•  Les dix casseroles de Vinci

    Ou le copinage des voyous.

    http://reporterre.net/Les-dix-casseroles-de-Vinci-betonneur-de-Notre-Dame-des-Landes

     Un éclairage qui explique, entre autres projets inutiles, celui de Notre Dame des Landes. Finalement, ce n'est pas l'exécutif qui tient tant à imposer, contre vents et marées, une telle aberration, mais VINCI.

     N'en doutez surtout pas, les lois, ce sont celles imposées par ces multinationales sans foi ni...Loi !

     Plus loin, dans l'abject, le syndicat tout aussi voyou qu'est la FNSEA, veut jouer les gros bras et pourquoi pas, se substituer aux forces de l'ordre, disons du désordre. Ça va bien dans la ligne de VINCI entre voyous.

     http://www.reporterre.net/Xavier-Beulin-vous-etes-pieds-et-mains-lies-du-cote-des-industriels

     


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  • La justice passe en force !

    Où quand la justice passe, la démocratie trépasse !

    Qui n'a pas remarqué que de telles décisions sont prises en période estivale, lorsque les français sont loin des préoccupations qui pourtant les concerne.  A plus forte raison lorsqu'il s'agit de projets complètement inutiles. Les arguments sont légion pour dénoncer celui de Notre Dame des Landes, tant sur le plan économique, écologique et social.

    Nous sommes dans un pays ou la justice n'est pas au service de la démocratie – d'ailleurs l'a-t-elle été un jour - Ce grand mot devrait être supprimé du dictionnaire, pour le moins du vocabulaire juridique et des grandes écoles.
    Notre-Dame des Landes est un exemple de plus dans l'autoritarisme au service du capitalisme. Dans le cas présent, l'exécutif  fait fi d'arguments sans faille venant des opposants et que  les technocrates balayent à coup de CRS.
    L'écologie est reléguée dans les oubliettes au profit de l'ambition des élus locaux et le fric qui va avec. 
    Un référendum sur ce projet serait le minimum. Mais le pouvoir préfère passer en force, plutôt que de se ranger au bon sens. Ce que les barons socialistes locaux ne veulent surtout pas. 

    Au risque d'en étonner plus d'un, la France s'enfonce inexorablement dans la dictature

    Gaulois.

    Plus loin :

    http://www.liberation.fr/direct/element/les-faux-soutiens-a-laeroport-de-notre-dame-des-landes_14487/

     

    http://www.liberation.fr/societe/2015/07/17/tous-les-recours-des-opposants-a-notre-dame-des-landes-rejetes_1349331

     

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/economie/transports/transport-aerien/aeroport-notre-dame-des-landes?r=pays-de-la-loire

    ETC ....


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  • A propos de la police nantaise

    Ou les agissements d'un état de non droit

    Il n'y a pas grand chose à ajouter à cet article, si ce n'est que les méthodes utilisés par le pouvoir pour discréditer un mouvement, si légitime soit-il, ne date pas d'aujourd'hui.

    Gaulois.

    À propos de la police nantaise, dans le journal Le Monde daté du 11 juillet 2014.

    http://obslab.blogspot.fr/2014/07/a-propos-de-la-police-nantaise-dans-le.html

    Ainsi, nous n'étions pas seuls à nous étonner des nouvelles méthodes de la police nantaise contre les anti-aéroport...

    Voir notamment à ce propos notre chronique de mardi dernier : « Policiers et juges nantais fragilisés cet été par les suites du 22 février. - En ce début juillet 2014, la police et la justice nantaise commencent à inquiéter singulièrement les partisans de la Loi et de l'Ordre républicain. - Quatre dérives. »

     
     http://obslab.blogspot.fr/2014/07/policiers-et-juges-nantais-fragilises.html

    Et puis aujourd'hui vendredi 11 juillet, Le Monde consacre une page et deux articles de Laurent Borredon à ce sujet étonnant : « A Nantes, le zèle de la police contre l'ultragauche. - Une cellule spéciale traque les casseurs de la manifestation du 22 février contre l'aéroport. »

    On l'a compris désormais, la police nantaise, ayant étrangement renoncé à dissuader et à identifier les auteurs d'incendie et de destructions du 22 février dernier à Nantes, au cours d'une journée qui s'apparente de plus en plus à une grossière manipulation d'État, a entrepris plusieurs mois après les faits de fournir abondamment la justice locale en chair à prison.

    Comment ? en puisant généreusement dans ses fichiers de militants anti-aéroport, en ciblant notamment ceux qui seraient préalablement fragilisés par un casier judiciaire. Il ne restait plus qu'à les surprendre à leurs domiciles. Au risque de l'erreur judiciaire et du déni de justice : pourquoi s'acharner si tard sur des lampistes, auteurs de faits mineurs, parfois d'ailleurs étrangers au 22 février, et dont la culpabilité n'est souvent même pas certifiée ?

    Ce reportage du Monde nous apprend ainsi que la police nantaise s'est mise en grand train pour traquer l' « ennemi intérieur » anti-aéroport, au risque de négliger d'autres formes de délinquance plus urgentes en ces temps troublés par la montée de l'extrême-droite et de la délinquance financière en col blanc : « Les moyens ont été débloqués en conséquence, avec un groupe d'enquête spécifique au sein de la sûreté départementale de Loire-Atlantique. Onze personnes détachées à plein temps, dont un fonctionnaire du renseignement territorial, un autre de l'identité judiciaire ou encore un policier des services techniques. »

    L'identification des militants anti-aéroport repose essentiellement sur « des images du défilé. », mais comme croit l'affirmer pudiquement Le Monde, « la méthode a ses limites ».

    Ainsi dans cette affaire d'un jeune homme soupçonné de dégradations sur la mairie de Nantes et une agence Vinci.

    Comment a-t-il été repéré ? Par des moyens qui évoquent plus un pays en état de siège qu'une démocratie républicaine : « Comment les policiers ont-ils mis un nom sur les photos ? Son dossier judiciaire ne le précise pas. Mais Le Monde a constaté que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), devenue Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le 12 mai, a constitué un épais album photographique sur les militants locaux. »

    Or, indique Le Monde, « Les photos sont trompeuses, notamment celles qui le montrent au seuil de l'agence Vinci, un fumigène à la main. Les vidéos, elles, prouvent qu'il a en fait sorti le fumigène qui avait été jeté dans l'agence, ce que confirme un témoin direct au Monde : " Il y avait un risque d'incendie, alors que des gens se trouvaient sur le balcon au dessus. " »

    Bref, ce jeune homme est inquiété pour avoir peut-être tenté d'éviter un incendie ? C'est le monde à l'envers... Il est vrai que Manuel Valls à l'Intérieur attendait avec impatience les images spectaculaires des flammes pour donner le ton des commentaires aux journaux télévisés de la fin de la journée ! Rien n'était trop beau pour discréditer 50 000 manifestants.

    Conclusion du Monde : « Les policiers ont dû renoncer à lui attribuer l'incendie, mais il est resté poursuivi pour participation " avec arme " (le fumigène) à un attroupement. » »

    Dans le second article, intitulé avec une ironie contenue « L' attroupement armé " était un pacifique " banquet " », le journaliste du Monde raconte que des militants anti-aéroport, passagers d'une voiture, peuvent se retrouver (par hasard?) interpellés par la police, et découvrir « qu'ils sont là aussi pour " association de malfaiteurs " sans plus de précision ».

    Et ce n'est pas fini, conclut Le Monde : « En comparution immédiate, le 19 juin, ils découvrent ce qu'on leur reproche : une " association de malfaiteurs en vue de préparer un attroupement armé ". L'attroupement armé, c'est la manifestation de soutien à R. qui a lieu au même moment devant le tribunal. Alors que le rassemblement pacifique – un " banquet, foot, sound system " – a lieu devant le palais de justice, les trois jeunes comparaissent donc dans le tribunal pour sa préparation. L'audience a été renvoyée au 18 juillet. " Il n'est pas certain que l'association de malfaiteurs tienne ", estime une source proche du dossier. »

    Et oui, mais pourquoi ne pas les accuser de terrorisme, tant qu'on y est, puisque tout est permis s'il s'agit de militants de gauche anti-aéroport ?

    En tous cas, l'OBSLAB (Observatoire laboratoire de la démocratie locale), est en mesure de confirmer que toute cette guérilla judiciaire est suivie au plus près par les plus hauts fonctionnaires de la police.

    Car hier jeudi 10 juillet, au sortir du palais de justice de Nantes, alors qu'un autre militant anti-aéroport venait de prendre trois mois ferme, que vit-on passer sur place (notre photo exclusive) ?

    Monsieur Jean-Christophe Bertrand, himself, directeur départemental de la sécurité de Loire Atlantique, déjà connu pour ses déclarations à l'emporte-pièce à Mediapart, après le 22 février.

     

    Voir notamment :
     
     

    http://www.mediapart.fr/journal/france/180414/nantes-le-chef-de-la-police-assume-sans-reserve-les-blesses-par-flashball

    Sur la photo, on voit qu'il repart alors qu'un dernier groupe de militants est toujours face à un rideau de gendarmes, à l'arrière plan.
    Mais sans doute qu'il ne passait par là que par hasard pour profiter du soleil en bord de Loire, avant de retourner à son bureau au commissariat central ?


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  • Lettre ouverte

    Il est dommage qu'après la provocation policière, il n'y ait pas davantage de protestations. Mais la grande majorité des élus préfère se réfugier dans la lâcheté et laisser le tapage médiatique se focaliser sur les casseurs. Françoise Verchère a ce courage qui leur manque tant.

    Gaulois.

    ND des Landes. Françoise Verchère écrit à Manuel Valls

     http://www.ouest-france.fr/manif-anti-aeroport-francoise-verchere-ecrit-manuel-valls-1957000

     

    Nantes - 24 Février

     

    Françoise Verchère, à droite, en avril 2012, lors d'une grève de la faim contre le projet d'aéroport | Franck Dubray

    Après les violences à Nantes, la conseillère générale (parti de gauche) vient d'envoyer une lettre ouverte au ministre de l'Intérieur.

     


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  • La grande manipulation

    Après la manifestation anti-aéroport, les langues se délient :

     http://www.metronews.fr/nantes/nantes-apres-la-manifestation-anti-aeroport-les-langues-se-delient/mnbx!k9kwi9lLTdXdk/

    Les arguments des pro-aéroport sont sans équivoque. Bien sûr qu'ils condamnent la violence, mais ils oublient de préciser d’où elle vient, qui la commandite. N'en doutons pas, c'est vieux comme le monde, la violence vient directement ou indirectement du pouvoir. S'il reconnaît le droit de manifester, il contourne ce droit par la manipulation du public.

    Il ne fait aucun doute que cette manifestation a été sabotée avant même son départ. Le gouvernement utilise les forces du désordre, tels des bêtes féroces qui n'hésitent plus à s'en prendre aux plus faibles et aux enfants. Tandis que Vinci utilise, à n'en guère douter, des casseurs.

    D’ors et déjà, dès le départ de la manif, l'opinion publique était formaté par les grands médias, comme toujours à la botte. Le gouvernement est prêt à tout pour arriver à ses fins, peu glorieuses dans son entêtement au projet – un de plus - inutile et destructeur. Comme toujours, c'est la réponse par la violence sciemment préméditée afin de décrédibiliser les opposants.

    Sidérant ! Il suffit de taper sur Google ; « Après la manif de Nantes » pour se faire une opinion de la manipulation médiatique. Combien de temps encore l'opinion publique avalera les couleuvres médiatiques ? Quand la force des arguments l'emportera sur les arguments de la force ?

    Combien de temps le peuple ignorera-t-il sa vrai force ?

    Gaulois.

    Faudra-t-il porter une soutane pour faire valoir son droit à manifester?

