• Linky, la nouvelle déroute…!

      http://refus.linky.gazpar.free.fr/mensonges-decodeurs.htm 

     

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    Particuliers et communes, nous
    pouvons refuser les compteurs
    communicants Linky, Gazpar et "eau"

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    Novembre 2018

     

    Linky : la nouvelle déroute des
    "Décodeurs" du Monde et des
    "News-checkeurs" de Libération
     

     

     

    Les "Décodeurs" et autres "News-checkeurs" forment une nouvelle race de journalistes, des super-héros prétendant dire ce qui est vrai et ce qui est faux, chasser les "fake-news", rétablir la vérité et donner à tout le monde des leçons d'éthique et de morale. Or leurs contributions au débat sur les compteurs communicants Linky suffisent à démontrer qu'ils sont eux-mêmes vecteurs de désinformation, de lourdes erreurs et même de censure.  

    Déjà prise la main dans le sac, la Décodeuse du Monde vient respectivement de consacrer au compteur Linky une série de 5 articles bâtis sur le principe des "questions/réponses". Elle aussi prise en flagrant délit de tromperie en faveur du Linky, la News-checkeuse de Libé rajoute une seule nouvelle désinformation.  

     

    Voici les plus graves erreurs relevées dans ces articles. 

      

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    1) Les "Décodeurs" du Monde 

      

    Question : Peut-on refuser l’installation d’un compteur Linky ? 

    Réponse des Décodeurs : Non 

    La réalité : tous les jours, partout en France, de nombreuses personnes refusent les compteurs Linky. On peut, comme le font les communicants de l'industriel Enedis, accuser ces gens d'être des "complotistes" ou des "arriérés", mais le fait est qu'ils refusent les compteurs Linky et que la réponse des décodeurs est donc objectivement un mensonge. D'ailleurs, l'article finit par prétendre qu' "à la fin du programme de déploiement, les usagers qui auront refusé un compteur Linky devront sans doute payer la relève manuelle de leur consommation", ce qui est bel et bien l'aveu qu'il est possible de refuser le compteur Linky et que ce refus est même pris en compte par les autorités. Bien noter que cette facturation est plus que virtuelle et, en cas de mise en place, serait immédiatement attaquée en justice (cf plus bas).  

     

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    Question : le compteur Linky a-t-il déjà causé des morts ? 

    Réponse des Décodeurs : Non 

    La réalité : les Décodeurs n'en savent RIEN, le minimum d'honnêteté et de déontologie serait de le reconnaître plutôt que de prendre fait et cause pour la version des autorités. Pire, les décodeurs qualifient de "hoax" (canular) mon article du 12 mars 2018 qui dénonce "Le premier mort du Linky". Je ne demande pas aux Décodeurs de prendre fait et cause pour mon point de vue mais de traiter avec impartialité le dossier. 

    Or, ils s'alignent à nouveau sur la version des autorités (totalement partisanes puisque promouvant le Linky), sans même s'interroger sur les incroyables contradictions des versions avancées : selon l'Est Républicain du 8 mars, "le compteur électrique fondu témoignait d’un important dégagement de chaleur" mais, par communiqué, Enedis prétend que "Le compteurs Linky est parfaitement intact" et, pour sa part, l'expert (dont on ne sait qui il est ni par qui il est envoyé) affirme que le compteur serait un modèle ordinaire et non un Linky ! Pourtant, pas de quoi susciter le moindre questionnement journalistique chez les prétendus "Décodeurs"… 

      

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    Question : les compteurs Linky provoquent-ils des incendies ? 

    Réponse des Décodeurs : Pas directement mais… 

    La réalité : On remarque les efforts ridicules des Décodeurs pour ne pas donner la seule réponse possible : OUI. Notons d'abord qu'il est très possible que les Linky provoquent des incendies "directement", c'est-à-dire en prenant feu eux-mêmes : affaire à suivre. Mais par contre, il est sûr et certain que les Linky génèrent des incendies dans les circuits électriques de nombreux logements. Pour les gens qui voient leur habitation partir en fumée, voire qui y laissent la vie, peu importe que le Linky cause l'incendie directement ou "indirectement"… 

    Par ailleurs, laissant croire qu'ils ont eux-mêmes enquêté, les Décodeurs font enfin référence à l'affaire Promotelec, que j'ai mise en exergue depuis des mois et sur laquelle je les interpelés. Mais, en mission pour sauver le soldat Linky, les Décodeurs se gardent bien d'évoquer la censure par Promotelec de sa propre alerte : la phrase "dans les cas où les sections de câbles ne sont pas adaptées aux nouveaux réglages, des accidents (feu) peuvent se produire le jour où le particulier fait la demande auprès d'Enedis d'augmenter la puissance de son compteur à distance" a été retirée du site le 25 mai, en même temps qu'un communiqué dénonçait une prétendue "désinformation" de ma part. Mais de cette censure véritablement criminelle, les "Décodeurs" ne parlent pas, ni directement ni indirectement… 

     

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    Question : Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ?  

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    La réalité : de nos jours, RIEN n'est sécurisé, les systèmes supposés être les plus inviolables sont tôt ou tard visités, les données détournées, etc. La réponse des Décodeurs relève donc de la plus pure propagande, pour le plus grand plaisir de l'industriel Enedis. 

    Par ailleurs, les Décodeurs prennent une fois encore pour argent comptant les affirmations des promoteurs du Linky : "Aucune information personnelle n’est transmise (…) Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d’énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement." Il s'agit là de belles promesses pour "rassurer" les habitants… le temps que les Linky soient installés. Mais l'idée que ces promesses puissent ensuite être balayées n'est pas arrivée jusqu'aux cerveaux des Décodeurs, piètres enquêteurs… 

     

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    Question : Linky fait-il exploser la facture d’électricité ? 

    Réponse des Décodeurs : Normalement non (sic !) 

    La réalité : confrontés aux dérives du compteur Linky, les Décodeurs utilisent le mot "normalement" pour ne pas avoir à écrire que, effectivement, le Linky fait souvent exploser la facture d'électricité : les exemples sont légion. Avec un tel subterfuge, on peut éviter de dire la vérité sur n'importe quel sujet. Par exemple : "Les décodeurs racontent-ils n'importe quoi ? Normalement non."  

     

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    Question : Avec Linky, faut-il souscrire un abonnement plus cher ? 

    Réponse des Décodeurs : Normalement non (re-sic !) 

    La réalité : même subterfuge que ci-dessus. La réalité est que d'innombrables usagers, une fois dotés du Linky, voient leur installation disjoncter continuellement et sont obligés de prendre un abonnement plus cher. Comme le disent les Décodeurs, ça ne devrait pas arriver… "normalement". Mais c'est pourtant le cas. 

     

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    Question : Les coûts d'installation des Linky seront-ils répercutés sur les clients ? 

    Réponse des Décodeurs : On ne sait pas 

    La réalité : Les "Décodeurs" sont donc les seuls à ne pas savoir. En effet, la distribution de l'électricité et le comptage des consommations sont payés par nos factures, donc les coûts d'installation des Linky sont nécessairement répercutés sur nous (les clients). D'ailleurs, ne craignant ni de se contredire, ni de se ridiculiser, les Décodeurs font référence au rapport de la Cour des comptes qui explique que le programme Linky va rapporter beaucoup d'argent à Enedis au détriment des usagers, mais la conclusion de nos fins limiers reste "On ne sait pas". Ils ne savent pas grand-chose … 

     

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    Question : Linky facilite-t-il la production d'énergie décentralisée ? 

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    La réalité : Ne prenant même plus la peine de faire semblant d'être neutres, les décodeurs se font dithyrambiques : "C’est typiquement pour ce genre de consommateurs [ceux qui installent des énergies renouvelables] que le projet Linky a été conçu." En réalité, Linky a été conçu pour deux business gigantesques : le Big data (les données sur nous et sur nos vies) et les objets connectés.  

    De plus, il est totalement faux que le Linky "facilite la production d'énergie décentralisée" : il n'a aucune influence sur cette production. Il est par contre exact que, jusqu'alors, il fallait installer deux compteurs (ce qui fonctionnait et fonctionne toujours très bien) et que le Linky, lui, marche dans les deux sens. Mais, une fois de plus, l'idée n'est pas arrivée jusqu'aux cerveaux des Décodeurs qu'Enedis aurait très bien pu fabriquer un compteur non communicant fonctionnant dans les deux sens…

     

     

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    Question : les linky seront-ils obsolètes après dix ans ? 

