• Voici comment les pays dits « démocratiques » empoisonnent leur propre population

    Heureusement que ce sont des pays démocratiques, sinon nous pourrions douter !
    Gaulois.

    http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-16343.html



    11-09-14

    Il existe une histoire terriblement triste qu’on a cachée à des générations d’Européens. Ils sont donc nés, ont grandi et sont morts restant complètement idiots, ignares de tout ce qui les entourait. Ils sont morts idiots car ils n’ont jamais pu se poser une question qui pourtant était tellement élémentaire : Depuis la révolution industrielle au 19ème siècle, qu’a-t-on fait de tous les déchets toxiques résultats des erreurs et tâtonnements du début de l’industrialisation ?

    A- L’EUROPE, UNE VRAIE POUBELLE RADIOACTIVE
    Il existe une histoire terriblement triste qu’on a cachée à des générations d’Européens. Ils sont donc nés, ont grandi et sont morts restant complètement idiots, ignares de tout ce qui les entourait. Ils sont morts idiots car ils n’ont jamais pu se poser une question qui pourtant était tellement élémentaire : Depuis la révolution industrielle au 19ème siècle, qu’a-t-on fait de tous les déchets toxiques résultats des erreurs et tâtonnements du début de l’industrialisation ?
    La vérité tenue secrète est que l’Europe, toute l’Europe est une sorte de poubelle radioactive. En Europe s’est passé quelque chose de très préoccupant. C’est que chaque pays cherchant à faire le malin a en toute confidentialité enfoui ses déchets radioactifs chez le voisin. Et ce voisin, ignare de ce que l’autre était venu enterré chez lui, est aussi allé enterrer ses propres déchets chez un autre voisin encore. Des années ont passé. Et la facture se présente très lourde à supporter et se traduit en prolifération des cancers dans toute l’Europe.
    Nous sommes en 1949, le Royaume-Uni, va débuter une activité nocturne légèrement suspecte aux larges des côtes françaises : immerger ses déchets radioactifs dans la mer, à 15 km seulement des côtes françaises du Cap de La Hague. Cette activité va durer 17 longues années avant que la France ne le découvre et y mette fin.
    Au même moment, dans les années 60, la France allait aux larges des côtes espagnoles enfouir ses propres déchets dans l’Océan Atlantique. Elle reconnait avoir ainsi enterré 14 000 tonnes de déchets radioactifs en mer.
    En 1967, accompagnée de 4 complices : l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, la France va immerger 36 000 fûts contenant 11 000 tonnes de déchets radioactifs aux larges des côtes espagnoles de la Galice.
    Elle va récidiver en 1969, cette fois-ci avec une nouvelle bande de complices : l’Italie, la Suède et la Suisse vont venir s’ajouter à l’ancienne bande de la Belgique et du Royaume-Uni pour l’immersion de 9 000 tonnes de déchets radioactifs en mer. Cette fois-ci, on le fait aux larges des côtes françaises de la Bretagne. De toutes façons, les Bretons sont un peuple à part, un peu rebelle qui ne se sent pas très français ; il peut donc être sacrifié. Encore aujourd’hui en 2014, il n’existe aucune station de péage sur les autoroutes bretonnes, parce qu’ils n’en veulent pas et donc, chez eux toutes les autoroutes sont gratuites. Et en 1969, ce peuple breton n’est pas au courant et ne peut donc pas réagir et se rebeller.
    Tout cela a été interdit en 1983, avec la Convention de Londres. Conséquence, tous les pays européens ne savent plus quoi faire de leurs déchets qu’ils continuent à produire. C’est un peu le sauve-qui-peut avec pour conséquence naturelle l’augmentation exponentielle du nombre de décès dus à des cancers.
    Mais en 1996, l’association écologique italienne Legambiente a tenu une conférence pour dire qu’une entreprise britannique dénommée ODM (Oceanic Disposal Managemnt) proposait ses services pour contourner l’interdiction de la Convention de Londres. Elle justifiait ses services en disant que la convention de Londres interdisait de ne pas enfouir les déchets radioactifs dans les mers et les océans alors qu’elle les enfouissait plutôt sous la mer. Et pendant 20 ans tous les États européens se sont cachés derrière cette nuance pour continuer à enterrer des bateaux entiers pleins de déchets. C’est ce qui explique que la plupart des poissons pêchés aux larges des côtes européennes sont radioactifs.
    C’était en tout cas la technique la plus utilisée par tous les Européens pendant plusieurs décennies, une vraie politique de l’autruche : enfouir la tête dans le sable pour ne pas affronter le problème en face. Et cela consistait tout simplement à prendre un vieux bateau destiné à la casse, le remplir de déchets radioactifs ou toxiques et aller le faire couler aux larges des côtes européennes. Ainsi, pratiquement toutes les cotes européennes de la Méditerranée et de l’océan Atlantique, mais aussi de la Manche sont pleins d’épaves de bateaux contenant des déchets toxiques. De temps en temps, quelques déchets remontent à la surface ou sont tout simplement découverts par les pécheurs. Dans toute l’Europe c’est une véritable catastrophe nucléaire avec une montée vertigineuse des cas de cancer de tout genre.
    1- EN FRANCE
    La France croule sous le poids de ses déchets radioactifs. Son sous-sol est une véritable bombe radioactive. L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), dans son rapport 2012, donne un chiffre qui fait froid dans le dos : la France a 1,32 million de m3 de déchets radioactifs, et elle ne sait vraiment comment s’en débarrasser. Il faut préciser que ces chiffres, certainement minorés, nous viennent des déclarations des 3 principaux producteurs français de déchets radioactifs (EDF, Areva, CEA) pour l’année 2010.
    Alors au président Sarkozy est peut-être venue une brillante idée : pourquoi ne pas se débarrasser des déchets radioactifs en les enfouissant dans les constructions, dans les sous-sols d’autoroute durant la construction ? Aussitôt dit, aussitôt fait. Aujourd’hui, plusieurs tronçons d’autoroutes françaises sont certainement en cours de construction avec un mélange de ciment, d’aciers et de déchets radioactifs.
    Dans ce merveilleux pays démocratique qu’est la France, une entreprise nous intéresse dans notre analyse. Elle ne comporte que 3 syllabes : Socatrie. Vous ne la connaissez pas, c’est normal. Même 99% des français ne la connaissent pas. C’est une entreprise en apparence insignifiante avec un seul actionnaire, et un capital de seulement 200.000€, crée et immatriculée au Registre de Commerce et des Sociétés de Nanterre dans la région parisienne (92) le 18 décembre 1974 avec le n° B 302 639 927, sous la forme juridique de EURL précisément, son siège social se trouve au 1, place Jean Millier à Courbevoie, en région parisienne.
    Cette entreprise en apparence seulement très insignifiante va pourtant réussir ce que la mafia italienne qui malgré son exploit de créer des partis politiques, élire les députés au parlement italien et avoir des ministres, n’a jamais réussi à faire : rendre parfaitement légal ses activités détestables d’empoisonnement des populations. Mais avant de développer le sujet, cherchons à savoir plus de ce Socatri qui veut dire : Société Auxiliaire du Tricastin. C’est quoi ses activités ? elle est enregistrée sous le code 3822Z, qui en France signifie : « Traitement et élimination des déchets dangereux » et dans la catégorie : « Eau et gestion des déchets ». Qui est son unique actionnaire ? Areva. Oui, vous avez tout compris : Areva produit les déchets nucléaires et sa filiale Socatri et chargée de les faire disparaître. Comment ? Nous allons le voir maintenant.
    Nous sommes en septembre 2004, Socatri demande au préfet du département français de la Loire, l’autorisation pour faire l’impensable : violer les lois françaises et surtout le code de santé publique. Il lui demande ni plus ni moins que l’autorisation d’aller dans une aciérie de la place dénommée Feurmetal et de faire fondre 550 tonnes de ferrailles radioactives, pour ensuite la dissimuler à hauteur de 20% dans l’acier normal et le destiner à la fabrication des objets pour le grand public, notamment l’acier pour la construction des bâtiments, des ponts, des autoroutes. Selon vous, ce préfet va l’autoriser ou refuser en lui demandant de respecter la loi ? Eh bien, vous avez vu faux. Le préfet l’autorise. Mais là, le pire n’est pas encore arrivé, puisque cela ne reste qu’au niveau d’un petit département. 5 ans plus tard, c’est-à-dire en 2009, 2 ans après l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, c’est l’Etat central qui va lui-même autoriser d’empoisonner les français à grande échelle avec cette pratique. En d’autres termes, c’est sous le gouvernement de François Fillon avec Nicolas Sarkozy, le maitre du jeu que les entreprises françaises peuvent désormais en toute tranquillité, recycler les déchets nucléaires dans les biens de consommation, mais surtout, les produits de construction. Nous sommes le 5 mai 2009, un arrêté ministériel, introduit une procédure de dérogation, au code de la Santé, contre l’avis même de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD). En d’autres termes, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, 4 Ministres ont émis un décret pour permettre de déroger ou plus prosaïquement, d’annuler deux articles du code de la santé publique en France et qui datait depuis Lionel Jospin en 2002. Notamment les articles R.1333-2 et R.1333-3. Et que disaient ces 2 articles ?
    - Article R.1333-2 : il est formellement interdit d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommations et les produits de construction
    – Article R.1333-3 : il est formellement interdit d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d’une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction
    Et quels sont les 4 Ministres impliqués ?
    Dans le décret de 2 pages et de 3 articles publié au Journal officiel du 14 Mai 2009, il y a 4 ministres pour ce seul petit document, à savoir :
    Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, la ministre de la santé et des sports et la ministre du logement. 4 Ministres, ça sent du lourd et c’est du lourd.
    Selon la CRIIRAD qui est désormais lancée dans une course contre la montre pour stopper cette folie et qui pour l’instant n’est écoutée par personne, ni de droite, ni de gauche, encore moins par le Conseil d’Etat, les substances radioactives qu’on autorise dans les produits destinés au grand public, ont la capacité d’induire des cancers chez les personnes exposées et des maladies génétiques chez leurs descendants. En d’autres termes, l’Etat français empoisonne ses propres populations en sachant très bien que des cas de cancers toujours plus nombreux vont faire leur apparition, même en Afrique, notamment à ceux qui sont friands des produits Made in France ou tout simplement Made in Europe.
    Plusieurs associations écologiques françaises sont mobilisées contre ce décret, mais rien n’y fait, on est en démocratie, on peut tuer son propre peuple, mais à partir du moment où c’est ce peuple qui a élu ces mêmes dirigeants, alors, rien n’est bien grave. On peut même se permettre le luxe de donner aux autres nations les leçons de démocratie et même de bonne gouvernance.
    Depuis qu’on a interdit en 1983, de déverser la poubelle radioactive à la mer, les producteurs d’électricité à travers le nucléaire ne savent plus vraiment quoi faire pour les déchets. Alors, presque tous à commencer par l’Allemagne ont joué sur le chauvinisme français. Tous ont chanté en chœur que la France était le pays le plus intelligent au monde pour s’occuper des déchets radioactifs, que la France était la seule nation de la planète à comprendre et maîtriser le traitement des déchets nucléaires. Et les français sont tombés dans le piège des autres. Leur pays est ainsi devenu la poubelle radioactive de l’humanité. Tous lui ont envoyé des wagons, des conteneurs, des bateaux entiers de déchets toxiques ou nucléaires. Cette supercherie va durer jusqu’à l’arrivée d’une dame au Ministère français de l’écologie, Madame Ségolène Royal. Elle a refusé l’importation en France de 9.000 tonnes de déchets toxiques venant d’Australie. Nous sommes le 18 Juillet 2014. En pleine vacance d’été, un communiqué d’une vingtaine de ligne est envoyée à la presse pour annoncer cette nouvelle. Ce qui va nous intéresser dans ce communiqué, c’est sa conclusion, et c’est là où la Ministre montre qu’elle a finalement compris que pendant des années, la France a tout simplement été roulée dans la farine par ses amis autoproclamés « pays démocratiques », comme elle, en la submergeant de ses déchets les plus dangereux. Elle dit en effet : si la technologie française pour traiter les déchets est si au point pour résoudre ce problème, pourquoi ne pas l’acheter en France et traiter vous-mêmes vos déchets ? Il était peut-être temps pour que quelqu’un se réveille dans ce pays-là. Voici le communiqué dans son intégralité :
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    « MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’ÉNERGIE
    Ségolène Royal s’oppose à l’arrivée des déchets toxiques en provenance d’Australie
    18 juillet 2014 – PRÉVENTION DES RISQUES
    Une société australienne, ORICA, a déposé auprès de la Préfecture de l’Isère une demande d’autorisation d’importation depuis l’Australie de 9000 tonnes de déchets très toxiques (sous-produits d’hexachlorobenzène) afin qu’ils soient incinérés sur le site exploité par TREDI à Salaise-sur-Sanne (38).
    Ségolène ROYAL a donné instruction au Préfet de l’Isère de s’opposer à cette importation au nom du principe de précaution, compte tenu du risque de pollution marine en cas d’avarie du navire pendant le transport, et du principe de proximité, qui exige que les déchets soient traités à proximité de leur source de production.
    Le transport de déchets dangereux en provenance des antipodes constitue une aberration écologique. Si les technologies de traitement françaises sont performantes, elles peuvent tout à fait être exportées pour permettre la réalisation d’unité de traitement adaptées, proches des activités productrices de déchets, et respectueuses des règles de protection de l’environnement.
    Pour toute information complémentaire, contact presse : 01 40 81 78 31 »
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    2- EN FINLANDE
    J’ai envie de décerner à la Finlande, le Prix Nobel de la rigolade démocratique. Dans ce pays, ne sachant pas quoi faire des déchets nucléaires, ils ont tout simplement décidé d’en faire un petit cadeau pour leurs descendants. Ce qu’ils appellent labas, « les déchets radioactifs pour l’éternité ». Ils ont décidé de créer une zone où ils vont enterrer les déchets qu’on ne pourra ouvrir avant 100.000 ans. Le problème c’est qu’on n’a pas besoin d’être historien ou anthropologue pour savoir que dans 100.000 ans, ce ne sera pas la même population d’aujourd’hui, les gens qui y vivront ne parleront pas la langue qui y est parlée aujourd’hui. Et donc, comment signaler à ces futurs habitants le petit cadeau qu’on leur a préparé, lorsqu’ils décideront de démarrer des recherches pour savoir comment, nous les primitifs prédécesseurs du 21ème siècle vivaient dans cette zone appelée aujourd’hui, la Finlande ? Ils ont eu une brillante idée, qui ne vient que des génies fruits de la démocratie. Ils ont décidé qu’ils vont mettre des idéogrammes, des symboles graphiques pour représenter des mots.
    Le chantier a démarré en 2004 et les politiciens finlandais prévoient d’y enfouir les déchets nucléaires pendant 200 ans, 2 siècles avant de le refermer pour l’éternité. Le défi est qu’il faut que ce lieu soit suffisamment caché, hors de portée et sécurisé pour que personne n’ y accède avant 100.000 ans ? Question : Comment des politiciens qui n’arrivent pas à anticiper 2 ans de la crise économique qui leur tombe sur la tête, peuvent-ils vouloir faire des prévisions sur 100.000 ans ? C’est de la pure folie. La vérité est qu’ils ne savent vraiment pas quoi faire des déchets toxiques qu’ils produisent tous les jours. Et plutôt que de se questionner sur le modèle même économique qu’ils suivent, ils sont lancés vers une fuite en avant, digne de la plus grande rigolade dramatique, fruit premier du suffrage universel. Puisqu'il ne faut jamais dire la vérité dérangeante à la population qui doit bientôt voter. Il faut au contraire la rassurer toujours et toujours. Et finalement, il ne faut prendre aucun vrai sujet à bras le corps, car le temps démocratique ne correspond pas toujours aux exigences techniques de préservation de la santé publique ou géostratégiques. On en arrive à l’incroyable qu'aujourd’hui, les politiciens Finlandais s’autoproclament champions du monde de l’écologie et prétendent même de très bien protéger leur terre qu’ils sont plutôt en train d’empoisonner. C’est-à-dire, de la géostratégie à l’envers.
    Un film documentaire y est consacré, il s’agit du film : « Into Eternity » diffusé en janvier 2011 sur Arte-tv. Dans ce film, on nous explique que nous avons hérité des antiques égyptiens, des pyramides qui ont 5000 ans d’âge. Et nous voilà qui ferons que dans 100.000 ans, ceux qui viendront après nous, plutôt que d’hériter des pyramides à la puissance 20, hériteront plutôt des déchets nucléaires, radioactifs. Ce qui confirme l’état de déconfiture d’une civilisation à bout de souffle, incapable de se régénérer, de se réinventer pour s’adapter au temps.
    3- EN SUISSE
    Il y a quelques semaines, c’est-à-dire à la fin du mois d’Août 2014, je me trouvais dans le Nord Ouest du Cameroun, sur les hauteurs de la ville de Bamenda. Et soudain, observant les collines verdoyantes avec un horizon lointain de plusieurs dizaines de kilomètres, je m’exclamais : « ces paysages sont aussi merveilleux que ceux de la Suisse ». Et moi d’ajouter et de corriger aussitôt : « à la seule différence qu’ici chez nous au Cameroun, le sol et le sous-sol sont aussi purs et limpides que nos ancêtres nous les ont légués. Là bas en Suisse, le sous-sol est pourri de déchets toxiques de tout genre et radioactifs. »
    Tous les suisses savent que leur pays est très doué dans la fabrication des montres de luxe. Mais ce qu’il ne savent pas c’est qu’à cause de ces montres, une bonne partie du sol et sous-sol de leur merveilleux pays est une véritable poubelle radioactive. Et on sait même la nature de la contamination : au radium.
    Nous sommes en 2012, durant les travaux pour réaliser le tronçon de contournement de l’autoroute A5 au niveau de la petite ville de Bienne de 50.000 habitants, les manœuvres font une découverte extraordinaire : une quantité importante des déchets radioactifs. Une recherche immédiate montre qu’il s’agit du radium, issu des usines d’horlogerie de la ville. Et là où le bas blesse est que cette poubelle radioactive avait été soigneusement préparée en potager communautaire pour les légumes bio au profit des ouvriers de Bienne. Un slogan récitait même : « pour sauver la planète, arrêtez de consommer les légumes venus de trop loin (Kenya), consommez les légumes bio de Bienne ». Et selon vous. Avec cette découverte, a-t-on prévenu ces populations ouvrières qui continuaient tranquillement de cultiver et récolter ses carottes, épinards, haricot, tomates et champignons radioactifs ? Vous me répondez Oui. Eh bien, vous vous trompez.
    Chut, nous sommes en démocratie. Le peuple, comme le disait le Suisse Jean Jacques Rousseau, ne compte qu’une seule fois tous les 5 ans, lorsqu’il faut lui dire d’aller voter. La population ne sera nullement informée et continuera comme si de rien n’était à aller y cultiver ses légumes. Ce n’est que 2 ans plus tard, en 2014 seulement que 2 quotidiens suisses vont en faire leur scoop. Il s’agit du « Matin Dimanche » et de la « SonntagsZeitung ». On peut y lire qu’en 2012, les populations regardaient médusées, les ouvriers sur ce chantier habillés comme des extraterrestres, très bien protégés contre la pollution radioactive qui s’en dégageait, mais sans en savoir les raisons. Aussitôt fini le chantier construit par des extraterrestres, tout est rentré dans l’ordre, l’autoroute passe, les habitants continuent de manger leurs épinards radioactifs. On peut ainsi découvrir qu’en 2012, le canton de Berne (la capitale de la Suisse), mandataire du chantier, après analyse, constate la présence du radium-226 et décide immédiatement d’équiper les ouvriers de dosimètres. Mais n’avise pas la population, tout au moins pour lui demande de ne plus consommer les produits du potager. Il faudra donc attendre 2014, pour que le scoop de la presse fasse découvrir à cette population, pour qui la propagande a fait croire que leurs politiciens étaient les meilleurs au monde, que la teneur de radioactivité était à cet endroit, de 300 microsieverts par heure, pour qu’on annonce qu’on prendra les mesures. « C’est une valeur importante, qui franchit les valeurs-limites », déclarera le responsable de la division radioprotection à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).
    Voici ce que titrait à la une du 1er Juin 2014, le quotidien Suisse, « le Matin » :
    « Ils ont jardiné sur des déchets radioactifs »
    Et l’article de commencer ainsi :
    « Ce n’est qu’aujourd’hui, après avoir été confrontées aux informations fournies au « Matin Dimanche » par un whistleblower, que les autorités ont fini péniblement par confirmer la dramatique situation. » Tout commence avec une ancienne décharge à ciel ouvert dans laquelle l’industrie horlogère de l’époque avait enfouis une peinture phosphorescente servant à illuminer les chiffres des horloges et interdite pour son extrême dangerosité. « A partir de 1950, deux tiers des 15 hectares de la décharge désaffectée ont progressivement été convertis en quartier d’habitation. Quant au reste du terrain contaminé, il a été recouvert de 30 centimètres de terre fraîche, avant d’être investi par la population, qui y a installé une soixantaine de petits jardins potagers. »
    Danieĺ Dauwalder, porte-parole de l’Office Fédéral Suisse de la Santé Publique (OFSP), dans « Le Matin Dimanche », déclare : « Dans certains endroits, on a mesuré jusqu’à 300 microsieverts par heure » C’est-à-dire plus qu’autour de la centrale nucléaire de Fukushima. Et le quotidien suisse d’ajouter un tour de passe-passe utilisé en « démocratie » pour enfumer la population :
    « Les autorités de santé publique se rejettent la responsabilité, les responsables locaux disant que cela aurait dû être à l’office de santé publique d’informer le public, mais l’OFSP rejette à son tour cette accusation et dit que cette responsabilité incombe aux autorités municipales. Même le Pr François Bochud, directeur de l’Institut de radio-physique du centre hospitalier du CHUV et président de la Commission Fédérale de Protection contre les Radiations et de Surveillance de la Radioactivité (CPR) n’a pas non plus été tenu au courant de la situation à Bienne. Voici ce qu’il déclare à propos : « Ne pas informer les habitants et les anciens occupants du jardin ouvrier était une erreur, car tout finit par nous rattraper et il est beaucoup plus difficile de rester crédible et de récupérer la confiance de la population ». «
    Pour information, le Radium a été découvert par Pierre et Marie Curie en 1898. et leur a valu le Prix Nobel de Physique en 1903. Ce n’est qu’en 1910 que Marie Curie va réussir à isoler cette substance à l’état pur : il est naturellement blanc et lorsqu’il entre en contact avec l’air libre, il devient noir. On le trouve dans l’uranium. Il sert dans de nombreux domaines notamment à l’hôpital dans la radiothérapie. Il a aussi servi comme peinture verte déposée sur les aiguilles et chiffre des cadrans de montres pour qu’on puisse lire l’heure même dans la nuit. Et c’est cette peinture qui est radioactive. En effet, les sels de radium étaient associés au sulfure de zinc dans du vernis, le résultat était une peinture qui émet une lumière continue. L’industrie horlogère utilisera largement ces peintures pour fabriquer surtout les réveils et les pendules fluorescents.
    Mais ce qui m’a le plus touché dans cette analyse pour laquelle j’ai lu une vingtaine d’articles des journaux suisses dans différentes langues du pays, c’est que très peu de journaux font le rapprochement entre le scandale et l’usine Rolex qui emploie dans la ville de Bienne aujourd’hui en 2014, 1400 personnes. Même si les faits sont prescrits depuis longtemps, les principaux organes de presse ne se sont pas hasardés à fournir le moindre nom des potentiels responsables de cette décharge radioactive. La raison est très simple : les journaux appartiennent à des grands groupes, où sont actionnaires les industries horlogères suisses et le tour est joué, vive la démocratie.
    4- EN ITALIE
    L’Italie par referendum populaire a mis fin à ses centrales nucléaires. Mais n’a toujours pas résolu le problème des déchets qui en avaient été générés. Mais le drame de l’Italie est ailleurs et s’appelle : Mafia, Ndranghetta, Sacro Corana Unita. Des organisations criminelles qui ont compris qu’il y avait un trafic encore plus lucratif que la drogue et les armes. C’est le trafic des déchets radioactifs. Comme dans tout l’occident, c’est du chacun pour soi, tout le monde ferme un œil et la mafia italienne importe en Italie des déchets de partout, qu’elle enfouit tout bonnement dans des décharges clandestines un peut partout, même au cœur des parcs naturels italiens.
    Comme nous le rapporte le quotidien italien : « Il Fatto Quotidano » du 27/10/2012, nous sommes le 26 octobre 2012, dans le petit village de Saluggia, dans la province italienne de Vercelli, les autorités font une découverte spectaculaire. Dans ce village sont stockés les déchets nucléaires en provenance de la centrale nucléaire de Pickering, village canadien sur les bords du lac Ontario. Mais aussi, d’autres déchets nucléaires provenant des centrales nucléaires hollandaises. C’est le sauve qui peut, les pays autoproclamés démocratiques se donnent les coups de coude, chacun cherchant à polluer chez son voisin ou comme dans ce cas, chez son partenaire avec qui d’habitude ils vont bombarder le monde entier pour leur apporter la démocratie, comme en Libye et en Irak.
    En plus de ces trafics, le vrai drame de l’Italie n’est pas là. Il existe en Italie un drame national dont aucun quotidien ne parle. Après l’incendie à la centrale nucléaire de Tchernobyl en avril 1986, c’est la panique générale dans le pays. Les écologistes en profitent pour organiser un référendum populaire l’année d’après en 1987 pour dire non au nucléaire, même si les 3 questions posées n’étaient pas très explicites pour fermer les 4 centrales nucléaires du pays. Le Oui à 80% va convaincre les politiciens à fermer toutes les centrales nucléaires italiennes de 1988 à 1990. Mais ce que la population ne savait pas en ce moment là, c’était qu’une centrale nucléaire à l’arrêt, qui ne produit plus d’électricité coûte plus cher à démanteler qu’une autre en activité. Résultat : sans argent pour démanteler ses propres vieilles centrales nucléaires de Sessa Aurunca et Latina dans le centre-sud du pays, Trino et Caorso dans le nord, 27 ans après le référendum, tous les réacteurs contaminés, les appareillages contaminés et les salles de stockage et celles de combustion de ces centrales sont aujourd’hui là, découverts, à l’air libre, et le vent qui y passe devient radioactif et continuant sa route, pollue des kilomètres plus loin selon la direction de ce vent.
    Le 19 novembre 2000, l’émission d’investigation de la télévision « Report » nous amène à visiter les différentes centrales nucléaires italiennes à l’arrêt depuis 24 ans. Seulement à Caorso, le jour où on a éteint les machines, il y avait 190 tonnes de combustible nucléaire irradié prêt à l’emploi et 1800 m3 de déchets qui avaient déjà été produits. Tout est resté là où cela se trouvait. Il faudrait 20 à 30 ans pour démonter cette centrale. Mais comme l’état n’a pas d’argent, il faut au moins tenir la centrale en attende du jour où on aura l’argent pour cela. L’émission nous révèle que depuis sa fermeture, il y a 180 personnes qui travaille dans cette seule centrale pour attendre le jour où on aura l’argent pour démarrer le démantèlement. Une vraie folie économique.
    QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?
    Dans les années 1990, à la chute de l’Union Soviétique, les européens voulaient profiter de la confusion dans la nouvelle Russie sous Eltsin pour y exporter leurs déchets radioactifs. Tout avait bien fonctionner, jusqu’à l’arrivée d’un méchant au Kremlin, à Moscou, un certain Valdimir Poutine qui a ainsi renvoyé les européens à leurs responsabilités. Et depuis, on ne sait plus quoi faire. Les centrales désaffectées italiennes et allemandes qui sont devenues des cimetières radioactifs à ciel ouvert, sont une vraie honte pour l’Europe, très enforme pour de dépenser des milliards d’Euros pour acheter des avions-chasseurs F35 pour aller faire la guerre contre le monde entier, et y installer la démocratie, mais incapable de dépolluer convenables ses sites nucléaires pour le bien vivre de ses populations. Si on peut comptabiliser tous les morts par cancer dans les pays autoproclamés « pays démocratiques », des cancers très souvent liés à la pollution radioactive, on pourrait parler sans exagération d’un crime de masse, d’un génocide. Mais, il n’en sera rien.
    De même que la Cour Pénale Internationale (Raciste) peut se sentir très forte pour séquestrer un chef d’Etat Africain, comme Laurent Gbagbo, afin d’en profiter pour envoyer un message d’humiliation à tous les noirs d’Afrique, elle devient muette quand Israël bombarde la Gaza tous les 6 mois ou tous les 2 ans sans inquiétude, les lobbys du nucléaire peuvent continuer à assassiner des populations entières en Europe ou en Amérique du Nord, sans que cela fasse émouvoir cette Cour raciste. Mais il reste une justice à laquelle les forts et les faibles ne peuvent pas échapper, c’est la justice de l’économie. Ces nombreuses populations qui meurent tous les jours de cancer sont autant de bras, de cerveaux soustraits à l’économie de ces nations. Ces sols qu’on empoisonne sont autant de coût à la compétitivité des pays, car le premier degré de la guerre commerciale démarre avant tout sur la qualité de ce qu’on offre. Les européens en polluant leurs terres et leurs mers, en sacrifiant la santé de leurs populations, sont en train de déclarer forfait à la guerre économique qui leur est déclarée par les asiatiques (Chine, Japon, Corée, Indes). Et plutôt que de passer le temps à faire les ridicules de donner des leçons au monde, sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas, ils feraient mieux de s’interroger sur le type de modèle économique qui est en train de les plomber sous tous les angles.
    L’Afrique par erreur se laisse dicter des leçons par des gens qui sont en train d’aller droit dans le mur. Ils sont nombreux ces génies qui depuis Bruxelles, Paris, Londres et Washington font des analyses pour donner des conseils aux africains sur qui sera au pouvoir ou non, sur l’utilité de ne pas toucher à telle forêt etc. Ce sont les mêmes qui ont conseillé Georges Bush père et fils pour aller tuer Saadam Hussein et aujourd’hui ils conseille à Obama de parler en prime-time à la télévision pour expliquer qu’il faut aller combattre des nouveaux méchants Irak, c’est-à-dire, ceux là mêmes à qui ils ont donné les armes et l’argent pour combattre Assad en Syrie. Assad ce méchant qui était en train de tuer son propre peuple, c’est-à-dire qui ripostait à une rébellion comme cela se passerait à Londres ou à Paris si un groupe prenait les armes pour contester l’ordre public. Selon le Ministère français de la santé, chaque jour en France, en 2012, 411 personnes meurent à cause du cancer. Ce sont 149.000 décès par an dont 85.000 hommes et 63.000 femmes.
    C’est-à-dire, c’est comme si tous les habitants d’une ville comme Genève, ou comme Grenoble disparaissaient chaque année. Et les causes on les connait : les contaminations et empoisonnement à travers la nourriture et l’air qu’on respire, en partie à cause largement des déchets nucléaires, associés aux engrais chimiques qui vont tous finir dans les rivières, utilisés pour arroser les plantations de légumes et céréales, utilisés pour élever les animaux qu’on mange, et qui vont au final créer tous ces cancers. Et ce sont les gouvernements qui laissent faire ou qui encouragent même et contribuent à assassiner leur propre peuple qui vont être les premiers à tuer Kadhafi sous prétexte qu’il a tué son propre peuple. 411 morts en France par jour. Si ça ne vous dit rien, c’est que c’est grave.
    Dibombari, le 11 septembre 2014
    Jean-Paul Pougala
    (Ex Pousseur)
    P. : Dans la partie 2/2 nous continueront notre voyage dans les patries dite démocratiques qui assassinent leur propres peuples, en Allemagne, au Canada, au Royaume Uni et aux USA.
    Jean-Paul Pougala

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    Des médecins exigent une baisse de la radioactivité ambiante

    Toujours plus de voix s'élèvent contre la secte nucléaire et les dangers mortels qu'elle engendre.
    A cet article s'ajoute celui-ci, que j'avais déjà signalé dans cette même  rubrique. Ici 

    http://libre-infos.eklablog.com/-a65692363

    Gaulois.

