• ITER mythes et réalités.

       Voici une explication très pédagogique de Jean-Pierre Petit, avec ces cinq vidéos sur ITER.
    « ITER Mythes et réalités »

    https://www.youtube.com/user/JPPETITofficiel

    Une démonstration magistrale de l'énorme gabegie scientifique et financière de ce projet complètement fou. A savoir l'immaîtrisable fusion nucléaire.
    L'espèce humaine est masochiste ! En effet, aux catastrophes naturelles viennent progressivement s'ajouter celles provoquées par des scientifiques complètement déjantés de la cafetière, dans l'indifférence généralisée.
    Comme toujours, les scientifiques indépendants font l'objet de critiques nauséabondes de la part des scientifiques « Officiels », ayant des objectifs financiers peu louables et à la solde des  dirigeants ambitieux.
    Citoyens, dormez tranquilles, vous serez bientôt réveillés par la prochaine catastrophe nucléaire....
    Gaulois. 


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  • Pas besoin d'ajouter un commentaire, Jean-Pierre Petit est on ne peut plus claire sur ce projet de fusion nucléaire qui relève de la folie humaine démesurée.

    Gaulois.

    « Les Z-machines permettent d’envisager une fusion nucléaire pratiquement sans déchets »
    Par Jérome, le 14 janvier 2013 à 23:06

    Jean-Pierre PETIT

    Suite à la publication de notre article sur le laser MegaJoule, des lecteurs nous ont réclamé des précisions sur le concept de Z-Machine. Nous avons demandé à Jean-Pierre PETIT, ancien directeur de recherche au CNRS, de nous présenter cette troisième voie en matière de fusion nucléaire…
    Jean-Pierre PETIT, bonjour, que reprochez vous à des projets comme ITER ou au laser Mega-Joule ?

    Jean-Pierre PETIT – Sensibilisé par la catastrophe de Fukushima, j’ai réalisé, en participant à une manifestation à Aix en Provence en 2011, que j’étais le seul scientifique présent. J’ai pris conscience de l’absence en général de la communauté scientifique sur ce terrain du nucléaire, si on excepte quelques anti-nucléaires traditionnels (déjà âgés maintenant), se limitant au domaine de la fission, militant, à juste titre, contre ce projet dément de surgénérateur à neutrons rapides (Superphénix). Comme d’ailleurs les courageux militants anti-nucléaires de la première heure, qui se montrèrent conscients, à une époque où nous, scientifiques sommeillions dans nos bureaux. Certain laissèrent leur vie dans ce combat, d’où nous étions, nous, scientifiques, absents.

    Ce que beaucoup de gens ignorent c’est que le premier geste de François Hollande, quand il prit ses fonctions de Président,  fut de signer l’accord pour la construction du réacteur expérimental Astrid, qui est un surgénérateur à neutrons rapides, refroidi au sodium, fer de lance d’une option rebaptisée « réacteurs de IV° génération ». Or Astrid n’est rien d’autre que Superphénix, « amélioré ». Personne ne réagit. Personne ne proteste. Pas plus qu’on ne proteste contre les idées démentielles appuyées par nos nucléo-députés Bataille et Vido : peupler le pays, d’ici la fin du siècle, de surgénérateurs à neutrons rapides, hyper dangereux, générateurs de déchets, fonctionnant au plutonium 239 pur, de manière à exploiter les 300.000 tonnes d’uranium 238 , issues de 50 années d’enrichissement isotopique, pour extraire du minerai l’uranium 235, fissile. Devenir ainsi « autonomes énergétiquement pour les 5000 ans à venir ».
     
    J’ai aussi réalisé que face au projet ITER, il n’y avait pas de prises de position solidement appuyées sur des considérations réellement scientifiques. Je me suis donc plongé dans ce domaine, pendant deux années, aidé par des gens du milieu (mais tenant à garder un prudent anonymat). J’ai réalisé alors avec stupeur les failles béantes du projet ITER, qui ne découlaient ni du risque sismique, ni de la dangerosité du tritium, mais simplement du fait que ces machines, les tokamaks, étaient foncièrement instables. Pour faire court : ces instabilités appelées disruptions sont l’équivalent, dans ces machines, des … éruptions solaires (ce qui étaient d’ailleurs signalé noir sur blanc dans un rapport produit en 2007 par l’Académie des Sciences de Paris, sous la direction de l’académicien Guy Laval). Depuis que j’ai soulevé ce lièvre, les chantres du projets sont moins enclins à comparer ITER à « un soleil en bouteille ».
     
    J’ai aussi créé une gêne en révélant que Putvinky, (avec qui j’avais dîné), « monsieur disruption » à ITER-Organization, réalisant que le problème était insoluble, avait rendu son tablier en juin 2012, abandonnant non seulement ITER (il avait rejoint l’équipe en 2009, achetant une propriété dans la région) mais la formule tokamak. Il est reparti travailler aux USA.
     
    J’ai aussi découvert que ces questions, ainsi que bien d’autres, avaient été totalement passées sous silence dans le dossier de 7000 pages qu’ITER Organization avait mis en consultation libre durant l’été 2011, à l’occasion de d’Enquête Publique, devant déboucher sur une autorisation ou une non autorisation de l’implantation de « l’installation nucléaire de base ITER » (c’était le nom retenu). Une enquête publique qui avait été gérée comme si cette opération avait concerné l’implantation d’une station d’incinération à proximité d’un village. Je n’ai obtenu, cet été là, qu’un report de quelques mois de la décision, qui étaient déjà prise avant que cette commission fantoche, dirigée par André Grégoire « ne commence ses travaux ». Négligeant mes avertissements, celui-ci a signé le rapport final, se concluant par « avis favorable avec recommandations ». Et il m’a dit en substance « ils auront deux ans pour résoudre le problème des disruptions ». A noter que le mot « disruption » était tout simplement absent des 7000 pages mises en libre consultation !
     
    Là j’ai compris que cette conclusion donnant le feu vert à ITER avait déjà été rédigée avant que cette pseudo enquête publique, complètement truquée,  ne démarre, en plein été 2011. Mais cela n’étonnera personne.
     
    J’ai commencé à écrire des textes sur ces problèmes. L’un ‘eux a été repris et diffusé au sein de la Commission Européenne par la députée Michèle Rivasi, en français et en anglais. En même temps la revue NEXUS a publié la copie de ce texte dans ses colonnes. Ceci a suscité l’ire du CEA, qui a publié une « réfutation » dans son site, en français et en anglais, dont je n’ai pu connaître le ou les auteurs, apprenant seulement qu’il s’agissait d’un groupe de gens qui ne tenaient pas à révéler leur identité (…). Cette « réfutation » se trouve toujours sur le site. Evidemment, ma tentative d’obtenir un légitime droit de réponse pour  démonter ces arguments est restée sans réponse (voir ceci sur mon site http://www.jp-petit.org ).
     
    Plus récemment, dans son numéro de janvier-février 2013 la revue Nexus a publié une interview où je pointe le doigts sur le fiasco du NIF américain, en en expliquant les raisons, Mégajoule étant pratiquement la copie conforme du NIF, à quelques dizaines de lasers près (176 contre 192). J’ai donc pronostiqué (comme le font outre Atlantique nombre de scientifiques américains) que le NIF ne permettra pas d’obtenir la fusion, et que par conséquent le projet Mégajoule serait de l’argent (6,6 milliards d’euros), dépensés en pure perte. Le CEA publiera-t-il une seconde réfutation de mes dires dans son site ? Affaire à suivre.
     
    Vous prônez une 3e voie pour la fusion nucléaire : celle des Z-machines. Comment fonctionnent-elles ?
     
    Jean-Pierre PETIT - A l’issue de ce périple de deux années dans les domaines de la fission et de la fusion, en incluant le problème dramatique de la gestion des déchets, ma conclusion est que la façon actuelle de tirer de l’énergie du nucléaire apporte plus de maux que de bienfaits. Et que ces maux, dans les décennies à venir, créeront des drames horribles dont les catastrophes de Tchernobyl, puis de Fukushima ne sont que les pâles prémices. Le redémarrage des réacteurs japonais montre la puissance des lobbies, contre tout souci de la santé publique et des vies humaines.
     
    En 2006 j’ai découvert, dans un article publié par mon vieil ami, le grand spécialiste des plasmas  Malcom Haines (hélas très malade) que les Américains, au laboratoire  Sandia, Nouveau Mexique, avaient obtenu des températures de plus de deux milliards de degrés dans un machine que j’avais vue en 1976, construite par Gerold Yonas. Cette découverte était fortuite (comme nombre de découvertes importantes dans l’histoire des sciences). J’ai immédiatement compris l’importance de ce saut incroyable effectué en 2005, la température maximale atteinte dès cette époque étant de 3,7 milliards de degrés. Ces valeurs ont suscité des réactions de scepticisme chez « les spécialistes français des plasmas chauds ».
     
    Je suis allé à plusieurs congrès scientifiques internationaux, au top niveau. Il a fallu quatre années pour que l’interprétation des expériences, donnée par Haines, finisse par s’imposer, au congrès de Biarritz, 2011, consacré aux Z-machine, où il fit un exposé magistral, en tant que « personnalité invitée », communication appuyée par la publication d’un papier de 196 pages, sur le sujet, dans une revue à comité de lecture, devenu la Bible dans ce domaine.
     
    En peu de mots, les plasmas de fusion  sont sujets à toute une palette d’instabilités. Dans les tokamaks, celles-ci finissent par donner des disruptions, décharges de dizaines de millions d’ampères, venant frapper la paroi (en tous point comparables aux jets de plasma des éruptions solaires). Dans les manips de fusion par laser, elle condamnent la filière (il s’agit alors  » de l’instabilité de Raleigh Taylor »). Dans les Z-machines elles … accroissent la température du plasma !
     
    Ainsi le malheur des uns fait le bonheur des autres.
     
    A Biarritz, j’appris de la bouche de Valentin Smirnov, directeur du département fusion à l’Institut des Hautes Températures de Moscou, qu’il dirigeait la construction d’une Z-machine russe, Baïkal, qui sera plus puissante que le ZR américain ( successeur de la Z-machine ). Après les Américains, les Russes se lancent aussi dans ce domaine, pied au plancher.
     
    Schématiquement, on pourrait dire que la Z-machines (et maintenant ses multiples variantes, comme MAGlif) est à des machines comme ITER,( où on s’efforce de maintenir constante la température du plasma de fusion), ce que sont les moteurs à combustion interne, impulsionnelle, vis à vis des machines à vapeur. L’avantage des moteurs à combustion interne est de pouvoir faire brûler un mélange combustible-oxygène à une température de 1000°, obtenue pendant une fraction de seconde, la température générale du moteur restant inférieure à cette de l’eau bouillante.
     
    Comme le moteur à explosion, des générateurs fondés sur le système des Z-machines seraient dotée d’un système de stockage d’énergie électrique, pendant du volant d’inertie de ce même moteur. Enfin ces générateurs exploiteraient un procédé de conversion directe de l’énergie, par MHD, opérationnel depuis les travaux d’Andréi Sakharov, des années cinquante. Pourquoi cette formule suscite-t-elle un tel rejet, en particulier en France ? Pour deux raisons. Elle rend obsoletes tous les efforts associés au générateurs à fission, au surgénérateurs, aux bancs laser et à ITER. Tout le nucléaire classique est remis en cause, et se trouve dans l’incapacité d’intégrer ce concept outsider dans ses plans.
     
    La France dispose déjà d’une Z-machine : le Sphinx. Qu’est-ce qui la distingue des Z-machines américaines ou russes ?