    Réponse des décodeurs : Normalement non 

    Question : les anciens compteurs sont-ils recyclés ? 

    Réponse des Décodeurs : Oui 

    En réalité : exploit des décodeurs qui, malgré deux questions/réponses sur le sujet, parviennent à éviter LE sujet qui fâche : détruire 35 millions de compteurs en parfait état de marche est un véritable crime environnemental. Encore heureux que ces compteurs soient recyclés, mais la réalité est qu'il fallait les laisser en place. C'est en particulier le cas des compteurs électromécaniques dont certains ont 50, 60 voire 70 ans et tournent encore comme des horloges. Mais voilà, ces compteurs ne nous surfacturent pas et ne nous espionnent pas… et c'est bien pour cela qu'Enedis a décidé de les détruire. Ce qui ne semble pas gêner les Décodeurs, tout émerveillés que ces compteurs soient recyclés : il reste beaucoup à faire pour la défense de l'environnement… et pour le journalisme. 

     

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    NB : pour faire bonne mesure, les "décodeurs" ont choisi de promouvoir : 

    - le site POAL, animé par des imposteurs dont le seul but est de vendre très cher de prétendus filtres... qui ne stoppent absolument pas les ondes. Qui plus est, ce site est mis à jour en pillant le mien (en accès totalement libre et où l'on ne vend rien) ce qui fait qu'il n'est question que de 700 commune refusant les Linky alors qu'on est en réalité à plus de 800 (cf http://refus.linky.gazpar.free.fr ) 

    - l'UFC Que Choisir, présentée comme opposée au Linky alors que ses dirigeants demandent au contraire "l'amélioration du programme Linky" et ont été pris la main dans le sac à collaborer avec Enedis, décision de justice à l'appui.  

     

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    2) Les "news-checkeurs" de Libération 

      

      

    Question : Combien va coûter la relève des compteurs pour les anti-Linky ? 

    Réponse de la fact-checkeuse : Avec la mise en place des nouveaux compteurs Linky d'Enedis, la relève de la consommation chez les clients réfractaires va devenir payante (…) 

    La réalité : engagée dans une véritable croisade pro-Linky, la "journaliste" (plus sûrement lobbyiste d'Enedis), n'en finit plus de reprendre mot pour mot les arguments de l'industriel. Or, s'il est évident qu'Enedis et ses alliés - comme la déplorable Commission de régulation de l'énergie (*) - souhaitent "punir" les citoyens courageux qui auront réussi à échapper au Linky, la mise en place d'une telle facturation est à ce jour virtuelle.  

    D'abord, elle est à ce jour juridiquement impossible dans la mesure où la relève de la consommation est payée par une partie de nos factures : on ne peut faire payer deux fois la même prestation. Par ailleurs, si les textes ou la loi sont modifiés pour mettre en place cette facturation, des procédures en justice administrative seront immédiatement lancées pour faire annuler ce scandale : avant de faire payer les "anti-Linky", il faudrait déjà montrer en quoi un usager sans Linky coûte plus cher qu'un "linkysé" : à notre avis, vu le coût exorbitant du programme Linky et les nombreuses déconvenues techniques déjà de mise, c'est plutôt l'inverse qui est vrai. 

    Probablement habituée à se coucher face à l'adversité, elle semble totalement incapable d'envisager, même sous forme d'une simple hypothèse, que les courageux citoyens qui refusent le Linky puissent échapper à la "punition" promise par Enedis. Et dire que, à une époque, Libé était un journal soutenant la résistance des citoyens face à l'arbitraire… 

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    3) Morts du Linky : quelle responsabilité pour les "décodeurs" et autres "news-checkers" ?

     

    De façon étrangement similaire, la "décodeuse" du Monde et la "checkeuse" de Libération affirment comme une vérité absolue que le Linky n'a tué personne, alors que rien ne permet d'être ainsi affirmatif. Le minimum d'honnêteté leur commande pourtant de reconnaître qu'en fait elles n'en savent rien : recopier la position d'Enedis et des autorités n'est pas du journalisme.

     

    Mais le pire est que l'une comme l'autre refusent obstinément et sans raison valable, malgré mes suggestions, d'évoquer la censure par Promotelec de sa propre alerte aux risques d'incendies en cas de pose du Linky. Est-ce parce que cette affaire contredit la position des autorités… et des deux journalistes ?

     

    Il se trouve que l'information censurée permet précisément d'estimer que le Linky tue et, si ce n'est encore le cas, qu'il va inévitablement tuer : probablement sous pression d'Enedis et EDF, Promotelec prend le risque de condamner des gens pour protéger les intérêts industriels du programme Linky.

     

    Ce véritable scandale est un sujet qui relève parfaitement de la mission des journalistes et, justement, la "décodeuse" du Monde et la "checkeuse" de Libération traitent du compteur Linky et des risques d'incendie. Des articles sur la censure de Promotelec pourraient à la fois avertir des usagers du risque qu'ils courent, mais éventuellement aussi contraindre Promotelec à rétablir son alerte et même à la diffuser largement.

     

    On peut donc estimer que, en refusant délibérément et de façon incompréhensible d'évoquer cette censure véritablement criminelle, ces journalistes se rendent co-responsables des futurs morts du Linky par incendie.

     

     

    Stéphane Lhomme

    Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)

    Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr 

     

     

     

    (*) La commission de régulation de l'énergie (CRE) est une de ces fameuses "autorités indépendantes" mises en place pour dédouaner les politiques des décisions impopulaires qu'ils ne veulent pas prendre. Par exemple, après des calculs "savants" (ie : totalement opaques), c'est la CRE qui annonce le niveau des augmentations du prix de l'énergie. Immédiatement, les politiques protestent pour "protéger le pouvoir d'achat", et imposent une augmentation moindre. Alors, les producteurs d'énergie saisissent le Conseil d'Etat qui donne automatiquement raison à la CRE, les usagers sont donc obligés de payer plein pot (avec rattrapage rétroactif !), pendant que le gouvernement explique qu'il n'y peut rien et que ce n'est donc pas de sa faute.

    La CRE est donc une instance anti-sociale, composée de parasites (au sens biologique du terme : ils vivent sur la "bête", c'est-à-dire nous les usagers) grassement payés avec notre argent pour nous trahir. On y trouve même une ancienne chargée de mission de Greenpeace qui préfère assurément remplir son compte en banque que de défendre les usagers…

     

     


    Rappel : 

    Incendies mortels causés par des Linky : crash des
    décodeurs / fact-checkeurs (Le Monde, Libé, Fr-Info)

     


    sommaire

     


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  • Linky passe en force

    Mon commentaire se résume à ceci : nous sommes en dictature.

    Lecture à méditer

    Gaulois.

     

     


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  • Linky menaçant

    Ou atteinte à votre santé, votre vie privée et votre porte-monnaie

    Les méthodes employées afin d'imposer ce compteur communiquant sont édifiants. L'association des maires de France « MAIREinfo se range d'emblée du mauvais côté, c'est-à-dire celui des fossoyeurs de l'énergie et par voie de conséquence l'absence de démocratie.

    Sur le site de MAIREinfo, nous pouvons lire par ailleurs que le déploiement de Linky est bien une obligation légale pour ERDF. Sans doute comme le nucléaire dangereux, imposé contre vents et marées.

    Pourquoi imposer le linky inquisiteur qui va, en plus de l'intrusion de votre vie privée, coûter à terme entre 5 et 7 milliard d'euros pour le consommateur ?

    La génération des derniers compteurs électronique fonctionne très bien ! Alors, pourquoi changer quelque chose qui marche ?

    A méditer !

    Gaulois.

     

    Communiqué de L'observatoire du nucléaire

    Des citoyens engagés contre les compteurs communicants ont lancé une pétition pour contester les méthodes agressives des poseurs de Linky (envoyés par ENEDIS) mais aussi celle de l'Association des maires de France (AMF), laquelle s'est fendue d'un communiqué de menaces spécifiquement dirigées...contre moi ( cf http://bit.ly/2d115G6 ) Sans croire qu'il s'agit d'un moyen "miraculeux", il est néanmoins assurément utile de signer cette pétition, en tout cas en voici le lien : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=LINKYRE

    Continuons à nous battre pour protéger notre présent et l'avenir de nos enfants...
    Stéphane Lhomme
    http://refus.linky.gazpar.free.fr

     

     


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  • Linky suite

    Quelques mises à jour importantes communiquées par l'observatoire du nucléaire.