     

    http://blogs.mediapart.fr/blog/j-clopeau/220214/faudra-t-il-porter-une-soutane-pour-faire-valoir-son-droit-manifester

    22 février 2014 |  Par J CLOPEAU

    Faudra-t-il porter une soutane pour pouvoir faire respecter son droit de manifester et être entendu du gouvernement? Ce 22 février, la manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame des Landes qui regroupait plusieurs dizaines de milliers de personnes s'est heurtée à ce qui n'est rien de moins qu'un sabotage de la part du préfet de la Loire Atlantique. Quelques heures seulement avant le début de la manifestation, la préfecture décidait unilatéralement d'interdire l'accès du cours des Cinquante Otages aux manifestants, une large avenue qui est traditionnellement empruntée par les manifestations dans le chef lieu de la Loire atlantique. Lorsque la tête de la manifestation est arrivée à la hauteur du cours des Cinquante Otages, elle s'est donc  trouvée devant un barrage policier impressionnant. Quelques manifestants ont invectivé les policiers qui ont presque immédiatement répliqué en lançant suffisamment de bombes lacrymogènes pour que l'atmosphère devienne irrespirable, ainsi que des grenades assourdissantes pour donner à l'incident un petit parfum  d'émeute urbaine. Du coup l'endroit est devenu un point de fixation, d'autant que les jets de grenades lacrymogènes, intenses à certains moments sans que l'on sache pourquoi, s'arrêtaient de façon tout aussi étonnante, pour reprendre quelques minutes plus tard. La police maintenait à l'évidence la tension. Du coup, la manifestation s'est arrêtée là, se terminant en quelque sorte en queue de poisson. Ce qui permettra au préfet de faire rapidement le communiqué suivant : " La fête est gâchée, les organisateurs sont débordés par la frange radicale sur laquelle ils s'appuient depuis le début de ce mouvement". Ce qui est, on l'admettra volontiers, du grand art : sembler regretter que la manifestation ne soit pas allée à son terme ("la fête est gâchée...") feindre que les organisateurs de la manifestation aient été débordés, alors qu'il n'y a eu qu'un lieu, fort retreint, d'affrontement entre quelques manifestants et une police qui maîtrisait parfaitement la situation, mais qui a fait tout pour que cela dure. Et tout cela parce que le préfet avait interdit, quelques heures seulement avant sa tenue, à une manifestation d'emprunter un axe urbain lourd de symboles. M. Christian Galliard de Lavernée, dont le nom est déjà tout un programme, préfet de Loire atlantique a, en ce 22 février 2012, bien mérité de Valls, Valls de Ayrault, et Ayrault de Hollande. 

    Aéroport N.D des Landes manifestation à Nantes du 22 février provocations préfectorales et policières

    Communiqué des organisateurs de la manifestation anti-aéroport du 22 février 

    http://www.millebabords.org/spip.php?article25550

    + TÉMOIGNAGES et commentaires Article mis en ligne le mardi 25 février 2014 le 25 par mail témoin de l’IDF J’étais en début de cortège et ce qui m’a le plus surpris, c’est que les casseurs se sont mis à l’œuvre dès les premiers instants. Dès que nous nous sommes engagés dans la rue de Strasbourg, nous avons pu constater les stigmates de leur passage :  jets de peinture sur les forces de l’ordre et sur les façades, notamment celle de la mairie,  saccage de la boutique Vinci Immobilier. Lorsque nous sommes arrivés en bas de la rue, la foreuse était déjà en flamme. D’habitude, les casseurs agissent plutôt en fin de cortège, non ? Les journaux télévisés ont passé en boucles les images de violence en ne manquant pas de faire état des blessés coté forces de l’ordre, mais jamais un mot sur les civils blessés lors des assauts ? Pas un mot non plus sur d’éventuelles interpellations, mais par contre Manuel Valls, dès la fin de l’après midi, semblait très bien renseigné : "c’est l’ultra gauche, des blacks blocs qui voulaient casser du policier et s’en prendre aux mobiliers urbains". "Parmi ces casseurs se trouvait des étrangers" a-il dit lors de son interview. Si le ministère de l’intérieur en savait aussi long sur la question, si certains groupes d’individus étaient identifiés, pourquoi n’avoir pas agit avant ? C’est la première fois que je vois un tel déploiement de forces de l’ordre et de moyens (mur métallique) pour une manif citoyenne. Mais ces hommes paraissaient en attente !! ils savaient que la situation allait dégénérer et tous ces hommes étaient postés là pour réagir quand l’ordre leur serait donné, Avez-vous vu des RG ou des flics en civil dans le cortège ? Moi non ! Aucun moyen n’a été mis en œuvre pour arrêter les agitateurs avant que ça ne dégénère ! Après coup, je ne dirais pas que les casseurs ont été recrutés pour casser la manif, mais je pense que l’état savait, et n’a rien fait pour que ça ne dégénère pas. Lors de la manif du 10 novembre 2012 à Paris, chaque parking ou bureau Vinci était protégé par des cordons de CRS, là non ! J’ai la désagréable sentiment que la casse était prévue et instrumentalisée témoin de l’Alsace (extrait) « …nous avons plusieurs témoignages sur la nervosité des forces de l’ordre dès le matin. 2 camarades sont venu à la rescousse d’un porteur de drapeau breton arrêter par deux GM (nous étions le matin). Avec du dialogue, ils ont réussit à ce que les GM laissent finalement passer le gars qui nous a accompagné juqu’à notre bus. Et le soir, nous avons été bloqué sur la place de la petite Hollande. Vers 18h00 (je n’ai pas l’heure exacte) Les GM ont chargé la place qui a été noyé sous un brouillard de lacrymos. Nous étions dans un bar proche et les gaz sont entrés jusque dans le bar. Un père avec ses deux enfants est entré dans le bar, les enfants étaient apeuré.. aucune distinction dans la charge ... des enfants merde alors !!!!! Notre groupe est resté un moment sur place avant de bougé. Nous voulions éviter d’être pris à parti par les forces de l’ordre. De cette drôle d’ambiance, une blague du soir m’est venue : "aller voir les playmobils et leur demander si nous pouvons traverser Nantes en toute sécurité." Non franchement, si le maire de Nantes a porté plainte contre X ... eh bien nous, nous devrions le faire contre Valls !!!! » témoin du 56 (extrait) « … Dire que le centre ville de Nantes a été dévasté alors que le désordre ( organisé ?) n’a été que sur un périmètre réduit est sidérant. Je voudrais préciser à ce sujet, qu’alors que nous étions samedi soir là où toutes les tv ont montré les vitres brisées etc... Il y avait des pavés partout et des feux non éteints ( sur une zone limitée) et à deux pss des CRS qui regardaient de loin. Nous n’avons pas compris que n’importe qui pouvait déambuler là, avec ce danger potentiel. Je suis donc allée voir 3 personnes des forces de l’ordre et leur ai dit "pourquoi vous ne fermez pas cette partie restreinte, c’est inconscient ! alors que vous êtes un nombre considérable sur Nantes" (il y en avait partout à côté à boucher les rues etc ). Visiblement, cette zone (vue et revue) était libre (alors que dangereuse, ouverte à n’importe qui ... les photos (souvent de non manifestants) allaient bon train, comme si (comme si ?!) laisser cette "porte ouverte" sur les dégâts, avait l’intérêt de relayer le maximun d’images (médias et particuliers) .... volonté ? J’ai reposé ma question et l’un d’entre eux a fini par me répondre ( attention c’est éloquent !) : "On n’y est pour rien, c’est une stratégie d’en haut." Je n’invente rien ! Je suis donc encore plus révoltée quand je vois que certains ont payé (jetant des canettes), via des jugements expéditifs pour s’être rebellé contre des forces de l’ordre qui ont abusé de gaz lacrymo et autres détonations (en Ukraine ce sont des résistants, ici ce sont des casseurs ! … »

    COMMUNIQUÉ des organisateurs 22 février 2014 La manifestation d’aujourd’hui a connu une mobilisation inégalée. 520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad. Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine. C’est le signe d’une mobilisation nationale et de la connection entre Notre Dame des Landes et d’autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés. Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s’agit de la plus grosse mobilisation du mouvement. Le défilé a été festif, créatif et déterminé, avec des batukadas, salamandres, tritons géants, masques d’animaux marquant le refus de la destruction des espèces protégées et des mesures dites de compensation. Des prises de paroles et animations ont eu lieu jusqu’à 18h square Daviais. La préfecture avait choisit de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d’être visible dans le centre ville. C’est la première fois qu’on interdit à une manifestation d’emprunter le Cours des 50 Otages. Une partie du cortège est passée par l’île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n’a pas empêché les manifestants de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu’à la fin. Il existe différentes manières de s’exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n’est pas étonnant qu’une certaine colère s’exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ? Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L’opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que d’abandonner le projet d’aéroport ! Message de l’ACIPA du 23/02 on vient d’apprendre qu’un jeune homme de 28 ans a perdu un oeil suite à l’éclatement d’une des nombreuses grenades assourdissantes. Il n’avait rien à voir avec les violences générées en marge de la manifestation. C’est terrible ! Messages adressés aux organisateurs à la suite de leur communiqué. Bonjour et félécitations pr vos efforts Il n’y avait pas 63 bus mais 64, et oui le notre, pr des raisons logistiques et des impératifs horaires, était stationné à la Beaujoire. Je partage votre analyse quant aux débordements, et j’en suis à me demander avec d’autres si, finalement, Vals et les pro-aéroports n’avaient pas tout fait pr que ça puisse dégénérer, alors que ça partait bonne enfant malgré cette ville mise en état de siège. D’autre part, tout près de l’espace de prise de parole, nous avons été témoins d’une charge de CRS alors que personne ne les agressait et ne les provoquait davantage. Après s’être replié, face à la détermination d’un ancien qu’ils ne pouvaient matraqués vu le nombre de témoins, ils ont lancé une vingtaine de bombes lacrymo alors qu’ils y avait des gosses et des personnes âgées. Une gosse de notre comité a été gazée, si c’est une black-bloc, elle est vraiment précoce, elle a moins de 10 ans !... Des copains 44 pourront coroborrer ce témoignage. A. du comité Ariège. Bonjour Nous étions également près du lieu de prise de paroles en fin d’après-midi ; je confirme les affirmations des collègues du 09 ; la charge des CRS n’avait aucune raison d’être si ce n’est inciter à la provocation. Ils ont de plus refoulé tout le monde vers le centre ville qui avait été ré-ouvert... Quelle logique dans tout cela ? Collectif des CItoyens Vendômois COntre le Projet d’Aéroport de Notre Dame des Landes Le 25 février à 16:07, par Caroline Bonjour, Nous découvrons chaque jour de plus en plus de témoignages des violences qui ont eu lieu samedi à Nantes. Décidées à ne pas laisser passer ça, plusieurs personnes collectent les récits. Pouvez-vous nous faire suivre vos photos et récits, je pense notamment à cette petite fille de 10 ans prise dans les gaz ? Merci, Caroline. carodenantes@gmail.com Nous, M. et M., casseurs Le texte est dans un fichier à récupérer ici : 

