• Entre haine et agression

    En France, la haine envers les gens du voyage rime avec xénophobie, racisme et bêtise humaine.
    Il n'est pas question de faire l'apologie de la violence, d’où qu'elle vienne. Mais rejetés de toute part et excédés, il est aisé de comprendre les débordements des gens du voyage qui, avec le temps, risquent bien de se multiplier. 
    Je ne suis pas sûr d'ailleurs que l'article reflète l'exacte vérité sur ce qui s'est passé. C'est bien connu, les médias sont à la botte du pouvoir en place. Ce qui est retenu ici, c'est l'agression du maire, sans se préoccuper du sort des voyageurs.
    Pensez donc, il y avait risque de troubler un match de foot, de surcroît de coupe de France, ou la violence prime sur le sport. Mais de cette violence là, on s'en accommode volontiers.
    Gaulois.  

    Un document reportage édifiant sur la mentalité des français à l'encontre des gens du voyage.

    http://www.youtube.com/watch?v=Tky0ZjSR9_E


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  • Ils en ont assez de vivre sans électricité

    Pour mieux comprendre cet article, Voir celui du 2 décembre 2011 de cette même rubrique.

    Nous ne pouvons qu'être révoltés face à l'entêtement de ce maire. Pourtant, ils réclament légitimement l'eau et l'électricité depuis plus de 20 ans !

    Le maire de St Rémy sur Avre est dépourvu d'humanité. Sous le seul prétexte qu'ils ont construit sans autorisation, sur un terrain non viabilisé, il leur refuse les droits à l'eau et l'électricité.  C'est curieux comme argument ! Dans le contexte de cette affaire, qu'est-ce qui empêche ce terrain d'être viabilisable ?

    Il s'agit sans aucun doute de discrimination venant d'un élu qui règne en maître absolu sans la moindre concession, dans tous les sens du terme.Il est évident que l'aspect politique et économique sont ses seules mitivations. Nous devons sans relâche dénoncer de tels procédés et venir en aide à ces personnes.

    Gaulois.

     

     


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  • Aire d'accueil mal vue

    C'est fou ce que les entrefilets journalistiques sont édifiants !
    Là, il s'agit de « l'impact négatif d'une aire d'accueil » pour les gens du voyage.
    Soit le journaliste est partial et se range délibérément du côté des racistes et xénophobes.
    Soit il n'a pas réalisé la portée ignoble de cette définition, qui s'accorde si bien avec les mentalités du côté du bois de Vincennes.

    Gaulois.

     


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  • Zone de non-droit

    Le Perray-en-Yvelines est une zone de non droit à l'encontre des gens du voyage. C'est d'ailleurs le cas sur la plus grande partie du territoire français.

    Osons le dire haut et fort, le racisme et la xénophobie en france ne date pas d'hier. 

    http://catherinegreze.eu/blog/?p=1289

    Les français n'hésitent pas à dire qu'il y a beaucoup trop d'étrangers en France, même à l'encontre des gens du voyage qui sont aussi français ! (1) En revanche, je n'ai jamais entendu qu'il y avait trop de français à l'étranger, comme par exemple en Afrique. La France-Afrique, vous connaissez ?

    La France veut bien quelques étrangers à condition qu'ils bossent dans les domaines les plus ingrats ( construction des routes par les arabes dans les années 50, mineurs polonnais,etc... )

    (1) La confusion est de taille car les gens du voyage sont aussi français que vous et moi.

    Gaulois.

    Avant que la haine et le mépris dégénère, accroche ta caravane et reprend ta route, car de plus beaux paysages t'attendent.

    Le maire n'en veut plus !

    Sommés de déguerpir !


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  • Le foot ou les nomades

    La France est  paraît-il le pays des droits de l'homme. Pourtant, le racisme et la xénophobie sont tenaces.
    Le moindre prétexte est bon pour taxer de toutes les fautes les gens du voyage. La plupart du temps, ils ne peuvent s'installer pour quelques jours faute d'aires prévues à cet effet. Alors bien sûr il est facile de les accuser d'occupation illégale, sans autorisation. Il se pourrait que bientôt il leur soit  reproché d'être venus au monde sans autorisation ! C'était d'ailleurs le cas il n'y a pas si longtemps.

    Je ne croirai jamais à la solidarité française tant que ce pays fera priorité au foot-bal, entre autres,  avant les gens du voyage.
    Je l'ai déjà dit, j'ai parfois honte d'être français.


    Gaulois.


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  • Condamné à détruire son toit

    C'est de la discrimination, de la xénophobie et du racisme ! 

    Rien n'arrête les autorités ! Certains maires devraient recevoir la médaille de l’abject !

    Gaulois.

