• Linky menaçant

    Ou atteinte à votre santé, votre vie privée et votre porte-monnaie

    Les méthodes employées afin d'imposer ce compteur communiquant sont édifiants. L'association des maires de France « MAIREinfo se range d'emblée du mauvais côté, c'est-à-dire celui des fossoyeurs de l'énergie et par voie de conséquence l'absence de démocratie.

    Sur le site de MAIREinfo, nous pouvons lire par ailleurs que le déploiement de Linky est bien une obligation légale pour ERDF. Sans doute comme le nucléaire dangereux, imposé contre vents et marées.

    Pourquoi imposer le linky inquisiteur qui va, en plus de l'intrusion de votre vie privée, coûter à terme entre 5 et 7 milliard d'euros pour le consommateur ?

    La génération des derniers compteurs électronique fonctionne très bien ! Alors, pourquoi changer quelque chose qui marche ?

    A méditer !

    Gaulois.

     

    Communiqué de L'observatoire du nucléaire

    Des citoyens engagés contre les compteurs communicants ont lancé une pétition pour contester les méthodes agressives des poseurs de Linky (envoyés par ENEDIS) mais aussi celle de l'Association des maires de France (AMF), laquelle s'est fendue d'un communiqué de menaces spécifiquement dirigées...contre moi ( cf http://bit.ly/2d115G6 ) Sans croire qu'il s'agit d'un moyen "miraculeux", il est néanmoins assurément utile de signer cette pétition, en tout cas en voici le lien : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=LINKYRE

    Continuons à nous battre pour protéger notre présent et l'avenir de nos enfants...
    Stéphane Lhomme
    http://refus.linky.gazpar.free.fr

     

     


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  • Linky suite

    Quelques mises à jour importantes communiquées par l'observatoire du nucléaire.

    A prendre très au sérieux.

    Gaulois.

     http://refus.linky.gazpar.free.fr

    et aussi :
    "Kit de survie" face à une délégation d'ErDF :
    http://refus.linky.gazpar.free.fr/le-doc-contre-erdf.htm

    Panique chez les "élites" :
    http://refus.linky.gazpar.free.fr/communes-droit-refuser-linky.htm

    Questions - réponses :

     

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  • Le compteur Linky

    Qui compte bien plus que l'électricité

    En novembre 2011, j'attirais attention sur l'arnaque du compteur Linky.

    http://libre-infos.eklablog.com/-a23410867 http://libre-infos.eklablog.com/-a23351291

     

    L'observatoire du nucléaire nous fait un rappel Oh combien éclairant sur ce scandale.
    Il souligne en particulier le contexte choisi par ErDF qui annonce avec fanfare et trompette le lancement de Linky à l'ouverture de la COP 21.
    Les français usagers vont une fois de plus, se faire rouler dans la farine.
    Cocoricoooo..... !
    Gaulois.

    Observatoire du nucléaire -  www.observatoire-du-nucleaire.org

     

     Communiqué du mardi 1er décembre 2015

    Compteurs Linky et Gazpar: prétendus
    "intelligents"… pour berner les citoyens
    Pourquoi ces compteurs sont-ils imposés en
    France alors que l'Allemagne les a rejetés ?

    C'est avec un sens remarquable de la propagande que ErDF a choisi le début de la COP 21 pour lancer officiellement de déploiement en France du compteur Linky. En effet, un des prétextes avancés pour "justifier" ce programme est l'intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique français.
    Mais, ce que ErDF se garde bien de faire savoir, c'est que l'Allemagne, où les énergies renouvelables sont immensément plus développées qu'en France, à renoncé à la généralisation des compteurs communicants (*).
    En effet, seuls les foyers allemands consommant plus de 6 000 kWh d'électricité par an seront concernés, alors que la moyenne annuelle est de 3 500 kWh : la quasi-totalité des foyers allemands échapperons donc à ces compteurs… et à leurs graves nuisances.
    La ficelle d'ErDF est grossière, jouant sur le fait que personne ne peut être "contre l'intelligence". Mais les compteurs sont des objets et seuls les ignorants peuvent les croire intelligents.
    C'est en effet sur la désinformation que parie ErDF mais aussi GrDF avec son propre compteur "Gazpar". Outre l'information cruciale de la non généralisation des compteurs communicants en Allemagne, il faut ainsi noter, parmi de nombreux autres problèmes, que :
    - les compteurs sont dangereux pour la santé, qu'il s'agisse des ondes générées vers les concentrateurs ou du courant CPL injecté par Linky dans le circuit électrique et qui rayonne dans tout le logement. Malgré les dénégations des opérateurs, ces compteurs mettent en danger la santé de la population et particulièrement celle des enfants car ils sont plus sensibles et vulnérables face à ces ondes et rayonnements classées par l'OMS "cancérigènes possibles" et interdits dans les crèches.
    - les compteurs sont dangereux pour la libertés publiques : ils vont permettre aux opérateurs de recueillir d'innombrables informations sur les usagers, utilisables à des fins commerciales mais aussi policières : les abus d'ores et déjà commis en ces temps d'Etat d'urgence ne laissent aucun doute sur le fait que les engagements des opérateurs et les assurances de la CNIL ne valent strictement rien et seront oubliés à peine les compteurs installés.
    - les économies d'énergies avancées sont parfaitement virtuelles : les expériences menées sont directement biaisées par le fait que les participants… savent qu'il y participent : ils font d'eux-mêmes des économies qui ne doivent strictement rien aux compteurs.
    En réalité, le remplacement des compteurs par des compteurs prétendus "intelligents" est une très lucrative opération dont la mise en oeuvre a été obtenue par le lobbying de grands groupes industriels auprès des élus nationaux et européens.
    Par ailleurs, en France, Linky a aussi pour objet de "lisser" les violents pics de consommation générés par l'option absurde "centrales nucléaires + chauffages électriques", de façon à prolonger la main mise de l'industrie nucléaire sur la production française d'électricité, aggravant continuellement le risque d'un Fukushima français et la quantité de déchets radioactifs produits.
    L'Observatoire du nucléaire recommande aux citoyens de protéger leur santé et celle de leurs enfants en refusant fermement l’installation de tels compteurs dans leurs logements, et en s'adressant à leurs conseils municipaux pour qu'ils refusent l'installation dans les communes des matériels (concentrateurs et autres) dont ErDF et GrDf ont besoin pour le déploiement de ces compteurs... espions et nuisibles.
    (*) L’Allemagne renonce à la généralisation du compteur "intelligent"  http://www.lemoniteur.fr/article/l-allemagne-renonce-a-la-generalisation-du-compteur-intelligent-27503537









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  • Le changement climatique refroidit les investisseurs


    Ou la transition en marche

    Face à la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, les lobbyistes auraient-ils la trouille ? Cette transition est de toute façon inéluctable, à plus ou moins long terme puisque les réserves s'épuisent et plus tôt elle aura lieu, mieux ce sera pour la planète. Si la fin de l'exploitation de ces énergies fait de l'ombrage aux magnats du pétrole, ce dont je doute, provoque une crise économique mondiale, elle aura au moins l'avantage d'être plus respectueuse de l'environnement.
    Le sujet est délicat car il se dit un peu partout que dans le bouquet des énergies renouvelables, le nucléaire y aurait sa place. N'oublions pas que le nucléaire trouve ses origines dans le fossile ( Uranium ). Mais restons optimistes, le nucléaire est en perte de vitesse à travers le monde. Qui s'en plaindra, en dehors de la technocratie nauséabonde de la pieuvre nucléocrate ?
    Les investisseurs ont déjà ouvert la brèche en direction des renouvelables car ils ont bien compris qu'il y a un filon inépuisable à exploiter. A terme, nous risquons de payer fort chère ces énergies propres, entre les mains sales des magnats de l'énergie. Opportunistes, ils se moquent éperdument de la qualité environnementale de ces énergies, du moment que ça gonfle leur portefeuille.
    Gaulois.       

    http://www.mediapart.fr/article/offert/f76ebea7433d01ceba3da193865e0d22


    14 février 2015 |  Par Jade Lindgaard
    Le monde de la finance prend de plus en plus au sérieux les risques que le dérèglement climatique fait peser sur les investissements. Mines de charbon et champs de pétrole pourraient perdre toute valeur si les États s'engagent contre le réchauffement global. Pour le réseau militant international 350.org, le « désinvestissement » des énergies fossiles vers les renouvelables a commencé.