    http://dl.free.fr/jaa9IisGU  Le mot de passe est vinci. C’est un fichier .pdf

    Nous, M. et M., casseurs extrémistes de l’ultra gauche autonome. 23 février 2014. Bien entendu ce titre est à prendre (très précisément) au second degré. Nous sommes un couple, la quarantaine, pas membres d’une quelconque organisation (ah si, l’un de nous est syndiqué). Nous relatons ici notre ressenti des évènements d’hier à Nantes, samedi 22 février, dans le cadre de la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Les enfants n’ont pas voulu venir. Heureusement ! 13 heures. Nous arrivons vers la préfecture, après avoir contourné tous les barrages routiers. Au milieu de milliers de manifestants, nous trouvons des copains ! Ils nous parlent des tracteurs qui sont à Commerce. Nous allons voir ça, en remontant le cours des 50 otages. 13h30. Les tracteurs sont en vue. Déboulent alors des dizaines de camions de gendarmerie et de gardes mobiles qui investissent la dernière section du cours, juste avant Commerce. Nous continuons pour faire le tour des centaines de tracteurs (insolite !), puis décidons de retourner au rassemblement qui est à la préfecture. Mais les forces de l’ordre sont en train de boucler, dans toute sa largeur, l’extrémité du cours de 50 otages, avec des murs boucliers impressionnants, de plusieurs mètres de haut. Nous passons par les rues intérieures. 14h15. Nous revenons au rassemblement. Le cortège s’est déjà mis en marche, par la rue de Strasbourg, des milliers de gens sont encore partout autour du pont Morand. Nous décidons de vite remonter le défilé pour regarder les différents chars et cortèges. Lorsque nous arrivons vers l’île Feydeau, la foule est déjà là, et s’étend partout. Parfois éparpillée, parfois compacte, sur Commerce, sur les grands boulevards et dans les ruelles pavées, jusqu’à l’entrée de la place de la petite Hollande. Les tracteurs, les gens sont partout. 15 heures. Nous sommes samedi après-midi, à Nantes, dans le cadre d’une manifestation populaire, où sont présentes des centaines de familles, des dizaines de milliers de manifestants. Et là c’est l’hallucination collective : les forces de l’ordre, derrière leur mur-bouclier des 50 otages, activent les canons à eau, lancent des dizaines de grenades lacrymogène et des bombes assourdissantes. S’en est suivie une longue, très longue, trop longue, petite guérilla urbaine, à tous les abords de la manifestation (une impressionnante barricade est dressée au croisement de Kervégan et du Guesclin), avec des forces de l’ordre qui finissent, petit à petit, avec les même méthodes (pluies de lacrymogènes, canons à eau, et bombes assourdissantes, le tout facilité par la présence permanente d’un hélicoptère au dessus de nos têtes), par repousser l’ensemble de la foule jusque vers la place de la petite Hollande. 17h30. Les tracteurs sont tous partis ou presque (certains ont des heures de route à faire, et les convois étaient déclarés en préfecture). Les deux heures qui suivent, nous sommes beaucoup moins nombreux, mais certainement deux ou trois milliers quand même. Les forces de l’ordre (camion béliers, canons à eau, gardes mobiles et autres CRS) se déploient sur toute la largeur de la zone : des bâtiments du quai de la fosse, jusqu’aux bâtiments côté piscine Gloriette ! Ils avanceront jusqu’au milieu de la place environ. Là, ils lâchent une bonne part de leur stock d’engins explosifs et agressifs. Pour ceux qui se donnent la main, collés aux premiers rangs de CRS, ce sera la matraque. Les gens (oui, des gens, hein, pas des extrémistes-black-blocks-venant-de-l’étranger), extrêmement choqués par le déferlement de la violence policière (nous avons vu plusieurs manifestants sortis sur des brancards de fortune), n’en démordent pas. Nous saluons, sous les vivats et les dernières cartouches, le repli des forces de l’ordre. Le sol est jonché de bris de verre, de cartouches de lacrymos et autres bombes ; des containers de poubelles, une voiture TAN sont en feu ; l’hélicoptère tourne toujours. Des scènes qu’on n’oubliera pas. Jean-Marc Ayrault a raison : les violences doivent être condamnées. Mais nous, nous déclarons que le déchaînement de violence a été sciemment préparé et planifié par la préfecture et les forces de l’ordre. Oui il y a eu de la casse, c’est indéniable. Nous avons de sérieux doutes sur l’identité des auteurs de ces dégradations. Ce n’étaient pas les « jeunes de banlieue », ça c’est certain. C’était des types, souvent costauds, et qui avaient l’air de très bien savoir s’y prendre pour casser une vitrine ou un abribus. Quoi qu’il en soit, ce qui est un fait, c’est que ni l’un ni l’autre n’avions déjà vu un tel déploiement policier à Nantes. Ce qui est un fait aussi, quelles qu’aient été les éventuelles « provocations », c’est que l’offensive policière a été enclenchée, dès 15 heures, et de manière très violente, au beau milieu de dizaines de milliers de manifestants, qui pour 99 % d’entre eux défilaient bien gentiment sous un petit rayon de soleil bienvenu. Nous ne sommes pas des « Zadistes ». Nous ne sommes allés que deux fois sur la Zone A Défendre, lors des grands rassemblements. Nous sommes contre ce projet d’aéroport, c’est sûr. Cet aéroport, pour nous, n’est qu’un exemple (tout à fait éloquent du reste) de la domination de banques et des grands groupes sur notre société et sur nos vies. L’Etat, les politiciens, viennent une nouvelle fois de montrer quels intérêts ils servent. Cette fois ci, c’est pour Vinci. Notre seul regret pour hier, c’est que nous n’ayons pas su nous regrouper tant que nous étions très nombreux, tous au même endroit, par exemple sur cette place de la petite Hollande. Nous ne sommes pas des activistes non plus. Mais si un prochain jour, comme en Ukraine, en Egypte et ailleurs, nous décidons de faire nôtre une place, que ce soit celle-ci ou une autre, alors nous en serons. M. dit qu’elle aura un bouclier. Samedi 1er, nous sommes libres…

    Ou encore :

    http://dormirajamais.org/nddl/

    http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=32994&title=Gu%C3%A9rilla%20urbaine%20ou%20lutte%20contre%20un%20a%C3%A9roport

    http://www.alternatifs44.com/2014/02/notre-dame-des-landes-les-casques.html

     

     

     


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  • Interview

    De la sauvegarde de la terre aux enjeux politiques

     30 janvier 2014 

    http://www.alternatifs44.com/

    "Julien Durand : L'oeil des naturalistes n'est effectivement pas celui des paysans quand ils ont les yeux sur la charrue ! Grâce à leurs travaux, j'ai moi même découvert plein de trucs tant au niveau des plantes que des espèces. On était tellement là depuis tout le temps qu'on ne faisait pas toujours attention. Les travaux des naturalistes ont réussi à radicaliser notre opposition au projet pour que cette richesse ne soit pas détruite. Oui, on est bien là dans une lutte formatrice dans tous les sens."

    Notre Dame des Landes : la résistance se cultive au présent - Entretien avec Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA.
    La préparation de la manifestation du 22 février à Nantes est entrée dans sa phase active. Y compris pour les promoteurs du projet qui tentent de convaincre de l'inéluctabilité démocratique de la destruction du bocage de Notre Dame des Landes et n'hésitent pas à propager la rumeur. Dernier exemple en date, le titre en une du quotidien nantais Presse Océan du 30 janvier, « Et si l'aéroport ne se faisait pas », interrogeant sur le coût pour les contribuable d'un éventuel arrêt. C'est dans ces circonstances que nous avons demandé à Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA, Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes constituée en 2000 pour lutter contre le projet d'aéroport du Grand Ouest, de faire le point sur la situation actuelle à Notre Dame des Landes et sur les enjeux du 22.

    La signature par le Préfet, fin décembre, des quatre décrets sur l'eau, la protection des espèces protégées, la desserte routière et  la plate-forme aéroportuaire  confirme la volonté du gouvernement de passer en force. As-tu le sentiment que nous allons vers un affrontement inexorable ?

    Julien Durand : A première vue, ce n'est pas à écarter. Mais, je pense que s'ils ont su tirer les leçons de leur opération de 2012, ils devraient hésiter à revenir.

    Quelles ont les échéances juridiques qui peuvent encore leur donner une porte de sortie? 

    JD : C'est d'abord tout ce qui concerne la loi sur l'eau et la destruction des espèces protégés. Ca ne fait que commencer puisque les recours seront déposés au tribunal administratif de Nantes le 3 février prochain à 11h. J'en profite pour vous y convier. 

    On a toujours l'arrêté de cessibilité qu'on avait attaqué en 2011, pendant la tracto-vélo à Paris. Le jugement d'appel vient de passer mardi dernier et le rendu sera prononcé dans un mois. Nous demandons la nomination avec assistance d'un collège d'expertise judiciaire. Si nous sommes déboutés, nous irons devant le Conseil d'Etat. Et ce n'est qu'après la décision du Conseil d'Etat, que la Cour de Cassation, à la demande de Vinci, se saisira du dossier. Rappelons que contrairement à la demande de Vinci, la Cour de Cassation a estimé ne pouvoir juger ce dossier qu'à l'issue des procédures en cours tant devant le tribunal Administratif que le Conseil d'Etat.

    En clair, si le PS respecte sa parole politique, tant que la Cour de Cassation ne se sera pas prononcée aucune expulsion de paysans ou d'habitants dans les maisons avec un contrat précaire ne devrait avoir lieu. On peut donc raisonnablement considérer avoir une année tranquille devant nous.

    Nous avons, enfin et à nouveau, saisi les instances européennes en leur transmettant les arrêtés préfectoraux.

    La question de la protection des espèces protégées, c'est d'abord pour Vinci ne pas perdre encore un an ?

    JD : Vrai. Ca se réglera au 30 mars. Après cette date, Vinci ne pourra ni faire des défrichages ni des coupes de bois, il pourra seulement déplacer des arbres morts avec les capricornes jusqu'au mois de mai. Après il faudra attendre juillet. D'ores et déjà, Vinci est en retard pour le déplacement annoncé de plusieurs espèces.

    L'action des naturalistes, outre qu'elle complique singulièrement le lancement des travaux, ne vous amène-t-elle pas à porter un autre regard sur le bocage ? Là encore la mobilisation en cours est une véritable éducation populaire.

    JD : L'oeil des naturalistes n'est effectivement pas celui des paysans quand ils ont les yeux sur la charrue ! Grâce à leurs travaux, j'ai moi même découvert plein de trucs tant au niveau des plantes que des espèces. On était tellement là depuis tout le temps qu'on ne faisait pas toujours attention. Les travaux des naturalistes ont réussi à radicaliser notre opposition au projet pour que cette richesse ne soit pas détruite. Oui, on est bien là dans une lutte formatrice dans tous les sens.

    Peux-tu nous parler de l'organisation locale de la résistance, avec une opposition qui semble chaque jour plus soudée, avec le pilier qu'est l'ACIPA, avec la coordination des opposants, avec le COPAIN (1) qui est un apport considérable à la mobilisation et qui a largement permis de positiver l'apport important qu'a la ZAD ?

    JD : Je partage la description. J'ai vécu l'ACIPA. J'ai vécu COPAIN(1) car j'ai été paysan et responsable syndical local de la Confédération Paysanne avant d'être à l'ACIPA. Le COPAIN a su élargir l'opposition au projet d'aéroport à d'autres associations du monde agricole, ça a donné une ossature plus large à l'opposition que celle portée par la seule Confédération paysanne. Il a permis de retrouver un nouveau souffle à la mobilisation au niveau paysan et c'est sans doute ce qui a contraint le pouvoir à reculer. Ils n'ont pas osé s'attaquer à l'agriculture, au symbole que ça porte. Et nous savons, d'expérience, que lorsque le monde agricole réussit à faire partager ses exigences au point d'en faire une revendication populaire, ça a souvent permis la victoire dans de grands conflits.

    Bernard Lambert (2) nous a souvent mis en garde sur le rôle de « versaillais », de briseurs de grève ou de freins à l'évolution de la société qu'ont joué les paysans Et là, dans la mobilisation contre le projet d'aéroport, on retrouve ce qu'a semé Bernard, avec une nouvelle génération. Et cela marquera pour les générations qui vont venir.

    La résistance au projet d'aéroport n'est-elle pas d'abord, surtout, une lutte paysanne  pour la terre ?

    JD : Au départ oui. Mais il ne faut pas oublier que le monde paysan a diminué en audience et que les victoires pour la terre ne peuvent être obtenues qu'avec l'appui de toute une frange de la société qui adhère à ce projet. Nous sommes bien dans une opposition à l'agriculture capitaliste et productiviste, pour une agriculture paysanne. 

    N'empêche que dans cette mobilisation, la Conf' a une place centrale, tant nationalement que localement, notamment avec le COPAIN pour renforcer ce front contre l'aéroport ?

    JD : Je dirai que la Confédération Paysanne joue avec le COPAIN le même rôle que l'ACIPA avec la coordination. L'opposition à l'aéroport c'est un mouvement pour conserver la terre, pour une agriculture proche des consommateurs. Si on veut faire avancer les idées pour une agriculture paysanne, il faut mobiliser la société, quitter le corporatisme pour se faire aider par des gens qui adhèrent à nos idées. C'est ce qu'on fait.

    Le rôle du COPAIN, avec l'occupation de la ferme de Bellevue, n'a-t-il pas facilité une unité stratégique parfois difficile avec la ZAD ?

    JD : L'essentiel, ici, c'est l'utilisation du sol, de la terre et COPAIN est légitime plus que n'importe qui pour mener le dialogue avec la ZAD, notamment avec celles et ceux qui ont des projets pour l'occupation du terrain. Oui, là, le pilier est solide. On a semé ensemble, on récoltera ensemble.

    Comment la population de Notre Dame des Landes réussit-elle à résister au rouleau compresseur des pro-aéroports ? L'opposition s'est-elle solidifiée ?