    Toulouse – Frédéric Lievy s'est installé en 2007 à Fouzins ( Haute-Garonne ) avec sa femme et ses six enfants sur un terrain agricole de 13 hectares lui appartenant. Il vit dans une caravane et un mobile home et élève des poules. La cour d'appel de Toulouse l'a condamné à détruire sa caravane pour « installation irrégulière ». Frédéric Lievy s'est vu refuser un permis de construire à plusieurs reprises par le maire ( PS ) Alain Bertrand, vice président du conseil général, qui a engagé des poursuites pour lui faire détruire son logement. « J'ai du mal à comprendre qu'on criminalise les gens », a dit Frédéric Lievy, soulignant qu'il avait créé son entreprise et que tous ses enfants étaient scolarisés ou avaient du travail. « C'est de la discrimination, de la xénophobie et du racisme », a-t-il ajouté. Pour son avocate, « il devra vivre du RSA, déscolariser ses enfants, alors qu'il vit de son activité professionnelle ».

    Précisions sur le dossier.  27/10/2011 – 17:55

    Catherine Grèze – Eurodéputée du Sud-Ouest

    Suite aux marques de soutiens ou interrogations au sujet de la condamnation de Frédéric Lievy à détruire son habitation, et de la situation des Gens du voyage en général, voici quelques précisions sur le dossier.

    « Voyageur sédentarisé, Frédéric Lievy s’est installé en 2007 en résidence mobile sur une parcelle agricole dont il est propriétaire afin de mener à bien son projet d’élevage avicole bio. Quand il a acheté ce terrain, il a fait part de ses projets de construction. Si à cette époque le Maire s’y était opposé, il ne se serait sans doute jamais lancé dans cette direction. A l’époque, cet élevage est un temps expérimental et mené en parallèle de son activité salariée, quoique toujours dûment déclarée. Il se développe ensuite de façon continue et devient finalement son activité principale.

    Ce terrain est ce qu’on appelle un « terrain familial », c’est-à-dire un terrain dont le voyageur sédentarisé ou en voie de sédentarisation est propriétaire ou locataire. Il lui permet d’y habiter durablement avec sa ou ses caravanes. A l’échelle nationale, cette option fait partie des solutions identifiées pour l’accueil des gens du voyage, avec les aires d’accueil et les aires de grand passage. Elle a l’avantage de permettre un véritable ancrage territorial, et donc une scolarisation suivie des enfants, tout en conciliant tradition culturelle et adaptation au mode de vie de la société globale, sans devoir renoncer au voyage renoncer au voyage une partie de l’année. Notons qu’en dehors de ces terrains et des aires d’accueil, il est interdit de stationner plus de 3 mois en caravane sans autorisation de stationnement.

    Légalement, au niveau national la loi SRU impose la diversité des types d’habitat dans les documents d’urbanisme. De même, la loi Besson demande à ce que les besoins en terrains familiaux soient identifiés dans les Schémas départementaux d’accueil des Gens du voyage. Le Schéma départemental de la Haute-Garonne, outre la création d’aires d’accueil et de terrains de grand passage, a fait également apparaître dans sa partie consacrée aux annexes obligatoires, des besoins relatifs à l’habitat pour les familles de Gens du voyage ancrées sur le département. Malheureusement, pour l’instant, la mise en œuvre des annexes de ces schémas n’est pas obligatoire. Pourtant, certaines communes montrent l’exemple : les terrains familiaux y sont souvent légalisés au moment de la modification des plans d’urbanisme. Il s’agit donc d’une simple question de volonté politique !

    Concernant Frédéric Lievy, c’est le Sivom de la Saudrune qui est en charge de l’accueil des Gens du voyage sur la commune de Frouzins (entre autre). Et ce n’est autre que M. le Maire de Frouzins qui est à sa tête … Autant dire que les besoins en terrains familiaux de la zone ne sont pas près d’être pris en compte. Pourtant, chose incroyable, le terrain de Frédéric Lievy est considéré comme exemplaire par certaines collectivités puisqu’il a été mis en avant par le film « Un terrain pour ma famille » du SIEANAT, financé par le Conseil Général de la Haute Garonne au sein duquel M. Bertrand est élu et dont M. Izard est président.

    L’Europe va elle aussi dans ce sens : j’ai moi-même avec une collègue déposé un amendement (qui a été voté), rendant plus accessible les fonds FEDER aux Gens du voyage. Il s’agit du Règlement n°437/2010 du Parlement européen et du Conseil du 19 mai 2010 modifiant le règlement CE 1080/2006 relatif au FEDER et portant sur l’éligibilité des interventions dans le domaine du logement en faveur des communautés marginalisées. Ce texte est directement applicable car il s’agit d’un règlement. Il touche les fonds européens qui sont gérés par l’Etat français, qui a émis une circulaire pour préciser comment devra être dépensé cet argent pour la période 2007-2013.  La circulaire du 16 mars 2011 de la DATAR prend comme exemples d’interventions prioritaires : ” Pour ce qui concerne les formes d’habitats des gens du voyage : locaux d’accueil et sanitaires dans les aires d’accueil, habitats adaptés, villages d’insertion, terrains familiaux locatifs … ” (Page 2 de l’annexe de la circulaire).

