Le très grand Crime et ses soldats
Je vous encourage vivement à lire ce document.
Si le ton est vif, il n'en demeure pas moins très réaliste sur la société " Mouton " actuelle.
Bonne lecture. Certaines images sont difficilement soutenables !!!
Gaulois.
http://grenoble.indymedia.org/2013-01-13-Le-tres-grand-crime-et-ses-soldats
Suite de
http://www.monde-solidaire.org/spip/IMG/pdf/94d.publie16Oct2012LaLiberte.pdf
http://rebellyon.info/Appel-aux-Sentinelles-perdues.html
(http://rebellyon.info/Le-ras-le-bol-du-rat.html)
Copier les liens dans votre navigateur. Certains ne sont peu-être plus actifs ou partiels.
« Tout individu honnête sait bien que sa pente est de ne pas penser pour ne pas agir »[...]
p123« pour nous défendre du vide cosmique, nous bâtissons des murs qui enferment un
microcosme où la loi humaine se substitue à celle de la jungle. Sur l'enfer de nos instincts, notre
volonté, et surtout le Droit édifient la scène lumineuse nécessaire à notre vie. Mais plutôt qu'ils ne
les suppriment, ils les refoulent et les dissimulent : du violent ils font le perfide et de la brute
l'hypocrite. La société n'introduit un minimum d'ordre dans le chaos qu'au nom d'un idéal moral ou
politique qui a pour fonction de camoufler le mal autant que de l'abolir. Parce qu'il est trop évident
que la condition humaine est dominée par l'argent, le sexe et la mort, toute société se fonde
officiellement sur un homme moral qui n'aurait pas plus de portefeuille que de couilles, et qui
naturellement ne meurt pas..»
Bernard Charbonneau (Je fus-Essai sur la liberté)
« Impuissante à réguler la circulation des matières fissiles et à régler le dossier iranien, l’Agence
internationale de l’énergie atomique a deux visages : zélatrice du nucléaire civil d’un côté,
gendarme du nucléaire militaire de l’autre. Elle défendra les vertus de l’atome y compris à
Fukushima, où elle tiendra sa conférence ministérielle du 15 au 17 décembre. » (par Agnès Sinaï,
décembre 2012).
http://www.monde-diplomatique.fr/2012/12/SINAI/48507
« Contrairement à ce que pensent les révolutionnaires du web 2.0, la consommation massive
d'internet ne constitue en rien une échappatoire au journalisme dominant. La société du spectacle
ne fait que s'étendre davantage dans la vie de chacun, connecté en permanence à un flux qui
enfle . « Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation » écrivait Guy
Debord dès 1967. » [...] Nous ne percevons plus la vie qui nous entoure par nos sens, nos
relations, notre contact direct avec le réel. Nous consommons une mise en scène du présent, sans
aucune issue en dehors de cette « énorme positivité indiscutable », « image de l'économie
régnante » (Debord).
L'homme ainsi bombardé d'information est mis en sommeil, sans capacité de penser et d'agir.
Perdu dans l'immédiateté, il n'a pas le temps de prendre du recul, de mettre les faits en relation les
uns avec les autres, d'analyser, d'approfondir. A peine produit un événement est déjà dépassé,
chassé par un nouveau venu. »[...] « « la multiplicité des informations, bien loin de permettre aux
individus de juger, de se faire une opinion, les en empêche , les paralyse. » Ellul (Propagandes) »
Pierre Thiesset (La-bas si j'y suis pas -La Décroissance N°95)
Que du vrai dans tout cela, néanmoins le hasard des informations que l'on reçoit par paquets et
nos « pôles d'intérêt » dus à notre propre histoire et nos rencontres permettent de temps en temps
d'accrocher quelques informations entre elles. Ainsi la disparition du Résistant Michel Slitinsky le 8
décembre 2012 permet de remettre en avant poste sa lutte exemplaire pour qu'éclate la vérité sur
la collaboration de Papon et celle de tous ces hauts-fonctionnaires ou industriels, banquiers
français qui sont passés au travers des mailles volontairement larges d'une justice « de classe »
comme on dit, après la libération.
Société civile contre nucléaire, Slitinsky contre Papon ; la même lutte parce que la même trahison
Le parallèle de la lutte de Slitinsky avec la lutte anti-nucléaire apparaît tout de suite car l'axe, la
colonne vertébrale qui supporte l'ensemble de toutes ces luttes est le sentiment d'injustice, le
sentiment d'une énorme trahison. Et dans ce pays, il n'y a pas d'autre mot simple qui traduise
autant ce sentiment de haute trahison que celui de « Vichy ». Les séquelles restent intacts car
enfouis au plus profond des victimes dans les deux cas de figure. Dans les deux cas, c'est bien au
plus haut niveau de l’État que la vérité reste volontairement occultée, bafouée tant que la société
civile ne fait pas un remarquable travail de défrichage et de persévérance comme Michel Slitinsky
l'a fait toute sa vie.
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2012/12/10/michel-slitinsky-l-ancien-resistant-a-l-origine- de-l-affaire-papon-est-mort_1804183_3382.html http://bellaciao.org/fr/spip.php?article132167
D'autres dans le domaine nucléaire, le Dr Rosalie Bertell et Roger Belbéoch sont partis aussi mais
toute leur vie ils nous ont tous tracé la voie.
Leur dernier souffle permet de remonter leur œuvre jusqu'à la surface d'un océan d'injustice.
Nous observons cet océan comme des vigies sur cette vieille galère terre. Sentinelles, nous
alertons, car on devine les côtés immergés des icebergs, jusqu'en profondeur. C'est un devoir que
nous avons envers ces Justes qui disparaissent dans le flot et l'enfumage médiatique.
Solennelles Sentinelles
J'ai accroché à ce rôle de vigie, www.independentwho.orgil y a 5 ans, c'est en voyant la photo de
trois hommes d'un âge certain (ou d'un certain âge) dans un article de la revue « sortir du
Nucléaire ». Parmi les trois noms de ces personnes (Fernex, Busby ,Tchertkoff dont j'allais savoir
plus tard que représentaient ces hommes) je reconnu celui que j'avais déjà vu dans un bouquin
intitulé « Solange Fernex l'insoumise ». Cette femme remarquable était décédée un an
auparavant. Il m'a semblé que cet homme poursuivait le chemin tracé par la mémoire de son
épouse. Ils étaient tout prêts de mon travail et portaient une pancarte autour du cou, leur regard
dirigé vers le bâtiment de l'OMS.
Je me suis dit que si ces hommes là portaient une pancarte comme cela, avec cet air solennel,
c'est qu'il y avait sûrement quelque chose de très fort qui les poussait. J'ai voulu faire comme eux,
on appelle cela le mimétisme.
Depuis, il y a beaucoup de choses qui se sont produites. Avec beaucoup de rencontres et de
lectures, dans des luttes disparates , j'ai essayé de comprendre pourquoi on en arrivait là ; à cette
situation générale ubuesque et dramatique. Beaucoup de choses se recoupent, à force de
chercher on fini par trouver l'axe , « la voie ».
Contre les gouvernements et leurs chers Maurice Papon du nucléaire
On voit dans le commentaire de l'article consacré à M. Slitinski :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article132167
« Mais il (De Gaulle) avait besoin de hauts fonctionnaires aguerris alors que les Américains
menaçaient d’installer leur propre administration (l’AMGOT). »
Il suffit de changer les noms et on retrouve : « Mais il (Pétain) avait besoin de hauts fonctionnaires
aguerris alors que les Nazis menaçaient d’installer leur propre administration (la gestapo). »
Cela n'est vraiment pas une bonne raison, il y a autre chose.
Cela nous renvoi aussi à la célèbre phrase de ce cher Raymond Barre lorsqu'un journaliste
l'interroge sur son ami Papon « "Raymond Barre était invité dans l’émission "Le rendez-vous des
politiques" enregistrée le 20 février 2007 et diffusée en Mars. Après les questions sur son arrivée
au gouvernement, la campagne électorale en cours, il a été interrogé sur Maurice Papon, qui fut
son ministre du budget de 1978 à 1981. A la question de savoir si Maurice Papon aurait dû
démissionner de ses fonctions à la préfecture de la Gironde, Raymond Barre répond : "Quand on
a des responsabilités essentielles dans un département, une région ou à plus forte raison dans le
pays, on ne démissionne pas. On démissionne lorsqu’il s’agit vraiment d’un intérêt national majeur.
(...) Ce n’était pas le cas car il fallait faire fonctionner la France." ».
Et dans la biographie de Stéphane Hessel, il est bien écrit que 80% des fonctionnaires de Vichy
sont restés en poste après la libération. Il y a un grave problème de fond, d'hypocrisie qui fait que
la lutte de Slitinsky continue, il n'y a pas que Papon, c'est la totalité qui contient Papon. Or la
colonne vertébrale de ce qui nous tient tous c'est la justice. Et hier comme aujourd'hui « c'est la
fonction qui fait l'organe » ; la fonction des haut-fonctionnaires et cadres de l’État, issus des
mêmes origines sociales, issus des mêmes écoles. Ceux qu'avait bien dénoncé Marc Bloch dans
« l'étrange défaite » confirmé par Annie Lacroix-Riz dans « le choix de la défaite ».
Ils se cooptent entre eux, et obéissent comme des soldats d’État qu'ils sont. En fonction de leur
habileté, il savent faire du « double jeu » pour se préserver. Mais le problème est qu'ils sont
soldats :
« Le crime capital, la responsabilité qui les englobe toutes, c'est le vœu d'obéissance absolue à la
société, l'abdication de sa responsabilité. Les monstres d'Oradour n'étaient que des soldats tenus
d’exécuter les ordres, ils n'étaient pas responsables. Mais là fut précisément leur culpabilité qu'ils
partagent avec tous les hommes qui acceptent la discipline de l'Armée, dont le culte stupide et sanglant
solennelles sentinelles
de la Nation. En devenant de purs instruments ils avaient commis leur crime par avance. Mais tout le
monde n'a pas la malchance d'être envoyé à Oradour. » Bernard Charbonneau (je fus-essai sur la
liberté)
Hannah Arendt avait aussi beaucoup disserté à ce sujet lors du procès d'Eichman, faut-il encore le
rappeler ?
Et un autre en a parlé aussi en son temps :
« Aujourd’hui ils sont intéressés à maintenir le système actuel de la répartition et de la division du
travail ; ils font des lois pour obliger les hommes à se soumettre aux exigences de cette organisation.
La cause fondamentale de l'esclavage est donc l'existence même de lois quelconques, l'existence
d'une caste d'hommes qui a le pouvoir de faire des lois. » [...] p92 « leur faire comprendre que cette
discipline, que les gouvernements prisent si fort, a pour condition le plus grand crime qui se puisse
commettre contre l'humanité » [...] « La discipline, c'est la mort de la raison et de la liberté humaine. »
[...] « Le seul but de la discipline est celui de mettre les hommes en état de tuer leurs frères et leurs
pères. » [...] p95 « Tant que l'homme n'a pas compris ce que c'est qu'un gouvernement ou ce que c'est
qu'une Église, il ne peut leur témoigner qu'un pieux dévouement. Tant qu'il se laisse guider par eux, il
doit croire , pour satisfaire son amour propre , à leur grandeur et leur sainteté.
Mais dès qu'il s'est aperçu qu'il n'y a ni dans le gouvernement ni dans l’Église rien d'absolu et de sacré
et que se sont là simplement inventions des méchants pour imposer au peuple, d'une manière
déguisée, une façon de vivre qui soit utile à leurs intérêts, il est pris tout aussitôt d'un sentiment de
dégoût pour ceux qui le trompaient indignement, et ce revirement est d'autant plus profond, que la
fiction dont il découvre la vanité le guidait autrefois sur des questions plus graves. Les hommes
connaîtront ce dégoût à l'endroit des gouvernements, quand ils auront compris le véritable sens de ces
institutions.
Ils comprendront que s'ils participent à l’œuvre des gouvernements_ en donnant une somme d'argent
qui représentera une part des produits de leur travail, ou en servant dans les armées_ ils ne feront pas
en cela un acte indifférent, comme on le croit d'ordinaire, mais un acte coupable parce que, outre le
préjudice qu'ils auront ainsi causé à leurs frères et à eux-mêmes, ils auront accepté de collaborer aux
crimes que tous les gouvernements ne cessent de commettre et à la préparation des crimes futurs
pour lesquels les gouvernements entretiennent des armées disciplinées. » Tolstoï (L'esclavage
moderne)
p15 « Les gouvernements comprenant eux-mêmes qu'ils sont inutiles et nuisibles, et sachant que