    A prendre très au sérieux.

    Gaulois.

     http://refus.linky.gazpar.free.fr

    et aussi :
    "Kit de survie" face à une délégation d'ErDF :
    http://refus.linky.gazpar.free.fr/le-doc-contre-erdf.htm

    Panique chez les "élites" :
    http://refus.linky.gazpar.free.fr/communes-droit-refuser-linky.htm

    Questions - réponses :

     

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  • Le compteur Linky

    Qui compte bien plus que l'électricité

    En novembre 2011, j'attirais attention sur l'arnaque du compteur Linky.

    http://libre-infos.eklablog.com/-a23410867 http://libre-infos.eklablog.com/-a23351291

     

    L'observatoire du nucléaire nous fait un rappel Oh combien éclairant sur ce scandale.
    Il souligne en particulier le contexte choisi par ErDF qui annonce avec fanfare et trompette le lancement de Linky à l'ouverture de la COP 21.
    Les français usagers vont une fois de plus, se faire rouler dans la farine.
    Cocoricoooo..... !
    Gaulois.

    Observatoire du nucléaire -  www.observatoire-du-nucleaire.org

     

     Communiqué du mardi 1er décembre 2015

    Compteurs Linky et Gazpar: prétendus
    "intelligents"… pour berner les citoyens
    Pourquoi ces compteurs sont-ils imposés en
    France alors que l'Allemagne les a rejetés ?

    C'est avec un sens remarquable de la propagande que ErDF a choisi le début de la COP 21 pour lancer officiellement de déploiement en France du compteur Linky. En effet, un des prétextes avancés pour "justifier" ce programme est l'intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique français.
    Mais, ce que ErDF se garde bien de faire savoir, c'est que l'Allemagne, où les énergies renouvelables sont immensément plus développées qu'en France, à renoncé à la généralisation des compteurs communicants (*).
    En effet, seuls les foyers allemands consommant plus de 6 000 kWh d'électricité par an seront concernés, alors que la moyenne annuelle est de 3 500 kWh : la quasi-totalité des foyers allemands échapperons donc à ces compteurs… et à leurs graves nuisances.
    La ficelle d'ErDF est grossière, jouant sur le fait que personne ne peut être "contre l'intelligence". Mais les compteurs sont des objets et seuls les ignorants peuvent les croire intelligents.
    C'est en effet sur la désinformation que parie ErDF mais aussi GrDF avec son propre compteur "Gazpar". Outre l'information cruciale de la non généralisation des compteurs communicants en Allemagne, il faut ainsi noter, parmi de nombreux autres problèmes, que :
    - les compteurs sont dangereux pour la santé, qu'il s'agisse des ondes générées vers les concentrateurs ou du courant CPL injecté par Linky dans le circuit électrique et qui rayonne dans tout le logement. Malgré les dénégations des opérateurs, ces compteurs mettent en danger la santé de la population et particulièrement celle des enfants car ils sont plus sensibles et vulnérables face à ces ondes et rayonnements classées par l'OMS "cancérigènes possibles" et interdits dans les crèches.
    - les compteurs sont dangereux pour la libertés publiques : ils vont permettre aux opérateurs de recueillir d'innombrables informations sur les usagers, utilisables à des fins commerciales mais aussi policières : les abus d'ores et déjà commis en ces temps d'Etat d'urgence ne laissent aucun doute sur le fait que les engagements des opérateurs et les assurances de la CNIL ne valent strictement rien et seront oubliés à peine les compteurs installés.
    - les économies d'énergies avancées sont parfaitement virtuelles : les expériences menées sont directement biaisées par le fait que les participants… savent qu'il y participent : ils font d'eux-mêmes des économies qui ne doivent strictement rien aux compteurs.
    En réalité, le remplacement des compteurs par des compteurs prétendus "intelligents" est une très lucrative opération dont la mise en oeuvre a été obtenue par le lobbying de grands groupes industriels auprès des élus nationaux et européens.
    Par ailleurs, en France, Linky a aussi pour objet de "lisser" les violents pics de consommation générés par l'option absurde "centrales nucléaires + chauffages électriques", de façon à prolonger la main mise de l'industrie nucléaire sur la production française d'électricité, aggravant continuellement le risque d'un Fukushima français et la quantité de déchets radioactifs produits.
    L'Observatoire du nucléaire recommande aux citoyens de protéger leur santé et celle de leurs enfants en refusant fermement l’installation de tels compteurs dans leurs logements, et en s'adressant à leurs conseils municipaux pour qu'ils refusent l'installation dans les communes des matériels (concentrateurs et autres) dont ErDF et GrDf ont besoin pour le déploiement de ces compteurs... espions et nuisibles.
    (*) L’Allemagne renonce à la généralisation du compteur "intelligent"  http://www.lemoniteur.fr/article/l-allemagne-renonce-a-la-generalisation-du-compteur-intelligent-27503537









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  • Le changement climatique refroidit les investisseurs


    Ou la transition en marche

    Face à la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables, les lobbyistes auraient-ils la trouille ? Cette transition est de toute façon inéluctable, à plus ou moins long terme puisque les réserves s'épuisent et plus tôt elle aura lieu, mieux ce sera pour la planète. Si la fin de l'exploitation de ces énergies fait de l'ombrage aux magnats du pétrole, ce dont je doute, provoque une crise économique mondiale, elle aura au moins l'avantage d'être plus respectueuse de l'environnement.
    Le sujet est délicat car il se dit un peu partout que dans le bouquet des énergies renouvelables, le nucléaire y aurait sa place. N'oublions pas que le nucléaire trouve ses origines dans le fossile ( Uranium ). Mais restons optimistes, le nucléaire est en perte de vitesse à travers le monde. Qui s'en plaindra, en dehors de la technocratie nauséabonde de la pieuvre nucléocrate ?
    Les investisseurs ont déjà ouvert la brèche en direction des renouvelables car ils ont bien compris qu'il y a un filon inépuisable à exploiter. A terme, nous risquons de payer fort chère ces énergies propres, entre les mains sales des magnats de l'énergie. Opportunistes, ils se moquent éperdument de la qualité environnementale de ces énergies, du moment que ça gonfle leur portefeuille.
    Gaulois.       

    http://www.mediapart.fr/article/offert/f76ebea7433d01ceba3da193865e0d22


    14 février 2015 |  Par Jade Lindgaard
    Le monde de la finance prend de plus en plus au sérieux les risques que le dérèglement climatique fait peser sur les investissements. Mines de charbon et champs de pétrole pourraient perdre toute valeur si les États s'engagent contre le réchauffement global. Pour le réseau militant international 350.org, le « désinvestissement » des énergies fossiles vers les renouvelables a commencé.

    Puits de pétrole près de Denver dans le Colorado (Reuters).

    L’année 2015 démarre mal pour les groupes pétroliers. Les bénéfices de Total chutent de 10 %, son résultat net de 62 %, vient d’annoncer son nouveau PDG, Patrick Pouyanné. Tous ses grands concurrents internationaux réduisent drastiquement leurs dépenses de développement : 2 milliards de dollars en moins pour BP, 9 milliards pour Shell, 5,5 milliards pour Exxon. Quant à Gazprom, il divise ses investissements par deux. Dans cette industrie autrefois florissante, des milliers d’emplois doivent disparaître en 2015. En France, Total va supprimer 2 000 postes. L’effondrement du cours du pétrole, passé de 115 dollars le baril l’été dernier à environ 60 dollars mi-février, siphonne les recettes de ces mastodontes énergétiques. La crise n’est pas circonscrite à l’or noir. Le secteur gazier européen est en pleine bérézina. Et le cours du charbon s’est effondré depuis quatre ans (-67 % entre 2011 et 2014).