    14-09-2014

    http://blogs.mediapart.fr/edition/nucleaire-lenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/140914/des-medecins-exigent-une-baisse-de-la-radioa

    Des particules issues d’essais atomiques contaminent les sols dans le monde entier tandis que les accidents nucléaires et l’exposition aux rayons X représentent des dangers supplémentaires pour la santé publique. Des médecins exigent des mesures de protection et d’information.
    par Gero Rueter* - traduit de l’allemand (V. Gallais)

    Le congrès mondial de l’IPPNW  (Organisation internationale des médecins pour la prévention contre la guerre nucléaire) cette année avait pour thème central les conséquences des essais atomiques. Réunis au Kazakhstan, les médecins de l’IPPNW se sont informés sur les effets des essais atomiques qui ont eu lieu à Semipalatinsk.

    Dans cette zone soviétique de 18 500 m² consacrée aux essais, ce sont 472 bombes qui ont explosé, dont 129 à l’air libre.  Après la chute de l’Union soviétique,  le président du Kazakhstan Nasarbajew a fait fermer la zone et détruire les installations souterraines. Le Kazakhstan est devenu un Etat non nucléaire.

    Un phénomène de portée mondiale

    Depuis 1945, il y a eu plus de 2000 essais nucléaires sur le globe. L’Union soviétique a fait sauter 718 bombes au total, les Etats Unis 1039, la France 198, la Chine et la Grande Bretagne 45 chacune.
    Et, chaque fois, des particules radioactives ont été projetées haut dans le ciel et dispersées sur de grandes distances. « Presque partout dans le monde, on trouve le radioélément cesium 137 en petites quantités dans des échantillons de sol et dans l’alimentation », indique Alex Rosen.

    Alex Rosen, pédiatre  et vice président de la section allemande de l’IPPNW, a participé au congrès de son organisation. Certes, ces quantités sont inférieures aux normes légales. « Mais il faut dire que toute dose de radioactivité implique un risque important et que, statistiquement, des centaines de milliers de personnes sont certainement mortes prématurément de cancer du fait de la radioactivité ambiante. »

    L’extraction d’uranium représente un risque sanitaire

    Selon l’IPPNW – qui a reçu le Prix Nobel de la Paix pour ses travaux en 1985, la contamination radioactive est de plus en plus élevée dans le monde. En plus de la contamination du fait des essais nucléaires, l’irradiation fait aussi partie de notre quotidien, dans la vie civile.

    L’extraction d’uranium, par exemple, représente un risque sanitaire important. Dans le monde entier, des mineurs et des habitants à proximité de mines ont été contaminés. Entre 1946 et 1990, les mines d’uranium dans l’ancienne Allemagne de l’est étaient les troisièmes au monde par ordre de grandeur. D’après l’Office fédéral allemand de radioprotection, un mineur sur huit  est décédé des suites de la contamination radioactive. Il étaient plus de 7000 au total, et nombre d’entre eux sont morts d’un cancer, principalement du poumon. Pour des raisons de coûts, l’uranium est aujourd’hui extrait essentiellement dans des régions où les réglementations environnementales sont plus souples.

    Des morts par millions

    Les accidents nucléaires sont aussi un risque sanitaire. D’après les estimations de l’IPPNW, des dizaines de milliers de personnes sont mortes de cancer après les accidents avec fusion de cœur de réacteur à Tchernobyl en 1986 et à Fukushima en 2011. Il y a eu aussi de nombreux accidents dans des complexes nucléaires, dont ont été victimes des centaines de milliers de travailleurs et de familles. Dans les complexes nucléaires de Tomsk7 et Majak de l’ère soviétique, il y a eu 38 accidents importants jusqu’à présent avec, pour certains, une contamination de grande ampleur.

    On ne dispose en fait d’aucun chiffre précis sur les effets sanitaires dûs à l’usage de technologies nucléaires au niveau mondial. Selon Rosen, « Le cancer ne porte pas de marque de fabrique et on ne peut faire autrement que de recourir à des estimations». Il se réfère notamment à une étude de l’IPPNW,  qui doit être actualisée cette année, selon laquelle les morts dues aux usages militaires et civils de l’atome « se comptent par millions » au cours des dernières décennies.

    Une course contre la montre

    La conscience des risques sanitaires liés aux  technologies atomiques augmente dans le monde entier.  De nouvelles études conduites dans les dix dernières années permettent d’étayer les dangers pour la santé. Une de ces études, particulièrement remarquée, réalisée pour l’Office fédéral allemand de radioprotection, met en évidence que les enfants vivant près de centrales nucléaires souffrent davantage de cancers ou leucémies, même en l’absence d’accident.

    Selon Rosen,  l’arrêt de ses centrales nucléaires par le Japon après Fukushima, la sortie programmée du nucléaire en Allemagne et l’arrêt de projets nucléaires sont le signe d’un abandon de l’énergie nucléaire dans le monde entier à plus long terme.

    Cela ne doit cependant pas lever l’alerte. « C’est une course contre la montre – à condition qu’il n’y ait pas de nouvel accident. Des hackers pourraient manipuler des centrales nucléaires et des généraux fous ou des terroristes pourraient s’emparer d’armes atomiques. » Et c’est sans mentionner le problème des déchets nucléaires, qui doivent être stockés en sécurité pour des millions d’années. C’est pourquoi l’organisation de médecins exige un désarmement nucléaire rapide et une sortie rapide de la production nucléaire dans le monde.

    Information et sensibilisation

    Selon les médecins, il est également indispensable de prévoir d’informer localement sur les dangers qui sont souvent inconnus. Il faudrait informer et sensibiliser les  citoyens par la diffusion de brochures. « On ne peut pas réduire la radioactivité à zéro », dit Rosen, « mais il faut diffuser l’information. Il faut dire aux gens : évitez les rayons X pour vos enfants sauf absolue nécessité, ne mangez pas tel produit de telle région contaminée et ne vous installez pas à proximité d’une centrale nucléaire. »

    *Gero Rueter est journaliste specialisé Environnement, notamment auprès de Deutsche Welle





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  • Réflexion sur la condition nucléaire

     

     

     

    Une réflexion pertinente et éclairée que nous livre Jean-Jacques Delfour.
    Il a le mérite de reconnaître ses erreurs de jugement sur le nucléaire.
    Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
    Gaulois.

    Jean Jacques Delfour - Avant Fukushima, j'étais un citoyen français normal qui avait gobé la propagande française à propos de Tchernobyl en 1986. Un nuage s'était arrêté aux frontières. Au bout de 15 jours ce mensonge a explosé. Mais j'avais accepté comme beaucoup la thèse du nucléaire soviétique dangereux, dangereux parce que soviétique et non parce que nucléaire. Avec Fukushima je me suis rendu compte de la dangerosité extrême du nucléaire...

    France Culture
    11-03-2014

    http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-reflexion-sur-la-condition-nucleaire-2014-03-11

    2014-03-11


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  • Nouvelle fuite d'eau contaminée à la centrale japonaise de Fukushima

    Il ne fait aucun doute qu'un holocauste nucléaire nous attend, n'en déplaise aux optimistes et pro-nucléaires. La pollution radioactive, lente, sournoise, augmente et s'ajoute à de nombreuses autres formes de pollutions. Elle est dénoncée par de nombreux spécialistes qui ne sont évidemment pas écoutés puisque politiquement incorrects et ne parlant pas la même langue des technocrates au service du pouvoir et du lobbies nucléaire.

    http://lesbrindherbes.org/2013/05/05/la-pollution-nucleaire-oceanique-a-nos-portes/

     Gaulois.

    http://www.liberation.fr/terre/2014/02/20/nouvelle-fuite-d-eau-contaminee-a-la-centrale-japonaise-de-fukushima_981625

    Arnaud VAULERIN Correspondant à Kyoto 20 février 2014 à 08:32

    Un employé de Tepco pompe l'eau de pluie atour d'un réservoir d'eau contaminée, le 15 septembre 2013 à la centrale de Fukushima. (Photo Tepco. AFP)

    L'exploitant du site nucléaire assure que l'important écoulement a été endigué. Une enquête a été ouverte.
    Six mois après avoir révélé un massif écoulement radioactif à la centrale de Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tecpo) , son exploitant, fait état ce jeudi d’une nouvelle importante fuite sur la partie supérieure d’un réservoir de stockage.
    Mercredi soir, l’opérateur en charge du site ravagé par le tsunami et le séisme de 2011, a constaté qu’environ 100 tonnes d’eau s’étaient échappées d’une citerne installée à flanc de colline dans la zone H6. Selon Tepco, la découverte a été faite lors d’une opération de transfert de liquide extrêmement contaminé. «L’eau a été versée dans un mauvais réservoir, et elle a débordé», a reconnu ce matin Masayuko Ono, l’un des porte-parole de l’opérateur. Une vanne serait restée ouverte, le liquide se serait écoulé le long d’une gouttière.
    Tepco a ensuite précisé qu’elle avait mesuré une radioactivité de quelque 230 millions becquerels de strontium 90 et autres émetteurs de rayonnements bêta par litre d’eau. Ce niveau constaté est du même ordre que celui enregistré en août lors de la fuite de 300 tonnes d’eau contaminée. L’événement avait alors été considéré comme un «incident grave» et classé au niveau trois sur sept sur l’échelle internationale des événements nucléaires.
    A en croire Tepco, la fuite aurait été stoppée, l’eau serait en voie de récupération ainsi que la terre contaminée. La citerne se trouve à 700 mètres de la mer et «il n’y a pas de fossé à proximité de ce réservoir qui est éloigné de l’océan Pacifique, et il est donc peu probable que l’eau qui a fui soit allée jusqu’à la mer», a précisé Masayuko Ono.
    Cet accident, pour lequel Tepco a ouvert une enquête, vient allonger la longue liste de problèmes, d’erreurs et de pannes récemment annoncées. Sur le site ravagé, l’opérateur doit d’abord gérer un insoluble problème d’eau. De colossales réserves de liquide contaminé sont disséminées dans plus d’un millier de réservoirs sur lesquels des fuites sont régulièrement constatées. En avril dernier, une fissure avait été découverte sur une cuve souterraine, qui avait laissé échapper 710 milliards de becquerels dans le sous-sol. Tepco doit également faire face à l’arrivée de 400 tonnes d’eau dans les sous-sol des réacteurs qu’il doit pomper, décontaminer ou stocker. C’est compter sans les 400 tonnes d’eau supplémentaires qui s’écoulent du site vers le Pacifique…
    La semaine dernière, Tepco avait annoncé avoir mesuré des niveaux très élevés de césiums radioactifs dans un puits situé à 16 mètres de profondeur entre les réacteurs et le Pacifique : des teneurs en césium 134 de 37 000 becquerels par litre d’eau et de 93 000 becquerels par litre pour le césium 137 avaient été relevées. Deux jours plus tôt, sous la pression de l’autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN), la compagnie avait dû admettre qu’elle avait caché pendant plusieurs mois des informations sur des prélèvements d’eau radioactive extrêmement chargée en strontium 90. Une nouvelle rétention d’information qui s’ajoute à une longue série –là aussi- de mensonges et d’omissions de Tepco, discrédité pour sa gestion de la crise.
    Arnaud VAULERIN Correspondant à Kyoto

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    A lire absolument :

    L’avertissement de Fukushima : une leçon pour le reste du monde. (Democracy Now !)

    21 février 2014

    http://www.legrandsoir.info/l-avertissement-de-fukushima-une-lecon-pour-le-reste-du-monde-democracy-now.html

    Amy Goodman et Denis Moynihan
    De Tokyo : « J’écris ces mots de la façon la plus objective possible, avec l’espoir qu’ils servent d’avertissement au monde », écrivait d’Hiroshima, le journaliste William Burchett. Son article, intitulé : »La Plaie atomique », fut publié le septembre 1945 dans le journal London Daily Express. Burchett réussit à éviter le blocage militaire américain d’Hiroshima et fut le premier journaliste à visiter la ville dévastée. Il écrivit alors : « Hiroshima ne ressemble pas à une ville bombardée. C’est comme si un gigantesque rouleau compresseur lui était passé dessus et l’avait aplatie jusqu’à la faire disparaitre ».
    Voyageons 66 ans dans le temps, jusqu’au 11 mars 2011, et situons- nous à presque 1000 kilomètres au nord d’Hiroshima, dans la ville de Fukushima, après le grand tremblement de terre qui secoua l’est du Japon et provoqua un tsunami ce jour là. Comme nous le savons maintenant, l’impact initial qui provoqua 19 000 morts et disparus fut seulement un début. Ce qui commença comme un désastre naturel se changea rapidement en un désastre provoqué par l’homme, après que l’un après l’autre, les systèmes de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi tombèrent en panne. Trois des six réacteurs’effondrèrent et commencèrent à libérer de la radiation dans l’atmosphère et l’océan.
    Trois ans plus tard, le Japon souffre encore des effets du désastre. Plus de 340 000 personnes sont devenues des réfugiés nucléaires, et ont dû quitter leur maison et leur travail. Le réalisateur de cinéma Atsushi Funahashi fit le documentaire « Nation nucléaire : l’histoire des réfugiés de Fukushima ». Dans le film, Funahashi suit des réfugiés de la localité de Futaba où se trouve la centrale nucléaire Fukushima Daiiti pendant l’année qui suit la catastrophe. Le gouvernement a relogé les personnes qui vivaient à Futaba dans une école abandonnée près de Tokyo où elles vivent entassées, partagent des espaces communs, vivent à plusieurs familles dans une même pièce, et reçoivent de la nourriture en boite trois fois par jour. J’ai demandé à Funahashi quelles perspectives de futur avaient ces 1400 personnes. « Peu, vraiment. La seule chose que leur dit le gouvernement c’est qu’ils ne pourront pas retourner à Futaba avant au moins 6 ans ». On donna aux familles la permission de retourner chez eux pour prendre leurs affaires personnelles mais pour deux heures seulement. Comme l’avait fait Wilfred Burchett, Funahashi dut enfreindre l’interdiction de voyager dans les zones dévastées par l’accident nucléaire afin de capturer avec sa caméra les moments douloureux du retour au foyer de l’une de ces familles. Funahashi me raconta qu’une famille lui donna un des quatre laissez-passer qu’ils avaient pour pouvoir se rendre à Futaba. « J’avais essayé de négocier avec le gouvernement, mais je n’ai pas obtenu la permission de me rendre là-bas. Aucun journaliste ni documentaliste n’a eu le droit de se rendre dans la zone, mais je m’entendais très bien avec cette famille .Ils m’ont dit : « On a quatre laissez-passer et on va en utiliser seulement deux, pourquoi n’y allons nous pas ensemble ? ». Et Funahashi partit avec cette famille.
    Le refus du Gouvernement d’accorder un laissez-passer à Funahashi révèle un autre problème qui est apparu depuis le tremblement de terre, c’est la pratique du secret. Le Premier Ministre conservateur du Japon, Shinzo Abe promulgua une loi controversée de secrets d’Etat en décembre 2013. A Tokyo, le professeur de l’université de Sophia Koichi Nakano remarque au sujet de cette nouvelle loi : « Evidemment cette loi concerne surtout les mesures de sécurité et antiterroristes, mais quand les paramètres ont changé il fut de plus en plus évident que l’interprétation de ce qu’est réellement un secret d’état peut être quelque chose de très arbitraire, que les chefs de gouvernement définissent avec pas mal de liberté. Par exemple, la loi permet de surveiller à leur insu, les organisations citoyennes qui s’opposent à l’énergie nucléaire ainsi que l’arrestation de ses membres. »
    Depuis que le désastre nucléaire a eu lieu, un fort mouvement de base qui réclame le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du Japon a surgi. Naoto kan, qui était Premier Ministre du Japon au moment de la catastrophe a expliqué comment sa position au sujet du nucléaire a changé : « Ma position avant le 11 Mars 2011 était que tant qu’ont était assurés que les centrales fonctionnaient de façon sûre, elles pouvaient et devaient exister. Toutefois, après avoir vécu le désastre, j’ai changé radicalement d’opinion. Les accidents, comme les accidents d’avion peuvent avoir lieu. Et parfois des centaines de personnes meurent dans un accident, mais aucun autre type d’accident ou de désastre ne pourrait affecter 50 millions de personnes. Peut-être une guerre, mais aucun autre type d’accident ne peut provoquer une telle tragédie ».
    Le Premier Ministre actuel, chef du Gouvernement le plus conservateur depuis la deuxième guerre mondiale, veut réactiver les centrales nucléaires du Japon malgré la forte opposition populaire. A Tokyo, on manifeste chaque jour devant son domicile.
    Assis sur les décombres d’Hiroshima en 1945, le journaliste indépendant Wilfred Burchett écrivait : « On reste avec une sensation de vide à l’estomac face à une dévastation d’une telle magnitude provoquée par l’homme ». Les deux attaques avec la bombe atomique des Etats-Unis contre la population civile de Hiroshima et de Nagasaki, ont encore aujourd’hui de graves effets sur la société japonaise. De la même façon, le triple désastre du tremblement de terre, du tsunami et l’actuel désastre nucléaire affectera plusieurs générations. La dangereuse trajectoire qui va des armes nucléaires à l’énergie nucléaire est mise en question par un mouvement populaire grandissant qui réclame la paix et la durabilité. C’est une leçon pour le reste du monde.
    Amy Goodman et Denis Moynihan

    http://www.democracynow.org/blog/2014/1/16/fukushima_an_ongoing_warning_to_the

    Traduit de l’espagnol

    http://www.rebelion.org/noticia.php?id=179633 par Irisinda

    URL de cet article 24540

    http://www.legrandsoir.info/l-avertissement-de-fukushima-une-lecon-pour-le-reste-du-monde-democracy-now.html

     


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  • La bombe atomique qui a failli faire sauter New York en 1961

    Les pays dotés du nucléaire sont gouvernés par des dirigeants sans conscience et pour qui la vie de quelques centaines de milliers d'êtres humains ne compte pas.
    Transporter des combustibles et des déchets nucléaires, des bombes atomiques, relève d'une inconscience criminelle sans limite qui s'ajoute à l'utilisation de cette technologie mortifère.
    Les États-Unis, qui se prennent pour les gendarmes du monde, sont sans aucun doute les champions :
    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/bombes_us.html
    Il faudra le dire et le répéter sans cesse, l'énergie nucléaire a d'abord été développée pour construire des bombes atomiques. Les réacteurs nucléaires civils y participent largement, par le recyclage de combustibles tels que  l'uranium 235 ( Hiroshima ) et le plutonium 239 ( Nagasaki ). La production d'électricité permettant de masquer le but principal de ces réacteurs. Il paraît qu'aujourd'hui les réacteurs civils ne produisent plus ces matières, aux fins de constructions de bombes A. Mais le secret et les mensonges autour du nucléaire en général sont tels qu'il est permis de douter.
    Jusqu'ici, tout va bien.

    Gaulois.


    21 septembre 2013

    http://www.rfi.fr/zoom/20130921-bombe-atomique-failli-faire-sauter-new-york-1961

    Un bombardier B-52 comme celui qui s'est écrasé en janvier 1961, en Caroline du Nord, chargé de deux bombes nucléiares.
    (PhotoTime Life Pictures/Us Air Force/Getty Images)
    Par Claire Arsenault
    Une bombe atomique américaine a failli exploser aux Etats-Unis en 1961 suite à l’accident d’un bombardier. C’est le journal britannique The Guardian qui révèle l’affaire plus de soixante ans après, suite à la « déclassification » d’un document gardé secret jusqu’à présent.
    La bombe H avait 260 fois la puissance de celle d’Hiroshima. Le 23 janvier 1961, un bombardier B-52 avec dans ses soutes deux bombes atomiques d’une charge de 4 mégatonnes chacune, se disloque en plein vol quelques minutes après son décollage. Les deux engins MK 39 Mod 2 sont largués au-dessus de Goldsboro, en Caroline du Nord.
    Une des deux bombes est désactivée conformément au processus de sécurisation qui fonctionne parfaitement ; elle sera retrouvée suspendue à son parachute, dans un arbre. Pour l’autre, les choses ne se passent pas comme prévu. Les premières des quatre étapes de désactivation prévues échouent : le parachute de la bombe s’ouvre et la mise à feu s’enclenche exactement comme lors d’un largage intentionnel. L’explosion dévastatrice est évitée de justesse grâce à un simple interrupteur à faible voltage qui fonctionne en dernier ressort.
     
    Sans ce modeste bouton, des villes aussi importantes que Washington, Baltimore, Philadelphie et même New York auraient été frappées ainsi que leurs millions d’habitants. Ces informations ont été obtenues par un journaliste du quotidien The Guardian en vertu de la loi américaine sur le droit d’informer (Freedom on Information Act). Le document de huit pages récemment déclassifié a été rédigé huit ans après ce qui aurait pu être une catastrophe majeure.
     
    « Comment j’ai appris à me méfier de la bombe H »
     

                                       Aux Etats-Unis, la bombe de Goldsboro dont les dispositifs de sécurité

                                         ont fonctionné, retrouvée accrochée à son parachute dans un arbre,

                                                                                  en janvier 1961

    À l’époque, l’accident du bombardier avait été évoqué dans la presse soulevant de nombreuses spéculations quant aux risques courus, à son insu, par la population. L'armée de l'air avait assuré à la population que les bombes n'étaient pas armées et que par conséquent il n'existait aucun risque de contamination radioactive.
     
    Toute mise en cause avait été balayée par le gouvernement de l’époque qui soutenait que jamais des vies n’avaient été menacées par des conditions de sécurité défaillantes de l’arsenal nucléaire américain. Or, dans le document que s’est procuré le Guardian, un ingénieur confirmé des laboratoires Sandia chargés de la sécurité mécanique des armes nucléaires, reconnaît qu’un seul dispositif de sécurité sur quatre a fonctionné correctement évitant ainsi une catastrophe nucléaire aux Etats-Unis.
     
    Intitulé « Goldsboro revisité, ou comment j’ai appris à me méfier de la bombe H », en référence au film de Stanley Kubrick Docteur Folamour, le rapport secret de l’ingénieur Parker Jones dit sans détour que « la bombe MK 39 Mod 2 ne possédait pas les mécanismes de sécurité appropriés pour un usage aéroporté à bord d’un B-52 ». Ce n’est qu’en heurtant le sol que le quatrième et ultime verrou de sécurité s’est déclenché, rappelle-t-il.
     
    Ce rapport secret a été découvert par le journaliste du Guardian Eric Schlosser dans le cadre de recherches en vue de publier un ouvrage sur la course aux armements. Les documents sur lesquels a travaillé ce journaliste lui ont permis de mettre au jour quelque 700 incidents et accidents significatifs impliquant 1 250 armes nucléaires pour la seule période allant de 1950 à 1968.
    « Le gouvernement américain a toujours essayé de dissimuler ces informations aux Américains, de façon à éviter toute question sur la politique des armes nucléaires » écrit Eric Schlosser. « On nous disait qu’il n’y avait aucun risque pour que ces armes explosent d’une manière accidentelle ; à Goldsboro, on a été à deux doigts que cela se produise », remarque, un rien soulagé, le journaliste.


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  • Mort pour l'Europe

       Je vous invite à consulter cet article d'un ami, Jean-Yve P.  sur Agora vox.

    Article qui résume assez bien le titre " Mort pour l'Europe ".

    J'ose dire mort pour la gloire, mais quelle gloire ? Sûrement pas celle des millions de victimes.

    Gaulois.

    http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/mort-pour-l-europe-134618

     

     

     


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  • Urgence d'une société décentralisée.

     Soyez rassurés, jusque-là, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ceci grâce à la prétention et l' arrogance de l'humain au point qu'il ne croit pas au scénario que nous décrit Rachel Langlet. D'ailleurs, les septiques vont certainement taxer ces lanceurs d'alertes de catastrophistes illuminés.
    Pourtant, une catastrophe de cette envergure est parfaitement envisageable et n'importe quel scientifique qui se respecte ne peut démentir.
    En avant propos de l'argumentaire de Rachel Langlet, je vous invite à lire celui de Yves Bourgois.

    Gaulois.

    http://fr.groups.yahoo.com/group/monnaieSolidaire/message/424

    Pour illustrer mon propos, je joins à celui-ci, le message de Rachel LANGLAIS, physicienne, qui au départ du risque important d'éruptions solaires fortes, décrit un scénario qui pourrait mener au black out mondial et à un cahot planétaire au niveau du nucléaire qui relèguerait Fukushima et Tchernobyl à de tous petits accidents !
     
    Mais ce qui n'est pas dit, et ce dont ont parlé plusieurs autres physiciens, c'est le risque d'une panne générale des satellites et de dispositifs électroniques indispensables à la télécommunication pourrait être la conséquence d'une éruption solaire comparable à celle de 1859. Conséquence : panne générale du système de télécommunication et donc d'internet. En quelques minutes nous pourrions être privés de tous les services bancaires, donc, non seulement plus de téléphone, mais plus d'argent ! Les avions, sans contrôle gps, ni radar, ni moyen de communiquer avec les aéroports, devraient atterrir manuellement, sur base des seules capacités visuelles des pilotes et de leurs connaissances géographiques !  A entendre ces physiciens, il semblerait que le monde politique soit totalement sourd face à ces propos, et qu'aucun plan  ne serait prévu pour sauvegarder par exemple le fonctionnement minimal du réseau électrique en cas de catastrophe
     
    De manière plus générale, nous pourrions mettre en évidence la très grande fragilité du système centralisé dont s'est dotée la civilisation humaine. Seules les tribus africaines autarciques, dites sous-développées, pourraient être épargnées de catastrophe concernant les systèmes centralisés qui sont l'énergie électrique, le système financier, etc ... Tout ceci doit se comprendre à travers un nouveau paradigme écologique et économique. Le concept de résilience en systémique décrit la faculté d'un système de résister à des crises majeures et imprévisibles auxquelles ces systèmes peuvent être soumis. A ce sujet des biologistes ont expérimenté une foule d'écosystèmes, mettant plusieurs paramètres en parallèle : celui de résilience, celui d'efficacité et celui de diversité. L'écosystème est résilient s'il résiste bien aux agressions provenant de l'extérieur. Il est efficace s'il produit abondamment ce qu'il a besoin pour croître et se développer. Il est diversifié, si peu homogène, il dépend peu d'organes vitaux centralisateurs. La conclusion est que la diversité favorise  la résilience, et que l'efficacité va de paire avec la centralisation et une faible diversité. En gros, notre système industriel, agricole et économique a choisi l'efficacité au profit de la centralisation, d'une faible diversité (plus contrôlable d'un point de vue technologique), avec en contrepartie une très faible résilience, dont l'agriculture fait déjà grandement les frais. Mais, est concerné également par cette fragilité le dispositif centralisateur de l’économie de marché.
     