    Puits de pétrole près de Denver dans le Colorado (Reuters).

    L’année 2015 démarre mal pour les groupes pétroliers. Les bénéfices de Total chutent de 10 %, son résultat net de 62 %, vient d’annoncer son nouveau PDG, Patrick Pouyanné. Tous ses grands concurrents internationaux réduisent drastiquement leurs dépenses de développement : 2 milliards de dollars en moins pour BP, 9 milliards pour Shell, 5,5 milliards pour Exxon. Quant à Gazprom, il divise ses investissements par deux. Dans cette industrie autrefois florissante, des milliers d’emplois doivent disparaître en 2015. En France, Total va supprimer 2 000 postes. L’effondrement du cours du pétrole, passé de 115 dollars le baril l’été dernier à environ 60 dollars mi-février, siphonne les recettes de ces mastodontes énergétiques. La crise n’est pas circonscrite à l’or noir. Le secteur gazier européen est en pleine bérézina. Et le cours du charbon s’est effondré depuis quatre ans (-67 % entre 2011 et 2014).

    Pétrole, gaz, charbon : c’est toute l’économie des hydrocarbures qui se retrouve ébranlée. Favorable à la demande, le bas prix du pétrole est mauvais pour l’offre. Si bien que de plus en plus d’analystes alertent sur le risque d’une “bulle carbone” : les actifs du secteur des énergies fossiles risquent de perdre une grande partie de leur valeur.
    Car à la dépression conjoncturelle du marché du brut, voulue par les pays de l’Opep pour lutter contre le gaz de schiste américain, s’ajoute un péril structurel pour le business des hydrocarbures : le dérèglement climatique. Et pour une fois, ce ne sont pas des écologistes qui l’affirment mais des analystes financiers. « Le risque climatique devient synonyme de risque réputationnel », selon Luisa Florez, analyste senior chez Axa (branche Investment managers, IM), dans une note officielle qui a aussitôt fait le tour de la planète. Ce risque « ne devrait pas être négligé dans les décisions d’investissement que les investisseurs prennent aujourd’hui » – Axa IM gère 600 milliards d’euros d’actifs. Fin 2014, la Banque d’Angleterre a informé une commission de la Chambre des communes qu’elle lançait une étude sur les risques d’une crise économique causée par les énergies fossiles en cas d’impossibilité d’extraire davantage de charbon, pétrole et gaz.

    La bulle carbone représentée par Carbon tracker (DR).

    En janvier 2015, des chercheurs ont estimé dans un article publié par la revue Nature, que pour espérer avoir 50 % de chances de maintenir la réchauffement planétaire à +2°, il fallait limiter les émissions de CO2 dans l’atmosphère à environ 1 100 gigatonnes. Concrètement, cela signifie qu’un tiers des réserves connues de pétrole, la moitié de gaz et 80 % des réserves de charbon ne doivent pas être exploités, et doivent rester dans le sol.

    En mai 2014, Standard and Poor’s a publié un rapport sur les impacts potentiels du dérèglement climatique sur les dettes souveraines : les événements climatiques extrêmes (pluies diluviennes, inondations, sécheresses, canicules, incendies…) vont plomber les rendements agricoles, la productivité de la main-d’œuvre et aggraver la mortalité. Cela coûtera cher aux économies, réduira leurs recettes fiscales, leurs capacités d’exportation. Et risque d’endommager leurs capacités à rembourser leurs dettes.

    L’agence de notation plaide donc pour la prise en compte du changement du climat parmi les critères d’évaluation des dettes souveraines. Elle a aussi créé un site dédié aux implications financières de la crise climatique.
    Dans une note plus directe encore, des analystes de la Deutsche Bank évoquent le risque d’un « pic du carbone » avant un « pic du pétrole ». Si les États veulent sérieusement limiter la hausse de la température globale à 2°, ils ne pourront pas forer la plupart des réserves existantes d’hydrocarbures. Dans ces conditions, « la nature du pétrole change : il n’est plus une marchandise rare dont la valeur augmente avec le temps, il devient un bien périssable qui perd sa valeur s’il n’est pas utilisé ». Les analystes citent le secrétaire d’État britannique à l’énergie, Ed Davey, craignent que les entreprises fossiles ne deviennent « les nouvelles subprimes ».  
    Les émissions de CO2 doivent plafonner en 2020, puis baisser de 2,5 % chaque année jusqu’en 2035. Cela équivaut à une baisse annuelle de la demande de pétrole de 0,5 %, alors qu’elle augmente de 1,5 % par an depuis vingt ans. Le récent accord entre la Chine et les États-Unis implique une réduction de 10 % de leur consommation de pétrole sur les quinze prochaines années, écrivent-ils.
    Puits de forage de gaz de schiste, plateformes pétrolières, raffineries, gazoducs, oléoducs : il n’est plus délirant d’imaginer qu’un jour, peut-être, cela ne vaudra plus grand-chose. Ce serait un véritable séisme dans l’économie mondiale.

    Si les gouvernements croient en ce qu’ils disent et que les négociations en vue de la signature d’un accord sur le climat en décembre 2015 à Paris ont un sens, le monde s’avance vers une bulle du carbone. Ce sont des actifs « bloqués » (« stranded assets »), selon le bureau d’études à but non lucratif Carbon tracker, qui estime que, les dix prochaines années, 1 100 milliards de dollars de dépenses d’investissement seront en jeu pour l’industrie pétrolière. La bulle carbone pourrait représenter 6 000 milliards de dollars. Les réserves d’hydrocarbures sont évaluées entre 4 000 et 5 000 milliards de dollars.
    « Notre boulot, c’est de provoquer leur faillite politique »