    Jean-Pierre PETIT - La France possède effectivement sa Z-machine : le Sphinx, implantée dans un laboratoire de l’armée, à Gramat. Cette machine est hors course, hors jeu, de par sa conception même. Ca n’est qu’un bête générateur de rayons X, qui ne dépasse pas quelques dizaines de millions de degrés, et ne peut faire plus. Par ailleurs, une des caractéristiques essentielles, si ne qua non,  de ces machines « Z » est de devoir délivrer leur intensité en un temps très bref. Cent milliardièmes de seconde pour la machine américaine, 150 milliardièmes de seconde pour la monstrueuse machine russe, en construction : Baïkal. La machine française ayant un temps de décharge de 800 milliardièmes de seconde, est … trop lente. De part sa conception, on ne peut pas améliorer ses performances. Par ailleurs les gens qui la servent manquent de compétences en la matière, ne serait-ce que sur le plan théorique, qui est très pointu. Un domaine pratiquement neuf, défriché par des gens comme Haines, celui des plasmas hyper chauds, hors d’équilibre.
     
    Le Sphinx est trop lent, ne peut être amélioré. Megajoule et le NIF sont aussi hors jeu. Dans les installations NIF et Mégajoule, il  manque un facteur 50 sur l’énergie focalisée sur cible (voire mon complément d’information dans mon site) . Inversement, les machines américaines et russes visent d’emblée ces 10-15 mégajoules sur cible (l’énergie contenue dans le fond d’une tasse de tisane, voir l’article complémentaire sur mon site, mais délivrée en 100-150 milliardièmes de seconde). Une énergie seuil issue des expériences secrètes Centurion Halite américaines (les Russes ayant mené de leur côté des campagnes similaires et étant parvenus aux mêmes résultats).
     
    Les Z-machines russes et américaines permettent, potentiellement, du fait des températures atteintes, ce auquel jamais les autres filières ne pourront prétendre : envisager ce qui est véritablement le Graal de la physique nucléaire : la fusion Bore Hydrogene, aneutronique. Une fusion qui ne génère pratiquement pas de radioactivité et aucun déchet, sinon … de l’hélium. Cette réaction démarre à un milliard de degrés. Jusqu’en 2005 l’obtention d’une telle température aurait paru relever de la science fiction. Aujourd’hui ZR, avec son intensité portée de 18 à 26 Millions d’ampères, est très probablement passé de 3,7 à 8 milliards de degrés. Mais, comme me l’avait dit Malcom Haines à Biarritz en 2011 : « Je pense qu’ils l’ont fait, mais ils ne te le diront jamais, pour des raisons de secret défense.  »
     
    Car, vous l’imaginez bien, cette percée comporte aussi son volet armement : les « bombes à fusion pure », où un mélange de fusion peut être mis à feu sans utiliser de bombe A, mais l’électricité fournie par un explosif, dérivé des premiers concepts expérimentés par Sakharov dès les années cinquante ( 100 millions d’ampères en 1954 ).
     
    Ceci étant, une nouvelle percée, qui correspond au montage MagLif (une variante du montage « Z » ) montre que cette filière s’est maintenant imposée outre Atlantique, comme une nouvelle façon d’obtenir l’ICF (Inertial Confinement Fusion), la « fusion par confinement inertiel », qui est à la base des systèmes de recherche de fusion auto-entretenue, initiée par lasers.
     
    La fusion par laser est hors course, comme démontré récemment sur le banc américain NIF. Mais, cela aurait-il fonctionné (l’ignition), ces systèmes n’auraient jamais pu donner des générateurs industriels, du fait du rendement des lauser, inférieur à 1,5 % . Ce ne furent jamais que des installations d’essai à visées militaires.

    Pensez vous que les américains ou les russes pourraient maitriser la fusion nucléaire civile plus rapidement que les Français ? A quel horizon ?
     
    Jean-Pierre PETIT - Bien évidemment ! En s’accrochant à un dinosaure du nucléaire comme ITER, ou à une machine 50 fois trop peu puissante comme Mégajoule, les Français font de mauvais choix, ratent complètement le coche. Quand la fusion deviendra réalité, en Russie et en Amérique, avec cette filière Z, et son astucieuse variante MAGlif, les Français se retrouveront encombrés de véritables fossiles technico-scientifiques.
     
    On pourra objecter que des réactions de fusion on été obtenues sur la machine JET, avec extraction de puissance. Mais, sur ce plan, je citerai ce que m’a écrit tout récemment Glenn Wurden, directeur de la fusion à Los Alamos (…) :   »Je ne pense pas qu’on parviendra un jour à transformer un tokamak en générateur de puissance, car on ne trouvera jamais ce matériau magique capable de résister à l’impact des neutrons de fusion, 7 fois plus énergétiques que les neutrons de fission. Ce matériau magique n’existe simplement pas et n’existera jamais ».
     
    Vos écrits en matière d’ufologie ou sur les attentats du 11/09 vous ont décrédibilisé auprès de nombreuses personnes, en particulier en France. Que répondez-vous à vos détracteurs ?
     
    Jean-Pierre PETIT - Vous me décrivez comme « décrédibilisé auprès de nombreuses personnes », sans citer la moindre d’entre elles. Récemment j’avais été interviewé par un journaliste de la revue Inrockuptible, qui s’était adressé à moi comme à un « complotiste ». J’avais demandé qui formulait cette opinion. Réponse du journaliste : « c’est ce qui émerge quand on consulte les forums ». Ainsi, à notre époque, voici comment émerge une réputation : à travers des propos tenus sur des forums, par des gens intervenant sous des pseudonymes ! A comparer avec l’absence de signature de la réfutation publiée par le CEA.
     
    En vérité, cette situation de « discrédit auprès de certaines personnes » est bien étrange, ne trouvez-vous pas ? Je suis « discrédité par les gens qui, au CEA,  s’occupent de fusion » , mais aucun n’accepte d’être face à moi. Référez vous à la dérobade de Bernard Bigot et de ses adjoints, experts en matière de fusion, lors d’un face à face filmé, qui a donné cette interview où seule figure Michèle Rivasi, qui prend acte du fait que mes détracteurs ont déclaré forfait.
     
    Je suis « discrédité » dans le monde de l’astrophysique et de la cosmologie, par des gens comme Riazuelo, par exemple, de l’Institut d’Astrophysique de Paris. Mais depuis des années lui et le directeur de son labo restent muets face à mes demandes successives d’exercice de droit de réponse en séminaire  où, scientifiquement, Riazuelo ne tiendrait pas dix minutes face à moi, et il le sait. Dans ce genre de face à face scientifiques je ne me suis jamais dérobé et je n’ai jamais perdu un combat.
    J’aimerais d’abord connaître les noms de ces détracteurs et pouvoir leur faire face, leur répondre à découvert, ce débat étant filmé et mis aussitôt sur le net. Et cela dans tous les domaines.
    Dans le domaine des plasmas, de la fusion et du nucléaire, interrogez à mon sujet Robert Dautray, ancien directeur des projets scientifiques du CEA, ainsi que Paul Henri Rebut, concepteur du tokamak français de Fontenay aux Roses, puis Guy Laval, membre de l’académie des sciences, qui a dirigé la composition du rapport de 2007 sur « l’énergie à partir de la fusion ». Notez leurs réponses à mon sujet et publiez les.
    Dans le domaine de l’astrophysique, proposez à Alain Riazuelo, par exemple, d’accepter un face à face filmé, puis diffusé sur le net, où il pourra jouer les détracteurs de mes travaux, à ses risques et périls.
    Enfin sur le sujet du 11 septembre, je suggère une rencontre semblable, nous opposant, Alix (qui s’occupe de reopen 9/11) à nos détracteurs. Rencontre également filmé et diffusée.
    Je pense ainsi avoir répondu à vos questions  !

    http://www.jp-petit2.org/nouv_f/NEXUS_jan_2013.html
     
    Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au Cnrs.

    Z machine : conférence de Jean-Pierre Petit à… par UFO-Science

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    ITER et la fusion nucléaire dans une impasse ? L'avis de J-P Petit

    http://goo.gl/sAfP0 

    Il n’a pas sa langue dans sa poche et n’a de compte à rendre à personne. Comme il est à la retraite, Jean-Pierre Petit est un de ces esprits libres qui gratte les autres là où ça fait mal. Depuis plusieurs mois, cet ancien directeur de recherche au CNRS, interpelle l’état et les scientifiques sur les dangers d'ITER et remet en cause le développement de cette technologie coûteuse qui mène selon lui à "une impasse". Nous n'avons pas su résister à l'envie de lui poser quelques questions. Attention, ça balance !
    - Gizmodo : Depuis plusieurs mois vous dénoncez sur votre site le projet ITER defusion nucléaire civile. Vos arguments sont ils économiques ? sécuritaires ? scientifiques ? Pourquoi une telle croisade ?
    Jean-Pierre Petit : Je ne suis pas le seul à soulever une masse de critiques sur le plan scientifique. Le mot "croisade" est-il approprié ? Je ne le pense pas. La critique la plus forte que l'on peut faire sur ce projet, ce sont ses assises mensongères. Mensonge par omission. Avant que je ne publie mes articles, aviez-vous vu quelque part inscrit le mot " disruption" ? J'en doute. Et il en est de même pour les politiques-décideurs, qui ont été, pour reprendre une expression de Michèle Rivasi "enfumés". 

    (ndlr : Jean-Pierre Petit dénonce l'instabilité chronique des tokamaks, ces chambre de confinement magnétique destinée à contrôler un plasma pour produire de l'énergie par fusion nucléaire. le terme tokamak vient du russe «тороидальная камера с магнитнымикатушками » (toroïdalnaïa kamera smagnitnymi katushkami : en français, chambre toroïdale avec bobines magnétiques...) 

    - Gizmodo : Vous pensez donc que la fusion contrôlée dans un Tokamak est une impasse scientifique ?
    Jean-Pierre Petit : Je pense que la formuletokamak est une impasse. Et je ne suis pas le seul à le dire. Lisez Wurden. 

    - Gizmodo : L'homme ne pourrait donc jamais contrôler l'énergie des étoiles ? 

    Jean-Pierre Petit : Le Soleil n'est pas untokamak. Et un tokamak ne résume pas la fusion à lui tout seul. C'est la propagande du CEA qui vous a mis cela dans la tête. L'énergiede fusion fait partie de la panoplie de la physique. Affirmer qu'on ne pourra jamais extraire de l'énergie de cette façon serait absurde. Ceci étant, beaucoup de gens identifient " fusion " avec " fusiondeutérium-tritium". Il existe d'autres voies "non impossibles" comme la fusion aneutroniqueBore Hydrogène. Si vous consultez Wikipedia vous pourrez lire que cette filière est présentée comme "impossible" parce que l'énergieproduite par fusion, à plus d'un milliard de degrés, serait inférieure) l'énergie perdue par rayonnement (Ndlr : je n’ai pas trouvé le mot "impossible" mais "difficile" dans Wikipédia). Oui, si les températures électronique et ionique sont égales. Mais dans les Z-pinches, la température électronique est 100 fois plus faible que la température ionique. Alors cette objection tombe et cette affaire se trouve relancée. Mon ami Malcom Haines, grand spécialiste de ces questions, pense qu'une possibilité existe. Un détail qui a son importance : cette fusion Bore Hydrogène a pour déchet... de l'hélium et ne produit pratiquement pas de neutrons. 

    - Gizmodo : Votre profil est sujet à polémiques et vos analyses ont été critiquées par le CEA qui apporte même des réponses à vos accusations. Qu'en pensez-vous ? 

    Jean-Pierre Petit : Quand les critiques s'expriment à voix haute, en dévoilant leur identité, l'affaire est vite réglée. En terrain découvert, je n'ai jamais perdu un combat, et cela se sait. Maintenant si vous voulez tenir compte des avis formulés sous pseudonymes... Et je n'ai pas entendu le CEA formuler des réponses crédibles à mes accusations. 

    Pouvez-vous accorder foi à des gens qui formulent des critiques, sur leur site, de manière anonyme, en se défilant lorsque je leur offre la possibilité d'un face à face filmé et diffusé sur le net ? 

    - Gizmodo : L'énergie nucléaire a toujours bénéficié d'une certaine bienveillance de la part des esprits "rationnels" ou "scientifiques". Mais depuis Fukushima, faut-il sérieusement se résoudre, à l'image des autorités allemandes, à l'abandon de cette filière ? 