personne ne croit à leurs sainteté se guident par le seul instinct de conservation, et profitant de tous les
moyens qu'ils possèdent, sont toujours en garde contre tout ce qui peut, non seulement détruire mais
ébranler leur pouvoir. Dans chaque gouvernement actuel, il y a une armée de fonctionnaires reliés par
[...] téléphones etc, il y a des fabriques, des prisons avec toutes les nouvelles inventions : photo etc [...]
il y a des explosifs, des canons [...] et aussitôt que parait quelque chose de nouveau,
immédiatement ils l'adaptent à leur système de sauvegarde. »
[...]
p17« Pourquoi donc eux, ces soldats , marchent-ils contre eux-mêmes ? Ils le font parce qu'ils ne
peuvent agir autrement, parce que grâce à un passé long , compliqué_ d'éducation et d'enseignement
religieux et d'hypnotisme_ ils sont amenés en un tel état qu'ils ne peuvent raisonner et ne peuvent
qu'obéir. Le gouvernement avec l'argent pris au peuple, achète des fonctionnaires de toutes sortes qui
doivent recruter des soldats, et ensuite des chefs militaires qui doivent les instruire, c'est à dire les
priver de toute conscience humaine. » Léon Tolstoï (Où est l'issue?)
Des préfets qui étouffent les enquêtes épidémiologiques autour des sites nucléaire, des préfets qui
"dégagent" des habitations des jeunes à la Zad ou des Roms ailleurs se justifiant d’obéir aux lois
on en voit tous les jours. Des soldats, que des soldats qui obéissent en Algérie, en Libye, en Irak
en Afghanistan etc.
Le problème serait donc cela : le soldat. Et le plus grave est le soldat qui obéit. Et l'encore plus
grave est le gouvernement.
Sacré Tolstoï, même plus d'un siècle après, on ne naît pas anarchiste, on le devient.
AMBITION, Armée et « aventures »
« Et je choisis la bombe: c'était vraiment là, pour moi, qu'était l'aventure.J'en parlai à Guillaumat
qui maintint sa position: « Si je fais un sous-marin et si j'essaie de faire diriger le projet autrement que
par un amiral ou un ingénieur de la Marine, tous ces gens là diront que je suis un imbécile, que mon
sous-marin va couler, et j'aurai tout le monde contre moi. Donc, pour réussir dans l'ambiance de
l'Administration française, j'ai besoin duconcours de la Marine. Pour l'Armée, c'est pareil; si je n'ai
pas un ingénieur général des Fabrications d'armement pour diriger le projet, tout le monde dira que je
n'y connais rien et que mes bombes n'éclateront pas. Je n'aurai que des difficultés. Je persiste donc à
vouloir faire diriger le projet par un ingénieur général des Fabrications d'armement, mais j'ai besoin de
vous pour construire effectivement l'engin. » » Yves Rocard (Mémoires sans concessions) source :
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/bombe_france_Rocard.html
Ainsi tous ces soldats se justifient-ils souvent en fin de vie, est-ce pour « soulager leur
conscience », se vider, comme un dernier sursaut ? Peut-on même utiliser ce mot de prise de
conscience à la fin de leur vie jalonnée d'ambitions démesurées ?
p197 « La justification naît de la liberté pour la détruire. »[...] « L'homme est libre en esprit parce que la
nécessité ne peut le posséder qu'avec la complicité de sa liberté. Qui se voit acculé au meurtre de son
prochain en dépit de la révolte de la conscience, n'a plus qu'à transformer le meurtre en devoir. « Je
suis forcé de tuer » devient « je dois tuer ». C'est au niveau de l'esprit que se décide le meurtre, celui
qui n'est pas instant de folie, mais tuerie préméditée. La justification est la faute décisive et irrémissible
qui, d'exception , fait du mal la règle qui gouverne toute une vie d'homme ou une société. »Bernard
Charbonneau (Je fus-Essai sur la liberté).
Les Yves Rocard sont légion en France et ceux de leur « bord » ou leur « rang » qui les laissent
faire sont complices. Il n'y a pas que les Pellerin, Chirac, Mitterrand, Giscard, Pompidou, DSK,
Baladur, Barzach, Carignon, Pasqua, Madelin, Guillaume, Sarkozy, Hollande, Aurengo, Tubiana,
Besse, Marcelin, Barril, Longuet, Balkany, Proglio, Lauvergeon, Oursel, Comby, Allègre, NKM,
Lochard, Lacoste, Jancovici etc. il y a les Servier, Worms, Lazard, Rothchild, Pinault, Bidermann,
Sellière, Mulliez, Dassault, Lagardère...tout cela est Allègre-ment compliqué à énumérer.
Roussely aussi est un bon soldat dans son genre:
« Hormis diverses fonctions de haut rang dans l’administration française, François Roussely a été
PDG d’EDF de 1998 à 2004 et membre du comité de l’énergie nucléaire du Commissariat à
l’énergie atomique (CEA) de 1991 à 1997.
Lors du colloque "Effet de serre et sociétés" qui eut lieu en février 2002 au Sénat, il déclara :
« C’est au contribuable à payer la recherche et le développement du nucléaire, sinon le
kilowattheure d’électricité nucléaire ne serait plus compétitif. » »
Il n'y a pas de différence entre les soldats Rocard, Guillaumat, Mesmer etc avec le soldat Papon
ou Aussaresses qui s'est distingué en Algérie puis dans la formation des « escadrons de la mort »
aux Amériques .
- http://robin.blog.arte.tv/category/escadrons-de-la-mort-lecole-francaise/
Soldat Gérard Longuet à la manœuvre
- Les escadrons de la mort : (http://www.youtube.com/watch?v=ArPl_Oh9DSk&list=PLXLvo-fYZAMj-QWuaeBSl03BjgxeLkks2&index=4)
Rares sont les « mémoires sans concessions » des multitudes de soldats, la plupart préfèrent le
déni ou la fuite, voire la fuite en avant. C'est tellement facile avec le nucléaire.
Les conséquences de la contamination interne de la radioactivité ont été étouffé depuis Hiroshima.
Pour protéger l'industrie et l'armée.
Alors que ce ne sont plus les mêmes membres des gouvernements et autres responsables depuis
1945 ou même depuis 1986, ils pourraient s'en laver les mains, après tout, les premiers
responsables sont déjà morts. Mais ils perpétuent le mensonge ; c'est bien « la fonction qui fait
l'organe ».
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima,
Tel est ce que veulent nous faire croire l'AIEA et les gouvernements qui la composent.
Il y a tellement à dire et à écrire que le moyen le plus simple reste de faire passer le message par
le langage du rythme, on sait que tout est vibration, électricité en nous et autour de nous. Cette
nouvelle religion qu'est la science ne pourra jamais tout expliquer, le comment ni le pourquoi.
Malgré toute son arrogance et son aveuglement, elle ne peut rien contre les mots qui sonnent
l'alerte :
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Et on voudrait nous faire croire cela.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Plus le mensonge est gros plus les gens y croient ?
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Non c'est plus compliqué que cela.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima,Il faut le répéter sans cesse le marteler, n'est-ce pas.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, cela a fait les fortunes des Badinter et Seguéla.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, C'est là où on rejoint la lutte des Slitinski contre les
papon de l'AIEA.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, contre 70 millions de victimes de la radioactivité
depuis Hiroshima.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, 70 millions, c'est bien ce qu'avait dénoncé le Dr
Rosalie Bertell du Canada.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, contre 900 000 victimes de Tchernobyl selon le
rapport du NYAS.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, 900 000, c'est bien ce qu'avaient dénoncé les Pr
Yablokov, Nesterenko, Goncharova, Bandajevskaya et cetera.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, On nous prépare aussi à cela en France avec le
CODIRPA.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, C'est comme au Japon, le projet CORE de Lochard,
Mutadis et cetera
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Demain aucun à Tricastin selon les Tubiana et la
clique du CEA.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Alors qu'on nous a inculqué que l’horreur absolue
était l’holocauste avec 6 millions dans des conditions effroyables. On vous parle de 70 millions et
personne ne lève le petit doigt.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, C'est comme si un imbécile disait que les
chambres à gaz sont un détail et l'humanité ne bronche pas.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima,C'est le 8 Mai 1945 que la barbarie s'est arrêtée et
c'est le 6 Août 1945 qu'elle a repris le pas.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, les budgets militaires et leurs soldats.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, pourront facilement imposer cela.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Mais voyez- vous, tant que nous serons vivants et
devant ça.
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, le techno-fascisme ne passera pas.
- La-bas les gens luttent aussi contre cette trahison :
http://www.criirad.org/actualites/dossier2012/fukushima/5dec2012.html
- La CRIIrad et son équivalent au Japon CRMS ont besoin de don.
- L'institut Belrad qui soigne et les enfants de Tchernobyl Belarus ont besoin de don.
http://enfants-tchernobyl-belarus.org
- Les liens contre-nature AIEA-OMS sont légion
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_liens_contre.html
http://independentwho.org/fr/
- Lorsque le Pr Michel Fernex parlait de bunker de l'AIEA,
Quoi de plus normal de voir cela de ses propres yeux :
http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article4904
http://www.plage.cc/cms/news/archiv/WHO_IAEO/WHOIAEO.php
http://www.atomkraftfreiezukunft.at/
-Quoi de plus normald'aller interpeller directement les ministres de la santé
http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article4905
- et maintenant :http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2012/11/14/Vigie-devant-le-minist%C3%A8re-de-la-sant%C3%A9-%C3%A0-Parisou
http://independentwho.org/fr/2012/12/03/vigie-ministere-sante-paris/
- Quoi de plus normalde faire le lien entre les victimes du nucléaire et celles des catastrophes
chimiques, des guerres chimiques, bactériologiques car les causes et conséquences sont
Sentinelles Vienne 2009 . 50ans
soumission OMS/AIEA
identiques, elles durent toujours et sont complètement impunis.
Dans le flot de l'actualité, on saisi facilement des exemples de ces liens mortels :
- Vietnam Agent orange à nos jours
« Le 30 novembre 1961, le président John F. Kennedy donne le feu vert à des actions aériennes en
vue de défolier la forêt vietnamienne. Quelques mois plus tard, il signe l'ordre d'utiliser les mêmes
moyens pour détruire les récoltes agricoles. L'opération "Ranch Hand" est lancée. Le 12 janvier 1962,
un bimoteur Hercules C-123 décolle pour la première mission de la plus grande guerre chimique jamais
menée dans l'histoire de l'humanité. »
Décembre 2005
« Liên, Hông et Nga. Trois Vietnamiennes qui ne prononceront jamais leur nom. Pas davantage que
leurs frères, Hung et Manh. Tous les cinq sont nés entre 1971 et 1985. Tous les cinq sont
congénitalement sourds-muets et frappés de déficiences mentales. Long, leur mère, et But, leur père,
étaient des combattants pendant la guerre. Elle désamorçait les mines. Il faisait partie d’une unité
régulière. Tous deux ont été exposés aux herbicides déversés par l’aviation américaine.
A l’hôpital Tu Du d’Ho Chi Minh Ville, depuis 1988, 30 % des nouveaux nés souffrent de
malformations : bras ou jambes atrophiés ou déformés, palais fendu, spina bifida, enfants trisomiques.
1988, 17 ans après l’arrêt des largages de défoliants, les substances toxiques se retrouvent désormais
dans les fruits et les légumes cultivés dans des sols gorgés de la dioxine produite chez Monsanto. Une
deuxième génération née après la guerre est victime des armes chimiques utilisées par les Américains.
« Ce ne sont pas des bébés qui naissent, ce sont des monstres » s’indigne le Dr Le Diem Huong après
avoir donné naissance à un garçon dont les organes génitaux émergent du visage. »R. M. JENNAR
http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=21124
http://www.youtube.com/watch?v=ClisbjLfMss&list=PLXLvo-fYZAMj-QWuaeBSl03BjgxeLkks2&index=7