    Est-ce l’amorce d’un désinvestissement, c’est-à-dire d’un exil des capitaux en dehors des hydrocarbures ? C’est ce que veut croire 350.org, un réseau militant américain (mais aussi le Wallace Global fund ou encore Divest-Invest), qui organise, ce samedi 14 février, une journée internationale du « divestment » destinée à élargir son combat à un plus large public. Créé par l’universitaire et activiste Bill Mc Kibben, 350.org (comme 350 parties par million de CO2 dans l’atmosphère, niveau qu’il faudrait retrouver pour limiter le réchauffement global, alors que la planète vient de dépasser le seuil des 400 ppm) fait pression sur les universités pour qu’elles détournent leurs fonds d’investissements des énergies fossiles. 350.org s’inspire de la mobilisation anti-apartheid dans les années 1980, qui avait contraint des banques à cesser de placer des capitaux en Afrique du Sud. Selon leurs estimations, près de 50 milliards de dollars sont en cours de désinvestissement dans le monde. Les engagements varient d’ampleur et d’objets : l’université de Stanford en Californie ainsi qu'une faculté du Maine s’engagent à ne plus investir dans le charbon ; la célèbre New School à New York sort des fossiles,  ainsi que CalArts, et l’université catholique de Dayton, dans l’Ohio. Des discussions sont en cours à l’université de Washington à hauteur de 2,3 milliards de dollars de fonds. Une trentaine de villes dont Santa Monica et Seattle se joignent au mouvement. Au Royaume-Uni, l'université Soas (Londres), celles de Bedforshire et de Glasgow ont annoncé des décisions similaires. À l’inverse, Harvard poursuit ses investissements fossiles et Yale a refusé de désinvestir. Le Conseil mondial des églises s’est engagé à se retirer des fossiles. L’archevêque Desmond Tutu, héros de la lutte contre l’apartheid, lui apporte son soutien : « Nous ne pouvons pas continuer à entretenir notre dépendance aux énergies fossiles comme s’il n’y avait pas de lendemain, car ainsi il n’y aura pas de lendemain. »

     

    http://www.mediapart.fr/article/offert/f76ebea7433d01ceba3da193865e0d22


    La première grande victoire symbolique de ce mouvement fut sans conteste le basculement des héritiers de la famille Rockefeller : en septembre 2014, le Rockefeller Brothers Fund (860 millions de dollars d’actifs) a annoncé retirer ses fonds des hydrocarbures, qui représentent 7 % de ses placements. « John D. Rockefeller, le fondateur de Standard Oil, a sorti l’Amérique de l’huile de baleine et l’a fait entrer dans le pétrole. Nous sommes convaincus que s’il vivait aujourd’hui, en habile homme d’affaires regardant vers l’avenir, il sortirait des énergies fossiles et investirait dans l’énergie propre, renouvelable », a déclaré le président du fonds, Stephen Heinz.

    Tout aussi symbolique mais bien plus significatif économiquement, le fonds souverain de la Norvège, l’un des plus gros producteurs de pétrole et de gaz, a, en 2014, retiré 32 compagnies minières (dont 16 de charbon) de son portefeuille d’investissement, à cause de leurs émissions de gaz à effet de serre. Il se désengage également des sables bitumineux, de deux entreprises américaines arasant des montagnes pour en extraire le charbon (« mountain top removal »), des cimentiers et des mines d’or. Au total, le fonds d’Oslo investit 40 milliards de dollars dans les énergies fossiles. « Notre approche veut que nous sortions des secteurs et des activités où nous percevons de hauts niveaux de risque pour nos investissements à long terme, a commenté sa porte-parole. Les entreprises qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre peuvent être menacées par des réglementations et des changements qui pourraient faire chuter la demande. »

    Joint au téléphone par Mediapart, Bill Mc Kibben, le fondateur du réseau 350.org, explique que « les gens sont en train d’anticiper que le monde va peut-être agir contre le changement climatique. Si cela se produit, les actifs liés au pétrole et au charbon deviennent instables. Nous n’avons jamais pensé que nous allons conduire l’industrie des fossiles à la banqueroute. Notre boulot, c’est de provoquer leur faillite politique. Afin qu’ils n’aient plus le pouvoir de dominer notre vie politique. Donc quand des institutions importantes ou des personnages politiques importants coupent leurs liens avec l’industrie fossile, cela les affaiblit. Les montants du désinvestissement sont moins importants que de savoir qui s’y rallie. La décision la plus frappante jusqu’ici a été celle de la famille Rockefeller. C’est la première fortune du pétrole historiquement. La décision de Stanford est aussi très importante parce que c’est probablement une des universités parmi les plus attrayantes aux États-Unis, aujourd’hui ».
    Tumblr, tweets, page Facebook se multiplient. Même si les 50 milliards désinvestis ne pèsent pas grand-chose en comparaison des 5 000 milliards de réserves d’hydrocarbures, le mouvement de libération des fossiles engrange les victoires symboliques, orchestrées avec un certain génie médiatique. Le lobby des énergéticiens commence à riposter, comme avec cette vidéo qui se moque des partisans de la sortie du pétrole.

    Vidéo : http://www.mediapart.fr/article/offert/f76ebea7433d01ceba3da193865e0d22


    En France, difficile de trouver l’équivalent de la mobilisation étudiante américaine et britannique, nos universités n’étant pas des acteurs des marchés financiers. La branche hexagonale de 350.org, Attac, les Amis de la Terre et la fondation France Libertés ont tout de même trouvé une cible : le fonds de réserve des retraites, abrité par la Caisse des dépôts et consignations pour équilibrer à terme le régime des retraites, qui détenait, fin 2013, plus de 922 millions d’euros d’investissements directs dans 60 des plus grosses entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier, ainsi que dans le charbon, selon l’Observatoire des multinationales. « Il est aberrant, d'un point de vue économique, social comme politique, de faire reposer le financement d'une partie de nos retraites sur des entreprises polluantes ; autrement dit de préparer l'avenir en détruisant la planète », dénoncent les associations.

    Vidéo : http://www.mediapart.fr/article/offert/f76ebea7433d01ceba3da193865e0d22


    Les banques hexagonales sont dans le collimateur des Amis de la Terre qui dénoncent leur « argent sale » : celui qu’elles prêtent directement ou qu’elles contribuent à placer, par le biais d’activités de conseil ou de portage. En décembre dernier, la Société générale s’est retirée d’un vaste projet minier en Australie, Alpha Coal, après l’occupation de l’une de ses agences par le mouvement pour la justice climatique Bizi. « L’enjeu, c’est de bloquer tout le bassin minier du bassin de Galilée, qui menace la grande barrière de corail et représente une véritable bombe climatique, explique Lucie Pinson, chargée de campagne finance de l’ONG. S’il se développait comme ses promoteurs le souhaitent, il deviendrait le 7e émetteur de dioxyde de carbone au niveau mondial, juste derrière l’Allemagne. » L’association colle aussi aux basques de BNP Paribas et du Crédit agricole. « Parler d’obligations vertes et de finance climat ne change pas grand-chose si les banques continuent d’investir autant dans le fossile, et sans aucune transparence. Nous voulons qu’elles publient la liste des entreprises à qui elles accordent des prêts, ainsi que les montants en jeu. Il faut qu’elles mesurent les émissions de gaz à effet de serre correspondant à ces opérations, et pas seulement celles des bâtiments de leurs agences ! » Accuser les banques de « climaticides » : un risque « réputationnel » de plus pour le secteur bancaire, déjà secoué par le scandale sur l’évasion fiscale et les pratiques douteuses d’HSBC.


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  • 2 milliards jetés par les fenêtres

    Cet article n'est pas très objectif.

    Qu'il dénonce le gaspillage de l'électricité par les ménages n'est pas une mauvaise chose, si tant est que le consommateur prenne conscience de son « Comportement coupable ».
    Stigmatiser ainsi l'usager a quelque chose de malsain, vis-à-vis d'autres gabegies passées sous silence.

    Si l'on ajoutait les sources de gaspillage telles que les vitrines et enseignes publicitaires éclairées la nuit, les monuments soi-disant mis en valeur à grands coups d’allogènes, les éclairages publics, sous le prétexte farfelu de sécurité, les décorations de fêtes de fin d'année qui durent souvent plusieurs semaines, ( alors que dans le même temps EDF est parfois en « Rupture » et obligé d'importer de l 'électricité ) etc... Cela représente bien plus que 2 réacteurs nucléaires.
    La fée électricité est une illusion très bien orchestrée par EDF et les décideurs complices qui eux, y trouvent un intérêt financier au détriment des usagers naïfs, ainsi que l’écosystème mis à mal.

