’Assemblée nationale mardi.

     

    La transition énergétique sera-t-elle la nouvelle chance du nucléaire ?

     

    Sur les 357 millions d’euros d’ouverture dont fait l’objet la mission « Écologie, développement et mobilité durables » du budget, 300 millions sont destinés au « paiement en une fois de l’indemnité due au titre de la fermeture de la centrale de Fessenheim », d’après le nouveau document rédigé par Bercy. (NDLR : il ne reste donc que 57 millions pour l’Écologie, développement et mobilité durables !!! De qui se moque-t-on ? Des Français je suppose !)

     

    Paiement le plus rapide possible

     

    dont les réacteurs ont été définitivement arrêtés en juin cette année . Pourquoi alors cette décision de payer en une fois ? Elle fait « suite aux recommandations de la Cour des Comptes dans son récent rapport sur l’arrêt et le démantèlement des installations nucléaires », explique le ministère de la Transition écologique, qui évoque « des raisons d’optimisation de la dépense publique ».

     

    * * Libération.fr 24 janvier 2017

     

    reporterre.net/spip.php?page=pdf&id_article=11441&nom_fichier=EDF-approuve-sur...

     

    *« Le Monde » du 9 avril 17, « Canard Enchainé » du 12 avril 17.

     

    EDF et l’Etat, actionnaire à plus de 85% de l’électricien, ont inclus de nouvelles «clauses» en plus de l’accord qu’ils avaient négocié à l’été 2016, a indiqué cette source, confirmant une information des Echos.

     

    Ces clauses concernent tout d’abord «la prolongation» de l’autorisation de création de l’EPR en construction à Flamanville (Manche), qui arrive à échéance en avril prochain, alors que le réacteur ne doit pas entrer en service avant la fin 2018 du fait des retards sur le chantier, a précisé cette source.

     

    Par ailleurs, EDF obtiendrait également l’assurance de pouvoir redémarrer le réacteur n°2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), à l’arrêt depuis mai 2015.

     

    La loi sur la transition énergétique votée en août 2015 prévoit en effet qu’un réacteur à l’arrêt depuis plus de deux ans, soit considéré comme étant en arrêt «définitif».

     

    Mais le gouvernement a la possibilité de proroger de trois ans cette durée.
    Or EDF ne prévoit pas de terminer les opérations de maintenance de ce réacteur, où un générateur de vapeur a chuté en mars 2016, avant la fin novembre 2017.
    Interrogé, EDF n’a souhaité ni confirmer ni démentir ces informations.

     

    Sur le plan financier, l’accord conclu l’an dernier entre EDF et l’Etat au sujet de Fessenheim prévoit une indemnisation de 446 millions d’euros au moins dont un premier versement d’environ 100 millions d’euros lors de l’arrêt de la centrale.
    Le solde sera constitué d’une part fixe et d’une part variable tenant compte d’un éventuel manque à gagner pour EDF jusqu’en 2041.

     

    La validation de cette indemnisation est un préalable au dépôt par EDF d’une demande d’abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale, qui prendra la forme d’un décret du gouvernement pour entériner la décision de fermeture.
    Cette fermeture de la centrale de Fessenheim est une promesse de campagne de François Hollande en 2012. Elle est fixée à l’horizon 2018 lorsqu’EDF prévoit de mettre en servie l’EPR de Flamanville (Manche).
    La loi sur la transition énergétique plafonne en effet les capacités nucléaires de la France à leur niveau actuel.

     

    Les salariés de la centrale se sont mobilisés lundi à Fessenheim pour protester contre cette fermeture et prévoient d’autres actions mardi.

     

    Lors du conseil d’administration, les six représentants de l’Etat ne participeront pas au vote, tandis que les six administrateurs élus par les salariés ont indiqué qu’ils se prononceraient contre l’accord.

     

    L’issue du vote se trouve donc dans les mains des 6 administrateurs indépendants, parmi lesquels le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy, qui possède une voix prépondérante. Ils doivent tous donner leur feu vert pour que l’accord soit validé.

     


    AFP

     

    • parue le ….

     

    Le conseil d'administration d'EDF a adopté sur le fil mardi le protocole d'indemnisation du groupe pour la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), enclenchant la procédure d'arrêt de la doyenne des centrales nucléaires françaises, a-t-on appris de source proche du dossier.

     

    Les six représentants des salariés ont voté contre, dans la lignée de l'avis négatif rendu par le comité central d'entreprise le 10 janvier, tandis que les six administrateurs indépendants se sont prononcés en faveur du protocole négocié avec l'Etat français. Parmi ces derniers figure le PDG Jean-Bernard Lévy, dont la voix est prépondérante en cas de partage.

     

    Promesse de campagne du président François Hollande en 2012, la fermeture de Fessenheim est fixée à l'horizon 2018 lorsqu'EDF prévoit de mettre en service l'EPR de Flamanville (Manche), la loi de transition énergétique plafonnant les capacités de production nucléaire à leur niveau actuel de 63,2 gigawatts (GW).

     

    La validation de l'indemnisation est un préalable au dépôt par EDF d'une demande d'abrogation de l'autorisation d'exploiter Fessenheim, dont le vote par le conseil d'administration a été reporté à plus tard, selon la source proche. Le gouvernement devra ensuite entériner la fermeture en prenant un décret d'abrogation.

     

    EDF a obtenu de l'État français, son actionnaire à 85,6%, de nouvelles garanties dans le cadre de la fermeture de la centrale alsacienne, selon des sources concordantes. La première consiste en une extension du délai de l'autorisation de création de l'EPR en construction à Flamanville, qui arrive à échéance en avril prochain, alors que le réacteur n'entrera pas en service avant la fin 2018 du fait des retards sur le chantier.

     

    L'électricien a également obtenu l'assurance de pouvoir redémarrer le réacteur n°2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), à l'arrêt depuis mai 2015 alors que la loi de transition énergétique prévoit qu'un réacteur, après plus de deux ans d'arrêt, soit considéré comme en arrêt "définitif".

     

    Sur le plan financier, l'accord conclu à l'été 2016 entre EDF et l'Etat au sujet de Fessenheim prévoit une indemnisation de 446 millions d'euros au moins dont un premier versement d'environ 100 millions d'euros lors de l'arrêt de la centrale. Le solde sera constitué d'une part fixe et d'une part variable tenant compte d'un éventuel manque à gagner pour EDF jusqu'en 2041.

     

    EDF approuve sur le fil l’accord d’indemnisation pour la ...

     

    reporterre.net/spip.php?page=pdf&id_article=11441&nom_fichier=EDF-approuve-sur...

     

    d’indemnisation pour la fermeture de Fessenheim 24 janvier 2017 Le conseil d’administration d’EDF a adopté sur le fil mardi 24€janvier le protocole d’indemnisation du groupe pour la fermeture anticipée de Fessenheim (Haut-Rhin), enclenchant la procédure d’arrêt de la doyenne des centrales nucléaires françaises. La validation de l’indemnisation est un préalable au dépôt ...

     

    EDF approuve l'accord d'indemnisation pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

     

    Jean-Baptiste Duval

     


    Le Huffington Post

     

    EDF approuve l'accord d'indemnisation pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

     

    ÉNERGIE - Le conseil d'administration d'EDF a adopté, sur le fil, le 24 janvier, le protocole d'indemnisation du groupe pour la fermeture anticipée de Fessenheim (Haut-Rhin), enclenchant la procédure d'arrêt de la doyenne des centrales nucléaires françaises, a-t-on appris de source proche du dossier.

     

    Les six représentants des salariés ont voté contre, dans la lignée de l'avis négatif rendu par le comité central d'entreprise le 10 janvier, tandis que les six administrateurs indépendants se sont prononcés en faveur du protocole négocié avec l'Etat français. Parmi ces derniers figurent le PDG Jean-Bernard Lévy, dont la voix est prépondérante.

     

    Promesse de campagne du président François Hollande en 2012, la fermeture de Fessenheim est fixée à l'horizon 2018 lorsqu'EDF prévoit de mettre en service l'EPR de Flamanville (Manche), la loi de transition énergétique plafonnant les capacités de production nucléaire à leur niveau actuel de 63,2 gigawatts (GW).

     

    Une indemnisation de 446 millions d'euros

     

    La validation de l'indemnisation est un préalable au dépôt par EDF d'une demande d'abrogation de l'autorisation d'exploiter Fessenheim, dont le vote par le conseil d'administration a été reporté à plus tard, selon la source proche.

     

    Le gouvernement devra ensuite entériner la fermeture en prenant un décret d'abrogation. EDF a obtenu de l'Etat français, son actionnaire à 85,6%, de nouvelles garanties dans le cadre de la fermeture de la centrale alsacienne, selon des sources concordantes.

     

    La première consiste en une extension du délai de l'autorisation de création de l'EPR en construction à Flamanville, qui arrive à échéance en avril prochain, alors que le réacteur n'entrera pas en service avant la fin 2018 du fait des retards sur le chantier.

     

    L'électricien a également obtenu l'assurance de pouvoir redémarrer le réacteur n°2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), à l'arrêt depuis mai 2015 alors que la loi de transition énergétique prévoit qu'un réacteur à l'arrêt…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Mensonge et omerta accompagnent depuis ses débuts la saga atomique 

    Quand un physicien s'exprime sur l'histoire funeste de la technologie nucléaire. Pierre Péguin nous explique avec une justesse sans faille l'acharnement et la folie des nucléocrates.

     Gaulois.

    Et si le nucleaire était encore beaucoup plus mortifère qu’on ne l’imagine, Est-ce pour cela que le mensonge et l’omerta accompagnent depuis ses débuts la saga atomique ?

    Savons-nous combien de victimes sont dues aux technologies atomiques qu’elles soient civiles ou militaires, depuis le début de leur développement ?

    Pierre Péguin, automne 2019.

    Qu’est-ce qui nous pousse à un décompte morbide des victimes du nucléaire ?