Janvier 2006
« Pour la première fois des juges établissent une "relation épidémiologique entre le défoliant et les
maladies". Car n’oublions pas que des vétérans américains ont reçu un "dédommagement de 180
millions de dollars en 1984 par 7 compagnies chimiques américaines pour ne pas qu’ils déposent une
plainte devant des tribunaux ! Quand on pense que ce sont 4,2 millions de combattants américains qui
ont été exposés aux défoliants de leur propre armée, non seulement le "dédommagement" est obcène
mais l’affaire va certainement rebondir avec la décision de la Haute Cour de Séoul. »
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article22679
Juin 2010
« À l’image du Tribunal international d’opinion qui s’est tenu en 2009 à Paris, ce livre a pour but
d’informer le public, premier pas d’une prise de conscience sur la route de la réparation des torts et des
souffrances, car il existe aussi un espoir…
Un document bouleversant, comme l’histoire officielle ne la raconte jamais, pour comprendre l’ampleur
de la tragédie que vivent au quotidien une multitude des victimes de l’Agent Orange. »
https://bellaciao.org/fr/spip.php?article103057
Décembre 2011
« Nguyen – Vu Thi Xuan Phuong Petit bout de femme vietnamienne est partie. »
http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article123591
Mai 2012
« L’utilisation expérimentale de l’Agent Orange à Okinawa et son stockage clandestin pour la guerre du
Viêt Nam ne fait plus guère de doute. Okinawa viendra s’ajouter à la centaine de lieux répertoriés dans
le monde où furent fabriqués, expérimentés, stockés, et utilisés les défoliants de la guerre du Viêt
Nam. »
http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article127906
Août 2012
« Les États-Unis tergiversent, refusant de reconnaître leur responsabilité dans le crime de l’Agent
Orange. Il y a plusieurs années, ils évoquèrent l’étude d’un projet visant à dépolluer « leur » ancienne
base de Danang. À l’été 2011, des accords de décontamination de la dioxine furent entérinés pour ce
qui concerne une partie de cette ancienne base US. Hier, veille de ce 51ème anniversaire du premier
épandage, s’est déroulé l’inauguration du début des travaux dont nous devons nous réjouir.
Cependant, ce chantier est entrepris prioritairement là où les étasuniens pourraient revenir, Danang
étant le seul port en eaux profondes du Viêt Nam où les bâtiments de l’US Navy peuvent s’ancrer
durablement. Le temps qui s’écoule joue en faveur des USA. Non seulement les victimes de l’Agent
Orange passent, mais le contexte géopolitique renforce leurs projets géostratégiques, complétant celui
militaro-stratégique global, l’expansionnisme de la Chine servant de justification. »
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129399
Septembre 2012
« Et quand David Shear dit que le lien entre l’exposition à l’Agent Orange et les maladies qui en
découlent est « incertain », phrase reprise à l’unisson par les médias, l’ambassadeur applique à la
lettre la conduite dictée par Washington qui consiste à ne pas reconnaître sa responsabilité dans cet
effroyable crime, tandis que son Académie nationale des Sciences a établi les liens de cause à effet
entre l’Agent Orange et des dizaines de pathologies (très graves et/ou mortelles) et de malformations
congénitales, parfois monstrueuses. Cette liste est remise à jour tous les 2 ans, et s’allonge au fil du
temps. Causalités qui ne valent visiblement que pour les vétérans étasuniens, mais pas pour les
victimes vietnamiennes, laotiennes, et cambodgiennes qui n’en sont pourtant pas moins humaines. »
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129838
Octobre 2012
« Le ministère vietnamien des Ressources naturelles et de l’Environnement dirigera le projet financé
par le PNUD avec une organisation indépendante, la Global Environment Facility.
L’an dernier, un responsable vietnamien avait indiqué qu’Hanoï avait déjà dépensé cinq millions de
dollars pour la décontamination de Bien Hoa. Nettoyer les trois anciennes bases américaines pourrait
coûter jusqu’à 60 millions de dollars, avait-il ajouté.
Les États-Unis se concentrent sur le site de Danang, où la décontamination devrait commencer en
2011, a indiqué en mai un responsable américain.
Á cette époque, au-delà de ces déclarations, nous savions déjà que les sommes annoncées étaient
non seulement insuffisantes mais ridicules. Une façon d’amorcer la pompe dirons-nous.
À cette même date, une étude d’endocrinologues associés de l’Université Buffalo de New York (Dr
Toufic Abdo, David Kasinski, Amy O’Donnell, et Stephen Spaulding) portant sur 224 048 vétérans
montrait que les anciens combattants ayant été en contact de l’Agent Orange (23 939) développaient
plus souvent la maladie de Basedow (maladie auto-immune de la thyroïde) que ceux qui n’avaient pas
été au contact du poison (200 109) : “Nos résultats montrent que les anciens combattants du Viêt Nam
en contact avec l’agent Orange sont plus susceptibles de développer la maladie de Basedow que ceux
qui n’y ont pas été exposés. » explique le Dr Ajay Varanasi. Et ajoute : “La maladie auto-immune a été
trois fois plus fréquente chez les anciens combattants qui ont rencontré la substance chimique
contenant des dioxines. » »
http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article130495
janvier 2013
« Cette arme chimique puissante, plus connue sous le nom d’Agent Orange produite par la
multinationale Monsanto, a pris possession de la terre, des eaux, de la végétation vietnamienne. En
s’infiltrant dans les sols, les rivières, elle touche la chaîne alimentaire.
Des millions de Vietnamiens, victimes de la dioxine sont atteints de lourdes malformations et de
cancers. Quarante ans après les derniers épandages, la dioxine continue de faire des ravages.
Comment qualifier cette catastrophe humaine et écologique que vivent le Vietnam et sa population ?
Au-delà du cas vietnamien, quelle est la responsabilité des Etats dans le choix des armes et de leur
utilisation en cas de conflit armé ? Quelles sont les réparations possibles envers les victimes et les
pays dévastés ?