    JD : Avoir subi deux années d'enquêtes publiques n'a pas été simple. Ca a été dur dans le bourg ! Et la lassitude est grande, avec, ne le cachons pas, chez plusieurs un rejet de la ZAD. Mais depuis la chaîne humaine, ça a largement changé, positivement, et la défiance qui a pu exister un temps vis à vis de nous a disparu. Notre Dame des Landes est aussi devenue une commune dortoir, avec une nouvelle population. On a donc, en septembre, refait une réunion à Notre Dame des Landes, entre nous. Et depuis on constate qu'à nouveau le nombre d'auto-collants grandit, et que des jeunes, nouveaux dans la commune, nous rejoignent et nous donnent un coup de main.

    Quels sont, pour toi, les enjeux de la manifestation du 22 février prochain ?

    JD : Cette manifestation, on en a lancé l'idée à une dizaine, paysans, militants de l'ACIPA, du COPAIN et de la ZAD, réunie à la Vacherie. La date a été choisie en fonction de celle des municipales et des risques d'intervention policière. Et l'idée a été repris par la coordination des opposants. La réunion des comités de soutien, avec plus de 200 présents, a permis de mesurer le développement national du mouvement de solidarité et l'effort de communication qui a été fait. Les nombreuses réunions que nous faisons à l'extérieur font salle pleine. A l'évidence, il se passe quelque chose. 

    Mustière, président des Ailes de l'Ouest, la pseudo association pro-aéroport piloté par MEDEF/PS/UMP annonce aujourd'hui dans Ouest-France que même s'il y a 20 000 manifestants le 22, ça ne changera rien.

    JD : 20 000. Il met quand même la barre haut ! C'est aussi la preuve qu'ils se raidissent parce qu'ils ont la trouille. On est à la veille d'une possible intervention policière, on relèvera le défit.

    Electoralement, qu'est-ce qu'il pourrait y avoir de mieux pour la mobilisation ?Demandes-tu la démission d'Ayrault ?

    JD : Le départ d'Ayrault, j'y crois pas. Aux copains de la coordination, j'ai toujours dit qu'Ayrault en haut, c'est notre meilleur panneau publicitaire pour la lutte de Notre Dame des Landes. Premier Ministre, il a emmené son boulet avec lui. S'il tombe, peut-être que son boulet tombera vec lui.

    Côté politique, je suis en colère contre les loustics comme Auxiette (président PS de la Région) et l'UMP qui, quand on les interroge dans les réunions publiques, ne cessent de dire que la question de l'aéroport n'est pas le sujet de la réunion, mais, dès qu'ils sont élus, ils affirment que leur élection a plébiscité le projet.

    Un accroc juridique pourrait être l'occasion pour des politiques intelligents de dire : le dossier est mal ficelé, il n'y a pas accord, il n'est pas possible d'aller sur le terrain, on arrête. Il nous faut donc continuer d'articuler la bataille juridique, mobilisation et interpellation des politiques pour qu'ils renoncent à ce qui est d'abord un projet d'Etat.

    Interrogé par Ouest France, tu as eu des mots très forts sur les conséquences qu'aurait une intervention policière ?

    JD : Je sens que beaucoup de monde est prêt à réagir, localement bien sur où la mobilisation ne faiblit pas, mais aussi de plus en plus largement. Dans les réunions extérieures je sens que cette envie de ne pas laisser faire s'articule avec le ras l'bol de ce qui nous tombe sur la tête, la crise économique, l'austérité. Le chantier de Notre Dame cristallise tout le monde. C'est notre force.

    L'expulsion des paysans et des habitants et le commencement des travaux sonneraient la voie de l'affrontement et il y aurait du monde partout. Nous ne le souhaitons pas mais nous y sommes prêts.

    Vous avez réussi quelque chose d'extraordinaire en faisant travailler ensemble des gens d'horizons, d'histoire et de cultures différentes qui n'en n'avaient pas l'habitude. Toi, qui es au premier rang, comment vis-tu ça ?

    JD : Je vous renverrai simplement à la conclusion du débat public de 2013 où Bergougnoux, le président de la Commission du débat public, concluait son rapport en indiquant qu'il constatait « un fort relent d'altermondialisme ». C'est d'ailleurs la seule chose que j'ai retenu de son rapport et qui m'a fait le plus plaisir. Bien sûr, dans la mobilisation, parfois ça brasse, nous et vous ça a brassé, comme ça brasse parfois avec la ZAD, mais on avance. Il avait raison le Bergougnoux, la résistance ça se cultive au présent. Reste qu'aujourd'hui rien n'est gagné. Et que l'année qui commence s'annonce sans doute décisive.

    1 -  le COPAIN 44, Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d'Aéroport, a été constitué en avril 2011. Outre la Confédération Paysanne, il regroupe le Centres d’Initiatives et de Valorisation de l’Agriculture et du Milieu rural Civam44, Terroir 44, Accueil Paysan, Groupement des Agriculteurs Biologiques GAB44, et Manger Bio 44.

    2 – Syndicaliste paysan en Loire Atlantique, Bernard Lambert a été l'initiative de la constitution des Paysans Travailleurs qui ont largement contribué à la naissance, en 1987, dela Confédération paysanne.

    Propos recueillis par Philippe Champigny, Rémy Querbouet et François Préneau

    Source:
    Les Alternatifs 44

     

    Arrêt du projet ??

    Tout est possible. Il est fort probable que rien ne bougera jusqu'aux municipales. Le gouvernement devra tenir compte des résultats de cette échéance électorale. La mobilisation contre ce projet inutile et destructeur risque fort de déstabiliser le pouvoir actuel car il ne faut pas oublier que notre tant aimé premier ministre en fait une affaire personnelle, même s'il ne le dit pas ouvertement.

    Gaulois.

     

     

     

     


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  • Urgent ! Une intervention militaire sur la ZAD à partir du 20/01/2014 ?! Résistance !

    Je transmet l'appel. Gaulois.

    by collectif de lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes


    Les infos concomitantes d'une intervention militaire sur la ZAD à partir du lundi 20/01/2014 s'accumulent de jour en jour. Voir à ce propos le flash info de la ZAD de cette semaine :
    http://zad.nadir.org/spip.php?article2099
    Vinci est d'ailleurs sorti du bois hier, le 16/01, pour annoncer le début du déplacement des espèces protégées de la ZAD et le défrichement de la zone d'ici quelques semaines à quelques mois !
    Cela faisait très longtemps que Vinci n'avait pas effectué de déclaration aussi tonitruante et d'importance sur le projet d'aéroport de NDDL. Il n'a surement pu le faire qu'après avoir eu l'assurance du soutien de l'Etat !
    La multinationale du béton a d'ailleurs rappelé que ces opérations, d'arasement de la ZAD et de déplacement/destruction de la faune et de la flore, devaient être menées en toute sécurité... Comment ne pas y voir l'allusion à une nécessaire intervention de l'Etat pour expulser les occupant-e-s de la ZAD préalablement aux travaux...
    Nous avons d'ailleurs appris il y a peu de temps, via un camarade de la ZAD, qu'une opération d'expulsion de cet envergure était prévu en Octobre et qu'elle a été annulée par l'Etat, ce qui a coïncidé avec le mouvement des bonnets rouges qui a nécessité un paquet de forces du désordre...
    Malgré le fait que cela paraisse inimaginable pour certain-ne-s, le PS est prêt à passer en force à NDDL, pour preuve les infos de ces dernières semaines !
    Une expulsion massive de la ZAD à partir de lundi ou de mardi prochain est à craindre ! Nous devons nous préparer à la résistance sur la ZAD et partout ailleurs en soutien aux zadistes !
    Nous appelons tou(te)s ceux et celles qui le peuvent, à rejoindre la ZAD ce week-end ou en début de semaine prochaine !
    Tenons-nous prêts à venir résister activement sur le terrain !
    Vinci et sa clique militaire ne passeront pas !
    Toutes et tous zadistes !
    Voir l'appel détaillé à actions de la ZAD en cas d'expulsions ou de travaux à Notre Dame Des Landes :
    https://zad.nadir.org/spip.php?article2051


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  • Notre-Dame-des-Landes : fermeture de la route qui traverse le site

    Voilà un gouvernement, encore un ! Qui est prêt à tout. Ne dit-on pas ; bon à rien mais prêt à tout. Le gouvernement Hollande n'y échappe pas, avec bien sûr la complicité du département.
    Face à l'absence d'arguments valables pour ce projet dément, la force brutale l'emporte sur le dialogue. Nous sommes devant une incroyable manipulation dans le but de faire taire la contestation. L'ancien maire de Nantes, aujourd'hui chef d'un gouvernement incompétent, impose coûte que coûte ce chantier par orgueil personnel, entraînent dans sa suite une catastrophe écologique et...Sociale.
    Notre-Dame-des-Landes sera-t-il un second Plogoff ? 
    http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/plogoff-30-ans-de-vie-sans-la-centrale-video-25-05-2010-928857.php

    Gaulois.


    20-06-2013
    http://www.metronews.fr/nantes/notre-dame-des-landes-les-autorites-ferment-la-route-qui-traverse-le-site/mmft!SFI0tfR1XNVc/

     

    PROJET – Les services du Département ont fermé définitivement ce jeudi la RD 281, qui traverse le secteur du futur aéroport. Elle était depuis l’automne l’objet d’exactions de la part des opposants.
    La route a été fermée à l'aide de blocs rocheux protégés par des glissières de sécurité en béton. Photo : Conseil général de Loire-Atlantique

     

    Le département veut rester ferme. Il a annoncé ce jeudi que ses services ont fermé définitivement à la circulation la RD 281, la route qui traverse la zone du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
    D’après le conseil général, cette voie est depuis l’automne "l'objet d’exactions de la part d’opposants" au projet de futur aéroport : installation et construction de chicanes et obstacles, barrages sauvages, manifestations.
    "Un arrêté du président du conseil général y interdit la circulation depuis le 5 novembre 2012, mais les dégradations et vols des panneaux de signalisation réglementaire rendent impossible son application", explique le département dans un communiqué. "De ce fait, les automobilistes continuent à emprunter la route, encourant des risques et subissant menaces et agressions, ayant donné lieu à des dépôts de plaintes et pour certains à des interruptions temporaires de travail."
    "Il n'est pas acceptable que la sécurité ne soit plus assurée"
    Philippe Grosvalet, président du conseil général, explique : "Je constate à regret que le retrait des forces de l’ordre n’a pas conduit les opposants à lever leurs obstacles. Au contraire même, des
    faits plus violents se sont produits récemment. Il n’est pas acceptable que la sécurité ne soit plus
    assurée sur cette route. Ma responsabilité en tant que gestionnaire de la voirie est de mettre à
    l’abri les automobilistes de ces risques."
    Jeudi matin, des équipes techniques ont ainsi bloqué la route en deux endroits, aux lieux-dits Le Bois-Rignoux, sur la commune de Vigneux-de-Bretagne, et Bel-Air, sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, au moyen de blocs rocheux disposés en travers de la voie.






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  • Les experts qui exaspèrent : à propos de la « commission du dialogue »

    Un argumentaire intéressant. Mais le calme apparent ne doit pas faire oublier les fourberies prévisibles d'un pouvoir étatique borné. Il n'y a pas d'illusions à se faire sur la crédibilité douteuse des experts technocrates. Experts qui, ne l'oublions jamais, sont orientés vers ou par le pouvoir.

    Gaulois. 

    18 juin 2013

    http://nantes.indymedia.org/article/27820

    Les experts qui exaspèrent : à propos de la « commission du dialogue » Voilà le printemps, il semblerait qu’une phase difficile se termine. La ZAD est plus peuplée que jamais, les jardins se multiplient, les flics ont abandonné le terrain. L’État avait parié sur ce long hiver humide et froid pour noyer, étouffer le mouvement d’occupation. La stratégie semblait pourtant exemplaire, comme on peut en attendre de l’armée française, fleuron international de la contre-insurrection. On a donc pu voir apparaître une à une les cartes suivantes : la « terre brulée » en octobre pour détruire nos bases matérielles ; les charges médiatiques, juridiques, policières pour isoler, enfermer, blesser ; l’occupation de points névralgiques pendant ces 5 mois d’hiver pour fatiguer, faire craquer les habitant-e-s, créer des tensions entre opposant-e-s. Mais, bien sûr, la démocratie était aussi de la partie avec son lot de commissions , scientifique, agricole, et enfin celle dite « du dialogue ».

    C’est cette carte démocratique qui nous intéresse particulièrement ici, car c’est sur ce terrain que semble maintenant se jouer l’offensive des porteurs du projet.