    C’est d’abord d’observer une véritable épidémie de cancers, leucémies et autres pathologies depuis les années 70 qui touche tous les âges, et qui paraît même s’aggraver. Demandons-nous pourquoi pour expliquer ce qui se passe. A notre avis il s’agit essentiellement de la dégradation de notre environnement par deux principaux responsables : la chimie (agriculture, nourriture, dans la maison, etc.), et la radioactivité dont on ne le sait pas assez qu’elle touche insidieusement tout le vivant.

    C’est aussi l’alarme lancée par certains médias (bien peu nombreux!) en 2003, alarme restée confidentielle. Ainsi le journal belge Le Soir du 12 février 2003 titre: « Morbide bilan nucléaire : soixante millions de morts depuis 1945 ». L’auteur de l’article Christophe Schoune ajoute : « C'est une solide dose de poil à gratter que quarante-six scientifiques viennent de glisser dans la boîte aux lettres de diverses institutions internationales, dont la Commission européenne. Le premier rapport du Comité européen sur les risques de l’irradiations CERI (1) remet en cause les normes et méthodes d'évaluation qui ont prévalu jusqu'à présent en matière de radioprotection. Sollicitée et financée par le groupe Verts européens, il y a cinq ans, l'élaboration de cette étude a été coordonnée par le chimiste anglais Chris Busby et a rassemblé une palette d'experts indépendants du monde entier».

    Notons qu’Alice Stewart bien connue pour ses études sur l’effet des faibles doses de radioactivité, première présidente du CERI, a été très impliquée dans ce travail.

    La création du CERI reposait sur le fait « qu’il existait suffisamment de preuves démontrant qu’une exposition de faible dose due à des radio-éléments artificiels provoquait des problèmes de santé, et que les modèles conventionnels de la Commission Internationale de Protection contre les Radiations (CIPR) n’ont aucunement prévu ces effets. »

    C’est pourquoi, en 2001, des membres du Parlement Européen ont décidé de soutenir la rédaction du rapport « Etude des effets sanitaires de l’exposition aux faibles doses de radiation ionisante à des fins de radioprotection », rapport CERI publié en 2003 (1).

    Comment les organismes internationaux ont-ils procédé jusque là? Et en quoi il fallait remettre en cause les bases officielles de la radioprotection.

    L’UNSCEAR (2) structure chargée de dire la connaissance scientifique officielle du lobby international, et ce, sans contestation possible (!), reprend les résultats recueillis par les américains dans le suivi sanitaire des irradiés d’Hiroshima et Nagasaki qui ont survécu aux explosions. Les troupes d’occupation avaient pour mission de bloquer toute intervention d’expert indépendant, de façon à contrôler strictement la collecte et la diffusion édulcorée des résultats. Il fallait à tout prix éviter une accusation de crime contre l’humanité et prétendre que ces bombardements étaient indispensables pour mettre un terme à la guerre. En fait d’après des analyses historiques (3), la reddition du Japon a été repoussée pour laisser le temps d’effecteur les bombardements criminels, et montrer ainsi à l’URSS la supériorité des US, c’était le début de la guerre froide.

    Cela a permis à la CIPR (4) de préconiser des normes laxistes de protection basées sur le suivi de l’agonie de survivants positionnés à différentes distances du cœur de l’explosion. Outre le fait que le secret ait entouré ces observations, et que de plus les structures internationales de sureté nucléaire soient verrouillées sans contrôle démocratique, les experts du CERI ont critiqué la démarche scientifique pour les raisons suivantes.

    - Les survivants ont dû être parmi les plus résistants des habitants de ces villes, les plus fragiles (jeunes, femmes enceintes, etc.) étant déjà tués beaucoup plus facilement. La « cohorte » suivie n’est donc pas représentative d’une population moyenne. ,

    - Il s’est agi au Japon d’irradiation violente (rayonnement gamma pour l’essentiel), alors que le fonctionnement actuel des réacteurs engendre des quantités importantes de radioéléments dont la contamination à petite dose est d’autant plus dangereuse qu’ils peuvent se comporter chimiquement comme des élèments nécessaires à la vie et prendre leur place dans nos organismes ( Césium 139, strontium 90, iode 131, etc. ). Il n’est donc pas possible de donner du crédit à l’extrapolation vers les faibles doses de la relation linéaire liant le nombre de victimes à la dose reçue. L’existence d’un seuil en-dessous duquel l’irradiation serait inoffensive n’est pas crédible non plus, on trouve encore des textes annonçant qu’au dessous de 100msv il n’y a pas d’effets prouvés !

    - La comparaison avec la radioactivité naturelle n’a pas de sens, la radioactivité artificielle est composée d’éléments qui n’existent pas à l’état naturel, éléments qui entrent dans le cycle de la vie et contaminent les organismes vivants.

    - Les calculs officiels de prennent pas en compte les graves conséquences de la contamination interne (5). Ils ne tiennent pas compte des autres pathologies provoquées par la radioactivité, ni des effets génétiques transmissibles, ni encore des fausse-couches ou des bébés mort-nés. Ils ont pu ainsi faire l’impasse sur les effets à long terme des contaminations par de faibles doses, et sur les conséquences de transmission génétique d’altérations. Et c’était avant la découverte de l'ADN.

    - Les fortes doses tuent, les faibles doses agissent à plus long terme, elles abîment les cellules, créent des radicaux libres et provoquent des mutations.

    Le modèle CIPR fait comme si l’irradiation est répartie uniformement sur le corps, pas de distinction entre irradiation répartie et concentration localisée sur certains organes.

    Quelle est la démarche du CERI ?

    En comparaison, la démarche du CERI est justifiée par l’observation de ce qui se passe réellement. Il existe de nombreuses données d’études épidémiologiques étrangères (en France on se garde bien d’en faire bien sûr) montrant une augmentation de la morbidité et de la mortalité par cancers, associée à des rejets radioactifs. : taux de cancers et de leucémies dans des populations vivant à proximité de sites nucléaires ; cas des travailleurs du nucléaire ; corrélation entre l'épidémie de cancers du sein et les essais nucléaires en atmosphère ; ou encore les conséquences des catastrophes (par exemple les enfants leucémiques biélorusses après Tchernobyl).

    Et si seuls les cancers et leucémies sont pris en compte par les structures officielles, le CERI a analysé les différentes pathologies supportées par les victimes. Les atteintes générales à la santé, dont on souffre pendant toute sa vie, sont sans doute plus difficiles à quantifier, mais cette difficulté ne signifie pas que les rayonnements n'ont aucun effet sur ces paramètres.

    Ont également été pris en compte les données sur l'augmentation des taux de mortalité infantile et d’enfants morts-nés , suite aux retombées globales des essais nucléaires en atmosphère ou aux contaminations des régions touchées par les catastrophes. Là où les données précises manquaient, il a fallu extrapoler à partir d'autres indicateurs. L'évaluation des risques liés à une exposition aux radiations, telle qu'adoptée aujourd'hui par les experts en radioprotection et qui sert de base à la législation européenne en vigueur, est donc grossièrement insuffisante et scientifiquement obsolète.

    en savoir plus sur la démarche du CERI,

    Le CERI ne se contente pas d'analyser les insuffisances du modèle adopté par les experts officiels pour rendre compte des effets de la radioactivité sur l'homme, il en propose une approche nouvelle. Il se base sur toutes les données épidémiologiques disponibles et introduit pour le calcul des doses reçues des facteurs de pondération biologiques et biophysiques qui rendent compte des effets au niveau cellulaire pour tous les types d'irradiation et notamment par contamination interne.

    Ainsi, les effets d'une contamination par des particules radioactives microscopiques (notamment de plutonium ou d'uranium appauvri) se révèlent 100 à 1 000 fois plus graves que prévu par les instances officielles. De même, l'exposition à certains radio-isotopes artificiels comme le cesium 139, ou encore le strontium 90 l’iode 131, rejetés par l'industrie nucléaire, est largement plus dommageable qu'envisagé à ce jour. Les scientifiques du CERI recommandent en conclusion des valeurs-limites plus sévères pour les doses reçues par le public et les travailleurs du nucléaire et, en conséquence, une réévaluation des exigences légales à l'égard de l'industrie nucléaire.

     

    Quels sont les résultats de cette étude aux conclusions surprenantes ? L'impact total sur la santé humaine jusqu’en 2000 est calculée et comparée avec les données officielles 60 fois plus faibles !

    - Total des morts par cancers : 61 619 512, (CIPR  : 1 173 606),
    - Total des cancers : 123 239 024 ,(CIPR : 2 350 000),
    - Mortalité infantile : 1 600 000, (non prise en compte par la CIPR),
    - Mort foetale : 1 880 000, (non prise en compte par la CIPR),
    - Perte de la qualité de vie : 10%, (non prise en compte par la CIPR).

    Conséquence « logique » pour ces experts : il importe de réduire la dose maximale de rayonnement admissible à 0,1 millisievert (contre 1 mSv actuellement) pour chaque être humain. « Cela fait quinze ans que je collecte et j'analyse l'impact des radiations à faible dose », commente le biologiste russe Alexey Yablokov, coauteur de l'étude. « Ces données m'ont convaincu que les standards internationaux ont jusqu'à présent reflété davantage les intérêts de l'industrie nucléaire que le souci réel de la santé humaine ».

    A chaque problème, à chaque accident ou catastrophe, tout est fait pour que ne soit pas remis en cause le nucléaire, et ce, au mépris de la vie et de la santé des populations (6). Cette maitrise criminelle de l’information a pu être appelée « Comédie Atomique » (7) ou encore « négationnisme » (3) bien que ce terme soit connoté.

    Réaction de l’IRSN Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire(8)

    Deux ans plus tard l’IRSN a publié un contre rapport. Il conteste le mode de calcul retenu par le CERI, souligne des "incohérences" dans son raisonnement et prétend qu’il n'y a pas lieu de remettre en cause le système actuel de radioprotection. Mais il reconnaît en même temps que "certains composants de ce système pourraient probablement être améliorés en s'intéressant de façon plus explicite et systématique aux incertitudes liées à la détermination de la dose après contamination interne." Celle-ci désigne les radionucléides inhalés ou ingérés.