    Pétrole, gaz, charbon : c’est toute l’économie des hydrocarbures qui se retrouve ébranlée. Favorable à la demande, le bas prix du pétrole est mauvais pour l’offre. Si bien que de plus en plus d’analystes alertent sur le risque d’une “bulle carbone” : les actifs du secteur des énergies fossiles risquent de perdre une grande partie de leur valeur.
    Car à la dépression conjoncturelle du marché du brut, voulue par les pays de l’Opep pour lutter contre le gaz de schiste américain, s’ajoute un péril structurel pour le business des hydrocarbures : le dérèglement climatique. Et pour une fois, ce ne sont pas des écologistes qui l’affirment mais des analystes financiers. « Le risque climatique devient synonyme de risque réputationnel », selon Luisa Florez, analyste senior chez Axa (branche Investment managers, IM), dans une note officielle qui a aussitôt fait le tour de la planète. Ce risque « ne devrait pas être négligé dans les décisions d’investissement que les investisseurs prennent aujourd’hui » – Axa IM gère 600 milliards d’euros d’actifs. Fin 2014, la Banque d’Angleterre a informé une commission de la Chambre des communes qu’elle lançait une étude sur les risques d’une crise économique causée par les énergies fossiles en cas d’impossibilité d’extraire davantage de charbon, pétrole et gaz.

    La bulle carbone représentée par Carbon tracker (DR).

    En janvier 2015, des chercheurs ont estimé dans un article publié par la revue Nature, que pour espérer avoir 50 % de chances de maintenir la réchauffement planétaire à +2°, il fallait limiter les émissions de CO2 dans l’atmosphère à environ 1 100 gigatonnes. Concrètement, cela signifie qu’un tiers des réserves connues de pétrole, la moitié de gaz et 80 % des réserves de charbon ne doivent pas être exploités, et doivent rester dans le sol.

    En mai 2014, Standard and Poor’s a publié un rapport sur les impacts potentiels du dérèglement climatique sur les dettes souveraines : les événements climatiques extrêmes (pluies diluviennes, inondations, sécheresses, canicules, incendies…) vont plomber les rendements agricoles, la productivité de la main-d’œuvre et aggraver la mortalité. Cela coûtera cher aux économies, réduira leurs recettes fiscales, leurs capacités d’exportation. Et risque d’endommager leurs capacités à rembourser leurs dettes.

    L’agence de notation plaide donc pour la prise en compte du changement du climat parmi les critères d’évaluation des dettes souveraines. Elle a aussi créé un site dédié aux implications financières de la crise climatique.
    Dans une note plus directe encore, des analystes de la Deutsche Bank évoquent le risque d’un « pic du carbone » avant un « pic du pétrole ». Si les États veulent sérieusement limiter la hausse de la température globale à 2°, ils ne pourront pas forer la plupart des réserves existantes d’hydrocarbures. Dans ces conditions, « la nature du pétrole change : il n’est plus une marchandise rare dont la valeur augmente avec le temps, il devient un bien périssable qui perd sa valeur s’il n’est pas utilisé ». Les analystes citent le secrétaire d’État britannique à l’énergie, Ed Davey, craignent que les entreprises fossiles ne deviennent « les nouvelles subprimes ».  
    Les émissions de CO2 doivent plafonner en 2020, puis baisser de 2,5 % chaque année jusqu’en 2035. Cela équivaut à une baisse annuelle de la demande de pétrole de 0,5 %, alors qu’elle augmente de 1,5 % par an depuis vingt ans. Le récent accord entre la Chine et les États-Unis implique une réduction de 10 % de leur consommation de pétrole sur les quinze prochaines années, écrivent-ils.
    Puits de forage de gaz de schiste, plateformes pétrolières, raffineries, gazoducs, oléoducs : il n’est plus délirant d’imaginer qu’un jour, peut-être, cela ne vaudra plus grand-chose. Ce serait un véritable séisme dans l’économie mondiale.

    Si les gouvernements croient en ce qu’ils disent et que les négociations en vue de la signature d’un accord sur le climat en décembre 2015 à Paris ont un sens, le monde s’avance vers une bulle du carbone. Ce sont des actifs « bloqués » (« stranded assets »), selon le bureau d’études à but non lucratif Carbon tracker, qui estime que, les dix prochaines années, 1 100 milliards de dollars de dépenses d’investissement seront en jeu pour l’industrie pétrolière. La bulle carbone pourrait représenter 6 000 milliards de dollars. Les réserves d’hydrocarbures sont évaluées entre 4 000 et 5 000 milliards de dollars.
    « Notre boulot, c’est de provoquer leur faillite politique »

    Est-ce l’amorce d’un désinvestissement, c’est-à-dire d’un exil des capitaux en dehors des hydrocarbures ? C’est ce que veut croire 350.org, un réseau militant américain (mais aussi le Wallace Global fund ou encore Divest-Invest), qui organise, ce samedi 14 février, une journée internationale du « divestment » destinée à élargir son combat à un plus large public. Créé par l’universitaire et activiste Bill Mc Kibben, 350.org (comme 350 parties par million de CO2 dans l’atmosphère, niveau qu’il faudrait retrouver pour limiter le réchauffement global, alors que la planète vient de dépasser le seuil des 400 ppm) fait pression sur les universités pour qu’elles détournent leurs fonds d’investissements des énergies fossiles. 350.org s’inspire de la mobilisation anti-apartheid dans les années 1980, qui avait contraint des banques à cesser de placer des capitaux en Afrique du Sud. Selon leurs estimations, près de 50 milliards de dollars sont en cours de désinvestissement dans le monde. Les engagements varient d’ampleur et d’objets : l’université de Stanford en Californie ainsi qu'une faculté du Maine s’engagent à ne plus investir dans le charbon ; la célèbre New School à New York sort des fossiles,  ainsi que CalArts, et l’université catholique de Dayton, dans l’Ohio. Des discussions sont en cours à l’université de Washington à hauteur de 2,3 milliards de dollars de fonds. Une trentaine de villes dont Santa Monica et Seattle se joignent au mouvement. Au Royaume-Uni, l'université Soas (Londres), celles de Bedforshire et de Glasgow ont annoncé des décisions similaires. À l’inverse, Harvard poursuit ses investissements fossiles et Yale a refusé de désinvestir. Le Conseil mondial des églises s’est engagé à se retirer des fossiles. L’archevêque Desmond Tutu, héros de la lutte contre l’apartheid, lui apporte son soutien : « Nous ne pouvons pas continuer à entretenir notre dépendance aux énergies fossiles comme s’il n’y avait pas de lendemain, car ainsi il n’y aura pas de lendemain. »

     

    http://www.mediapart.fr/article/offert/f76ebea7433d01ceba3da193865e0d22


    La première grande victoire symbolique de ce mouvement fut sans conteste le basculement des héritiers de la famille Rockefeller : en septembre 2014, le Rockefeller Brothers Fund (860 millions de dollars d’actifs) a annoncé retirer ses fonds des hydrocarbures, qui représentent 7 % de ses placements. « John D. Rockefeller, le fondateur de Standard Oil, a sorti l’Amérique de l’huile de baleine et l’a fait entrer dans le pétrole. Nous sommes convaincus que s’il vivait aujourd’hui, en habile homme d’affaires regardant vers l’avenir, il sortirait des énergies fossiles et investirait dans l’énergie propre, renouvelable », a déclaré le président du fonds, Stephen Heinz.