    La pollution lumineuse ronge petit à petit le noir de la nuit. Le ciel nocturne serait en voie de disparition. Or, l’excès d’éclairage artificiel est source de perturbations pour les écosystèmes, la biodiversité et la santé humaine.

    N'en déplaise à cet hurluberlu délirant qui a vraiment mal choisi ce sujet d'opposition et n'a rien compris.
    http://www.contrepoints.org/2013/07/10/130375-interdire-leclairage-nocture-un-non-sens-economique

    Gaulois.


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  • Le prix du courant va flamber

    Finalement, ces augmentations du coût de l'électricité est un juste retour des choses pour ceux qui ne jurent que par le nucléaire et n'ont donc pas à se plaindre. Ce qui n'exclut pas de voir les choses en face. Le nucléaire, contrairement aux idées reçues devient de plus en plus cher. En effet, depuis la catastrophe de Fukushima, les décideurs du nucléaire français se sont " Réveillés " et les opérations d'évaluation, de sécurisation des réacteurs français s'envolent, avec les coûts qui s'y rapportent. Pourtant, toujours selon les adeptes du nucléaire, la technologie française dans ce domaine est sûr ! Il faut croire que de sérieux doutes subsistent.
    En attendant, l'usager paie de plus en plus cher l'électricité à 80 % nucléaire.
    Avec en prime les risques de catastrophe.
    Les autorités, avec les médias à la botte, oublient cependant de parler du gouffre « EPR ». les deux réacteurs en construction, un à Flamanville et l'autre en Finlande n'en finissent pas de se construire, pour des coûts ayant plus que doublés et dépassant actuellement 4 ans de retard.
    Comme toujours, toute absence de démocratie favorise une technologie nucléaire coûteuse et dangereuse.
    Il serait temps que l'usager se pose les vrais questions.
    Gaulois.

    Réacteur nucléaire EPR : la bombe à retardement dont personne ne parle
    http://blogs.mediapart.fr/edition/nucleaire-lenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/041212/reacteur-nucleai

    - Le chargement en combustible nucléaire doit avoir lieu avant le 11 avril 2017
    - EDF est engagé dans une course poursuite pouvant mener à la catastrophe...

    Le décret de création du réacteur EPR de Flamanville, signé le 10 avril 2007 par le premier ministre Dominique de Villepin, et publié le lendemain au Journal officiel de la République, contient une véritable bombe à retardement dont les conséquences sont potentiellement catastrophiques pour les finances d'EDF voire pour la santé de la population européenne.

    En effet, ce décret précise (article 3 alinéa 2) que "Le délai pour réaliser le premier chargement en combustible nucléaire du réacteur est fixé à dix ans à compter de la publication du présent décret au Journal officiel de la République française", c'est-à-dire avant le 11 avril 2017.

    Au moment de la publication de ce décret, alors que EDF prétendait construire et mettre en service l'EPR en cinq ans, un délai de dix ans relevait assurément d'une prudence extrême, voire excessive. Il en est tout autrement aujourd'hui.

    En effet, ayant accumulé les retards, contretemps, et autres malfaçons, EDF se retrouve désormais avec une véritable épée de Damoclès au dessus de la tête. La mise en service de l'EPR est officiellement prévue pour 2016 si tout se passe bien. Or, depuis le début de ce chantier catastrophe, tout se passe mal.

    Si de nouveaux contretemps compromettaient le chargement de l'EPR avant la date fatidique du 11 avril 2017, les conséquences seraient incommensurables pour EDF : le décret de création de l'EPR ne serait plus valable, il faudrait refaire toute la procédure administrative, y compris un nouveau Débat public officiel puis une enquête publique, ce qui prendrait à coup sûr plusieurs années.

    Le réacteur EPR, qui aurait probablement (?) été achevé entre temps, resterait donc à l'arrêt, achevant de ruiner les finances et ce qu'il reste de crédibilité à EDF. Il est évident que les autorités françaises veulent à tout prix éviter ce scénario catastrophe, ce qui pose d'ores et déjà des questions cruciales.

    En effet, maintenant que EDF a gaspillé tous ses "jokers", le risque est que les prochaines malfaçons soient cachées afin de ne pas dépasser la date du 11 avril 2017. EDF va exercer - ou exerce déjà - en sous-main une pression morale sur les dirigeants politiques et sur ceux de l'Autorité de sûreté nucléaire, dont la supposée "indépendance" a été prise en défaut lorsque l'enjeu politique était crucial (cf http://observ.nucleaire.free.fr/deconstruire-mythe-lacoste.htm ).

    Il est donc clair que ce ne sont pas seulement les finances d'EDF, déjà exsangues, qui sont menacées par cette épée de Damoclès : c'est bien la santé de la population européenne qui est en jeu. Certes, même sans malfaçons, l'EPR est comme tout réacteur nucléaire susceptible de causer une catastrophe.

    Mais l'EPR, mal conçu et mal construit, est probablement un des plus dangereux réacteurs nucléaires au monde. Et si, de plus, il est mis en service avec des malfaçons cachées, la possible catastrophe nucléaire sera alors tout à fait probable.

    Le mieux serait assurément de suivre les exemples de réacteurs nucléaires entièrement construits mais jamais mis en service, comme à Lemoniz (Espagne), Zwentendorf (Autriche) ou Kalkar (Allemagne).

    Observatoire du nucléaire - Communiqué du mardi 4 décembre 2012

    L'bservatoire du nucléaire est l'un des sites le mieux informé sur les questions et les les dérives du nucléaire. N'hésitez pas à le consulter régulièrement ici : http://observ.nucleaire.free.fr/  