    Cet aveu est un événement, tant les positions paraissaient intangibles. Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN jusqu’en 2016, a reconnu que «l'impact des contaminations internes aux faibles doses mérite des investigations", et appelé à des études complémentaires (bonne façon d’enterrer le problème comme d’habitude, car d’après Chris Busby coordinateur du CERI les données recueillies depuis Tchernobyl sont déjà suffisamment claires pour invalider le modèle du lobby et pour fonder la radioprotection sur la biologie plutôt que sur la physique…).

    Les malheurs subis par les populations de Biélorussie ne sont pas reconnus par l’IRSN pour qui les pathologies cardio-vasculaires et les troubles du comportement constatés chez les enfants de Biélorussie, les baisses de fertilité qui touchent les adultes pourraient être dues à la peur du nucléaire, la nucléophobie, au tabac et à l'alcool. « Il faut tirer ça au clair sans préjuger du résultat », indique Jacques Repussard. En distillant le doute sur l’origine des problèmes, technique habituelle (10), les nucléocrates en viennent même à refuser les cures de pectines pouvant alléger les souffrances des enfants. Choix criminel (6) pour sauver le nucléaire.

     

    Cancer et leucémies sont des maladies dont la multiplication est liée à l'ère atomique. Mais la radioactivité engendre bien d’autres pathologies.

    Les essais nucléaires entrainent des retombées radioactives et la dispersion de radioéléments sur l'ensemble de la planète, et s'ils ont été terriblement préjudiciables à la santé dans les zones d'essai, tout notre environnement est plus ou moins contaminé, l’ADN de tout le vivant est touché. Quant à la production d’électricité nucléaire elle fabrique énormément de ces radioéléments artificiels, en relâche en permanence par ses rejets autorisés (iode, tritium, etc.) et surtout par ses accidents et catastrophes.

    D’après Michel fernex (11), « il existe une augmentation statistiquement démontrée du nombre de  leucémies aigües chez les enfants de moins de 5 ans dans un rayon de 5 km autour des centrales nucléaires en fonctionnement normal. Celles-ci sont autorisées à rejeter dans l’air et dans l’eau des particules radioactives qui contaminent durablement la région. Ces autorisations sont éthiquement inacceptables ». C’est d’ailleurs dès 1958, qu’Alice Stewart présentait le fait que de très faibles doses de rayonnements ionisants sont cancérigènes pour le fœtus pendant la grossesse.

    Les normes « admissibles » fixées par les institutions sous l’influence des lobbies pro-nucléaires ne protègent pas les travailleurs, ni les populations.

     

    EN GUISE DE CONCLUSION

    Ne nous faisons pas d’illusions, les organismes officiels de protection contre les rayonnements ont en fait pour rôle de protéger l’industrie de l’atome plutôt que la santé des populations (7). On retrouve finalement ce que Royer (3) a appelé le négationnisme nucléaire. Tout est fait pour cacher la gravité des dégâts de cette technologie qu’elle soit civile ou militaire. L’acharnement du lobby à prétendre que les pathologies liées aux contaminations radioactives sont dues pour l’essentiel à la « nucléophobie » est honteuse, l’obligation à faire vivre les populations dans le « jardin nucléaire » en application du programme Ethos-Core (6), allant jusqu’à supprimer les cures de pectines pouvant alléger les souffrances des enfants contaminés, est criminelle. Cela montre ce qui nous attend en cas de catastrophe en France ou en Belgique.

    Un combat auprès des médias est nécessaire pour que soit enfin révélée la véritable nature du nucléaire, une technologie mortifère au service des puissants de ce monde, qu’il faut arrêter de toute urgence. La désinformation,le mensonge sont la règle du nucléaire héritier de la fabrication de la bombe. Caractéristique logique d’une technologie sophistiquée et dangereuse qui ne peut survivre que par des fonds publics colossaux, devant exclure le citoyen de l’information.

    En ont été particulièrement victimes les militaires des essais nucléaires ; les populations voisines d’Algérie, du Pacifique, de Polynésie;les populations des sites de guerre de Bosnie, Kosowo, Irak, Afghanistan ; les européens occidentaux suite à Winsdcale 1957 ; les populations de Biélorussie et d’Ukraine (1986) et du Japon (2011), les populationd voisines des installations nucléaires, et toute la planète du fait des essais nucléaires atmosphériques. Comme les temps de latence sont relativement longs chez les adultes, les effets se sont manifestés avec plus de retard qu’à Tchernobyl où il y a une population enfantine importante qui a été touchée.

    Le système actuel de définition des normes de protection repose sur l’étude de la cohorte des survivants d’Hiroshima-Nagasaki. Il est certain que la tragédie de Tchernobyl a montré, une fois de plus, les limites de ce système. A Hiroshime-Nagasaki les personnes n’ont pas pu subir une contamination interne chronique pour l’excellente raison qu’il n’y a qu’1 kilogramme de matière qui a fissionné. A Tchernobyl on parle en tonnes et de millions de personnes contaminées.

    D'après le CERI le nucléaire est responsable de 61,6 millions de morts par cancers de 1945 à 2000, contre 1,1 million selon les sources officielles, le nombre de cancers est pour sa part évalué à 123,2 millions contre 2,3 et l'étude estime en outre que les radiations ont induit une importante mortalité infantile et foetale (3,4 millions).

    Et aujourd’hui 20 ans plus tard à combien de victimes serions-nous, 70 millions ? La mortalité infantile, indicateur de la pollution radioactive, augmente dans le monde.

    Alors pourquoi s’encombrer d’une telle technologie aussi dangereuse, lourde, coûteuse, alors qu’elle n’assure que 2 % de toute l’énergie consommée dans le monde, ce qui est dérisoire. Qu’est-ce qui pousse l’État et le lobby français à s’entêter dans cette voie contrairement à nos voisins européens ? La « grandeur » de la France est-elle à ce prix, et cette grandeur contribue-t-elle au bien vivre ? Le prétexte climatique n’est-il pas un faux prétexte ? Nous laisserons-nous longtemps manœuvrer par le complexe militaro-techiquo-politique ?

    Il est temps d’exiger l’arrêt du nucléaire en extrème urgence (11).

    On trouvera en annexe des compléments relatifs à Tchernobyl, Fukushima et aux pathologies liées à la radioactivité.

    En Annexe

    Après Tchernobyl

    L’irradiation due à Tchernobyl est plus dangereuse que celle de Hiroshima et Nagasaki, tant parce que la quantité des radionucléides rejetés par la Catastrophe dans la biosphère est des milliers de fois supérieure, qu’à cause de la nature des radionucléides. En effet l’industrie nucléaire génère des éléments qui n’existent pratiquement pas dans la nature et qui sont métabolisés dans le cycle de la vie tels que le césium 137ou encore le strontium 90, prenant la place du potassium et du calcium dans les organismes vivants. Les conséquences génétiques de la catastrophe de Tchernobyl toucheront pendant des siècles des centaines de millions de personnes, parmi lesquelles:

    · celles qui ont subi le premier choc radiologique par les radionucléides de courte période dans le monde entier, en 1986. c’est le cas de l’iode 131 qui provoque de multiples pathologies de la thyroide ;

    · celles qui vivent, et vivront dans les territoires contaminés par les catastrophes ou sur les sites de guerre ayant subi les explosions d’obus à tête d’uranium, pendant des milliers d’années;

    · les enfants et descendants des géniteurs irradiés et ce pendant des générations (même en vivant loin des territoires contaminés).

    Le professeur Youri Bandajevsky a effectué de nombreuses recherches sur les effets de la contamination des enfants des territoires du Bélarus contaminés. Il a établi que les enfants avaient des problèmes cardiaques en fonction de leur teneur en Césium 137,menaçant le pronostic vital, notamment des arythmies, une insuffisance cardiaque (angine) et des crises cardiaques (infarctus) pouvant entraîner la mort. Ces recherches ont d’ailleurs abouti à ce qu’il soit jeté en prison pendant plusieurs années par le gouvernement biélorusse : il n’a été libéré que suite à une pression massive de l’Union européenne et à la délivrance d’un passeport européen.

    Mais l’Institut Belrad, soutenu à bout de bras par ETB (12) continue à fournir aux enfants des cures à base de pectine, et ce malgré l’hositilité du pouvoir Bielorusse encouragé par l’action criminelle du lobby nucléaire français (13) pour qui ces traitements sont inutiles puisque Tchernobyl n’aurait fait que peu de victimes. D’après le programme Ethos/Core (14) il est possible de vivre dans le « jardin nucléaire »…..

    Mais si le lobby concède qu’il y aurait pu y avoir quelques milliers de victimes, la compilation de 5000 documents a permis à l’université de medecine de Ney York (15) d’estimer le nombre de décès attribuables aux retombées de l’accident de Tchernobyl, entre 1986 et 2004 à un million, dans le monde entier.

    Après Fukushima La catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi a été évaluée  au niveau 7 comme tchernobyl, niveau utilisé pour décrire un "rejet majeur de matières radioactives avec des effets considérables sur la santé générale et l'environnement qui nécessite la mise en œuvre de contre-mesures planifiées et étendues".

    Environ 32 millions de personnes au Japon, soit un quart de la population du pays, ont été affectées par la radioactivité émise par l'accident nucléaire de Fukushima, selon un nouveau rapport de Green Cross, montrant une nouvelle fois le risque inconsidéré de l'énergie nucléaire. Le comité ECRR a décidé de publier la présentation de Bandajevsky, lors de la conférence de 2009 à Lesvos, au sujet des populations vivant dans les territoires contaminés de Fukushima (16).

    Il reste que cette catastrophe diffère de celle de Tchernobyl en ce que la fusion des cœurs, constituant le corium, font que la catastrophe perdure sans contrôle possible de leur évolution.

    les pathologies engendrées par la radioactivité outre cancer et leucémies,

    Passons les en revue même si c’est rébarbatif. Elles sont multiples et s’il faut en retenir quelque chose, c’est qu’au delà de l’épidémie de cancers et de leucémies, les contaminations radioactives entraînent de toutes façons une altération du système immunitaire fragilisant la résistances aux agressions sanitaires et un vieillissement prématuré, au point que les enfants de Biélorussie contaminés ont des pathologies de vieux !