    Au vu de cette situation, depuis l’achat de son terrain, Frédéric Lievy a déposé six demandes différentes de permis de construire. Elles lui ont toutes été refusées. Chaque fois, de nouvelles pièces ont été demandées, elles ont été transmises. Dans le dernier refus notamment, M. Le Maire se base sur un avis consultatif de la Chambre d’agriculture considérant qu’en deçà d’un certain revenu annuel, la viabilité de l’exploitation n’était pas démontrée, et que, par conséquent, la nécessité d’un logement de fonction n’était pas établie. En tant qu’écologiste, nous pouvons nous interroger sur ce seuil de viabilité étant donné que Frédéric Lievy parvient avec ses revenus à faire vivre toute sa famille. Il a donc cherché à trouver une issue au litige en contactant le SIEANAT (Syndicat mixte pour l’accueil des gens du voyage dans le département de Haute-Garonne), médiateur reconnu sur ces problématiques. Le Maire a refusé toute médiation.

    En 2009, sur demande du Maire, la Direction départementale de l’équipement et de l’agriculture a constaté l’infraction du droit de l’urbanisme. Des poursuites ont alors été engagées.

    Lors du procès en premier instance, au vu de la bonne volonté apparente de M. Le Maire, pensant qu’une conciliation serait possible, le juge a fait une demande d’ajournement de peine, afin de laisser le temps à Frédéric Lievy de faire une nouvelle demande de permis. On avait alors tout lieu de penser qu’on irait vers une dispense de peine.

    Avant de déposer un nouveau permis, Frédéric et son collectif organisent une réunion avec M. le Maire, afin d’être sûr cette fois que toutes les pièces nécessaires au dossier seraient fournies. Pourtant, ce énième permis est refusé ! De nouvelles pièces sont encore demandées, et la Chambre d’Agriculture précise dans son avis « qu’en l’absence de nouvelle pièce au dossier » sa décision était la même. Pourtant, de nombreuses pièces ont alors été ajoutées au dossier : il est constitué de pas moins de 11 pièces justificatives validées en bonne et due forme par les autorités. Pour le constituer, il a notamment fait appel à un architecte et à ingénieur géologue et a justifié de manière détaillé dépasser le revenu-seuil précité. Comment son exploitation peut-elle ne pas être considérée comme viable alors qu’il prévoit 1800 euros par mois de revenus ? Y aurait-il eu rétention de pièces administratives ?

    Lors du procès en appel, l’avocate de Frédéric Lievy plaide l’état de nécessité : sa famille ne pourrait résider à aucun autre endroit : sédentarisé, l’aire d’accueil n’est pas le lieu adapté, et il n’a pas le droit de stationner en caravane plus de 3 mois … Il devrait donc partir sur les routes, sans solution durable, ses enfants ne seraient plus scolarisés. Il est allé s’installer sur son terrain car il n’avait aucune autre solution.

    Le 17 octobre dernier, le délibéré est communiqué : il est condamné à supprimer son habitation et ses bâtiments d’exploitation dans les 12 mois à venir.  La condamnation prévoit également une  amende de 1000 euros avec sursis. L’avocate prévoit de continuer les poursuites administratives, notamment via un référé liberté. S’il le faut, elle prévoit d’aller jusqu’à la Cour de justice de l’Union européenne. »

    Amicalement, Catherine.

    Son intervention au Parlement Européen :

    http://www.dailymotion.com/video/xmh10m_catherine-greze-discrimination-contre-les-roms_news


    Toutes les infos ici :

    http://fredo.eelv31.org/

     


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  • Nettoyage ethnique

     La bataille perdue des gens du voyage ou nettoyage ethnique ordinaire

     Dale Farm «  Mais où va-t-on atterrir ? Sur le Parking d'un super marché ? » :

    assise sur un canapé à l'entrée de Dale Farm, plus gros campement « Illégal » du Royaume-Uni, Mary Slatter fume cigarette sur cigarette en regardant la police déloger des gens. Quand les forces de l'ordre ont pénétré sur le site hier aux premières heures de la matinée, suivies par des huissiers et des pelleteuses, elles ont été accueillis par une volée de projectiles jetés par des militants venus prêter main-forte aux habitants. Des échauffourées ont éclaté, retransmises par les chaînes d'information en direct. En voyant les policiers arriver, des femmes sont rentrées en courant dans leur caravane, éclatant en sanglots. Janet Thomas fulmine ; « Ils avaient transformé une décharge en ville. Où ces pauvres gens vont-ils aller ? » « C'est honteux ! », s'emporte cette femme de 57 ans, qui travaille dans le service hospitalier, critiquant l'attitude de la police. « Je n'arrive pas à croire que des choses comme ça se passent dans notre pays. C'est du nettoyage ethnique ». Mary O'brien, la soixantaine, regarde les policiers, l'air perdu. « Je vais dormir ici. Je suis dans mon droit » dit-elle.  

     

      Grande-Bretagne: échauffourées lors de l'évacuation d'un vaste campement "illégal"

    (AFP) – 19 oct. 2011

    DALE FARM — Des échauffourées ont éclaté mercredi matin entre la police et des occupants du plus grand campement "illégal" du Royaume-Uni, à une quarantaine de kilomètres de Londres, quand les forces de l'ordre ont pénétré sur le site pour procéder à son évacuation.