    La très faible résilience est le tendon d’Achille du système agro-industriel et financier. S’inspirer du paradigme novateur de la résilience c’est favoriser le développement d’une diversification et la sauvegarde d’une autonomie locale. Certes, cette démarche peut paraître irrationnelle,  mais elle aurait comme première conséquence de créer des emplois multiples et diversifiés, tout en favorisant l’économie locale, avec à la clé une relative et nécessaire autarcie des petites communautés les unes par rapport aux autres !
     
    Pour revenir au réseau électrique, il faudrait que celui-ci puisse être géré manuellement et localement en cas de problème, et qu’il intègre des unités locales de cogénération qui allient la production de chaleur (pour le chauffage domestique de quartiers) à celui de l’électricité. Il faudrait que l’éolien et le solaire soit maîtrisé par des opérateurs locaux. Il faudrait que ces opérateurs locaux soient maîtres de l’exportation et de l’importation d’électricité et que le nucléaire soit purement et simplement supprimé vu son effet extrêmement centralisateur, son inertie, le danger écologique qu’il représente, et le risque de favoriser le développement d’armes nucléaires. Pour l’instant c’est un parc informatique centralisé qui gère toute la distribution d’électricité d’un continent, rien de plus favorable au terrible effet domino qui occasionne le black out.
     
    En fait, il est très imprudent que toutes les communautés locales dépendent d’un système financier central, d’un réseau électrique régit par un système informatique central, d’une agriculture industrielle. Il est nécessaire en cas de crise, que chacune de ces communautés puissent se replier sur une organisation locale pour survivre, tant sur le plan énergétique, que celui de l’eau de l’approvisionnement en nourriture etc. L’instinct des villes en transition de recréer une autonomie locale est simplement inspiré par une recherche de résilience dont tous les écosystèmes durables sont dotés !  Mais si cette dynamique citoyenne rencontre un réel succès, il ne faudrait pas penser que le politique puisse se décharger de cette tâche !  Les gouvernants doivent aussi mener une politique favorable à la résilience. Outre la possibilité de gérer localement le réseau électrique, il faudrait favoriser au niveau politique la permaculture, les petites fermes familiales,  le compostage des déchets organiques, l’installation de toilettes sèches dans les lieux publics, l’instauration d’une monnaie locale et enfin la création d’emploi pour gérer les composts, les jardins partagés, les petites fermes etc… Même si ce n’est pas « rentable », le rendement social compensera la perte par le plein emploi pour des espaces résilients.  L’idée, au niveau politique doit donc s’inspirer de ce nouveau paradigme issu de l’observation des écosystèmes durables. 
     
    Yves Bourgois

    --

    Rachel LANGLET
    Thèse de physique en 2004
    Actuellement contractuelle dans l’administration, Éducation Nationale,
    Université de Franche-Comté, UFR ST, Besançon (25), France

    Chers citoyens de la Terre,
    Je souhaite vous alerter sur une terrible catastrophe qui pourrait survenir avec une probabilité intolérable et remettre en cause la survie de l’humanité, mais aussi l’existence même de la vie complexe sur Terre.
    A la fin de l’été 1859, une série d’éruptions solaire de très grandes intensités a provoqué l’une des plus fortes tempêtes magnétiques sur Terre. Les postes de télégraphie, seul réseau de communication de l’époque, ont littéralement explosé à cause de la surcharge électrique. Des aurores boréales étaient observables sur presque toute la surface de la planète [1]. Selon la NASA, des éruptions solaires hors normes ont une plus grande probabilité de survenir pendant les minima solaires les plus bas, comme ce fut le cas en 1859. A l’échelle des temps géologiques ce n’est pas un phénomène exceptionnel. Des éruptions solaires de même intensité, voire plus intenses, ont déjà frappé la Terre sans conséquences dramatiques pour les êtres vivants qui la peuplent. Cependant, la civilisation humaine a changé ce risque. La NASA et la NOAA prévoient qu’un tel minimum solaire, comparable à la situation de 1859, sera de nouveau atteint début 2013, et craignent la survenue d’éruptions solaires d’intensité comparable [2]. Dans un rapport récent [3], le laboratoire ORNL (Oak Ridge National Laboratory, travaillant pour le département de l’énergie aux USA) a calculé que pendant les 40 ans de durée théorique d’exploitation des centrales nucléaires, la probabilité de survenue d’une panne de courant durable, provoquée par une activité solaire intense, s ‘élève à 33% !
    Aujourd’hui, une tempête magnétique aussi intense pourrait avoir un impact économique évalué à 20 fois celui de l’ouragan Katrina [4]. Les surtensions colossales engendrées par les courants électriques dans les sols seraient susceptibles de détruire en série les transformateurs électriques. Du fait du haut degré d’intrication des différents réseaux électriques, des pannes en cascade pourraient créer les conditions d’un black out mondial et durable. La destruction de nombreux transformateurs rendrait impossible le rétablissement rapide du courant, et leur remplacement prendrait des années, en supposant l’alimentation électrique des industries. Un tel événement conduirait rapidement au chaos du fait de la rupture de nombreux réseaux vitaux, dépendant directement de l’alimentation électrique : eau potable, alimentation, santé, télécommunications, sûreté des états, mais n’avons-nous pas oublié quelque chose ?
    Une centrale nucléaire ne s’arrête pas comme on éteint une lampe, les réacteurs nucléaires devront continuer d’être refroidi sans interruption même longtemps après leur arrêt, ainsi que les piscines de désactivation (pensez aux graves incidents de la piscine de stockage du réacteur 4 de Fukushima, malgré qu’elle contenait essentiellement du combustible usagé refroidi depuis plusieurs mois déjà). En Suisse, bien que l’IFSN (Inspection Fédérale de la Sécurité Nucléaire) nous assure que les centrales nucléaires de la confédération sont protégées contre les effets électromagnétiques des tempêtes solaires [5], elle admet cependant qu’une panne de courant durable compromettrait gravement la sécurité des sites nucléaires suisses, et préfère juger ce risque hautement improbable.        
    La sécurité d’une centrale nucléaire est basée sur l’hypothèse implicite que le réseau électrique ne peut rester hors service plus longtemps que la durée de fonctionnement maximale des générateurs de secours (moins d’une semaine), mais cette hypothèse est-elle toujours valable ?
    Dans les conditions d’un black out mondial durable et d’un chaos social sans précédent, comment pourrions-nous assurer la continuité du refroidissement des 450 réacteurs nucléaires civils et des quelques 250 réacteurs militaires (et de toutes les piscines de désactivation qui les accompagnent) au-delà de quelques jours seulement, durées de fonctionnement des générateurs de secours, alors qu’il faudrait des mois voire des années pour les refroidir et stabiliser les combustibles usagés ? N’oublions pas qu’il faut de l’électricité dans les raffineries pour produire du diesel, et qu’il faut également de l’électricité pour le récupérer depuis les stations de pompage… Et comment amener ce carburant aux centrales nucléaires au milieu d’une société en déroute, où pillages et violence risqueraient très vite de devenir la norme… Comment garantir, dans ces conditions, que les centaines de réacteurs que compte la Terre n’entreront pas en fusion suite aux multiples défauts de refroidissement, et n’exploseront pas les uns après les autres ? Et comment dans ces conditions les hommes pourront-ils tenter de circonscrire les multiples catastrophes ? Les hommes, dépassés par les évènements, laisseraient des catastrophes se poursuivre sans plus aucun contrôle. Les centrales laissées à l’abandon continueront de rejeter leurs effluves radioactifs dans l’atmosphère. Pour chaque réacteur, le résultat serait probablement bien plus grave que le bilan de Tchernobyl, où l’intervention humaine avait réussi à réduire les pires craintes des spécialistes. Un tel cataclysme rendrait une grande partie de la surface terrestre inhabitable, du fait du rejet massif de radioéléments dans l’atmosphère, et ferait probablement définitivement basculer l’histoire humaine dans le néant de l’oubli [6].
    La tâche est déjà ardue quand il ne s’agit que d’une seule centrale, comme ce fut le cas l’an dernier à Fukushima, tout en sachant que le Japon n’avait pas été dévasté sur toute sa superficie, et disposait donc encore de ressources et d’infrastructures pour circonscrire au mieux la catastrophe. Imaginons la gestion multiple de plusieurs centaines de catastrophes nucléaires dans un contexte de famine et de chaos global, et avec un effondrement total du réseau électrique ?
    Demandez-vous pourquoi un tel scénario n’est-il presque jamais envisagé officiellement par les spécialistes, ni au cours des débats, ou dans les films ? Pourtant, une telle catastrophe ferait un très bon scénario de film de fin du monde ? Pourquoi une telle omerta concernant le risque d’une panne de courant globale, qui conduirait à court terme à l’explosion de la plupart des réacteurs ? S’il existait une solution, il y a bien longtemps que nous le saurions ! Les scientifiques savent qu’une éruption solaire aussi intense que celle de 1859 n’est pas de la science fiction et peut survenir à nouveau, que ce soit en 2013 ou plus tard. Plus nous attendons, plus nous risquons de transformer ce risque en certitude. Poursuivre l’exploitation de l’énergie nucléaire, c’est comme jouer à la roulette russe. Le cycle solaire actuel semble d’ailleurs augmenter grandement la probabilité d’un tel évènement. Ce silence des médias et des autorités ne signifie qu’une chose : le lobby nucléaire ne se relèverait probablement jamais de la médiatisation d’un tel risque, car aucune solution concrète n’a été prévue pour les centaines de réacteurs déjà existants, et si le peuple savait, il demanderait immanquablement leur fermeture immédiate !
    Nous sommes peut-être en train de jouer la survie de la planète et de l’humanité tout entière sur un simple coup de dés…
     - Posez la question aux spécialistes du nucléaire aux industries qui gèrent les centrales nucléaires.
     - Posez la question aux biologistes, aux biophysiciens, concernant les effets d’une centaine d’explosions comme « Tchernobyl » sur Terre, voire plus.
     - Posez la question aux astronomes, aux physiciens spécialistes de l’activité solaire.
     - Relayez cette question au reste du monde, aux médias.
     - Interpellez les élus, les politiques, ils doivent savoir ce que nous risquons !
    Et surtout, le peuple doit savoir, car l’avenir de la Terre et les dangers qu’elle court à cause de l’industrie nucléaire nous concernent tous. Quand ce scénario catastrophe se réalisera, AUCUN ÊTRE HUMAIN sur Terre ne sera épargné par la contamination radioactive !
    Et n’oubliez pas que :
     - Ce scénario n’est pas improbable, à 150 ans près, on aurait déjà pu le connaître. La question n’est pas « si une éruption hors norme peut générer un black out durable » mais bien « quand cette prochaine éruption aura lieu ».
     - Si cela arrivait maintenant, le désastre serait irréparable, et ne nous laisserait AUCUNE CHANCE de reconstruire quoi que ce soit, la vie sur Terre serait d’ailleurs gravement compromise à l’échelle de continents entiers.
     - D’autres solutions que le nucléaire existent, la multiplicité des sources (éolien, géothermie, hydraulique, solaire, etc.), et de très nombreuses économies d’énergie peuvent être planifiées. Beaucoup de pays se passent totalement de l’énergie nucléaire dans le monde et en Europe. Il s’agit avant tout d’une décision politique, et de toute façon, nous n’avons pas le choix devant un TEL RISQUE.
     - Ce risque dépasse les frontières, et peut anéantir en quelques jours tous les autres combats environnementaux que nous menons, tous nos idéaux et nos espoirs, et cette planète vivante que nous aimons tant ! Il dépasse nos métiers, nos croyances, nos pays, il s’agit de préserver la continuité de la vie sur Terre !
     
    Il se pourrait qu’un jour, votre région, votre ville, votre village soit mortellement et irrémédiablement contaminé par la radioactivité, même si vous vivez très loin de toute centrale nucléaire, à cause de l’imprévoyance des hommes face à la nature. Je ne peux l’accepter…

    Le peuple doit savoir.
    [1] http://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2008/06may_carringtonflare
    [2] prédictions de la NASA et de la NOAA sur l’activité solaire :
    http://www.noaa.gov/features/03_protecting/whenthesunactsup.html
    [3] http://uk.ibtimes.com/articles/193517/20110806/solar-storm-catastrophic-nuclear-threat-united-states-satellite-communications-nuclear-regulatory-co.htm
    [4] http://www.guardian.co.uk/science/2011/feb/21/solar-storms-global-katrina
    http://www.independent.co.uk/news/science/solar-storm-could-cause-more-damage-than-hurricane-katrina-2221706.html
    [5] http://www.ensi.ch/fr/installations-nucleaires/installations-nucleaires-en-suisse/
    [6] www.naturalnews.com/033564_solar_flares_nuclear_power_plants.html
     
    Mes motivations : je ne tiens absolument pas à faire du catastrophisme gratuitement, ni à apporter du grain à moudre à tous les adeptes du calendrier Maya ou autre croyance spirituelle. J’ai une formation scientifique, j’ai connaissance scientifiquement des risques et dangers liés à l’industrie nucléaire, même si je ne suis pas professionnelle dans le domaine. Après la catastrophe de Fukushima, j’ai pris conscience du cataclysme nucléaire que nous pourrions subir, que la planète Terre dans son ensemble pourrait subir, si une éruption solaire de même intensité que celle de 1859 survenait dés aujourd’hui, et provoquait une panne de courant mondiale et durable. Je ne tiens absolument pas à « spammer » votre boîte aux lettres, ce courriel sera le seul. Il a été envoyé à plusieurs centaines d’adresses : des associations environnementales, nationales ou internationales, les mairies des communes françaises les plus proches des centrales et sites nucléaires, des journalistes, des personnalités individuelles. Ces adresses ont été laborieusement collectées à la main pendant plusieurs semaines. Je vous en supplie, transmettez ce savoir autour de vous. Nous devons à tout prix agir, avant que l’irréparable ne survienne !
    En connaissant ce risque, comment pourrions-nous ne rien faire ?
     Rachel LANGLET.




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  •    Vous l'avez remarqué, le nucléaire tient une place importante sur mon blog. Il y a tellement à dire et à dénoncer sur cette question. J'ai donc créé une nouvelle rubrique qui s'intitule : " Nucléaire - L'holocauste qui vient ".

    Les articles qui suivent sont significatifs de l'ordre mondial qui règne maintenant et qui, grâce ou plutôt à cause du nucléaire, conduit inexorablement vers un Holocauste. 

    Gaulois.

     

    Interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences de la Terre: Un holocauste nucléaire mondial nous menace

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     Un lien parmi d'autres sur le net :

     djamazz.centerblog.net/4483824-un-holocauste-nucleaire-mondial-nous-menace-

    Un holocauste nucléaire mondial nous menace

    Leuren Moret est une spécialiste des sciences de la Terre qui passe tout son temps à informer les citoyens, les médias, les membres des parlements et du Congrès ainsi que d'autres responsables sur les problèmes posés par la radioactivité. Elle a commencé à tirer la sonnette d'alarme en 1991 au Livermore Nuclear Weapons Lab après avoir été témoin d'une fraude scientifique importante sur le Yucca Mountain Project. Elle travaille actuellement en tant que scientifique indépendante spécialiste de la radioactivité dans différents groupements de par le monde. Elle a participé à la sous-commission des Nations Unies qui a enquêté sur l'uranium appauvri (UA). Elle a été témoin au Tribunal pénal pour l'Afghanistan au Japon en 2003, présenté un exposé à la Conférence mondiale sur les armes à l'uranium, à Hambourg, en octobre 2003, et est intervenue en janvier 2004, à Bombay, au Tribunal mondial des femmes sur les crimes de guerre des Etats-Unis ainsi qu'au Forum social mondial.

    Un holocauste nucléaire mondial nous menace
    Iconoclast: Quels sont les derniers développements en matière de réduction de l'exposition des troupes américaines à l'UA?

    Leuren Moret: Une jeune ancienne combattante, Melissa Sterry, a déposé dans son Etat du Connecticut un projet de loi demandant des examens médicaux indépendants pour les vétérans des guerres du Golfe et d'Afghanistan jusqu'en 2001.
    Elle a dit l'avoir fait parce qu'elle était malade et que ses amis étaient morts pour avoir servi lors de la guerre de 2003. Je me suis intéressé à cette loi et je lui ai parlé. Hier, elle a témoigné deux fois aux Nations Unies. J'ai dit: «Pourquoi ne pas introduire cette loi dans la législature de tous les Etats américains, car elle informe le public et incite les médias à en parler?»

    Les USA refusent toute responsabilité aux niveaux international ou national. Ils ont totalement étouffé l'affaire, comme pour l'agent Orange, les «vétérans atomiques»1 et le projet "Mkultra"2. C'est le même phénomène, mais le problème est beaucoup plus grave, parce qu'il concerne l'avenir génétique de tous ceux qui ont été contaminés. Maintenant, de vastes régions du globe sont contaminées par l'UA. On en a utilisé une telle quantité! En nombre d'atomes libérés dans l'atmosphère – un professeur japonais a fait le calcul – cela représente plus de 400 000 bombes de Nagasaki. Et ce nombre est sous-estimé.

    La plus grande tragédie de l'histoire du monde

    Je suis allée en Louisiane en avril 2005, invitée à parler pendant trois jours à l'université de la Nouvelle-Orléans. Un des vétérans présents m'a demandé de participer à leur manifestation dans les rues de la ville. Il a présenté la loi du Connecticut aux législateurs, appuyé par deux d'entre eux, et il leur a dit: «Il vous suffit de remplacer Connecticut par Louisiane.» Eh bien, vous n'allez pas me croire, la loi a été adoptée hier par 101 voix sans oppositions ni abstentions.

    Je souhaite que vous en parliez, car nous avons besoin de cette loi au Texas. Le Nevada est sur le point de la proposer. Le député au Congrès Jim McDermott va l'introduire dans la législation de l'Etat de Washington. Nous voulons que le gouverneur du Montana le fasse également car c'est le premier gouverneur à demander le retour de sa Garde nationale. Je crois que la moitié de ses membres est de retour. Il a dit: «J'en ai besoin dans mon Etat.»

    Le problème de l'UA est vraiment épouvantable. Je ne crois pas qu'il y ait une plus grande tragédie dans l'histoire du monde.

    Y a-t-il un risque que les armes à l'UA utilisées ailleurs contaminent l'atmosphère ici?

    L'atmosphère est contaminée partout dans le monde. Il suffit d'une année pour que le mélange se fasse complètement. Je suis une spécialiste des poussières atmosphériques, une spécialiste des sciences de la Terre, une géologue, et c'est pourquoi j'ai étudié la question. C'est vraiment un sujet fascinant.
    Nous avons de gigantesques tempêtes d'un million de miles carrés qui transportent des millions de tonnes de poussières et de sable chaque année dans le monde.

    Le principal centre de ces tempêtes est le désert de Gobi, endroit où les Chinois ont fait des essais atomiques si bien que tout est contaminé par la radioactivité. Les poussières vont directement au Japon, traversent le Pacifique et viennent se déposer aux Etats-Unis. Elles contiennent des isotopes radioactifs, des suies, des pesticides, des produits chimiques, des champignons, des bactéries, des virus, etc.

    Le désert du Sahara est une autre énorme zone de poussières qui montent en Europe, traversent l'Atlantique, arrivent aux Caraïbes et de là sur la côte Est des Etats-Unis. Bien sûr, elles parviennent au Texas avec les ouragans.

    La troisième région est l'Ouest des Etats-Unis, où est située la zone d'essais du Nevada. Les Américains y ont fait 1200 essais d'armes nucléaires si bien que cette radioactivité, qui est toujours là, a provoqué une épidémie mondiale de cancers depuis 1945. Le total de ces radiations représente l'équivalent de 40 000 bombes de Nagasaki. Aujourd'hui, il doit être dix fois plus élevé.

    En avril 2003, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré qu'elle s'attendait à ce que le taux mondial de cancers augmente de 50% d'ici à 2020. La mortalité infantile, indicateur de la pollution radioactive, augmente de nouveau dans le monde. Lorsque les Etats-Unis et la Russie eurent signé le Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires en 1963, la mortalité infantile recommença à baisser, ce qui est normal.

    Cancers, malformations, atteintes du cerveau

    Un de nos correspondants m'a envoyé une série de photos de la tempête de sable Al-Asad du 28 avril en Irak.

    C'est justement de ces poussières que je parle.

    On y voit une gigantesque muraille de sable.

    Je possède 16 photos de cette tempête qu'on m'a envoyées avec celles d'enfants atteints de cancer et de leucémie prises par des médecins irakiens. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette tempête?

    J'ai pensé que c'était spectaculaire.

    Cela déplace toute la radioactivité, mais ce sont les plus grosses particules. L'UA brûle à des températures très élevées. Les projectiles de gros calibre sont déjà en feu quand ils sortent du canon parce qu'ils sont enflammés par le frottement à l'intérieur du canon. 70% de l'UA se transforme en vapeur métallique.
    Il s'agit là en réalité d'armes à gaz radioactif qui contamine le terrain. Je vais vous indiquer le site Internet où vous trouverez la note de 1943 adressée au général Leslie Grove dans le cadre du Projet Manhattan. Ils ont largué les bombes atomiques mais ils n'ont pas utilisé les armes à l'UA parce qu'ils les trouvaient trop effroyables. J'ai voyagé dans tout le Japon avec un pédiatre de Bassora et un oncologiste. Ces malheureux médecins, leurs familles tout entières sont en train de mourir d'un cancer. Et il ne s'agit là que des effets de la première guerre du Golfe, mais les Forces armées en ont utilisé beaucoup plus en 2003, dans tout le pays.

    A quoi les soldats peuvent-ils s'attendre quand ils rentrent chez eux?

    S'ils se trouvaient dans des blindés Bradley, ils rentrent chez eux avec des cancers du rectum parce qu'ils étaient assis sur des caisses de munitions. Les jeunes femmes souffrent de graves endométrioses3 et elles n'arrêtent pas de saigner. Certaines d'entre elles ont un cancer de l'utérus, des filles de 18, 19, 20 ans.

    L'Armée ne veut même pas les examiner ni les traiter. Elle les renvoie sur les champs de bataille. 20 soldats ont été transférés du Koweït à Bagdad en 2003: ils souffrent tous de tumeurs malignes.

    Est-ce que le fait d'avoir été exposés à l'UA affecte leur psychisme quand ils rentrent chez eux?

    L'UA forme, à des températures très élevées, des particules d'oxyde d'uranium qui ne sont pas solubles. Elles sont au moins 100 fois plus petites qu'un globule blanc. Les soldats les absorbent en respirant. Elle traversent le nez, puis le bulbe olfactif et pénètrent dans le cerveau où elles s'attaquent aux processus cognitifs.

    Cela affecte les mécanismes de contrôle de l'humeur. Quatre soldats de Fort Bragg rentrés d'Afghanistan ont tué leur femme dans un délai de deux mois.

    Selon une étude de l'Association des Vétérans, sur un groupe de 251 vétérans de la première guerre du Golfe originaires du Mississipi, 67 avaient à leur retour de l'UA dans leur équipement, leur organisme, leur sperme. En outre, alors qu'ils avaient eu des bébés sains avant de partir, ceux nés après la guerre présentaient de graves malformations congénitales – absence de cerveau, d'yeux, de bras, de jambes, d'organes internes – et souffraient de terribles maladies de sang. C'est horrible. Le magazine Life a publié un article illustré de photos intitulé «Les toute petites victimes de Tempête du Désert. Vous devriez voir ça, ces enfants d'après la guerre du Golfe jouant avec leurs frères et soeurs normaux.

    Au fond, c'est comme fumer du crack, sauf qu'ici la substance est radioactive. Elle pénètre directement dans la circulation sanguine et atteint les os, la moelle épinière, le cerveau et également le foetus. C'est un poison systémique et radiologique.

    L'UA tue tous les êtres vivants

    Qu'en est-il des gens ici, aux Etats-Unis? Vous dites que l'UA se mélange et se répand dans le monde entier.

    Oui, il se mélange dans le monde entier. Nous respirons ici la fumée secondaire, comme les non-fumeurs, dans une pièce, respirent celle des fumeurs.

    Est-ce que cette fumée secondaire s'épaissit tandis que nous parlons?

    Oui, la concentration de particules d'UA dans l'atmosphère dans le monde entier est en train d'augmenter. On a des raisons de penser que les Etats-Unis ont l'intention de bombarder l'Iran. Nous surveillons les usines d'armement américaines. Elles ont reçu d'importantes commandes de ces énormes bombes antibunker dont les têtes contiennent 5000 livres4 d'UA.

    Donc le pronostic pour l'Amérique n'est pas vraiment bon.

    Non, il est vraiment mauvais.

    Et si ça continue?

    Cela tuera la population du monde entier. Cela a déjà commencé, et cela n'affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, tout.

    Ainsi, notre nourriture, par exemple, si elle contient de l'UA, celui-ci va pénétrer dans notre organisme puis cela va polluer les océans et affecter toute la vie sous-marine?

    Oui, l'UA est dans l'air, l'eau et le sol. La demi-vie de l'UA, l'uranium 238, est de 4,5 milliards d'année, l'âge de la Terre.

    Pouvons-nous revenir en arrière en ce qui concerne les dommages déjà causés? Peut-on procéder à une décontamination?


    Non. C'est impossible. Ce qui se passe, c'est que ces toutes petites particules flottent dans l'atmosphère tout autour du globe.
    Il y a déjà des particules de plutonium et d'uranium qui flottent depuis les essais de bombes atomiques. Elles sont si petites que les molécules qui viennent les heurter les maintiennent en suspension dans l'air si bien que seuls la pluie, la neige, le brouillard et la pollution en débarrassent l'atmosphère en les déposant dans l'environnement. La surface de ces particules devient humide, elles tombent sur les matières et y collent comme de la glu. Vous ne pourrez jamais détacher ces particules. Avez-vous jamais essayé de faire tomber une goutte d'eau sur une autre goutte d'eau se trouvant sur la lame porte-objet d'un microscope? Vous ne pouvez plus les séparer.

    Non.

    C'est ce qui se produit avec les particules radioactives. Une fois qu'elles ne circulent plus dans l'atmosphère, elles collent à toutes les surfaces sur lesquelles elles atterrissent. On ne peut pas les laver. S'il pleut continuellement ou qu'elles se trouvent dans une rivière, sur un rocher, sur une pierre, etc. elles y resteront. Vous ne pensiez pas que c'était aussi grave.

    Non, pas à ce point. Je croyais que c'était un phénomène assez isolé.

    Non. Ce qui était là-bas, en Irak, un jour donné apparaît chez nous au bout de quatre jours environ. Je ne sais pas si vous avez suivi la catastrophe de Tchernobyl. Ce gros nuage radioactif a fait plusieurs fois le tour du globe, il fait partie maintenant de la poussière atmosphérique. Elle va partout, comme la poussière de la tempête que vous voyez sur cette photo.

    Se trouve-t-elle dans la couche supérieure ou inférieure de l'atmosphère?

    Dans la partie inférieure de l'espace orbital. Ils ont ramené à terre la station orbitale Mir quand ils eurent fini de l'utiliser. Il y avait une sorte de filet qui recouvrait l'électronique à l'extérieur de la station qui la protégeait de la radioactivité solaire car l'électronique y est très vulnérable. Ils ont analysé la surface de ce filet et ont trouvé de l'uranium et des produits de désintégration de l'uranium. Ils ont dit qu'ils provenaient des essais nucléaires atmosphériques ou de stations orbitales ayant des matériaux nucléaires ou des réacteurs nucléaires à bord et qui avaient brûlé. L'uranium peut également provenir de supernovae mais on a pensé que l'origine la plus probable étaient les essais dans l'atmosphère et la matière nucléaire que nous y mettons.

    Des armes utilisées depuis 1973

    Vous voulez dire avant tout que nous sommes en train de mener une guerre nucléaire.

    Oui, exactement. Depuis 1991, nous avons mené 4 guerres nucléaires. L'UA est une arme nucléaire.

    A votre avis en tant que scientifique, que faut-il faire pour remédier à cela?