    Tout aussi symbolique mais bien plus significatif économiquement, le fonds souverain de la Norvège, l’un des plus gros producteurs de pétrole et de gaz, a, en 2014, retiré 32 compagnies minières (dont 16 de charbon) de son portefeuille d’investissement, à cause de leurs émissions de gaz à effet de serre. Il se désengage également des sables bitumineux, de deux entreprises américaines arasant des montagnes pour en extraire le charbon (« mountain top removal »), des cimentiers et des mines d’or. Au total, le fonds d’Oslo investit 40 milliards de dollars dans les énergies fossiles. « Notre approche veut que nous sortions des secteurs et des activités où nous percevons de hauts niveaux de risque pour nos investissements à long terme, a commenté sa porte-parole. Les entreprises qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre peuvent être menacées par des réglementations et des changements qui pourraient faire chuter la demande. »

    Joint au téléphone par Mediapart, Bill Mc Kibben, le fondateur du réseau 350.org, explique que « les gens sont en train d’anticiper que le monde va peut-être agir contre le changement climatique. Si cela se produit, les actifs liés au pétrole et au charbon deviennent instables. Nous n’avons jamais pensé que nous allons conduire l’industrie des fossiles à la banqueroute. Notre boulot, c’est de provoquer leur faillite politique. Afin qu’ils n’aient plus le pouvoir de dominer notre vie politique. Donc quand des institutions importantes ou des personnages politiques importants coupent leurs liens avec l’industrie fossile, cela les affaiblit. Les montants du désinvestissement sont moins importants que de savoir qui s’y rallie. La décision la plus frappante jusqu’ici a été celle de la famille Rockefeller. C’est la première fortune du pétrole historiquement. La décision de Stanford est aussi très importante parce que c’est probablement une des universités parmi les plus attrayantes aux États-Unis, aujourd’hui ».
    Tumblr, tweets, page Facebook se multiplient. Même si les 50 milliards désinvestis ne pèsent pas grand-chose en comparaison des 5 000 milliards de réserves d’hydrocarbures, le mouvement de libération des fossiles engrange les victoires symboliques, orchestrées avec un certain génie médiatique. Le lobby des énergéticiens commence à riposter, comme avec cette vidéo qui se moque des partisans de la sortie du pétrole.

    Vidéo : http://www.mediapart.fr/article/offert/f76ebea7433d01ceba3da193865e0d22


    En France, difficile de trouver l’équivalent de la mobilisation étudiante américaine et britannique, nos universités n’étant pas des acteurs des marchés financiers. La branche hexagonale de 350.org, Attac, les Amis de la Terre et la fondation France Libertés ont tout de même trouvé une cible : le fonds de réserve des retraites, abrité par la Caisse des dépôts et consignations pour équilibrer à terme le régime des retraites, qui détenait, fin 2013, plus de 922 millions d’euros d’investissements directs dans 60 des plus grosses entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier, ainsi que dans le charbon, selon l’Observatoire des multinationales. « Il est aberrant, d'un point de vue économique, social comme politique, de faire reposer le financement d'une partie de nos retraites sur des entreprises polluantes ; autrement dit de préparer l'avenir en détruisant la planète », dénoncent les associations.

    Vidéo : http://www.mediapart.fr/article/offert/f76ebea7433d01ceba3da193865e0d22


    Les banques hexagonales sont dans le collimateur des Amis de la Terre qui dénoncent leur « argent sale » : celui qu’elles prêtent directement ou qu’elles contribuent à placer, par le biais d’activités de conseil ou de portage. En décembre dernier, la Société générale s’est retirée d’un vaste projet minier en Australie, Alpha Coal, après l’occupation de l’une de ses agences par le mouvement pour la justice climatique Bizi. « L’enjeu, c’est de bloquer tout le bassin minier du bassin de Galilée, qui menace la grande barrière de corail et représente une véritable bombe climatique, explique Lucie Pinson, chargée de campagne finance de l’ONG. S’il se développait comme ses promoteurs le souhaitent, il deviendrait le 7e émetteur de dioxyde de carbone au niveau mondial, juste derrière l’Allemagne. » L’association colle aussi aux basques de BNP Paribas et du Crédit agricole. « Parler d’obligations vertes et de finance climat ne change pas grand-chose si les banques continuent d’investir autant dans le fossile, et sans aucune transparence. Nous voulons qu’elles publient la liste des entreprises à qui elles accordent des prêts, ainsi que les montants en jeu. Il faut qu’elles mesurent les émissions de gaz à effet de serre correspondant à ces opérations, et pas seulement celles des bâtiments de leurs agences ! » Accuser les banques de « climaticides » : un risque « réputationnel » de plus pour le secteur bancaire, déjà secoué par le scandale sur l’évasion fiscale et les pratiques douteuses d’HSBC.


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  • 2 milliards jetés par les fenêtres

    Cet article n'est pas très objectif.

    Qu'il dénonce le gaspillage de l'électricité par les ménages n'est pas une mauvaise chose, si tant est que le consommateur prenne conscience de son « Comportement coupable ».
    Stigmatiser ainsi l'usager a quelque chose de malsain, vis-à-vis d'autres gabegies passées sous silence.

    Si l'on ajoutait les sources de gaspillage telles que les vitrines et enseignes publicitaires éclairées la nuit, les monuments soi-disant mis en valeur à grands coups d’allogènes, les éclairages publics, sous le prétexte farfelu de sécurité, les décorations de fêtes de fin d'année qui durent souvent plusieurs semaines, ( alors que dans le même temps EDF est parfois en « Rupture » et obligé d'importer de l 'électricité ) etc... Cela représente bien plus que 2 réacteurs nucléaires.
    La fée électricité est une illusion très bien orchestrée par EDF et les décideurs complices qui eux, y trouvent un intérêt financier au détriment des usagers naïfs, ainsi que l’écosystème mis à mal.

    La pollution lumineuse ronge petit à petit le noir de la nuit. Le ciel nocturne serait en voie de disparition. Or, l’excès d’éclairage artificiel est source de perturbations pour les écosystèmes, la biodiversité et la santé humaine.

    N'en déplaise à cet hurluberlu délirant qui a vraiment mal choisi ce sujet d'opposition et n'a rien compris.
    http://www.contrepoints.org/2013/07/10/130375-interdire-leclairage-nocture-un-non-sens-economique

    Gaulois.


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  • Le prix du courant va flamber

    Finalement, ces augmentations du coût de l'électricité est un juste retour des choses pour ceux qui ne jurent que par le nucléaire et n'ont donc pas à se plaindre. Ce qui n'exclut pas de voir les choses en face. Le nucléaire, contrairement aux idées reçues devient de plus en plus cher. En effet, depuis la catastrophe de Fukushima, les décideurs du nucléaire français se sont " Réveillés " et les opérations d'évaluation, de sécurisation des réacteurs français s'envolent, avec les coûts qui s'y rapportent. Pourtant, toujours selon les adeptes du nucléaire, la technologie française dans ce domaine est sûr ! Il faut croire que de sérieux doutes subsistent.
    En attendant, l'usager paie de plus en plus cher l'électricité à 80 % nucléaire.
    Avec en prime les risques de catastrophe.
    Les autorités, avec les médias à la botte, oublient cependant de parler du gouffre « EPR ». les deux réacteurs en construction, un à Flamanville et l'autre en Finlande n'en finissent pas de se construire, pour des coûts ayant plus que doublés et dépassant actuellement 4 ans de retard.
    Comme toujours, toute absence de démocratie favorise une technologie nucléaire coûteuse et dangereuse.
    Il serait temps que l'usager se pose les vrais questions.
    Gaulois.

    Réacteur nucléaire EPR : la bombe à retardement dont personne ne parle
    http://blogs.mediapart.fr/edition/nucleaire-lenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/041212/reacteur-nucleai

    - Le chargement en combustible nucléaire doit avoir lieu avant le 11 avril 2017
    - EDF est engagé dans une course poursuite pouvant mener à la catastrophe...

    Le décret de création du réacteur EPR de Flamanville, signé le 10 avril 2007 par le premier ministre Dominique de Villepin, et publié le lendemain au Journal officiel de la République, contient une véritable bombe à retardement dont les conséquences sont potentiellement catastrophiques pour les finances d'EDF voire pour la santé de la population européenne.

    En effet, ce décret précise (article 3 alinéa 2) que "Le délai pour réaliser le premier chargement en combustible nucléaire du réacteur est fixé à dix ans à compter de la publication du présent décret au Journal officiel de la République française", c'est-à-dire avant le 11 avril 2017.

    Au moment de la publication de ce décret, alors que EDF prétendait construire et mettre en service l'EPR en cinq ans, un délai de dix ans relevait assurément d'une prudence extrême, voire excessive. Il en est tout autrement aujourd'hui.

    En effet, ayant accumulé les retards, contretemps, et autres malfaçons, EDF se retrouve désormais avec une véritable épée de Damoclès au dessus de la tête. La mise en service de l'EPR est officiellement prévue pour 2016 si tout se passe bien. Or, depuis le début de ce chantier catastrophe, tout se passe mal.

    Si de nouveaux contretemps compromettaient le chargement de l'EPR avant la date fatidique du 11 avril 2017, les conséquences seraient incommensurables pour EDF : le décret de création de l'EPR ne serait plus valable, il faudrait refaire toute la procédure administrative, y compris un nouveau Débat public officiel puis une enquête publique, ce qui prendrait à coup sûr plusieurs années.

