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Nucléaire : l'argent avant la sécurité

   Ce n'est pas nouveau ! La sécurité passe au second plan derrière le fric.

Si les nucléocrates étaient doués de bon sens et d'humanité, ils ne seraient pas nucléocrates et cette technologie de mort n'existerait pas, ainsi que les millions de victimes passées, présentes et à venir.

Gaulois.   

http://www.netoyens.info/index.php/contrib/07/04/2013/fukushima-le-profit-prime-sur-la-securite

« Après Tchernobyl, toute l’énergie de l’industrie nucléaire a été consacrée à dissimuler l’événement, pour éviter de nuire à sa réputation. L’expérience de Tchernobyl n’a pas été étudiée correctement : qui a l’argent pour les recherches ? L’industrie et personne d’autre. »
 
Des propos édifiants de Louli Andreev, ancien directeur de l’agence de décontamination soviétique Spetsatom, qu'il est utile de garder en mémoire :
« Après Tchernobyl, toute l’énergie de l’industrie nucléaire a été consacrée à dissimuler l’événement, pour éviter de nuire à sa réputation. L’expérience de Tchernobyl n’a pas été étudiée correctement : qui a l’argent pour les recherches ? L’industrie et personne d’autre.
(…)
Pour Louli Andreev, le feu à l’origine de rejets radioactifs mardi à Fukushima et impliquant des barres de combustible usagées stockées près de réacteurs ressemble à un exemple de la façon dont le profit prime sur la sécurité.
(…)
Selon lui, l’AIEA devrait partager la responsabilité, pour les normes qu’elle édicte, car elle est trop proche des firmes qui construisent et assurent le fonctionnement des centrales. Et il accuse l’équipe d’urgence accident mise sur pied par l’agence basée à Vienne d’être un ‘think tank’ plutôt qu’une équipe de travail.
« Ce n’est qu’une fausse organisation parce que toute organisation qui dépend de l’industrie nucléaire – et l’AIEA dépend de l’industrie nucléaire – ne peut pas fonctionner correctement. »
« Elle cachera toujours la vérité. »
« L’AIEA … n’est pas intéressée ne peut voir un intérêt dans la concentration de l’attention sur un accident possible dans l’industrie nucléaire. Ils ne sont absolument pas intéressés par toutes les organisations d’intervention d’urgence. »
(…)
Andreev dit trop bien comprendre ce que traversent les autorités japonaises à Fukushima, et que des solutions créatives seraient nécessaires pour contenir les fuites.
« C’est une situation de panique tranquille. Je connais cette situation. La discipline est la chose principale dans l’industrie mais l’intervention d’urgence requiert de la créativité, de l’imagination et de l’improvisation. »
Source : http://www.reuters.com/article/2011/03/15/us-japan-nuclear-chernobyl-idUSTRE72E5MV20110315
(trad. vgallais)

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Restitution de comprimés d'iode : le CEA et les autorités cherchent à tranquilliser la population

 Soyez rassurés braves gens ! Le nucléaire " Français " est sans danger.

Tout est dit clairement dans le communiqué de la coordination antinucléaire sud-est !

Gaulois.

 Par admin  11 avril 2013
http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/

Les préfets du Gard et du Vaucluse viennent de lancer, sous le regard énamouré du Commissariat à l'Energie Atomique, une vaste opération de récupération des pastilles d'iode distribuées à la population depuis des années autour du site nucléaire militaro-civil de Marcoule. Arguant d'une mise à l'arrêt de 2 réacteurs les autorités tentent de faire croire à la population qu'il n'existe plus de risque nucléaire pour la santé. Un rideau de fumée que dénonce fermement la Coordination antinucléaire du sud-est.
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Communiqué de la Coordination antinucléaire sud-est