    Mais retenir aussi que les altérations subies sont transmissibles aux descendances. Les enfants de « liquidateurs » survivants ou de « vétérans » nés après coup et loin des zones contaminées en subissent les conséquences. Quant aux jeunes filles touchées par Fukushima, elles savent qu’elles auront de mal à se marier.

    Cela commence par un affaiblissement général de l’état de santé lié à la détérioration de l’ADN des cellules, se produisant dès les faibles doses dues à l’exposition aux retombées radioactives des bombes atomiques (2400 ont explosé à titre d’essais!), et à celles des catastrophes nucléaires. Il faut y ajouter les contaminations par les rejets autorisés en fonctionnement « normal » des centrales et des centres nucléaires tels que la Hague, Sellafield, Cadarache. Cet affaiblissement peut conduire non seulement à un vieillissement précoce, mais à diverses maladies : système cardiovasculaire, glandulaire tel que thyroïde ce qui entraîne pathologies et retards mentaux, neurologique, foie, pancréas, reins d’où diabète, stérilité, etc. etc. .

    Ces données ne résument pas tous les problèmes dont souffrent les personnes irradiés. Il reste les maladies liées à l'atteinte du système immunitaire, le “Sida de Tchernobyl”, les maladies autoimmunes, les hypothyroïdies, les diabètes sucrés type I et type II, et d'autres maladies endocriniennes , y compris la stérilité, des maladies digestives, gastrites et ulcères duodénaux, le retard pour la cicatrisation des plaies ou pour la réparation des fractures .

    La majorité de ces maladies touchent davantage les jeunes. Mais aussi pour tous, après un temps de latence de quelques années, on constate des atteintes du système nerveux central, troubles neuro-psychiques, états dépressifs fréquents pouvant conduire au suicide, schizophrénie cinq fois plus fréquente chez les irradiés que dans la population non irradiée. Également difficultés à penser, perte de mémoire, fatigue intense et persistante (syndrome de fatigue chronique), impuissance sexuelle, douleurs neuro-musculaires et articulaires.

    Les mêmes effets ont été reconnus chez les vétérans des guerres où des soldats ont été exposés aux aérosols des explosions d’obus à tête d’uranium (dit uranium appauvri). On peut retrouver ces symptômes chez des militaires qui ont participé aux essais nucléaires.

    Mais pour le lobby c’est simple, « circulez il n’y a rien à voir », cela est dû à la peur du nucléaire, la nucléophobie qui provoque ces dommages. C’est donc simplement psychologique, et si votre gamin est malade c’est parce qu’il est sensible à votre stress, ou si dans les hopitaux d’irak les naissances de monstres affreux se multiplient, c’est encore la faute des parents et non de la pollution par les poussières d’uranium…..

    Pour en savoir plus, consulter (17).

    A propos des faibles doses de contamination, (d’après Michel Fernex (18), à Biederthal, le 15 septembre 2015).  

    Dès 1958, Alice Stewart porte à la connaissance de la communauté scientifique et du public le fait que de très faibles doses de rayonnements ionisants sont cancérigènes pour le fœtus pendant la grossesse. On découvre une augmentation de l’incidence des cancers et notamment des leucémies aiguës des enfants étant nés ou habitant autour des centrales nucléaires.

    Autour de la centrale atomique de Krümmel en Allemagne, l’incidence des leucémies de l'enfant a nettement augmenté 5 ans après la mise en route de la centrale en 1983. Une pétition avec 10000 signatures de citoyens inquiets a demandé une enquête et une étude épidémiologique de grande envergure a été initiée. Les chercheurs ont étudié l’incidence des leucémies autour de 16 centrales atomiques allemandes. Cette étude finalement publiée en 2007 montre que ces centrales, situées dans des environnements très différents, s’accompagnent d’une augmentation statistiquement significative du nombre de leucémies aigües chez le jeune enfant (moins de 5 ans) dans un rayon de 5 km autour des centrales.

    Les sites de retraitement des déchets nucléaires sont source d'une augmentation des leucémies aigües et d'autres cancers dans un bien plus vaste territoire qu'autour des centrales atomiques. C’est le cas du site de Sellafield en Grande Bretagne. L’augmentation des leucémies aigües autour du site de retraitement de La Hague en France a été démontrée par le professeur Jean-François Viel, qui a été sanctionné pour cette révélation.

    Qu’en est-il de la descendance d’adultes ayant été irradiés. D’après les études du Pr Goncharova (19)sur des rongeurs et des poissons, il n’y a pas d’adaptation génétique à l’effet mutagène des rayonnements: la fréquence des mutations continue à croître dans les générations successives au delà de la 10ème génération.

    Michel Fernex a fait état d’observations sur un insecte , le « papillon bleu », dont les malformations présentes sur la 1ere génération irradiée, augmentent sur les générations suivantes au point qu’à la 10ième plus de la moitié des papillons sont touchés…

    Et voila pourquoi les enfants et petits enfants des vétérans ou des liquidateurs de Tchernobyl sont touchés, comme le sont les descendants des populations contaminées… (voir les naissances monstrueuses dans les hopitaux irakiens des zones de guerre contaminées par les obus à terre d’uranium).

     

    (1)CERI Recommandations 2003 du Comité Europeen sur le risque de l’Irradiation. Synthèse et commande du rapport : www.euradcom.org, une traduction française du document est disponible en librairie. Le CERI a publié une mise à jour de ce rapport en 2010, disponible sur www.euradcom.org (en anglais).

    (2) UNSCEAR : Comité scientifiques des nations unies sur les effets des radiations atomiques. C'est l'instance de l'ONU qui «  dit la science », qui en a le monopole sans contestation possible. créé en 1955, ses membres sont nommés par les états, ils sont choisis évidemment pour porter la parole officielle et neutraliser toute remise en cause (par exemple nier l’effet des contaminations par de faibles doses).

    (3) « Le monde comme projet Manhattan », Jean-Marc Royer, ed le passager clandestin, 2017

    (4) CIPR : Commission indépendante de protection radiologique dont les membres sont cooptés sans contrôle démocratique., reconnue par l'ONU, organisation privée composée de membres cooptés au service du développement des usages de l'énergie nucléaire. Elle dicte les normes de la radioprotection et emet des recommandations concernant les mesures de sécurité à prendre sur les installations sensibles. Elle fonde ses préconisations sur la base des indications fournies par l’UNSCAER.

    (5) Irradiation ou contamination. Il convient de bien faire la différence entre l’irradiation, rayonnement que le corps reçoit de l’extérieur, et la contamination qui concerne l’ingestion ou l’absorption par l’air, l’eau, la nourriture, les blessures, de radioélements qui en se désintegrant détruisent ou modifient les cellules voisines.

    (6) Vivre dans « le jardin nucléaire » avec Ethos, un crime contre l’humanité, Pierre Péguin 2016 https://apag2.wordpress.com/2016/11/21/vivre-dans-le-jardin-nucleaire-avec-ethos-un-crime-contre-lhumanite/, ou http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/11/07/Vivre-dans-le-jardin-nucleaire-avec-Ethos-un-crime-contre-l-humanite,

    (7« La Comédie Atomique », Yves Lenoir, ed La découverte, 2016

    (8) IRSN: L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) C' est l’expert public en matière de recherche et d’expertise sur les risques nucléaires et radiologiques. Ne comptons pas trop sur ce comité de l'IRSN pour reélement nous protéger même si des associations y participent voire s'y compromettent (l’ACRO, France Nature Environnement, Ligue nationale contre le cancer).

    (9) <La science asservie>, Annie Thébaud-Mony, ed La découverte, 2014. Comment les lobbies instaurent la « stratégie du doute » pour nier les risques industriels (amiante, plomb, nucléaire, pesticides, etc.) et leurs conséquences.

    (10) Chernobyl : Consequences of the catastrophe for people and the environment, Alexey Yablokov (Vassili Nesterenko et Alexey Nesterenko, publication de l’Académie des sciences de New York (NYAS), Annals of the New York Academy of Sciences, vol. 1181, Wiley-Blackwell, avril 2010) fait état d’un nombre de décès attribuables aux retombées de l’accident de Tchernobyl, entre 1986 et 2004 de 985.000, dans le monde entier.

    (11)L’Arrêt immédiat du nucléaire est techniquement possible à l'échelle européenne par Élisabeth Brenière et François Vallet. Arrêt du Nucléaire (ADN) http://collectif-adn.fr/2019/Arret_immediat_Europe.pdf,

    (12) ETB (Enfants Tchernobyl Belarus, site http://enfants-tchernobyl-belarus.org

    (13) Le CEPN, Centre d’Étude sur l'évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire, représente le lobby nucléaire français il rassemble : EDF, AREVA, CEA, l’IRSN ! Les membres de ces structures sont tous issus du même moule, cooptés ou nommés hors de tout processus démocratique, ils sont interchangeables. Ainsi Jacques Lochard fut directeur du CEPN et vice président de la CIPR.… Et c'est le CEPN qui a obtenu de l'Europe un financement pour dévelpper les programmes Ethos et Core en Bielorussie destinés à convaincre les populations de vivre en zones contaminées par Tchernobyl, avec tous les risques que cela comporte, programmes que le CEPN applique maintenant à Fukushima. C'est un véritable crime contre l'humanité.

    (14) De la pectine de pommesà Ethos et au crime contre l’humanité ! Par Annie et Pierre Péguin natureetprogres.org/wp-content/uploads/articles/article80.pdf Les enfants particulièrement touchés par les catastrophes nucléaires, peuvent être soulagés par des cures de pectine, mais….. cela pourrait porter atteinte à l’image du nucléaire….

    (15) Tchernobyl : Publication de l’Académie des sciences de New York (NYAS), Chernobyl : Consequences of the catastrophe for people and the environment, Alexey Yablokov (Vassili Nesterenko et Alexey Nesterenko. Annals of the New York Academy of Sciences, vol. 1181, Wiley-Blackwell, avril 2010).

    (16) Bandajevsky, Actes de la 3e Conférence internationale du Comité européen sur le risque de rayonnement, Lesvos Grèce, 5-9 mai 2009. ECRR (voir www.euradcom.org)

    (17) Monique Sené, risques liés à une exposition aux radiations ionisantes autres que le cancer, Physicienne nucléaire. Directrice de la Gazette nucléaire.