      Comment EDF a menti dès 2005 pour
    obtenir la décision de construire l'EPR
    - Le coût de l'EPR annoncé au départ par EDF était de 2,8 milliards
    - Les mensonges d'EDF ne concernaient pas que le prix de l'EPR...
    EDF vient d'annoncer que le réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) coûterait 8,5 milliards, soit 2 milliards de plus que lors de la précédente estimation, quelques mois plus tôt. En réalité, le surcoût à ce jour (il serait très surprenant qu'il n'y ait pas bientôt de nouvelles augmentations) est de 5,7 milliards.
    En effet, le premier chiffre avancé par EDF en 2005 était de 2,8 milliards
    ( cf http://observ.nucleaire.free.fr/EDF-promo-EPR-2005.pdf )
    Le chiffre actuel de 8,5 milliards est donc le triple du prix annoncé au départ.
    L'Etat étant l'actionnaire principal d'EDF (et même actionnaire unique jusqu'en 2005), l'aval des parlementaires était indispensable pour le lancement du chantier de l'EPR, ce qui a été le cas avec l'adoption de la Loi d'orientation sur l'énergie (LOE) de 2005 ( http://observ.nucleaire.free.fr/LOE-2005.pdf   ) qui précise :
    "LEtat se fixe donc trois priorités. La première est de maintenir loption nucléaire ouverte à lhorizon 2020 en disposant, vers 2015, dun réacteur nucléaire de nouvelle génération"
    Pour obtenir l'aval des parlementaires, EDF a lourdement menti sur le prix de l'EPR : ce dernier aurait-il été accepté si le coût de 8,5 milliards (à ce jour) avait été connu ?
    Pire : pour éviter tout doute quant au coût réel, comme on peut le voir dans les documents publiés à la même époque par EDF pour le Débat public officiel (organisé par la Commission nationale du Débat public) en 2005 :
    - EDF a prétendu que le prix annoncé intégrait "les coûts de développement de l'EPR" :
    "En intégrant les coûts de développement de lEPR, le projet Flamanville 3 représente un investissement de lordre de 3 milliards deuros."
    ( cf http://observ.nucleaire.free.fr/EPR-synthesedossierEDF-Debatpublic2005.pdf   )
    - EDF a prétendu maîtriser "les coûts de construction de ses nouveaux ouvrages." :
    "Au fil du temps, EDF est devenu le véritable architecte de ses centrales. Cette compétence est stratégique pour lentreprise car elle lui permet de faire évoluer son parc en maîtrisant les coûts de construction de ses nouveaux ouvrages."
    (cf http://observ.nucleaire.free.fr/EDF-EPR-Lepointsur.pdf ,page 3)
    "Au fil du temps, EDF a développé des compétences dingénierie et dexploitation de centrales nucléaires. Ces compétences sont stratégiques pour lentreprise. Elles lui permettent, aujourdhui, dêtre à la fois larchitecte et lexploitant de ses centrales, davoir ainsi une pleine maîtrise de la sûreté et des coûts tout au long de la vie des installations."
    (cf http://observ.nucleaire.free.fr/EPR-synthesedossierEDF-Debatpublic2005.pdf , page3)
    Le décret de création de l'EPR, signé par le premier ministre de Villepin 10 jours avant l'élection présidentielle de 2007, précise bien que la décision est prise, entre autre :
    Vu la demande présentée le 9 mai 2006 par EDF et les dossiers joints à cette demande ;
    Vu le compte rendu et le bilan du débat public organisé du 19 octobre 2005 au 18 février 2006 ;
    (cf http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20070411&numTexte=6   )
    La décision a donc bien été prise "vu les mensonges d'EDF" ! Bien sûr, les partis politiques qui se partagent le pouvoir depuis des décennies (principalement le PS et le RPR devenu UMP) sont pronucléaires, et leurs parlementaires votent mécaniquement tout texte qui soutient le lobby de l'atome.
    Pour autant, il est injustifiable que les parlementaires, et plus généralement tous les citoyens, aient été trompés par EDF sur le prix de l'EPR. Car EDF savait parfaitement qu'il était impossible de construire un réacteur en 5 ans et à 3 milliards



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  • Le courant coupé par erreur pour un homme en fin de vie

    Finalement, EDF a pris en parfaite connaissance de cause le risque d'accélérer la fin de vie de cet homme. En effet, croire que le logement était vide sans s'en assurer est dans ce cas un acte lâche et criminel. D'autant plus en exigeant un certificat médical pour rétablir le courant et priver le malade de son respirateur électrique durant quatre jours. A se demander si EDF n'a pas volontairement refusé le retour du courant, sachant que quatre jours, c'est assez pour mourir sans respirateur.

    Je dénonce régulièrement les méfaits criminels de EDF en matière de nucléaire, mais il faut savoir qu'ils ne s'arrêtent pas là. EDF prive d'électricité un grand nombre de personnes vulnérables. Certaines d'entre elles, sans courant, s'éclairent à la bougie et / ou se chauffent avec un réchaud à gaz. Il arrive que par maladresse, elles mettent le feu à leur logement et périssent dans l'incendie.
    http://www.rtl.fr/actualites/article/sans-electricite-il-meurt-dans-l-incendie-cause-par-une-bougie-7739711098

    Dans ma région du Perche sud, il y a quelques années, un vieil homme avait accidentellement mis le feu à son logement avec une bougie. Des rumeurs couraient qu'il était privé d'électricité. Il avait péri dans l'incendie. J'avais à l'époque tenté d'avoir des renseignements, mais une chape de plomb régnait et l'affaire n'a jamais été tirée au clair.

    Combien faudra-t-il de victimes d'EDF avant que des enquêtes sérieuses dénoncent ces coupures illégales, inhumaines et mortelles.  

    Lecture conseillée : « EDF un scandale français »
    De Laurence de Charette et Marie-Christine Tabet, journalistes au Figaro.
    Editions Robert Laffont septembre 2004

    Depuis quelques mois la justice enquête sur les étranges pratiques financières du comité d’entreprise le plus riche de France. Qui a sponsorisé la Fête de l’Humanité sans le savoir? La sonorisation de la dernière campagne électorale présidentielle de Robert Hue? Les repas des intermittents du spectacle en grève? Nous, les clients d’EDF… Depuis la fin de la guerre, l’argent d’EDF entretient la CGT et le Parti communiste avec la bénédiction des gouvernements de droite comme de gauche. La paix sociale n’a pas de prix!
    Les syndicats, les politiques, les dirigeants mais aussi les fonctionnaires de Bercy qui devaient contrôler la bonne utilisation de l’argent public sont aujourd’hui directement mis en cause. «EDF, un scandale français» raconte, preuves à l’appui, comment, au fil des ans, le comité d’entreprise d’EDF est devenu la caisse noire du Parti et démonte les rouages de cette machine de guerre financière. Mais il montre aussi que ce système a fait son lit sur un terrain bien particulier: celui du service public à la française, sa grandeur mais aussi ses réseaux, ses privilèges et son opacité où le politique prime sur l’économique. Un rapport confidentiel de la Cour des comptes montre que les dirigeants, eux aussi, s’accordent des largesses: prêts sans intérêts, électricité gratuite, contrats à des sociétés amies…
    Un document explosif qui paraît au moment où EDF affronte une période clef de son histoire…

    Gaulois.


    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/02/26/01016-20130226ARTFIG00485-un-homme-sous-assistance-respiratoire-prive-de-courant.php

    Un septuagénaire en soins palliatifs à domicile s'est vu couper l'électricité pendant quatre jours. EDF affirme n'avoir jamais eu connaissance du dossier médical du retraité et pensait que le logement était vide.
    Deux retraités résidant dans l'Eure, à Val-de-Reuil, ont échappé de peu à la catastrophe: EDF leur a coupé le courant pendant quatre jours, et ce, alors que le mari, en soins palliatifs, vit grâce à un respirateur électrique. Au départ, le couple a cru à une coupure intempestive avant de se rendre compte de la faute de l'entreprise en les appelant.
    Pendant quatre jours, le couple de retraités s'est débrouillé sans aucune électricité pourtant vitale pour l'époux, en fin de vie. Sa femme explique qu'il a survécu malgré l'absence d'appareil respiratoire alors qu'il éprouve des difficultés à respirer la nuit. Ils se sont organisés «sans pouvoir toucher au lit médicalisé, sans pouvoir se servir de son lève-personne car tout est électrique, et sans pouvoir lui faire à manger». «C'est inadmissible, ce n'est pas normal de vivre dans des conditions pareilles», déclare-t-elle, en colère, au micro de RTL. L'incompréhension est d'autant plus grande que les deux époux affirment avoir payé toutes leurs factures d'électricité depuis leur arrivée.
    160 euros d'indemnisation
    L'entreprise a expliqué aux retraités avoir coupé l'électricité pensant que leur logement était vide. Selon Alain Laruelle, directeur commercial EDF Haute-Normandie, aucune démarche administrative n'a été faite par le couple pour prévenir EDF de leur situation. L'électricien n'a jamais eu leur contrat d'abandonnement (qui précise leur adresse ainsi que l'indexe de démarrage du compteur), c'est pour cela qu'ils ont cru que leur logement était inoccupé.
    EDF ignorait également que le retraité était en soins palliatifs. La règle générale, explique Alain Laruelle, veut que «le certificat prouvant les conditions de vie d'une personne soit transmis à la préfecture pour que les services (hôpitaux, pompiers, police...) puissent être au courant de la situation, mais cela n'a pas été fait».
    Pour l'épouse, le bailleur social et EDF savaient très bien qu'elle et son mari étaient présents dans les lieux puisque «le bailleur lui a fait un bail […], mais personne n'a réagi que j'étais là, c'est impensable, mais c'est comme ça», assure-t-elle sur RTL. L'électricité a finalement été rétablie lundi matin. L'entreprise a présenté ses excuses et pour dédommager les retraités, elle leur a offert 160 euros d'indemnisation, puis a pris à sa charge la réouverture du compteur. Alain Laruelle précise qu'EDF se chargera d'accompagner cette famille pour faire les démarches administratives nécessaires afin de régulariser sa situation.