    La « commission du dialogue » a été annoncée lors du week-end du 24 novembre pour « exposer à toutes le parties prenantes la réalité des travaux réalisés » [1]. Au même moment, la carte militaire du traumatisme était jouée sur le terrain : le Rosier [2] était expulsé et rasé, la Châteigne [3] et la forêt de Rohanne attaquées, plus d’une centaine de personnes blessées, de nombreuses autres arrêtées, dont une était interpellée par des flics infiltrés et finissait emprisonnée pour 5 mois. Dans ce contexte, il a semblé plus que clair pour beaucoup d’opposant-e-s que cette commission était un leurre. De nombreuses composantes de la lutte ont donc refusé d’y participer.

    Mais cette absence n’a visiblement pas gêné le travail de la commission qui s’est réunie pendant trois mois. Pendant ce temps, les médias s’efforçaient de taire l’occupation militaire en cours, allant jusqu’à la faire passer pour une opération de libre circulation. Cette occupation militaire a malgré tout subi de nombreuses attaques car sur le terrain, nous n’étions pas dupes de sa véritables mission. La commission était mise en scène comme une trêve raisonnable avec ses arguments pour et contre. L’objectif réel du mot « dialogue » est surtout pour le gouvernement PS d’essayer de sauver son masque « sympa » pour soigner un électorat indisposé par les scènes de guerre. L’État a dû inventer un arbitre pour faire tenir l’illusion démocratique, qui était peut-être plus ébranlée qu’à l’accoutumée : être acculé à mettre en place une commission pour maintenir l’illusion du dialogue, ce n’est pas loin d’admettre que le cours normal des choses, c’est un monologue du pouvoir. Le résultat de la commission du dialogue a été rendu en grande pompe. On a là un de ces savants mélanges qui, d’un côté valide la nécessité du projet et, de l’autre, suggère des études « complémentaires » et des modifications de « l’impact ».

    Le pouvoir envoie ses expert-e-s assermenté-e-s : celleux qui ont été formé-e-s à se cantonner à leur rôle technique, celleux dont les connaissances permettront de faire un projet plus raisonnable, celleux qui sauront ne pas remettre en question le fond mais seulement quelques bouts de la forme. Et ces expert-e-s valident à leur tour les projets du pouvoir : « changez tel et tel détail et le projet est vert, social et durable. L’expert-e a parlé ». Finalement, nous n’avons affaire qu’à un outil de plus pour faire accepter des projets qui ne passent pas comme une lettre à la poste.

    Quant aux conséquences de ces résultats, on parle ici et là, selon les interprétations, d’un délai de 2 mois, 6 mois, 1 an, voire 2 ans… Personne ne comprend vraiment, leur langage opaque a surtout pour résultat de nous embrouiller, de nous forcer à réfléchir selon leurs modèles ou de nous faire nous sentir stupides et de nous en remettre à leur avis.

    On sait que la division est à chaque stade d’une lutte l’une des armes les plus efficaces pour le pouvoir. Ici, l’État espère trouver d’un côté, celleux qui reconnaissent le travail de ses expert-e-s, et de l’autre, celleux qui le refusent.

    Laisser ces expert-e-s définir des zones à protéger plus que d’autres, c’est accepter leurs critères technocratiques [4] pour mesurer la valeur de ce qui nous entoure. Les experts nous dépossèdent de la parole publique, substituent l’analyse technique à la réflexion politique. On ne devrait s’occuper que d’une hypothétique sphère individuelle privée. Mais même là, il y a des experts pour nous dicter la bonne conduite : experts de la famille, experts du couple, experts de la maison, experts du sexe... Nous voulons apprendre, discuter, éprouver nous-mêmes les choses. Et c’est dans les rares petits vides dans les filet du pouvoir que fleurit la subversion : là où les expert-e-s n’ont pas de place. Dès qu’illes s’avancent, c’est le même contrôle étouffant qui revient avec eux.

    Certain-e-s diront qu’il arrive que des expertises de ce genre aient permis l’abandon de projets. D’autres diront qu’il est important pour les porteurs du projet de sortir tête haute du conflit, et qu’on doit alors leur laisser une porte ouverte. Cette porte semble toute trouvée : c’est celle de l’expertise écologique de dernière minute qui rend impossible le projet... ou qui le valide moyennent quelques aménagements. Dans tous les cas, ça leur permet de nier en quoi cette lutte les gène vraiment, car ce qui est combattu dans « l’aéroport et son monde », c’est surtout leur pouvoir. Ça ne nous intéresse donc pas qu’ils sortent tête haute, car nous savons que leur stratégie a une visée beaucoup plus large que cette histoire d’aéroport : il s’agit d’aménager les vies de tou-te-s pour le profit de quelques-un‑e‑s, de développer des métropoles pour essayer de rester « compétitifs » dans une course mondiale pour le contrôle des richesses.

    La question de fond qui traverse les esprits ces temps-ci semble être la suivante : c’est quoi la victoire ? On devine déjà dans les têtes des gestionnaires une « zone d’agriculture durable protégée » avec ses règlements et ses contrôleurs, magnifiquement intégrée à l’innovante « Nantes Capitale Verte Européenne ». Allons nous laisser la place à leurs « expérimentations », à leurs tentatives de récupération pour gérer nos révoltes ? Bref, combien de temps les laisserons-nous expertiser et réformer leur monde pour le faire perdurer sur notre dos ?

    Hors pistes

    Un groupe en lutte contre l’aéroport et son monde né dans le mouvement d’occupation

    Mai 2013
    Liens : http://zad.nadir.org/spip.php?article1706


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  • Un troupeau de vaches arrivera à Bellevue le 10 mars

    Un troupeau de vaches trouve infiniment mieux sa place sur cette terre. Il est probable que certains écolos vont argumenter que leurs flatulences sont la cause du réchauffement climatique. Alors que le kérosène lui, est excellent !... Peut-être serait-il judicieux de mettre de la vache dans les réservoirs des avions. 

    Gaulois.

    http://www.reporterre.net/spip.php?article3533

    Lundi 5 mars

                                                                               Photo Vache à Bellevue

    Plus de cinq semaines que la Ferme de Bellevue est occupée par les paysans du Copain 44, les membres des comités de soutiens et les zadistes
     Suite de la plainte d’AGO Vinci
    L’ordonnance de référé rendu le 28 février par le tribunal d’instance de Saint Nazaire, suite au dépôt de plainte d’AGO Vinci, condamne l’occupant et les 9 comparants volontaires à une expulsion immédiate, à compter du jour du passage de l’huissier, assortie d’une astreinte de 50 euros par personne et par jour, ainsi qu’au paiement d’une somme de 1000 euros à verser à AGO Vinci. Sur le conseil de Me Boittin, avocat des paysans, il a été décidé de faire appel de l’ordonnance dès le vendredi 1 mars au matin. L’huissier est passé déposer les significations d’ordonnance de référé et les commandements à quitter les lieux le vendredi 01 mars, à la ferme de Bellevue.
    Comme l’ordonnance de référé ne concerne que les dix personnes qui y sont citées, les occupants déclarés et les comparants volontaires ont affirmé à l’huissier ne plus habiter à Bellevue depuis le 01 mars au matin. Dès le samedi 2 mars, sept autres paysans envoyaient une lettre recommandée à AGO Vinci, pour les informer qu’ils avaient élu domicile à la Ferme de Bellevue le vendredi 1 mars, espérant ainsi les contraindre à une nouvelle procédure en référé avant toute expulsion.
     La mobilisation à la ferme de Bellevue et sur tout le territoire
    L’appel n’étant pas suspensif, la mobilisation reste forte pour prévenir toute tentative d’expulsion avec l’aide de la force publique. Les tracteurs ont été redéployés en bouclier autour de la maison de Bellevue et les permanences ont été renforcées jours et nuits.
    Suite aux différentes réunions et AG, le Copain 44 a décidé de proposer, conjointement avec l’Acipa, d’appeler les paysans et les collectifs du 44 à se mobiliser à Bellevue et sur la Zad et d’inciter ceux des autres départements et régions de France à développer des actions de solidarité sur leur propre territoire. La décision de mettre en application l’ordonnance d’expulsion de Bellevue et plus largement de persister dans ce projet absurde est aujourd’hui uniquement entre les mains du pouvoir politique en place. Toutes les actions même symboliques pour interpeller les élus partout en France sont donc les bienvenues.
    Face à la lourde artillerie médiatique déployée par les porteurs du projet, et à la mobilisation de toutes ses forces vives (voire serviles) pour tenter d’imposer leur vision du développement, toute opération pouvant sensibiliser l’opinion publique à notre action sont les bienvenues (ex : autoroutes gratuites).
    La mise à l’herbe du 10 Mars
    Dans le cadre de cette mobilisation forte, le dimanche 10 mars 2013, à partir de 11h00, les paysans du Copain 44 vous invitent à venir accompagner l’arrivée par la route, en mini transhumance, d’un nouveau troupeau de vaches menées à la mise à l’herbe de printemps, dans les prairies de la Ferme de Bellevue. Les éleveurs qui souhaiteraient compléter les effectifs du troupeau en amenant une ou plusieurs vaches de réforme peuvent contacter Cyril. Les paysans veulent réaffirmer, par cette action fortement symbolique, leur volonté de maintenir les fermes de la Zad en production, de protéger terres et bâtis du saccage et de la destruction, et de réclamer à nouveau la remise à plat de la DUP de 2008 avant d’envisager toute poursuite de travaux.
     Le Copain 44 dans l’opération Sème ta Zad
    Depuis plusieurs mois, le Copain 44 participe aux travaux d’une commission agricole, ouverte à tous, qui se réunit à la Chataigne et tente de réfléchir à ce que pourrait-être l’occupation des terres libres quand le projet d’aéroport sera abandonné. La première action proposée par la commission est l’opération « Sème ta Zad ». Les organisations du Copain 44 ont relayé et relaieront les appels à mobilisation rédigés par la commission (consultables sur : http://zad.nadir.org/semetazad ).
    Par leur présence, les paysans des six structures, qui œuvrent largement par ailleurs, chacune dans leur domaine, à promouvoir, faciliter, accompagner et pérenniser l’installation de nouveaux paysans sur des fermes à échelle humaine, respectueuses de l’homme et de l’environnement, souhaitent mettre à la disposition de la commission leur analyse et leurs compétences.
    Ils souhaitent rappeler que la grande majorité des terres de la zad est exploitée par des paysans en place luttant contre l’aéroport et souhaitant continuer à vivre de leur ferme et que donc les surfaces réellement disponibles ne représentent qu’une petite partie de l’emprise globale de la Zad et du barreau routier.. C’est dans cet esprit que des paysans, du Copain et exploitants sur la Zad, participent à l’établissement d’une cartographie pour préparer la mise en œuvre de cette manifestation, et tenter d’anticiper une localisation des actions de mise en culture qui soient avantageuses
    pour tous.
    Le 9 mars des paysans seront présents à la Ferme Saint Antoine pour participer aux réflexions ; Le 13 avril des paysans seront présents sur les différents sites, en soutien technique aux travaux de mise en culture.
    Par leur présence en soutien à l’opération Sème ta Zad, les paysans du Copain 44 veulent réaffirmer que tout en gardant en objectif prioritaire l’abandon du projet d’aéroport, les occupations, comme à Bellevue, et les opérations de mise en culture des terres libérées, sont autant d’occasions de revendiquer une autre conception du développement de notre société, particulièrement pour l’agriculture, l’alimentation, l’environnement et la transition énergétique.
     Banderoles de bords de route
    Les 80 premiers kits de quatre banderoles sont partis à l’impression et seront normalement disponibles d’ici une quinzaine de jours. Merci à ceux qui n’ont pas encore réglé leur réservation de le faire rapidement.
     La vie continue à Bellevue
    A la Ferme de Bellevue, les chantiers avancent et de nouveaux se préparent : la salle de réunion a hébergé ses premiers rassemblement, la salle d’accueil ses premières affiches, tracts et documents d’information ; le four à pain aura bientôt retrouvé son conduit de cheminée et, après séchage, la première fournée sera l’occasion d’une grande fête ; la mise en place d’un tunnel maraicher et d’un potager suit sont cours ; des chantiers de remise en état de clôtures sont programmés (le premier, ce jeudi 7).
    COPAIN 44 (Comité des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d’aéroport).

    le procès de Cyril met en évidence le rôle provocateur des policiers en civil

    http://www.reporterre.net/spip.php?article3946

    Geneviève Coiffard-Grosdoy
    vendredi 8 mars 2013
    Le 6 mars, Cyril, un opposant à Notre Dame des Landes, était jugé à Rennes. Il est déjà emprisonné depuis plusieurs mois. Le procès a mis en évidence le rôle des policiers en civil, infiltrés et provocateurs.