    (18) Michel Fernex, professeur émérite de la faculté de médecine de l’université de Bâle. Biederthal, 15 septembre 2015 Excès de mortalité par leucémies aigües chez les enfants autour des centrales nucléaires en état de marche normal.

    (19 Pr Goncharova, avril 1997, colloque organisé à Genève par le centre universitaire d’écologie humaines et des sciences de l’environnement et publié dans les actes du colloque (avril 1998) « Ecologie humaine après Tchernobyl –Minsk ».

     

     

     

       

     


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  • Nucléaire et climat

    Un argumentaire de Pierre Péguin

     

     


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  • Des générateurs de vapeur défectueux
    dans les centrales nucléaires françaises :
    délicieuse audience au Conseil d'Etat


    Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org
    Publication du mardi 29 mai 2018

     


     Lundi 14 mai 2018, saisi par l'Observatoire du nucléaire à propos des générateurs de vapeur défectueux en service dans le parc nucléaire français, situation aussi sidérante que dangereuse mais à laquelle personne (ou presque) ne semble porter attention, le Conseil d’État a organisé une "enquête à la barre".

    Il s'agit d'une procédure fort ancienne et tombée depuis longtemps en désuétude, mais "qui vit une nouvelle jeunesse, le Conseil d’État y recourant de manière accrue depuis quelques années en particulier pour éclairer la résolution des contentieux économiques et financiers les plus complexes." (1)

    Sans nourrir d'espoirs excessifs sur le résultat final de notre démarche, pourtant parfaitement justifiée, nous ne pouvons que nous féliciter de voir que le Conseil d'Etat a pris cette affaire avec le sérieux qu'elle mérite au vu de la gravité des conséquences possibles, à savoir tout simplement un Fukushima français, contrairement à l'ensemble des médias (*) qui n'avaient dépêché personne mais qui, il est vrai, avaient des affaires autrement plus importantes à traiter : succession de Johnny Halliday, mariage princier en Grande-Bretagne, etc.

     
    Un ordre du jour soigneusement élaboré
     

    Loin de bâcler l'affaire, le Conseil d’État a donc réuni une formation complète (un Président, deux Assesseurs, deux Maîtres des requêtes et d'autres Conseillers d’État), convoqué EDF et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), invité bien sûr l'Observatoire du nucléaire, mais aussi soigneusement élaboré l'ordre du jour (voir fichier lié), remontant même chronologiquement jusqu'à la révélation publique, le 7 avril 2015, des défectuosités de la cuve du réacteur EPR en construction sans fin à Flamanville (Manche).


     Rappel : une procédure en référé en janvier 2017

    Pour mémoire, l'Observatoire du nucléaire avait saisi le Conseil d’État en urgence fin 2016 pour tenter d'empêcher le redémarrage annoncé par EDF, avec la bénédiction de la gentille ASN, de trois réacteurs sur la vingtaine concernée, à savoir Tricastin 3, Gravelines 2 et Dampierre 3. Au final, tous les réacteurs dotés de générateurs de vapeur défectueux avaient pu très vite redémarrer grâce entre autre à un argument très "scientifique" avancé par EDF dans son mémoire en défense et réitéré sans honte oralement : "L'arrêt de réacteurs en période de froid hivernal poserait des problèmes pour l'approvisionnement énergétique". Avouez que, finalement, la métallurgie n'est pas une science très compliquée.


     Pourquoi seulement ces trois réacteurs ?

    Comme expliqué ci-dessus, lorsque l'Observatoire du nucléaire a déposé son recours, n'était annoncé que le redémarrage des trois réacteurs suscités (2). Voilà pourquoi, un an et demi plus tard, seuls ces trois réacteurs sont visés par la procédure qui a perduré entre temps alors que, bien sûr, tous les réacteurs qui fonctionnent actuellement avec des générateurs de vapeur défectueux devraient être arrêtés.


     Reprenons tout dans l'ordre

    Le 7 avril 2015, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) publiait une note (3) titrée "Anomalies de fabrication de la cuve de l’EPR de Flamanville" rendant publique une importante malfaçon reconnue par la société Areva sur la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche). Notez bien que, contrairement à ce qui est écrit ici ou là, ce n'est pas l'ASN qui est à l'origine de cette révélation explosive (4). A la suite de cette information, outre le suivi du dossier de la cuve elle-même, l’ASN demandait à Areva et EDF de faire des vérifications sur le parc nucléaire.


      De surprise en surprise

    Il est alors effectivement apparu que de nombreuses pièces, fabriquées soit par Creusot Forge soit par l’entreprise japonaise Japan Casting and Forging Corporation, étaient elles aussi défectueuses, ce qui avait totalement échappé à EDF et à l'ASN (dont on ose encore nous dire qu'elles sont "à la pointe de la sûreté nucléaire").

    Ainsi, le 18 octobre 2016, l’ASN publiait une note (5) titrée "L’ASN prescrit la réalisation sous trois mois de contrôles sur les générateurs de vapeur de cinq réacteurs d’EDF dont l’acier présente une concentration élevée en carbone" qui précise que "Les analyses menées à la demande de l’ASN par EDF depuis 2015 concluent que certains fonds primaires de générateurs de vapeur, fabriqués par Areva Creusot Forge ou JCFC, présentent une zone de concentration importante en carbone pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendu".


      La tactique du gendarme (du nucléaire)

    Or, le 5 décembre 2016, l’ASN (qui se fait appeler sans rire le "gendarme du nucléaire") publiait une nouvelle note (6) titrée "Situation des générateurs de vapeur dont l’acier présente une concentration élevée en carbone : l’ASN considère que le redémarrage des réacteurs concernés peut être envisagé". Une position plus que surprenante de la part de l’ASN qui, dans cette même note, reconnaissait pourtant que la concentration excessive en carbone "peut conduire à des propriétés mécaniques de l’acier plus faibles qu’attendu, et remettre en cause la sûreté des réacteurs, qui repose sur l’exclusion de la rupture de ces composants".


      Exclusion de rupture

    Il faut absolument retenir que "l’exclusion de la rupture" de la cuve ou d’un générateur de vapeur ne signifie pas qu'elle ne peut pas se produire mais que cette rupture ne doit en aucun cas se produire : on se trouverait alors en situation d’accident nucléaire majeur pouvant être comparable à ceux de Tchernobyl ou Fukushima. Faire fonctionner des réacteurs nucléaires avec des pièces conformes est déjà une terrifiante prise de risque car, selon la formule consacrée, le risque zéro n’existe pas, mais il est encore plus irresponsable et injustifiable de faire fonctionner des réacteurs avec des cuves ou des générateurs de vapeur non conformes.


     Contrôle technique

    Pour obtenir l'autorisation de redémarrer les réacteurs comportant des pièces non conformes, EDF a indiqué à l'ASN qu'elle allait prendre des "mesures compensatoires" : c'est comparable à un automobiliste dont la voiture a été recalée au contrôle technique mais qui veut quand même rouler… en s'engageant à conduire prudemment et, surtout, à accélérer et freiner avec modération. Sauf que là, la voiture est une centrale nucléaire.

    Ces curieuses demandes ont été explicitées lors d’une conférence de presse commune tenue par l’ASN et l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) le 5 décembre 2016, dont on peut voir la vidéo sur le site web de l’ASN. On apprend ainsi que "par exemple, la température d'un réacteur décroît ou croît normalement de 28°C par heure lors des phases d'arrêt et de redémarrage. Les réacteurs visés par cette décision devront limiter les variations de températures à 14°C par heure lors de ces phases transitoires". (7 et 8)


     Mesures compensatoires et dispositions complémentaires

    Ces "mesures compensatoires", supposées éviter un choc thermique qui causerait la rupture de la pièce et donc l’accident nucléaire grave, ne sont toutefois pas évidentes à mettre en œuvre en toute circonstance. En effet, dans son courrier (9) du 5 décembre 2016 adressé à EDF, le directeur général de l’ASN demande à EDF de prendre des "dispositions complémentaires" pour essayer de limiter autant que faire se peut les situations dans lesquelles la baisse de température du réacteur serait trop rapide.


     Interdire les évènements imprévus...

    Par exemple : "Je vous demande de mettre en oeuvre des dispositions complémentaires permettant de limiter la probabilité d’occurrence d’un choc froid sur un fond primaire de générateur de vapeur ; vous examinerez notamment la possibilité d’un renforcement de la surveillance exercée par l’équipe de conduite et la mise en place de dispositions destinées à empêcher le redémarrage d’une pompe primaire à la suite d’une ouverture intempestive de la vanne régulant le débit dans les échangeurs du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt". (9 à nouveau)

    Pour reprendre l'image de la voiture délabrée mais autorisée quand même à rouler, il s'agit en quelque sorte de passer avant elle en suppliant les automobilistes de ne pas occasionner un embouteillage ou avoir un accident car, derrière, arrive une voiture qui ne doit sous aucun prétexte freiner brusquement. La "sûreté" nucléaire française tourne à la farce.


     Les "règles de l'art"

    Mais ce n'est pas tout : dans son avis technique (10) du 30 novembre 2016, l’IRSN estime acceptable le fonctionnement des réacteurs avec les dites "mesures compensatoires", toutefois sous réserve de l’exactitude des chiffres donnés… par EDF : "Sous réserve que les mesures [de teneur en carbone] aient été réalisées dans les règles de l’art et en conformité avec les précautions annoncées par EDF à l’égard de la décarburation, l’IRSN considère que l’hypothèse d’une teneur en carbone au plus égale à 0,39 % en face externe est recevable pour la suite de la démonstration".

    Nous avons questionné en séance les représentants de l'ASN sur la vérification du respect de ces fameuses "règles de l'art" et leurs réponses embarrassées ont bigrement intéressé les conseillers d'Etat : finalement, c'est seulement EDF qui assure avoir bien agi... Mais ce n'est pas tout : nous avons pu montrer, ce qui a aussi suscité un réel intérêt chez les Conseillers d'Etat, que c'est à la centrale nucléaire du Bugey (Ain) que l'ASN avait fait une inspection consacrée aux tests de concentration carbone opérés par EDF.