    Jean-Pierre Petit : L'énergie nucléaire charrie avec elle des problèmes considérables. Gestion de déchets très toxiques et dangereux, de très longue durée de vie, risques d'accident grave dès qu'une installation vieillit. Risque quand des phénomènes naturels se mêlent de la partie. Il y a que cette filière est née en France sous l'impulsion de De Gaulle qui voulait la bombe A, puis la bombe H. Le nucléaire civil s'est ensuite organisé en lobby, en complexe nucléo-industriel et financier. Les projets agités en novembre à l'Assemblée Nationale, lors d'une audition d'expert, suscitée et animée par le député (socialiste) Bataille sont de la folie furieuse. La France a 60 tonnes de plutoniumdans le site de la Hague. Elle en possède 240 autres tonnes ailleurs. Le projet soutenu par bataille vise à porter ce stock à mille tonnes (de quoi tuer tous les êtres humains de la planète, avec une substance qui, antérieurement à sa production par l'homme, n'existait pas dans la nature, vu que sa durée de vie est de 24.000 ans). Grâce à ce stock on pourrait alors, en 2060, commencer le déploiement de réacteurs dits de IV° génération (des surgénérateurs à neutrons rapides), qui permettraient d'assurer 5000 années d'indépendance énergétique en "brûlant" notre stock de 300.000 tonnes d'uranium 238, issu des actions d'enrichissement du minerai. Toujours selon les conclusions de cette audition, le déploiement de ces générateurs de IV° génération s'achèverait en 2100. Comment percevez-vous le fait que des hommes se réunissent pour dresser un tableau du futur énergétique avec 90 années d'avance ! Pourquoi, en 1900, des parlementaires, s'appuyant sur des dires d'experts, n'auraient-ils pas envisagé gravement le déploiement des machines à vapeur jusqu'à l'an 2000 (en incluant des projets d'avions à vapeur). Ces gens vous paraissent-ils tenir des discours raisonnables ? 

    Les énergies renouvelables pourraient être exploitées à très grande échelle, à condition de s'en donner les moyens. On pourrait résumer cela en disant "nos descendant nous béniront d'avoir fait ce choix". A l'inverse ils nous maudiront si nous persistons dans la folie du nucléaire, en priorisant le critère du coût dukilowatt-heure, sans nous soucier des conséquences gravissimes et insolubles dont hériteront nos descendants dans les décennies à venir. 

    Les Allemands ont tenté un stockage de déchets dans une mine de sel, à Asse. 100.000 fût on été jetés dans cette mine, sans grande précaution. A l'usage il s'est avéré que cette mine subissait des infiltrations d'eau et... se déformait (10 cm par an). Conclusion : il faudra extraire ces futs. Coût estimé de l'opération : de 3 à 8 milliards d'euros.... 

    - Gizmodo : Qu'il faudra donc ajouter aux 20 milliards d'euro du projet ITER. En ces temps de disette, les contribuables apprécieront ! Merci pour vos réponses !
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    Pour info, Jean-Pierre Petit distribue gratuitement et dans plusieurs langues des BD de vulgarisation scientifique via le site de son association Savoir sans frontières.
    Sa fiche Wikipédia
    Son site 

    De plus, il est prêt à débattre publiquement avec des scientifiques et des responsables du CEA autour des questions évoquées dans cet article.

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    ITER : Le bateau coule normalement

    Concernant ITER, voir la critique scientifique de Jean-Pierre Petit, développé à partir du lien ; " Le bateau coule normalement ", ou aussi ; http://environnement-lanconnais.asso.fr/spip.php?article461

    10 décembre 2011

    Jean Pierre Petit  www.jp-petit.org/NUCLEAIRE/ITER/ITER_fusion_non_controlee/wurden.htm

    A l'automne 2011 j'avais, à la demande de Michèle Rivasi, rédigé une note de 13 pages à l'attention de la Commission Information-Recherche-Energie du parlement européen, qu'elle commença à distribuer à la quarantaine de députés francophones concernés. Depuis, cette note a été traduite en anglais et sa diffusion se poursuit, pour s'étendre au 124 membres de cette commission. Son titre, évocateur :
    Iter, chronique d'une faillite annoncée
    Peu de temps après, la revue Nexus décide de publier la copie conforme de cette note dans son numéro de novembre/décembre.
    A la même époque, Michèle Rivasi reçoit une lettre furibarde de l'étudiant Cédric Reux, auteur d'une thèse de doctorat soutenue en novembre 2011 à l'IRFM, Institut de recherche sur la Fusion Nucléaire, sis à Cadarache, thèse consacrée à l'étude des "disruptions" dans les tokamaks. L'adresse où cette thèse peut être téléchargée : http://pastel.archives-ouvertes.fr/pastel-00599210/en/
    Dans cette thèse j'avais personnellement découvert ce qui était su de longue date (trois bonnes décennies) : que les tokamaks étaient des machines instables, sujettes à des instabilités de grande ampleur, appelées "disruptions", se traduisant par des coups de foudre intérieurs particulièrement rapides, imprévisibles, violents et destructeurs. Très justement, ce garçon disait, dans son préambule et sa conclusion, que ce phénomène devrait être maîtrisé, sous peine de créer des dommages sérieux dans le tokamak géant qu'on s'apprête à construire en France, précisément à Cadarache, le tokamak ITER.
    J'avais cité quelques passages extraits de cette thèse dans cette note. Dans sa lettre (qui n'était pas, je pense, de sa main) Cédric Reux s'insurgeait contre le fait que j'aurais, disait-il, utilisé de manière partisane des fragments de sa thèse pour en détourner l'esprit.
    Il était visible que cette lettre, qui évoquait sans équivoque l'examen d'un recours en justice, ressemblait fort au préambule d'un procès en diffamation, que le CEA et ITER ORGANIZATIOn auraient puissamment appuyé en fournissant au plaignant force témoignages montrant que mon article aurait été pour lui cause de préjudice professionnel.
    Très vite, j'ai publié la version complète de ce document, qui rendait complètement ridicule le contenu de cette lettre, étant donné que dans ce document de 115 pages figuraient 880 lignes extraites de la thèse de Cédric Reux.
    Je ne détournais pas son contenu, je me contentais de le présenter. Le lecteur pourra consulter ce document en activant le lien suivant.
    Iter, chronique d'une faillite annoncée, dossier complet
    Toujours poussé par le CEA, le fantassin Reux souhaita rencontrer dame Rivasi, en lui fixant rendez vous à une adresse parisienne, qu'il indiquait. Au passage, il avait marqué quelque réticence quand la députée européenne avait exigé que je sois présent. La date avait été arrêtée : le 16 novembre 2011, à 19 h 30.
    Entre temps, un journaliste, intrigué par la lecture de l'article paru dans Nexus, avait contacté Michèle Rivasi en demandant s'il lui serait possible de filmer l'entrevue, en se proposant de reproduire, sans coupure ni commentaire, l'enregistrement dans son site Enquête et Debat. Elle accepta.
    Il restait à avertir le sieur Reux de cette décision. C'est alors que les choses se compliquèrent. Michèle Rivasi découvrit que l'adresse proposée n'était pas, comme elle l'avait cru, l'adresse des parents de Cédric, mais celle ... du siège parisien du CEA !
    En même temps, Michèle Rivasi reçut une longue lettre émanant de Bernard Bigot, administrateur général du CEA, lui indiquant qu'un face à face entre Cédric Reux et moi était exclu, que le CEA s'y opposait fermement, et que lui et Alain Becoulet, responsable du département "chauffage du plasma", et directeur adjoint de l'IRFM seraient également présent à cette rencontre, qui ne pourrait se faire qu'au CEA, et sans journaliste.
    La députée européenne ne l'entendit pas de cette oreille et maintint le lieu de la rencontre dans un simple bureau de l'Assemblée Nationale, celle-ci devant être filmée.
    A trois contre un, cette rencontre aurait dû leur sembler jouable. D'autant plus qu'il n'était nullement question pour moi de lancer des attaques contre le jeune Cédric Reux, mais de le féliciter au contraire pour la clarté et la précision de sa thèse de doctorat. Mais je me serais refusé à avaler une conclusion, disons "revisitée", qui aurait été en contradiction flagrante avec son contenu.
    Sans prévenir, les trois ne vinrent pas au rendez-vous. le journaliste filma donc une interview où seuls Michèle Rivasi et moi-même pûmes nous exprimer, en l'absence de contradicteurs. On trouvera cette vidéo à cette adresse :

                        http://www.enquete-debat.fr/archives/michele-rivasi-et-jean-pierre-petit-a-propos-diter
     
    Le lendemain de cette séance, c'est à dire le 17 novembre 2011 le CEA, e, sans prévenir le moins du monde les intéressés, à savoir Michèle Rivasi, la revue Nexus et moi, le CEA installa dans son site un commentaire de 10 pages en anglais, et sa traduction en français, se référant à la note diffusée au sein de la commission Energie du Parlement Européen. Un texte dépourvu de toute signature, assorti de propos assez appuyés, comme :
     
    Nous sommes affligés de constater la légèreté avec laquelle des informations scientifiques publiées dans des revues de renommée internationale, leurs auteurs, mais également les lecteurs de l’article lui-même, y sont manipulés à des fins partisanes étrangères à la recherche et aux progrès des connaissances.

    Par un tel comportement intellectuellement malhonnête, Mr J.P Petit se disqualifie lui-même ipso facto du débat, qu’il soit scientifique ou sociétal.

    La réponse logique à une telle diatribe aurait été un débat filmé avec l'auteur du dit texte. Le journaliste qui avait filmé l'interview avec Michèle Rivasi téléphona donc au CEA pour s'enquérir de son identité. Mais il lui fut répondu que ce texte émanait d'un groupe de personnes, dont aucune ne souhaitait que son nom soit mentionné, ni ne souhaitait débattre avec moi.
    Déconcerté, il se tourna donc vers celui qui, in fine, se trouve être le responsable au plus haut niveau de ce qui se dit, s'écrit ou se fait au CEA, à savoir Bernard Bigot, administrateur général, qu'il ne put contacter que par personne interposée. La réponse, téléphonique, finit par lui parvenir. Une face à face entre Bigot et moi n'était simplement pas envisageable. L'interlocutrice répercuta la réaction de Bigot en disant :
    - La seule chose qui soit possible, et qui tient toujours, est que madame Rivasi rencontre monsieur Bigot au CEA, seule, sans monsieur Petit, et en l'absence de journaliste. Ainsi monsieur Bigot, qui a l'habitude de s'adresser à des politiques, serait à même de lui fournir toutes les informations nécessaires et de répondre à ses questions.
    Je crois que monsieur Bigot ne se rend pas très bien compte dans quoi il a mis les pieds et ce qu'entraînera sa réponse arrogante. Ce que montre cette situation, c'est que nos "nucléocrates" se situent au dessus de toute critique et remise en cause possible. "Informer", oui. Débattre ? Hors de question !
    Dans cette réponse du CEA je suis décrit comme un lamentable amateur, accumulant les erreurs et les confusions. Je vous laisse le soin de découvrir ce texte. Il faut se référer à la page :
    http://www-fusion-magnetique.cea.fr/en_savoir_plus/articles/disruptions
    pour trouver en bas de page cette "réponse" du CEA, suivie de sa traduction en anglais.
    http://www-fusion-magnetique.cea.fr/en_savoir_plus/articles/disruptions/analyse_critiquearticle_petit_nexus_vf.pdf
    Sa version anglaise :
    A rebuttal prepared by the French Commission of Atomic and Alternative Energies in reply to an article entitled "ITER: Chronicle of an Inevitable Failure" published by Mr. Jean-Pierre Petit in the November 12th issue of the review Nexus
    C'est bien la toute première fois que le CEA commente un document quelconque, doublé d'un article paru dans la presse (Nexus) et cela, non sur quelques lignes, mais au long de plus de dix pages. Il faut vraiment que ce texte les aient touchés pour que cela provoque une réaction d'une telle ampleur.
    Dixit Michèle Rivasi, au moment où il devint évident, le 16 novembre 2011, que la rencontre se tiendrait sans les sieurs Bigot, Becoulet et Reux :
    - Il faut vraiment que tu leur foutes une sacrée trouille pour qu'ils se déflent à ce point !
    C'est le cas. Car quand on est sûr de soi, et de la nullité d'un adversaire, on l'affronte publiquement, on le défait et on le ridiculise aux yeux de tous, en particulier des citoyens du pays. Seulement voilà, si Bigot, Becoulet et Reux étaient venus à l'Assemblée Nationale le 16 novembre, pour un débat filmé, qui aurait été défait et ridiculisé ???
    Le fait est qu'en explorant simplement les tenants et aboutissants d'ITER, qui est le premier tokamak de grande taille, j'ai mis la main sur une masse croissante de documents, de plus en plus éclairants. Il y a eu d'abord, très vite, outre la thèse de Cédric Reux, celle de l'Anglais Andrew Thornton (janvier 2011) :
    http://etheses.whiterose.ac.uk/1509/1/AT_thesis_FINAL.pdf
    puis un retour vers l'audit scientifique mené par l'Académie des Sciences de Paris, en 2007, sous l'égide de l'académicien Guy Laval, consacré aux perspectives d'exploitation de la fusion pour produire de l'énergie :
    http://www.bibsciences.org/bibsup/acad-sc/common/articles/rapport6.pdf
    Dans ce rapport j'ai trouvé, au chapitre 2, page 69 la confirmation qu'il existait effectivement un parallèle étroit entre les disruptions, se produisant dans les tokamaks, depuis les premiers essais menés sur ces machines et les ... éruptions solaires, dont connaît la violence inouïe. L'une des signataire de cet article était précisément madame Pascale Hennequin, directrice de la thèse de Cédric Reux !