    Le réacteur EPR, qui aurait probablement (?) été achevé entre temps, resterait donc à l'arrêt, achevant de ruiner les finances et ce qu'il reste de crédibilité à EDF. Il est évident que les autorités françaises veulent à tout prix éviter ce scénario catastrophe, ce qui pose d'ores et déjà des questions cruciales.

    En effet, maintenant que EDF a gaspillé tous ses "jokers", le risque est que les prochaines malfaçons soient cachées afin de ne pas dépasser la date du 11 avril 2017. EDF va exercer - ou exerce déjà - en sous-main une pression morale sur les dirigeants politiques et sur ceux de l'Autorité de sûreté nucléaire, dont la supposée "indépendance" a été prise en défaut lorsque l'enjeu politique était crucial (cf http://observ.nucleaire.free.fr/deconstruire-mythe-lacoste.htm ).

    Il est donc clair que ce ne sont pas seulement les finances d'EDF, déjà exsangues, qui sont menacées par cette épée de Damoclès : c'est bien la santé de la population européenne qui est en jeu. Certes, même sans malfaçons, l'EPR est comme tout réacteur nucléaire susceptible de causer une catastrophe.

    Mais l'EPR, mal conçu et mal construit, est probablement un des plus dangereux réacteurs nucléaires au monde. Et si, de plus, il est mis en service avec des malfaçons cachées, la possible catastrophe nucléaire sera alors tout à fait probable.

    Le mieux serait assurément de suivre les exemples de réacteurs nucléaires entièrement construits mais jamais mis en service, comme à Lemoniz (Espagne), Zwentendorf (Autriche) ou Kalkar (Allemagne).

    Observatoire du nucléaire - Communiqué du mardi 4 décembre 2012

    L'bservatoire du nucléaire est l'un des sites le mieux informé sur les questions et les les dérives du nucléaire. N'hésitez pas à le consulter régulièrement ici : http://observ.nucleaire.free.fr/  

      Comment EDF a menti dès 2005 pour
    obtenir la décision de construire l'EPR
    - Le coût de l'EPR annoncé au départ par EDF était de 2,8 milliards
    - Les mensonges d'EDF ne concernaient pas que le prix de l'EPR...
    EDF vient d'annoncer que le réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) coûterait 8,5 milliards, soit 2 milliards de plus que lors de la précédente estimation, quelques mois plus tôt. En réalité, le surcoût à ce jour (il serait très surprenant qu'il n'y ait pas bientôt de nouvelles augmentations) est de 5,7 milliards.
    En effet, le premier chiffre avancé par EDF en 2005 était de 2,8 milliards
    ( cf http://observ.nucleaire.free.fr/EDF-promo-EPR-2005.pdf )
    Le chiffre actuel de 8,5 milliards est donc le triple du prix annoncé au départ.
    L'Etat étant l'actionnaire principal d'EDF (et même actionnaire unique jusqu'en 2005), l'aval des parlementaires était indispensable pour le lancement du chantier de l'EPR, ce qui a été le cas avec l'adoption de la Loi d'orientation sur l'énergie (LOE) de 2005 ( http://observ.nucleaire.free.fr/LOE-2005.pdf   ) qui précise :
    "LEtat se fixe donc trois priorités. La première est de maintenir loption nucléaire ouverte à lhorizon 2020 en disposant, vers 2015, dun réacteur nucléaire de nouvelle génération"
    Pour obtenir l'aval des parlementaires, EDF a lourdement menti sur le prix de l'EPR : ce dernier aurait-il été accepté si le coût de 8,5 milliards (à ce jour) avait été connu ?
    Pire : pour éviter tout doute quant au coût réel, comme on peut le voir dans les documents publiés à la même époque par EDF pour le Débat public officiel (organisé par la Commission nationale du Débat public) en 2005 :
    - EDF a prétendu que le prix annoncé intégrait "les coûts de développement de l'EPR" :
    "En intégrant les coûts de développement de lEPR, le projet Flamanville 3 représente un investissement de lordre de 3 milliards deuros."
    ( cf http://observ.nucleaire.free.fr/EPR-synthesedossierEDF-Debatpublic2005.pdf   )
    - EDF a prétendu maîtriser "les coûts de construction de ses nouveaux ouvrages." :
    "Au fil du temps, EDF est devenu le véritable architecte de ses centrales. Cette compétence est stratégique pour lentreprise car elle lui permet de faire évoluer son parc en maîtrisant les coûts de construction de ses nouveaux ouvrages."
    (cf http://observ.nucleaire.free.fr/EDF-EPR-Lepointsur.pdf ,page 3)
    "Au fil du temps, EDF a développé des compétences dingénierie et dexploitation de centrales nucléaires. Ces compétences sont stratégiques pour lentreprise. Elles lui permettent, aujourdhui, dêtre à la fois larchitecte et lexploitant de ses centrales, davoir ainsi une pleine maîtrise de la sûreté et des coûts tout au long de la vie des installations."
    (cf http://observ.nucleaire.free.fr/EPR-synthesedossierEDF-Debatpublic2005.pdf , page3)
    Le décret de création de l'EPR, signé par le premier ministre de Villepin 10 jours avant l'élection présidentielle de 2007, précise bien que la décision est prise, entre autre :
    Vu la demande présentée le 9 mai 2006 par EDF et les dossiers joints à cette demande ;
    Vu le compte rendu et le bilan du débat public organisé du 19 octobre 2005 au 18 février 2006 ;
    (cf http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20070411&numTexte=6   )
    La décision a donc bien été prise "vu les mensonges d'EDF" ! Bien sûr, les partis politiques qui se partagent le pouvoir depuis des décennies (principalement le PS et le RPR devenu UMP) sont pronucléaires, et leurs parlementaires votent mécaniquement tout texte qui soutient le lobby de l'atome.
    Pour autant, il est injustifiable que les parlementaires, et plus généralement tous les citoyens, aient été trompés par EDF sur le prix de l'EPR. Car EDF savait parfaitement qu'il était impossible de construire un réacteur en 5 ans et à 3 milliards



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  • Le courant coupé par erreur pour un homme en fin de vie

    Finalement, EDF a pris en parfaite connaissance de cause le risque d'accélérer la fin de vie de cet homme. En effet, croire que le logement était vide sans s'en assurer est dans ce cas un acte lâche et criminel. D'autant plus en exigeant un certificat médical pour rétablir le courant et priver le malade de son respirateur électrique durant quatre jours. A se demander si EDF n'a pas volontairement refusé le retour du courant, sachant que quatre jours, c'est assez pour mourir sans respirateur.

    Je dénonce régulièrement les méfaits criminels de EDF en matière de nucléaire, mais il faut savoir qu'ils ne s'arrêtent pas là. EDF prive d'électricité un grand nombre de personnes vulnérables. Certaines d'entre elles, sans courant, s'éclairent à la bougie et / ou se chauffent avec un réchaud à gaz. Il arrive que par maladresse, elles mettent le feu à leur logement et périssent dans l'incendie.
    http://www.rtl.fr/actualites/article/sans-electricite-il-meurt-dans-l-incendie-cause-par-une-bougie-7739711098

    Dans ma région du Perche sud, il y a quelques années, un vieil homme avait accidentellement mis le feu à son logement avec une bougie. Des rumeurs couraient qu'il était privé d'électricité. Il avait péri dans l'incendie. J'avais à l'époque tenté d'avoir des renseignements, mais une chape de plomb régnait et l'affaire n'a jamais été tirée au clair.

    Combien faudra-t-il de victimes d'EDF avant que des enquêtes sérieuses dénoncent ces coupures illégales, inhumaines et mortelles.  