    Il faut cesser de l'utiliser. Nous avons créé un mouvement international pour faire cesser la fabrication, le stockage, le commerce et l'utilisation des armes à l'UA.

    Les munitions que nous vendons aux autres pays contiennent-elles de l'UA?

    Oui. Le premier système d'armes à l'UA pour lequel nous ayons trouvé un brevet est apparu soudain en 1968 au Bureau américain des brevets. Il était destiné à la marine. C'était une sorte de canon Gatling à monter sur des navires. Il tirait rapidement environ 2000 projectiles à la minute. Il en tire plus de 3000 maintenant, car on l'a amélioré. Puis, en 1973, les Etats-Unis ont donné des armes à l'UA aux Israéliens et ils en ont surveillé l'emploi. Ces derniers les ont utilisées dans la guerre israélo-arabe et ils ont anéanti leur adversaire en cinq jours. Et c'était parti. C'était la première véritable démonstration de cette nouvelle arme sur un champ de bataille.

    Hughes Aircraft a mis au point le système destiné à la marine, le canon Gatling, qui est encore utilisé. Il a été fabriqué et testé en 1974. En l'espace de 6 mois, le gouvernement américain avait vendu ces armes à l'UA à de nombreuses divisions des Forces armées notamment. Il en a vendu en outre à environ
    une douzaine de pays ou peut-être un peu plus. Normalement, elles auraient dû être vendues à 80, 100, 120 pays. Or la bonne nouvelle, c'est que, en raison des risques radiologiques, biologiques et environnementaux, des quantités de pays ne les achètent pas et que ceux qui les ont achetées ont peur de les utiliser.
    Les seuls pays dont nous savons qu'ils les ont utilisées sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.

    En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l'UA sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux.

    En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l'UA. C'est que les force de l'OTAN, en 1998 et 1999, avaient effectué en Yougoslavie 39 000 attaques aériennes qui avaient laissé des amas de décombres radioactifs. Ce sont les Etats-Unis et l'Allemagne qui ont réalisé le plus de profits avec ces armes et qui se sont arrangés pour qu'on envoie dans les régions les plus contaminées les soldats des pays qui ignoraient tout de l'UA, comme l'Italie et le Portugal. Ils envoyèrent leurs
    propres troupes dans les régions les moins contaminées. Ces malheureux soldats rentrèrent chez eux et moururent au bout de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois. Leurs parents, furieux, s'adressèrent aux Parlements et aux médias et il y eut un déluge d'articles au sujet de l'UA.

    Le pot aux roses fut découvert à la suite de l'invasion de la Yougoslavie par l'OTAN, mais les troupes japonaises d'autodéfense furent envoyées à Samawa, zone la plus contaminée parce que c'est là qu'avaient eu lieu les combats les plus violents. On peut supposer que ces soldats sont très malades.

    Des pays inhabitables

    Qu'en est-il de l'Irak même. Qu'est-ce qui a été fait jusqu'ici?

    Il est inhabitable. La Yougoslavie, l'Irak, l'Afghanistan sont totalement inhabitables.

    Mais il y a des gens qui y vivent, qui y vivront et souffriront?

    Quand on est au courant des maladies et des malformations congénitales des bébés, on se rend compte que c'est grave. Chaque année, le nombre des malformations et des maladies croîtra parce que le niveau de contamination total chez tous les êtres vivants augmentera étant donné qu'ils respirent un air contaminé, boivent de l'eau contaminée et mangent de la nourriture provenant de sols contaminés. Nous sommes condamnés à une mort lente, comme en Yougoslavie et en Afghanistan.

    L'UA est une arme biologique extrêmement efficace. C'est d'ailleurs la raison principale de son utilisation. Marion Falk, un physicien-chimiste à la retraite qui a construit des bombes nucléaires pendant plus de 20 ans au laboratoire Lawrence Livermore, scientifique du Projet Manhattan avec qui j'ai travaillé, m'a presque tout appris sur la radioactivité, les particules et l'UA. Il m'a dit que l'objectif des armes utilisées par l'armée n'est pas seulement de blesser et de tuer les soldats ennemis, mais de tuer, de mutiler et de rendre malade la population civile parce que cela diminue la productivité du pays et qu'il ne tardera pas à utiliser une quantité importante de ses ressources pour soigner ses malades. Il y a de moins en moins de travailleurs en bonne santé.

    Evidemment, une fois que vous provoquez des mutations de l'ADN, les dommages affectent les générations futures, et cela concerne aussi bien les animaux et les plantes que les êtres humains. L'ADN ne se répare pas lui-même. Les maladies sont transmises à toutes les générations futures.

    Un génome endommagé à jamais

    Ainsi les mutations seraient probablement plus destructives que constructives.

    Ce sont les mutations qui provoquent ces malformations congénitales.

    Alors si la radioactivité m'a prédisposé aux maladies cardiaques, mes descendants auront le même problème?

    Si vous endommagez la cellule ou des parties de cellules ou si vous portez atteinte au fonctionnement des cellules, cela n'endommage pas forcément l'ADN. Il y a deux sortes de dommages. Les premiers concernent les cellules des organismes vivants et cela peut ne pas se transmettre aux descendants; les autres concernent l'ADN dans l'ovule ou le sperme et ceux-là se transmettent.

    Ainsi, le sperme des soldats qui reviennent de la guerre est probablement …

    Détérioré. Ils ont de l'UA dans leur sperme et lors des rapports sexuels, ils contaminent leur partenaire. Les femmes tombent également malades. Elles ont de l'UA dans leur organisme. On appelle ça «syndrome du sperme brûlant». C'est horrible. David Rose a écrit un article à ce sujet dans le numéro de novembre 2004 de Vanity Fair que l'on peut lire sur Internet. Il est intitulé Weapons of self-destruction. Une amie à moi est la veuve d'un ancien combattant de la première guerre du Golfe.
    Dans une interview accordée à David Rose, elle s'est plainte du sperme brûlant: «J'avais constamment 20 préservatifs remplis de pois gelés dans mon congélateur et après les rapports sexuels, j'en introduisais un dans mon vagin. C'était le seul moyen de supporter les douleurs provoquées par le sperme brûlant. Ajoutons que ce sperme brûlant passe à travers les préservatifs.

    Ça alors!

    Oui, vous devriez voir les réactions des classes de high schools lorsque je leur parle du sperme brûlant et de la contamination interne. Les bouches des filles forment un O et les garçons sont paniqués, eux qui s'imaginent ne jamais tomber malades
    [rires].

    Conséquences des essais nucléaires

    Quelle quantité d'UA faudra-t-il pour tuer toute vie sur cette planète?

    La quantité de radioactivité va certainement avoir un effet global extrêmement important. Ainsi, la mortalité infantile augmente déjà dans le monde. Le foetus est ce qu'il y a de plus vulnérable à la radioactivité parce que toutes les cellules se divisent rapidement, que le corps se développe, si bien que si vous commencez à introduire des substances toxiques et des radiations, cela affecte le processus naturel du développement foetal.

    C'est à cause de l'augmentation de la mortalité infantile que l'on a pu convaincre le Sénat de signer le Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires en 1963. Elle avait diminué de 3 à 4% par année pendant une longue période en raison de l'amélioration des soins prénataux et de l'éducation des mères. Elle
    avait recommencé à augmenter après Hiroshima et Nagasaki et particulièrement dans les années 50 lorsque commencèrent les grands essais atomiques.

    En 1963, il était devenu évident que les essais avaient, dans le monde entier, des effets sur les enfants à naître. Les Etats-Unis et la Russie signèrent le Traité et mirent fin aux essais dans l'atmosphère. Le taux de mortalité infantile baissa tout de suite. Mais maintenant, il croît de nouveau. C'est une pollution radioactive planétaire. Personne ne sait combien de temps il faudra pour éliminer toute vie, mais il est certain que l'UA est une arme biologique extrêmement efficace.

    Je le répète, l'utilisation des armes vise deux objectifs: le premier est de tuer les soldats ennemis et le second, tout aussi important, de détruire la population ennemie. En provoquant des maladies, de longues maladies, on s'attaque à la productivité et à l'économie d'un pays. C'est Tchernobyl et d'autres catastrophes nucléaires qui ont en réalité provoqué l'effondrement de l'Union soviétique parce que ses habitants étaient très malades à la suite de toute la radioactivité dégagée. Ils ont été beaucoup plus négligents que nous.

    J'ai une enquête sur la santé dans le monde que l'OMS a publiée dans le Journal of American Medical Association en juin 2004. Les effets des essais atmosphériques apparaissent de manière très nette quand on considère le pourcentage de personnes souffrant de maladies mentales dans les différents pays étudiés. Par exemple 8,8% au Japon, mais 4,7% au Nigeria, ce qui est très bas. Il n'y a presque pas de radioactivité au Nigeria. En Ukraine, où s'est produit l'accident de Tchernobyl, le taux est de 20,4%. Il est de 9,2% en Espagne et de 8,2% en Italie. Ces deux derniers chiffres sont relativement bas, car ces pays n'ont pas de centrales nucléaires. La Francedépend à 75% de l'énergie nucléaire et son taux de maladies mentales est de 18,4%. Le Mexique se situe à 12, 2% et les Etats-Unis à 26%. C'est le taux le plus élevé au monde.

    George W. Bush et ses frères et soeurs ont tous été exposés in utero aux retombées des essais atomiques effectués aux Etats-Unis. Il avait une petite soeur qui est morte d'une leucémie vers l'âge de trois ans.

    J'ai travaillé dans une équipe appelée Radiation and Public Health Projet (cf. www.radiation.org). Nous sommes tous des scientifiques indépendants, des spécialistes renommés. Nous avons recueilli 6000 dents de bébés à proximité de centrales nucléaires et avons mesuré leur radioactivité. Et l'un de nos membres est le voisin de la femme qui a aidé les enfants Bush, y compris le Président, parce qu'ils avaient tous de graves problèmes d'apprentissage.

    Comment savons-nous que les enfants Bush ont été exposés?

    D'après l'année où leur mère les ont portés. Vous n'avez qu'à voir combien de matières radioactives ont été dégagées dans l'atmosphère et vous trouverez une corrélation directe entre les résultats aux tests d'intelligence SAT auxquels on soumet les adolescents et l'année où leur mère les a portés. Ce sont des effets différés de l'exposition in utero aux radiations.

    Vivant dans le Connecticut, ils ressentaient les effets des radiations du Nevada?

    Il y a deux ans, le gouvernement américain a reconnu que tous ceux qui avaient vécu aux Etats-Unis entre 1957 et 1963 avaient été exposés de manière interne aux radiations. Le foetus de toutes les femmes enceintes était donc exposé.

    Pas un génocide, un «omnicide»

    De quels niveaux de radiations parlons-nous?

    Ce sont de bas niveaux et les principaux vecteurs sont l'eau potable et les produits laitiers. Cela a suffi à tuer des petits poissons dans l'Atlantique. Le strontium-90 est un isotope artificiel dégagé par les bombes et les réacteurs nucléaires. En Norvège, on a mesuré les taux de strontium-90 dans le lait des années 1950 aux années 1970 et le volume de pêche durant la même période. A mesure que le taux de strontium-90 augmentait dans le lait, le volume de pêche diminuait.

    En 1963, lorsque les Etats-Unis testaient la bombe nucléaire (ils ont effectué 250 essais en une année parce que le Traité allait être signé), le volume de pêche a diminué de 50%. Dans le Pacifique, il a diminué de 60% parce que c'est là que les Russes, les Chinois, les Français et les Américains ont procédé à leurs essais.

    Alors nous mangeons encore aujourd'hui des poissons contaminés. Leur code génétique a-t-il changé?

    Les océans reçoivent tout ce que les pluies, la neige, le brouillard leur amènent depuis l'atmosphère. L'hécatombe mondiale de grenouilles est certainement en rapport avec la radioactivité dans l'eau de pluie. C'est un holocauste nucléaire planétaire qui affecte tous les êtres vivants. On appelle cela un «omnicide», car ça tue tout ce qui vit: hommes, animaux, plantes, bactéries.

    Pensez-vous que nous devrions être informés par la météo des tempêtes de sable en Irak afin de nous préparer aux radiations 4 jours à l'avance?

    De l'UA au Pentagone?

    Je vais vous dire ce que j'ai fait le 11-Septembre. J'ai appelé tous les médecins du Radiation and Public Health Project et je leur ai dit: «Quittez la ville et ne revenez pas avant qu'il ait plu trois fois». L'une d'entre eux habitait à 12 miles sous le vent du Pentagone. Elle est sortie sur son balcon avec un compteur Geiger. Je lui ai dit: «Sortez-le de votre sac à main. (Nous venions de donner une conférence de presse à San Francisco et je savais qu'elle l'avait dans son sac à main). Eh bien, les niveaux de radioactivité étaient 8 à 10 fois plus élevés que la normale.

    Nous avons appelé le FBI, l'Office of Hazardous Material Safety, l'Environmental Protection Agency et nous leur avons dit: «Faites en sorte que les sauveteurs mettent une combinaison de protection.» Deux jours après, l'expert en radioactivité de l'EPA pour la région m'a rappelé pour me dire: «Les décombres du Pentagone étaient radioactifs et nous pensons qu'il s'agit d'UA, mais nous n'avons aucune crainte. Il n'est dangereux que si on l'inhale.»

    Vous savez que les ogives des missiles Tomahawk sont en UA. La contamination à l'UA des décombres du Pentagone est la preuve qu'il y a eu un tel missile.

    Ce n'est pas à cela que je pensais. Revenons à ma question:

    La météo devrait-elle nous informer des tempêtes de sable en Irak?

    Mais comment les gens pourraient-ils y échapper? Ces tempêtes de sable mesurent un million de miles carrés. Elles sont énormes, traversent l'Atlantique, atteignent les Caraïbes puis la côte texane et enfin la côte Est. Il y a des gens qui quittent leur Etat chaque fois qu'il y a un ouragan. C'est dans la nourriture, dans l'eau potable, dans les produits laitiers et le problème, avec l'uranium 238, qui est constitué à 99,39% d'UA, est qu'il se désintègre en plus de 20 étapes pour donner d'autres isotopes radioactifs. C'est pourquoi j'appelle ça un «cheval de Troie». Cette arme n'arrête pas de tuer. C'est un poison systémique. Il va partout. Ses particules, qui se forment à des températures très élevées, 5000 à 10 000 degrés centigrades, sont des nanoparticules: 1/10 de micron ou moins. 1/10 de micron c'est 100 fois plus petit qu'un globule blanc. Elles pénètrent dans les lipides et probablement dans le cholestérol et traversent la membrane cellulaire. Elles perturbent les processus cellulaires, les signaux que s'échangent les cellules. Elles perturbent aussi les fonctions cérébrales.

    Savez-vous à quoi ressemblait l'Irak avant la première guerre du Golfe?

    Avant 1991, c'était le pays le plus avancé du Moyen-Orient. Il avait la population la plus saine de cette région et possédait des données très précises sur les problèmes sanitaires et les taux de maladies. C'est pourquoi les Américains ont bombardé tous les bureaux du Ministère de la Santé. Ils ont détruit toutes ces données afin qu'on ne puisse plus faire de comparaisons et montrer combien les maladies avaient augmenté car les Etats-Unis craignaient de devoir payer des réparations pour crimes de guerre.

    A la suite des terribles sanctions de l'ONU, les Irakiens ne pouvaient plus obtenir tout le matériel médical nécessaire au traitement des leucémies. L'ONU disait: «Il y a là des composants pouvant servir à la fabrication d'armes, vous ne les aurez donc pas.» Le fait que les enfants mouraient de faim a occulté les effets de l'UA.

    Parlons des enfants d'Irak.

    Après la première guerre du Golfe, dans les hôpitaux de Bassora, il naissait environ un bébé par semaine qui présentait des malformations congénitales. Aujourd'hui, il y en a 10 à 12 par jour. Les taux d'UA dans la population augmentent chaque année. Chaque jour, les gens boivent et mangent des choses contaminées. Comme on pouvait s'y attendre, il y a de plus en plus de bébés qui naissent avec des malformations et ces dernières sont de plus en plus graves.

    Un médecin irakien m'a dit qu'il naissait maintenant des bébés réduits à une masse de chair informe: ils n'ont ni tête, ni bras ni jambes. Le même phénomène avait déjà été observé dans les populations du Pacifique qui n'avaient pas été évacuées lors des essais atomiques. En fait, les gouvernements les ont utilisées comme cobayes.

    Ainsi, tous les pays qui se sont dotés d'armes nucléaires sont responsables de ces atrocités.

    Ils ont tous procédé à ces essais, la France, la Russie, la Chine et les Etats-Unis. Je ne sais pas si la Grande-Bretagne en a fait. Ils ont été très discrets à ce sujet.

    Les effets aux Etats-Unis

    Quels sont les endroits les plus radioactifs aux Etats-Unis?

    Ils se trouvent dans un rayon de 100 miles autour des centrales nucléaires. Nous en avons 110 aux Etats-Unis, plus qu'aucun autre pays du monde mais seules 103 sont en activité. Il y en a sur presque toute la côte Est. Nous avons étudié les données officielles provenant des Centers of Disease Control5 sur les cancers du sein entre 1985 et 1989. Dans les zones situées dans un rayon de 100 miles autour d'une centrale nucléaire, on enregistre les deux tiers des décès par cancer du sein des Etats-Unis.

    Cette pollution radioactive se rencontre également autour des laboratoires d'armes nucléaires – Los Alamos (Nouveau-Mexique) Idaho Nuclear Engineering Laboratory (Idaho) et Handford (Washington), là où l'on fabrique le plutonium pour toutes les bombes. Ils ont contaminé toute la rivière Columbia et presque tout l'Etat de Washington.

    Cette pollution contamine l'eau et la végétation. Si vous mangez des palourdes, des moules, des crabes ou des choses comme ça, même certaines espèces de poissons qui se nourrissent de la vase du fond des rivières, vous aurez des taux de radioactivité plus élevés dans vos tissus. Les effets dépendent des individus, de leur état de santé. Un habitant de Washington est mort subitement. Il avait un peu moins de 50 ans. Son autopsie a révélé d'importantes quantités de zinc radioactif. Les médecins pensèrent que cela ne pouvait provenir que de bombes ou de réacteurs nucléaires et en étudiant ses habitudes alimentaires, ils découvrirent qu'il était amateur d'huîtres. Ils trouvèrent l'endroit où il achetait ses huîtres puis les huîtrières, qui étaient situées à 200 miles des côtes de l'Etat de Washington. Les particules radioactives étaient entrainées dans l'océan et passaient à travers les huîtrières. Les huîtres les avalaient, tout simplement.

    Pathologies provoquées par l'UA

    Quels sont les symptômes de l'empoisonnement à l'UA?

    Les soldats parlent d'un goût métallique dans la bouche. C'est le goût d'uranium. Ensuite, dans un délai de 24 à 48 heures, ils souffrent de divers maux: douleurs musculaires, perte d'énergie, parfois incontinence.

    Une femme a raconté que la nuit de son retour, elle n'a absolument rien ressenti au cours des rapports sexuels avec son mari. Elle n'avait plus aucune sensation à partir de la taille. L'UA s'attaque au système neuro-musculaire, aux nerfs. Il va partout. Ses particules ne sont absolument pas solubles, elles ne peuvent donc pas se dissoudre dans les liquides organiques si bien qu'elles peuvent être éliminées par le corps. Ensuite, elles continuent d'émettre des radiations. Même quand l'uranium se désintègre, il donne naissance à d'autres isotopes. Les particules continuent à tirer leurs petits projectiles jusqu'à votre mort.

    En outre, les soldats perdent leurs dents. L'uranium remplace le calcium dans la structure calcium-phosphate de la dent. Certains se plaignent de crises d'épilepsie, de paralysie par encéphalopathie. Très nombreux sont les cas de maladie de Parkinson, de sclérose latérale amyotrophique et de lymphome (maladie de Hodkin). Ces maladies s'attaquent aux mitochondries des cellules et des nerfs. Ce sont les mitochondries qui donnent au corps son énergie et si elles sont endommagées, l'organisme n'a plus assez d'énergie pour fonctionner normalement: le malade éprouve une fatigue chronique.

    J'ai découvert une étude dans le bulletin de septembre 2003 des employés du Laboratoire d'armes nucléaires de Sandia. On y fait des recherches sur le dysfonctionnement des mitochondries en relation avec les 3 maladies citées ci-dessus. On y est tout à fait conscient des effets de l'uranium sur la santé.

    Parlez-moi des tests permettant de détecter la présence d'UA dans l'organisme.

    Le test chromosomique est le meilleur indicateur. Il coûte 5000 dollars. Le test d'urine coûte 1000 dollars. Si le test d'urine est positif, vous savez que vous êtes contaminé. S'il est négatif, cela ne signifie pas forcément que vous ne l'êtes pas. Cela signifie simplement que vous pouvez être contaminé mais que si vous l'êtes, la quantité dissoute dans la circulation sanguine qui passe dans vos reins et est éliminée dans l'urine est insuffisante. Tous ceux, je dis bien tous ceux qui vont en Afghanistan seront contaminés.

    La question de l'UA concerne tous les êtres vivants sur cette planète. Quels autres effets l'UA a-t-il?

    Les armes à l'UA ont modifié le génome de toute la planète. Les gens du Pentagone disent: «Vous exagérez, vous utilisez le terme d'uranium pour effrayer les gens.» Peu m'importe que les gens me croient ou non. Tout ce que je peux dire, c'est qu'avec le temps, ce que je dis se révélera une sous-estimation des effets à long terme. •

    Interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences de la Terre

    par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au «Lone Star Iconoclast», Texas.
    Source: http://lonestaricon.com/2005/PDFs/19iconoclast.pdf . Interview publié le 11 mai 2005. (Traduction Horizons et débats)

    1) Membres des Forces armées américaines exposés aux radiations ionisantes des essais et des armes atomiques de 1945 à 1963. (note du trad.)

    2) Projet de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l'injection de substances psychotropes. (note du trad.)

    3) Affection gynécologique caractérisée par la présence de fragments de muqueuse utérine en dehors de leur localisation normale (note du trad.)

    4) 2268 kg

    5) Centre de contrôle et de prévention des maladies (Atlanta)

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    D’Hiroshima à Bagdad, 61 ans de Guerres à l’Uranium

    –Leuren Moret - Une Voie Suicidaire, Génocidaire, Homicidaire -Traduction intégrale

    http://www.planetenonviolence.org/D-Hiroshima-a-Bagdad-61-ans-de-Guerres-a-l-Uranium-Leuren-Moret-Une-Voie-Suicidaire-Genocidaire-Homicidaire_a1263.html

    Programme de dépopulation : « La pollution atmosphérique mondiale par des particules d’uranium résultera en une massive dépopulation à l’échelle mondiale. En accroissant la mortalité et en diminuant la natalité mondialement, plus de 2 milliards de personnes seront éliminées. »

                                                                     Malformation provoquée par l'UA

    D’Hiroshima à Bagdad, 61 ans de Guerres à l’Uranium
    La conduite de guerres nucléaires secrètes depuis 1991 par les Etats-Unis, la Grande Bretagne et leurs alliés, en utilisant des armes à l’Uranium Appauvri, ont eu lieu au Moyen Orient, dans l’ancienne Yougoslavie, l’Afghanistan (2) et le Liban (3). Cela a été mené intentionnellement avec le but de détruire la santé publique et mutiler le futur génétique de vastes populations dans des régions riches en pétrole et ou pipelines.

    Un quadrillage de tapis de bombes avec des armes à l’UA en Irak, Yougoslavie et Afghanistan garantit une contamination permanente radioactive du terrain. La découverte récente que les bombes US larguées par Israël sur le Liban en 2006 contenaient de l’uranium enrichi (4, 5) suggère que des tests clandestins d’armes nucléaires de 4 ème génération ont lieu.

    Les Etats-Unis et ses alliés sont parfaitement conscients que ces armes violent les Conventions de Genève et de la Hayes et le Protocole de Genève de 1925 sur les gaz toxiques. (6). Cela correspond à la définition des ADM dans le Code US (7) en ce qui concerne deux des trois catégories. Et leur utilisation viole la loi militaire des Etats-Unis (8). L’US est signataire des Conventions de Genève et de la Hayes.

    Le projet d’armes au gaz toxique à l’uranium radioactif - bombes sales, missiles sales et balles sales – était contenu dans des mémos déclassifiés datant d’octobre 1943. Il était adressé au Général Leslie Groves, qui était à la tête du Projet Manhattan, portant sur les efforts US pour construire des bombes atomiques pendant la Seconde Guerre Mondiale.

    La recommandation pour développer l’uranium appauvri comme pénétrant à énergie cinétique n’a jamais été mentionné dans le mémo Groves. Il était spécifiquement pour la dépopulation.

    Le mémo Groves expose clairement qu’en 1943 les scientifiques US ont recommandé l’utilisation d’armes à gaz toxique radioactif pour contaminer l’air, l’eau, le sol, la nourriture, l’environnement et le sang des populations exposées. La contamination à long terme est permanente, car l’uranium -238 a une demi vie de 4,5 milliards d’années, rendant les zones contaminées inhabitables pour l’éternité.

    Pour les populations qui doivent continuer à vivre dans les zones contaminées, les effets à long terme sont des maladies persistantes et des mutilations de leur ADN. Une large contamination à l’UA de l’ADN des populations résulte dans une mutilation des générations futures. Les mutilations produites dans l’ADN d’un seul ovule ou spermatozoïde qui forment l’œuf fertilisé s’exprime et se répète dans chaque cellule de l’organisme en développement, et les malformations sont transmises aux générations futures. (11).

    Non seulement les soldats US et alliés sont exposés et les populations civiles cibles d’un génocide, mais la pollution à l’UA est maintenant mondiale. (12,13). Nous sommes tous des vétérans de la Guerre du Golfe.

    Les armes au gaz toxique d’uranium appauvri, utilisé à l’échelon régional, est conforme aux objectifs du Conseil de Sécurité Nationale des US comme cela est stipulé dans le «Global 2000 Report: Vision of a Gloomy World” (1980) ( Rapport Mondial 2000 : Vision d’un Monde Sombre). (14) Ce rapport recommandait que la dépopulation des pays du Tiers Monde était impérative pour l’objectif du gouvernement US de sécuriser les ressources en minerais et autres ressources stratégiques.

    La pollution atmosphérique mondiale par des particules d’uranium résultera en une massive dépopulation à l’échelle mondiale. En accroissant la mortalité et en diminuant la natalité mondialement, plus de 2 milliards de personnes seront éliminées.

    L’Uranium Appauvri est l’arme idéale pour mettre en place le Nouvel Ordre Mondial, qui s’appuie sur une dépopulation mondiale. En quelques années seulement il a transformé la Planète Terre en une Etoile de Mort.

    Dépopulation et accumulation du capital
    Ce qui suit est la thèse exprimant la politique de dépopulation contenue dans ce document : dépopulation intentionnelle et génocide de masse sont au cœur des politiques à partir desquelles les élites dirigeantes conduisent les relations internationales, l’aide au développement économique, le développement d’armes stratégiques et la conception de guerres manigancées.

    Le but opérationnel de cette dépopulation intentionnelle c’est la réduction de la population humaine. Avec l’approbation de la présidence, l’ancien secrétaire d’état US Henri Kissinger a présenté le chiffre de 2 milliards comme le niveau souhaité de réduction, mais, en fait, la politique de dépopulation pourrait viser 2 à 4 milliards de réduction, ou jusqu’à 2/3 de la population mondiale.

    En instaurant cette politique de dépopulation, l’élite mondiale dirigeante vise le contrôle des ressources en minerais et ressources stratégiques et de l’eau et le contrôle total de la richesse mondiale. L’un des épithètes politique utilisé le plus communément pour cette politique de dépopulation c’est « Le Nouvel Ordre Economique Mondial. »

    « Toute guerre à une origine économique » a dit Bernard Baruch, conseiller des présidents pendant la première et seconde guerre mondiale.

    Même les croisades du 13 ème siècle au Moyen Orient n’étaient pas des guerres religieuses, mais une tentative de certains intérêts en Europe pour re stabiliser et prendre le contrôle des richesses et revenus de la Route de la Soie (15). La Théologie a été créée pour éliminer «les ennemis de Dieu» pour promouvoir et justifier les guerres des Croisades, qui ont été combattues pour un bénéfice économique dissimulé. L’histoire au Moyen Orient se répète au 21 ème siècle.

    La politique de dépopulation du Nouvel Ordre Mondial a été consciemment accélérée pendant la seconde guerre mondiale avec le Projet Manhattan. Pendant la seconde guerre mondiale le Projet Manhattan a développé 3 armes infâmes de destruction massive illégales: les bombes atomiques larguées sur les populations civiles d’Hiroshima et Nagazaki en 1945 ; un défoliant développé comme Agent Orange pour la guerre du Vietnam, et le gaz toxique à l’uranium appauvri radioactif utilisé depuis 1991 en Irak, Yougoslavie, Afghanistan et au Liban. Ces armes de destruction massive ont été développées spécifiquement avec comme but la dépopulation.