                                                       Des disruptiuon naturelles : les éruptions solaires

    Si on revient au texte mis en ligne par le CEA le 17 novembre 2011, soit le lendemain même de la date qui avait été prévue pour une rencontre avec Michèle Rivasi et moi, on est tenté de se dire que ce texte, en deux langues, avait été conçu pour pouvoir être remis en mains propres à la députée européenne, afin que celle-ci puisse diffuser cette mise au point aux 124 membres de la Commission Information Recherche Energie, après que Bigot et Bécoulet aient pu la convaincre de la nullité des propos que j'avais tenus dans le document que j'avais conçu pour elle.
    Mais tout ne s'est pas passé comme le CEA l'espérait. Visiblement, la maison peine à trouver un champion susceptible de venir à bout de l'amateur-trublion que je suis, qui ne cherche qu'à mettre ces gens face à leurs propres érits et déclarations.
    J'avais déjà été confronté à une telle dérobade durant l'été, au moment des sessions de la Commission d'Enquête Publique auxquelles j'ai participé. A l'automne André Grégoire, animateur et président de l'Enquête publique diligentée par le préfet des Bouches du Rhône m'avait dit :
    - Il faut se rendre à l'évidence : les responsables scientifiques locaux du projet ITER semble tenir à leur anonymat (...).
    Le 16 novembre 2011 Bigot et Bécoulet déclarèrent donc forfait. Ne parlons pas de ce pauvre Reux, qui dans tout cela n'y est pour rien et n'est coupable que... d'avoir fait son travail avec un peu trop de conscience et de clarté d'exposition de ses résultats.
    Forfait lamentable également devant mes demandes de débats filmés, en réponse aux attaques insultantes dont j'ai été l'objet.
    La "Grande Presse" reste silencieuse. Le mot " disruption " n'est pas encore apparu dans ses colonnes. Tout est donc pour le mieux dans les meilleurs des plasmas instables possibles. Mais ce problème finira bien par s'imposer et faire tache d'huile. Il est dommage que cette information n'ait pas été reprises avant que ne soit prise la décision, positive, par le Parlement Européen, d'approuver l'extension du budget d'ITER, de 5 à 15 milliards d'euros, avec une quotte part européenne se montant à 1,3 milliards d'euros, ce qui n'est pas rien (sans qu'on ait apporté de précision sur les budgets dans lesquels cette rallonge serait prélevée).
    La décision définitive sera prise Lundi 12 décembre 2011, en séance plénière, à l'issue d'un vote. Une décision qui sera prise par des parlementaires non-informés, ou plutôt désinformés, "enfumés", pour reprendre l'expression favorite de Michèle Rivasi, laquelle, lors d'une visite estivale du site de Cadarache, au sein d'une délégation parlementaire venue pour se faire expliquer pourquoi le budget du projet avait soudain triplé, avait découvert que celui-ci ne faisait l'objet ... d'aucune assurance !
    En poussant son enquête plus loin, elle reçut la réponse suivante : "Vous touchez là un point sensible, car les Etats ne veulent pas en supporter le coût ".
    D'autres voix lui répétèrent qu'il n'était pas nécessaire d'assurer une telle machine, vu que "si un disfonctionnement survenait, les réactions de fusion s'arrêtaient d'elles-mêmes". Dans de telle conditions, assurer la machine aurait dû représenter une charge des plus modestes et une bonne affaire pour une commagnie d'assurance. Mais alors, dans ces conditions, pourquoi aucune ne s'était-elle présentée pour asurer un engin par essence aussi rassurant ? Pourquoi aucun pays n'avait-il accepté d'en supporter un coût a priori aussi modeste?
    De facto, si quoi que ce soit survient, ce sont les collectivités locales, et l'Etat français qui payera ces nucléopots cassés.
    Un jour on entendra des gens poser la question " faut-il arrêter le projet ITER ?"
    En intervenant avant la construction de cette maudite machine, il aurait été moins coûteux de suspendre ces travaux, en attendant que cette question de la maîtrise des disruptions ait pu être réglée (si elle peut l'être un jour, ce qui n'est franchement pas évident). On évalue à 3 milliards d'euros les indemnités qu'il aurait fallu verser aux entreprises qui avaient investi pour pouvoir faire face à de nombreuses commandes qui avaient déjà été passées.
    Mais 3 milliards, c'est quand même le cinquième de 15.
    Comment évoquer en quelques mots ce problème des disruptions ? Laissons à d'autres le soin de s'en charger.
    Ce fut le thème central d'un colloque qui s'est récemment tenu, en septembre 2011, à Princeton, US (la Mecque de la Fusion).

                                              http://advprojects.pppl.gov/ROADMAPPING/presentations.asp

    Dans ce colloque, une communication d'un "senior researcher", Wurden. Titre de sa communication :
    Dealing with the Risk and Consequences of Disruptions in Large Tokamaks:
    Examen des risques et des conséquences des disruptions dans les grands tokamaks

    http://advprojects.pppl.gov/ROADMAPPING/presentations/MFE_POSTERS/WURDEN_Disruption_RiskPOSTER.pdf
     
    Ci-après, une des pages de ce pdf, au contenu des plus explicites :

                                                             ITER sera-t-il le dernier tokamak construit ?
     
    Nous avons fait effectuer une traduction de ce pdf en langue française, et cette traduction a été revue avec attention par un spécialiste des tokamaks. Ce texte peut sembler assez sommaire. Il ne s'agit pas d'un article, mais de la traduction pdf, faite par son auteur dans la version anglaise, d'un powerpoint dont il s'est servi pour sa présentation (qui est l'équivalent d'une série de diapositives, de "slides"). Afin de coller le plus possible au texte, beaucoup de passages ont été transcrits au mot à mot.
    Il ne s'agit pas de présenter un document "en bon, français", mais de bien noter le contenu de cette communication qui, d'une certaine façon reflète la position américaine, vis à vis du projet ITER.
    La traduction en français du pdf de Wurden
    Les Américains sont, avec les Russes, les grands spécialistes des plasmas chauds. Ils ont une vaste expérience des tokamaks. Wurden insiste bien pour dire que les disruptions représentent le verrou de cette technologie. Ce sont des phénomènes qui ne sont absolument pas maîtrisés. Comme le notait un spécialiste des tokamaks dans un forum : "quand les concepteurs d'ITER se sont mis sur leurs planches à dessin, ils ont sous-estimé le problème".
    Le premier design d'ITER remonte à une vingtaine d'années, et démarra peu après la percée effectuée, en 1997, sur le tokamak JET, situé à Culham, où la fusion put être obtenue pendant une courte seconde avec un rapport Q = puissance thermique produite sur puissance injectée, de 0,67.
    Quand ce design fut lancé, les concepteurs pensèrent peut être que ces problèmes pourraient être maîtrisés. Or il n'en a rien été. Le 24 octobre 2011 le CEA a mis sur son site une page montrant l'atténuation d'une disruption par injection de gaz froid. Une technique initiée il y a une dizaine d'années, poursuivie à travers les thèses de Reux et de Thornton.
    Ce que le CEA s'abstient de dire c'est que les expériences réalisées à ce jour l'ont été en opérant sur des plasmas stables, ce qui est dit explicitement dans la thèse de Reux. Ce qui revient à tester un extincteur sur un "non-incendie".
    Mais la disruption survient cependant. Parce qu'une fuite de gaz, un envahissement par un polluant provoquent immanquablement une disruption. C'est une cause parmi de nombreuses autres possibles. Mais, stricto sensu, ces essais ne peuvent être considérés comme concluants. D'où les mots employés dans le texte du CEA me critiquant :
    - Les résultats actuels sont encourageants, et on peut raisonnablement penser qu'une ou même plusieurs de ces méthodes innovantes, au delà de celle déjà disponible, seront au point en 2019-2020 pour le premier plasma d'hydrogène, et à plus forte raison en 2026 avec le premier plasma deutérium-tritium.
    Il s'agit d'un simple acte de foi, d'un pari risqué. L'histoire de la physique des plasma abonde de situation où l'espoir n'a pas suffi (exemple : la production d'électricité par des générateurs MHD, entre 1960 et 1980, jusqu'à abandon final, après l'échec de dizaines d'équipes, de milliards de dollars dépensés, dans une dizaine de pays, mobilisant des milliers de chercheurs).
    Wurden critique ce pari, en allant même jusqu'à dire que si l'entreprise ITER est un fiasco, ou s'enlise, cet échec rejaillira en jetant le discrédit sur l'idée même d'extraction d'énergie par la fusion. Il martèle l'idée que, toutes affaires cessantes, toutes les équipes travaillant sur les tokamaks doivent se concentrer sur ce problème des disruptions, "before ITER".
    Le lecteur traduira ce "before" comme il le voudra. La simple sagesse, étant donné que dans le monde entier, toutes les équipes piétinent sur cette question des disruption depuis des décennies, serait de suspendre le projet en attendant que le problème soit maîtrisé.
    Comme le note Reux dans son préambule, ces disruptions ont jusqu'ici été la cause de dégâts relativement minimes. A l'échelle de machines comme ITER, ceux-ci prendraient, note-t-il, une toute autre envergure.
    Quant à Thornton, il écrit, page 14 de sa thèse :
    - The disruptions will case severe damage to future tokamaks and would be a catastrophy in power plants tokamaks.
    Traduction :
    - Les disruptions seront la cause de dommages sévères sur les futurs tokamaks (dont ITER est le chef de file). Sur des "tokamaks de puissance" ( à l'échelle de machine sursceptibles de produire plus d'un millier de mégawatts électriques ) un tel phénomène serait simplement catastrophique.
    J'ai été, dans la critique du CEA, taxé de malhonnêteté intellectuelle, sans même pouvoir connaître le nom, ou les noms de ceux qui avaient écrit ces mots.
    Jamais, dans ma carrière, dans toute mon existence, je n'ai été insulté de cette façon par des gens qui sont censés occuper des postes de responsabilités. Je suis au quotidien traité de tous les noms possibles, dans des forums, par d'illustres inconnus, dont on ne coinnaît ni le nom, ni les états de service, ni la formation à laquelle ils sont censés appartenir.
    Là, je ne connais pas les auteurs de ce texte dirigé contre moi. Mais une chose est sûre : ce sont des gens du CEA.
    En face à face, mano a mano, jamais de tels imbéciles n'auraient pu lancer de telles critiques sans que je ne réponde avec fermeté. Je n'ai pas la réputation de mâcher mes mots. Et c'est peut être à cause de cela, et du fait que l'ensemble aurait été filmé et mis sur la place publique que les sieurs Bigot et Becoulet on préféré s'abstenir de venir au rendez-vous du 16 novembre, à l'Assemblée Nationale. Et c'est toujours pour la même raison que les auteurs du texte qui me salit ne souhaitent ni se découvrir, ni me faire face dans un débat filmé.
    Car en fait on est en droit de se demander de quel côté se situe la malhonnêteté intellectuelle. Les auteurs anonymes prétendent que le CEA n'a jamais cherché à dissimuler le fait que les tokamaks souffrent d'une instabilité chronique. Le document de référence cité est "ITER Physics Basis" où "plus de 35 pages sont consacrées au sujet". Un texte publié en 2007 dans le journal Nuclear Fusion.
    Mais qui a eu accès à ce document ? Le public ? Les politiques ? Les décideurs ?
    Allons donc ! Jusqu'à ce que je mette en ligne des dossiers sur ce sujet qui, à part les spécialistes d'une discipline soigneusement sanctuarisée connaissait le mot ... disruption ?
    J'adresserai au CEA, et plus particulièrement à son Administrateur Général, Monsieur bernard Bigot, un texte, avec prière d'inserrer, au titre d'un légitime droit de réponse. Mais cet envoi sera-t-il suivi d'un écho quelconque ? On peut en douter. C'est la raison pour laquelle ce texte figurera dans une des annexes du livre que Michèle Rivasi et moi-même sommes en train d'écrire, et qui sera publié le plus vite possible. Un ouvrage qui se voudra lisible par le plus large public possible.
    Le drame de Fukushima nous a appris que le monde du nucléaire pouvait comporter d'immenses pans d'irresponsabilité et d'incompétences. La position française consiste à se réclamer d'une excellence dans ce domaine de techno-science qu'est le nucléaire. L'affaire ITER, qui ne fait que commencer, révélera qu'en France ce projet est géré par des gens qui ne sont pas à la hauteur des responsabilités dont ils sont les détenteurs, par une constellation de spécialistes, pointus dans tel ou tel domaine, mais dont aucun n'a une vision d'ensemble du projet. Et qu'en fait :
    ITER est un corps sans tête
    A titre de conclusion de cette page, je regrette de ne pas avoir été en position de pénétrer dans cette connaissance des tokamaks et de découvrir au passage leurs failles, ce qui m'aurait permis d'informer le public et les politiques-décideurs. Je ne sais pas quand la "Grande Presse" reprendra le ballon , ni même si elle le fera.