    Lecture conseillée : « EDF un scandale français »
    De Laurence de Charette et Marie-Christine Tabet, journalistes au Figaro.
    Editions Robert Laffont septembre 2004

    Depuis quelques mois la justice enquête sur les étranges pratiques financières du comité d’entreprise le plus riche de France. Qui a sponsorisé la Fête de l’Humanité sans le savoir? La sonorisation de la dernière campagne électorale présidentielle de Robert Hue? Les repas des intermittents du spectacle en grève? Nous, les clients d’EDF… Depuis la fin de la guerre, l’argent d’EDF entretient la CGT et le Parti communiste avec la bénédiction des gouvernements de droite comme de gauche. La paix sociale n’a pas de prix!
    Les syndicats, les politiques, les dirigeants mais aussi les fonctionnaires de Bercy qui devaient contrôler la bonne utilisation de l’argent public sont aujourd’hui directement mis en cause. «EDF, un scandale français» raconte, preuves à l’appui, comment, au fil des ans, le comité d’entreprise d’EDF est devenu la caisse noire du Parti et démonte les rouages de cette machine de guerre financière. Mais il montre aussi que ce système a fait son lit sur un terrain bien particulier: celui du service public à la française, sa grandeur mais aussi ses réseaux, ses privilèges et son opacité où le politique prime sur l’économique. Un rapport confidentiel de la Cour des comptes montre que les dirigeants, eux aussi, s’accordent des largesses: prêts sans intérêts, électricité gratuite, contrats à des sociétés amies…
    Un document explosif qui paraît au moment où EDF affronte une période clef de son histoire…

    Gaulois.


    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/02/26/01016-20130226ARTFIG00485-un-homme-sous-assistance-respiratoire-prive-de-courant.php

    Un septuagénaire en soins palliatifs à domicile s'est vu couper l'électricité pendant quatre jours. EDF affirme n'avoir jamais eu connaissance du dossier médical du retraité et pensait que le logement était vide.
    Deux retraités résidant dans l'Eure, à Val-de-Reuil, ont échappé de peu à la catastrophe: EDF leur a coupé le courant pendant quatre jours, et ce, alors que le mari, en soins palliatifs, vit grâce à un respirateur électrique. Au départ, le couple a cru à une coupure intempestive avant de se rendre compte de la faute de l'entreprise en les appelant.
    Pendant quatre jours, le couple de retraités s'est débrouillé sans aucune électricité pourtant vitale pour l'époux, en fin de vie. Sa femme explique qu'il a survécu malgré l'absence d'appareil respiratoire alors qu'il éprouve des difficultés à respirer la nuit. Ils se sont organisés «sans pouvoir toucher au lit médicalisé, sans pouvoir se servir de son lève-personne car tout est électrique, et sans pouvoir lui faire à manger». «C'est inadmissible, ce n'est pas normal de vivre dans des conditions pareilles», déclare-t-elle, en colère, au micro de RTL. L'incompréhension est d'autant plus grande que les deux époux affirment avoir payé toutes leurs factures d'électricité depuis leur arrivée.
    160 euros d'indemnisation
    L'entreprise a expliqué aux retraités avoir coupé l'électricité pensant que leur logement était vide. Selon Alain Laruelle, directeur commercial EDF Haute-Normandie, aucune démarche administrative n'a été faite par le couple pour prévenir EDF de leur situation. L'électricien n'a jamais eu leur contrat d'abandonnement (qui précise leur adresse ainsi que l'indexe de démarrage du compteur), c'est pour cela qu'ils ont cru que leur logement était inoccupé.
    EDF ignorait également que le retraité était en soins palliatifs. La règle générale, explique Alain Laruelle, veut que «le certificat prouvant les conditions de vie d'une personne soit transmis à la préfecture pour que les services (hôpitaux, pompiers, police...) puissent être au courant de la situation, mais cela n'a pas été fait».
    Pour l'épouse, le bailleur social et EDF savaient très bien qu'elle et son mari étaient présents dans les lieux puisque «le bailleur lui a fait un bail […], mais personne n'a réagi que j'étais là, c'est impensable, mais c'est comme ça», assure-t-elle sur RTL. L'électricité a finalement été rétablie lundi matin. L'entreprise a présenté ses excuses et pour dédommager les retraités, elle leur a offert 160 euros d'indemnisation, puis a pris à sa charge la réouverture du compteur. Alain Laruelle précise qu'EDF se chargera d'accompagner cette famille pour faire les démarches administratives nécessaires afin de régulariser sa situation.


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  • Tarification progressive des énergies et fluides.

    Voilà un domaine sensible. Les énergies et fluides sont des besoins indispensables à la vie. Mais dans l'état actuel des choses, qui paie quoi et combien ? Voilà la grande question.
    Il n'y a bien sûr pas de recette miracle et qui en trouverait une aurait certainement beaucoup de mal à la faire appliquer pour une raison très simple ; les énergies et l'eau sont depuis longtemps des lobbies dont les multinationales tirent un maximum de profit, au détriment de l'usager qui paie le prix fort. 
    Pour que les choses changent réellement, il faudrait « Casser » ces lobbies. Le scénario Négawatt abordé ci-dessous est séduisant mais illusoire, même s'il s'oriente dans le bon sens, ce ne sont que des intentions dont les décideurs, à la botte des lobbies, n'ont que faire. Pourquoi :
    Prenons la distribution de l'eau. Il n'y a pas si longtemps, nous pouvions observer des tarifs dégressifs sur les factures. Ce qui occasionnait une incitation , même inconsciente, à la consommation pour le plus grand bonheur du portefeuille du distributeur.
    Inversement, un tarif progressif, avec les premiers mètre cubes gratuits ou pour le moins très bon marché, permettrait aux plus modestes un accès plus juste de ce besoin indispensable à la vie. Danielle Mitterrand préconisait les 40 premiers litres d'eau par jour et par personne du foyer, gratuits. Et un tarif progressif au-delà de cette limite. Il en est ( les plus riches ! ) qui trouvent cette proposition injuste. Argumentant qu'ils vont payer pour les pauvres. Ce qui est absurde puisque même les riches dans ce cas bénéficiraient de ces 40 litres gratuits. Après, s'ils lavent leur voiture et arrosent le gazon à longueur d'année, c'est bien normal qu'ils paient ce gaspillage insensé. L'incitation préconisée a un double effet : l'accès facilité aux plus démunis et l'incitation à l'économie de l'eau.
    Autre aspect qui est peu abordé, même si de ci delà le sujet est timidement abordé et quelques initiatives voient le jour. La récupération de l'eau de pluie, qui peut servir à de multiples usages domestiques non alimentaires comme le lave linge, les toilettes et l'arrosage du jardin. Là, ceci peut s'appliquer en ville comme à la campagne. Il suffit d'équiper les habitations d'un double circuit d'eau.
    Imaginez un immeuble sur lequel serait disposé des panneaux photovoltaïques judicieusement intégrés afin d'assurer l'éclairage des communs, l'activation de pompes qui alimenteraient les foyers en eau de pluie stockée dans des cuves.... Les possibilités sont énormes si la volonté politique remplace le lobbie. Ce dernier voit d'un mauvais œil les marchés qui lui échappe avec ces mesures incitatives à l'économie.
    Mettre en place des tarifs progressifs n'est pas suffisant. Il faut prendre garde que ce système ne masque pas des augmentations globales démesurées, car le marchand lui, veut faire du fric. 
    Il faut diversifier les ressources tout en les préservant du gaspillage. Favoriser les incitations à la récupération de l'eau de pluie, la production d'électricité au niveau local par les particuliers et la collectivité. Près de 50 milles petits barrages ont été supprimés en France en un peu plus d'un demi-siècle ! Pour satisfaire les appétits de EDF et la prolifération du nucléaire. Il faut y revenir, n'en déplaise aux associations de pêcheurs qui prétendent à la destruction du poisson, qui pourtant abondait il y a un demi-siècle.
    Pour ce qui est de cette loi, les sénateurs n'en ont rien à cirer et probablement les députés aussi. Même si la dite loi est retoquée et dans le bon sens, nous pouvons douter de son application.
    Le sujet est vaste et les possibilités illimitées, mais rien n'est possible encore une fois sans une réelle volonté économique et politique. Il est toujours permis de rêver.

    Mon présent commentaire n'est qu'une esquisse personnelle sur ce vaste sujet

     Gaulois.

    27/11/2012 | Rodrigue Coutouly
    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/autres/221159843/analyser-lechec-loi-instaurant-tarification
    Analyser l'échec de la loi instaurant une tarification progressive de l'énergie
    LE CERCLE. Le 30 octobre, le Sénat rejetait la loi relative à la transition vers un système énergétique sobre, loi instaurant une tarification progressive de l'énergie. Même si la loi sera probablement adoptée en seconde lecture par l'assemblée nationale, cette loi mérite un examen critique.