    La "justification" de l'ASN est que "les contrôles réalisés sont du même type sur chacun des réacteurs concernés". Donc, on nous demande croire sur parole que, si EDF a correctement réalisé les tests au Bugey (mais toujours sous réserve qu'ils aient été faits "dans les règles de l'art"), cela a alors forcément été aussi le cas dans les autres centrales. Qui peut être convaincu par ces affirmations parfaitement gratuites ?


     Conclusion

    Nous avons finalement demandé au Conseil d'Etat de contraindre EDF et l'ASN à tout simplement appliquer leurs propres exigences, à savoir que la concentration en carbone des générateurs de vapeur doit être conforme et que, de fait, les réacteurs qui ne respectent pas cette règle ne doivent pas être autorisés à fonctionner, même avec ces curieuses "mesures compensatoires" et "dispositions complémentaires". Résultat dans quelques semaines (date non connue à ce jour).


     Stéphane Lhomme
    Directeur de l'Observatoire du nucléaire

    (*) On notera que l'Agence France Presse (AFP) n'a pas commis la même "erreur" que lors de l'audience en référé où elle avait (par mégarde ?) envoyé une journaliste dont il a fallu ensuite censurer la dépêche, de peur de déclencher en France un "inutile" débat de société sur le thème "Est-ce bien raisonnable de faire fonctionner des réacteurs nucléaires avec des pièces cruciales défectueuses ?". En n'envoyant personne, la direction de l'AFP n'a donc pas eu besoin cette fois de censurer.


     
    (1) http://www.conseil-etat.fr/Actualites/Discours-Interventions/Enjeux-et-defis-du-Conseil-d-Etat-de-France
    (2) http://www.romandie.com/news/Nucleaire-trois-reacteurs-doivent-redemarrer-le-20-decembre_RP/760903.rom
    (3) https://www.asn.fr/Informer/Actualites/EPR-de-Flamanville-anomalies-de-fabrication-de-la-cuve
    (4) http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article336
    (5) https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Controles-complementaires-sur-les-generateurs-de-vapeur-de-cinq-reacteurs-d-EDF
    (6) https://www.asn.fr/Presse/Actualites-ASN/Situation-des-generateurs-de-vapeur-dont-l-acier-presente-une-concentration-elevee-en-carbone
    (7) http://www.actu-environnement.com/ae/news/generateurs-vapeur-defectueux-ASN-autorise-redemarrage-reacteurs-nucleaires-28021.php4
    (8) http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/05/l-asn-autorise-le-redemarrage-de-8-reacteurs-nucleaires_5043705_3244.html
    (9) https://www.asn.fr/Media/Files/Aptitude-au-service-des-fonds-primaires-de-generateur-de-vapeur-fabriques-par-JCFC
    (10) http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/2016/Documents/novembre/Avis-IRSN-2016-00369.pdf


            


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  • Ces bras cassés qui nous gouvernent 

    Ce document s'adresse à tous ceux qui font avancer les choses aussi à ceux qui disent " que voulez-vous qu'on fasse ? "


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    Deux sujets à méditer

     

    Nous vivons une époque formidable.

     

    Nous disposons du portable, du smartphone, d’internet entre autres outils d’informations. De désinformation devrais-je dire. Nos dirigeants et les multinationales, grâce à leurs complices à la botte les médias, nous abreuvent de sujets d’actualité arrangés à la sauce qui leur convient. Les populations naïves qui courent au boulot ou à pole emploi, en passant par les hyper marchés acheter les gadgets inutiles ne se préoccupent guère des sujets criants. Sujets qu’il serait long d’énumérer et d’aborder ici.

    Le nucléaire est l’un d’eux, parmi les dangers que la folie humaine a développé.

    Gaulois

     

    1- L'histoire oubliée des «radium girls», dont la mort a sauvé la vie à des milliers d'ouvrières

    https://www.buzzfeed.com/authorkatemoore/lhistoire-oubliee-des-radium-girls-dont-la-mort-a-sauve-la?utm_term=.tbrAgq7RJ#.ys0e9Gq5V

    Pendant la Première Guerre mondiale, des centaines de jeunes femmes ont été employées dans des usines horlogères pour peindre au radium des cadrans phosphorescents. Ces ouvrières qui brillaient littéralement dans le noir allaient souffrir de très graves effets secondaires. Leur calvaire marque le début d'une course contre la montre judiciaire et leur mort changera à jamais la vie des travailleurs américains.

    Publié le 13 Mai, 2017 à 11:11 a.m.

     

    Kate Moore

     

     

     

     

    Andrea Hickey / BuzzFeed

    Le 10 avril 1917, Grace Fryer a 18 ans lorsqu'elle est embauchée par l'United States Radium Corporation (USRC). Les États-Unis sont entrés en guerre quatre jours plus tôt et avec deux frères soldats, Grace a bien l'intention de tout faire pour soutenir l'effort de guerre et aider son pays. Elle ne sait pas encore que son nouveau travail changera sa vie pour toujours –et, avec elle, les droits des ouvriers.

    Les filles fantômes

    Avec la déclaration de guerre, Grace rejoint des centaines d'ouvrières dans une usine horlogère située à Orange, dans le New Jersey. Leur tâche consiste à peindre des cadrans de montre au radium, le nouvel élément découvert à peine 20 ans plus tôt par Marie Curie. Un emploi considéré comme «un métier d'élite pour les pauvres ouvrières»: leur salaire dépasse de trois fois la moyenne en usine et les plus chanceuses peuvent espérer monter en grade et rejoindre ainsi les 5% de femmes les mieux payées du pays. Alors que les femmes gagnent en indépendance, les ouvrières goûtent à la liberté financière. Beaucoup sont adolescentes, et leurs petites mains parfaites pour la délicatesse de l'ouvrage. Elles se passent le mot entre amies ou au sein de leur famille et, dans l'atelier, il n'est pas rare de voir des rangées de sœurs travailler les unes à côté des autres.

    La phosphorescence du radium constitue une grande partie de son attrait. Rapidement, les peintres de cadrans gagnent un surnom, les «filles fantômes», parce que lorsqu'elles sortent de l'usine, le soir, elles brillent littéralement dans le noir. Pour encore plus d'effet, les jeunes femmes en viennent à porter leurs robes de bal au travail afin de rayonner sur la piste de danse le soir venu. Certaines recouvrent même leurs dents de radium: leur sourire étincelant faisait tomber raides leurs soupirants.

    Comme ses collègues, Grace suit à la lettre la technique qu'on lui a apprise pour peindre des cadrans dépassant à peine les 3 centimètres de diamètre. Pour un trait le plus fin possible, les filles doivent affiner la pointe du pinceau dans leur bouche –le procédé s'appelle le «marquage aux lèvres». À chaque geste, des centaines de fois par jour, les ouvrières avalent un peu de la luminescente

    peinture verte

     

     

    Chicago Daily Times / Sun-Times Media

    Charlotte Purcell montre la technique du marquage aux lèvres.

    Mensonges et vérité

    «La première chose qu'on leur a demandée», se rappelle Mae Cubberley, l'une des formatrices de Grace, «c'était est-ce que ce truc est nocif?» «Naturellement, si c'était mauvais, on n'allait pas le porter à notre bouche, mais M. Savoy [le contremaître] nous avait assuré que ce n'était pas dangereux, qu'il ne fallait pas avoir peur.»

    Ce n'était pas vrai. Dès sa découverte, le radium était connu pour sa nocivité: Marie Curie elle-même s'était gravement brûlée en le manipulant. Des gens étaient morts empoisonnés au radium bien avant l'embauche de la première «fille fantôme» dans l'usine d'Orange. C'est pour ça que les hommes, dans les laboratoires utilisant du radium, portaient des tabliers de plomb et manipulaient leurs échantillons à l'aide de pinces aux extrémités en ivoire. Mais les jeunes filles qui peignaient les montres n'ont jamais eu le droit à ce genre de protection et personne n'a jamais estimé que ce soit nécessaire.

    Le fait est qu'à l'époque, de petites quantités de radium –comme celles auxquelles étaient exposées les ouvrières– étaient considérées comme bonnes pour la santé. On avalait de l'eau au radium pour se donner du peps et il était possible d'acheter des crèmes de beauté, du beurre, du lait ou du dentifrice boostés à l’élément magique. Dans les journaux, la réclame promettait des «années de vie supplémentaires» à leurs consommateurs.

    Sauf que cette croyance se fondait sur des recherches menées par les fabricants de ces mêmes produits, aux affaires plus que lucratives. Tous les signaux d'alarme ont été ignorés. Lorsque les ouvrières demandent si la peinture est sûre, les contremaîtres répondent qu'elle leur donnera bonne mine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Daily Herald Archive / Getty Images

    Le premier décès

    En 1922, une des collègues de Grace, Mollie Maggia, tombe malade et doit quitter l'atelier. Personne ne sait ce qui cloche chez elle. Ses problèmes ont commencé par une rage de dent: son dentiste l'arrache, mais une autre dent commence à la tourmenter et doit être ôtée à son tour. À la place des dents manquantes, Mollie voit apparaître de douloureux ulcères, comme autant de fleurs noires, rouges et jaunes dégoulinant de sang et de pus. Elle souffre le martyre et sa bouche dégage une odeur pestilentielle. Ce sont ensuite ses jambes qui commencent à lui faire mal, elle n'arrive bientôt plus à marcher. Son médecin lui diagnostique des rhumatismes et la renvoie chez elle avec une ordonnance d'aspirine.

    En mai 1922, Mollie est désespérée. Elle n'a quasiment plus de dents et sa mystérieuse maladie n'a cessé de progresser: toute sa mâchoire inférieure, son palais et même une partie de ses oreilles ne sont plus qu'«un énorme abcès». Mais le pire est à venir. Un jour, lorsque son dentiste tâte délicatement son os maxillaire dans sa bouche, ce dernier se brise entre ses doigts. Le médecin est horrifié. Il retire la maxillaire «sans opération, en mettant simplement ses doigts dans la bouche de Mollie et en tirant vers lui». Quelques jours plus tard, de la même manière, on lui retire la partie basse de la mâchoire de la même manière.