     Reportage, Rennes
    mercredi 6 mars
    Cyril est tailleur de pierre (il a aussi fait une formation en boulangerie), sans emploi à ce jour, originaire de la région, où il est né et a vécu, ; il habite la commune de A, où il retape une maison, avec des amis qu’il héberge.
    Il est détenu depuis le 28 novembre 2012, jugé en comparution immédiate, et condamné en correctionnelle à Nantes : pour violence contre les gendarmes sans incapacité de travail, et violence avec arme contre un civil, M. G (3 jours d’ITT),
    port d’armes (une sorte de fronde) et attroupement à visage masqué ;
    condamnation à 10 mois de prison dont 5 avec sursis, interdiction de paraître en Loire Atlantique sauf dans sa commune de résidence, interdiction de port d’armes.
    Cinq autres personnes étaient en cause, seul Cyril a eu droit à comparution immédiate.
    L’opération lors de laquelle les faits se sont produits avait pour objectif, selon les gendarmes, de libérer les routes.
    Cyril explique son appel par sa volonté d’obtenir la levée de l’interdiction de circuler en Loire-Atlantique. Calme et digne, il reconnaît le port de masque, comme protection contre les lacrymogènes, un coup avec la ’fronde’ sur une personne en civil sans savoir que c’était un gendarme, un jet de bouteille en direction des gendarmes et un coup sur M. G qui le décrit comme ’très agressif’. Les gendarmes l’identifient comme ’un meneur’. Il se serait dit membre de l’ARB, et venu ’casser du gendarme’. Son casier n’est pas vierge...
    Tout en semblant admettre que se dissimuler le visage peut effectivement avoir l’objectif de se protéger, l’Avocat Général maintient la caractérisation d’attroupement à main armée et s’attache à justifier qu’il faut retenir l’’élément intentionnel’ : il voulait se faire du flic... les interpellations ne visent pas quelques traînards... elles visent les meneurs, les leaders, que les gendarmes sur place savent identifier sans erreur... On peut imaginer la sidération de Cyril quand il s’est rendu compte que ceux qu’il croyait ses camarades de combat étaient en fait des gendarmes, ce dont il a été tenu compte... mais il y a bien eu de la part de Cyril attaque sur M. G sans être en état de légitime défense, et jet de projectile ensuite sur gendarmes identifiables.
    Puis une petite phrase : il fallait mettre un terme aux actions du 26 novembre...
    Et pour cette peine prononcée dans une audience au rabais (comparution immédiate), dictée, de son propre aveu, par le contexte (et non pas seulement par les faits concernant Cyril), l’Avocat Général demande à minima la confirmation des peines, avec maintien en détention.
    Ce que Maître Fabrice Petit, avocat de Cyril, de Nantes, pointe immédiatement ; bien au-delà des histoire de brassards mis un peu plus tôt ou un peu plus tard, il place d’emblée sa plaidoirie au niveau global, et demande si l’institution judiciaire a fonction de maintien de l’ordre : au-delà de Notre Dame des Landes, il existe un problème de statut des opposants politiques dans notre pays : depuis des années, la criminalisation est la règle dans les conflits sociaux (OGM...). Les tribunaux sont-ils donc le bras armé de cette répression décidée pour des raisons politiques ?
    Il souligne ensuite les lacunes des audiences en flagrant délit : dans celle-ci n’ont été entendus que les gendarmes : il tient d’autres témoignages à la disposition du tribunal.
    Car il revient maintenant sur les faits, et raconte une toute autre histoire : il y avait une centaine de personnes autour des barricades (branchages) ; ces dernières n’empêchent pas la circulation, ce sont les policiers qui ont décrété l’impossibilité de circuler. Les moyens de ces derniers sont énormes en nombre. En plus des gendarmes en tenue, identifiables, il y a les infiltrés, une dizaine, déguisés en manifestants (masques, armes - cailloux - en main...) qui se sont chargés, selon des témoignages concordants, d’aller chercher et de rameuter des opposants (à la Vache Rit et d’autres lieux) : « la troupe va charger, il faut aller aider les copains... ». Cyril y va pour protéger ses camarades. Avant l’intervention des infiltrés, il y avait certes des barricades, mais çà se passait bien. Les propos de M. L’Avocat Général semblent indiquer bien peu de connaissance de sa part des conditions d’une manifestation : bruit, lacrymos, sommations inaudibles...
    Maître Petit pose le problème de la légitimité d’’infiltrer’ des manifestations, il souligne combien, au moins, cette pratique devrait être encadrée.
    Autre problème : un film et des photos ont été confisqués par les gendarmes, ils auraient pu servir de preuve sur les faits. Une photo a été sauvée, que Maître Petit produit, sur laquelle les policiers infiltrés sont parfaitement identifiables dans l’accoutrement qu’ils ont eux-mêmes décrit, sans brassard ou autre identifiant de leur appartenance aux forces de l’ordre.
    Les propos qu’on prête à Cyril sur l’ARB (dissoute depuis des dizaines d’années) et sur le cassage des flics sont pure imagination, l’importance pour lui de la levée d’interdiction de circuler en Loire Atlantique est primordiale, cette interdiction a pour but d’alimenter la fable que les opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes ne sont pas de Loire Atlantique, qu’ils sont des étrangers venus de l’extérieur.
    Concernant le casier de Cyril, Maître Petit évoque avec sobriété des faits qui n’auraient, affirme-t-il, jamais dû faire l’objet de condamnation.
    Malgré tout ce qui a été mis en évidence sur ce qu’il faut bien appeler une manipulation, la conclusion tombe comme un couperet : délibéré à 4 semaines (début avril) avec maintien en détention, ce qui condamne de fait Cyril a faire ses cinq mois de prison.


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  • Pub pro-aéroport !

    Le pouvoir, aidé par les dirigeants médias à la botte, est prêt à tout pour faire avaler la pilule. L'Ayrauport, si justement baptisé, passera en force, comme dans toute dictature qui impose des grands projets inutiles.
    http://www.mouvements.info/Carte-des-grands-projets-inutiles.html
    http://www.reporterre.net/spip.php?article2135
    La dictature, c'est ferme ta gueule, la démocratie, c'est cause toujours. ( Coluche, Woody Allen, Frédéric Dard ) Une définition qui colle parfaitement avec les gouvernements successifs.
    Gaulois.


       Lundi, le syndicat mixte de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes lançait une campagne de communication pour le projet. Réaction immédiate : mardi, elle était détournée par les opposants.


    Les collectivités du Syndicat Mixte Aéroportuaire, partenaires de la réalisation du futur Aéroport du Grand Ouest, financent du 18 au 28 février 2013 une campagne de communication. Un slogan : l’aéroport du Grand Ouest « un vrai + pour nous tous ».

    Cette campagne de 300 000 euros doit toucher les habitants des Pays de La Loire et Bretagne. Le plan médias se décline dans les espaces publicitaires des gares de Nantes, Angers, Rennes, des centres commerciaux de Nantes (Atlantis et Beaulieu) et Rennes (Colombia) ainsi que dans la presse quotidienne régionale (Ouest-France, Presse Océan et Courrier de l’Ouest, 20 minutes Nantes et Rennes) et la presse hebdomadaire régionale (L’Hebdo de Sèvre et Maine, Le courrier du Pays de Retz, L’Echo de la Presqu’île et L’Eclaireur). Des spots radio sont également diffusés sur les antennes de FBLO, Chérie FM, NRJ, RTL2, Hit West et Virgin radio 85.

    Interpellez la direction de Radio France
    N'hésitez pas à interpeller Radio France et/ou votre radio locale pour demander la suspension de ces publicités sur le service public !
    N'hésitez pas non plus à utiliser les courriers des lecteurs de vos journaux.

    Communiqué de presse de la CGT de Radio France : Publicité pour l'aéroport de Notre-Dame-des Landes Radio France commet une faute !

    C'est un (très) mauvais coup porté à la crédibilité de l'antenne de France Bleu Loire Océan et, au-delà, à toutes celles de Radio France. Malgré les demandes des élus du personnel de cette station locale et de la CGT Radio France, la direction refuse de retirer une campagne de publicité achetée par le Syndicat Mixte Aéroportuaire, structure qui regroupe plusieurs collectivités du Grand Ouest porteuses du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

    Pendant une semaine, les 120.000 auditeurs quotidiens de France Bleu Loire Océan entendront donc un message vantant les mérites de cet aéroport. Cela signifie qu'un simple spot risque de mettre à mal des mois (des années !) de travail des journalistes de cette station pour respecter la neutralité
    indispensable au traitement de ce dossier qui déchaîne tant de passions et d'oppositions. Cela veut dire que la crédibilité de la radio et de ses personnels va être anéantie par un simple contrat signé par Radio France Publicité, sans même que le directeur de la station et l'équipe locale en ait été informés ! Comment dans ces conditions continuer à assurer notre mission de service public, comment aller sur le terrain demain, à Notre-Dame-des-Landes, et expliquer aux opposants à l'aéroport que non, Radio France ne prend aucun parti dans cette affaire ?

    La CGT dénonce une erreur de Radio France Publicité, qui devient une faute dès lors qu'elle est cautionnée par la direction générale et par la direction de France Bleu !

    La CGT demande une nouvelle fois au PDG de faire cesser cette campagne de publicité, même s'il faut pour cela ne pas honorer un contrat signé : l'exigence d'un service public indépendant et de qualité, tel que le défend notre organisation syndicale, est à ce prix !

    La CGT Radio France

    Lire aussi la lettre ouverte des journalistes de France Bleu Loire Océan à leur PDG :

    http://club-presse-nantes.com/2013/02/22/lettre-ouverte-des-journalistes-de-france-bleu-loire-ocean-a-notre-pdg/

    Notre-Dame-des-Landes : des journalistes protestent contre une pub pro-aéroport

    23 février 2013 à 17:49
    http://www.liberation.fr/societe/2013/02/23/notre-dame-des-landes-des-journalistes-protestent-contre-une-pub-pro-aeroport_884084


    Des opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, manifestent le 29 décembre 2012. (Photo Frank Perry. AFP)

    Les journalistes de France Bleu Loire Océan ont adressé jeudi une lettre ouverte au président de Radio France, Jean-Luc Hees. Qui n'a pas donné suite.
    Par AFP
    Les journalistes de France Bleu Loire Océan ont adressé jeudi une lettre ouverte au président de Radio France, Jean-Luc Hees, pour protester contre une campagne de publicité sur leur antenne en faveur du projet d’aéroport controversé de Notre-Dame-des-Landes.
    «Nous estimons qu’il (le spot publicitaire, ndlr) porte atteinte à notre travail et à notre crédibilité. Nous craignons d’en subir les conséquences sur le terrain», écrivent les journalistes qui ont obtenu le soutien de plusieurs syndicats nationaux de Radio France ainsi que des élus du CE Radio France Grand Ouest.
    «Sur ce sujet polémique (...) nous ne cessons de respecter une stricte neutralité, en lien avec les valeurs du service public de l’audiovisuel», poursuivent les journalistes. «Nous ne comprenons pas comment (...) la direction de Radio France peut cautionner la diffusion de cette campagne promotionnelle, sauf à considérer qu’elle vaut plus que notre travail», écrivent-ils encore.
    Hees oppose une fin de non-recevoir
    Dans sa réponse faite jeudi soir, et dont l’AFP a obtenu une copie, le président de Radio France invoque des «règles très strictes concernant notamment la notion de "refus de vente"».
    Tout en comprenant, dit-il, «les difficultés, et c’est un euphémisme, que ce message pourrait entraîner dans votre travail quotidien», Jean-Luc Hees écrit que «le cahier des missions et des charges de Radio France est sur ce plan explicite et notre régie (publicitaire) n’est habilitée à refuser l’ouverture de ses antennes à un client que dans des circonstances très précises».
    Evoquant «une question de principe, voire de déontologie», le président du groupe Radio France s’interroge : «Les journalistes sont-ils légitimes à refuser ou accepter un message publicitaire sur leur antenne, sauf bien entendu à ce que le contenu dudit message soit expressément mensonger, tendancieux, insultant envers un individu (...) ?»
    Cette campagne de publicité a été lancée jusqu'à fin février par le syndicat mixte aéroportuaire pour convaincre le grand public de la pertinence de ce projet d’aéroport contesté.