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  • Tarification progressive des énergies et fluides.

    Voilà un domaine sensible. Les énergies et fluides sont des besoins indispensables à la vie. Mais dans l'état actuel des choses, qui paie quoi et combien ? Voilà la grande question.
    Il n'y a bien sûr pas de recette miracle et qui en trouverait une aurait certainement beaucoup de mal à la faire appliquer pour une raison très simple ; les énergies et l'eau sont depuis longtemps des lobbies dont les multinationales tirent un maximum de profit, au détriment de l'usager qui paie le prix fort. 
    Pour que les choses changent réellement, il faudrait « Casser » ces lobbies. Le scénario Négawatt abordé ci-dessous est séduisant mais illusoire, même s'il s'oriente dans le bon sens, ce ne sont que des intentions dont les décideurs, à la botte des lobbies, n'ont que faire. Pourquoi :
    Prenons la distribution de l'eau. Il n'y a pas si longtemps, nous pouvions observer des tarifs dégressifs sur les factures. Ce qui occasionnait une incitation , même inconsciente, à la consommation pour le plus grand bonheur du portefeuille du distributeur.
    Inversement, un tarif progressif, avec les premiers mètre cubes gratuits ou pour le moins très bon marché, permettrait aux plus modestes un accès plus juste de ce besoin indispensable à la vie. Danielle Mitterrand préconisait les 40 premiers litres d'eau par jour et par personne du foyer, gratuits. Et un tarif progressif au-delà de cette limite. Il en est ( les plus riches ! ) qui trouvent cette proposition injuste. Argumentant qu'ils vont payer pour les pauvres. Ce qui est absurde puisque même les riches dans ce cas bénéficiraient de ces 40 litres gratuits. Après, s'ils lavent leur voiture et arrosent le gazon à longueur d'année, c'est bien normal qu'ils paient ce gaspillage insensé. L'incitation préconisée a un double effet : l'accès facilité aux plus démunis et l'incitation à l'économie de l'eau.
    Autre aspect qui est peu abordé, même si de ci delà le sujet est timidement abordé et quelques initiatives voient le jour. La récupération de l'eau de pluie, qui peut servir à de multiples usages domestiques non alimentaires comme le lave linge, les toilettes et l'arrosage du jardin. Là, ceci peut s'appliquer en ville comme à la campagne. Il suffit d'équiper les habitations d'un double circuit d'eau.
    Imaginez un immeuble sur lequel serait disposé des panneaux photovoltaïques judicieusement intégrés afin d'assurer l'éclairage des communs, l'activation de pompes qui alimenteraient les foyers en eau de pluie stockée dans des cuves.... Les possibilités sont énormes si la volonté politique remplace le lobbie. Ce dernier voit d'un mauvais œil les marchés qui lui échappe avec ces mesures incitatives à l'économie.
    Mettre en place des tarifs progressifs n'est pas suffisant. Il faut prendre garde que ce système ne masque pas des augmentations globales démesurées, car le marchand lui, veut faire du fric. 
    Il faut diversifier les ressources tout en les préservant du gaspillage. Favoriser les incitations à la récupération de l'eau de pluie, la production d'électricité au niveau local par les particuliers et la collectivité. Près de 50 milles petits barrages ont été supprimés en France en un peu plus d'un demi-siècle ! Pour satisfaire les appétits de EDF et la prolifération du nucléaire. Il faut y revenir, n'en déplaise aux associations de pêcheurs qui prétendent à la destruction du poisson, qui pourtant abondait il y a un demi-siècle.
    Pour ce qui est de cette loi, les sénateurs n'en ont rien à cirer et probablement les députés aussi. Même si la dite loi est retoquée et dans le bon sens, nous pouvons douter de son application.
    Le sujet est vaste et les possibilités illimitées, mais rien n'est possible encore une fois sans une réelle volonté économique et politique. Il est toujours permis de rêver.

    Mon présent commentaire n'est qu'une esquisse personnelle sur ce vaste sujet

     Gaulois.

    27/11/2012 | Rodrigue Coutouly
    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/autres/221159843/analyser-lechec-loi-instaurant-tarification
    Analyser l'échec de la loi instaurant une tarification progressive de l'énergie
    LE CERCLE. Le 30 octobre, le Sénat rejetait la loi relative à la transition vers un système énergétique sobre, loi instaurant une tarification progressive de l'énergie. Même si la loi sera probablement adoptée en seconde lecture par l'assemblée nationale, cette loi mérite un examen critique.

       Certes, les socialistes en général, et François Brottes, le rapporteur de la loi, en particulier, ont le mérite de s'attaquer enfin aux tarifs de l'énergie. Le principe d'une tarification progressive est louable et souhaitable.
    Mais le résultat est une véritable usine à gaz qui n'a pas de lisibilité pour les consommateurs. Les critiques se sont focalisées sur cette complexité et sur le risque de rupture d'égalité devant l'accès à l'énergie.
    En réalité, les concepteurs de la loi ont tellement voulu rendre cette loi égalitaire que la prise en compte de multiples paramètres l'a rendu incompréhensible: nombre d'habitants du foyer, zone géographique, mode de chauffage, compensation pour les locataires avec report sur les propriétaires, tarif social étendu. On s'y perd et on se demande comment l'Etat va arriver à atteindre un autre objectif de la loi: équilibrer les bonus et malus pour que cela ne coûte rien aux contribuables !
    Il y avait une autre solution plus simple, plus  lisible, plus juste et plus efficace: les contributions incitatives permettant d'aller vers la transition énergétique.
    On trouvera une description détaillée de ce mécanisme dans un autre article *. Résumons les principes de cette démarche alternative:
    Pour l'eau, le gaz et l'électricité, les premières unités sont gratuites puis elles augmentent progressivement.
    Mais ce surplus n'est pas élevé, il consiste à rajouter quelques centimes (ou dizaine de centimes d'euros) par unité (kw ou m3). Cette taxation permet d'une part de financer les premières unités gratuites, d'autre part de financer des investissements permettant d'améliorer l'efficacité énergétique et la sobriété des logements.
    La même démarche s'applique à la taxe d'habitation : une petite contribution proportionnelle à la consommation énergétique est appliquée. Sa récolte est utilisée, là encore, pour financer des investissements dans la transition énergétique.
    Les contributions incitatives demandées sont trés faibles mais leur progression est prévue par loi et connue sur une décennie. les consommateurs et les propriétaires sont donc parfaitement au courant de leur situation et de son évolution.
    L'argent récoltée l'année N est réinvesti l'année N+1. Bien entendu, les aides à l'investissement sont proportionnelles aux revenus du bénéficiaire.
    Cette démarche est plus simple et plus adaptée. Il est dommage que les concepteurs de loi n'aient pas su trouver des solutions plus commodes et facilitant la transition.