    Une cinquantaine de policiers, des huissiers et des pelleteuses ont pris position aux premières heures de la matinée autour du camp de Dale Farm. Ils ont pénétré peu avant 07H00 locales (06H00 GMT) sur le site où résident quelque 200 membres de la communauté du voyage, suivis par de nombreux journalistes, caméras de télévisions et photographes de presse.

    Des militants, le visage souvent dissimulé sous un foulard, ont dressé des barricades pour tenter d'empêcher les forces de l'ordre d'entrer, lançant des projectiles, notamment des briques, dans leur direction. Certains ont mis le feu à des caravanes. Des échauffourées avec les forces de l'ordre ont rapidement éclaté.

    Selon la police locale, qui dit avoir essayé de négocier avec les manifestants pour qu'ils quittent le site pacifiquement, une personne a été arrêtée et les forces de l'ordre ont utilisé un Taser, un pistolet à décharge électrique, contre deux manifestants.

    Les forces de l'ordre sont rentrées sur le site en détruisant une clôture à l'arrière du camp, tandis que des policiers discutaient avec des occupants devant l'entrée principale "pour détourner l'attention", aux dires de certains habitants.

    L'électricité a été coupée sur le terrain, privant des personnes âgées d'équipements médicaux très importants, ont affirmé des résidents.

    En voyant les forces de l'ordre arriver, des femmes sont rentrées en courant dans leur caravanes, éclatant en sanglots.

    "Le souvenir de Dale Farm pèsera pendant des générations sur le pays. On nous chasse des seules maisons que nous ayons sur cette terre", a lancé Kathleen McCarthy, une habitante.

    Les résidents, soutenus par des militants, avaient bouclé le site dans la nuit, en prévision de cette intervention de la police, tous les recours juridiques ayant été épuisés.

    Les autorités locales avaient averti que le temps des négociations était terminé.

    Environ 200 personnes, représentants de la très ancienne communauté de gens du voyage d'Irlande, vivent actuellement sur ce terrain de 2,4 hectares près de Basildon, une ville nouvelle à l'est de Londres.

    Les habitants, qui furent un temps jusqu'à 400 sur le site, ont tenté par tous les moyens d'empêcher leur éviction, mais la justice leur a refusé lundi un ultime appel.

    Ils font valoir qu'ils sont propriétaires des terrains, mais la municipalité affirme que leurs caravanes et leurs bungalows ont été installés sur une zone verte protégée et non constructible. Elle leur a proposé des logements sociaux en dur, mais la plupart les ont refusés, fidèles à leur mode de vie communautaire en caravanes.

    Mi-septembre, ils avaient réussi à empêcher in extremis une première tentative d'expulsion, obtenant un sursis de la justice, alors que les huissiers et la police avaient déjà pris position autour du camp.

    Les résidents de Dale Farm ont reçu le soutien de personnalités, dont l'actrice britannique Vanessa Redgrave.

     


    Autres détails ici :

    http://blogues.cyberpresse.ca/paquin/2011/10/20/eviction-brutale-des-campeurs-de-dale-farm/

     

     


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  • L’eau et l’électricité refusées depuis 18 ans !!

    Nous sommes en décembre 2002 – Janvier 2003

    « Ici, c'est un peu notre Sangatte », dit avec une grande hypocrisie le maire de cette localité.

    Ca se passe à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Dreux, en Eure et loir. Nous sommes à St Rémy sur Avre, une commune de 3500 habitants. Derrière l'école, tout au bout d'un chemin de terre, au lieu-dit le bois d'Hauterre, survivent des gens du voyage sédentarisés depuis maintenant plusieurs années.
    En 2002, ils s'éclairent encore à la bougie et n'ont pas accès à l'eau potable. Gens du voyage, ferrailleurs et commerçants ambulants, ils ont décidé, il y a dix huit ans de poser définitivement leurs valises ici en achetant leur terrain à proximité de l'école. Le maire ( PRG ) leur avait dit : « c'est bien, vos gosses iront à l'école et vous ne mettrez plus vos caravanes n'importe où ! ». « Mais dans l'autre sens et depuis des années, on réclame l'électricité et l'eau courante. Rien n'a été fait. On nous promet mais rien n'arrive ! »
    Leur détresse n'avait jusqu'alors pas franchie les portes de la ville, mais aujourd'hui, ils en ont assez et ils poussent un immense coup de gueule contre la mairie qui leur refuse eau et électricité. C'est aussi et surtout un cri de détresse face à l'exclusion. « Les porcs sont mieux traités que nous ! » Clament-t-ils avec force.

    C'est ainsi qu'ils alertent la presse début décembre 2002.

    Ils ont accepté de nous rencontrer ce vendredi 3 janvier 2003. Nous arrivons au Bois d'Hauterre par un chemin communal non entretenu, avec des nids de poule à vous casser les suspensions.