       Certes, les socialistes en général, et François Brottes, le rapporteur de la loi, en particulier, ont le mérite de s'attaquer enfin aux tarifs de l'énergie. Le principe d'une tarification progressive est louable et souhaitable.
    Mais le résultat est une véritable usine à gaz qui n'a pas de lisibilité pour les consommateurs. Les critiques se sont focalisées sur cette complexité et sur le risque de rupture d'égalité devant l'accès à l'énergie.
    En réalité, les concepteurs de la loi ont tellement voulu rendre cette loi égalitaire que la prise en compte de multiples paramètres l'a rendu incompréhensible: nombre d'habitants du foyer, zone géographique, mode de chauffage, compensation pour les locataires avec report sur les propriétaires, tarif social étendu. On s'y perd et on se demande comment l'Etat va arriver à atteindre un autre objectif de la loi: équilibrer les bonus et malus pour que cela ne coûte rien aux contribuables !
    Il y avait une autre solution plus simple, plus  lisible, plus juste et plus efficace: les contributions incitatives permettant d'aller vers la transition énergétique.
    On trouvera une description détaillée de ce mécanisme dans un autre article *. Résumons les principes de cette démarche alternative:
    Pour l'eau, le gaz et l'électricité, les premières unités sont gratuites puis elles augmentent progressivement.
    Mais ce surplus n'est pas élevé, il consiste à rajouter quelques centimes (ou dizaine de centimes d'euros) par unité (kw ou m3). Cette taxation permet d'une part de financer les premières unités gratuites, d'autre part de financer des investissements permettant d'améliorer l'efficacité énergétique et la sobriété des logements.
    La même démarche s'applique à la taxe d'habitation : une petite contribution proportionnelle à la consommation énergétique est appliquée. Sa récolte est utilisée, là encore, pour financer des investissements dans la transition énergétique.
    Les contributions incitatives demandées sont trés faibles mais leur progression est prévue par loi et connue sur une décennie. les consommateurs et les propriétaires sont donc parfaitement au courant de leur situation et de son évolution.
    L'argent récoltée l'année N est réinvesti l'année N+1. Bien entendu, les aides à l'investissement sont proportionnelles aux revenus du bénéficiaire.
    Cette démarche est plus simple et plus adaptée. Il est dommage que les concepteurs de loi n'aient pas su trouver des solutions plus commodes et facilitant la transition.



    * Mercredi 15 février 2012
    Description d'un mécanisme de contributions Négawatt permettant de financer la transition énergétique
     
     
    Dans deux articles précédents, nous avions préciser les obstacles qui s'opposent au scénario Négawatt après avoir pointer les facteurs de réussite nécessaires à la réussite de cette transition énergétique.  Nous voulons maintenant décrire de manière précise un système efficace de politiques publiques qui permette à la fois de financer la transformation Négawatt tout en  persuadant les ménages et les entreprises de modifier leurs pratiques énergétiques.
    Cet article sera donc purement descriptif. Nous renvoyons le lecteur aux deux articles précédents ci-dessus et à l'article  explicatif  suivant (les numéros avec astérisques dans le texte renvoie aux paragraphes de ce dernier article). Ce parti pris rédactionnel permet de décrire, avec précision, un système fiscal  relativement complexe mais qui n'a rien de compliqué dans ses applications. Celui-ci s'articule autour de deux contributions incitatives différentes. On va exclure de cet article les usages liés à la mobilité où les enjeux sont particuliers.
     
    1-Une contribution incitative sur l'énergie:
    Cette contribution s'applique à toutes les énergies : fuel, gaz, électricité. Sur ces différents vecteurs secondaires s'appliquent un système de tarification progressive.
    Celui-ci comporte trois niveaux de tarification:
    -niveau 1: le minimum de consommation correspondant aux usages de première nécessité . Par exemple, pour l'électricité, ce minimum contient l'éclairage, la production de froid et quelques usages spécifiques d'appareils nécessaires (un ordinateur portable, recharge d'appareils portables, ...).  Les fournisseurs seront obligés, par la loi, de supprimer les abonnements coûteux qui rendent les premiers kilowatts les plus chers.(*1)
    -niveau 2: le niveau médian correspondant à un usage relativement sobre de la source d'énergie considéré.
    -niveau 3: le niveau élevé se situe au-dessus d'un seuil où l'énergie est utilisé sans discernement, pour les usages les moins essentiels.
    Bien entendu, les seuils entre ces trois niveaux vont tenir compte de la situation particulière du contributeur qu'il s'agisse d'un ménage ou d'une entreprise.(*2)
    Ce qui distingue ces trois niveaux, c'est l'importance et la nature de la contribution demandée.
    -niveau 1: aucune contribution, ce niveau permet aux familles modestes de continuer à bénéficier d'une énergie de base à un prix accessible. 
    -niveau 2: une contribution incitative énergétique est demandée. Son produit est rendu systématiquement à celui qui la paie de la manière suivante:
    -sous la forme d'obligations, bloquée pendant 10 ans, permettant d'investir dans des entreprises développant les énergies renouvelables. Le contributeur choisissant lui-même ces entreprises mais ne peut toucher à l'argent pendant cette décennie.(*3)(*4)
    -en totalité, en une seule fois, si ce contributeur en a besoin pour financer des travaux dans son habitation (pour un ménage) ou ses locaux (pour une entreprise), travaux portant sur l'efficacité énergétique (isolation, système de chauffage, production d'énergie ...).(*5)
    Cette contribution est proportionnelle au pourcentage d'énergies non renouvelables présent dans l'offre de son fournisseur. Elle est aussi proportionnelle à la quantité d'énergie consommée.(*6)(*7)
    Au bout de 10 ans d'immobilisation, l'argent est rendu en totalité au contributeur, mais une partie est prélevée pour payer la gestion de ce système fiscal. 
    -niveau 3: la contribution demandée est beaucoup plus forte proportionnellement. Elle ne sera pas rendue à celui qui va la payer. Elle aura un double usage:
    -une partie (50%?) servira à financer la précarité énergétique qui touche plus de 8 millions de Français : participer au paiement de leurs factures d'énergie mais aussi débourser l'argent nécessaire  aux travaux d'isolation de leur logement qu'ils ne pourront jamais financer eux-mêmes.(*8)
    -une autre partie sera installé sur un fond dédié au financement du démantèlement des centrales nucléaires. (*9)
     
    Cette contribution énergie sera très faible au début mais elle va évoluer en augmentant au fil des années. (*12) Sa progression sera strictement encadrée par la loi et sera prévue sur le long terme (jusqu'en 2050?).
     
    2-Une contribution incitative sur le logement:
    Cette contribution sera adossée à la taxe d'habitation. (*10) Elle va dépendre du diagnostic énergétique, rendu obligatoire pour tous les locaux, et sera proportionnelle à la consommation énergétique. Un pavillon des années 70 consommant 300 kWhep/m3.an va payer une contribution cinq fois supérieure à un logement actuel à 60 kWhep/m3.an. 
    Là encore, la contribution demandée restera modeste : de l'ordre du 10 euros par mois dans le premier cas, de 2 euros dans le second cas. Mais là aussi, son augmentation sera inexorable et parfaitement lisible par une loi-cadre qui en fixera l'évolution.
    De la même manière que pour la contribution sur l'énergie, le produit fiscal va revenir en totalité dans la poche du contribuable avec le même système : achat d'obligations bloqués destinés aux entreprises investissant dans le renouvelable, récupération pour les travaux nécessaires. Payée par le propriétaire, celui-ci va devoir faire des choix judicieux si il ne veut pas perdre de l'argent.
    En effet, contrairement à la première contribution, le propriétaire ne pourra récupérer son argent que pour investir dans le bien-être énergétique de son patrimoine. (*11)
    Conclusion: le système proposé favorise le découplage par les acteurs (ménages et entreprises) par rapport au système énergétique actuel, issu du monde d'abondance et de gaspillage du XXIéme siècle. Pédagogique, il fournit les moyens à chacun de s'emparer de la transition énergétique et d'en devenir acteur à son propre profit. Il permet aussi de "travailler" la transition négawatt dans ses trois axes : la sobriété, l'efficacité et les renouvelables. 


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