Le film “Vietnam : dioxine, une bombe à retardement” aborde ces questions à travers des témoignages
et l’analyse donnée par des scientifiques et historiens rencontrés au Vietnam, en France et aux Etats-unis. »
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article132598
http://www.editionsdemilune.com/agent-orange-apocalypse-viet-nam-p-33.html
http://www.alexisduclos.com/reportage_agentorange_img4.php
http://www.youtube.com/watch?v=GJxb7CY13uc
les « bocaux » d’Ho Chi Minh Ville sont les même qu'à Sémipalatinsk Tchernobyl Fallouja etc
http://www.youtube.com/watch?v=GXu2KmzAX-A
- Bhopal à nos jours, Dow Chemical a racheté Union Carbide
Juin 2010
« Depuis la semaine dernière, des manifestations s'organisent en Inde et dans le monde entier pour
commémorer le 25ème anniversaire de la catastrophe de Bhopal qui avait provoqué la mort de milliers
de personnes. Aujourd'hui, alors que le site n'est toujours pas décontaminé, de nouvelles victimes
apparaissent. Avec des milliers d'autres femmes indiennes Rashida Bi demande inlassablement
réparation à Dow Chemical.

Bhopal. Le nom de cette ville du centre de l’Inde reste attaché à la plus grande catastrophe industrielle
chimique du siècle dernier. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 en effet, une fuite de gaz causée par
l’explosion d’une cuve de pesticides produits dans une usine d’Union Carbide (rachetée en 2001 par
Dow Chemical) cause la mort de 8 000 à 25 000 personnes -selon les sources- et en blesse des
centaines de milliers d’autres. 25 ans plus tard, les 30 000 personnes qui vivent autour du site, souvent
dans des conditions extrêmement modestes, continuent d’en payer le prix. Car aujourd’hui encore, 5
000 tonnes de déchets restent enterrés au cœur du site, polluant les nappes phréatiques qui
alimentent le quartier en eau. « Selon des experts, cette eau est tellement impropre qu’il ne faudrait
même pas se laver les mains avec. Or, les gens la boivent tous les jours ! Environ 100 000 personnes
souffrent de cancers, de tuberculose et d’autres maladies mais c’est la « deuxième génération » de
survivants qui est aujourd’hui la plus affectée. De nombreux enfants sont en effet atteints de
malformations très graves et de lésions cérébrales.»
[...]
« Dow Chemical déclare toujours n’être « en rien responsable du drame de Bhopal » sachant qu’elle
n’a « jamais possédé ou même exploité l’usine ». Et renvoie de fait à Union Carbide qui, en 1989, a
indemnisé les victimes à hauteur de 470 millions de dollars, soit près de 6 fois moins que la
compensation nécessaire estimée. Il y a « deux poids, deux mesures », estime Rashida Bi. Car Dow a
en revanche pris la responsabilité d'Union Carbide dans l’affaire de l’amiante et une autre fuite de gaz
aux Etats-Unis. « Une vie américaine semble plus précieuse qu’une vie indienne », dénonce
Rashida. »http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/impact_local/sites_et_riverains/bhopal_25_ans_ap
res/122499.jsp
- « Après 25 ans, le nombre des victimes augmente »
Brûlures des poumons, cancers, stérilité, malformations, maladies mentales, maux de têtes... Les gaz
auront affecté 350 000 personnes.
L’usine n’a jamais été démantelée et ses 450 tonnes de déchets, parfois toxiques, ont contaminé l’eau
de la région, empoisonnant les habitants. Le docteur Gamra explique :
« On pourrait croire que notre nombre de patients baisse, après vingt cinq ans, mais il augmente à
cause des naissances d’enfants malformés et de la contamination par l’eau. » (Voir la vidéo « Paroles
de médecins », en anglais sous-titré)
Le verdict sur la responsabilité pénale des dirigeants de la filiale indienne de Union Carbide est tombé
le 7 juin 2010 : deux ans de prison et l’équivalent de 2 000 dollars d’amende pour huit responsables
indiens de Union Carbide. L’un d’entre est déjà mort, et les responsables américains sont hors
d’atteinte.
« Nous aurions préféré mourir le jour de la catastrophe »
Un verdict « bon pour un accident de voiture », estime Eman, qui travaille avec une ONG locale, «
alors qu’il s’agit d’un massacre. »
http://www.rue89.com/2010/06/13/bhopal-apres-25-ans-le-nombre-des-victimes-augmente-154696

- http://www.dailymotion.com/video/xdmdp0_bhopal-26-ans-apres-paroles-de-mede_news#.UOrygqzwvZI
- http://www.dailymotion.com/video/xdmdko_bhopal-26-ans-apres-le-verdict_news#from=embediframe
- Photo Bhopal Micha Patault
http://picturetank.com/___/series/464053fc9963c6b164af0ca75b9d3046/fr/o/PAM_Bhopal_Nouvelle_G
eneration.html
Mai 2011

http://www.indianmuslimobserver.com/2011/05/cancer-kidney-failure-bhopal-gas.html
Juin 2012
« Des victimes de l'accident industriel de Bhopal ont demandé cette semaine, au ministre de l'Intérieur
indien, que le site de l'usine de pesticides soit enfin définitivement nettoyé des déchets toxiques laissés
à ciel ouvert depuis... 28 ans. » [...]
Plusieurs milliers de personnes moururent par suffocation le jour même et, par la suite, des centaines
de milliers de personnes furent victimes de graves pathologies générées par la contamination des sols
et des nappes phréatiques avoisinantes : problèmes ophtalmologiques et cécité, troubles et
insuffisances respiratoires chroniques, troubles neurologiques, troubles gynécologiques, cancers,
enfants souffrant de troubles psychomoteurs quand leur mère était enceinte au moment de la
catastrophe, nourrissons contaminés par le lait maternel (vecteur de métaux lourds), enfants souffrant
de malformations congénitales et augmentation de 300% des enfants mort-nés.
Ces victimes, très pauvres, avaient afflué autour de l'usine qui constituait alors une réserve d'emplois.
En raison de ces problèmes de santé dus à l'exposition aux produits toxiques, des milliers de
personnes perdirent leur travail, furent frappées d'ostracisme social (stigmatisation, impossibilité pour
les femmes célibataires malades de prétendre au mariage). Presque toutes s'enfoncèrent dans la
misère malgré les indemnisations versées par l'entreprise, insuffisantes selon elles, et difficiles à
obtenir.
Aussi ces condamnations, honteusement légères voire symboliques en regard de la gravité de
l'accident et de ses conséquences, provoquèrent la colère des associations de victimes compte tenu
de la négligence manifeste dont avaient fait preuve les responsables de l'usine. »
http://voyageforum.com/forum/bhopal_manifestation_victimes_catastrophe_demander_retrait_dechets
_toxiques_D5281988
essais nucléaires
- Sémipalatinsk à nos jours http://www.theatomproject.org/en/

https://bellaciao.org/fr/spip.php?article132065
- Nevada à nos jours http://bellaciao.org/fr/spip.php?article131102
mais cela continue « petitement mais sûrement » dans un silence assourdissant :
http://gen4.fr/2012/12/usa-nouveau-tir-essai-nucleaire-froid.html
- Océan Pacifique et Algérie
http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-sueur/050811/les-essais-nucleaires-francais-dans-le-pacifique-n-etaient-pas-prop
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_veterans.html
www.aven.org www.mururoa.org
- Tchernobyl à nos jours
http://brays.pagesperso-orange.fr/tpeweb/Lesconsequences.html
(http://www.unicef.org/french/infobycountry/ukraine_33604.html)

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.phpet http://tchernobyl.verites.free.fr/
- Sujets déjà évoqués dans cet article : http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article5831
- Détournement de fonds européens : l'affaire Ivankov
http://chernobyl-today.org/index.php?
option=com_content&view=article&id=86%3Aoparetioni&catid=19%3Anews&Itemid=35&lang=fr
- Atteinte sur le génome déjà prouvés :
(http://vivretchernobyl.wordpress.com/2008/06/05/presentation-of-rosa-goncharova-genomic-instability-after-chernobyl-
prognosis-for-the-coming-generations/)
Irak Bassora puis Fallouja Balkans Afghanistan Liban Gaza Libye
et autres sites confrontés aux conséquences des armes à uranium appauvri, phosphore blanc etc.
« " L’uranium appauvri devient néfaste quand il se transforme en poussière ingérée ou inhalée, il est
alors plus dangereux qu’aucune toxine connue de la science des hommes. "
PR A. Durakovic, Directeur du département de Médecine nucléaire à l’Université Georgetown
de New York et expert auprès du Pentagone.
Alors que la toxicité chimique est peu contestée par les instances officielles, la toxicité
radiologique de l’uranium appauvri est systématiquement niée. Lors de l’impact sur sa cible, l’UA
s’enflamme au contact de l’oxygène, provoquant une chaleur extrême (1.130°) qui " vaporise " de 10 à
100% de l’uranium selon le type de projectile. Des micro particules partiellement insolubles formées
d’oxyde d’uranium et d’un cocktail d’autres radionucléides se répandent alors dans l'atmosphère.
Déposées sur le sol, elles sont facilement remises en suspension. Propagées par les vents et la pluie
sur des dizaines, voire des centaines de km, elles contaminent les sols, les eaux de surface et les
nappes phréatiques, la végétation, les animaux (atteints des mêmes maladies que les humains), et
finalement toute la chaîne alimentaire.
La contamination interne peut survenir de trois manières : l’inhalation, l’ingestion d’eau de
boisson, de lait et d’aliments contaminés, et par lésions cutanées (l’UA passe dans la circulation
sanguine). L’inhalation est la plus dangereuse (d’un facteur 10 à 200). La chimiotoxicité concerne en
premier lieu le rein (et secondairement le foie), et la radiotoxicité les poumons. Plus de 75% des
particules ne sont pas arrêtées au niveau de l’appareil respiratoire supérieur et se fixent dans les
alvéoles pulmonaires d’où elles irradient pendant des années. La moitié de la fraction solubilisée qui a
été transférée au sang est éliminée par les urines, et l’autre moitié est répartie dans les reins et le
squelette avec un temps de fixation très lent.
L’UA attaque aussi le cerveau, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions
lymphatiques et le système neurologique. Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique,
de l’intensité et de la durée d’exposition, et des sujets contaminés (les enfants sont quatre fois plus
vulnérables à la radioactivité que les adultes). Rappelons ici que les instances internationales de
radioprotection (CIPR) ont été obligées d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction
de la dose reçue, il n’existait pas de seuil d’innocuité.
Une étude sur les effets de l’UA à long terme entreprise dans six zones du sud de l’Irak à l’aide
d’un spectromètre gamma a montré que le tiers des échantillons de végétaux collectés présentaient un
taux de radioactivité trois fois supérieur aux taux habituel. Dans ces zones, près de 900.000 tonnes
des plantes sauvages comestibles et près du tiers des animaux étaient contaminés. La dose de
radioactivité délivrée aux enfants de moins de 15 ans à travers l’inhalation, l’ingestion de viande et de
lait et l’exposition, mesurée sur cinq ans (1991-1996) représentait 70% de la dose totale reçue par
l’ensemble de la population étudiée
Le Pr Siegwart-Horst Günther, épidémiologiste et spécialiste des maladies tropicales qui préside
la Croix Jaune internationale (Autriche) [ancien compagnon du Dr Albert Schweitzer] a mis en évidence
un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du SIDA, une forte
proportion d’infections, d’herpès et de zonas, des dysfonctionnements rénaux, des leucémies, des
avortements spontanés et des malformations congénitales. La leucémie est provoquée par l’irradiation
des cellules-souches du sang par les particules alpha fixées sur la moelle osseuse et certains tissus
lymphatiques.