    Le chemin d'Hauterre qui mène au fond, aux Propriétés des gens du voyage

     Nous sommes accueillis par une quinzaine de personnes. Aucune d'entre elles n'a oublié de nous saluer. Ils sont quatre familles ( six ménages ) réparties sur cinq ou six parcelles de terrain agréablement boisées et entourées par des haies de thuyas bien entretenues. Il y a une dizaine de caravanes et quelques maisonnettes dans lesquelles vivent une quarantaine de personnes de trois générations.

    L'entrée sur trois des diverses propriétés. On aperçoit l'une des maisonnettes.

    C'est dans l'une de ces maisonnettes impeccablement entretenues que nous passerons
    une grande partie de l'après midi avec eux, devant un bon café. Nous prenons conscience que ces familles sont dans une détresse sociale inacceptable.
    Il y a dix huit ans qu'ils ont acheté ce terrain ( privé ) et qu'ils vivent sans eau courante. « L'hiver, c'est l'enfer, les quelques points d'eau sont parfois gelés et faire la lessive à la main n'est plus de cette époque ! ». « Déjà que c'est difficile de s'approvisionner en toute saison. Le maire n'a pas hésité à nous accuser d'utiliser la bouche à incendie en prétendant qu'il ferme les yeux, alors que c'est faux ! Nous nous débrouillons sans causer le moindre tors ». « Il prétend aussi qu'il vient souvent prendre de nos
    nouvelles, alors que nous ne le voyons jamais ! Il se moque de nous ! Il nous traite par le mépris ! ». D'ailleurs, il affirme que le terrain pourrait être viabilisé seulement si les parcelles voisines sont achetées par la commune, autant dire peut-être jamais !
    Le maire et la mairie leur refusent les démarches pour établir carte d'identité ou autres pièces, alors qu'en préfecture il n'y a aucun problème.
     « Les premières années, nous nous acquittions de l'impôt foncier non bâtis, ce qui est normal. Maintenant, nous ne payons plus ! Ainsi d'ailleurs que le ramassage des ordures ménagères qui est régulièrement effectué, et alors que les résidents voisins payent ! » « Tout ça c'est pour monter la population contre nous et nous avons bien entendu quelques réflexions du genre : « on paye pour vous ». Ceci explique cela, d'où l'état du chemin municipal transformé en bourbier.
     « Pourquoi nous refuse-t-on l'électricité, alors que comme pour l'eau, tout est à moins de 70 mètres ! » « Nous sommes obligés d'utiliser le soir, un groupe électrogène. Mais c'est très coûteux, polluant et surtout bruyant. Après 22 heures, nous devons l'arrêter par respect du voisinage ». Après, c'est la bougie. Quand l'infirmière est venue faire une piqûre à l'un de leurs enfants souffrant, elle ne trouvait pas la « veine ». Elle n'a pas hésité à dire que c'est scandaleux.
    Le 11 avril 2001, après que le maire et son adjoint aient reçus quatre jours auparavant la famille L..., un courrier émanant de la Mairie et signé de l'adjoint au Maire indiquait que leurs demandes étaient justes parce qu'ils vivaient depuis longtemps sur la commune ( C.. L.., qui a 50 ans, est
    né à St Rémy ) et que leurs enfants pouvaient réussir grâce à l'école. De plus, cette lettre stipulait le désir express de l'adjoint au Maire ( J.F. de T. ) d'aider ces familles « comme tous les habitants
    de la commune ».
    Depuis, plus rien. « On ne demande pas un centime, on accepte de tout payer : les tranchées, les fils et les tuyaux », indiquent C.. L.. et G.. L...
    Une pétition a circulé dans le voisinage et une centaine de personnes, choquées d'apprendre que ces familles sans histoire étaient privées d'eau et d'électricité,  l'ont spontanément signée, rien n'y fait. Une récente tentative auprès du Maire a échouée. Ce dernier devait leur faire une réponse à cette nouvelle demande le 22 décembre. Il n'a pas daigné leur répondre ni les recevoir.
    Ce vendredi 3 janvier, nous tentons avec eux une nouvelle démarche à la mairie. « Le maire n'est pas là », nous informe la personne derrière le guichet. Nous argumentons qu'un rendez-vous avait été pris