    Apres la seconde guerre mondiale l’élite internationale dirigeante - - Les Illumini, La Puissance d’Argent de Londres, le Groupe Bildenberg, le Club de Rome, et Skull and Bones - - et les US, le Conseil au Relations Etrangères, la Commission Trilatérale, le Conseil National de Sécurité et le Département d’Etat US ont tous fait de la dépopulation de 2 milliards de personnes leur objectif premier. Le but de ce génocide humain de masse c’est de maximaliser les profits et l’accumulation des richesses.

    Dépopulation en Afrique
    La politique de dépopulation a ciblé l’Afrique plus lourdement qu’aucun autre continent et a eu comme résultat d’avoir des élites dirigeantes pillant les vastes ressources naturelles. C’est une « boîte au trésor » de minerais et de métaux précieux rares et stratégiques, avec une diversité de ressources plus importante qu’aucun autre continent.

    Dans le livre, “Tiny Rowland: The Ugly Face of Neocolonialism in Africa,” (16) on trouve des détails sur le rôle joué par Tiny Rowland comme agent de sa majesté britannique pour convertir les rêves d’indépendance des nations africaines en cauchemar d’un continent qui se meurt, en proie à la famine et les maladies. Rowland était le président d’administration et architecte en chef de Lonrho la multinationale britannique quartier général pour le pillage des pays africains via la pratique de sales tours économiques.

    Avec Lonrho, Rowland est devenu le plus grand homme d’affaires occidental en Afrique. Le livre détaille également comment Rowland a crée Rio Tinto Mines pour des holdings d’uranium privés et personnels énormes valant plus 6 milliards de dollars, de la reine d’Angleterre dans les anciennes colonies britanniques. Pas mal pour un ancien membre des jeunesses nazies qui a été condamnée comme criminel en Allemagne avant de changer son nom, déménager en Angleterre et devenir le pirate de la reine.

    La thèse de la politique de dépopulation s’étend à la collaboration internationale, aux alliances entre organisations privées, universités, multinationales, l’armée et pratiquement toutes les institutions gouvernementales. Le concept pour le SIDA, une nouvelle classe d’arme biologique, est venu du Club de Rome et a été fabriqué dans des laboratoires du Département de la Défense.

    Le virus du SIDA a été l’une des armes biologiques « exotique » développées. Elle a été développée et administrée par l’OMS et le Département de la Défense US (DoD). Le Congrès a financé le développement du projet du virus du SIDA, utilisé pour la dépopulation de l’Afrique combiné à la famine, deux manières connues pour accroître rapidement le taux de mortalité.

    Le rôle des universités
    Des universités ont joué un rôle majeur dans le développement d’armes de destruction massive et l’application des politiques de dépopulation. Des bourses du DoD jouent un rôle important, croissant, dans le financement de la recherche scientifique aux US.

    En plus de diriger les laboratoires d’armes nucléaires, UC Berkeley a commencé la recherche financée par le DoD pour développer « des insectes robots volants pour espionner », de la « poussière futée » et d’autres projets qui ont été mis en œuvre suite aux évènements du 11 septembre 2001. Ce n’est rien comparé à l’Université John Hopkins, la seule plus grande université bénéficiant de financement du DoD aux US, qui reçoit près de 350 millions de dollars par an. (17) L’Université John Opkins et le Laboratoire National Laurence Berkeley, où le Projet Manhattan a fait ses débuts pendant la seconde guerre mondiale, ont été toutes deux impliquées dans la recherche d’un autre aspect de la politique de dépopulation des US, le « projet sur le génome ».

    Le projet sur le génome est un programme scientifique presque achevé pour cartographier le génome humain. La cartographie du génome humain et le développement de nouvelles armes biologiques marchent main dans la main. Secrètement, et en violation du droit international, des armes biologiques exotiques ont fait l’objet de développement intensif dans plus de 10 laboratoires gouvernementaux et militaires aux US pendant ces dernières décennies.

    Le développement d’armes biologiques et l’extension des laboratoires se sont intensifiés après 2000, sous le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld, à des niveaux sans précédent (18) Leur financement est lié à leur efficacité, ce qui n’est pas étonnant de la part de Rumsfeld connu pour son avarice, mais cela n’est pas une nouveauté. Dans un interview en 1948, entre Heinrich Mueller l’ancien dirigeant de la Gestapo, et son interrogateur de la CIA, Mueller a exprimé le même souci lié à l’avarice caractéristique des fascistes.

    « Si Staline envahit l’Europe…une petite maladie par ci par là détruirait les hordes de Staline et laisserait tout intact. Mis à part cela, une petite bouteille de germes est tellement plus économique qu’une bombe atomique, n’est ce pas ? Ainsi donc, vous pourriez tenir dans vos mains plus de soldats que Staline ne peut en commander et vous n‘aurez pas à les nourrir, les vêtir, ou leur fournir des munitions. D’un autre côté la menace de guerre… fait des miracles…pour l’économie. » (19)

    Apparemment, la conception de nouvelles armes biologiques pour le DoD peut être dangereux pour la santé d’un scientifique. Plus de 50 scientifiques de renommée mondiale ont été assassinés depuis 2002 aux US et en Grande Bretagne. Presque tous étaient des microbiologistes travaillant sur des armes biologiques à spécificité ethnique (20, 21).

    Tandis que les programmes de contrôle de la population ont échoué dans les pays du Tiers Monde, la politique étrangère US s’est révélée être clandestine et vicieuse. Après que les programmes de stérilisation et de contrôle des naissances aient échoué en Inde, elle est devenue la cible d’une forme mortelle et démoniaque de politique de dépopulation US - - impliquant à la fois armes biologiques et radiation.

    Le SIDA s’est maintenant répandu dans la moitié sud de l’Inde. L’Uranium Appauvri s’envolant des hauteurs de l’Himalaya par-dessus le Pakistan, et les sables riches en pétrole du Rajasthan, Utar Pradesh et Gujarat sont entrain de contaminer la moitié nord de l’Inde et les sources himalayennes de neufs rivières majeures de l’Asie.

    Guerres radioactives
    Le quadrillage serré et les tapis de bombes à l’UA par l’armée US sur le côté est de l’Afghanistan commencé en 2001 sont la garantie d’une massive contamination des zones où les neiges éternelles des régions montagneuses fournissent l’eau pour le Pakistan et certaines parties de l’Inde. En contaminant des ressources d’eau vitales dans de vastes régions avec des agents contaminants radioactifs, une guerre secrète de basse intensité et invisible est menée contre l’Asie.

    Des guerres radioactives avec radiation de basse intensité mutilera l’ADN de toutes les vies exposées. Ce n’est pas seulement une guerre contre les peuples, c’est une guerre contre l’environnement. Peu de ce qui est vivant n’échappera à l’empoisonnement lent radioactif qui mutile l’ADN et se transmet aux futures générations.

    Des armes biologiques sont en cours de développement et testées pour le contrôle de la population. La stérilisation forcée comme moyen de contrôler la population a été clandestinement introduite dans les pays du Tiers Monde, où les femmes recevant des vaccins n’ont plus été capables de donner naissance à des nouveaux nés vivants après la vaccination. Cela a été rapporté dans un documentaire de la BBC sur des femmes aux Philippines et au Mexique qui ont été utilisées comme cobayes pour un nouveau vaccin de grossesse. (22)

    Le vaccin HCG fait que le corps de la femme rejette de nouvelles grossesses. Des femmes noires ont été stérilisées sans le vouloir dans des hôpitaux d’Afrique du Sud avec le vaccin HCG. On leur a dit après la naissance du bébé qu’elles ne « pouvaient pas quitter l’hôpital tant qu’elle n‘auraient pas eu cette « injection ». » (23)

    Des nouveaux nés noirs, nés de parents ayant le SIDA, on été vacciné avant de quitter l’hôpital en Afrique du Sud, et on a rapidement trouvé que les bébés avaient le SIDA. (24) Dans certaines tribus amérindiennes, jusqu’à 80 % des femmes sont stériles. Des cultures bios
    pharmaceutiques représentent un désastre à venir. Le DC Ignacio Chapela a rapporté que du mais spermicide était testé par des multinationales pharmaceutiques au Mexique.

    « Certains au Mexique s’inquiètent que le mais bio pharmaceutique pourrait polluer leurs champs de mais. Silvia Ribeiro, qui dirige le bureau du Groupe ETC dans la ville de Mexico a noté que la multinationale basée en Californie Epicyte pousse à la reproduction d’un mais spermicide pour utilisation comme contraceptif. « Le potentiel d’utilisation du mais spermicide comme arme biologique est très élevé » a-t-elle averti et « rappelle l’utilisation forcée des stérilisations contre les populations indigènes » (25)

    Nous ne pouvons plus faire confiance aux éléments qui autrefois soutenaient la vie. Les armes biologiques de l’élite dirigeante sont dans l’air, la nourriture, dans les vaccins, les procédures médicales, l’eau potable, dans les sols et même dans nos corps pour être transmis aux générations futures. L’ironie dans ce plan démoniaque c’est que nous n’avons jamais été informés. La décision a été prise pour nous - - d’avoir à affronter un génocide et l’extinction de la natalité.

    Energie Nucléaire.
    C’est en Europe, Amérique du Nord, Japon que sont concentrés le plus grand nombre de réacteurs nucléaires - - où sont situés les gouvernements les plus démocratiques dans le monde. Naturellement, des gouvernements démocratiques seraient les premières cibles d’une élite dirigeante pour former un gouvernement multinational mondial.

    Pour cette raison, l’énergie nucléaire y a été développée par des forces cachées puissantes, malgré l’opposition largement répandue, et cela depuis longtemps, des citoyens de ces pays « démocratiques ». Le fait que l’énergie nucléaire soit la technologie énergétique la plus coûteuse - - sans solution pour les déchets radioactifs - - a été ignoré.

    Les centrales nucléaires produisent les mêmes dérivés mortels de fission dans leurs émissions sur des périodes de mois et d’années, comparable a ce qui est produit par une bombe nucléaire au cours d’une nanoseconde. L’exposition chronique à des émissions de bas niveau de radiation émises par les usines de production d’électricité nucléaire peut être plus mortelle, de bien des façons, qu’une exposition sévère à l’explosion d’une bombe nucléaire.

    Les productions immédiates de fission nucléaire de courte durée d’une demi vie consécutives à des tests dans l’atmosphère se dégradent dans l’atmosphère. Mais ces produits dangereux de fission nucléaire arrivent en zone habitée au bout de quelques heures après leur émission par les installations nucléaires. L’exposition chronique des populations ces dernières décennies a provoqué des souffrances non rapportées, des dommages en matière de santé publique, et le sacrifice de générations d’enfants - - le futur de nos pays.

    Radiation
    La radiation a un pouvoir muta génique très puissant, détruisant l’ADN et le futur génétique des individus et des populations exposées de façon chronique. Elle détruit aussi le fonctionnement du cerveau et est à l’origine de nombreuses maladies en lien avec les radiations.

    Un haut taux d’infertilité, lié en particulier aux radiations augmente mondialement depuis 1945. Il y a 20 ans, à l’échelle mondiale, 80 % du sperme des hommes était normal et 20 % présentait des dommages au niveau de l’ADN. Aujourd’hui, c’est l’inverse, avec seulement 20 % du sperme normal et 80 % présentant un dommage de l’ADN. Le but du Nouvel Ordre Mondial c’est de réduire mondialement le taux de fertilité et augmenter celui de la mortalité.

    Le DC Ernest Sternglass et le Projet pour la Radiation et la Santé Publique, (26) ont rassemblé indépendamment 6000 dents d’enfants en bas âge vivant autour de centrales nucléaires. Ils ont trouvé que les taux de radiation au Strontium -90 sont aussi élevés ou plus élevés actuellement que ceux lors de tests atmosphériques.

    Le DC Sternglass à qui le président Kennedy avait demandé de témoigner au Congrès sur le lien entre les radiations des retombées et les cancers chez les enfants, avait aidé à convaincre le Sénat de signer le traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963. Il a déclaré récemment que « ce que nous avons fait c’est de remplacer les retombées des tests des bombes par de soi disantes petites émissions autorisées émanant de centrales nucléaires (27).

    Sur le plan intérieur, le programme du gouvernement US pour promouvoir l’énergie nucléaire « trop bon marché pour s’en affranchir » sous la présidence d’Eisenhower avait un agenda militaire caché comme seule source connue de plutonium pour des armes nucléaires. En lien avec la politique de dépopulation des élites dirigeantes, de génocide intentionnel et de profits maximums, le programme nucléaire a été utilisé comme une arme secrète et stratégique et comme une forme extrêmement mortelle de guerre nucléaire manigancée.

    La Russie et le Japon se distinguent maintenant dans le monde par un taux de natalité inférieur au taux de mortalité. Est-ce que les radiations dans ces pays ont quelque chose à voir avec la distinction d’avoir atteint le but ultime du Nouvel Ordre Mondial ?

    L’accident de Tchernobyl, le 26 avril 1986 libérant dans l’atmosphère d’énormes quantités de produits de fission a contribué à la chute de l’Union Soviétique. Les radiations ont voyagé autour du monde provoquant des cancers du sein liés à des particules là ou des produits de fission étaient disséminés dans l’atmosphère. La Russie est un vieillard malade à cause de cet accident.

    Un illustrateur scientifique a tracé le chemin des radiations de Tchernobyl à travers l’Europe en dressant la carte des insectes présentant une malformation se trouvant sous le parcours du nuage de Tchernobyl. Aujourd’hui, il y a une pandémie de diabètes en Europe, résultat des radiations des essais nucléaires en atmosphère au Sahara par la France, de Tchernobyl et de l’Uranium Appauvri utilisé sur des champs de bataille depuis 1991.

    Le Japon a déjà un taux d’infertilité très élevé, et un taux de mortalité croissant, de même qu’une épidémie de maladies en lien avec les radiations venant des 56 réacteurs nucléaires du Japon. Mais l’ouverture de Rokkasho, le plus grand centre nucléaire de traitement au monde le 1 avril 2006, détruira le Japon. Cela semble prophétique, qu’il ait commencé à être opérationnel un 1er avril ou peut être est ce de l’humour tordue de la CIA.

    L’accord pour construire le premier réacteur thermonucléaire mondial, se trouvant maintenant à Rokkasho, dans le nord du Japon, a ironiquement été fait au sommet entre Reagan et Gorbatchev en 1985. Il émettra des émissions équivalentes à celles émises par 365 nouveaux réacteurs nucléaires pendant un an. Il y a seulement environ 411 réacteurs nucléaires commerciaux dans le monde. Le Japon aura bientôt l’équivalent d’émissions radioactives de 419 réacteurs nucléaires, dans un pays grand comme la Californie. Le Japon a les tremblements de terre les plus importants tous les cinq ans de magnitude 8 et plus !

    Des gouvernements dans le monde dissimulent le lien entre les radiations et certaines maladies autour des centrales nucléaires, l’accident de Tchernobyl et les radiations de basse intensité. Il y a des gens haut placés au Japon qui connaissent quel est l’impact qu’aura Rokkasho sur l’état de l’environnement et sur la santé publique. L’information est déjà disponible dans des statistiques annuelles vitales publiées chaque année par le gouvernement japonais. Donc pourquoi un gouvernement empoisonnerait –il et détruirait-il ses propres citoyens en connaissance de cause ?

    Il existe une alliance internationale nucléaire très puissante cachée. L’énergie nucléaire, les approvisionnements en uranium et les prix sont contrôlés mondialement par le Consortium Rothschild. Ce pouvoir et contrôle n’étaient pas évidents de prime abord.

    Dans une série de deux volumes « Les Rothschild » le journaliste japonais Takashi Hirose a exposé les mécanismes bien dissimulés pour le contrôle par le Consortium Rothschild de l’énergie nucléaire. Un Rothschild a servi comme dirigeant d’affaires pour la reine d’Angleterre, qui possède en privé et secrètement des intérêts massifs dans des holdings d’uranium en Afrique, Canada et en Australie via les Rio Tinto Mines.

    La carte d’Hirose des intermariages des Rothschild publié dans ses livres révèle que pendant des siècles ceux appartenant au Consortium Rothschild se sont largement inter mariés avec des familles royales et des nobles à l’échelle mondiale. Il a aussi révélé que la mère de la princesse Diana était une Rothschild via des intermariages remontant à plusieurs générations. C’est facile de comprendre comment l’élite dirigeante et le Pouvoir de l’argent à Londres ont des intérêts communs et des objectifs partagés, puisqu’ils profitent mutuellement en formant des alliances. Et ils savent que les responsables élus sont faciles à corrompre.

    3 guerres nucléaires secrètes.
    Sans que la communauté internationale en ait vraiment conscience, l’élite dirigeante mondiale a mené 3 guerres nucléaires secrètes continuelles et se chevauchant partiellement depuis la fin de la seconde guerre mondiale, avec des tests menés en atmosphère, des centrales nucléaires, des armes nucléaires à l’UA. La technologie nucléaire sert certainement les objectifs de leur politique de dépopulation, et en même temps de profits maximums- - puisqu’ils possèdent les sources d’uranium nécessaire pour le combustible nucléaire, et on des intérêts personnels dans la production d’énergie nucléaire.

    Il existe aussi des liens avec des entreprises pharmaceutiques qui servent leurs objectifs de profits maximums. Ils sont payés pour le désordre qu’ils engendrent et pour le nettoyer et ils sont payés pour traiter les maladies qu’ils produisent. C’est du biseness à répétition - - le capitalisme extrême dans ce qu’il a de mieux.

    Le meilleur moyen de l’arrêter c’est pour les villes, villages de sortir de cette emprise. Les citoyens doivent posséder les entreprises d’énergie et passer à des énergies renouvelables, des formes passives et non destructrices d’énergie. L’économie basée sur le pétrole est un jeu d’arnaque, avec en prime extorsion, raquette et fraude.

    Le « pic de pétrole » est un canular, que tout géologue connaît parce qu’il est recyclé tous les 20 ans pour doper les prix du pétrole. Son excellence Shiekh Ahmed Zaki Yamani, le ministre du pétrole saoudien de 1962 à 1986, croit que l’âge du pétrole se terminera non pas par manque de pétrole mais à cause de la technologie : « les prix du pétrole sont destinés à chuter à long terme et le monde n’utilisera pas jusqu’à la dernière goutte de pétrole parce qu’il n’en aura pas besoin : l’âge de pierre ne s’est pas terminée parce que nous manquions de pierre, et l’âge du pétrole ne se terminera pas parce que nous manquerons de pétrole . » (28)

    Mondialement, des camelots propagandistes de l’establishment tel Al Gore font la promotion de l’énergie nucléaire comme une « énergie propre » et comme une solution au réchauffement climatique, mais elle ne l’est pas. Il y a un agenda caché et un partenariat secret économique entre des membres de l’élite dirigeante avec des intérêts personnels et de vastes profits à faire en faisant la promotion de l’énergie nucléaire.

    Le partenariat caché des élites dirigeantes, plus spécifiquement certains membres des empires économiques britannique et américain a été révélé dans « “The Queen’s Death Star: Bush, Cheney, Howard and the Queen.” (29). En son cœur, à proximité, il y a le groupe oligarchique financier concentré à la City de Londres dirigé par l’Epoux Royal le prince Philippe. L’Epoux Royal, de par son opinion et sa pratique est un grand fan de génocide : « si j’étais réincarné, j’aimerai revenir sur terre comme un virus tueur pour baisser le niveau de la population humaine. » a-t-il dit. (30)

    L’Epoux Royal ne faisait que refléter les prédictions pessimistes économiques malthusiennes concernant le futur de l’humanité et l’ »explosion démographique » au 18ème siècle. Le riche anglais Robert Malthus s’attendait à ce que des forces comme la guerre, la peste, la famine, éliminent une population qui s’accroissait. Des idées de politique de dépopulation pour faire des profits pour l’élite dirigeante étaient bien vivantes même au 18ème siècle.

    Une guerre nucléaire secrète se développe en Asie, promue par les mêmes élites dirigeantes des empires économiques britannique et américain. Depuis 2003, le président Bush, le vice président Dick Cheney, et le premier ministre australien Howard ont imposé le nucléaire à la Corée du Sud, le Japon, la Chine et l’Inde.

    Le programme de développement britannique du nucléaire en Asie est un remake des guerres de l’Opium en Chine il y a plusieurs siècles. Les guerres de l’Opium ont été crées purement pour le profit économique britannique en affaiblissant le gouvernement dirigeant dans le monde pendant un siècle.

    L’agenda caché de dépopulation et d’affaiblissement de pays qui posent une menace est entrain de se répéter par impact sur les économies vibrantes qui se développent en Asie avec des maladies qui persistent pendant longtemps par empoisonnement radioactif et mutilation du futur génétique de vastes populations. Rien de neuf, les empires économiques britannique et américain sont infâmes se conduisant comme «hommes de frappe économique » avec une faim insatiable pour les ressources et les richesses des autres.

    Privatiser les armes nucléaires pour les élites dirigeantes
    Le programme d’armes nucléaires en Grande Bretagne a été privatisé dans les années 80. Les sous traitants britanniques sont des grandes sociétés avec des liens avec le pouvoir de l’argent de Londres. Le contrôle des armes nucléaires devrait toujours être entre les mains de civils, pas sous le contrôle de l’armée parce qu’elle l’utilisa pour faire son boulot - - tuer les gens et détruire les choses, sans responsabilité pour les conséquences.

    Mais dans « des mains de civils » cela ne veut pas dire non plus entre les mains de grandes sociétés contrôlées par les élites dirigeantes. Elles seront encore plus enclines à les utiliser pour atteindre leur but à long terme celui de la dépopulation et de l’accumulation de richesses.

    Suivant la voie tracée par la Grande Bretagne, le programme d’armes nucléaires US a été privatisé ces quatre dernières années. Gerige Schultz l’ancien président du conseil d’administration de Betchel et ancien secrétaire d’état, a aidé à faciliter cette transition. Betchel est l’une des nouvelles grandes sociétés partenaires d’un contrat de gestion du laboratoire d’armes nucléaires de Los Alamos, en partenariat avec l’université de Californie, seule, sans concurrence, à le diriger depuis 61 ans.

    Deux changements très importants au contrat ont été faits dans le cadre de la négociation sur le nouveau contrat, qui a été accordé à l’Université et à Betchel en décembre 2005. Los Alamos et/ou les laboratoires d’armes nucléaires de Livermore sont devenus des installations de fabrication pour produire des cœurs de plutonium pour les armes nucléaires.

    Ceci viole la Charte de l’Université de Californie qui est de conduire des recherches scientifiques fondamentales dans les laboratoires d’armes nucléaires. Et le deuxième changement important dans le contrat, qui a été provisoirement soulevé lors d’une réunion du conseil d’administration de l’UC par un membre de celui-ci, c’est la phrase du contrat qui élimine la liberté académique des scientifiques menant des recherches à Los Alamos.

    Le changement donne aux amiraux du programme d ‘armes nucléaires du département de l’énergie le droit de « tuer ou OK » la recherche faite individuellement par des scientifiques à Los Alamos. Ceci viole également la Charte de l’Université de Californie qui stipule que les laboratoires d’armes nucléaires sont des endroits où la recherche fondamentale est menée en garantissant la liberté académique, et non une installation de production où on dit quoi faire aux scientifiques.

    Le vice président de l’UC l’amiral Foley a rapidement balayé la question sous la table et a dit que le changement « ne voulait rein dire et ne serait jamais utilisé ». Un an plus tard, lors d’une conférence de presse pendant une réunion des membres du conseil d ‘administration de l’UC en août 2006, le président de l’université de Californie le DC Dynes, et le président des membres du conseil d ‘administration de l’UC Gérard Parsky, ont tous deux nié à l’auteur de cet article que Los Alamos produisait des cœurs de plutonium.

    L’auteur se réfère à une déclaration disant le contraire, faite par l’amiral Linton Brooks, administrateur de l’administration de la sécurité nationale nucléaire sous l’égide du département de l’énergie au cours d’une réunion des membres du conseil d’administration de l’UC le 15 mai 2003.

    « L’amiral Brooks a informé le conseil des membres que « nous sommes de retour dans le biseness de la bombe » parce que Los Alamos venait juste de produire le premier « noyau » de plutonium depuis la fermeture de Rocky Flats. Il a indiqué qu’il y aurait seulement des « mini bombes » et que les tests d’armes nucléaires commenceraient sur le site de test du Nevada en 2005. Une heure plus tard, et 75 Km plus loin, il a annoncé aux employés de Livermore que « nous sommes de retour dans le biseness du nucléaire » et qu’ils en fabriqueraient des grosses, des petites et plus. A ce moment là, il m’a semblé que l’amiral Brooks était un personnage suspect et j’ai commencé à me demander pourquoi un amiral était impliqué. (31)

    Comme plusieurs hommes des Relations Publiques se sont précipités pour protéger le président Dynes et le président des membres du conseil d’administration Parsky, il se sont brusquement levés de la table et sont sortis précipitamment de la conférence de presse sans répondre à la question. La déclaration de l’amiral Brooks a été récemment confirmée.

    « L’installation de plutonium du laboratoire national de Los Alamos avait travaillé ces derniers temps en rotation de plusieurs équipes pour se préparer et pour « démontrer » aux septiques qu’il pouvait faire ce boulot malgré des faiblesses de longue date en lien avec la sécurité, et des bâtiments vieillissants. » (32)

    Le nouveau contrat aura comme résultat plus d’intérêt porté par le gouvernement US aux sociétés privées, centré autour du besoin et de la construction d’un Complexe pour de nouvelles armes nucléaires connu sous le nom de « Complexe 2030.

    Plus l’attention du public est limitée concernant les commentaires sur le processus envisagé de « Complexe 2030 » plus il y a de chance pour que la production commence et qu’une nouvelle usine de production de noyau, pièce centrale du complexe 2030, soit effectivement construite, à LANL.

    Une chose étrange est entrain de se passer. Fin 2007, l’Administration de Sécurité Nationale Nucléaire (National Nuclear Security Administration : NNSA) espère démarrer l’unité de production de nouvelles têtes nucléaires, la première depuis 18 ans. L’objectif c’est de fabriquer 70 têtes nucléaires W88, sur une période de 3 à 5 ans pour être déployées sur des missiles balistiques lancés à partir de sous marins.

    « Si elles sont construites, chaque tête nucléaire portera une charge explosive de 475 000 tonnes. Donc cette seule unité de production créera plus de 10 fois la force explosive utilisée pendant la seconde guerre mondiale (qui était de 3 mégatonnes). Dit autrement, ces nouvelles têtes nucléaires auront l’énergie explosive de 2 217 Hiroshimas. Ils fourniront une production plus grande que la totalité de l’arsenal britannique. » (33)

    Finalement, le pouvoir de l’argent de Londres aura le contrôle des programmes d’armes nucléaires en Grande Bretagne et aux US, et la marine suivra les ordres et délivrera la mort aux populations ciblées. La garantie de la réalisation continue des programmes de dépopulation via des guerres nucléaires planifiées est difficile à nier quand les élites dirigeantes et l’armée ont finalement le contrôle total des programmes d’armes nucléaires en Grande Bretagne et aux US. En fait, cela a été envisagé il y a des décennies par les élites dirigeantes et est toujours sur la table prêt à être appliqué. La menace nucléaire des US et d’Israël vient à l’esprit.

    « En considérant des manières efficaces de développer des programmes de dépopulation, le Club de Rome, Bildenbergs, etc… ont considéré une guerre nucléaire courte comme un moyen de dépopulation… et cette considération est restée ouverte. Elle est restée comme option sur a table. » (34)

    Test dans l’atmosphère
    L’élite dirigeante a mené des guerres secrètes nucléaires dans un but de dépopulation depuis la seconde guerre mondiale dissimulées sous des tests dans l’atmosphère pour « la sécurité nationale », sous forme de développement d’énergie nucléaire « trop bon marché pour être comptabilisée » et de balles à l’uranium appauvris à «énergie cinétique ». Il paraît indéniable maintenant que la décision de déplacer les tests d’armes nucléaires de la région Pacifique vers la zone continentale US au début des années 50 avait un objectif caché.

    Les horribles effets et l’impact environnemental dévastateur dus aux tests dans l’atmosphère ont été établis par des tests menés dans le Pacifique par le gouvernement US sur les îles Marshall et l’Atoll Bikini. Difficile d’éviter la conclusion que les tests d’armes nucléaires dans l’atmosphère sur le site de test du Nevada ont eu des bénéfices dissimulés de dépopulation des US à court et à long terme.

    Le gouvernement US était tout à fait au courant des dommages causés et de l’outrage du public s’il le découvrait. Donc, pour éviter cela, la Commission à l’Energie Atomique et l’armée ensemble ont former l’Agence à la Protection de l’Environnement pour cacher les effets environnementaux, l’Institut National de la Santé, l’Institut National du Cancer et le Centre pour le Contrôle des Maladies. Ces agences gouvernementales ont servi comme couverture pour tromper et mentir au public sur le cancer – dont des taux record de cancer du sein – la mortalité infantile et d’autres maladies dues aux radiations qui ont tué, handicapés et rendus malades les américains.