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  • ITER Cadarache : projet pharaonique vers un fiasco colossal

    http://www.observatoire-du-nucleaire.org

    Excellent dossier rédigé par Antoine Calandra qui suit la question d'Iter depuis des années. Tel un tanker fou que plus personne ne peut arrêter, le projet Iter se poursuit alors que son échec total ne fait plus de doute. Sidérant. http://bit.ly/Y0muBR

    Le monstre ITER, pas même sorti de terre, est mal en point. Un projet consternant que les promoteurs de l'atome ne maîtrisent absolument pas, d'où une accumulation de retards, de problèmes et de surcoûts. ITER est un gaspillage d’argent public inacceptable. La France se voyait déjà le nombril du monde et sera plutôt le dindon de la farce. Le projet pharaonique se dirige vers un fiasco colossal. Bilan 2006-2012
    Le monstre ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), pas même sorti de terre, est mal en point. Un projet consternant que les promoteurs de l'atome ne maîtrisent absolument pas, d'où une accumulation de retards, de problèmes et de surcoûts. ITER est un gaspillage d’argent public inacceptable. La France se voyait déjà le nombril du monde et sera plutôt le dindon de la farce. Le projet pharaonique se dirige vers un fiasco colossal.
    Pourtant le 6 novembre 2012, l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) émettait un avis favorable à l'installation nucléaire de base ITER à CADARACHE. Et par le décret du 9 novembre, la nouvelle équipe PS-EELV (Europe Ecologie Les Verts) aux manettes de la France, donnait le feu vert décisif pour la création de cette installation nucléaire. Ou en est le projet ?
    Du côté des finances
    Depuis son lancement, le budget de ITER a explosé. Le coût de la construction a déjà plus que triplé, passant de 4.5 milliards d'euros en 2006 à une prévision de 16 milliards d'euros à ce jour, et ça grimpera encore.
    La contribution de l'Union européenne, initialement prévue à 2,28 milliards d'euros est passée à 6,6 milliards d'euros à ce jour. La France devait payer 735 millions d'euros pour la construction; sa part s'élève aujourd'hui à 1,3 milliards d'euros. Les collectivités territoriales PACA ont déboursé de leur côté 467 millions d'euros.
    Le 12 décembre 2011, après plusieurs réunions du Conseil ITER et des mois de blocage entre le Parlement européen et les États, une enveloppe supplémentaire de 1,3 milliards d'euros était finalement accordé au projet ITER pour les travaux 2012-2013, une rallonge piochée dans différents pôles budgétaires, au détriment d'autres secteurs.
    La Commission européenne, avec le soutien du Parlement et d'autres pays membres, souhaite qu’à partir de 2014, ITER soit financé par les États en dehors du budget européen. Les divers instances réalisent enfin que le projet ITER va couler de nombreux programmes. La France, bien sûr, n'est pas d'accord avec ce choix.
    Le 20 avril, le Parlement européen a validé l'attribution de 650 millions d'euros supplémentaires pour l'année 2012. 360 millions d’euros devraient tomber encore en 2013; ils devront faire l’objet d’un débat dans le cadre de la procédure budgétaire 2013.
    Du côté des travaux
    Rien de très innovant n'est encore sorti de terre : le bâtiment du siège ITER (20 500 mètres carrés de surface, partout ce gigantisme maladif) et un bâtiment d'assemblages.
    Les choses sérieuses commencent à peine avec le complexe tokamak  qui comprend le bâtiment Tokamak, le bâtiment Tritium et le bâtiment de Diagnostic. Ils seront bâtis sur un radier* de fondation commun (360 000 tonnes de béton armé, une hauteur de 73 mètres dont 17m sous terre)
    Le coulage du béton dans la fosse à peine démarré, et déjà les premières irrégularités : Des fissures ont été détectées sur les voiles de soutènement de la fosse. Suite à l'inspection du 24 avril 2012, l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) à demandé des explications à "Iter Organization", d'autant plus que ces anomalies n'avaient pas été identifiées par les maîtres d’œuvre.
    « Une exigence sur l'étanchéité de ces voiles et du radier inférieur est définie afin d'éviter tout risque associé aux remontées de la nappe phréatique » et le gendarme du nucléaire parle aussi de “culture de sûreté insuffisante“.
    C'était la deuxième fois que l'ASN manifestait son mécontentement. Lors de l'inspection du 26 janvier 2012, elle avait déjà indiqué que la gestion des "non conformités" n'était pas satisfaisante.
    493 colonnes supportant les plots para-sismiques sont à présent en place. Prochaine étape: le radier supérieur du tokamak, élément d'importance majeure car il constitue une barrière de confinement des substances radioactives.
    * le radier : la dalle en béton située sous le réacteur

    La politique française
    C'est le « Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie » de l'équipe PS-EELV qui, par le décret du 9 novembre 2012, a donné le feu vert pour la création de l'INB ITER à CADARACHE.
    Cette coalition nous rappelle le fameux “1 euro pour ITER, 1 euro pour les renouvelables“, résultat de l'accord Verts-PS au Conseil Régional PACA en 2006, une valise de billets en échange d'un vote pour ITER.
    Les Verts auraient dû avoir 152 millions d'euros (coût ITER pour le Conseil régional PACA).... Grâce à leur vote, ils ont tout de même reçu 70 millions € pour quelques petits projets écolo.
    Les Verts avaient eu aussi la lumineuse idée de faire livrer les énormes éléments de la machine ITER par dirigeable pour ne pas dégrader l'environnement avec un vilain itinéraire routier.
       Cette coalition nous fait en ce moment-même son “grand débat national sur la transition énergétique » La Coordination antinucléaire sud-est dénonçait il y a peu la mascarade de ce nouveau "Grenelle de l'Environnement" à la sauce socialo-EELV, où c'est le même lobby nucléaire qui mène la danse macabre.
    La France voulait obtenir ITER sur son territoire quel que soit le prix à payer. Elle se voyait déjà le nombril du monde et risque fort de se retrouver le dindon de la farce. Elle fournit le lieu, creuse les trous, monte les murs, paye la plus grosse partie de la facture ( 20% de la part européenne, c'était 10% en 2006) et n'a récupéré aucun des marchés haute-technologie.
    Les emplois
    Là, on est très loin du gigantisme... Le maximum d'emplois est attendu entre 2014 et 2017, 3000 à 4000 personnes devraient être employées pour les travaux de construction et d'assemblage. Cela reste à vérifier et puis rien de très glorieux compte tenu des millions d'euros d'argent public injectés dans ITER. De plus, ce sera des emplois temporaires, peu rémunérés et sans avenir.
    l'exploitation de la machine ITER
    Le premier plasma qui doit être généré est repoussé à une date toujours plus lointaine, novembre 2020 à ce jour, mars 2027 pour les opérations avec du tritium. Une consolation dans ce gâchis désolant: les très préoccupants rejets de tritium, ce radionucléide dangereux qui a la fâcheuse propriété de fuir quel que soit la nature du réceptacle qui essaie de le retenir, ne sont pas pour demain !
    Je ne développerai pas ici les énormes problèmes et dangers du réacteur expérimental à fusion nucléaire ITER qui est le contraire de «  une source d'énergie quasi illimitée, sûre, propre, pour le bien de l'humanité » comme le clament ses promoteurs.
    Je retranscris ici juste quelques extraits de l'appel signé le 10 mars 2003 par Matatoshi Koshiba (prix Nobel de physique 2002) et Akira Hasegawa (Maxwell Award Winner et ex-président du département physique des plasmas de la Société de Physique américaine) :
    « le réacteur nucléaire fondé sur ITER qui brûle du tritium est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale....Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1 mg....Les neutrons produits avec ITER ont une énergie plus de dix fois supérieure à ceux d’un réacteur à fission ; ils rendent radioactifs le mur de l’engin ainsi que les matériaux de construction, ce qui engendre 40 000 tonnes de déchets nucléaires. A l’issue de l’expérience, l’engin et la construction ne pourront être éliminés avant plusieurs centaines d’années en raison de leur radioactivité élevée, et seront laissés en attente de leur dégradation. En conséquence, une grande partie des nappes phréatiques sera contaminée, et la zone de contamination augmentera avec le temps, ce qui crée un risque extrêmement grave pour l’environnement. Pour ces raisons, en qualité de physiciens experts dans ce domaine, et en conscience, nous sommes très fortement opposés à la candidature du Japon pour recevoir ITER »
    DEMO après ITER ?!!
    L'objectif théorique de ITER est de "générer une puissance de fusion de 500 Mégawatts (MW) en en injectant 50 pendant plus de 6 minutes".
    Après ITER, nos brillants technocrates ont prévu un démonstrateur pré-industriel: DEMO. Essayons d'imaginer l’inimaginable pour tenter de suivre leur scénario.
    [Difficile pourtant : le chantier de l'EPR à Flamanville, un réacteur nucléaire qui n'a rien de très nouveau comparé à ceux actuellement en service en France, n'est toujours pas au point, compte déjà cinq ans de retard et un coût multiplié par trois]
    Mais bon essayons d'imaginer quand même: l’expérience ITER est un succès ( ce qui tiendrait du miracle; il est plus vraisemblable que l’expérience ITER n'ait jamais lieu) et n'a contaminé ni l'environnement ni la population avec le tritium rejeté ( un miracle, vous dis-je) Nous sommes alors en 2040, prévisions officielles actualisées.
    L'étape suivante se met en route: préparation du projet DEMO, recherche de financement, accords internationaux, débat public( ?), etc... et le projet est accepté. Restons dans cet optimisme déraisonné pour tenter un calendrier:
    2050-2065 : construction de DEMO
    2065-2085 : exploitation
    Restons fous: Victoire ça marche encore, et un projet de centrale à fusion industrielle est lancé. Rebelote: recherche de financement, accords internationaux, etc...
    2090- 2110: construction d'un ou deux réacteurs à fusion industriels
    En étant d'un optimisme qui relève du délire, la production d’électricité par la fusion nucléaire serait pour le XXIIème siècle. En raisonnant de manière sensée, elle ne se fera jamais.
    Sachez qu' avec DEMO, la barre est placée bien plus haute que pour ITER: le réacteur serait d'une dimension 15 % supérieur, le plasma 30 % plus dense et DEMO devrait produire 2000 à 4000 MW d'électricité en continu !Et il reste à résoudre tous les problèmes laissés de côté avec ITER, principalement parvenir à produire du tritium à l’intérieur de la machine. Rien que ça !
    L'organisation ITER affirme pourtant: " L'exploitation de DEMO devrait commencer au début des années 2030, la commercialisation d'électricité issue de la fusion étant prévue dès 2040 " !!!
    Les fanatiques de l'atome sont-ils complètement à côté de la plaque ou se moquent t-ils de nous ?
    ITER, un choix irresponsable
    467 millions d'euros, notre région aurait mieux fait de mettre cette somme énorme pour dénucléariser d'urgence le site de Cadarache, qui représente une menace mortelle, surtout en cas de séisme. Ce site nucléaire est situé sur la faille sismique la plus active de France et seules 3 des 21 installations nucléaires de Cadarache sont aux normes anti-sismiques
    Annoncer haut et fort que l'on va « mettre le soleil en boite » : Que de prétention ! il faudrait que les techno-scientistes sortent de leur boite et lèvent les yeux vers le ciel.
    Un beau soleil brille, il est particulièrement généreux chez nous en Provence, et nous n'utilisons qu'une infime partie des possibilités énergétiques qu'il nous offre. Si l'argent de ITER avait été mis dans cette recherche, nous aurions pu avancer concrètement vers une énergie du futur, propre et abondante.
    Un vrai projet d'avenir est un projet accessible et utile aux hommes et femmes de tous pays sans mettre en danger les générations à venir. Cela n'a jamais été l'ambition de ITER malgré tous les slogans racoleurs.
    Plus c'est compliqué, plus c'est accessible qu'à une minorité d'hommes qui peuvent contrôler, diriger. Le nucléaire, fission et fusion, est une énergie de pays riche, sale, complexe, centralisée, qui provoque prolifération, dépendance, injustice et guerres.
    Nous sommes en mesure depuis longtemps de produire une énergie décentralisée (soleil, vent, eau, chaleur de la terre) et d'être autonomes dans nos maisons et immeubles par exemple. Ces choix n'ont jamais été fait.
    Tous ces milliards d'argent public de tous pays dilapidés ! Quelle honte, alors qu'on nous bassine avec la crise et les sacrifices à accepter. C'est cette succession de choix insensés et destructeurs qui fait que nos sociétés sont en crise.
    ITER, la tromperie
    ITER est un honteux joujou expérimental d'hommes riches ayant décidé à notre place, avec notre argent.
    ITER a démarré dés le début dans un irrespect total des français avec un débat public en 2006 alors que l'accord international ITER retenant le site de Cadarache avait été signé sept mois plus tôt, le 28 juin 2005 à Moscou, par les membres du programme ITER.
    Le débat public a évidemment été une mascarade: Il portait sur l'analyse des risques, les enjeux du projet, …. mais concernant le choix de recevoir ou non ce réacteur nucléaire à Cadarache, ah non, trop tard.
    Il faut dire que la concurrence était rude entre pays membres, entre pays d'Europe aussi, pour être le pays hôte ou se construirait ITER. Si la France avait respecté les lois en vigueur, elle se serait fait griller la place.... Faut ce qui faut pour gagner!
    ITER a démarré également dans un irrespect total de la nature en rasant 90 hectares d'une belle forêt domaniale pour en faire une plate forme viabilisée, et en dégageant un grand axe routier de 100 kilomètres, pour amener de la mer à Cadarache, le futur monstre ITER en pièces détachées.
    Pas très joli comme symbole d'avenir : passage en force et déforestation
    Si l'expérience ITER se poursuivait jusqu'à son terme, elle laisserait au moins 30 000 tonnes de déchets radioactifs et une empreinte écologique monumentale.
    Pendant ce temps, de jeunes hôtesses font visiter le chantier ITER et font miroiter un monde merveilleux. Le cap de 50 000 visiteurs a été franchi. 3500 scolaires en 2012, du primaire à l'université. Mensonges et bourrage de crâne, c'est ce que le lobby nucléaire sait le mieux faire.
    A qui pourrait profiter ITER ?