    ( une femme de la police municipale, confirme en notre présence ) pour le 22 décembre et resté
    sans réponse et que nous exigeons un nouveau rendez-vous. La préposée nous indique alors qu'elle n'est pas la bonne personne et que normalement elle ne devrait pas être là !!! Cette dernière ne daignera même pas inscrire sur le registre la demande de rendez-vous. Un habitant nous indique l'adresse du maire et nous nous y rendons à 4 personnes. Madame R.., son épouse nous
    reçoit derrière un imposant portail d'où nous ne verrons que sa tête. Tout en indiquant qu'elle n'a aucun pouvoir, elle nous promet de demander à son mari de bien vouloir recevoir le lendemain matin samedi en Mairie ces personnes. D'autant, nous dit-elle, qu'il a déjà des rendez-vous ce jour-là.
    Madame R.. nous dit aussi, en guise de congé que les articles de presse sont regrettables. ( Ben voyons, la réputation du Maire ! )
    Ces familles nous ont confié, comme à la presse, qu'ils sont maintenant déterminés et prêts à observer une grève de la faim. Ils menacent de retirer leurs 11 enfants de l'école, bien qu'ils répugnent à les pénaliser par cette démarche.
    Le 4 janvier à 19 heures, nous sommes informés par G.. L.. qu'une petite délégation a été reçue le matin par le maire, entre deux rendez-vous et semble-t-il bien à contre cœur. ( Plus soucieux de sa tranquillité que du bien être de ces familles, le maire n'a pas apprécié notre visite devant son
    domicile et auprès de sa femme la veille ). Il maintient sa position : pas question pour le moment d'aménager l'eau et l'électricité. Il précise à nouveau qu'il faut attendre car selon lui il est en cours de négociations avec les propriétaires des parcelles voisines en vue de l'acquisition par la commune. Il est formel : ce n'est que lorsque la commune sera propriétaire qu'il y aura possibilité de viabiliser ces terrains !

    Extrait de l'écho Républicain


    Le maire veut les reloger dans la commune. « L'électricité et l'eau courante qu'ils réclament sur leurs terrains non constructible, ce n'est pas le débat » indique-t-il. La volonté de la
    municipalité « n'est pas de les placer dans un processus où ils n'iraient pas vers des conditions de vie plus salubres mais, au contraire, de les intégrer davantage en leur offrant des conditions d'existence normales ». Le maire explique qu'il a entrepris des « négociations » pour qu'ils accèdent à
    un habitat social à St Rémy-sur-Havre. « Ce que je veux, c'est qu'ils franchissent un pas supplémentaire dans l'intégration »
    Concernant les terrains du bois d'Hauterre, le maire déclare qu'ils accueillent des « familles sédentarisées mais aussi des gens de passage. Ces lieux, dépourvus de route d'accès et d'assainissement, sont un peu notre Sangatte ( ! ) Il y a tout ce qu'il faut pour faire du camping et s'éclairer, avec des groupes électrogènes, mais mon rêve c'est que ces gens puissent un
    jour vivre plus heureux ».
    A l'heure actuelle, pas question donc, de faire venir l'électricité, ni l'eau courante. « De toutes façons, l'eau, ils la prennent à la pompe à incendie. Et nous fermons les yeux » conclut le Maire.

    Notre point de vue

    Ces familles ont été abusées dès l'achat de leur terrain – non constructible - non viabilisé. Ils ont naïvement fait confiance aux élus de l'époque. Aujourd'hui et selon leur expression, ils veulent enfin vivre normalement et dignement comme tout le monde.
    Leur terrain est en bordure mitoyenne d'une zone viabilisée et le fait de viabiliser leur propre terrain ne pose pas de problème majeur ( ils ne sont pas sur un terrain éloigné et isolé). Les arguments ( contradictoires ) de refus du maire nous paraissent donc infondés. « Dans l'urgence », nous devons tout faire pour que ces familles obtiennent un compteur « dit de forain », ainsi qu'une arrivée d'eau, même provisoire. A terme, la viabilisation de leur terrain. Nous ne pouvons pas accepter en 2003, que des familles, avec de surcroît des enfants et des personnes âgées, soient privées du minimum vital que sont l'eau et l'électricité.

    Des actions de sensibilisation sont envisagées et en cours auprès des élus, des institutions, des représentants de l'état, des parlementaires, des médias et de toutes les personnes et organisations sensibles à ce scandale.