    * Mercredi 15 février 2012
    Description d'un mécanisme de contributions Négawatt permettant de financer la transition énergétique
     
     
    Dans deux articles précédents, nous avions préciser les obstacles qui s'opposent au scénario Négawatt après avoir pointer les facteurs de réussite nécessaires à la réussite de cette transition énergétique.  Nous voulons maintenant décrire de manière précise un système efficace de politiques publiques qui permette à la fois de financer la transformation Négawatt tout en  persuadant les ménages et les entreprises de modifier leurs pratiques énergétiques.
    Cet article sera donc purement descriptif. Nous renvoyons le lecteur aux deux articles précédents ci-dessus et à l'article  explicatif  suivant (les numéros avec astérisques dans le texte renvoie aux paragraphes de ce dernier article). Ce parti pris rédactionnel permet de décrire, avec précision, un système fiscal  relativement complexe mais qui n'a rien de compliqué dans ses applications. Celui-ci s'articule autour de deux contributions incitatives différentes. On va exclure de cet article les usages liés à la mobilité où les enjeux sont particuliers.
     
    1-Une contribution incitative sur l'énergie:
    Cette contribution s'applique à toutes les énergies : fuel, gaz, électricité. Sur ces différents vecteurs secondaires s'appliquent un système de tarification progressive.
    Celui-ci comporte trois niveaux de tarification:
    -niveau 1: le minimum de consommation correspondant aux usages de première nécessité . Par exemple, pour l'électricité, ce minimum contient l'éclairage, la production de froid et quelques usages spécifiques d'appareils nécessaires (un ordinateur portable, recharge d'appareils portables, ...).  Les fournisseurs seront obligés, par la loi, de supprimer les abonnements coûteux qui rendent les premiers kilowatts les plus chers.(*1)
    -niveau 2: le niveau médian correspondant à un usage relativement sobre de la source d'énergie considéré.
    -niveau 3: le niveau élevé se situe au-dessus d'un seuil où l'énergie est utilisé sans discernement, pour les usages les moins essentiels.
    Bien entendu, les seuils entre ces trois niveaux vont tenir compte de la situation particulière du contributeur qu'il s'agisse d'un ménage ou d'une entreprise.(*2)
    Ce qui distingue ces trois niveaux, c'est l'importance et la nature de la contribution demandée.
    -niveau 1: aucune contribution, ce niveau permet aux familles modestes de continuer à bénéficier d'une énergie de base à un prix accessible. 
    -niveau 2: une contribution incitative énergétique est demandée. Son produit est rendu systématiquement à celui qui la paie de la manière suivante:
    -sous la forme d'obligations, bloquée pendant 10 ans, permettant d'investir dans des entreprises développant les énergies renouvelables. Le contributeur choisissant lui-même ces entreprises mais ne peut toucher à l'argent pendant cette décennie.(*3)(*4)
    -en totalité, en une seule fois, si ce contributeur en a besoin pour financer des travaux dans son habitation (pour un ménage) ou ses locaux (pour une entreprise), travaux portant sur l'efficacité énergétique (isolation, système de chauffage, production d'énergie ...).(*5)
    Cette contribution est proportionnelle au pourcentage d'énergies non renouvelables présent dans l'offre de son fournisseur. Elle est aussi proportionnelle à la quantité d'énergie consommée.(*6)(*7)
    Au bout de 10 ans d'immobilisation, l'argent est rendu en totalité au contributeur, mais une partie est prélevée pour payer la gestion de ce système fiscal. 
    -niveau 3: la contribution demandée est beaucoup plus forte proportionnellement. Elle ne sera pas rendue à celui qui va la payer. Elle aura un double usage:
    -une partie (50%?) servira à financer la précarité énergétique qui touche plus de 8 millions de Français : participer au paiement de leurs factures d'énergie mais aussi débourser l'argent nécessaire  aux travaux d'isolation de leur logement qu'ils ne pourront jamais financer eux-mêmes.(*8)
    -une autre partie sera installé sur un fond dédié au financement du démantèlement des centrales nucléaires. (*9)
     
    Cette contribution énergie sera très faible au début mais elle va évoluer en augmentant au fil des années. (*12) Sa progression sera strictement encadrée par la loi et sera prévue sur le long terme (jusqu'en 2050?).
     
    2-Une contribution incitative sur le logement:
    Cette contribution sera adossée à la taxe d'habitation. (*10) Elle va dépendre du diagnostic énergétique, rendu obligatoire pour tous les locaux, et sera proportionnelle à la consommation énergétique. Un pavillon des années 70 consommant 300 kWhep/m3.an va payer une contribution cinq fois supérieure à un logement actuel à 60 kWhep/m3.an. 
    Là encore, la contribution demandée restera modeste : de l'ordre du 10 euros par mois dans le premier cas, de 2 euros dans le second cas. Mais là aussi, son augmentation sera inexorable et parfaitement lisible par une loi-cadre qui en fixera l'évolution.
    De la même manière que pour la contribution sur l'énergie, le produit fiscal va revenir en totalité dans la poche du contribuable avec le même système : achat d'obligations bloqués destinés aux entreprises investissant dans le renouvelable, récupération pour les travaux nécessaires. Payée par le propriétaire, celui-ci va devoir faire des choix judicieux si il ne veut pas perdre de l'argent.
    En effet, contrairement à la première contribution, le propriétaire ne pourra récupérer son argent que pour investir dans le bien-être énergétique de son patrimoine. (*11)
    Conclusion: le système proposé favorise le découplage par les acteurs (ménages et entreprises) par rapport au système énergétique actuel, issu du monde d'abondance et de gaspillage du XXIéme siècle. Pédagogique, il fournit les moyens à chacun de s'emparer de la transition énergétique et d'en devenir acteur à son propre profit. Il permet aussi de "travailler" la transition négawatt dans ses trois axes : la sobriété, l'efficacité et les renouvelables. 


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  • Les éoliennes font de l'ombre à la cathédrale

    A moins que ce soit l'inverse ! En effet, la Cathédrale de Chartres, en Eure et Loir, passe avant les éoliennes.

    Cela devient insupportable. Au nom du patrimoine, des projets sont bloqués. Au Mont st Michel, pas d'éoliennes dans un rayon de 25 km. Bientôt en France, il ne sera plus possible d'entreprendre quoi que ce soit. La question n'est même pas de savoir si l'on est pour ou contre les éoliennes, mais selon les élus et les associations, le discours vole bas. On ne veut pas de ces machines près de chez nous, sous-entendu ailleurs c'est pas gênant !

    Il y a quelques années, des élus de communes situées au delà de 25 km de la cathédrale de Chartres n'étaient pas opposés aux éoliennes, à condition que la hauteur de ces dernières ne dépasse pas celle des flèches de la cathédrale.

    C'est de l'intégrisme ou de l'opposition « déguisée » aux éoliennes.

    Par contre, quand on y regarde de plus près, si vous préférez, quand on lit un article entre les lignes, on se rend compte que les promesses de retombées financières, pour les collectivités comme pour les agriculteurs, font évoluer les choses.