    Ce sont certainement les militaires qui pourraient en tirer des avantages concrets : de nouveaux matériaux résistants à des bombardements de neutrons, c'est bon pour les machines de guerre.

    Et surtout le tritium permet d’accroître la puissance des bombes thermonucléaires, ou bombes H, les plus dévastatrices des armes nucléaires. Mais comme le tritium a une période radioactive assez brève (12,3 ans) il faut régulièrement le remplacer dans les têtes nucléaires stockées.

    La France produit laborieusement un kilo par an de tritium dans deux réacteurs à Marcoule, mis en service exclusivement pour son arsenal militaire. Et ITER fait miroiter le rêve d'une production massive de tritium, alors les militaires sont tout ouïe (Ils peuvent toujours rêver car on ne sait pas faire, et étudier comment produire du tritium n'est pas au programme ITER)

    Pour les militaires, il y a aussi en France un autre gros chantier dédié à la fusion nucléaire: le Laser Mégajoule. Située en Gironde, dans un site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), cette installation recherchera comment mettre au point une nouvelle génération de bombes atomiques. En contravention avec les accords internationaux.
    L'illusion ITER
    Le mythe ITER voudrait nous faire croire que la solution miracle pour continuer à gaspiller indéfiniment et ne rien changer à nos comportements actuels a été trouvé. La fusion nucléaire n'est certainement pas l'énergie de demain ni d'après-demain.
    Économies d'énergie en premier lieu et développement des énergies renouvelables : deux points incontournables. L'avenir n'est pas aux gros monstres énergivores.
    Et surtout, si nous voulons qu'il y ait un avenir, les réacteurs nucléaires actuels doivent être arrêter immédiatement avant une prochaine catastrophe. Et pas dans 10, 20 ou 30 ans comme le proposent certains groupes institutionnels qui se rendent complices des promoteurs de l'atome par cette acceptation du danger nucléaire pour un si grand nombre d'années.
    Nous devons faire pression de toutes parts afin de mettre fin au plus vite à l'expérience ITER, ruineuse et mensongère. "iter" signifie "voie" en latin.
    ITER est une voie sans issue
    Antoine Calandra, 5 décembre 2012
    coordination Antinucléaire Sud-est
    ____
    chiffres et documents : CEA, ASN, ITER organization, ITER France

    liens: En cas de séisme, le danger nucléaire est énorme à Cadarache, bien loin de cette gentille fiction ! Une immense arnaque d’extrême dangerosité : Iter par Pierre Péguin Cadarache : en savoir plus

    http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/


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  • Le projet fou

    La plupart des citoyens, qui ne sont jamais consultés, surtout sur les questions du nucléaire, ignorent ce qu'est vraiment le projet « ITER »
    ITER : originellement en anglais  « International Thermonuclear Experimental Reactor » ou en français : « réacteur expérimental thermonucléaire »
    C'est le projet le plus flou et le plus fou imposé à grands coups de milliards d'Euros par des physiciens complètement fol-ding, dérangés de la cafetière qui feront joujou avec une machine au fonctionnement très aléatoire et extrêmement dangereux. Personnellement, je n'aimerais pas habiter à moins de 10 km de ce machin atomique.
    De plus et ce n'est pas le moindre, sa consommation d'énergie risque fort de dépasser celle qu'elle produira. Vouloir rivaliser et dépasser la température interne du soleil démontre à quel niveau d'arrogance démesurée en sont arrivés ces physiciens. Se prennent-ils pour des dieux ?

    Le gouffre financier de ce jouet dément, lourd à supporter par le contribuable pourrait de très loin financer des énergies renouvelables hautement plus propres et sans danger. Mais comme toujours, la secte nucléaire ainsi que leurs complices politiques font fi des avis de la communauté scientifique indépendante qu'ils méprisent superbement.

     

     

     

                             

                                            Le drapeau de la secte

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                   Le coeur du tokamak

     

    Quelques liens très instructifs, à lire absolument et pour finir le décret d'application du 9 novembre 2012, en bas de page.
    Gaulois.     

    Les verts :
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-voix-s-elevent-contre-iter,24407


    Jean Pierre Petit :
    http://www.jp-petit.org/sauver_la_Terre/ITER/experience_quinze_milliards.htm


    Collectif de scientifiques :
    http://collectif-rec.20minutes-blogs.fr/archive/2011/11/24/scientifiques-contre-iter-ou-medicaments.html

    Yves Lenoir ( Corps des Mines ) :
    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/iter.html

    Médiapart :
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/130112/iter-le-naufrage


    reacteur.iter.free.fr


    JORF n°0262 du 10 novembre 2012 page 17847  texte n° 14
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026601187&dateTexte=&categorieLien=id

    DECRET
    Décret n° 2012-1248 du 9 novembre 2012 autorisant l'Organisation internationale ITER à créer une installation nucléaire de base dénommée « ITER » sur la commune de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône)

    NOR: DEVP1237370D

    Le Premier ministre,
    Sur le rapport de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie,
    Vu le code de l'environnement, notamment le chapitre II du titre IV et le titre IX de son livre V ;
    Vu le code de la santé publique, notamment le chapitre III du titre III du livre III de sa première partie ;
    Vu le code du travail ;
    Vu l'accord entre le Gouvernement de la République française et l'Organisation internationale ITER pour l'énergie de fusion relatif au siège de l'Organisation ITER et aux privilèges et immunités de l'Organisation ITER sur le territoire français, signé à Saint-Paul-lez-Durance (Cadarache) le 7 novembre 2007 et publié par le décret n° 2008-334 du 11 avril 2008 ;
    Vu le décret n° 2007-1557 du 2 novembre 2007 modifié relatif aux installations nucléaires de base et au contrôle, en matière de sûreté nucléaire, du transport de substances radioactives ;
    Vu l'arrêté du 10 août 1984 modifié relatif à la qualité de la conception, de la construction et de l'exploitation des installations nucléaires de base ;
    Vu l'arrêté du 26 novembre 1999 modifié fixant les prescriptions techniques générales relatives aux limites et aux modalités des prélèvements et des rejets soumis à autorisation, effectués par les installations nucléaires de base ;
    Vu l'arrêté du 31 décembre 1999 modifié fixant la réglementation technique générale destinée à prévenir et à limiter les nuisances et les risques externes résultant de l'exploitation des installations nucléaires de base ;
    Vu l'arrêté du 7 février 2012 fixant les règles générales applicables aux installations nucléaires de base ;
    Vu la demande présentée le 31 janvier 2008 par le directeur de l'Organisation ITER, redéposée dans une nouvelle version le 25 mars 2010, puis complétée par les mises à jour des 28 juillet 2010, 20 octobre 2010, 16 décembre 2010, 3 février 2011 et 27 avril 2011, relative à la demande d'autorisation de création de l'installation nucléaire de base ITER ;
    Vu le rapport et les conclusions motivées rendus par la commission d'enquête à l'issue de l'enquête publique organisée du 15 juin 2011 au 4 août 2011 ;
    Vu l'avis de la formation d'autorité environnementale du Conseil général de l'environnement et du développement durable en date du 23 mars 2011 ;
    Vu l'avis de la commission locale d'information ITER adopté le 21 juillet 2011 ;
    Vu l'avis du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône, en date du 26 septembre 2011 ;
    Vu l'avis de la Commission européenne en date du 11 juin 2012 ;
    Vu les observations de l'Organisation ITER transmises par courrier du 26 septembre 2012 ;
    Vu l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire en date du 6 novembre 2012,
    Décrète :
    Article 1 En savoir plus sur cet article...