    Le maire nous reçoit

    Nous avions convenu avec les familles et des amis d'organiser une manifestation dans la ville. Nous avions aussi adressé un courrier au maire afin qu'il accepte de recevoir une délégation. Une réponse de la mairie nous informait qu'elle aurait lieu le samedi 8 février 2003. Mais une contre information nous indiquait que le maire se rétractait et ne souhaitait pas nous recevoir, préférant remettre à «  plus tard » et ainsi gagner du temps. Nous décidons d'une ultime demande d'entrevue avec l'élu et, surpris, nous sommes informés qu'il accepte de nous recevoir à la date prévu à midi !
    Nous annulons donc la manifestation qui aurait très probablement pour effet de faire réagir négativement le maire par une annulation de sa rencontre. Il acceptera une délégation de 4 personnes, pas une de plus, sinon il ne nous reçoit pas ! Dans son bureau, il est encadré de 2 adjoints dont l'un montre des signes vestimentaires aux couleurs de EDF ! Derrière nous, une représentante de la police municipale.
    D'entrée, il précise que nous n'avons pas à lui imposer une date de rendez-vous. Ce à quoi nous lui opposons que l'attente des demandes des familles date de 18 ans ! Il enchaîne aussitôt  qu'ils disposent de l'eau et du courant. Le ton est donné ! Il fait alors allusion à un « piquage » ( dérisoire et inutilisable par temps de gel ) sur une arrivée d'eau voisine en soulignant que ces personnes ne paient pas l'eau et qu'elles utilisent des groupes électrogènes ( Bravo monsieur le maire pour votre vision des choses ! !) . De toute évidence, il semble satisfait de cette situation. Il prétend que l'arrivée de EDF aurait un coût
    de 1 million de francs, (chiffre probablement et volontairement très exagéré et dissuasif ) sans parler de l'eau ! Quand nous suggérons une installation provisoire d' urgence, en attendant une étude sérieuse, il indique qu'il n'est pas d' accord pour un compteur de forains pour des raisons de sécurité et que cela
    risquerait de durer 3 ans !
    La suite de cette entrevue qui durera près de 2 heures, n'aura rien de constructif. Ce ne sera finalement qu'un face-à-face d'idées et d'idéologie en totale opposition. Nous avons conscience qu'il cherche à gagner du temps, là, pendant cette réunion et c'est en sortant de la mairie que nous comprendrons pourquoi.
    Il affirme que la situation n'est pas aussi catastrophique que nous voudrions bien le faire croire et trouve que la tournure des évènements lui paraît démesurée. Il regrette que nous ayons utilisé le mot « ghettoïser ». Nous lui rappelons que lui-même considère le bois d'Hauterre comme son « Sangatte ». Il s'empresse de préciser que son prédécesseur aurait refusé l' accès à l'école pour leurs enfants. Ces familles doivent donc s'estimer heureuses. La commune a fait de gros efforts en ce domaine. Nous lui
    rappelons que l'argent public est faite pour cela et qu'en fait, il instrumentalise ce contexte davantage pour maintenir une école que par souci de l'éducation des enfants du voyage. Nous précisons avec insistance que c' est là, la seule reconnaissance de la citoyenneté de ces familles. Le maire redoute une arrivée massive des gens du voyage au bois d'Hauterre. Selon lui, les cabinets notarials l'informe de demandes d'achats, par des gens du voyage, des terrains boisés qui suivent les parcelles déjà occupées. Il parle des conséquences, par les nuisances occasionnées.et la grogne des riverains, tout en ajoutant qu'il doit répondre à l'attente des citoyens ( ! ) confrontés à un mode de vie différent. Propos contradictoires puisqu'il affirme aussi plus tard que les gens du voyage sont sans histoire et très
    bien perçus par la  population. Il leur reproche quand-même d'avoir coupé du bois, alors qu’ils en ont pas le droit. ( de ce que nous avons pu voir, le bois qu'ils ont coupé, sur leur terrain, ne semble pas porter à conséquence - Le maire préfère sans doute qu'ils entrent dans le système de consommation classique en se chauffant au fuel. Il parle aussi d' « intégration » et d'orientation vers les logements
    sociaux comme, précise-t-il, certains du voyage ont accepté. La notion du libre choix lui échappe, d'autant que ces familles n'ont aucune envie de s'enfermer en HLM. Ce à quoi le maire indique que les habitations sont « humanisées » et ressemblent davantage à des maisons individuelles. Il change de tactique lorsque nous parlons de libre choix de vie : « Pourquoi n'échangeraient-ils pas leur
    terrain avec des lots viabilisés ? ».
    ( Nous nous abstiendrons de lui faire part de nos soupçons. A savoir que la commune pourrait se lancer dans une opération « juteuse » de rachat du terrain à prix dérisoire, tout en « chassant » les gens du voyage pour ensuite viabiliser et revendre à un prix 40 fois supérieur ! Nos éléments sont toutefois trop faibles pour confirmer cette hypothèse.
    Lorsque nous lui exposons les disproportions de prix entre un terrain non viabilisé et un terrain viabilisé ( à St Rémy  plus de 40 fois ), il nous accuse de tenir un discours discriminatoire envers ses concitoyens qui paient le terrain comme tout le monde.
    Nous abordons le fait que les familles sont étonnées de ne pas être assujettis à l'impôt foncier « non bâti ». L'élu semble tomber des nues, mais se reprend en prétextant que ça ne dépend pas de lui mais des services fiscaux. Nous lui demandons quand même s'il ne s'agit pas là d'une manœuvre discriminatoire, afin de monter la population - qui elle, paie les impôts - contre eux. Nous n'aurons
    pas de réponse satisfaisante. Là, nous avons fait mouche.
    Puis il affirme que les familles sont inscrites sur les listes électorales. Nous pouvons constater que les familles n'en sont pas vraiment sûres ! Et qu'elles soient désireuses ou non de l'être, ce n'est
    manifestement pas la mairie qui va les encourager dans ce sens. Pour ce qui est des démarches ( cartes identité, etc. ), il indique qu'ils doivent s'adresser en sous préfecture ( Dreux ). Sous entendu qu'il n'est pas question de pratiquer comme la quasi majorité des communes de France qui prennent en
    charge ces démarches, même du ressort de la préfecture.
    Lorsque nous lui demandons les suites qu'il peut donner, il se retranche derrière les textes, mais convient ( l'hypocrite ! ) qu'il y a des lacunes entre les lois ( SRU, Besson, Urbanisme, etc. )
    Il s'étonne que nous venions de l'Orne, de la Sarthe et du Maine-et-Loire. Nous lui expliquons que son « Sangatte » est sorti des murs de « sa ville » et fait le tour de la France ! Pour tenter de détendre monsieur le maire, nous lui avons suggéré de faire venir une équipe de cinéastes spécialisés sur les gens du voyage. Nous ne sommes pas sûrs que cela l'ai vraiment détendu.
    Enfin, à la question de savoir si le cas qui nous préoccupe a été inscrit à l'ordre du jour du conseil municipal, il nous rétorque qu'il s'agit d'un cas relevant de la police municipale et donc de son seul ressort. Le sujet a été abordé, avec les conseillers, « Hors séance ».
    Durant cet entretien, il précise qu'il a consenti à nous recevoir parce qu'il a ce matin-là trois rendez-vous différents avec les gens du voyage, il pense que c'est un coup monté ! Il a raison, mais le coup monté vient bien de lui.