Des malformations congénitales monstrueuses
La fixation de l‘UA sur le placenta des femmes enceintes contrarie le processus de formation de
l’embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés d’horribles malformations
congénitales jamais rencontrées ou extrêmement rares. »
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_arme_ua.html
« Lors de la campagne au Kosovo au printemps 1999, l’OTAN a reconnu avoir tiré plus de 30 000 obus
à uranium appauvri. »
Bassora
« Les armes à l’UA furent d’abord testées en laboratoire dans les années soixante-dix au à LOS
ALAMOS (USA), avant de l’être en grandeur nature en Iraq en 1991. En l’absence de réactions de la
communauté internationale, leur emploi s’est banalisé et elles sont utilisées lors de toutes les nouvelles
guerres menées par les pays occidentaux, sous des formes de plus en plus sophistiquées et
puissantes, à des doses croissantes de radioactivité : en Yougoslavie (en Bosnie en 1994-1995, au
Kosovo en 1999), de nouveau en Iraq, en 1998 lors de l’opération « Renard du désert » et depuis
l’invasion de 2003, en Afghanistan depuis 2001, et enfin, par Israël, au Liban en 2006, et lors de
l’opération « plomb durci » à Gaza en 2009. Le PR ROKKE affirme que l’utilisation d’UA par Israël
remonterait à la guerre de 1973. »
http://www.internationalnews.fr/article-armes-a-l-uranium-appauvri-ou-en-est-on-64255044.html
http://www.votre-sante.net/publications/irak.html
http://news.doctissimo.fr/cancers-en-irak-les-armes-us-plus-nefastes-qu-hiroshima-_article7171.html
http://www.dailymotion.com/video/xili8o_uranium-appauvri-le-genocide-a-commence-1sur3_news#.UOxNrazwvZI
http://www.dailymotion.com/video/xili8w_uranium-appauvri-le-genocide-a-commence-2sur3_news#.UOw16azwvZI
http://www.dailymotion.com/video/xili9b_uranium-appauvri-le-genocide-a-commence-3sur3_news#.UOxI1KzwvZI
Fallouja
"En 2004, sous le mandat de G.W. Bush, plus de 15.000 soldats de l’armée américaine donnent
l’assaut à la ville de Fallouja (Irak). Pendant plusieurs semaines les raids de l’aviation se succèdent
larguant des centaines de tonnes de missiles.
Parmi ces projectiles figuraient des bombes au phosphore blanc, une arme chimique et incendiaire
interdite contre les populations. Mais c’est l’usage massif de bombes à l’« uranium appauvri » qui a eu
les conséquences les plus graves sur la santé des habitants de Fallouja.
Réalisé pour France-Info en juin dernier, le documentaire de Feurat Alani - Irak : Les enfants sacrifiés
de Fallouja – montre les effets terribles de l’emploi de ces armes : des bébés naissent avec la tête
difforme, des organes en moins ou des membres atrophiés. Un nouveau-né sur cinq serait atteint de
malformations graves. A ces malformations apparues à partir de 2005, s’ajoute des cancers à des taux
jamais atteints ailleurs."
http://www.legrandsoir.info/de-l-agent-orange-a-l-uranium-appauvri.html
2010
http://www.llrc.org/
http://www.bastamag.net/article1165.html
http://www.youtube.com/watch?v=9yUDFicLNZ0
(http://www.youtube.com/watch?v=f3yc3k0LBu)Q
Septembre 2012
(http://les7duquebec.org/7-de-garde/luranium-appauvri-arme-de-destruction-massive/)

- Balkans Afghanistan Liban Gaza
(http://www.legrandsoir.info/Armes-a-l-uranium-appauvri-20-ans-apres-ou-en-est-on.html)
(http://carol.blog.tdg.ch/archive/2009/03/06/une-bombe-pas-comme-les-autres.html)
(http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/Robert_Fisk/bombe_secrete_uranium_Israel_28
1006.htm)
- Libye
(http://www.legrandsoir.info/Missiles-cruise-a-l-uranium-appauvri-sur-la-Libye.html)
(http://www.elcorreo.eu.org/Avec-le-Sirocco-l-uranium-appauvri-protege-t-il-les-civil)s
« S’ils nous avaient tués une seule fois, cela serait moins grave... mais... ils vont continuer de nous tuer pendant des
générations » (un Afghan cité par le Dr Mohamed MIRAKI, Le génocide silencieux)

Comme souvent, c'est parce que les soldats qui ont utilisé ces armes ont eux-mêmes été atteint
que la contestation a le plus avancé . Les civils « alliés » se trouvant à proximité des sites
contaminés ont eux aussi été touchés et ont participé au dévoilement de ces atrocités. On doit
rappeler sans cesse que l'ensemble fait en général peu de cas des autochtones qui vivent en
permanence dans ces territoires condamnés pour l'éternité, jusqu'à ce qu''ils prennent conscience
de l'énormité de cette folie. Et encore de nos jours les différences de soi-disant
« compensations » parlent d'elles mêmes. On ne peut pas « compenser » un bio-géno-omni-cide
qui dure.
Le point nodal de ces crimes qui ne finiront jamais se trouve dans ce documentaire « La
face cachée de Hiroshima à ...Fukushima »
http://www.youtube.com/watch?v=z4eP-ocVDBo
Dans ce document vidéo des soldats d’État parlent de « ce mal nécessaire » du projet Manhattan
et l'on voit encore les éloges pour les industriels qui l'ont conçu : Carbide, Dupont, Kellog et...
Monsanto. L'enfant chérie des États-Unis. On voit les « études» du Colonel-Dr Stafford L. Warren
puis la réalité de l'ABCC dont les archives ont été ouvertes en 1975. « L'atome pacifique » est
alors l'oxymore le plus monstrueux jamais employé depuis l'origine du langage.
« Le plan des bombes sales, des armements à gaz toxique radioactif de l'UA, des missiles et des
balles sales, était contenu dans une note déclassée datée du 30 octobre 1943. Elle était adressée au
général Leslie Groves, qui dirigeait le Projet Manhattan, la tentative US pour construire des bombes
atomiques durant la Deuxième Guerre Mondiale.
La note de Groves indique clairement qu'en 1943, les scientifiques US recommandaient l'usage
d'armes à gaz toxiques radioactifs [NDLR : en réponse à une utilisation éventuelle par les allemands...]
afin de souiller l'air, l'eau, le sol, la nourriture, l'environnement et le sang des populations exposées. La
contamination à long terme est permanente, puisque l'uranium-238 a une demi vie de 4,5 milliards
d'années, rendant les régions souillées inhabitables pour l'éternité.[...]
Pour les populations qui doivent continuer à vivre dans les zones contaminées, les effets à long terme
sont la maladie chronique et la détérioration de leur ADN. La contamination par l'UA largement
répandue dans les populations a comme effet la dégradation potentielle de l'ADN des futures
générations. [...]Non seulement les soldats US et alliés sont exposés et les populations civiles sont la
cible d'un génocide, mais la contamination par l'UA est maintenant mondiale . En réalité, nous sommes
tous des vétérans de la Guerre du Golfe. » http://www.alterinfo.net/D-Hiroshima-a-l-Irak,-61-ans-de-guerre-suicidaire-a-l-uranium,-de-genocide,-de-ligne-de-conduite-omnicide_a9275.html?print=1
(note de Groves : http://www.mindfully.org/Nucs/Groves-Memo-Manhattan30oct43a.htm)

En 1947 l'AEC, la commission américaine de l'énergie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_de_l%27%C3%A9nergie_atomique_des_%C3%89tats-Unis
devient le premier ancêtre étasunien de l'AIEA (1957) et organise et perpétue la censure et la
propagande depuis le 6 Août 1945 sur « l’innocuité » du nucléaire mais c'est la même crime
contre l'humanité que l'arme chimique, bactériologique.
- Quoi de plus normal de faire le lien avec le travail incroyable des multiples acteurs du
désabrutissement médiatique issus de la société civile. La mutation par contamination radioactive
est semblable à la mutation par contamination chimique et OGM.
Ce sont les mêmes firmes et organismes qui en sont les vecteurs, et l'origine est toujours la
même : le soldat. Bien sûr la cupidité et la volonté de puissance sont toujours mises en avant pour
tenter d'expliquer cette folie. Mais c'est bien le soldat, le problème essentiel. Sans soldat, tout cet
« empire du moindre mal » s'écroule comme un château de cartes.
Qu'on ne s'y trompe pas, ces photos récentes d'enfants de Sémipalatinsk sont les mêmes qu'à
Tchernobyl, Fallouja, etc et tous les sites contaminés, qu'ils soient d'origine civil ou militaire ; il n'y
a pas de frontière entre les deux. Il n'y a même pas de frontière entre les contaminations
radioactives et chimiques car ces photos sont les mêmes que les enfants de l'agent orange au
Vietnam ou de Bhopal en Inde etc. C'est la même barbarie, le même crime contre l'humanité. Et
aucun lien n'est fait, aucun gouvernement ne lève le petit doigt.

- Quoi de plus normalde faire le lien entre OGM chimie nucléaire quand il y a volonté de briser
la recherche indépendante, toujours par les mêmes soldats.
On a déjà parlé du cas « brevetage OGM »
(http://rebellyon.info/Le-ras-le-bol-du-rat.html)
(http://www.legrandsoir.info/Mexique-Monsanto-et-l-epi-de-la-mort.html)

- Quoi de plus normalde faire le lien entre les petits d'homme et tous les autres êtres vivants.
(http://blogs.mediapart.fr/edition/nucleaire-lenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/220812/l-extinction-des)
(http://www.enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=base_documentaire:liste_par_auteur

Retour à Fukushima depuis Hiroshima, la boucle est bouclée.
- Quoi de plus normal de faire des contre-conférences, des contre-sommets.
En 1996 à Vienne en Autriche, la conférence organisée par le lobby atomique AIEA a étouffé les
conséquences sanitaires de Tchernobyl (dont la présidente était la physicienne Angela Merkel,
aussi fille de pasteur parait-il, encore une chrétienne... http://bellaciao.org/fr/spip.php?
article96904). alors que juste en face, de l'autre côté du Danube se trouvait la contre-conférence
intitulée « Tribunal permanent des Peuples » qui a donné sa sentence (en italien sur
http://www.internazionaleleliobasso.it/?p=80) et dont le déroulement a été retranscrit dans un livre
du même nom. http://www.dissident-media.org/infonucleaire/solange_fernex.html
disponible sur http://libre-infos.eklablog.com/-a46203294
Au Japon aujourd’hui , les conséquences sanitaires de Fukushima, sont étouffées toujours de la
même manière sur ordre du lobby atomique, les soldats semblent toujours aussi obéissants.
En Décembre 2012, la conférence de l'AIEA, ce déni institutionnel, a aussi eu lieu en face de
la contre conférence organisée elle, par la société civile ; (collectif Nuclear Free Now
http://npfree.jp/english.htmlvoir http://sayonara-nukes.org/2012/11/nfn121215/)
(à Koriyama puis à Tokyo)