    A cause du grand nombre de tests nucléaires – prés de 1000 – sur le site de test du Nevada, les tests ont plus que dans aucun autre pays affecté la santé publique aux US. Les effets à long terme continuent d’émerger, comme les épidémies de diabètes aux US, qui se sont transformées en pandémie mondiale.

    Le coût du programme d’armes nucléaires jusqu’en 1995 est estimé à 300 milliards de $. Le coût de la prise en charge sanitaire des diabètes aux US en 2005 dépassait 132 milliards de $ et augmente chaque année. Et mondialement, les gouvernements dépensent 10 % de leur budget santé pour les diabètes, un coût en augmentation chaque année. C’était une maladie rare avant 1945.

    Une étude récente mondiale sur la santé mentale par l’OMS a rapporté que les US avaient le taux de maladies mentales le plus élevé au monde – dans plus de 26 % de la population. (35) La réussite au SAT (Scholastic Aptitude Test – examen d’entrée à l’université) passé la dernière année de lycée pour déterminer l’accès à l’université, est passé de 480 enfants nés en 1945 à 420 enfants nés en 1963 alors que les tests dans l’atmosphère atteignaient leur pic. Le taux de réussite n’a jamais ré augmenté. Quand les tests en atmosphère se sont interrompus en 1963, avec la signature du Traité d’Interdiction Partielle de Test Nucléaire, l’énergie nucléaire a fait son apparition pour empoisonner plus de générations d’enfants.

    Depuis 1991, la pollution mondiale de l’atmosphère au gaz toxique radioactif à l’uranium appauvri est un autre moyen – encore plus efficace- de mettre en application les objectifs de la politique de dépopulation du Nouvel Ordre Mondial. Des populations sont rapidement éliminées là où on trouve des minerais vitaux et des ressources stratégiques car la DNA mutilée produit un nombre croissant de bébés avec des malformations congénitales, qui augmentent en sévérité avec le temps.

    Des maladies persistantes ont un impact sur l’économie d’un pays et font reposer le problème de la santé sur des gouvernements déjà dévasté par la guerre. LES RADIATIONS DE BASE INTENSITE SONT UTILISEES COMME L’ARME ULTIME DE DEPOPULATION PAR LES ELITES DIRIGEANTES.

    Cibles de la dépopulation
    Nos politiciens sont des larbins volontaires d’un pouvoir de l’argent caché qui dirige le monde. Les élites dirigeantes ont utilisé des armes biologiques, des armes chimiques, des armes électroniques, des armes exotiques, des armes nucléaires, des armes radioactives, et tout autre moyen à leur disposition pour mettre en application le Nouvel Ordre Mondial pour qu’elles puissent fait des profits maximums.

    Dans des régions où l’air est pollué, les radiation à l’UA agissent en synergie avec la pollution chimique comme « multiplicateur de force » et accroissent les effets des radiations de 8 à 10 fois. Le DC Ernest Sternglass a rapporté qu’en réduisant le taux de radiation de 90 % les dommages causés par les radiations sont seulement diminués de 50 %. En d’autres termes, à des taux très bas, moins de radiation cause encore plus de dommage, ceci est connu comme l’effet supra linéaire.

    L’Uranium 235 a été utilisé pour « corser » les bombes à l ‘uranium appauvri que les US ont donné à Israël pour être utilisées dans ses attaques sur le Liban en été 2006. Ceci aura comme effet d’accélérer les effets négatifs sur la santé de la population exposée au Liban.

    Le 1é juillet 2006, le jour ou Israël a commencé son attaque sur le Liban, une énorme célébration était organisée par Shell, British Petroleum, Chevron et d’autres compagnies pétrolières US pour marquer l’ouverture du pipeline allant des champs pétroliers de la mer Caspienne jusqu’au port de Ceylan en eau chaude sur la Méditerranée en Turquie. 3 autres pipelines immergés sous la mer, seront construits pour transporter de l’eau, du gaz naturel, et du pétrole de la côté libanaise jusqu’en Israël.

    L’ »attaque de juillet » a révélé la militarisation US de la côte est de la Méditerranée et l’introduction d’Israël comme policier militaire dans la région pour protéger le pipeline de Ceylan. Peu de gens réalisent qu’Israël servira de « station service de gaz » dans un port de la mer rouge pour les pays asiatiques. On a bloqué la construction par les pays asiatiques de pipelines de pétrole des champs pétroliers d’Asie centrale, les obligeant à acheter du pétrole des US et d’autres investisseurs via Israël et de le transporter par la mer.

    Le Mémo 200 du Conseil National de Sécurité (NSC) daté du 24 avril 1974, et intitulé « implications de la croissance de la population mondiale pour la sécurité US et les intérêts outre mer » stipule :

    « Le DC Henri Kissinger a proposé dans son mémorandum à la NSC que « la dépopulation devrait être la plus haute priorité de la politique étrangère US à l’égard du Tiers Monde. » Il a cité des raisons de sécurité nationale, et parce que l’économie des US nécessitera de vastes et croissantes quantités de minerais de l’étranger, spécialement en provenance de pays moins développés… Lorsque la diminution de la population peut augmenter les perspectives d’une telle stabilité, une politique démographique devient pertinente en ce qui concerne les ressources, les approvisionnements et les intérêts économiques des US. »

    Beyrouth, l’Iran,le Venezuela, la Colombie, les Philippines et d’autres régions riches en pétrole ont été mis sur une liste dressée par Kissinger et d’autres experts du gouvernement US comme les principales cibles de dépopulation. Notez les réserves en pétrole et les pipelines dans ces régions. Avant 1920, Herbert Hoover a découvert les plus grandes réserves au monde sur les côtes du Vietnam.

    Le principal but de la guerre du Vietnam c’était la dépopulation par l’utilisation de défoliants tel l’Agent Orange, pour provoquer l’effondrement des récoltes et la famine de la population. C’était le but annoncé de l’utilisation du défoliant – plus tard développé sous le nom d’Agent Orange – quand il a été crée en 1943. Selon Thomas Ferguson au Département d’Etat pour les Affaires de l’Etat, le Vietnam a eu un effet boomerang et la population a augmenté pendant la guerre du Vietnam. Mais des effets résiduels à long terme de l’Agent Orange ont fait leur travail, causant de sévères malformations congénitales, et des maladies dans la population du Vietnam post guerre.

    Le jeu final
    Derrière toutes ces guerres civiles, grandes guerres et petites guerres des 60 dernières années il y a des intérêts spéciaux en Grande Bretagne et aux US. Les empreintes d’Henri Kissinger sont partout sur le programme de dépopulation et l’utilisation de l’UA. Kissinger a été recruté de l’université par les Rockfellers, mais sont véritable maître c’es Jacob Rothschild et le pouvoir de l’argent de Londres.

    Le but ultime des élites dirigeants mondiales c’est de piller les ressources économiques des nations et de gagner le contrôle des richesses mondiales en réduisant la communauté mondiale au concept d’origine du communisme pour les élites fascistes capitalistes et communistes : un système uni classe de travailleurs rabaissés au niveau d’esclaves. Cela a été un but déclaré des élites dirigeantes depuis des centaines d’années, avant même que la population mondiale ait augmenté à son niveau contemporain qui inquiète.

    Voilà une déclaration de David Rockefeller, le président du Conseil des Relations Etrangères de 1970 à 1985 : « certains croient même que nous (la famille Rockfeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des Etats-Unis, caractérisant ma famille et moi-même comme des « internationalistes » et conspirant avec d’autres de par le monde pour construire une structure politique et économique mondiale mieux intégrée – un monde, si vous voulez. Si c’est l’accusation, je suis coupable et je suis fier de l’être. » (36)

    Des technologies agricoles modernes imposées par le FMI et la Banque Mondiale ont en fait diminué la production de nourriture dans des régions ou les technologies agricoles indigènes anciennes produisaient 10 fois plus de nourriture tel qu’autour du Lac Titicaca, au Pérou et en Bolivie. « L’explosion démographique » est une excuse pour une dépopulation intentionnelle et un génocide massif menés par les élites dirigeantes et c’est actuellement rapidement mis en application à une échelle jamais égalée.

    Depuis 1991, en Irak, Yougoslavie et en Afghanistan, les US, leur partenaire l’armée britannique, ont pillé et bombardé les vestiges culturels de ces pays les réduisant à des gravas radioactifs, détruisant des familles et faisant table rase de la mémoire collective et l’expression d’anciennes cultures et civilisations. Le pillage du musée de Bagdad a été planifié au Pentagon en janvier 2003, avec les mêmes trafiquants d’œuvres d’art que ceux qui ont pillé les collections nazies après la deuxième guerre mondiale. La destruction de l’identité nationale fait partie « du plan «.

    « Pour arriver à un gouvernement mondial unique » a dit Brock Chischolm, l’ancien directeur de l’OMS de l’ONU, « c’est nécessaire d’enlever de l’esprit des hommes leurs individualisme, leur loyauté aux traditions familiales et leur identification nationale. »

    Le rêve ultime des élites fascistes capitalistes et communistes est en cours, et les citoyens du monde sont la vraie cible de la « guerre au terrorisme » aux niveaux local, régional et mondial. Le but de cette guerre c’est de former un état autoritaire mondial. Des programmes génocidaires sont actuellement appliqués mondialement utilisant toutes les méthodes possibles, et étendus à un niveau de génocide humain.

    Le crime de guerre ultime c’est l’homicide, qui a changé le génome de toute vie sur la terre. Le génome de tout le vivant, qui a évolué pendant plus de 4,5 milliards d’année, a été changé de manière irréversible en moins d’un siècle. Les élites dirigeantes ont pris cette décision pour nous tous. C’est un jeu ou tout le monde perd… Sur l’Etoile de la Reine.

    Génocide
    L’Article 2 de la Convention sur la Prévention et la Punition de Crime de Génocide définit le génocide comme suit : » dans la présente convention, le génocide veut dire tout acte qui suit commis avec l’intention de détruire, tout ou partie d’un groupe national, ethnique racial ou religieux tel que :

    (a) tuer des membres du groupe ;

    (b) causer du mal physiquement ou mentalement aux membres du groupe;

    (c) infliger délibérément au groupe des conditions de vie calculée pour amener sa destruction physique totalement ou pour partie ;

    (d) imposer des mesures ayant pour but de prévenir des naissances au sein du groupe;

    (e) transférer par la force des enfants du groupe vers un autre groupe. »

    Leuren Moret

    Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

    Cet article majeur par la géo scientifique de réputation mondiale Leuren Moret, basé sur la supposition que l’uranium, tel que les armes à l’uranium appauvri, sont utilisées actuellement dans un but de dépopulation, a été publié par morceau dans l’édition papier du Bay View du 27 décembre 2006 jusqu’au 14 février 2007, et dans sa totalité sur www.sfbaywiew.com. Une nouvelle fois Moret a autorisé les lecteurs de Bay View à être les premiers à lire son travail remarquable. On peut lui écrire à leurenmoret@yahoo.com

    Le cerveau mondial : la face cachée de la mondialisation

    Environnement mondialisation et génocide

    References
    1 Personal communication, November 1991, Livermore Nuclear Weapons Lab

    2 International Criminal Tribunal for Afghanistan at Tokyo: Final Written Opinion of Judge Niloufer Bhagwat, March 10, 2004. http://www.mindfully.org/Reform/2004/Afghanistan-Criminal-Tribunal10mar04.htm

    3 Moret, L., “Weapons Used, Targets Hit, Bombing Intensity in Lebanon by the Israeli Military”, Beirut Indymedia, Aug. 26, 2006. http://beirut.indymedia.org/ar/2006/08/5490.shtml

    4 Fisk, R., “Robert Fisk: Mystery of Israel’s secret uranium bomb – Alarm over radioactive legacy left by attack on Lebanon,” The Independent, Oct. 28, 2006.
    http://news.independent.co.uk/world/fisk/article1935945.ece

    5 Busby, C., Williams D., “Further evidence of enriched uranium in guided weapons employed by the Israeli military in Lebanon in July 2006: Ambulance air filter analysis,” Nov. 3, 2006. http://www.llrc.org

    6 Department of State, Geneva Poison Gas Protocol 1925.
    http://www.state.gov/t/ac/trt/4784.htm

    7 U.S. Code, Title 50, Chapter 40, Sec. 2302: “The term ‘weapon of mass destruction’ means any weapon or device that is intended, or has the capability, to cause death or serious bodily injury to a significant number of people through the release, dissemination, or impact of - (A) toxic or poisonous chemicals or their precursors; (B) a disease organism; or (C) radiation or radioactivity.”
    http://uscode.house.gov/uscode-cgi/fastweb.exe?search

    8 Department of the Air Force, “International Law – The Conduct of Armed Conflict and Air Operations,” Air Force Pamphlet AFP 110-31, pp.1-7 and 1-8.

    9 Groves Memo: Blueprint for depleted uranium weaponry, Oct. 30, 1943.
    http://www.mindfully.org/Nucs/Groves-Memo-Manhattan30oct43a.htm

    10 Hershberg, James G., “James B. Conant: Harvard to Hiroshima and the Making of the Nuclear Age,” Stanford University Press, 1993, p. 244.

    11 Muller, H.J., “Artificial Transmutation of the Gene,” Science, Vol. LXVI, No. 1699, July 22, 1927, pp.84-87.

    12 Busby, C., and S. Morgan, “Did the use of uranium weapons in Gulf War 2 result in contamination of Europe? Evidence from the measurements of the Atomic Weapons Establishment, Aldermaston, Berkshire, UK,” January 2005, Aberystwyth: Green Audit.
    http://www.llrc.org/aldermastrept.pdf

    13 Moret, Leuren, “The Queen’s Death Star: Depleted Uranium Measured in British Atmosphere from Battlefields in the Middle East,” Feb. 26, 2006. http://www.mindfully.org/Nucs/2006/DU-Europe-Moret26feb06.htm

    14 “Global 2000 Report: Vision of a Gloomy World,” 1980, U.S. Government: ERIC No. EJ228905.

    15 Personal communication with Suzanne Nichols, Theologian, Berkeley, California, December 21, 2006.

    16 ”Tiny Rowland: The Ugly Face of Neocolonialism in Africa,” by an EIR Investigative Team. EIR (Executive Intelligence Review). Washington, D.C., 1993, 165 pages.

    17 The Fiat Pax website is a project of UC Santa Cruz students and faculty to track university ties to the DOD.
    http://www.fiatpax.net/dohe/jhu.htm

    18 Moret, L., “UC Berkeley Public Health Stacks Now Classified,” Feb. 22, 2003.
    http://www.mindfully.org/Nucs/2003/Berkeley-Library-Classified22feb03.htm

    19 Douglas, G., “Gestapo Chief: The 1948 CIA Interrogation of Heinrich Mueller,” Vol. 2, p. 108.

    20 Davidson, M., Ruppert, M. “A Career in Microbiology Can Be Harmful to Your Health: Death Toll Mounting as Connections to Dyncorp, Hadron, Promis Software and Disease Research Emerge,” From the Wilderness, Feb. 28, 2002. http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/02_14_02_microbio.html

    21 ”Dead Scientists Do Not Tell Tales,” Omega News, March 26, 2005.
    http://omega.twoday.net/stories/592793/

    22 Reardon, D.C., “Population Control and RU-486: The Hidden Agenda,” AfterAbortion.org.
    http://www.afterabortion.org/RU486.html

    23 Personal communication with a South African woman, Las Vegas, Nevada, November 2004.
    24 Ibid.

    25 Ruiz-Marrero, C., “Biopharmaceutical Crops Are a Disaster Waiting to Happen,” Organic Consumers Assoc., March 28, 2005. http://www.organicconsumers.org/ge/biopharm32905.cfm

    26 Radiation and Public Health Project.
    http://www.radiation.org

    27 Smith, L., “Have DU Will Travel”: “What we’ve done is to replace the fallout from bomb testing with the so-called small permitted releases from nuclear plants,” interview with Dr. Ernest Sternglass, Lone Star Iconoclast, Feb. 28, 2006.
    http://lonestaricon.com/2006/Archives/09/news07.htm

    28 Special Report: “Saudi dove in the oil slick,” The Observer Guardian, Jan. 14, 2001.

    29 Moret, L., 2006.

    30 Prince Philip Duke of Edinburgh, leader of the World Wildlife Fund, quoted in “Are You Ready for Our New Age Future?” Insiders Report, American Policy Center, December 1995.

    31 Moret, L., “Nuclear Weapons Stealth Takeover: Five Admirals, UC Regents, Carlyle Group and Rand,” San Francisco Bay View, Sept. 16, 2004.

    32 Los Alamos Working Group, “Key nuclear warhead decisions pending, more,” Action Alert No. 75, Dec. 23, 2006

    33 Ibid.

    34 Cooper, M.W., “Behold a Pale Horse,” Light Technology Publishing, Flagstaff, Ariz., 1991, p. 167.

    35 JAMA WHO.

    36 David Rockefeller, “Memoirs,” p. 405.

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    D'Hiroshima à Bagdad par Joëlle PENOCHET

    http://www.internationalnews.fr/article-12856670.html

    « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes de l’homme. »
     (Albert Camus, au lendemain d’Hiroshima, Combat, 8 août 1945.)

     Le soixantième anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki a été commémoré aux Etats-Unis dans la plus grande discrétion ; en France, rares sont les médias qui ont osé remettre en question la version officielle de cet événement qui a fait basculer le monde dans une ère de barbarie sans équivalent dans l’histoire de l’humanité.

    En 1991, juste après la fin de la guerre froide, qui maintenait “l’équilibre de la terreur”, a commencé une nouvelle guerre nucléaire, silencieuse, qui se poursuit avec la complicité de l’ensemble de la “communauté internationale”. Cette guerre nucléaire, menée contre des pays désarmés pour servir les ambitions géopolitiques des Etats-Unis, utilise en effet des quantités de plus en plus grandes d’uranium dit “appauvri”, un déchet nucléaire hautement toxique. Ce produit empoisonne l’environnement pour plusieurs milliards d’années et provoque chez les populations touchées une multiplication de cancers, de leucémies, de malformations congénitales monstrueuses et, conséquence la plus grave et irréversible, la modification du patrimoine génétique.

    Comme les pollutions consécutives aux essais nucléaires aériens et à la catastrophe de Tchernobyl, la pollution à l’uranium “appauvri” ne connaît pas de frontière et, aujourd’hui, les populations de l’hémisphère Nord respirent les particules d’oxyde d’uranium dispersées depuis 1991 en Irak, en ex-Yougoslavie et en Afghanistan.

    Hiroshima : une « révolution scientifique »

    “A Hiroshima, trente jours après la première bombe atomique qui détruisit la ville et fit trembler le monde, des gens, qui n’avaient pas été atteints pendant le cataclysme, sont encore aujourd’hui en train de mourir, mystérieusement, horriblement, d’un mal inconnu pour lequel je n’ai pas d’autre nom que celui de peste atomique [...]. Sans raison apparente, leur santé vacille. Ils perdent l’appétit. Leurs cheveux tombent. Des taches bleuâtres apparaissent sur leur corps. Et puis ils se mettent à saigner, des oreilles, du nez, de la bouche.”
    (Wilfred Burchett, premier journaliste à être entré à Hiroshima, Dally Express du 5 septembre 1945.)
     
     “[...] Les Etats-Unis et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerres nucléaires utilisant des bombes et des armes sales dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous forme d’aérosols, l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où ils trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.”
    (Leuren Moret, experte des radiations, juillet 2004.)
     
    Depuis les essais en grandeur nature d’armes à uranium appauvri dans le Golfe (1991), l’utilisation d’un nouveau type d’armes nucléaires s’est banalisée dans l’indifférence générale. Chaque nouvelle guerre “humanitaire” (Bosnie, Kosovo, Afghanistan...) a été l’occasion de tester de nouvelles armes à l’uranium appauvri (UA) à des puissances de plus en plus grandes. La nouvelle guerre d’agression lancée contre l’Irak par la coalition anglo-américaine en 2003 avec la complicité de la “communauté internationale”, y compris la France, au cours de laquelle des quantités sans précédent de munitions à l’uranium appauvri sont utilisées, est une véritable guerre nucléaire qui ne dit pas son nom. On est là devant un crime contre l’humanité qui se déroule silencieusement, et à une échelle jamais connue à ce jour.

    “Le terme d’uranium ‘appauvri’ est inapproprié, car il ne correspond pas à la réalité : il laisse penser que la radioactivité est enlevée, ce qui est faux. Je préfère parler d’armes “enrichies à l’uranium”. 
    (Reza Fiyuzat, linguiste résidant au Japon, entretien par mél du 30 août 2005)
     
    L’uranium appauvri (UA) est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires (dans les bombes, on utilise de l’uranium enrichi à 95% en U 235). Il contient principalement environ 99,75% d’U 238 et 0,2% d’U 235. On l’appelle “appauvri” parce que son activité est inférieure à celle de l’uranium naturel, ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux. En effet, l’uranium dit “naturel” est présent dans l’environnement à raison de 1 à 3 ppm, alors que le minerai est mille fois plus concentré. (L’uranium est dit “naturel” quand il ne contient que des isotopes qui existent dans la nature, 14 au total, tous radioactifs, dont l’U 238, l’U 235 et l’U 234.) Seul l’uranium 235, qui ne représente que 0,72% de l’uranium naturel (ce chiffre variant selon les régions du monde), est fissile. L’UA est doublement toxique : chimiquement, il provoque un empoisonnement comme les autres métaux lourds (plomb, arsenic…) ; mais il est surtout fortement radiotoxique.
     
    En outre, au lieu de diminuer, l’activité de l’UA s’accroît au fil du temps, en raison de la formation rapide de sous-produits lors de sa désintégration. S’il émet surtout des rayons alpha (peu pénétrants, mais très irradiants) quand il est pur, ses deux descendants, qui apparaissent au bout de quelques mois, le thorium (TH 234) et le protactinium (PA 234) sont des émetteurs à vie courte (leurs périodes respectives sont de 24 jours et 1,4 minute), bêta et gamma, donc très pénétrants. L’UA utilisé dans l’armement est d’autant plus dangereux qu’il est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement pollué par des produits de fission hautement radioactifs, comme le plutonium (PU 238 et PU 239), l’uranium 236 (U 236), le neptunium, l’américium, le technétium 99 ou le ruthénium 106, qui potentialisent sa nocivité. Ainsi, l’activité de l’UA reste quatre mille fois supérieure au seuil réglementaire qui impose l’application des règles de radioprotection.
     
    “Ainsi, un projectile en uranium appauvri comporte deux ‘avantages’ militaires importants, c’est-à-dire d’être à la foisperforant et incendiaire. C’est l’arme antichar idéale puisqu’elle perfore les blindages de chars les plus résistants, provoque un violent incendie entraînant l’explosion des munitions contenues dans le char et, ainsi, sa destruction complète.”
    (Bruno Barrillot, 2000). 
      
    Quasiment gratuit en raison de son abondance, il permet, allié à une très faible quantité de titane, de remplacer le tungstène, coûteux et peu fusible. La résistance des chars est elle-même renforcée par l’incorporation d’UA dans les blindages. L’UA est alors recouvert d’un produit qui limite les rayonnements alpha. Les armes à l’UA sont tirées par l’armée de terre (chars Abram, chars Leclerc), de l’air (par les avions A10, peu coûteux, conçus en 1976, surnommés les “tueurs de chars”), les missiles Tomahawk, Phalanx, les hélicoptères Apaches et la marine
     
     Albert Speer, le ministre de la guerre sous Hitler, avait envisagé d’utiliser de l’uranium dans les obus dès 1943 pour remplacer le tungstène qu’il ne pouvait plus importer du Portugal. Parallèlement, des responsables du projet Manhattan avaient eu également l’idée d’utiliser l’uranium, mais leur but était moins de fabriquer des obus plus efficaces que de faire le plus de mal possible aux populations ennemies : dès 1943, ils avaient recommandé l’usage de gaz radioactifs :
     
    “Utilisé comme gaz de guerre, le matériau sera pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu au sol par des lance-projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne est extrêmement petite… Il n’y a pas de méthodes de traitement connues à de telles blessures… cela traversera un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables.”
    (Cité par Leuren Moret, juillet 2004). 
     
    Leur rêve a été réalisé cinquante ans plus tard : l’oxyde d’uranium, utilisé à la manière d’un gaz, est devenu une arme de destruction massive qui “joue un rôle vital dans la réalisation du plan de domination du monde par les Etats-Unis” (Bob Nichols, 2005).

    “L’uranium appauvri devient néfaste quand il se transforme en poussière ingérée ou inhalée, il est alors plus dangereux qu’aucune toxine connue de la science des hommes.”  
    (Pr A. Durakovic, directeur du département de Médecine nucléaire à l’université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone.)

    La contamination interne peut survenir de trois manières : l’inhalation, l’ingestion de boissons et d’aliments contaminés, et par lésions cutanées (l’UA passe dans la circulation sanguine). L’inhalation est la plus dangereuse (d’un facteur 10 à 200). La chimiotoxicité concerne en premier lieu le rein (et secondairement le foie), et la radiotoxicité touche surtout les poumons. Plus de 75% des particules ne sont pas arrêtées au niveau de l’appareil respiratoire supérieur et se fixent dans les alvéoles pulmonaires, d’où elles irradient pendant des années. La moitié de la fraction solubilisée qui a été transférée au sang est éliminée par les urines, et l’autre moitié est répartie dans les reins et le squelette avec un temps de fixation très lent. L’UA attaque aussi le cerveau, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques et le système neurologique.

    Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique, de l’intensité et de la durée d’exposition, et des sujets contaminés. Ainsi, les enfants représentent la population la plus vulnérable aux effets de la radioactivité, parce qu’ils la concentrent trois ou quatre fois plus que les adultes en raison de leur moindre poids et de l’activité de leur processus métabolique. Rappelons ici que les instances internationales de radioprotection (CIPR) ont été obligées d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n’existe pas de seuil d’innocuité. 
     
    Dès avant la nouvelle invasion de l’Irak de 2003, une étude sur les effets de l’UA à long terme entreprise dans six zones du sud de l’Irak à l’aide d’un spectromètre gamma avait montré que le tiers des échantillons de végétaux collectés présentaient un taux de radioactivité trois fois supérieur au taux habituel. Dans ces zones, près de 900 000 tonnes des plantes sauvages comestibles et près du tiers des animaux étaient contaminés. La dose de radioactivité délivrée aux enfants de moins de 15 ans à travers l’inhalation, l’ingestion de viande et de lait, et l’exposition, mesurée sur cinq ans (1991-1996), représentait 70% de la dose totale reçue par l’ensemble de la population étudiée.

    Le Pr Siegwart-Horst Günther, épidémiologiste autrichien, a mis en évidence un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du sida, une forte proportion d’infections, d’herpès et de zonas, des dysfonctionnements rénaux, des leucémies, des avortements spontanés et des malformations congénitales. La leucémie est provoquée par l’irradiation des cellules souches du sang par les particules alpha fixées sur la moelle osseuse et certains tissus lymphatiques.
     
    Des malformations congénitales monstrueuses et une atteinte au génome

    “S’”ils nous avaient tués une fois, cela serait moins grave…  mais… ils vont continuer de nous tuer pendant des générations 
    (un Afghan cité par le Dr Miraki, Perpetual Death from America)
     
    La fixation de l‘UA sur le placenta des femmes enceintes contrarie le processus de formation de l’embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés d’horribles malformations congénitales jamais rencontrées ou extrêmement rares.

    Ainsi, de nombreux enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres (comme les victimes de la thalidomide dans les années 1950), avec des organes manquants (sans yeux, sans nez, sans oreilles, sans cerveau, sans anus...), aveugles, avec de graves anomalies du cœur (absence d’oreillettes ou de valvules) ou des poumons, ou avec des organes à l’extérieur du corps (cerveau, intestins, estomac…). Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été deux cent cinquante mille fois plus grande que l’occurrence moyenne. On retrouve les mêmes malformations chez les enfants des vétérans des guerres du Golfe et des Balkans de toutes nationalités. Lorsqu’une femme irakienne vient d’accoucher, ses premières paroles sont non pas “c’est une fille ou un garçon ?” mais “mon bébé est-il normal ?”. En outre, les anomalies génétiques s’aggravant généralement d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de pouvoir mesurer l’atteinte du génome. La prise de conscience de la condamnation des prochaines générations engendre le désespoir des populations touchées :
     
    “ Après que les Américains eurent détruit notre village et tué nombre d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Mais nous aurions supporté ces misères, nous les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils malformé, j’ai réalisé que mes espoirs en l’avenir avaient disparu pour de bon,* pire que le désespoir né de la barbarie russe, même si, à cette époque, j’ai perdu mon fils aîné, Shafiqullah. Mais, cette fois, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que nous ont infligé les Américains, une mort silencieuse à laquelle – je le sais – nous n’échapperons pas.”  
    (Jooma Khan, Afghanistan, mars 2003, cité par Mohammed Daud Miraki, Le Génocide silencieux venu d’Amérique, les produits du jardin, 2005).  *C’est nous qui soulignons.
     