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  • Notre Dame des Landes ne sera pas rentable

    Plutôt orienté sur le plan économique. D'ailleurs d'autre " personnalités " dénoncent cette gabegie programmée par la droite, avec la gauche locale (Ayrault ) et approuvé par la gauche actuelle.....

    Comme quoi, les gouvernements changent de couleur politique, pas les grands projets inutiles.

    Pour Vinci, la couleur politiques passe au second plan, loin derrière le lobby.

    Gaulois.   

    Selon Le PDG d’une entreprise de Loire-Atlantique

    http://www.reporterre.net/spip.php?article3789

    Dans une lettre adressée à son ancien condisciple François Hollande, lle chef d’entreprise Jean Marie Ravier, PDG de Mécan’outil à Ancenis, explique que le projet d’aéroport Notre Dame des Landes ne sera pas rentable.
    Jean-Marie Ravier (Mécan’outil) - 31 janvier 2013

    Monsieur le Président, et cher camarade,
    (Je me permets cette familiarité en tant que co-diplômé Service Public 74, de la rue Saint Guillaume [Institut d’études politiques]).
    Vous avez reçu ces derniers mois des courriers de Marcel et Sylvie Thébault, de Brigitte et Sylvain Fresneau, de Chantal et Thierry Drouet, de Geneviève Lebouteux, de Jacques Chiron, de Françoise Verchère, de Patrick Baron, de Michel Tarin, d’Anne-Marie Chabod, de Philippe Trotté, d’Agnès Belaud, d’un collectif d’Orvault, de Dominique Fresneau, de Benoît Rubin, du CéDpa, d’Eric Jean, de Violette Boiveau, de Christophe Mounier, de Marie Jolivel et de Thierry Masson, soutenus par l’ensemble de la coordination des opposants au projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes, vous demandant un entretien. La commission de dialogue mise en place a effectivement une mission très limitée et nous insistons pour vous rencontrer personnellement.
    Ce courrier a pour but de vous apporter un éclairage différent, sur le problème largement traité de « l’Ayrauport ». L’éclairage d’un chef d’entreprise de la région nantaise.
    Différent parce que la plupart de mes confrères sont encore unis derrière l’étendard de la Chambre de Commerce, pilier historique du projet NDDL.
    Or, si l’on regarde le projet avec l’éclairage que vous connaissez bien de la Cour des Comptes, on ne peut que constater que les 600 millions d’Euros du projet devront bien être financés un jour, cela se fera majoritairement par les quatre millions d’usagers annuels, ce qui renchérira le coût de chaque billet aller-retour de 20 euros environ.
    Nantes Atlantique est totalement amorti, les rares extensions récentes ont été faites de façon frugale par une chambre de commerce obsédée de longue date par la perspective de NDDL.
    L’aéroport actuel est hyper compétitif, personne ne le dit !
    Cette explosion inéluctable des taxes d’aéroport représente à la fois peu et beaucoup. C’est peu pour les vols charters longue distance, car on touche à des voyages à budget élevé : 1 500 à 3 000 €. C’est beaucoup pour les vols low cost. Un aller-retour Nantes Nice, Nantes Marseille, Nantes Genève, coûte souvent moins de 100 euros, soit moins cher que les 120 à 140 euros d’un aller-retour Nantes Paris en TGV en seconde à la même échéance.
    On ne vous dit pas tout ! La belle croissance du trafic de Nantes s’est faite ces dernières années, et se fera les années à venir par la croissance du low cost, RYANAIR, EASYJET, plus récemment VUELLING, et VOLOTEA, qui vient de créer à Nantes un véritable pôle low cost.
    Notre Dame des Landes, va faire fuir ces low cost. Des expériences multiples prouvent qu’elles sont frileuses et allergiques aux taxes d’aéroport élevées. Rennes et Angers sont prêts à dérouler le tapis rouge pour les accueillir, et NDDL redescendra inéluctablement sous les trois millions de passagers annuels. Désastre financier garanti ! Impossibilité de couvrir les frais directs d’un aéroport surdimensionné et, encore plus grave, de rembourser une dette très importante.
    Désastre surtout pour le contribuable car l’équipe d’avocats de VINCI a très bien « blindé » son contrat !
    Le chef d’entreprise que je suis sera pénalisé doublement :
    1/ Parce que l’explosion du low cost nantais ces derniers temps m’a permis une bien meilleure présence commerciale sur certains territoires, notamment à l’exportation, mon carnet de commandes en ressent déjà l’impact favorable, malgré la conjoncture.
    2/ Tout parallèlement, mes clients viennent beaucoup plus facilement me rendre visite, des Anglais la semaine prochaine, des Suisses dans quinze jours, qu’il était très difficile de faire venir avant le low cost.
    Le low cost favorise donc de façon significative l’activité et la compétitivité (mot à l’ordre du jour) des entreprises régionales. Sans parler de l’impact qu’aurait le départ des low cost sur le tourisme local…
    En conclusion, NDDL sera une plate-forme non compétitive, ce qui fera fuir les low cost avec des impacts lourds sur l’activité et l’emploi.
    Deuxième considération, là aussi jamais évoquée dans le débat NDDL :
    Le low cost que j’utilise fréquemment, peut aussi être analysé à travers le prisme de l’analyse sociologique, que l’on apprend aussi Rue Saint Guillaume. Il est frappant de constater que l’on est très loin de l’ambiance feutrée, très « jet set » du transport aérien des années passées.
    Les passagers du low cost proviennent de toutes les CSP [classes socio-professionnelles], même les plus modestes. C’est comme aux USA un transport de masse, qui démocratise totalement le voyage, moins cher encore une fois que le rail, et même avec des profits pour les compagnies concernées (les seules du secteur aérien constamment profitables et en croissance).
    Votre sensibilité politique devrait être sensible à cette démocratisation objective et indiscutable des voyages aériens.
    Démocratisation qui sera remise en cause par NDDL, et le départ des low cost.
    Troisième point original, plutôt dans une optique purement politique : Nantes est un bastion socialiste mais ce bastion est fragile. Pourquoi ? Deux raisons :
    1/ Les automobilistes nantais, malgré les efforts énormes (et ruineux) en faveur des transports en commun, réalisent une part incompressible de 55% des déplacements. Une majorité donc, liée en très grande partie à l’urbanisme « tâche d’huile » de la métropole qui rend la voiture indispensable pour beaucoup de déplacements. Cette majorité commence à être excédée des embouteillages, des pertes de temps quotidiennes, et de la pollution que cela engendre. Pertes de temps qui sont également au détriment de la compétitivité du tissu économique régional.
    Cette majorité d’automobilistes réclame une troisième file sur la rocade de NANTES, bloquée une bonne partie de la journée, elle réclame des parkings beaucoup plus grands, aux extrémités des réseaux de transports en communs. Les parkings actuels sont saturés de très bonne heure chaque matin.
    Ces travaux pourraient être financés très facilement avec une fraction des sommes budgétées pour la desserte de NDDL, et ils changeraient la vie de nombreux automobilistes qui sont aussi des électeurs.
    2/ Lors des prochaines élections, la donne sera radicalement changée :
     Jean Marc Ayrault ne sera plus là !
     L’alliance électorale avec les Verts ne sera vraisemblablement plus à l’ordre du jour
    Risque majeur que Nantes bascule à droite surtout si l’on continue à brimer la majorité silencieuse des automobilistes pour les pousser dans les transports en commun !
    Maintenant, quelques considérations plus techniques, et là c’est l’ingénieur qui s’exprime ! (Centrale Paris)
    1/ On ne vous dit pas tout ! Le bruit des avions baisse aussi vite que leurs exigences en carburant, les vieux aéronefs bruyants sont retirés du service, car ce sont également des gouffres à kérosène. L’empreinte sonore des nouvelles générations d’aéronefs équipés de réacteurs UDF unducted fans (post 2025) n’excédera pas les limites des plate-formes aéroportuaires.
    Demandez donc aux services de l’Etat de remettre à jour le plan d’exposition au bruit (PEB), en tenant compte des machines retirées du service depuis 10 ans pour les plus bruyantes, cela montrerait une volonté objective de faire avancer les choses ! On verra que le problème du bruit ne fait courir aucun risque à l’urbanisation de l’île de Nantes, comme un ancien maire avait pu le craindre !
    2/ On vous a caché aussi qu’il était facile de prolonger une des lignes de tramway jusqu’à Nantes Atlantique, (1 500 m depuis le terminus de la Neustrie, zone non urbanisée). La desserte ferroviaire tram-train prévue pour NDDL coûtera au bas mot 20 fois plus cher ! Sans parler des trois milliards d’euros du TGV Nantes Rennes via NDDL.
    Dans le contexte financier actuel, il est facile de comprendre que cette liaison ne se fera jamais ! Il faut l’avouer aux Français. Il faut également mettre à jour le dossier VINCI si l’on veut éviter que le contribuable, taillable et corvéable à merci, ne doive indemniser le concessionnaire, qui aura subi un préjudice de ce fait.
    En tout cas, les taxis nantais se réjouissent de NDDL ! A juste titre : ils pourront renouveler leurs grosses AUDI et MERCEDES plus fréquemment….
    3/ Il faut également que vous sachiez qu’au voisinage immédiat des aérogares prétendument en voie de saturation de Nantes Atlantique, se trouvent des hangars pour petits avions privés. Très pratique pour les mandarins de la chambre de commerce et leurs amis ! Aller à Belle Ile ou l’ile d’Yeu en avion privé, c’est quand même bien agréable !
    En conclusion, NANTES ATLANTIQUE est un excellent aéroport, très compétitif, très facile à mettre à jour progressivement, du fait de ses réserves foncières importantes. La chambre de commerce avec son obsession pour NDDL, l’a fait évoluer de façon très frugale, ce qui représente un gros atout aujourd’hui.
    Les contribuables nantais apprécieront certainement que l’on dépense leur argent pour améliorer leur vie quotidienne, et non pour un équipement absolument inutile et qui handicapera la compétitivité de leurs entreprises, l’attractivité de leurs activités touristiques, et alourdira leurs impôts.
    Dans l’attente de votre proposition de rencontre, je vous assure, Monsieur le Président, de toute ma considération.
    Le Président Directeur général
    Jean-Marie RAVIER
    Voir aussi : http://www.reporterre.net//spip.php?article3426

    ---

    Notre Dame des Landes

    http://www.cyberacteurs.org/blog/journal-des-bonnes-nouvelles-du-31-janvier/

    Le 29 janvier 2013, la Cour de cassation a rendu 05 arrêts qui rejettent la demande de la société AGO et prononcent la radiation de l’affaire dans l’attente d’une décision définitive de la Juridiction Administrative concernant l’arrêté de cessibilité.
    Concrètement, jusqu’à expiration de l’ensemble des recours devant les juridictions administratives à l’encontre de l’arrêté de cessibilité (Cour administrative d’appel de NANTES et ultérieurement Conseil d’Etat), la Cour de cassation met le dossier en attente en ne prononçant aucune décision.
    Cette décision est donc favorable aux intérêts des expropriés puisqu’elle sanctionne la volonté de la société AGO de « passer en force » sans laisser le temps aux juridictions saisies de statuer.
    Enfin, il sera relevé que l’accord politique signé par l’équipe du candidat François HOLLANDE en 2012, stipule qu’aucune expulsion des propriétaires et exploitants n’interviendra avant que la Cour de Cassation se soit prononcée sur l’Ordonnance d’expropriation du 18 Janvier 2012.
    lire le communiqué entier dans les commentaires de la cyber manifestation


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  • Ayraultport

     Voilà qui est clair sur les intentions du premier sinistre et, du même coup, pour qui doutait encore d'un accord entre PS et EELV.
    Jean Marc Ayrault est prêt à tout pour soutenir un projet aussi dément qu'inutile tel que l'Ayrauport. Lorsqu'il souligne qu'il y a de la casse aux sommets internationaux, il oublie juste de préciser qu'elle vient surtout des pitbulls à la solde des instances gouvernementales.
    Nous ne le dirons jamais assez, Ce n'est pas un parti politique et ses membres qui sont critiquables, mais le pouvoir en place, quel qu'il soit.
    C'est un leurre de croire que l'apanage du terrorisme d'état est représentatif  d'une couleur politique.
    Il reste que les deux membres actuels d'EELV visés par Ayrault ne sont pas plus « Éthiques » que leur chef. La place est trop bonne et, plutôt que de cracher dans la soupe, ils préfèrent manger dans sa main.  