Dans son rapport http://independentwho.org/fr/2013/01/09/contre-forum-japon/
Christophe Elain décrit bien la situation:
« Le vendredi 14 décembre, avec le groupe des européens venus pour ce contre-forum, nous sommes
allés pour la journée dans la zone particulièrement contaminée. Le long du trajet, nous avons vu des
ouvriers en train de décontaminer au karcher le toit de maisons et en divers endroits, des terrains ou
champs, desquels la terre de surface a été enlevée. Contaminée, elle est entreposée dans de gros
sacs. »[...]
« Ce matin là, Maria Neira, directrice du département Santé et environnement à l’OMS,
a fait une présentation du rôle de l’OMS et du travail réalisé. Une présentation faite a un rythme
soutenu, avec une longue liste des collaborations en place à l’OMS et des réponses apportées dès le
début de la catastrophe. Bref, une OMS présente et efficace. Et bien sûr, nous avons eu droit aux
inévitables problèmes psychologiques dont souffre la population, la radiophobie en particulier qu’il
importe de soigner, entre autres soins (!), par une communication appropriée. Les premiers résultats
préoccupants d’une étude menée par l’université médicale de la préfecture de Fukushima à propos de
la thyroïde des enfants n’ont pas été évoqués ! L’étude n’a malheureusement pas dû arriver à temps à
l’OMS ou elle s’est égarée malencontreusement dans les spams. Un bilan rassurant donc que confirme
ensuite Mr Weiss de l’UNSCEAR. Il nous a assuré que pas un des travailleurs décédés dans l’année
qui a suivie l’accident, n’était mort à cause des radiations et que celles-ci n’avaient causé aucun effet
sur les travailleurs et les populations. Ouf.
Il est intéressant de noter que, concernant la santé, certains problèmes ou questions n’ont pas été
forcément niés mais ont tous suscité les hypocrites précautions suivantes: Les recherches n’ont pas
permis jusqu’à présent de tirer de conclusions – Elles n’ont pas permis de dégager des conséquences
significatives – Nous devons continuer à travailler sur ces questions .
Ils ne nient plus forcément l’évidence mais ils repoussent au maximum le moment où ils devront tirer
les conclusions qui s’imposent. »
En plus du déni du lobby « habituel » et immonde, il y a le même phénomène dérisoire d'enlever
des centimètres de terre contaminées ou de lessiver les sols ou les toits, c'est la même chose qu'à
Tchernobyl ou au Vietnam ou à Bhopal etc il est impossible de décontaminer une terre imprégnée et
l'eau des nappes phréatiques incontrôlables, comme le mouvement des poussières dans l'air. C'est un
rocher de Sisyphe radioactif saturé de dioxines et d'OGM que des générations de corps malades
s'évertueront à remonter si personne ne fait rien pour limiter les dégâts en arrêtant cette « méga-machine ».

Mais comment va Mr Yoshida ? Il faut sauver la conscience du soldat Yoshida
Au sujet du nombre de victimes à Fukushima on avait eu droit à un aperçu de l'enfumage permanent
(http://bellaciao.org/fr/spip.php?article126026) (http://bellaciao.org/fr/spip.php?article126039)
et récemment : (http://fukushima-informations.fr/?p=5481)
Voir la photo de Masao Yoshida, directeur de la centrale, le 30 mai 2011.

Novembre 2011
« Masao Yoshida, 56 ans, a dû quitter pour raison de santé le poste qu'il n'avait pas quitté depuis la
catastrophe du 11 mars. Il sera remplacé dès le 1er décembre par Takashi Takahashi [...]
Le 12 novembre, lors de la première visite du site autorisé pour la presse, il avait déclaré qu'"au cours
de la première semaine, j'ai crû à plusieurs reprises que j'allais mourir"[...]
OFFICIELLEMENT, L'ACCIDENT NUCLÉAIRE N'A PAS FAIT DE MORTS
L'annonce de son départ et le silence sur son état de santé rappellent qu'officiellement, il n'y a pas eu
de morts directement provoquées par l'accident nucléaire de Fukushima. Deux techniciens de la
centrale ont perdu la vie au moment du tsunami.Un troisième a été victime d'un arrêt cardiaque en
mai. Le 30 août, un ouvrier de 46 ans est décédé d'une leucémie aigüe mais Tepco a exclu tout
lien avec son activité à la centrale. Au moment du décès début octobre d'un employé d'une
cinquantaine d'années, l'entreprise avait évoqué, comme pour M. Yoshida, le respect de la vie
privée pour refuser de divulguer la cause de la mort.
Hors les employés de Tepco, un journaliste japonais de 24 ans qui résidait dans la préfecture de
Fukushima et consommait des produits locaux a perdu la vie le 16 septembre, lui aussi à cause
d'une leucémie aigüe, une maladie également diagnostiquée chez le présentateur Otsuka
Norikazu, 63 ans, qui, depuis le mois de mars, "soutenait Fukushima en mangeant ses
produits".
Philippe Mesmer - De notre correspondant à Tokyo »
(http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/30/fukushima-l-hospitalisation-du-directeur-de-la-centrale-reste-inexpliquee_1611038_3244.html)
Décembre 2011
« L’ex-directeur souffre d’un cancer - déc.11, 2011 in Japon
L’ex-directeur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, Masao Yoshida, qui a quitté ses
fonctions récemment pour raison de santé, est atteint d’un cancer de l’œsophage. La maladie n’a
toutefois aucun lien avec les radiations, selon la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco).
M. Yoshida avait officiellement abandonné ses fonctions le 1er décembre, après deux semaines
d’absence, pour cause de maladie. Dans un premier temps, Tepco avait décidé de ne pas divulguer le
mal dont il souffrait, pour cause de protection de la vie privée, tout en affirmant que sa maladie ne
semblait pas liée à l’exposition aux rayonnements. [...]
Tepco a précisé que M. Yoshida avait reçu en huit mois une dose «d’environ 70 millisieverts»,
inférieure à la limite annuelle exceptionnelle de 100 ou 250 millisieverts autorisée pour le personnel
des centrales nucléaires en cas de crise. »
(http://nouvelles.cytalk.com/2011/12/lex-directeur-souffre-dun-cancer/)
Août 2012
« Masao Yoshida, ancien Directeur de Fukushima-Daiichi brise enfin le radio-silence
Masao Yoshida, ancien Directeur de Fukushima-Daiichi déclare : « nous avons besoin d’une aide
internationale » Publié le 13 août 2012 »
http://gen4.fr/2012/08/masao-yoshida-aide-internationale.html voir sa photo

9 Janvier 2013
« Il y a eu 3 139 séismes en 2012 au Japon. 1 868 d'entre eux étaient des répliques du séismes du 11
mars 2011. C'est environ 60%. Une réplique d'une magnitude 8 est encore possible. On en est à 9 357
répliques depuis le 11 mars 2011.
L'activité sismique est cependant à la baisse. Il y a eu 10 487 séismes en 2011. Le record est de 52
957 en 1966.
Le séisme du 11 mars 2011 s'est produit sur une faille considérée jusqu'alors comme à faible risque... »
source ACRO http://www.acro.eu.org/
Peut-être que Mr Yoshida sera décédé au moment où ces lignes seront lus, peut-être aura-il le
temps de se rappeler qu'il meurt de la contamination radioactive et de la folie des hommes qui l'a
provoqué. Il doit le dire, l'écrire et le crier avant que ses anciens amis soldats ne l'étouffent. Il doit
le faire pour son peuple, c'est son devoir. « Nul n'est une île » mais il n'y a qu'une seule île qui
s'appelle Japon.

En dépit de la volonté du lobby d'étouffer les analyses techniques qui démontrent l’insuffisance de
sécurité et les erreurs volontairement déniées, l'information circule néanmoins dans les réseaux.
Par exemple Arnie Gundersen (www.fairewinds.org) enfonce le NRC ;
http://www.youtube.com/watch?v=I7L2TuYvJ3A&feature=youtube_gdata c'est à dire la « Commission
de régulation nucléaire » américaine entièrement constitué de bons soldats, comme les autres
soldats français et autres de l'AIEA, qui n’hésiteront pas à laisser mourir à petit feu nucléaire le
peuple japonais tout entier rien que pour protéger leurs intérêts, il ont déjà commencé il y a
longtemps, c'est leur fonction. Comme il y a soixante dix ans.
Et la police politique est à l’œuvre en direct.
http://www.reporterre.net/spip.php?article3690
A Fukushima, le même scénario de catastrophe sanitaire se produit que par le passé mais plus
immonde encore est l'appareil de propagande qui continu de nier les faits, et rivalise pour noyer le
poisson dans des mensonges impensable qui passent en boucle dans les médias. On a vu un bel
échantillon de cette propagande infecte dès les premiers jours:
http://www.youtube.com/watch?v=tAGe18uftmI (via chaîne KNA).