    Des malformations similaires continuent d’apparaître depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986, celle de Bhopal, en Inde (1984), et l’utilisation de l’Agent Orange au Vietnam de 1961 à 1971. Le site de Bhopal n’a jamais été décontaminé de sa dioxine par le fabricant de pesticides Union Carbide (aujourd’hui Dow Chemical). L’Agent Orange (fabriqué par Montsanto, aujourd’hui l’un des principaux fabricants d’OGM) répandu au Vietnam, une arme de destruction massive qui avait fait des milliers de victimes parmi les soldats américains, continue de faire des ravages au Vietnam trente ans après la fin du conflit.
     
    Il faut également prendre en compte l’ensemble des facteurs qui se combinent aux effets de l’UA pour provoquer des maladies graves : fumées toxiques libérées lors des bombardements de réacteurs, de centres d’études nucléaires (à Belgrade et en Irak), de complexes chimiques ou pétrochimiques (comme celui de Pancevo, en ex-Yougoslavie), des puits de pétrole incendiés… S’y ajoutent la malnutrition et les désastreuses conditions sanitaires des pays agressés, les stations d’épuration des eaux et les centrales électriques étant systématiquement détruites par les agresseurs, tout comme les hôpitaux. Les vétérans de la guerre du Golfe subissent également les conséquences des différents vaccins et médicaments que les autorités militaires ont testés sur eux. 

    Les populations victimes des bombardements sont de fait condamnées à vivre durant toute leur vie dans une véritable décharge radioactive 
     
    La différence entre les vétérans des armées des pays agresseurs et les victimes civiles des pays agressés réside dans le fait que les troupes étrangères ont séjourné peu de temps dans les zones contaminées, alors que les populations victimes des bombardements sont généralement condamnées à vivre durant toute leur vie dans un environnement qui deviendra inexorablement de plus en plus radioactif.

    En outre, les anciens combattants ont pu se constituer en associations pour tenter d’obtenir “réparation” dans leur pays, où ils peuvent se faire soigner, alors que les populations locales, parfois encore ignorantes des causes du mal qui les ronge, sont trop démunies pour se faire traiter, voire pour simplement soulager leurs douleurs. Les hôpitaux irakiens, quand ils n’ont pas été la cible des bombardements de l’alliance anglo-américaine, n’ont ni la capacité ni les moyens médicaux d’accueillir et de soigner toutes les victimes. Avant 1990, l’Irak avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau (dont beaucoup ont été mystérieusement assassinés depuis 2003, comme de nombreux scientifiques et journalistes).
     
    Le pire est à venir pour tout le monde

    « Depleted uranium is a warcrime in progress »
     (Pr Doug Rokke)
     
    À la suite de la guerre de 1991, L’AIEA avait prévu un excès de un demi-million de morts en Irak. La contamination de l’environnement et des populations locales va continuer de s’amplifier. Avant 2003, certaines régions du sud de l’Irak (dont certaines zones horticoles et de cultures irriguées, rares dans ce pays aride) connaissaient déjà une augmentation de 700% des taux de cancer, de 400% du taux de malformations congénitales et de 350% par an de cas de leucémies, de déficiences immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux.
    Les cas d’avortements spontanés et de mongolisme se multiplient, même chez des enfants nés de mère de moins de 25 ans. Pour chaque cas de cancer des tissus comme la leucémie, cinq cas de cancer solide devraient apparaître dans les dix à trente prochaines années. Dans un rapport inédit, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait prévu un excès de 500 000 morts en Irak, où plus de 1 million de projectiles à l’uranium appauvri ont été tirés en 1991, soit entre 350 (chiffre du Pentagone) et 800 tonnes d’UA (selon la fondation Laka d’Amsterdam). Plus de 10 tonnes d’UA ont été utilisées dans les Balkans, dont la plus grande partie au Kosovo, où un biologiste britannique a prévu 10 000 morts supplémentaires au cours des prochaines années. Une étude a fait apparaître des taux de radioactivité “des centaines de fois plus élevés que la norme” dans le sud-est de la Serbie. Selon une estimation du journaliste d’investigation Robert J. Parsons (2002), 3 000 tonnes d’uranium auraient été utilisées en Afghanistan.
    Depuis mars 2003, ce sont des milliers, voire des dizaines de milliers de tonnes de ce produit mortifère qui sont répandues sur l’Irak par les forces occupantes. La quantité de radioactivité lâchée sur l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et l’Irak correspondrait à quatre cent mille fois celle d’Hiroshima – dont plus de deux cent cinquante mille fois sur le seul Irak à ce jour (Nichols, 2004). La totalité de cette pollution radioactive est dix fois plus importante que celle qui a été provoquée par les essais nucléaires aériens depuis les années 1940.
     Au vu des conséquences de la première invasion de l’Irak en 1991, et compte tenu du fait que cette fois l’ensemble du pays a été touché par des bombardements à l’UA, en particulier les villes les plus peuplées, et que la quantité d’UA a été massive, peut-on prévoir combien d’Irakiens seront victimes de la guerre d’agression lancée en 2003 par l’alliance anglo-américaine et qui n’est pas près de s’arrêter ? Le génocide du peuple irakien, la destruction irréversible de son environnement, de sa culture et du berceau de la civilisation, commencé avec l’embargo en 1990, s’accélère dans l’indifférence générale, en raison du black-out quasi total des médias “incorporés” sur le sujet.

    Une aubaine pour l’industrie nucléaire : transformer les pays agressés en  poubelles radioactives gratuites
     
    L’usage militaire de l’UA est un débouché idéal pour l’industrie nucléaire, qui en produit chaque année 50 000 tonnes ; les stocks mondiaux actuels sont estimés à plus de 1,5 million de tonnes, dont 700 000 aux Etats-Unis. Les pays nucléarisés se débarrassent ainsi à bon compte de déchets dont le stockage est très coûteux, en faisant des pays attaqués de véritables “déchetteries radioactives” (Sara Flounders). D’autant que la demi-vie (dite “période”) de l’uranium appauvri est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la Terre !).
     
    Le Koweït aurait dépensé 14 milliards de dollars pour le “nettoyage” de son petit territoire. Pour décontaminer vingt-trois de leurs chars, les Américains ont mis trois ans et dépensé 4 millions de dollars, alors que les cinq mille chars irakiens hautement radioactifs détruits pendant la guerre du Golfe sont restés sur le terrain, pour la plupart sur “l’autoroute de la mort”, au sud de l’Irak.

    En février 2003, les Etats-Unis ont refusé par avance tout nettoyage des sites qu’ils pourraient contaminer en Irak. Mais les dommages causés à l’environnement deviennent de toute manière rapidement irréversibles. En Afghanistan, des tempêtes de sable traversant le pays et la pollution consécutive des rivières et des fleuves, notamment la rivière de Kaboul et l’Indus, fleuve qui traverse le Pakistan et alimente les exploitations agricoles et les populations locales en eau potable, ont alarmé le corps médical. Des équipes de NBC (nucléaire-biologique-chimique) auraient très tôt été présentes en Afghanistan pour mesurer le niveau de contamination après les bombardements. Juste après un “tir ami”, des équipes de reporters qui travaillaient aux côtés des militaires de la coalition ont été rapidement enlevées et enfermées dans un hangar. Dès octobre 2001, les médecins afghans signalèrent des décès rapides de victimes présentant les symptômes typiques d’une forte contamination à l’UA.

    Dans les centres d’expérimentation des pays occidentaux, les tests doivent avoir lieu en milieu confiné, la radioactivité est en principe soigneusement contrôlée et le personnel, soumis à une surveillance particulière. Pourtant, des incidents conduisent parfois au relâchement d’oxyde d’uranium dans l’atmosphère (à Gramat, en Ecosse, à Puerto Rico…). Et l’on trouve autour de nombreux sites (usines de production, centres d’essais, régions agressées, sans compter les mines d’uranium…) des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés. Dans l’Indiana, un ex-champ de tirs d’essai d’obus à l’UA des années 1980 va être reclassé en “zone de sacrifice national”, condamnée pour l’éternité. Pourquoi l’uranium “appauvri” devient-il un produit banal lorsqu’il est déversé par centaines de tonnes sur les pays agressés ?

      Il y a bien des armes de destruction massive en Irak!

    Des milliers de ces projectiles sont disséminés à des profondeurs variables sur les zones bombardées. De nombreux enfants qui jouent avec les projectiles argentés ou leurs débris radioactifs restés sur le terrain meurent de leucémie, dont la période de latence n’est que de quelques années. En Europe, toute dispersion d’UA dans l’environnement est illicite. Le Pr Siegwart-Horst Günther, qui avait rapporté d’Irak un projectile à l’UA en Allemagne, fut menacé d’internement psychiatrique et condamné en 1994 à une amende de trois mille marks pour «mise en circulation de matériaux radioactifs faisant courir un risque pour la santé». Pour le Pr Major Doug Rokke, ancien chef du Projet pour l’uranium appauvri au Pentagone, vétéran de la Guerre du Golfe et chargé par Colin Powell du «nettoyage» de l’Arabie Saoudite et du Koweït en 1991, et aujourd’hui victime du «syndrome du Golfe», «L’Iraq est une déchetterie toxique.»

    D’autres nouvelles armes de destruction massives de la panoplie américaine auraient été testées depuis 2003. «Moab», la bombe la plus puissante du monde (8 tonnes), l’une des plus meurtrières, produit un mini-champignon semblable à celui des bombes nucléaires. Les «mini-nukes» (dont la puissance peut équivaloir plusieurs fois la bombe lâchée sur Hiroshima) auraient été utilisées en Afghanistan. La bombe «E» (électromagnétique), non seulement détruit toutes les communications, mais peut être utilisée comme un gigantesque four à micro-ondes sur une grande surface, cuisant dans son périmètre d’action tous les êtres vivants comme des poulets (le four à micro-ondes n’étant qu’une application domestique de la version militaire mise au point par Raython).

    En outre, de nouvelles versions, plus sophistiquées et plus meurtrières que les précédentes, de bombes au napalm, au plasma (à effet de souffle), au phosphore, à fragmentation (qui peuvent contenir de l’UA), et d’autres armes toutes plus terrifiantes les unes que les autres auraient également été testées secrètement, comme le laisse supposer le nettoyage total (comprenant l’enlèvement du sol sur plusieurs mètres de profondeur), de certains quartiers de Fallujah (après que la «ville aux cent mosquées» eût été rasée en novembre 2004) et de l’aéroport de Bagdad (en mars 2003), déclarés zones interdites. L’utilisation de bombes incendiaires de type napalm a été confirmée par de nombreux témoins à Fallujah.1 L’utilisation d’un napalm ‹amélioré› (MK77) lors de l’invasion de 2003 a d’ailleurs été reconnu tout a fait officiellement par les officiels US.2

    Une arme de destruction massive en voie de banalisation
    Les armes de destruction massive à l’UA, classées «conventionnelles» sont aujourd’hui fabriquées par un nombre grandissant de pays, douze connus à ce jour, dont Israël, la Turquie, la Russie, le Pakistan et la France. Deux mille cent essais ont été effectués sur le territoire français depuis 1987, dont un millier au centre de Gramat (dans les Causses sauvages du Lot, près du gouffre de Padirac et de Rocamadour) et à Bourges (Cher) en plein air. Les armées de près de cinquante pays, et tous les types de munitions de la panoplie des armes américaines en seraient équipés aujourd’hui. La plupart des armes en contiennent, des simples balles aux bombes «intelligentes» guidées par satellites, en passant par les obus, les missiles, et les ogives des bombes dites «bunker busters» (destinées à détruire les bunkers souterrains).

    Au début des années 90, la France, qui possède pourtant des stocks considérables d’U-238 en raison de son grand nombre de réacteurs nucléaires (58), a acheté aux Etats-Unis mille tonnes d’UA «sale» (contaminé par de l’U-236 et du PU-131 ) via la Cogema et Framatome, destinées à équiper notamment ses chars Leclerc et AMXB2. Des obus-flèches à l’UA sont fabriqués à Romans et à Annecy depuis 1995. Dans le Limousin, près de 200 000 tonnes d’oxyde d’uranium appauvri (sous forme de U3O8) contaminé, destinées à être «valorisées» en obus, doivent être entreposées à Bessines (près de Limoges) malgré l’avis négatif de la commission d’enquête (cf. Bella Belbeoch, 2004). La fabrication des engins elle-même est une industrie à risque: aux Etats-Unis, plusieurs usines productrices d’UA ont été contraintes de fermer parce qu’elles avaient contaminé leurs salariés et les populations alentour.

    L’OMS complice une fois de plus de «crimes contre l’humanité»

    L’utilisation des armes à uranium appauvri, véritable «crime contre l’humanité» (reconnu comme tel par la plupart des spécialistes internationaux, dont Ramsey Clark, le Pr Doug Rokke, Rosalie Bertell, Leuren Moret, Helen Caldicott, le général Pierre-Marie Gallois …), se poursuit dans l’indifférence générale et avec la bénédiction des organisations des Nations Unies. Le black-out sur ces nouvelles armes est facilité par le fameux Accord que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été contrainte de signer en 1959 avec l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), dont l’article 3 stipule que les deux organismes «peuvent être appelés à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel des renseignements qui leur auraient été fournis.» Il est donc interdit à l’OMS de traiter des questions de radiation et de santé publique sans l’aval de l’AIEA, agence des Nations-Unies au service du lobby nucléaire. Ce lien de dépendance empêche l’OMS de respecter sa constitution, qui précise «qu’une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour améliorer et protéger la santé de tous les peuples». En cinquante ans, «la perfidie de cette alliance entre deux organismes des Nations-Unies aux buts diamétralement opposés, qui devraient s’affronter et non coopérer […] n’a jamais été dénoncée publiquement». (Bonny, 1999)

    Les mêmes «experts» de l’ONU, qui avaient préconisé de ne pas évacuer les zones hautement contaminées par l’explosion du réacteur de la centrale de Tchernobyl, commettent ainsi un nouveau «refus d’assistance à populations en danger» en acceptant l’usage militaire et civil de l’UA, avec la complicité active des gouvernements et des media occidentaux. En outre, ils bénéficient d’une immunité totale pendant et après leur mandat. Résultats : études non réalisées ou biaisées, rapports interdits de publication (comme l’«aide-mémoire n° 257» de l’OMS) ou censurés. Ainsi, le Pentagone a tenté de démontrer le caractère inoffensif de l’UA en s’appuyant sur un rapport de quatre pages de l’OMS de janvier 2001, particulièrement inconsistant et peu scientifique!

    L’Organisation Mondiale de la Santé, sous la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (IAEA) bloque depuis 2001 la publication d’un rapport réalisée par trois experts des radiations de très haut niveau sur les effets et les risques de l’uranium appauvri sur les populations. Le Dr Keith Baverstock. Principal auteur du rapport, déclare que ce rapport a été censuré volontairement, ce que nie l’OMS.

    Des études inexistantes, trafiquées ou censurées

    Le rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) sur la pollution radioactive au Kosovo fut d’abord réduit de 74 à 2 pages! En novembre 2000, la mission du PNUE a visité seulement onze sites, sur les cent douze cibles touchées par les bombardements de l’OTAN au Kosovo en 1999. Cette «visite guidée» avait été soigneusement préparée par les responsables de l’OTAN, dans des zones choisies, réduites, et au préalable «nettoyées» autant que cela était possible (pendant seize mois, plus de dix équipes de contrôle avaient préparé le terrain). Après avoir étudié 355 échantillons prélevés dans le sol, l’eau, les végétaux et le lait, la mission a conclu à de «faibles niveaux de radiation à proximité des cibles» et de «légères contaminations provenant des poussières d’uranium». Malgré le constat de la présence de plutonium dans les obus-flèches, elle a estimé que les résultats n’étaient «pas alarmants». Cependant, la mission avait attiré l’attention sur le risque de contamination de la nappe phréatique par des munitions enterrées dans le sol susceptibles de décupler, voire centupler le taux d’uranium dans l’eau potable.

    De son côté, le Dr Chris Busby, expert indépendant de renommée mondiale, auteur d’un ouvrage sur les faibles radiations (Les Ailes de la mort), et dont les résultats des études au Kosovo ont été reconnus par la Royal Society de Londres, a relevé sur le site de Jacova des niveaux de radioactivité cent fois supérieures à la normale, et dix fois plus de thorium – l’un des sous-produits de l’UA – que d’uranium appauvri.

    Le PNUE, dont l’Unité d’évaluation après conflit avait demandé à intervenir rapidement en Afghanistan, et réclamé un financement pour le Fonds pour la recherche sur l’UA, n’a jamais reçu de réponse de la part de la directrice de l’OMS de l’époque, Gro Harlem Brundtland. D’après Robert J. Parsons, ces manœuvres dilatoires auraient été motivées par l’opportunité d’attribuer les symptômes des victimes de fortes expositions à l’UA à la rigueur de l’hiver afghan et à l’état sanitaire de populations fragilisées par plus de deux décennies de guerre.
    Maintien d’une chape de plomb sur l’utilisation d’armes de destruction massive et leurs conséquences
    «Des campagnes de relations publiques sont conseillées, étant donnée la perception (négative) de la radioactivité par le public. Les activités de combat et de manœuvre présentent un risque de réaction d’opposition internationale.»
    Rapport de l’OTAN de 1990

    On se trouve devant un black-out quasi total des médias (dont la plupart appartiennent à des industriels de l’armement, comme en France Serge Dassault ou Matra Lagardère, ou de construction, comme Bouygues), qui présentent l’UA comme un produit anodin. Ce silence permet aux pays responsables (à la fois juges et partie) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination des sites bombardés, mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage militaire d’un déchet nucléaire hautement toxique dont l‘utilisation était restée tabou pendant plusieurs décennies jusqu’à la «Guerre du Golfe». Les pays bombardés n’ont pas été plus avertis que les combattants des risques de contamination radioactive. L’usage d’UA dans le Golfe en 1991 n’a été révélé que huit mois après la fin officielle de la guerre par un quotidien britannique. Aucun media français ne parle de l’utilisation de l’uranium appauvri en Irak actuellement.

    Sur 580 000 vétérans américains de la «Guerre du Golfe», on dénombre à ce jour plus de 325 000 victimes de pathologies permanentes et 11 000 morts (au rythme de 140 vétérans par mois). Dix ans après l’intervention dans le Golfe, plus de la moitié des vétérans étaient atteints de maladies chroniques, alors que le taux était de 5% en moyenne chez les vétérans des conflits du siècle dernier (10% au VietNam). Une étude réalisée en 1996 par le Département des Anciens Combattants a montré que 67% des bébés nés après la «Guerre du Golfe» présentaient des malformations. La presse indépendante a révélé que 40% des soldats ayant servi dans une unité de l’offensive de 2003 présentaient déjà des pathologies graves et multiples susceptibles de déboucher sur des cancers, seize mois seulement après leur retour (Moret, août 2004). Des associations de vétérans américains comme Veterans For Peace (VFP) ou des vétérans de la guerre du VietNam militent activement contre les nouvelles guerres radiologiques et participent à toutes les grandes manifestations pacifistes.

    Intensifier la campagne d’information internationale en vue de l’interdiction totale de ces armes: «Sauvegarder l’avenir de l’humanité» (Ramsey Clark )

    «Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille la peine d’être menée, ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison».
    Albert Camus (ibid.)

    Selon le droit international sur le contrôle des armements, les armes à UA, à la fois chimiques et nucléaires, sont pourtant illégales (conventions de La Haye de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, convention des Nations-Unies du 10 octobre 1980, dite «Convention des armes inhumaines»), parce qu’elles infligent des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, causent des atteintes graves et durables à l’environnement et, comme les mines antipersonnel, demeurent meurtrières bien après la fin des conflits. Leur utilisation a été condamnée par la résolution n°96/16 de la sous-commission aux Droits de l’Homme des Nations Unies en août 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en janvier 2001, «en appel du principe de précaution», un moratoire sur leur utilisation (mais pas sur leur fabrication!).

    De nombreuses personnalités de renommée internationale, comme Rosalie Bertell, épidémiologiste canadienne spécialisée dans les maladies des radiations (prix Nobel Alternatif 1986) et Ramsey Clark, ancien secrétaire d’état américain à la Justice et avocat international, et de très nombreuses associations aux Etats-Unis comme en France, tentent de mobiliser l’opinion internationale pour obtenir «l’interdiction internationale inconditionnelle de la recherche, la production, les essais, les transports, la détention et l’utilisation de l’uranium appauvri à des fins militaires.» Elles demandent également «que toutes ces armes et tous les déchets radioactifs soient immédiatement isolés et stockés, que l’uranium appauvri soit classée «substance radioactive dangereuse», que les zones contaminées soient nettoyées et que tous ceux qui ont été exposés puissent recevoir des soins médicaux appropriés». Si ces appels ne sont pas entendus, de plus en plus de régions de notre planète seront rayées de la carte, transformées en poubelles radioactives pour l’éternité, leurs populations condamnées à une mort lente et, finalement, la planète entière sera contaminée.    
     
    1  Cf. par ex. Dahr Jamail, http://esterrepublic.com/Archives/djamail9.html
    2  www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDBG&langue=&id=23836
    Source: http://vadeker.club.fr/humanite/geopolitique/guerre_radioactive_secrete.html. En annexe de l’article vous trouverez également une bibliographie exhaustive au sujet de l’uranium appauvri.

    (Article mis à jour le 31 août 2005. Première parution dans MEDECINES NOUVELLES, 3e trimestre 2002, pp. 79–90, et diffusé sur plusieurs sites Internet s: Horizons et débats, numéro 39, octobre 2006 (http://www.horizons-et-debats.ch/39/39_13.htm), http://www.alterinfo.net/D-Hiroshima-a-Bagdad_a18111.html, http://www.contratom.ch/, http://www.csotan.org/textes/texte.php?art_id=251&type=articles;

    Sources:
     
    NB : La littérature sur l’uranium appauvri est extrêmement abondante sur Internet. Nous ne pouvons mentionner ici que nos principales sources.
    Ouvrages
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    • BARRILLOT, Bruno et alii, Les armes à uranium appauvri, jalons pour une interdict ion, Les enjeux environnementaux, sanitaires, économiques, juridiques et éthiques, Ed. GRIP-éditions Complexe, Paris, 2001.
    • BARRILLOT, Bruno : Le complexe nucléaire, Des liens entre l’atome civil et militaire , Lyon , Observatoire des armes nucléaires/CDRPC/Réseau Sortir du nucléaire, 2005.
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    • BERTELL, PR Rosalie : Planet Earth : The latest Weapon of War , A Critical Study into the Military and the Environment , Londres,The Women’s Press, 2000.
    • CALDICOTT, Helen : The New Nuclear Danger, George W.Bush’s military-Industrial Complex , New York ,The New Press, 2002.
    • CLARK, Ramsey : The Fire This Time, US War Crimes in the Gulf , New York, International Action Center, 3e édition, 2002.
    • CLARK, Ramsey, BERTELL, Rosalie, FLOUNDERS, Sarah et alii : Metal of Dishonor, Depleted Uranium, How the Pentagon radiates Soldiers and civilians with DU weapons , selections compiled and edited by the Depleted Uranium Education Project, International Action Center, New York, 1999.
    • LATOUR (Patricia), CURY (Maurice), VARGA (Yves) : Irak, guerre, embargo mensonges et vidéo , Paris, Le temps des cerises, 1999.
    • MEISSONIER, M et LOORE, F. : Uranium appauvri, la guerre invisible , Paris, Robert Laffont, 2001.
    Articles
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    D'Hiroshima à Bagdad par Joëlle PENOCHET
            

    « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes de l’homme. »
     (Albert Camus, au lendemain d’Hiroshima, Combat, 8 août 1945.)

     
    Le soixantième anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki a été commémoré aux Etats-Unis dans la plus grande discrétion ; en France, rares sont les médias qui ont osé remettre en question la version officielle de cet événement qui a fait basculer le monde dans une ère de barbarie sans équivalent dans l’histoire de l’humanité.

    En 1991, juste après la fin de la guerre froide, qui maintenait “l’équilibre de la terreur”, a commencé une nouvelle guerre nucléaire, silencieuse, qui se poursuit avec la complicité de l’ensemble de la “communauté internationale”. Cette guerre nucléaire, menée contre des pays désarmés pour servir les ambitions géopolitiques des Etats-Unis, utilise en effet des quantités de plus en plus grandes d’uranium dit “appauvri”, un déchet nucléaire hautement toxique. Ce produit empoisonne l’environnement pour plusieurs milliards d’années et provoque chez les populations touchées une multiplication de cancers, de leucémies, de malformations congénitales monstrueuses et, conséquence la plus grave et irréversible, la modification du patrimoine génétique.

    Comme les pollutions consécutives aux essais nucléaires aériens et à la catastrophe de Tchernobyl, la pollution à l’uranium “appauvri” ne connaît pas de frontière et, aujourd’hui, les populations de l’hémisphère Nord respirent les particules d’oxyde d’uranium dispersées depuis 1991 en Irak, en ex-Yougoslavie et en Afghanistan.

     
    Hiroshima : une « révolution scientifique »

     
     
    “A Hiroshima, trente jours après la première bombe atomique qui détruisit la ville et fit trembler le monde, des gens, qui n’avaient pas été atteints pendant le cataclysme, sont encore aujourd’hui en train de mourir, mystérieusement, horriblement, d’un mal inconnu pour lequel je n’ai pas d’autre nom que celui de peste atomique [...]. Sans raison apparente, leur santé vacille. Ils perdent l’appétit. Leurs cheveux tombent. Des taches bleuâtres apparaissent sur leur corps. Et puis ils se mettent à saigner, des oreilles, du nez, de la bouche.”
    (Wilfred Burchett, premier journaliste à être entré à Hiroshima, Dally Express du 5 septembre 1945.)
     
     
    “[...] Les Etats-Unis et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerres nucléaires utilisant des bombes et des armes sales dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous forme d’aérosols, l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où ils trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.”
    (Leuren Moret, experte des radiations, juillet 2004.)
     
    Depuis les essais en grandeur nature d’armes à uranium appauvri dans le Golfe (1991), l’utilisation d’un nouveau type d’armes nucléaires s’est banalisée dans l’indifférence générale. Chaque nouvelle guerre “humanitaire” (Bosnie, Kosovo, Afghanistan...) a été l’occasion de tester de nouvelles armes à l’uranium appauvri (UA) à des puissances de plus en plus grandes. La nouvelle guerre d’agression lancée contre l’Irak par la coalition anglo-américaine en 2003 avec la complicité de la “communauté internationale”, y compris la France, au cours de laquelle des quantités sans précédent de munitions à l’uranium appauvri sont utilisées, est une véritable guerre nucléaire qui ne dit pas son nom. On est là devant un crime contre l’humanité qui se déroule silencieusement, et à une échelle jamais connue à ce jour.

    “Le terme d’uranium ‘appauvri’ est inapproprié, car il ne correspond pas à la réalité : il laisse penser que la radioactivité est enlevée, ce qui est faux. Je préfère parler d’armes “enrichies à l’uranium”. 
    (Reza Fiyuzat, linguiste résidant au Japon, entretien par mél du 30 août 2005)
     
     
    L’uranium appauvri (UA) est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires (dans les bombes, on utilise de l’uranium enrichi à 95% en U 235). Il contient principalement environ 99,75% d’U 238 et 0,2% d’U 235. On l’appelle “appauvri” parce que son activité est inférieure à celle de l’uranium naturel, ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux. En effet, l’uranium dit “naturel” est présent dans l’environnement à raison de 1 à 3 ppm, alors que le minerai est mille fois plus concentré. (L’uranium est dit “naturel” quand il ne contient que des isotopes qui existent dans la nature, 14 au total, tous radioactifs, dont l’U 238, l’U 235 et l’U 234.) Seul l’uranium 235, qui ne représente que 0,72% de l’uranium naturel (ce chiffre variant selon les régions du monde), est fissile. L’UA est doublement toxique : chimiquement, il provoque un empoisonnement comme les autres métaux lourds (plomb, arsenic…) ; mais il est surtout fortement radiotoxique.
     
    En outre, au lieu de diminuer, l’activité de l’UA s’accroît au fil du temps, en raison de la formation rapide de sous-produits lors de sa désintégration. S’il émet surtout des rayons alpha (peu pénétrants, mais très irradiants) quand il est pur, ses deux descendants, qui apparaissent au bout de quelques mois, le thorium (TH 234) et le protactinium (PA 234) sont des émetteurs à vie courte (leurs périodes respectives sont de 24 jours et 1,4 minute), bêta et gamma, donc très pénétrants. L’UA utilisé dans l’armement est d’autant plus dangereux qu’il est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement pollué par des produits de fission hautement radioactifs, comme le plutonium (PU 238 et PU 239), l’uranium 236 (U 236), le neptunium, l’américium, le technétium 99 ou le ruthénium 106, qui potentialisent sa nocivité. Ainsi, l’activité de l’UA reste quatre mille fois supérieure au seuil réglementaire qui impose l’application des règles de radioprotection.
     