    En gros, si les éoliennes rapportent, elles ont toutes les vertus. Si au contraire elles ne rapportent pas, elles ont tous les défauts.

    Ce qui n'exclut pas le fait qu'il y ait des abus venant des marchands d'éoliennes peu scrupuleux qui tentent de convaincre à toute force les collectivités d'installer des machines malgré une étude de faisabilité technique négative. 

    Je ne suis pas certain que les préfets soient « blancs » dans ces affaires. Puisque les uns donnent des avis positifs alors que d'autres des avis négatifs, ceci pour les même dossiers. Dossiers qui évoluent au gré des préfets qui changent.

    Quelle hypocrisie !

    Gaulois.

     

    Vous avez bien lu, visibles depuis le clocher de la cathédrale ! Je ne pensais pas que les intégristes montaient dans le clocher pour vérifier combien d'éoliennes sont visibles !

    A Courville, les projets annulés ( ci-dessous )

     

     

     


     

     


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  • Du courant à Noël ?

    Chacun le sait, du moins je l'espère, chaque année, au plus creux et au plus froid de l'hiver, les pics de consommations sont énormes. EDF est obligé d'importer de l'électricité depuis l'Allemagne.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cette année, l'inquiétude est plus forte, car notre voisin a pris la décision d'arrêter ses centrales nucléaires.

    Ca ne vous choque pas cette belle hypocrisie ? Moi si ! Car enfin, la France est le second producteur d'énergie nucléaire, derrière les Etat-unis. Mais si l'on ramène le taux d'électricité " Nucléaire " par habitant, nous sommes largement en tête.

    Pour qui l'ignore encore :

    Etat-unis  104 réacteurs pour 300 millions d'habitants.

    France   58 réacteurs pour 65 millions d'habitants.

    Un simple coup d'oeil sur les tableaux suivants nous " Eclairent " sur la question.

    Mais alors, pourquoi la secte nucléocrate nous vante-t-elle autant cette énergie mortifère si, pendant l'hiver nous risquons de passer quelques " Veillées " aux chandelles ? Ceux-là sont pourtant les premiers à accuser les anti-nucléaires du " Retour à la bougie ! " 

    Tandis que des campagnes complètement déjantées d'illuminations et de concours sont organisées.Que les monuments sont éclaboussés par de puissants projecteurs et que les vitrines vous aveuglent de lumières.

    Ca va dans le même sens qu'en période de sécheresse. L'eau manque et des coupures sont parfois nécessaires pour réguler l'approvisionnement. Ce qui n'empêche pas certains de laver la voiture ou arroser la pelouse, au nom de la liberté !! 

    Ou va-t-on ?

     

     

     


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  • A propos de Linky

    Précision : Linky sera gratuit !

    Ainsi en a décidé le gouvernement le 28 septembre 2011. Il a approuvé l'installation de 35 millions de ces nouveaux compteurs intelligents" Linky ", à partir de 2013. Le gouvernement a fait la promesse que ce vaste chantier estimé à 4,3 milliards d'euros serait gratuit et bénéfique pour le " Client " et pas seulement pour ERDF.

    Nous pouvons douter de cette gratuité. ces 4,3 milliards seront de toute façon payés par le contribuable. Comme d'ailleurs pour le nucléaire dont le coût faramineux est englouti dans l'impôt et les taxes. C'est mieux ! car moins visible que sur la facture d'électricité.

    Combien de temps les français vont-ils se laisser berner ?

    Gaulois.

     


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  •  Energies

    ERDF : ses nouveaux compteurs et arnaque

    Que cache donc ce nouveau compteur, appelé Linky ?

     Selon ERDF, il s'agit de contribuer à la réduction de la consommation d'énergie. D'ici le 31 décembre 2020, 35 millions d'habitations en seront « Obligatoirement » équipés. Décret du 31 août 2010 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022765140&dateTexte=&categorieLien=id


    Un compteur paraît-il, intelligent qui relève et transmet en temps réel la consommation électrique du foyer.

    Avantages

    Les promoteurs de ces compteurs visent à inciter les clients à moins consommer, par l'établissement de prix différenciés en temps réel, aux heures de crêtes ( sur-tarification ) prévisibles selon les heures de la journée et la saison. Cela est censé encourager les clients à consommer moins d'énergie et permettre des économies globales d'énergies dans une perspective de développement durable. En effet, en permettant un suivi de consommation, ces systèmes permettraient de réaliser des économies d’énergie de 5 à 15 %, en favorisant de meilleures pratiques. Ces compteurs permettent également de couper à distance avec l’accord des clients l’alimentation de certains équipements, pour éviter les surcharges du réseau en période de pointe.

     Les compteurs intelligents permettent également d’effectuer certaines opérations à distance, sans qu’un technicien se déplace et que le client soit présent. En éliminant les tâches manuelles de relève, de changement de puissance, de coupure ou de remise en service, ces compteurs sont censés à terme permettre une diminution des coûts de distribution de l'énergie et des délais d’intervention.

    Ces compteurs permettront en outre d'avoir une facture basée sur une consommation en temps réel, plutôt que sur une alternance de relevés sur site et d'estimations.

    Inconvénients

    Selon ERDF, que des avantages ! On peut légitimement en douter.

    http://linky.erdfdistribution.fr/linky-pour-qui/calendrier-et-echeances.html

    La précision de ces compteurs et la liaison constantes qu'ils entretiennent avec le fournisseur d'électricité est jugée préoccupante en raison des possibles atteintes à la vie privée qu'ils permettent. Ainsi, le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) s’inquiète des dérives possibles en matière de police et commerciale : « Le gestionnaire peut savoir, en théorie, minute par minute dans quelle pièce vous vous trouvez et ce que vous y faites ! » relève ainsi Levi Nietvelt, conseiller chargé de l’énergie au BEUC. Un chiffrage des données transmises devrait néanmoins éviter les piratages et les fournisseurs se voir imposer des règles strictes dans l’usage de ces informations. En France, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a constitué un groupe de travail sur ce sujet incluant la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Cette dernière a, à cette occasion, mis en garde EDF quant à la nécessité de « garanties sérieuses » sur la confidentialité des données, compte tenu du fait qu'à terme ces compteurs permettront de savoir « beaucoup de choses sur les occupants d'une habitation, comme leur horaire de réveil ou le moment où ils prennent une douche ».

    Le graphique ci-dessous ( source Next-Up ) donne une idée précise de la consommation du foyer.

     Par ailleurs, le coût de ces appareils est peu négligeable : ils coûteraient entre 12 et 24 euros par an pendant dix ans à chaque utilisateur et leur coût pourrait même doubler par rapport au prix initialement prévu.

    En outre, l'utilisation du CPL suscite une interrogation du fait de la pollution électromagnétique en ondes à hautes fréquences associée à cette technologie lorsqu'elle est utilisée sans blindage des câbles. Outre des problèmes d'interférence pour les utilisateurs professionnels d'ondes HF, les émissions d'ondes à hautes fréquences, surtout généralisées par le caractère systématique de l'installation des nouveaux compteurs, sont susceptible de poser un problème de santé publique sérieux. Pour en savoir plus, aller sur les liens :

    www.next-up.org/France/ERDF_Compteur_mouchard_Linky.php

     www.next-up.org/France/Linky.php

    Enfin, il a été souligné que cela entraînerait la disparition de nombreux emplois à ERDF.

     

     



     

     

     


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