S'ajoutant à la vieille rengaine de « radio-phobie »(1) déjà usité à Tchernobyl, voilà que l'on
rajoute celle de l'obésité. Pas moins d'une dizaine de médias (2) (y compris des médias alternatifs
d'ailleurs) ont repris une information de l'AFP toujours sans le moindre esprit critique.
Certes, si on reste sans activité, on aurait peut-être tendance à grossir et perdre un peu de souffle.
Mais lorsque l'on prend l'information directement de la population comme on a la chance de l'avoir
sur le net, on s’aperçoit :
« "Certains cherchent à grossir tandis que d'autres prennent trop de poids et deviennent obèses", dit-elle. "Les maux de tête et de fréquentes insomnies font que certains enfants manquent l'école."
Ce n'est pas tellement la vue des blessures physiques dues à la radioactivité, c'est plus de voir la vie
des enfants sans dessus-dessous.
"Comme prévu, tous les enfants sont stressés", dit Maeshima. "Ils ont l'air très bien mais plus j'en
apprends sur leur situation familiale, plus je m'inquiète pour eux". »
(https://www.facebook.com/FukushimaDiaryFR?filter=1)
Ce dont souffrent principalement ces enfants relève des désordres provoqués par leur
contamination radioactive notamment des désordres thyroïdiens déjà signalé à Tchernobyl .
Sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Thyro%C3%AFdeon note:
« La thyroïde est une glande endocrine cervicale régulant de nombreux systèmes hormonaux [...]Elle est
fréquemment le siège de pathologies : hyperthyroïdie, hypothyroïdie, tumeur maligne ou bénigne.[...]
Pathologie endocrinienne. Les dysthyroïdies peuvent avoir des origines génétiques, être liées à des
carences nutritionnelles en iode, mais aussi être induites par des toxiques (plomb, ou iode radioactif .[...]
Les symptômes de l'hypothyroïdie découlent d'un ralentissement métabolique général : fatigue, difficultés
de concentration, troubles de la mémoire,frilosité, myxœdème, prise de poids malgré un appétit
stable voire diminué, diminution de la pilosité avec perte de cheveux ou cheveux devenant cassants,
éclaircissement des sourcils, sécheresse ou épaississement cutanée, pâleur, crampes musculaires,
fourmillement ou engourdissement des extrémités, inappétence, tendance à la dépression, insomnies[...]
voir aussi http://www.asso-malades-thyroide.org/art_sc.php?page=1
ou http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php
« Bien sûr, ces familles sont particulièrement sensibilisées. Elles ont fait suivre des examens
médicaux à leurs enfants : nodule à la thyroïde, césium 134 et césium 137 dans les urines… Les
parents ont évidemment en commun une forte inquiétude. Aussi, ce qui est énormément apprécié
de tous, dans ce cadre privilégié, c’est de pouvoir enfin parler de ce qui les préoccupent, surtout
pour les parents qui vivent près de Fukushima car là-bas il est très difficile, voir impossible,
d’évoquer la catastrophe et les problèmes que posent la radioactivité.[...]
En effet, il y a déni, réaction classique dans les cas de grandes catastrophes, mais aussi le fait
que les personnes qui abordent ce sujet sont considérées comme des gens qui nuisent au futur de
Fukushima alors on se tait.
De plus, quand on sait la discrimination dont ont été victimes les hibakushas (survivants de la
bombe atomique), et que déjà, pour les habitants de la région de Fukushima cette même
discrimination a commencé, cela n’incite pas à s’exprimer. Alors, oui le soulagement est réel
quand enfin on peut parler librement sans crainte d’être mal vu ou rejeté. »
http://independentwho.org/fr/2013/01/08/sejour-enfants-fukushima/
Ainsi chaque fois qu'il y a trace d'injustice et de mensonge, des sentinelles alertent et démontent
pièce par pièce l'imposture, et surtout informent réellement, toujours selon chaque sensibilité, il
suffit d'aller à l'information et transmettre :
http://lesveilleursdefukushima.blogspot.fr/
- Par exemple Fukushima Diary du 5 Janvier 2013 relève les magouilles des statistiques des
hôpitaux :https://www.facebook.com/FukushimaDiaryFR?filter=1
http://fukushima-diary.com/2013/01/confusing-medical-industry-and-demographic-statistics-help-jp-gov-conceal-the-radiation-effect-on-health/
- Un autre exemple est l'appel du Maire de la ville de Futaba à l'ONU déjà cité
http://independentwho.org/fr/2012/11/07/maire-futaba-a-geneve/
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article131336
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article131371
Voilà que cet homme remarquable, un des rares maires à se lever contre cette trahison, risque
de se faire censurer, c'est à dire vider si il n'y a pas assez de soutien autour de lui :
Message du 11 janvier 2013
« Chers amis, chers journalistes alarmés,
Permettez-moi d'attirer votre attention à propos de Monsieur Idogawa, maire de la ville de Futaba où
est implantée la centrale de Fukushima-Daiichi.
Aussitôt après l'accident en 2011, il a décidé d'évacuer les habitants et la mairie à 200km, dans le
département de Saitama.
C'est la seule municipalité déplacée hors du département de Fukushima.
Depuis, le maire vit avec sa population dans un lycée désaffecté.
Si vous avez une idée de ce que peut être un refuge après le tsunami, vous constaterez qu'ils sont
toujours dans les mêmes conditions de vie depuis bientôt 2 ans.
Alors que d'autres sinistrés réfugiés ont été relogés dans des baraques provisoires, ce lycée à Saitama
est le seul refuge officiel qui existe encore au Japon à la suite des catastrophes.
Conscient du danger de la radioactivité, le maire Idogawa agit de tout son possible pour défendre la
population.
Il est même allé jusqu'à l'ONU à Genève fin oct 2012, accompagné de Pr. Michel Fernex et du groupe
Fukushima Collective Evacuation Trial.
Voici son discours, sous-titré en anglais.
http://www.youtube.com/watch?v=EqseXWOQLbE
Mais les conseillers municipaux ont voté une motion de censure contre le maire Idogawa.
Il risque de céder sa place aux promoteurs de l'énergie atomique et les laisser mener une politique de
non-protection de la population.
Pouvez-vous en parler dans vos médias et éventuellement interviewer le maire Idogawa ?
Je vous copie en bas l'appel en anglais de notre ami Taka Honda, responsable du réseau international
pour la protection des enfants de la radioactivité, membre de l'équipe d'interprètes lors de la visite du
maire Idogawa à Genève :
http://www.save-children-from-radiation.org/
Veuillez transférer ce message à toutes les personnes susceptibles d'être sensibles à cet appel.
En espérant la réaction vive de votre part, Satoko Fujimoto »fin du message
Message du 23 janvier 2013
Le maire de Futaba très malade et très peu soutenu est contraint de démissionner, il lance un
dernier message :
« M. Idogawa Ex-maire de Futabamachi : “J’ai démissionné parce que je ne peux pas accepter un
standard de 20 mSv/an. je ne peux pas assumer une telle responsabilité pour le futur”
Le 23 janvier 2013, M. Idogawa, Ex-maire de Futabamachi a démissionné.
Dans l’interview à OurPlanet-TV, il explique qu’il démissionne parce qu’il ne pouvait pas accepter
le standard de 20 mSv/an du gouvernement.
Il affirme que maintenant le gouvernement japonais définit que les habitants devraient rentrer si la
dose intégrale est en-dessous de 20 mSv/an pour répondre à la demande sociale et économique.
Ceci alors que c’est 1 mSv/an dans le reste du Japon, ce qui est également confirmé par les
antécédents judiciaires de la Cour Suprême. Même ) Tchernobyl, quand c’est au-dessus de 5
mSv/an, la région est définie comme zone d’évacuation absolue.
Il a dit aussi qu’il ne peut pas laisser les habitants rentrer au village parce qu’il ne peut pas prendre
la responsabilité de ce qui peut arriver à leur santé au cours des 25 ans qui viennent. »
http://www.ourplanet-tv.org/?q=node/1518
http://fukushima-diary.com/2013/01/idogawa-ex-futabamachi-mayor-i-resigned-because-i-cant-accept-20msvy-standard-cant-take-responsibility-for-potential-health-effect-either/
autre article :
« Le maire de Futabamachi : “Dans la préfecture de Fukushima c’est comme au camp
d’Auschwitz, notre ADN est massacré comme si on était des cobayes”
Le maire de Futabamachi, M. Idogawwa, a été démis pour s’être opposé à l’accueil dans sa
commune d’un lieu de stockage provisoire pour des sols contaminés issus de la décontamination.
Depuis qu’il a été gravement exposé pendant le 11-3, il a de graves problèmes de santé.
Le 20 janvier 2013, il a été hospitalisé d’urgence et le 23 janvier 2013, il annonce sa démission.
Sur le site temporaire de la ville, il a écrit ceci :
(Résumé et traduit par Fukushima Diary) :
“se rendre” est pour nous ne rien faire sur la situation actuelle.
Ne pas se rendre, nous ne devons pas oublier ces choses :
- Tepco et le gouvernement ont affirmé qu’aucun accident nucléaire ne pourrait arriver.
- L’accident n’a pas été provoqué par nous.
- Ils nous ont exposé à la radioactivité.
- Nous allons être forcés de nettoyer la radioactivité.
- Nous devons retourner dans notre ville à 20 mSv/an.
Nous avons beaucoup appris par cet accident. Nous avons appris que notre pays sous-estime les
vies humaines. ···
La commune de Shirakawa de Fukushima a son musée sur le camp d’Auschwitz. Il est très connu
que les nazis ont massacré les juifs avec des gaz toxiques. De façon assez ironique, dans la
préfecture de Fukushima notre ADN est aussi massacré par la radioactivité. Il n’y a pas d’autre
solution pour garantir note santé que de nous laisser évacuer le plus vite possible. ···
Il n’y a pas assez d’études pour prouver les standards de sécurité sur les radionucléides artificiels.
S’ils disent qu’il n’y a pas d’effet sur notre santé à 20m Sv/an, ils venir devraient vivre ici avec leur
propre famille pour nous prouver que c’est sans risque. ···
On nous traite comme des cobayes. C’est identique à un tyran étranger tirant des missiles sur
nous. »
http://www.town.futaba.fukushima.jp/message/20130123.html/
http://fukushima-diary.com/2013/01/futabamachi-mayor-like-in-auschwitz-camp-our-dna-is-massacred-in-fukushima-prefecture-just-like-guinea-pigs/#comments
- et voici sa lettre de démission du 23 Janvier 2013
(traduction Odile George pour IWHO)
"Eternellement Futaba (un message du maire)
Le 23 janvier 2013
Katsutaka Idogawa, le maire de Futaba
Nous sommes confrontés à des conditions difficiles sans précédent comme réfugiés en conséquence
de l’accident nucléaire. Cependant, nous ne pouvons pas être à la dérive sans fin. J’ai continué à
demander au gouvernement de nous fournir un endroit où on pourrait s'installer pour la reconstruction
de la communauté. Malheureusement, il m’a manqué du temps pour y réussir.
Aujourd'hui, j'ai démissionné du poste du maire de Futaba, en espérant que nous serons réunis
quelque part pour mener une vie paisible sans aucun risque de radiation. Je tiens à profiter de cette
occasion pour exprimer ci-dessous mes opinions personnelles fondées sur mon expérience et ma
manière de voir les choses.
1. Ne pas céder à l’accident
Vous perdrez votre combat contre l'accident nucléaire si vous laissez les choses rester comme elles le
sont maintenant. Il n’est pas souhaitable que les citoyens de Futaba capitulent. J'espère que vous allez
gagner la lutte et persévérer pour survivre. Nous sommes séparés pour le moment, mais réunissons-nous de nouveau une fois que le risque d'irradiation sera passé suite au déconditionnement des
réacteurs et que la cohabitation avec la nature deviendra possible de nouveau.
Nos enfants, n’oubliez jamais les sentiments de déception que vous avez eus et vivez fort par tous les
moyens pour rétablir Futaba. Pour remplir cette mission, ne cessez pas d'apprendre et soyez des
personnes respectueuses. Je souhaite que vous jouiez un rôle important dans le monde entier.
(1) Souvenez-vous des points suivants pour triompher