    I. ― L'Organisation internationale pour le développement de l'énergie de fusion dénommée « Organisation ITER », ci-après désignée « l'exploitant », est autorisée à créer sur le territoire de la commune de Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône), une installation nucléaire de base, dénommée « ITER », ci-après désignée « l'installation », dans les conditions prévues par le présent décret ainsi que par la demande d'autorisation susvisée et le dossier et les mises à jour joints à cette demande.
    L'installation a pour objet la réalisation d'expériences de réaction de fusion nucléaire dans des plasmas de tritium et deutérium, maintenus de façon magnétique, notamment en vue de tester des concepts et des équipements pour de futurs réacteurs électrogènes mettant en œuvre cette réaction.
    II. ― L'installation comprend les bâtiments et équipements situés dans le périmètre délimité sur le plan annexé au présent décret (1).
    L'installation est essentiellement constituée :
    1. De bâtiments nucléaires :
    a) Le bâtiment tokamak et le bâtiment tritium, situés dans le complexe tokamak ; le bâtiment tokamak accueille la machine dite « tokamak » ; le bâtiment tritium abrite essentiellement le système de recyclage du combustible ;
    b) Le bâtiment des cellules chaudes, en particulier destiné aux activités de maintenance des équipements internes de la chambre à vide, de traitement et d'entreposage des déchets radioactifs de moyenne activité à vie longue (MA-VL) et des déchets purement tritiés ;
    c) Le bâtiment de traitement des déchets radioactifs.
    2. De bâtiments non nucléaires :
    a) Le bâtiment diagnostic, situé dans le complexe tokamak et abritant les différents systèmes permettant de mesurer et enregistrer les données expérimentales ;
    b) Le bâtiment de la salle de conduite ;
    c) Des bâtiments associés aux fonctions support.
    La machine « tokamak » est principalement constituée :
    1. De la chambre à vide, destinée à contenir le plasma, qui dispose d'un système de limitation de la pression constitué d'une ligne et d'un réservoir de décharge ;
    2. Des équipements internes à la chambre à vide, tels que la couverture interne et le diverteur ;
    3. Des systèmes magnétiques composés de bobines toroïdales, de bobines poloïdales et du solénoïde central ;
    4. Du cryostat, qui assure les conditions thermodynamiques nécessaires au fonctionnement des systèmes magnétiques ;
    5. Des équipements de diagnostic du plasma ;
    6. Des systèmes de chauffage du plasma, par injection de neutres, sous la forme d'un faisceau d'atomes d'hydrogène ou de deutérium électriquement neutres de haute énergie, ou par ondes électromagnétiques ;
    7. Des systèmes d'eau de refroidissement.
    Article 2 En savoir plus sur cet article...

    I. ― Caractéristiques de l'installation.
    I-1. Limites du domaine de fonctionnement.
    La masse maximale de tritium dans l'installation est de 4 kg, dont une masse d'environ 1 kg dans la chambre à vide.
    La puissance de fusion maximale est fixée à 700 MW.
    Le courant nominal dans le plasma est limité à 15 MA. L'utilisation éventuelle d'un courant nominal supérieur à 15 MA est toutefois possible sous réserve de l'accord préalable de l'Autorité de sûreté nucléaire sur la base d'une démonstration de sûreté justifiant notamment que les contraintes mécaniques dans la chambre à vide restent acceptables.
    Les règles générales d'exploitation, mentionnées à l'article 20 du décret du 2 novembre 2007 susvisé, précisent les paramètres caractéristiques associés au domaine de fonctionnement.
    I-2. Phases de fonctionnement.
    Le fonctionnement d'ITER comprendra principalement trois phases successives :
    1. Une phase avec des plasmas d'hydrogène ou d'hélium ;
    2. Une phase avec des plasmas de deutérium-deutérium ;
    3. Une phase avec des plasmas de tritium et de deutérium.
    Ces phases peuvent être précédées par des plasmas d'hydrogène afin de qualifier des équipements et systèmes.
    II. ― Prévention des accidents.
    La conception, la construction et le fonctionnement de l'installation limitent les conséquences des situations accidentelles suivantes sur les personnes et l'environnement :
    1. Un incendie dans le bâtiment tritium se propageant à une boîte à gants ;
    2. Une explosion de poussières ou d'hydrogène dans la chambre à vide ;
    3. L'endommagement de la chambre à vide ou du cryostat entraînant d'importantes perforations ;
    4. De multiples ruptures de circuits à l'intérieur de la chambre à vide avec défaillance des traversées d'une conduite de chauffage par ondes hautes fréquences ;
    5. Dans le bâtiment des cellules chaudes, un incendie dans la zone de traitement des déchets se propageant vers la zone d'entreposage des déchets.
    En outre, ils empêchent la survenue des situations suivantes :
    1. Toute défaillance majeure du système de détritiation de l'air des locaux lors de situations accidentelles qui solliciteraient ce système ;
    2. Un incendie généralisé dans l'entreposage de poussières activées ou dans l'entreposage de déchets purement tritiés ;
    3. Une exposition accidentelle d'une personne près d'une hotte de transfert automatisée transportant un équipement interne activé de la chambre à vide ;
    4. Une chute du monte-charge contenant une hotte de transfert automatisée transportant un équipement interne activé de la chambre à vide.
    III. ― Fonctions fondamentales de sûreté.
    III-1. Maîtrise du confinement.
    La conception, la construction et le fonctionnement de l'installation assurent la maîtrise du risque de dissémination de substances dangereuses, telles que les substances radioactives ou le béryllium, à l'intérieur de l'installation ou dans son environnement, en fonctionnement normal, incidentel ou accidentel.
    Le confinement des matières dangereuses est constitué par deux systèmes, fondés sur deux modes de confinement, statique et dynamique :
    1. Un premier système situé au plus près des matières et assuré notamment par la chambre à vide du tokamak et ses extensions, les procédés tritium, les cellules de maintenance et les systèmes de ventilation associés en tant que de besoin ;
    2. Un second système visant à limiter les rejets dans l'environnement, constitué par les parois des locaux et des bâtiments et les systèmes de ventilation associés en tant que de besoin.
    Le confinement dynamique est composé :
    ― d'une ventilation nucléaire ou conventionnelle, dénommée « HVAC », utilisée en fonctionnement normal ;
    ― d'un système de détritiation, dénommé « DS », utilisé en fonctionnement normal, incidentel et accidentel.
    Le système de détritiation fait l'objet d'une qualification afin d'optimiser son efficacité. A l'issue de sa qualification, et avant la délivrance par l'Autorité de sûreté nucléaire de l'autorisation de mise en service de l'installation ou de réception de tritium, l'exploitant transmet à cette autorité, dans les conditions qu'elle définit, un dossier démontrant que l'efficacité obtenue est conforme à celle attendue. Un écart notable avec les performances attendues de ce système, dans les conditions où il est requis, constitue une modification notable de l'installation nucléaire de base au sens de l'article L. 593-14 du code de l'environnement.
    Dans les parties de l'installation où le risque de dissémination des matières dangereuses existe, des dispositifs de ventilation assurent, en situation normale d'exploitation, par rapport à la pression atmosphérique, une cascade de dépression adaptée à la prévention de tout événement de dissémination involontaire. Ce dispositif est précisé dans les règles générales d'exploitation.
    III-2. Limitation de l'exposition aux rayonnements ionisants.
    Le risque d'exposition aux rayonnements ionisants est maîtrisé par la mise en place de protections radiologiques, d'un système redondant de contrôle des accès et par un recours optimisé à la robotisation pour réaliser certaines opérations de maintenance.
    En particulier, l'exploitant met en place des hottes automatisées pour le transfert des équipements internes activés de la chambre à vide vers les cellules chaudes. Des équipements de secours doivent être disponibles en cas de dysfonctionnement des équipements robotisés.
    Le système de contrôle des accès permet d'empêcher physiquement l'accès aux zones interdites, lors des décharges de plasma et lors de transferts des hottes automatisées.
    IV. ― Protection de l'installation contre les risques d'origine interne ou induits par son environnement.
    La conception de l'installation, et en particulier la conception et l'implantation des systèmes de sûreté, est telle que les défaillances d'équipements et les dommages aux structures susceptibles de résulter soit d'événements internes, soit d'événements externes, naturels ou liés à une activité humaine externe à l'installation, soit de combinaisons vraisemblables de ces événements n'empêchent pas l'accomplissement des deux fonctions fondamentales de sûreté mentionnées au III.
    IV-1. Risques d'origine interne.
    IV-1.1. Risques liés à l'incendie et à l'explosion.
    Des dispositions sont prises pour réduire les risques d'incendie d'origine interne à l'installation, pour permettre la détection rapide des départs de feu et l'alerte, pour empêcher l'extension des incendies et pour assurer leur extinction, en particulier dans les zones d'entreposage de déchets purement tritiés ou de poussières activées.
    Des dispositions sont prises pour la gestion de la ventilation, en particulier les systèmes HVAC et DS, en cas d'incendie.
    Des dispositions sont prises pour protéger l'installation, notamment la chambre à vide et le réservoir de décharge, contre les risques d'explosion d'origine interne, en particulier liés à l'hydrogène, à ses isotopes et aux poussières.
    IV-1.2. Risques liés aux dégagements thermiques.
    Des dispositions sont prises pour permettre l'évacuation de la puissance thermique, y compris après l'arrêt de la réaction de fusion, afin de protéger les équipements dont la défaillance pourrait avoir un impact sur la sûreté.
    IV-1.3. Risques liés à la manutention.
    La conception, la construction et le fonctionnement de l'installation réduisent le risque de chute de charges et à en limiter les conséquences, en particulier lors des manutentions des déchets radioactifs ou des composants dans les cellules chaudes et lors des manutentions des équipements internes de la chambre à vide. Le monte-charge des hottes de transfert automatisées est conçu, réalisé et exploité de manière à prévenir sa chute.
    IV-1.4. Risques liés à la perte d'alimentation électrique.
    L'exploitant prend toute disposition pour limiter la survenue et, le cas échéant, les conséquences de la perte totale de l'alimentation électrique. La perte totale des alimentations électriques entraîne l'arrêt du plasma. La perte totale des alimentations électriques n'empêche pas de ramener ou de maintenir l'installation dans un état sûr, en particulier pour ce qui concerne le confinement des entreposages de déchets radioactifs de moyenne activité à vie longue (déchets MA-VL) et la gestion des accès.
    IV-1.5. Risques liés au dysfonctionnement du plasma.
    L'exploitant prend toutes les dispositions pour réduire les risques liés aux dysfonctionnements du plasma, tels que les phénomènes de disruption et les déplacements verticaux. Ces dispositions concernent en particulier la conception de la chambre à vide et des équipements internes et la conduite de l'installation.
    IV-1.6. Risques magnétiques et électromagnétiques.
    L'exploitant prend toute disposition pour protéger le personnel et l'installation contre les risques d'origine magnétique et électromagnétique.
    Un zonage magnétique, associé au système de gestion des accès, est défini en fonction des situations de fonctionnement de l'installation.
    IV-1.7. Risques liés à la présence de substances toxiques.
    L'exploitant prend toute disposition pour réduire les risques liés à la toxicité des substances chimiques, notamment présentes dans les matériaux ou utilisées comme utilités, lors de la construction, du montage et de l'exploitation de l'installation.
    En particulier pour ce qui concerne le béryllium, l'exploitant met en place :
    1. Un zonage béryllium dès la réception de cet élément sur site ;
    2. Le double système de confinement, mentionné au III-1 du présent article, qui permet de limiter la dissémination du béryllium ;
    3. Des moyens de contrôle atmosphérique fixes ou portatifs dans les zones de travail situées en « zone contrôlée béryllium ».
    IV-1.8. Risques liés aux facteurs organisationnels et humains.
    La mise en place d'une communication efficace entre les intervenants, notamment dans la déclinaison des exigences de sûreté dans la documentation opérationnelle, prend en compte la dimension internationale des activités menées dans l'installation.
    IV-2. Risques induits par l'environnement de l'installation.
    IV-2.1. Risque sismique.
    Les bâtiments et équipements sont conçus de façon à limiter les conséquences d'un séisme sur le public et l'environnement. A ce titre, la conception et le fonctionnement de l'installation sont tels que les fonctions fondamentales de sûreté mentionnées au III du présent article restent assurées en cas de survenance d'un séisme enveloppe du séisme majoré de sécurité et du paléoséisme, au sens de la règle fondamentale de sûreté n° 2001-01, tels qu'ils sont définis à la date de publication du présent décret.
    Des exigences de comportement en cas de séisme du niveau mentionné ci-dessus sont associées aux principaux bâtiments, structures ou équipements. En particulier, ces exigences permettent de :
    1. Disposer d'au moins un système de confinement et assurer la filtration et la détritiation des locaux potentiellement contaminés ;
    2. Disposer d'une protection radiologique adéquate afin de prévenir les surexpositions ;
    3. Assurer l'évacuation de la puissance thermique résiduelle ;
    4. Pouvoir arrêter l'installation et la maintenir en un état sûr, notamment en prévenant les agressions internes susceptibles d'affecter les fonctions fondamentales de sûreté ;
    5. Surveiller l'état de l'installation.
    Les bâtiments, structures ou équipements de l'installation qui ne sont pas dimensionnés au séisme ne présentent pas de risque d'agression pour les équipements, structures ou bâtiments dimensionnés.
    IV-2.2. Risques liés aux chutes d'avion.
    La capacité de l'installation à assurer les fonctions fondamentales de sûreté mentionnées au III du présent article, en cas de chute accidentelle d'un aéronef de l'aviation générale, est assurée par la séparation géographique de systèmes redondants ou par un dimensionnement approprié des bâtiments tokamak, tritium, cellules chaudes et traitement des déchets contre les effets directs et indirects de l'impact résultant d'une telle chute.
    IV-2.3. Risques liés aux incendies d'origine externe.
    Des dispositions sont prises en vue de protéger l'installation contre les incendies d'origine externe, en particulier par le déboisement et le débroussaillage de la zone autour de l'installation, ainsi que par la conception des parois externes des bâtiments nucléaires et des prises d'air de la ventilation. Ces dispositions sont précisées par les règles générales d'exploitation mentionnées au point V.
    IV-3. Risques liés à la perte d'équipements de conduite.
    Des dispositions relatives à la protection des salles de conduite et à leur habitabilité limitent autant que possible leur indisponibilité du fait d'événements d'origine interne ou induits par l'environnement de l'installation. Dans le cas où la salle de conduite principale serait rendue inopérante, une salle de conduite de secours permet de restaurer l'installation dans un état sûr et de procéder à la surveillance des mesures principales.
    V. ― Fonctionnement de l'installation.
    V-1. Règles générales d'exploitation de l'installation.
    Les règles générales d'exploitation prévues à l'article 20 du décret du 2 novembre 2007 susvisé précisent les modalités d'exploitation de l'installation en situation normale et en situations incidentelle et accidentelle. Ces règles précisent en tant que de besoin la nature et les modalités des contrôles périodiques et les règles de maintenance des équipements, en particulier des systèmes de protection. Ces règles générales d'exploitation fixent également les moyens de protection collectifs et individuels du personnel ainsi que les règles d'usage de ces moyens.
    Les alarmes relatives à la surveillance de paramètres importants pour la sûreté sont répercutées dans des locaux où une permanence est assurée. Dans l'installation, en des lieux connus des services d'intervention, des informations détaillées permettent de localiser l'événement détecté et d'agir efficacement.
    V-2. Formation et information des intervenants.
    Le personnel de l'exploitant et les intervenants extérieurs, au sens de l'arrêté du 7 février 2012 susvisé, présents dans l'installation possèdent les aptitudes professionnelles requises et reçoivent notamment, avant tout travail effectif, une formation ou une information particulière en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection contre les risques liés à l'installation et aux produits utilisés ou entreposés.
    V-3. Systèmes de protection.
    Les systèmes de protection, de sécurité et de conduite de l'installation sont conçus pour permettre la détection des évolutions des paramètres importants pour la sûreté et pour mettre l'installation dans un état sûr.
    Ces systèmes sont conçus de manière à interdire l'entrée de personnel dans un local présentant des risques d'exposition aux rayonnements ionisants ou magnétiques et interdire certaines opérations de fonctionnement en présence d'une personne.
    Des systèmes permettent l'arrêt immédiat du plasma en cas de nécessité.
    V-4. Effluents radioactifs et chimiques, liquides ou gazeux.
    Les caractéristiques des effluents liquides produits dans l'installation sont compatibles avec les exutoires envisagés.
    Les effluents font l'objet d'un traitement avant leur rejet dans l'environnement dans les cas et conditions fixées par l'Autorité de sûreté nucléaire.
    L'exploitant met en œuvre des dispositions permettant de limiter l'inventaire radiologique en tritium des équipements internes à la chambre afin de réduire l'activité des rejets résultant des transferts de ces équipements vers les cellules chaudes lors des phases de maintenance.
    En vue de limiter l'impact sur l'environnement, l'installation dispose d'un système de détritiation d'effluents liquides tritiés. Les règles générales d'exploitation précisent les dispositions permettant d'assurer l'efficacité de ce système.
    V-5. Gestion des déchets.
    Les matériaux constituant les équipements de l'installation sont choisis en tenant compte des filières d'élimination des déchets qu'ils constitueront. Avant toute production de déchets, lors du fonctionnement ou du démantèlement, des filières d'élimination sont identifiées pour chaque type de déchets, en particulier pour les déchets contenant du tritium, du béryllium, du tungstène et du molybdène 93.
    L'installation est conçue et exploitée de manière à limiter, autant qu'il est possible, selon les meilleures techniques disponibles et à des conditions économiques acceptables, le volume des déchets entreposés dans l'installation en attente d'évacuation.
    Des dispositions d'entreposage dédié des déchets tritiés, en propre ou à l'extérieur du site, sont mises en œuvre préalablement à la première des deux échéances suivantes : la mise en service de l'installation et la réception du tritium dans celle-ci.
    L'exploitant prend toutes dispositions pour que, après décroissance radioactive, les déchets produits lors de la phase de fonctionnement expérimental de l'installation, y compris les déchets MA-VL et les déchets purement tritiés, puissent être évacués de l'installation au plus tard dans les dix ans suivant la fin de ce fonctionnement expérimental.
    Aucun stockage de déchets radioactifs, au sens de l'article L. 542-1-1 du code de l'environnement, n'est autorisé à l'intérieur du périmètre défini sur le plan annexé au présent décret.
    V-6. Protection des populations contre les rayonnements ionisants.
    L'exploitant procède à la surveillance de la dose annuelle en limite de site due aux rayonnements ionisants. Il communique les résultats de cette surveillance à l'Autorité de sûreté nucléaire.
    Article 3 En savoir plus sur cet article...