    Mollie est littéralement en train de se décomposer. Et elle n'est pas la seule: Grace Fryer, aussi, commence à ressentir des douleurs dans sa mâchoire et dans ses pieds, tout comme les autres «radium girls».

    Elles rongeaient leurs os de leur vivant

     

    Le 12 septembre 1922, l'étrange infection qui accable Mollie Maggia depuis moins d'un an s'est propagée aux tissus de sa gorge. La maladie en vient à lentement ronger sa veine jugulaire. Vers 17h, sa bouche se remplit de sang et l'hémorragie est si violente qu'une infirmière est incapable de l'étancher. Mollie Maggia meurt à l'âge de 24 ans. Ses médecins, qui n'arrivent pas à se décider sur la cause de son décès, l'attribuent à tort à la syphilis. Un diagnostic que ses anciens patrons utiliseront contre elle.

    L'une après l'autre, comme les minutes égrenées par les aiguilles d'une montre, les collègues de Mollie la suivront dans la tombe.

    Une affaire à étouffer

    L'employeur des jeunes femmes, l'USRC, nie pendant quasiment deux ans toute responsabilité dans leur décès. En 1924, après un ralentissement d'activité qu'ils attribuent à des «ragots» impossibles à dissiper, les cadres de l'USRC se résignent à faire appel à un expert pour étudier les liens «présumés» entre l'activité professionnelle des «radium girls» et leur mort.

     «M. Savoy nous avait assuré que ce n'était pas dangereux, qu'il ne fallait pas avoir peur.»

    Contrairement aux précédentes études sur les bienfaits du radium, cette analyse est indépendante. Lorsque l'expert présente ses conclusions –il y a bel et bien un lien entre la peinture et la maladie ayant emporté les ouvrières– au président de l'USRC, ce dernier sort de ses gonds. Au lieu d'accepter l'étude, il en commande d'autres pour qu'elles arrivent à des conclusions inverses. Il ment aussi au ministère américain du travail, qui avait commencé à enquêter sur l'affaire, en lui cachant les résultats du premier rapport. Publiquement, il accuse ses anciennes employées de vouloir «refourguer» leur maladie à leur entreprise et refuse toutes les demandes de dédommagement de leurs nombreux frais médicaux.

    La lumière qui ne ment pas

    Lorsque leur entreprise font taire le rapport, les ouvrières sont face à un défi d'envergure: prouver le lien de causalité entre leur mystérieuse maladie et les particules de radium ingérées au quotidien. Si elles sont persuadées que leur travail est fautif, elles doivent combattre le consensus de l'époque considérant l'élément comme bénéfique. En réalité, ce n'est qu'à la mort du premier employé masculin de l'usine que les spécialistes prendront les choses au sérieux. En 1925, Harrison Martland, un brillant médecin, met au point des tests prouvant une fois pour toutes que les ouvrières ont bien été intoxiquées au radium.

    Ce n'est qu'à la mort du premier employé masculin de l'usine que les spécialistes prendront les choses au sérieux.

     Le Dr Martland explique aussi ce qui s'est passé à l'intérieur de leur corps. Dès 1901, on savait qu'une exposition externe au radium pouvait être extrêmement nocive: Pierre Curie avait lui-même déclaré qu'il ne voulait pas entrer dans une pièce contenant un kilo de radium pur, tant il risquait de voir brûlée toute la peau de son corps, de perdre la vue et probablement la vie. Martland allait découvrir qu'une ingestion de radium, même à très faible dose, pouvait causer des dégâts mille fois plus graves.

    Une fois ingéré, le radium s'était installé dans le corps des femmes et émettait des radiations aussi constantes que destructrices. Elles rongeaient leurs os de leur vivant. Le radium s'en prenait à tout leur organisme: la colonne vertébrale de Grace Fryer fut «pulvérisée», ce qui l'obligea à porter un corset en métal. La mâchoire d'une autre jeune femme est totalement dévorée. Les jambes des ouvrières allaient aussi raccourcir et devenir aussi friables que des coquilles d’œufs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comme un sinistre présage, ces os allaient aussi se mettre à briller dans le noir. Cette lumière ne pouvait mentir. Parfois, une femme prenait conscience de son empoisonnement au radium en passant devant un miroir la nuit. Si une fille fantôme s'y reflétait, alors son macabre destin était scellé.

    Harrison Martland avait compris combien l'intoxication était mortelle. Une fois à l'intérieur du corps, il était impossible de se débarrasser du radium, les os des jeunes victimes étaient assiégés.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vue de face et de profil d'une ouvrière atteinte d'un sarcome du menton causé par l'exposition au radium.

     

    Le combat

    Le zèle de l'industrie du radium pour discréditer les travaux pionniers de Harrison Martland allait être bien peu de chose face au courage et à la ténacité des «radium girls» qui s'organisent pour combattre l'injustice. Leur bataille relève aussi d'une motivation altruiste: des centaines de peintres de cadrans étaient employées aux quatre coins des États-Unis. «Ce n'est pas pour moi que je lutte, commenta Grace Fryer, je pense aux centaines de jeunes femmes auxquelles je pourrai servir d'exemple.»

    De fait, Grace est en première ligne de la bataille, déterminée à trouver un avocat malgré les innombrables portes closes. Les conseils peinent à croire les ouvrières, tremblent devant les puissants industriels ou ne sont pas prêts à se lancer dans un combat juridique qui exige la modification des législations en vigueur à l'époque. En ce temps-là, l'intoxication au radium n'était pas considérée comme une maladie professionnelle –elle n'avait d'ailleurs pas été découverte avant l'affaire des «radium girls»– et les ouvrières étaient bloquées par les délais de prescription exigeant qu'une plainte pour empoisonnement professionnel soit déposée dans les deux ans après l'exposition. Sauf qu'une irradiation prend son temps et la plupart des ouvrières, prisonnières d'un cercle judiciaire vicieux, étaient tombées malades au minimum cinq ans après leur embauche. Mais il en faudra plus pour que Grace, fille d'une syndicaliste, se résigne à lâcher l'affaire: ses patrons devaient admettre leurs responsabilités.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Grace Fryer

    En 1927, un jeune et brillant avocat, Raymond Berry, accepte de défendre Grace et quatre de ses collègues, qui se retrouvent alors au cœur d'un débat judiciaire à l'écho international. Sauf que le temps était désormais compté pour les ouvrières: selon les médecins, elles n'ont que quatre mois à vivre et l'entreprise semble bien décidée à faire durer la procédure. Avec ses amies, Grace est obligée d'accepter un accord à l'amiable. Mais, comme Grace l'avait voulu, le monde prend conscience des dangers du radium.

    L'affaire des «radium girls» du New Jersey fait les gros titres des journaux locaux, et l'affaire crée une onde de choc qui se propage à toute l'Amérique. À Ottawa, dans l'Illinois, une autre peintre de cadran, Catherine Wolfe, fut horrifiée par ces articles. «Dans notre usine, les réunions ont quasiment tourné à l'émeute, se souvient-elle. Nous tremblions tellement de peur qu'il nous était presque impossible de travailler.»

    Sauf que son entreprise, Radium Dial, imite l'USRC et nie toute responsabilité. Les examens médicaux prouvent que les ouvrières montrent des signes évidents d'irradiation, mais les résultats sont camouflés. Radium Dial va jusqu'à acheter des pleines pages dans la presse locale où l'on pouvait lire: «Si nous avions eu la moindre raison de croire que nos conditions de travail étaient dommageables à la santé de nos employées, nous aurions immédiatement fermé nos ateliers.» Lorsque les premières ouvrières commencent à mourir, les cadres de Radium Dial pillent leur tombe pour qu'aucun médecin légiste n'analyse leurs os irradiés.

     

    Un rendez-vous avec l'Histoire

    Si l'irradiation ne se manifestait pas chez toutes les femmes par des problèmes à la mâchoire comme Mollie Maggia, toutes allaient un jour ou l'autre développer des sarcomes –d'énormes tumeurs cancéreuses susceptibles de toucher n'importe quel endroit du corps. Une peintre de cadran, Irene La Porte, meurt ainsi d'une tumeur pelvienne «plus grosse que deux ballons de foot».

    Lorsque les premières ouvrières commencent à mourir, les cadres de Radium Dial pillent leur tombe pour qu'aucun médecin légiste n'analyse leurs os irradiés.

     En 1938, Catherine Wolfe (épouse Donohue) développe une tumeur à la hanche de la taille d'un pamplemousse. Comme Mollie Maggia avant elle, elle avait perdu ses dents et des bouts des os de sa mâchoire tombaient de sa bouche, devant laquelle elle devait constamment tenir un mouchoir souillé de pus. Elle avait aussi vu certaines de ses amies mourir, ce qui l'avait dotée d'une volonté de fer.

    Lorsque Catherine commence à batailler au milieu des années 1930, les États-Unis traversent la Grande Dépression. Avec ses collègues, Catherine est conspuée: elle osait s'en prendre à l'une des rares entreprises encore debout. Son dossier est jugé en 1938, alors qu'elle n'a plus que quelques jours à vivre. Elle ignore les conseils de ses médecins et témoigne sur son lit de mort. C'est ainsi qu'avec l'aide de son avocat (bénévole) Leonard Grossman, elle obtient finalement justice. Non seulement pour elle, mais pour tous les travailleurs américains.

     

    L'audience au chevet de Catherine Donohue, chez elle.

    L'héritage

    L'affaire des «radium girls» est l'une des premières dans laquelle un employeur a été déclaré responsable de la santé de ses employés aux États-Unis. Elle mène à de nouvelles législations cruciales pour les ouvriers et, en fin de compte, à la création de l'Occupational Safety and Health Administration, l'agence fédérale de protection des travailleurs américains. Avant l'OSHA, 14.000 personnes mouraient chaque année au travail. Aujourd’hui, on dépasse à peine les 4500. En outre, ces ouvrières offrirent à la science un legs «inestimable».