    Le bois d'Hauterre - zone de non droit ?

    Après notre entretien avec le maire, nous réalisons que le dernier rendez-vous du maire avec une autre famille du Bois d'Hauterre a été volontairement saboté. Ce qui explique le fait qu'il a alimenté avec nous une longue et infructueuse conversation pour gagner du temps jusqu'à 14 heures ! La famille qu'il devait recevoir après nous, nous explique de quoi il s' agit, en plus du problème de l'eau et de l'électricité.
    Pour accéder au Bois d'Hauterre, nous prenons un chemin communal, à gauche de l'école primaire. Chemin non entretenu avec d'énormes nids de poule. Il longe et fait le tour des parcelles de terrain occupées par les gens du voyage. Ce chemin se termine dans un lotissement et l'on se retrouve devant
    l'école. On peut donc l'emprunter dans un sens comme dans l'autre. Dans l'une de ces parcelles se trouve, bien à l'écart, une chapelle qui est pour les gens du voyage, un lieu de prière. Périodiquement, un afflux de voyageurs se rendent à cette chapelle et pour se faire, empruntent le chemin côté lotissement, moins chaotique.
    C'était sans compter sur le maire qui, sans doute incommodé du tapage naissant, vient de prendre une mesure de rétorsion. Une tranchée profonde d'environ un mètre et en travers du chemin a été
    creusée, juste à hauteur du terrain ou se trouve la chapelle.

     La tranchée d'un mètre de profondeur

    Pour faire bonne mesure, l'entrée du chemin, toujours côté lotissement est interdit d' accès par la présence de deux énormes poteaux en béton plantés dans le sol.

    Le chemin d'Hauterre côté lotissement. Les grand moyens d'obstruction.

    Sur la gauche, la petite chapelle

     L'accès aux parcelles est  toujours possible, mais d'un seul côté, celui qui
    évite le lotissement et aussi le plus dangereux pour les véhicules.
    De par ce que nous avons pu observer, lorsque les voyageurs vont affluer, la situation va devenir réellement difficile puisque les convois n'auront pas d'autre choix que de stationner devant et autour de l'école, ainsi qu'à travers le lotissement.
    Le maire ne pouvait pas trouver mieux pour alimenter des tensions et conflits ( qu'il redoute ? ou qu'il souhaite ? ) entre les voyageurs et les riverains.

     
    Abandon

    Lors d'une nouvelle visite aux familles quelques jours plus tard, elles nous apprendront qu'elles ont décidé d'abandonner la lutte. Nous avons la certitude qu'elles craignent des représailles ( chantage ) venant du maire, à savoir :

    Les raccordements seraient juridiquement possibles, mais le maire peut exiger la destruction des maisonnettes construites sans autorisation. On peut comprendre qu'ils ne sont pas disposés à détruire ces constructions...

    Seule, une preuve formelle que leurs maisonnettes ne sont pas " destructibles " pourrait les encourager à reprendre leurs revendications.

    Nous n'irons pas contre la décision des familles de St Rémy, mais notre soutien leur est acquit.

                                                                                                                                                     Février 2003.

      

    Espoir

    Ce 1er décembre 2011, donc près de neuf ans plus tard, nous apprenons que le doyen de ces familles est décédé. Nous apprenons aussi que les familles rebondissent et qu'ils ont porté l'affaire devant les tribunaux.

    Nous avons confirmation qu'ils ont abandonné la lutte en 2003 « par crainte de représailles ».

    Voilà maintenant plus de 25 ans que ces familles vivent sans eau et sans électricité.

    Au delà des textes officiels, derrière lesquels se retranche le maire de St Rémy sur Avre, il s'agit bien là d'un cas de xénophobie et d'exclusion caractérisé. Le département de l'Eure et Loir est probablement

    l'un des pires dans la chasse aux immigrés et aux gens du voyage.

    Nous n'aurons de cesse que de dénoncer ces pratiques qui ne sont pas sans rappeler une époque peu glorieuse de la France.

     Gaulois.

     


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