Le CEA et les autorités cherchent à tranquilliser la population. Une campagne de restitution des comprimés d'iode est organisée pour cela.
Les préfets du Gard et du Vaucluse organisent une campagne de restitution des comprimés d'iode dans les communes du Gard et du Vaucluse aux alentours de Marcoule, en partenariat avec le CEA. Ils justifient ainsi cette opération :
« Depuis l'arrêt définitif des réacteurs Célestin et Phénix, il n’existe plus de risques d’accidents de fusion entraînant un rejet massif d’iode radioactif. Dès lors, la distribution et la prise de comprimés d’iode stable dans le périmètre du plan particulier d'intervention (PPI) ne se justifie plus. »
Rappelons que le rôle de l’iode stable est de saturer la thyroïde pour éviter qu’elle ne capte l’iode radioactif émis lors des accidents de fission. Cela ne protège en rien des dégâts provoqués dans les organismes par les différents radionucléides rejetés en cas d’accident nucléaire.
La prise d’iode joue un rôle rassurant, elle laisse croire à une protection contre la radioactivité. Inversement s’il n’y a plus de distribution d’iode, c’est qu’il n’y a pas de danger. C’est la raison pour laquelle le Japon a tardé à distribuer de l’iode pour ne pas avoir à reconnaitre la gravité de la catastrophe de Fukushima.
Cette décision appelle de notre part les commentaires suivants :
Des quantités importantes d’uranium et de plutonium sont utilisées à Marcoule pour élaborer les combustibles des centrales nucléaires, l’accident de criticité est alors possible si la masse critique est atteinte accidentellement (quantités d’uranium fissile et/ou de plutonium trop importantes en contact). Cela paraît « impossible », et pourtant au Japon (déjà), en 1999, c’est ce qui s’est passé à l’usine de combustibles de Tokaï Mura. Il s’agissait d’uranium enrichi importé de France (!), et, par erreur de travail, la fission nucléaire accidentelle s’est déclenchée. Bilan 2 morts, des centaines de personnes (travailleurs et population voisine) contaminées, 300,000 habitants confinés chez eux.
On ne peut donc exclure l’éventualité d’un tel événement.
Car que se passerait-il dans le cas d'une « erreur de travail » accidentelle comme à Tokaï Mura, ou de la chute d’un avion sur les vieux combustibles usés stockés sans précaution, face à cette éventualité, si ce n'est un « accident de fusion »?
La véritable raison de cette opération est à nos yeux une manipulation grossière afin de tenter d'amoindrir la vigilance de la population sur les atteintes sanitaires dont elle est victime de la part du nucléaire et sur le risque de catastrophe dans notre région particulièrement surnucléarisée (catastrophe qui peut être d’origine naturelle – séisme, inondation), accidentelle ou terroriste.

Le CEA et les autorités n’ont pas oublié les mouvements de panique provoqués par l’explosion du four de Centraco (dont on attend toujours d’en savoir plus), ou plus récemment par les accidents sur le site du Tricastin. Un quart de siècle après Tchernobyl, 2 ans après Fukushima chacun sait que la catastrophe nucléaire est possible, et même de plus en plus probable, surtout en zone sismique comme c'est le cas dans notre région.
De plus, annoncer qu’il n’y a plus de risque de fission (ce qui est osé!), c’est tenter de faire oublier que Marcoule distille insidieusement dans l’eau et dans l’air des radionucléides de la plus haute dangerosité, rejets qui contribuent à accroitre les maladies graves, et les grossesses à risques dans la population.

Nous estimons donc que la campagne de restitution des pastilles d’iode n’est qu’une opération destinée à faire oublier la dangerosité des centres nucléaires pour les populations.
Pour sortir de cette situation nous appelons à l’arrêt immédiat des activités nucléaires, et à leur reconversion vers les opérations de démantèlement, de gestion des déchets, et surtout vers le développement des technologies de maîtrise de la consommation d'énergie et de sa production renouvelable. Toutes ces activités sont créatrices d’emploi. C’est le sens de la marche qui se déroulera du 15 au 26 avril de Cadarache à Marcoule en passant par le Tricastin (voir ici).
le 11 avril 2013

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