    “Ainsi, un projectile en uranium appauvri comporte deux ‘avantages’ militaires importants, c’est-à-dire d’être à la foisperforant et incendiaire. C’est l’arme antichar idéale puisqu’elle perfore les blindages de chars les plus résistants, provoque un violent incendie entraînant l’explosion des munitions contenues dans le char et, ainsi, sa destruction complète.”
    (Bruno Barrillot, 2000). 
      
    Quasiment gratuit en raison de son abondance, il permet, allié à une très faible quantité de titane, de remplacer le tungstène, coûteux et peu fusible. La résistance des chars est elle-même renforcée par l’incorporation d’UA dans les blindages. L’UA est alors recouvert d’un produit qui limite les rayonnements alpha. Les armes à l’UA sont tirées par l’armée de terre (chars Abram, chars Leclerc), de l’air (par les avions A10, peu coûteux, conçus en 1976, surnommés les “tueurs de chars”), les missiles Tomahawk, Phalanx, les hélicoptères Apaches et la marine
     
     Albert Speer, le ministre de la guerre sous Hitler, avait envisagé d’utiliser de l’uranium dans les obus dès 1943 pour remplacer le tungstène qu’il ne pouvait plus importer du Portugal. Parallèlement, des responsables du projet Manhattan avaient eu également l’idée d’utiliser l’uranium, mais leur but était moins de fabriquer des obus plus efficaces que de faire le plus de mal possible aux populations ennemies : dès 1943, ils avaient recommandé l’usage de gaz radioactifs :
     
    “Utilisé comme gaz de guerre, le matériau sera pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu au sol par des lance-projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne est extrêmement petite… Il n’y a pas de méthodes de traitement connues à de telles blessures… cela traversera un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables.”
    (Cité par Leuren Moret, juillet 2004). 
     
    Leur rêve a été réalisé cinquante ans plus tard : l’oxyde d’uranium, utilisé à la manière d’un gaz, est devenu une arme de destruction massive qui “joue un rôle vital dans la réalisation du plan de domination du monde par les Etats-Unis” (Bob Nichols, 2005).

     

    “L’uranium appauvri devient néfaste quand il se transforme en poussière ingérée ou inhalée, il est alors plus dangereux qu’aucune toxine connue de la science des hommes.”  
    (Pr A. Durakovic, directeur du département de Médecine nucléaire à l’université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone.)

    La contamination interne peut survenir de trois manières : l’inhalation, l’ingestion de boissons et d’aliments contaminés, et par lésions cutanées (l’UA passe dans la circulation sanguine). L’inhalation est la plus dangereuse (d’un facteur 10 à 200). La chimiotoxicité concerne en premier lieu le rein (et secondairement le foie), et la radiotoxicité touche surtout les poumons. Plus de 75% des particules ne sont pas arrêtées au niveau de l’appareil respiratoire supérieur et se fixent dans les alvéoles pulmonaires, d’où elles irradient pendant des années. La moitié de la fraction solubilisée qui a été transférée au sang est éliminée par les urines, et l’autre moitié est répartie dans les reins et le squelette avec un temps de fixation très lent. L’UA attaque aussi le cerveau, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques et le système neurologique.

    Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique, de l’intensité et de la durée d’exposition, et des sujets contaminés. Ainsi, les enfants représentent la population la plus vulnérable aux effets de la radioactivité, parce qu’ils la concentrent trois ou quatre fois plus que les adultes en raison de leur moindre poids et de l’activité de leur processus métabolique. Rappelons ici que les instances internationales de radioprotection (CIPR) ont été obligées d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n’existe pas de seuil d’innocuité. 
     
    Dès avant la nouvelle invasion de l’Irak de 2003, une étude sur les effets de l’UA à long terme entreprise dans six zones du sud de l’Irak à l’aide d’un spectromètre gamma avait montré que le tiers des échantillons de végétaux collectés présentaient un taux de radioactivité trois fois supérieur au taux habituel. Dans ces zones, près de 900 000 tonnes des plantes sauvages comestibles et près du tiers des animaux étaient contaminés. La dose de radioactivité délivrée aux enfants de moins de 15 ans à travers l’inhalation, l’ingestion de viande et de lait, et l’exposition, mesurée sur cinq ans (1991-1996), représentait 70% de la dose totale reçue par l’ensemble de la population étudiée.

    Le Pr Siegwart-Horst Günther, épidémiologiste autrichien, a mis en évidence un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du sida, une forte proportion d’infections, d’herpès et de zonas, des dysfonctionnements rénaux, des leucémies, des avortements spontanés et des malformations congénitales. La leucémie est provoquée par l’irradiation des cellules souches du sang par les particules alpha fixées sur la moelle osseuse et certains tissus lymphatiques.
     
    Des malformations congénitales monstrueuses et une atteinte au génome
     
     
     
    “S’”ils nous avaient tués une fois, cela serait moins grave…  mais… ils vont continuer de nous tuer pendant des générations 
    (un Afghan cité par le Dr Miraki, Perpetual Death from America)
     
    La fixation de l‘UA sur le placenta des femmes enceintes contrarie le processus de formation de l’embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés d’horribles malformations congénitales jamais rencontrées ou extrêmement rares.

    Ainsi, de nombreux enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres (comme les victimes de la thalidomide dans les années 1950), avec des organes manquants (sans yeux, sans nez, sans oreilles, sans cerveau, sans anus...), aveugles, avec de graves anomalies du cœur (absence d’oreillettes ou de valvules) ou des poumons, ou avec des organes à l’extérieur du corps (cerveau, intestins, estomac…). Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été deux cent cinquante mille fois plus grande que l’occurrence moyenne. On retrouve les mêmes malformations chez les enfants des vétérans des guerres du Golfe et des Balkans de toutes nationalités. Lorsqu’une femme irakienne vient d’accoucher, ses premières paroles sont non pas “c’est une fille ou un garçon ?” mais “mon bébé est-il normal ?”. En outre, les anomalies génétiques s’aggravant généralement d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de pouvoir mesurer l’atteinte du génome. La prise de conscience de la condamnation des prochaines générations engendre le désespoir des populations touchées :
     
    “ Après que les Américains eurent détruit notre village et tué nombre d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Mais nous aurions supporté ces misères, nous les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils malformé, j’ai réalisé que mes espoirs en l’avenir avaient disparu pour de bon,* pire que le désespoir né de la barbarie russe, même si, à cette époque, j’ai perdu mon fils aîné, Shafiqullah. Mais, cette fois, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que nous ont infligé les Américains, une mort silencieuse à laquelle – je le sais – nous n’échapperons pas.”  
    (Jooma Khan, Afghanistan, mars 2003, cité par Mohammed Daud Miraki, Le Génocide silencieux venu d’Amérique, les produits du jardin, 2005).  *C’est nous qui soulignons.
     
    Des malformations similaires continuent d’apparaître depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986, celle de Bhopal, en Inde (1984), et l’utilisation de l’Agent Orange au Vietnam de 1961 à 1971. Le site de Bhopal n’a jamais été décontaminé de sa dioxine par le fabricant de pesticides Union Carbide (aujourd’hui Dow Chemical). L’Agent Orange (fabriqué par Montsanto, aujourd’hui l’un des principaux fabricants d’OGM) répandu au Vietnam, une arme de destruction massive qui avait fait des milliers de victimes parmi les soldats américains, continue de faire des ravages au Vietnam trente ans après la fin du conflit.
     
    Il faut également prendre en compte l’ensemble des facteurs qui se combinent aux effets de l’UA pour provoquer des maladies graves : fumées toxiques libérées lors des bombardements de réacteurs, de centres d’études nucléaires (à Belgrade et en Irak), de complexes chimiques ou pétrochimiques (comme celui de Pancevo, en ex-Yougoslavie), des puits de pétrole incendiés… S’y ajoutent la malnutrition et les désastreuses conditions sanitaires des pays agressés, les stations d’épuration des eaux et les centrales électriques étant systématiquement détruites par les agresseurs, tout comme les hôpitaux. Les vétérans de la guerre du Golfe subissent également les conséquences des différents vaccins et médicaments que les autorités militaires ont testés sur eux. 

      
     Les populations victimes des bombardements sont de fait condamnées à vivre durant toute leur vie dans une véritable décharge radioactive 
     
    La différence entre les vétérans des armées des pays agresseurs et les victimes civiles des pays agressés réside dans le fait que les troupes étrangères ont séjourné peu de temps dans les zones contaminées, alors que les populations victimes des bombardements sont généralement condamnées à vivre durant toute leur vie dans un environnement qui deviendra inexorablement de plus en plus radioactif.

    En outre, les anciens combattants ont pu se constituer en associations pour tenter d’obtenir “réparation” dans leur pays, où ils peuvent se faire soigner, alors que les populations locales, parfois encore ignorantes des causes du mal qui les ronge, sont trop démunies pour se faire traiter, voire pour simplement soulager leurs douleurs. Les hôpitaux irakiens, quand ils n’ont pas été la cible des bombardements de l’alliance anglo-américaine, n’ont ni la capacité ni les moyens médicaux d’accueillir et de soigner toutes les victimes. Avant 1990, l’Irak avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau (dont beaucoup ont été mystérieusement assassinés depuis 2003, comme de nombreux scientifiques et journalistes).
     
    Le pire est à venir pour tout le monde

    « Depleted uranium is a warcrime in progress »
     (Pr Doug Rokke)
     
    À la suite de la guerre de 1991, L’AIEA avait prévu un excès de un demi-million de morts en Irak. La contamination de l’environnement et des populations locales va continuer de s’amplifier. Avant 2003, certaines régions du sud de l’Irak (dont certaines zones horticoles et de cultures irriguées, rares dans ce pays aride) connaissaient déjà une augmentation de 700% des taux de cancer, de 400% du taux de malformations congénitales et de 350% par an de cas de leucémies, de déficiences immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux.
    Les cas d’avortements spontanés et de mongolisme se multiplient, même chez des enfants nés de mère de moins de 25 ans. Pour chaque cas de cancer des tissus comme la leucémie, cinq cas de cancer solide devraient apparaître dans les dix à trente prochaines années. Dans un rapport inédit, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait prévu un excès de 500 000 morts en Irak, où plus de 1 million de projectiles à l’uranium appauvri ont été tirés en 1991, soit entre 350 (chiffre du Pentagone) et 800 tonnes d’UA (selon la fondation Laka d’Amsterdam). Plus de 10 tonnes d’UA ont été utilisées dans les Balkans, dont la plus grande partie au Kosovo, où un biologiste britannique a prévu 10 000 morts supplémentaires au cours des prochaines années. Une étude a fait apparaître des taux de radioactivité “des centaines de fois plus élevés que la norme” dans le sud-est de la Serbie. Selon une estimation du journaliste d’investigation Robert J. Parsons (2002), 3 000 tonnes d’uranium auraient été utilisées en Afghanistan.
    Depuis mars 2003, ce sont des milliers, voire des dizaines de milliers de tonnes de ce produit mortifère qui sont répandues sur l’Irak par les forces occupantes. La quantité de radioactivité lâchée sur l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et l’Irak correspondrait à quatre cent mille fois celle d’Hiroshima – dont plus de deux cent cinquante mille fois sur le seul Irak à ce jour (Nichols, 2004). La totalité de cette pollution radioactive est dix fois plus importante que celle qui a été provoquée par les essais nucléaires aériens depuis les années 1940.
     Au vu des conséquences de la première invasion de l’Irak en 1991, et compte tenu du fait que cette fois l’ensemble du pays a été touché par des bombardements à l’UA, en particulier les villes les plus peuplées, et que la quantité d’UA a été massive, peut-on prévoir combien d’Irakiens seront victimes de la guerre d’agression lancée en 2003 par l’alliance anglo-américaine et qui n’est pas près de s’arrêter ? Le génocide du peuple irakien, la destruction irréversible de son environnement, de sa culture et du berceau de la civilisation, commencé avec l’embargo en 1990, s’accélère dans l’indifférence générale, en raison du black-out quasi total des médias “incorporés” sur le sujet.

    Une aubaine pour l’industrie nucléaire : transformer les pays agressés en  poubelles radioactives gratuites
     
    L’usage militaire de l’UA est un débouché idéal pour l’industrie nucléaire, qui en produit chaque année 50 000 tonnes ; les stocks mondiaux actuels sont estimés à plus de 1,5 million de tonnes, dont 700 000 aux Etats-Unis. Les pays nucléarisés se débarrassent ainsi à bon compte de déchets dont le stockage est très coûteux, en faisant des pays attaqués de véritables “déchetteries radioactives” (Sara Flounders). D’autant que la demi-vie (dite “période”) de l’uranium appauvri est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la Terre !).
     
    Le Koweït aurait dépensé 14 milliards de dollars pour le “nettoyage” de son petit territoire. Pour décontaminer vingt-trois de leurs chars, les Américains ont mis trois ans et dépensé 4 millions de dollars, alors que les cinq mille chars irakiens hautement radioactifs détruits pendant la guerre du Golfe sont restés sur le terrain, pour la plupart sur “l’autoroute de la mort”, au sud de l’Irak.

    En février 2003, les Etats-Unis ont refusé par avance tout nettoyage des sites qu’ils pourraient contaminer en Irak. Mais les dommages causés à l’environnement deviennent de toute manière rapidement irréversibles. En Afghanistan, des tempêtes de sable traversant le pays et la pollution consécutive des rivières et des fleuves, notamment la rivière de Kaboul et l’Indus, fleuve qui traverse le Pakistan et alimente les exploitations agricoles et les populations locales en eau potable, ont alarmé le corps médical. Des équipes de NBC (nucléaire-biologique-chimique) auraient très tôt été présentes en Afghanistan pour mesurer le niveau de contamination après les bombardements. Juste après un “tir ami”, des équipes de reporters qui travaillaient aux côtés des militaires de la coalition ont été rapidement enlevées et enfermées dans un hangar. Dès octobre 2001, les médecins afghans signalèrent des décès rapides de victimes présentant les symptômes typiques d’une forte contamination à l’UA.

     
     
    Dans les centres d’expérimentation des pays occidentaux, les tests doivent avoir lieu en milieu confiné, la radioactivité est en principe soigneusement contrôlée et le personnel, soumis à une surveillance particulière. Pourtant, des incidents conduisent parfois au relâchement d’oxyde d’uranium dans l’atmosphère (à Gramat, en Ecosse, à Puerto Rico…). Et l’on trouve autour de nombreux sites (usines de production, centres d’essais, régions agressées, sans compter les mines d’uranium…) des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés. Dans l’Indiana, un ex-champ de tirs d’essai d’obus à l’UA des années 1980 va être reclassé en “zone de sacrifice national”, condamnée pour l’éternité. Pourquoi l’uranium “appauvri” devient-il un produit banal lorsqu’il est déversé par centaines de tonnes sur les pays agressés ?

      Il y a bien des armes de destruction massive en Irak!

    Des milliers de ces projectiles sont disséminés à des profondeurs variables sur les zones bombardées. De nombreux enfants qui jouent avec les projectiles argentés ou leurs débris radioactifs restés sur le terrain meurent de leucémie, dont la période de latence n’est que de quelques années. En Europe, toute dispersion d’UA dans l’environnement est illicite. Le Pr Siegwart-Horst Günther, qui avait rapporté d’Irak un projectile à l’UA en Allemagne, fut menacé d’internement psychiatrique et condamné en 1994 à une amende de trois mille marks pour «mise en circulation de matériaux radioactifs faisant courir un risque pour la santé». Pour le Pr Major Doug Rokke, ancien chef du Projet pour l’uranium appauvri au Pentagone, vétéran de la Guerre du Golfe et chargé par Colin Powell du «nettoyage» de l’Arabie Saoudite et du Koweït en 1991, et aujourd’hui victime du «syndrome du Golfe», «L’Iraq est une déchetterie toxique.»

    D’autres nouvelles armes de destruction massives de la panoplie américaine auraient été testées depuis 2003. «Moab», la bombe la plus puissante du monde (8 tonnes), l’une des plus meurtrières, produit un mini-champignon semblable à celui des bombes nucléaires. Les «mini-nukes» (dont la puissance peut équivaloir plusieurs fois la bombe lâchée sur Hiroshima) auraient été utilisées en Afghanistan. La bombe «E» (électromagnétique), non seulement détruit toutes les communications, mais peut être utilisée comme un gigantesque four à micro-ondes sur une grande surface, cuisant dans son périmètre d’action tous les êtres vivants comme des poulets (le four à micro-ondes n’étant qu’une application domestique de la version militaire mise au point par Raython).

    En outre, de nouvelles versions, plus sophistiquées et plus meurtrières que les précédentes, de bombes au napalm, au plasma (à effet de souffle), au phosphore, à fragmentation (qui peuvent contenir de l’UA), et d’autres armes toutes plus terrifiantes les unes que les autres auraient également été testées secrètement, comme le laisse supposer le nettoyage total (comprenant l’enlèvement du sol sur plusieurs mètres de profondeur), de certains quartiers de Fallujah (après que la «ville aux cent mosquées» eût été rasée en novembre 2004) et de l’aéroport de Bagdad (en mars 2003), déclarés zones interdites. L’utilisation de bombes incendiaires de type napalm a été confirmée par de nombreux témoins à Fallujah.1 L’utilisation d’un napalm ‹amélioré› (MK77) lors de l’invasion de 2003 a d’ailleurs été reconnu tout a fait officiellement par les officiels US.2

    Une arme de destruction massive en voie de banalisation
    Les armes de destruction massive à l’UA, classées «conventionnelles» sont aujourd’hui fabriquées par un nombre grandissant de pays, douze connus à ce jour, dont Israël, la Turquie, la Russie, le Pakistan et la France. Deux mille cent essais ont été effectués sur le territoire français depuis 1987, dont un millier au centre de Gramat (dans les Causses sauvages du Lot, près du gouffre de Padirac et de Rocamadour) et à Bourges (Cher) en plein air. Les armées de près de cinquante pays, et tous les types de munitions de la panoplie des armes américaines en seraient équipés aujourd’hui. La plupart des armes en contiennent, des simples balles aux bombes «intelligentes» guidées par satellites, en passant par les obus, les missiles, et les ogives des bombes dites «bunker busters» (destinées à détruire les bunkers souterrains).

    Au début des années 90, la France, qui possède pourtant des stocks considérables d’U-238 en raison de son grand nombre de réacteurs nucléaires (58), a acheté aux Etats-Unis mille tonnes d’UA «sale» (contaminé par de l’U-236 et du PU-131 ) via la Cogema et Framatome, destinées à équiper notamment ses chars Leclerc et AMXB2. Des obus-flèches à l’UA sont fabriqués à Romans et à Annecy depuis 1995. Dans le Limousin, près de 200 000 tonnes d’oxyde d’uranium appauvri (sous forme de U3O8) contaminé, destinées à être «valorisées» en obus, doivent être entreposées à Bessines (près de Limoges) malgré l’avis négatif de la commission d’enquête (cf. Bella Belbeoch, 2004). La fabrication des engins elle-même est une industrie à risque: aux Etats-Unis, plusieurs usines productrices d’UA ont été contraintes de fermer parce qu’elles avaient contaminé leurs salariés et les populations alentour.

    L’OMS complice une fois de plus de «crimes contre l’humanité»

    L’utilisation des armes à uranium appauvri, véritable «crime contre l’humanité» (reconnu comme tel par la plupart des spécialistes internationaux, dont Ramsey Clark, le Pr Doug Rokke, Rosalie Bertell, Leuren Moret, Helen Caldicott, le général Pierre-Marie Gallois …), se poursuit dans l’indifférence générale et avec la bénédiction des organisations des Nations Unies. Le black-out sur ces nouvelles armes est facilité par le fameux Accord que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été contrainte de signer en 1959 avec l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), dont l’article 3 stipule que les deux organismes «peuvent être appelés à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel des renseignements qui leur auraient été fournis.» Il est donc interdit à l’OMS de traiter des questions de radiation et de santé publique sans l’aval de l’AIEA, agence des Nations-Unies au service du lobby nucléaire. Ce lien de dépendance empêche l’OMS de respecter sa constitution, qui précise «qu’une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour améliorer et protéger la santé de tous les peuples». En cinquante ans, «la perfidie de cette alliance entre deux organismes des Nations-Unies aux buts diamétralement opposés, qui devraient s’affronter et non coopérer […] n’a jamais été dénoncée publiquement». (Bonny, 1999)

     

    Les mêmes «experts» de l’ONU, qui avaient préconisé de ne pas évacuer les zones hautement contaminées par l’explosion du réacteur de la centrale de Tchernobyl, commettent ainsi un nouveau «refus d’assistance à populations en danger» en acceptant l’usage militaire et civil de l’UA, avec la complicité active des gouvernements et des media occidentaux. En outre, ils bénéficient d’une immunité totale pendant et après leur mandat. Résultats : études non réalisées ou biaisées, rapports interdits de publication (comme l’«aide-mémoire n° 257» de l’OMS) ou censurés. Ainsi, le Pentagone a tenté de démontrer le caractère inoffensif de l’UA en s’appuyant sur un rapport de quatre pages de l’OMS de janvier 2001, particulièrement inconsistant et peu scientifique!

    L’Organisation Mondiale de la Santé, sous la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (IAEA) bloque depuis 2001 la publication d’un rapport réalisée par trois experts des radiations de très haut niveau sur les effets et les risques de l’uranium appauvri sur les populations. Le Dr Keith Baverstock. Principal auteur du rapport, déclare que ce rapport a été censuré volontairement, ce que nie l’OMS.

    Des études inexistantes, trafiquées ou censurées

    Le rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) sur la pollution radioactive au Kosovo fut d’abord réduit de 74 à 2 pages! En novembre 2000, la mission du PNUE a visité seulement onze sites, sur les cent douze cibles touchées par les bombardements de l’OTAN au Kosovo en 1999. Cette «visite guidée» avait été soigneusement préparée par les responsables de l’OTAN, dans des zones choisies, réduites, et au préalable «nettoyées» autant que cela était possible (pendant seize mois, plus de dix équipes de contrôle avaient préparé le terrain). Après avoir étudié 355 échantillons prélevés dans le sol, l’eau, les végétaux et le lait, la mission a conclu à de «faibles niveaux de radiation à proximité des cibles» et de «légères contaminations provenant des poussières d’uranium». Malgré le constat de la présence de plutonium dans les obus-flèches, elle a estimé que les résultats n’étaient «pas alarmants». Cependant, la mission avait attiré l’attention sur le risque de contamination de la nappe phréatique par des munitions enterrées dans le sol susceptibles de décupler, voire centupler le taux d’uranium dans l’eau potable.

    De son côté, le Dr Chris Busby, expert indépendant de renommée mondiale, auteur d’un ouvrage sur les faibles radiations (Les Ailes de la mort), et dont les résultats des études au Kosovo ont été reconnus par la Royal Society de Londres, a relevé sur le site de Jacova des niveaux de radioactivité cent fois supérieures à la normale, et dix fois plus de thorium – l’un des sous-produits de l’UA – que d’uranium appauvri.

    Le PNUE, dont l’Unité d’évaluation après conflit avait demandé à intervenir rapidement en Afghanistan, et réclamé un financement pour le Fonds pour la recherche sur l’UA, n’a jamais reçu de réponse de la part de la directrice de l’OMS de l’époque, Gro Harlem Brundtland. D’après Robert J. Parsons, ces manœuvres dilatoires auraient été motivées par l’opportunité d’attribuer les symptômes des victimes de fortes expositions à l’UA à la rigueur de l’hiver afghan et à l’état sanitaire de populations fragilisées par plus de deux décennies de guerre.
    Maintien d’une chape de plomb sur l’utilisation d’armes de destruction massive et leurs conséquences
    «Des campagnes de relations publiques sont conseillées, étant donnée la perception (négative) de la radioactivité par le public. Les activités de combat et de manœuvre présentent un risque de réaction d’opposition internationale.»
    Rapport de l’OTAN de 1990

    On se trouve devant un black-out quasi total des médias (dont la plupart appartiennent à des industriels de l’armement, comme en France Serge Dassault ou Matra Lagardère, ou de construction, comme Bouygues), qui présentent l’UA comme un produit anodin. Ce silence permet aux pays responsables (à la fois juges et partie) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination des sites bombardés, mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage militaire d’un déchet nucléaire hautement toxique dont l‘utilisation était restée tabou pendant plusieurs décennies jusqu’à la «Guerre du Golfe». Les pays bombardés n’ont pas été plus avertis que les combattants des risques de contamination radioactive. L’usage d’UA dans le Golfe en 1991 n’a été révélé que huit mois après la fin officielle de la guerre par un quotidien britannique. Aucun media français ne parle de l’utilisation de l’uranium appauvri en Irak actuellement.

    Sur 580 000 vétérans américains de la «Guerre du Golfe», on dénombre à ce jour plus de 325 000 victimes de pathologies permanentes et 11 000 morts (au rythme de 140 vétérans par mois). Dix ans après l’intervention dans le Golfe, plus de la moitié des vétérans étaient atteints de maladies chroniques, alors que le taux était de 5% en moyenne chez les vétérans des conflits du siècle dernier (10% au VietNam). Une étude réalisée en 1996 par le Département des Anciens Combattants a montré que 67% des bébés nés après la «Guerre du Golfe» présentaient des malformations. La presse indépendante a révélé que 40% des soldats ayant servi dans une unité de l’offensive de 2003 présentaient déjà des pathologies graves et multiples susceptibles de déboucher sur des cancers, seize mois seulement après leur retour (Moret, août 2004). Des associations de vétérans américains comme Veterans For Peace (VFP) ou des vétérans de la guerre du VietNam militent activement contre les nouvelles guerres radiologiques et participent à toutes les grandes manifestations pacifistes.

    Intensifier la campagne d’information internationale en vue de l’interdiction totale de ces armes: «Sauvegarder l’avenir de l’humanité» (Ramsey Clark )

    «Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille la peine d’être menée, ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison».
    Albert Camus (ibid.)


    Selon le droit international sur le contrôle des armements, les armes à UA, à la fois chimiques et nucléaires, sont pourtant illégales (conventions de La Haye de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, convention des Nations-Unies du 10 octobre 1980, dite «Convention des armes inhumaines»), parce qu’elles infligent des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, causent des atteintes graves et durables à l’environnement et, comme les mines antipersonnel, demeurent meurtrières bien après la fin des conflits. Leur utilisation a été condamnée par la résolution n°96/16 de la sous-commission aux Droits de l’Homme des Nations Unies en août 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en janvier 2001, «en appel du principe de précaution», un moratoire sur leur utilisation (mais pas sur leur fabrication!).

    De nombreuses personnalités de renommée internationale, comme Rosalie Bertell, épidémiologiste canadienne spécialisée dans les maladies des radiations (prix Nobel Alternatif 1986) et Ramsey Clark, ancien secrétaire d’état américain à la Justice et avocat international, et de très nombreuses associations aux Etats-Unis comme en France, tentent de mobiliser l’opinion internationale pour obtenir «l’interdiction internationale inconditionnelle de la recherche, la production, les essais, les transports, la détention et l’utilisation de l’uranium appauvri à des fins militaires.» Elles demandent également «que toutes ces armes et tous les déchets radioactifs soient immédiatement isolés et stockés, que l’uranium appauvri soit classée «substance radioactive dangereuse», que les zones contaminées soient nettoyées et que tous ceux qui ont été exposés puissent recevoir des soins médicaux appropriés». Si ces appels ne sont pas entendus, de plus en plus de régions de notre planète seront rayées de la carte, transformées en poubelles radioactives pour l’éternité, leurs populations condamnées à une mort lente et, finalement, la planète entière sera contaminée.    
     
    1  Cf. par ex. Dahr Jamail, http://esterrepublic.com/Archives/djamail9.html
    2  www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDBG&langue=&id=23836
    Source: http://vadeker.club.fr/humanite/geopolitique/guerre_radioactive_secrete.html. En annexe de l’article vous trouverez également une bibliographie exhaustive au sujet de l’uranium appauvri.

    (Article mis à jour le 31 août 2005. Première parution dans MEDECINES NOUVELLES, 3e trimestre 2002, pp. 79–90, et diffusé sur plusieurs sites Internet s: Horizons et débats, numéro 39, octobre 2006 (http://www.horizons-et-debats.ch/39/39_13.htm), http://www.alterinfo.net/D-Hiroshima-a-Bagdad_a18111.html, http://www.contratom.ch/, http://www.csotan.org/textes/texte.php?art_id=251&type=articles;

    Sources:
     
     
    NB : La littérature sur l’uranium appauvri est extrêmement abondante sur Internet. Nous ne pouvons mentionner ici que nos principales sources.
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