    Mais vous ne verrez pas souvent leurs noms cités dans les livres d'Histoire, car, individuellement, les «radium girls» ont été globalement oubliées. Construit autour de leurs propres mots, issus de leurs journaux intimes, de leur correspondance ou de leurs témoignages devant les tribunaux, mon nouveau livre, The Radium Girls, essaye de rééquilibrer la balance. Parce qu'il ne faut pas oublier que c'est grâce à leur force, leurs souffrances et leur sacrifice que des droits des travailleurs ont été obtenus. Nous bénéficions tous de leur courage.

    Grace Fryer et Catherine Donohue –pour n'en nommer que deux– sont des femmes qu'il nous faut saluer. Leur mémoire mérite d'être honorée. Leurs vies écourtées étincellent dans notre Histoire. Et elles brillent aussi au sens strict: avec une demi-vie de 1600 ans, le radium est toujours ancré dans leurs os. Dans leur tombe, les «filles fantômes» rayonneront encore longtemps.

    Ce post a été traduit de l'anglais par Peggy Sastre.

    I am the author of The Radium Girls, the incredible true story of the American women who stood up and fought for justice and in so doing changed the world.

    Contact Kate Moore at .

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    2 - En marche vers le crime nucléaire

     
    http://www.acdn.net/spip/spip.php?article1095&lang=fr

    Publié le 19 octobre 2017

    Dans leur longue marche vers la mise en service de l’EPR de Flamanville, EDF et le gouvernement viennent de franchir une étape décisive, avec la bénédiction du Conseil d’Etat en date du 16 octobre.

    Chacun sait aujourd’hui que l’EPR n’est pas seulement un gouffre financier, un modèle de gabegie, d’incurie, de tromperies, de dissimulations et de détournements, mais encore une aberration technologique, un condensé de malfaçons, et la plus belle promesse de catastrophe nucléaire civile, dont Fukushima n’a pas suffi à détourner la folie des dirigeants français. Un seul homme semble encore l’ignorer, mais à lui seul il va sauver l’EPR du néant. C’est le chef de l’Etat, le chef de chez les chefs. Il est en marche, il arrive, et le Conseil d’Etat vient de lui dégager la voie. Voici pourquoi et comment.

    Le 12 décembre 2005, un arrêté gouvernemental établit des exigences de tenue mécanique, de qualité de conception et de fabrication, que les équipements nucléaires sous pression (cuves de réacteurs, générateurs de vapeur…) devront sans faute respecter. La moindre défaillance de ces pièces pourrait conduire à un accident majeur.

    Dix ans passent, pendant lesquels l’EPR de Flamanville accumule les retards, les surcoûts, les déboires, les malfaçons et les malversations, à l’instar de son prédécesseur vendu « clés en main » aux Finlandais… et toujours pas entré en service.

    Début 2015, Areva finit par « signaler » à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) les anomalies, que l’une et l’autre connaissent déjà depuis longtemps, dans la cuve du réacteur de l’EPR fabriquée par Creusot Forges, en matière de tenue mécanique et de qualité : l’acier du couvercle et du fond de la cuve ne respecte pas les normes de résilience. En cas de choc thermique ou autre, il peut se fissurer ou se disloquer. Logiquement, la cuve doit être refusée. Trop tard. L’ASN l’a laissée mettre en place et elle est quasiment inamovible.

    Heureusement, le 30 décembre 2015, à l’heure où les Français préparent le réveillon, un arrêté du ministre de l’Ecologie prévoit une procédure dérogatoire pour la mise en service d’équipements de ce type, même s’ils ne satisfont pas à toutes les normes de sûreté. La sécurité de la population passe après les intérêts d’EDF, d’Areva et de la balance commerciale. Et surtout après le prestige de la France et de son « savoir-faire nucléaire ».

    Indignées, plusieurs associations (France Nature Environnement, Réseau “Sortir du nucléaire“, Greenpeace, Notre Affaire à Tous et le CRILAN) déposent auprès du Conseil d’Etat deux requêtes en excès de pouvoir. Ce sont ces recours que le Conseil d’Etat vient de rejeter le 16 octobre, faisant sauter l’ultime obstacle sur la voie qui permettra au gouvernement de décréter la mise en service du réacteur de Flamanville, la dérogation n’étant plus qu’une formalité.

    Entre-temps en effet, M. Macron régnant, l’ASN a déblayé le terrain. En juillet 2017, elle formule un « projet d’avis » admettant que l’acier de la cuve prévue pour 60 ans n’est pas aux normes, mais qu’il pourra (et devra) tenir pendant 6 ans avant le remplacement du couvercle.... Encore hésitante, l’ASN lance une consultation publique pendant l’été et réserve son avis définitif pour la fin de l’année. 13 000 citoyens répondant à l’appel réfutent et rejettent dans leur quasi-totalité son avis "provisoire", rejoignant l’avis d’experts reconnus en sûreté nucléaire. Vont-ils être entendus ? Que nenni ! Comme si de rien n’était, le 11 octobre, l’ASN confirme mot pour mot son avis de juillet. Entériné cinq jours plus tard par le Conseil d’Etat.

    Qu’on se le dise : un crime contre la population française, européenne et mondiale se prépare. Les criminels fourbissent leurs armes, le Lobby est à l’affût. Nous sommes le gibier.

    ACDN
    contact@acdn.net
    +33 6 73 50 76 61

     

     


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  •  Les milliards d’Areva

    Cet article de l’observatoire du nucléaire démontre que si les gouvernements changent, la politique nucléaire de la France elle, ne change pas. EDF et AREVA s’empêtrent dans le tapis ! Jusqu’à la prochaine catastrophe.

     Jusque là, ça va….

     Gaulois. 

     Déficit budgétaire : Macron muet sur les milliards déjà détruits par EDF et Areva… et sur ceux qui vont suivre !

     http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article181

     La polémique fait actuellement rage à propos des 4,5 milliards d’économies exigées par M. Macron pour satisfaire la Commission européenne en contenant le déficit de la France à 3% du PIB. Mais il n’est presque personne pour pointer une des causes principales des difficultés budgétaires de la France : l’industrie nucléaire, avec en particulier la faillite consommée d’Areva et celle programmée d’EDF.

     

    Ainsi, le 8 mars 2017, l’Etat a versé 3 milliards pour recapitaliser EDF. Et, entre le 12 et le 31 juillet 2017, l’Etat injecte pas moins de 5 milliards dans les différentes structures issues de la faillite d’Areva. En particulier, dès le 12 juillet, 2 milliards ont déjà été versés par l’Etat à Areva SA, qui n’est désormais plus qu’une structure de défaisance sur le modèle du fameux "Consortium de réalisation" créé pour faire payer par les citoyens la faillite du Crédit Lyonnais.
    .
    De toute évidence, ce puits sans fond va continuer à coûter très cher puisque, le 20 juillet, l’opérateur Finlandais TVO a annoncé que la Chambre de commerce internationale (CCI) avait rendu un nouvel arbitrage partiel en sa faveur et au détriment d’Areva concernant le chantier désastreux de l’EPR finlandais. Il est désormais quasiment certain, comme annoncé de longue date par l’Observatoire du nucléaire, que cet arbitrage va se terminer un nouveau fiasco général pour Areva… et donc pour les finances publiques françaises : TVO réclame (à juste titre) près de 3 milliards de dédommagements
    .
    On peut ajouter à ce triste tableau la curieuse opération mise sur pied en décembre 2014 par un ministre de l’économie nommé Emmanuel Macron qui, sans la moindre justification, a fait racheter par l’Etat plus de 27 millions d’actions d’Areva (détenues par le Commissariat à l’énergie atomique) à un prix supérieur à la cotation officielle : 12,2 euros au lieu de 9,04 (*). Depuis, comme on pouvait le prévoir, l’action d’Areva a continué à s’effondrer (elle ne vaut plus que 4,4 euros), achevant de faire un nouveau fiasco de cette étrange opération macronienne.
    .
    On notera aussi la grande "pudeur" du premier ministre Edouard Philippe lorsqu’il s’est ému des 8 milliards manquant dans les caisses de l’Etat, oubliant que plus du quart de cette somme venait des errements d’Areva en particulier à l’époque où il était lui-même un cadre influent de cette entreprise à la dérive !
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    Les citoyens de France doivent savoir que ces sommes, pourtant affolantes, ne constituent pourtant qu’un petit aperçu des factures incommensurables qui vont être peu à peu publiées au fur et à mesure des révélations concernant les déboires de l’atome hexagonal.
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    D’ailleurs, sous nos yeux, et sans que personne ne le stoppe, le PDG d’EDF s’apprête à lancer une nouvelle opération catastrophique avec le projet de construction de deux EPR à Hinkley Point (Grande-Bretagne). Même si ces réacteurs ne seront probablement jamais construits, ou au pire jamais terminés comme l’annonce obstinément l’Observatoire du nucléaire, il est clair que ce projet va achever de ruiner EDF qui a déjà consacré (gaspillé) sur place plusieurs milliards.
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    Il est aussi notable que, avant même que le chantier ne soit commencé, la facture du projet ne cesse d’augmenter : début juillet, c’est un premier surcoût de près de 2 milliards qui a été annoncé, préfigurant les réévaluations successives comme c’est le cas depuis 10 ans concernant les chantiers EPR de Finlande et de Flamanville.
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    Il est toujours possible de se consoler en rappelant qu’Areva et EDF ne sont pas seuls dans cette galère : Westinghouse, l’entreprise historique du nucléaire aux USA et dans le monde, a elle aussi fait faillite, entrainant dans les bas fonds son actionnaire majoritaire, le japonais Toshiba (**).
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    L’industrie nucléaire est entrée dans la dernière phase de son existence, mais son agonie va hélas durer encore des années, sur fond de catastrophes nucléaires en cours (Tchernobyl, Fukushima) et probablement à venir, de déchets radioactifs abandonnés, de centrales à démanteler "offertes" à nos descendants, et de factures insensées qui vont faire passer pour une aimable plaisanterie (et une cynique diversion) les polémiques actuelles sur le budget de l’armée française…
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    (*) http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article181
    (**) http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170411-japon-empetre-westinghouse-calvaire-toshiba-continue

     


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