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-aeroport-notre-dame-des-landes_1188165.html

    Gaulois.


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  • Notre-Dame-des-Landes, catalyseur des luttes contre "les projets inutiles"

    http://www.20minutes.fr/article/1064823/notre-dame-des-landes-catalyseur-luttes-contre-les-projets-inutiles

    15/12/2012

    Un militant opposé au projet de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, le 12 décembre 2012 Jean-Sebastien Evrard afp.com

    "Notre-Dame-des-Landes est en train de devenir le catalyseur de beaucoup de mouvements en France": comme Jean-Pierre Chauffier, de nombreux délégués des comités de soutien ayant fleuri partout en France ont fait le déplacement samedi dans le bocage nantais pour soutenir la lutte contre le projet d'aéroport.
    Arrivés pour la plupart vendredi soir ou tôt samedi, ils étaient au moins 300 délégués, parfois venus de loin, du Limousin, d'Alsace ou d'Aquitaine, pour participer à la première assemblée générale des 180 comités de soutien, répertoriés dans tout l'Hexagone, à la lutte contre le projet qui doit remplacer à l'horizon 2017 l'actuel aéroport Nantes-Atlantique.
    Objectif affiché de cette assemblée qui doit durer tout le week-end: élaborer une plateforme de revendications communes et harmoniser les messages à l'attention du monde politique.
    Notre-Dame-des-Landes, un projet cher à l'ancien député-maire de Nantes et actuel Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, "est en train de devenir une lutte qui focalise toutes les aberrations et les projets inutiles qui fleurissent dans les différentes régions. C'est un symbole qui réunit toutes ces luttes", assure Bruno Dalpra, 39 ans, drapeau alsacien à la main, et qui a roulé toute la nuit depuis Strasbourg pour rejoindre Notre-Dame-des-Landes.
    "Pourquoi un aéroport de plus à Nantes, c'est aberrant alors que le transport aérien sera à l'avenir plutôt en régression", explique-t-il, en soulignant que l'aéroport strasbourgeois d'Entzheim," par exemple, perd chaque année des voyageurs", argumente-t-il.
    "On nous parle de crise, on nous dit que les caisses de l'Etat sont vides et à côté, on a un Etat qui s'entête à lancer un projet qui va engager énormément de frais", s'indigne-t-il.
    Comme beaucoup d'autres représentants des comités locaux, il s'offusque des interventions que les forces de l'ordre ont lancées pour expulser les opposants et détruire les squats. "Je suis choqué par la manière dont le gouvernement s'y prend pour imposer le projet avec des actions violentes, policières. C'est choquant pour un pays comme la France qui se dit démocratique", dit Bruno Dalpra.
    Si les comités de soutien fleurissent un peu partout, du pays bigouden en Bretagne au sud de la France, c'est que la lutte de Notre-Dame-des-Landes entre en résonance avec des préoccupations environnementale, notent de nombreux délégués.
    "Dans le Limousin, on lutte contre la future LGV Limoges-Poitiers qui coûte 2,7 milliards pour gagner 10 minutes" de temps de trajet, explique Jean-Pierre Chauffier, du comité de Limoges. "Notre-Dame est en train de catalyser un mouvement de mécontentement général", assure-t-il en soulignant que les 150 personnes de son comité sont "de tout profil".
    Et loin de la "caricature" du zadiste, ces jeunes gens qui occupent des lieux sur le site et qu'on tente à ses yeux de présenter comme des gens violents, toujours cagoulés. "Une caricature qui nous fait bien rire", dit Jean-Pierre Chauffier.
    "Lutte emblématique" aussi pour Norbert et Annick Bossu, deux militants anti-nucléaire venus d'un petit village du département de la Loire. "C'est une lutte emblématique, exemplaire, pas seulement contre l'aéroport. J'ai très envie que cette lutte gagne, sinon on va nous imposer des projets inutiles" comme les gaz de schiste, explique Norbert.
    Odile, du comité libournais, dans le nord de la Gironde, fait partie des Décroissants. Selon elle, ce qui attire les gens et fait écho partout en France, c'est que le projet Notre-Dames-des-Landes, c'est "la recherche d'un autre modèle de société qui n'a rien à voir avec le fric. NDDL, c'est un laboratoire", pour expérimenter un autre choix de vie, un autre mode de société "et "les mettre en pratique", assure-t-elle.
    Sur le site-même du projet, un face-à-face a mis en présence samedi après-midi gendarmes mobiles et une quarantaine de zadistes, sur une route où ces derniers comptaient organiser un pique-nique, a constaté une journaliste de l'AFP. Une ou deux grenades lacrymogènes ont été lancées en direction des zadistes.
    Les forces de l'ordre ont assuré à l'AFP qu'elles avaient été la cible de lacrymogènes.

    Un avis loin des grandes messes médiatiques :

    Je n'ai aucunement les compétences d'un reporter pour rendre compte de ce qui se passe sur un des points les plus avancé du front : Notre Dame Des Landes.
    Il s'agit bien d'un front, d'autres diront le haut de l'iceberg ; ça tient du Chemin des Dames et des années 1943- 1944..
    Sur place c'est une situation de guerre d'occupation par une armée étrangère à la population où elle se trouve; une situation de guerre civile qui rappelle Belfast et l'occupation Allemande des années 40. A l'arrière de ce front la lutte et la résistance s'organisent  en gros dans la même démarche qu'en 1943-44 quand l'opinion sentait que la victoire pouvait changer de camp et qu'il n'était pas encore trop tard pour rejoindre la résistance et participer à la victoire sur le retrait de ce projet Nuisible. Car plus grand monde ne pense que ce projet puisse aller à son terme SANS que le gouvernement fasse COULER LE SANG, ce qui signerait sa chute sur tout le territoire bien au delà  de NDDL. Le gouvernement PEUT dans l'absolu nettoyer la ZONE ; Il en a les moyens militaire et technique, comme les militaire US avaient les moyens militaires et techniques de raser l'Afghanistan.  Ce n'est donc pas la capacité technique de nuisance et la supériorité militaire de la force brute qui sont en cause , elles sont là prêtes à l'emploi. Mais il faut que le gouvernement et la classe dirigeante toute
    entière soit prets à en payer le prix en terme de vie humaine. Nous en sommes là .
    De l'arrière la solidarité s'organise dans une unité et une complémentarité hors de notre imagination quotidienne. Même une partie de l'église Catholique et des élus divers 'Gôche' de Bretagne rejoingnent la résistance et le camp des soit-disant radicaux.
    Le chant qui résume bien ce qu'il est difficile de traduire par des mots, c'est le chant des Partisans. Le légal et l'illégal se mélangent et se nourrissent pour repousser l'armée d'occupation; même s'il y a toujours la ZAD et l'ACIPA, l'un ne peut plus vivre et combattre sans l'autre. Voilà en quelques mots à chaud le sentiment général que laisse ce retour du front de l'Ouest où la boue et la présence militaire permanente n'ont pas empêché ce Week-end que les matériaux de construction pour une crèche collective en construction sur le lieu de la Châtegneraie ne passent, car la résistance c'est aussi la présence d'enfants et de bébés dans ce lieu de vie.


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  • La lutte continue

    Que ce soit sur le fond, c'est-à-dire juridiquement, ou sur la forme, à savoir la repression digne d'un état totalitaire, ce projet ne doit pas voir le jour.

    L'état de droit, ou tout simplement le droit dont parlent les représentents de l'état et les collectivités territoriales a un goût de venin . 

    Voir l'article ci-après en fin de page qui date un peu mais qui en dit long sur l'état d'esprit des responsables de la région. Finalement, nous n'avons pas seulement à nous battre contre ce projet dément, mais aussi contre le mépris de ces élus vereux envers les opposants.

    Gaulois.

    La bataille se poursuit sur le terrain juridique

    11 décembre 2012

      Le juge des référés du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a autorisé mardi le préfet de Loire-Atlantique à "solliciter les forces de l'ordre pour démolir les constructions qu'il juge illicites" à Notre-Dame-des-Landes, a indiqué mardi Me Erwan Lemoigne, avocat de l'association des opposants au projet d'aéroport. (c) Afp

     

     

     

     

     

     

     

    SAINT-NAZAIRE (Loire-Atlantique) (AFP)

    http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20121211.AFP7506/notre-dames-des-landes-la-bataille-se-poursuit-sur-le-terrain-juridique.html

    La bataille entre les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et l'état s'est poursuivie mardi sur le terrain juridique, avec un point marqué par l'état qui a obtenu l'autorisation de détruire des cabanes illégales, symbole de la lutte.
    Mais l'avocat des opposants, Me Erwan Le Moigne, a aussitôt affirmé que les "occupants sans droits ni titres" de ces cabanes ne pourraient en être expulsés sans une nouvelle procédure judiciaire.
    Interrogée par l'AFP, la préfecture de Loire-Atlantique a fait savoir qu'il n'y aurait aucun commentaire, ni sur l'autorisation de destruction des cabanes, ni sur le statut de leurs occupants.
    Le juge des référés du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a en revanche débouté la préfecture qui demandait la condamnation des anciens propriétaires du terrain - expropriés au profit du groupe Vinci, concessionnaire de l'aéroport le 23 novembre - à la "remise en état" à leurs frais du terrain.
    Dans la salle des pas perdus du tribunal, deux représentants des occupants des "nouvelles cabanes", construites collectivement lors d'une manifestation anti-aéroport le 17 novembre, se faisant tous deux appeler "Camille", ont indiqué qu'une vingtaine d'opposants avaient officiellement déclaré lundi ces constructions comme domicile principal.
    "Le préfet est autorisé à démolir mais en aucun cas à expulser des personnes qui sont peut-être sans droits ni titre mais qui ont une légitimité comme habitants: on ne démolit pas des locaux qui sont devenus des habitations" sans nouvelle procédure judiciaire d'expulsion alors que la trêve hivernale est en vigueur, a affirmé Me Le Moigne.
       Côté opposants "institutionnels" à l'aéroport, Cyril Bouligand (Confédération paysanne) a souligné que les 50 tracteurs enchaînés et disposés en cercle autour des cabanes resteront en place "tant qu'on ne sera pas sûrs que les cabanes peuvent rester en place au moins pendant l'hiver".
    Ce nouvel épisode intervient à l'approche du début des travaux préparatoires de l'aéroport, prévu pour remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes, une importante campagne d'expulsions et de destructions de squats et cabanes ayant débuté à la mi-octobre sur la "zone d'aménagement différé" (ZAD) du futur équipement.
    Nouvelle manifestation samedi
    De vifs affrontements ont eu lieu à plusieurs reprises, les anti-aéroport répliquant aux gaz lacrymogènes et aux grenades assourdissantes par des pierres, des cocktails Molotov ou des fusées d'artifice ou de détresse.
    Les images de ces opérations policières qui ont concerné au départ quelque 150 "occupants sans droits ni titres", installés dans des fermes désaffectées ou des constructions en bois depuis deux à trois ans, ont créé la polémique à l'échelle nationale car le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien député-maire de Nantes, s'est beaucoup impliqué en faveur du nouvel aéroport.
    Près d'une centaine de comités anti-aéroport se sont créés dans toute la France, selon l'Acipa, principale association d'opposants. Des délégués de ces comités doivent se réunir samedi et dimanche à Notre-Dame-des-Landes.
    En outre, une nouvelle manifestation anti-aéroport est prévue samedi à Nantes, intitulée, sur une affiche à l'effigie du Premier ministre accoutré d'un mélange d'uniforme de police et de tenue de magistrat: "Contre la répression: Outrage et Sabotage".
    Pour tenter d'apaiser la polémique, le gouvernement a créé une commission de dialogue et les travaux de défrichement, qui devaient démarrer début janvier 2013, ont été repoussés de six mois. Les travaux du futur échangeur routier, ainsi que les diagnostics archéologiques et les programmes de sauvegarde des espèces menacées sur la zone restent toujours programmés pour début 2013.
    Pour les partisans du nouvel aéroport, déclaré d'utilité publique en 2008 et attribué au groupe Vinci sous forme de concession en décembre 2010, il est rendu indispensable par la saturation à venir de l'actuelle infrastructure située au sud de Nantes.

    Deux articles du 31 octobre et 2 novembre

     

     

     


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