    La mise en service de l'installation correspond à la réalisation du premier plasma deutérium-deutérium. Le délai de mise en service mentionné à l'article L. 593-8 du code de l'environnement est fixé à vingt-cinq ans à compter de la publication du présent décret au Journal officiel de la République française.
    Préalablement à la mise en service, une mise en service partielle peut être autorisée par l'Autorité de sûreté nucléaire dans les conditions définies au VI de l'article 20 du décret du 2 novembre 2007 susvisé, notamment si l'exploitant souhaite recevoir du tritium dans son installation.
    Article 4 En savoir plus sur cet article...

    La réalisation du premier plasma deutérium-tritium est soumise à l'autorisation de l'Autorité de sûreté nucléaire, sur la base d'une mise à jour des éléments pertinents des documents transmis à l'appui de la présente demande.
    Article 5 En savoir plus sur cet article...

    L'exploitant procède tous les dix ans au réexamen de la sûreté de l'installation, conformément aux dispositions des articles L. 593-18 et L. 593-19 du code de l'environnement et de l'article 24 du décret du 2 novembre 2007 susvisé.
    Lors de chaque réexamen de sûreté, l'exploitant transmet un bilan de l'expérience d'exploitation acquise, ainsi qu'un retour d'expérience aussi exhaustif que possible, au niveau national et international, des conséquences du tritium sur la santé humaine et l'environnement ainsi que des techniques de détritiation.
    Le plan de démantèlement, défini au 10° du I de l'article 8 du décret du 2 novembre 2007 susvisé, est mis à jour au minimum à l'occasion de chaque réexamen de sûreté. A cette fin, l'exploitant présente notamment une mise à jour de l'état chimique et radiologique du site et de son environnement immédiat. Une première version de cet état est transmise à l'Autorité de sûreté nucléaire au plus tard deux ans après la publication du présent décret.
    Ces états sont communiqués à la commission locale d'information.
    Article 6 En savoir plus sur cet article...

    L'exploitant transmet à l'Autorité de sûreté nucléaire et au comité consultatif du démantèlement défini au 5 de l'article 6 de l'annexe à l'accord du 7 novembre 2007 susvisé, au minimum annuellement :
    1. Les informations liées aux évolutions de l'installation pouvant avoir un impact sur les filières d'élimination des déchets.
    2. Les informations liées aux évolutions de l'installation pouvant avoir un impact significatif sur les risques et inconvénients liés au démantèlement.
    3. De façon générale, toute information utile en vue de la mise à l'arrêt définitif et du démantèlement de l'installation.
    L'exploitant joint à cette transmission les éventuelles mises à jour, effectuées depuis la transmission précédente, des documents suivants :
    1. L'étude sur la gestion des déchets de l'installation mentionnée à l'article 20 du décret du 2 novembre 2007 susvisé.
    2. Le plan de démantèlement.
    Sans préjudice des dispositions réglementaires qui leur sont applicables, les mises à jour du plan de démantèlement sont validées par le comité.
    Article 7 En savoir plus sur cet article...

    Pour l'application des dispositions de l'article 6 de l'annexe à l'accord du 7 novembre 2007 susvisé, l'arrêt définitif et le démantèlement de l'installation sont effectués dans les conditions suivantes :
    1. A l'issue de la phase de fonctionnement expérimental, le Gouvernement désigne à l'exploitant, à sa demande, l'opérateur qui sera chargé du démantèlement après l'arrêt définitif de l'installation.
    2. Au plus tard deux ans après la fin du fonctionnement expérimental, l'exploitant présente, conformément à l'article 37 du décret du 2 novembre 2007 susvisé et en concertation avec l'opérateur mentionné au 1 ci-dessus, une demande d'autorisation de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement.
    3. Après la publication du décret autorisant la mise à l'arrêt définitif et le démantèlement et au plus tard cinq ans après la fin du fonctionnement expérimental, l'exploitant procède à l'arrêt définitif de l'installation. Dans le même délai, il remet aux ministres chargés de l'énergie et de la sûreté nucléaire le rapport complet sur l'état de l'installation et du fonds de démantèlement mentionné à l'article 6 de l'annexe à l'accord du 7 novembre 2007 susvisé.
    4. L'opérateur mentionné au 1 ci-dessus présente alors une demande d'autorisation de changement d'exploitant conforme aux dispositions de l'article 29 du décret du 2 novembre 2007 susvisé.
    5. Après acceptation par l'opérateur mentionné au 1, l'Organisation ITER lui remet les actifs constituant le fonds de démantèlement et l'installation concomitamment à la prise d'effet du décret autorisant le changement d'exploitant de l'installation.
    Article 8 En savoir plus sur cet article...

    La ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie est chargée de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

    Fait le 9 novembre 2012.

    Jean-Marc Ayrault

    Par le Premier ministre :

    La ministre de l'écologie,

    du développement durable

    et de l'énergie,

    Delphine Batho
    (1) Ce plan peut être consulté à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), 6, place du Colonel-Bourgoin, 75572 Paris Cedex 12, et 67-69, avenue du Prado, 13286 Marseille Cedex 6, ou à la préfecture des Bouches-du-Rhône, boulevard Paul-Peytral, 13282 Marseille Cedex 20.


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