1. Le gouvernement nous a imposé l’évacuation de Futaba
2. TEPCO et le gouvernement nous ont toujours assuré qu'aucun accident grave ne se produirait
jamais
3. Il existe un accord de sécurité entre Futaba, la préfecture de Fukushima et TEPCO
4. Nous ne sommes pas responsables de l'accident
5. Nous n’avons reçu ni excuse officielle ni compensation appropriée (rien de tangible)
6. Ce n’est que vous qui pouvez exercer vos propres droits
7. Nous avons été irradiés
8. Nous serons obligés de nettoyer la radioactivité
9. Les autorités ont augmenté la dose de rayonnement admissible à 20mSv par année (la dose
de rayonnement admissible pour le public est inférieure à 1mSv par an)
(2) Les choses à faire pour la victoire
1. Identifier les personnes responsables de l'accident
2. Faire une liste de tous les dommages que nous avons subis
3. Quantifier les dommages accumulés
4. Exiger le remboursement des dommages
5. Exiger le meilleur remboursement possible des dommages ou une solution de rechange (le
déplacement provisoire de la ville)
6. Insister sur l’absence de responsabilité pour l’accident chez les habitants de Futaba
7. Être conscient de ce qui se passe
8. Tirer des leçons des victimes de la maladie de Minamata
9. Allez parler avec les gens d'Hiroshima et de Nagasaki
10. Être reconnaissant envers les gens qui nous soutiennent comme réfugiés
11. Essayer de protéger votre santé et votre ADN en vous protégeant contre le risque d’irradiation
12. Être conscient des conséquences de Tchernobyl et ne jamais répéter la même erreur
(3) Mobilisation (dans la défense de nos droits fondamentaux)
1. Partagez les responsabilités parmi vous et formez des groupes de recherche sur les sujets
suivants pour résoudre les facteurs préjudiciables aux résidents de Futaba:
• Mesure de contamination radioactive
• Décontamination
• Compensations
• Logement
• Emploi
• Soins de santé
• Cimetières
• Scolarité
• Construction d'installations de stockage provisoire des déchets nucléaires
2. Création d'une commission d'enquête sur l’accident
Aucun des rapports officiels sur l’accident ne présente la réalité vécue par les victimes qui ont
été forcées d'évacuer les zones contaminées. Nous sommes responsables pour documenter
les faits nous-mêmes afin d'éviter la désinformation ou la falsification des données par des
tiers.
2. Insister sur le droit de réclamer
Organiser des collectifs de supporters, de juristes, de professionnels académiques, de bénévoles et de
victimes d'irradiation pour obtenir les droits dus à la souveraineté du peuple et la restauration des droits
de l'homme des victimes
3. Appréciez les enseignements de nos grands ancêtres
(1) Découvrir de nouvelles choses en prenant des leçons du passé
Nous pouvons tirer des leçons du passé pour obtenir de nouvelles idées. L'histoire peut vous donner
un aperçu du problème auquel vous êtes confronté. Autrefois, le clan de Shineha, nos ancêtres, a été
décimé par le clan de Soma. Ensuite, le clan de Choshu a vaincu le clan d’Aizu. En dépit de toutes ces
défaites dans le passé, nos ancêtres ne périrent pas et nous sommes vivants aujourd'hui. Nous devons
notre vie à nos ancêtres et nous sommes également responsables de transmettre notre ville natale aux
générations à venir. Nous avons subi un accident sans précédent. Maintenant nous devons nous
concentrer sur la protection de nos enfants contre les dommages génétiques causés par l’irradiation.
Contre vents et marées, persévérons pour rétablir Futaba.
(2) Cinq plans de la vie
Cette maxime de vie préconisée par Zhu Xing Zhong, un officier de l'ancienne Chine durant la dynastie
de Song, contient beaucoup de sagesse sur la vie. Il comprend cinq projets pour la vie: le plan de vie,
le plan du corps, le plan de la famille, le plan du vieillissement et le plan de la mort.
(3) Noble Chemin Octuple
On croit que le Bouddha a prêché le Noble Chemin Octuple comme un nouveau moyen de recherche
spirituelle.
Vision juste ou compréhension juste
Pensée juste ou discernement juste
Parole juste
Action juste
Profession juste
Effort ou persévérance juste
Attention juste
Concentration juste
Nous ne sommes pas dans un esprit capable d'assumer ces enseignements. J'aimerais que vous vous
souveniez de ces mots pour obliger TEPCO et le gouvernement à réaliser leurs responsabilités dans
l'accident. Ils négligent et sous-estiment les droits fondamentaux des victimes de l’accident. J'espère
aussi que ces enseignements serviront aux enfants de Futaba comme guide de vie.
Nous avons appris de nombreuses leçons face à l'accident, entre autres le mépris pour la vie humaine.
Le gouvernement nous a ordonné d'évacuer la ville. Je considère cela comme une déclaration de
guerre contre nous. Comment pouvons-nous lutter contre les autorités faute d’armes, de moyens et
d’autorisations?
Il y a un musée mémorial du camp de concentration d'Auschwitz dans la ville de Shirakawa (à
Fukushima). Il est bien connu que les nazis ont massacré des millions de Juifs au gaz toxique. Quand il
s'agit de Fukushima, les éléments de la santé et de la génétique (ADN) de la population y sont
endommagés par la radioactivité toxique. Quelle ironie! Nous ne pouvons pas assurer la sécurité de la
santé sans évacuer la population immédiatement. La décontamination doit être effectuée plus tard sur
le long terme.
Il manque un grand nombre d'études critiques qui pourraient justifier les normes de sécurité de la
radioactivité artificielle. Certains disent que le rayonnement ne cause aucun impact sur notre santé,
même quand la dose de radioactivité est de 20mSv par an. S'ils osent le dire, laissez-les vivre dans un
tel endroit avec leurs familles pour prouver l'innocuité. C'est seulement alors que les gens pourront
enfin rentrer à Fukushima. Ils se servent de la population de Fukushima comme cobaye. Ceci est
comparable à la situation dans laquelle un tyran lance des missiles contre son propre peuple.
Le slogan «pas de revitalisation du Japon sans reconstruire Fukushima" est orchestré partout. En
réalité, la majorité des gens ne croient pas que la reconstruction de Fukushima dans le vrai sens soit
possible lorsque le nombre d'enfants diminue et que leurs vies sont en danger. Futaba a été rendue
inhabitable en échange d'avoir consenti à la construction de la centrale nucléaire. Nous avons
abandonné tout ce qui avait été construit grâce aux subventions accordées pour la centrale nucléaire.
La préfecture de Fukushima a en effet joué un rôle important pour réaliser la construction de la centrale
nucléaire en jeu. Sans son intervention, la ville de Futaba n'aurait jamais pu remporter l'enchère.
Certains disent que nous n'avons aucun droit de nous comporter en victimes car nous avons accepté la
construction de la centrale nucléaire. Il me semble que nous n'avons nulle part pour nous installer.
Nous nous efforçons de survivre dans la détresse. J'ai demandé à l'ancien premier ministre Monsieur
Kan de sauver les enfants, les personnes âgées et les parents dans la souffrance. Rien n'a changé.
J'ai ensuite prié Monsieur Noda de nous traiter comme des membres légitimes du pays. En réalité,
notre tolérance a dépassé le seuil. J'ai fait de mon mieux pour attirer l'attention sur notre situation dans
les médias tout en recevant des critiques de la part des citoyens de Futaba.
J'ai également lancé un appel auprès des autorités préfectorales de Fukushima. Elles n’ont pas donné
de réponse concrète à ma demande et j'ai été déprimé. Le gouverneur de la préfecture de Fukushima
a insisté sur la construction des installations de stockage temporaire de déchets nucléaires à Futaba
en vue de la reconstruction de la préfecture. En retour, je lui ai posé la question à propos de la
reconstruction de Futaba. Pas de réponse. Je lui ai alors demandé de nous offrir une nouvelle ville.
Pas de réponse. Comment pouvons-nous discuter l'un avec l'autre?
J'ai interrogé le chef du ministère de l'Environnement sur la raison pour laquelle on avait choisi Futaba
comme le site possible de la construction de deux installations de stockage provisoire. Il a dit qu'il ne
savait rien. Je lui ai ensuite demandé de me montrer les procès-verbaux sur ce sujet. Il m'a répondu
qu'il n'exitait pas un tel document, disant qu'on n'allait effectuer que la recherche géographique (des
sites) et qu'on n'avait pas l'intention de construire des installations de stockage temporaire. Comment
puis-je y croire?
Futaba, c'est une ville avec une ancienne histoire et des actifs hérités de nos ancêtres. Quiconque est
ignorant de notre histoire n'a pas le droit d'insister sur la construction des installations de stockage
provisoire de notre ville. J'espère que vous allez prendre une décision sur cette question après une
discussion adéquate. Je préfère que les jeunes prennent la décision finale.
Rappelez-vous que vous allez perdre votre propriété si vous recevez le remboursement entier de la
compensation. Cela signifie que vous allez perdre votre ville natale. Vous devez être bien conscients
de ce fait si vous souhaitez rentrer à Futaba à l'avenir.
Enfin et surtout, je tiens à exprimer ma sincère gratitude au peuple de Futaba, aux résidents des
communautés locales dans et autour du district de Futaba et de Fukushima, au gouvernement
japonais, à la préfecture de Fukushima, aux gens dans tout le Japon pour leur aide et leur soutien lors
de l'évacuation après l'accident, aux membres de la Diète, aux membres des gouvernements locaux
dans tout le Japon, aux habitants de la préfecture de Saitama et aux membres de l'Assemblée
préfectorale de cette préfecture, aux citoyens de la ville de Kazo et aux membres ses administrations
locales, aux citoyens de la ville de Sakura, aux professionnels de la santé, aux travailleurs sociaux, à
ceux qui nous ont fourni de précieuses informations et aux gens du monde entier qui nous ont
soutenus. Je vous remercie de votre soutien. Je vous adresse ce message pour vous dire un grand
merci.
Je suis reconnaissant à vous pour votre soutien à long terme. »
- Malgré l'effarement, de plus en plus de médecins s'engagent suivant la trace des Fernex et
Bertell,
Le Dr Helen Caldicott :
http://independentwho.org/fr/2012/11/21/fukushima-caldicott/
et surtout les médecins sur place :
http://www.acsir.org/acsir.php
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article131371
en France http://www.asef-asso.fr/
http://amfpgn.org/site/recommandations-de-lippnw-apres-le-desastre-de-fukushima/#more-2110
C'est pourquoi nous luttons et c'est pourquoi il faut les aider.
« Le projet Manhattan était à l'origine destiné à contrecarrer le programme nucléaire de l'Allemagne
nazie. À la suite de la défaite du IIIe Reich, plusieurs scientifiques qui travaillaient sur le projet eurent le
sentiment que les États-Unis ne devaient pas être les premiers à utiliser de telles armes. Albert
Einstein sera réticent face à la bombe et Leó Szilárd, qui était largement impliqué dans le
développement de la bombe, dira après la guerre :
« Si les Allemands avaient largué des bombes atomiques à notre place, nous aurions qualifié de
crimes de guerre les bombardements atomiques sur des villes, nous aurions condamné à mort
les coupables allemands lors du procès de Nuremberg et les aurions pendus.» » (source wiki)
« Il est plus que jamais nécessaire que ces appels soient enfin entendus. Sinon, des régions entières
de notre planète seront rayées de la carte, transformées en poubelles radioactives pour l’éternité, et
des populations toujours plus nombreuses seront condamnées à une mort lente et atroce. A terme, la
planète entière sera contaminée. » Joëlle Pénochet déjà citée http://www.internationalnews.fr/article-armes-a-l-uranium-appauvri-ou-en-est-on-64255044.html
Ainsi, nous avons fait un petit tour de rappel non exhaustif.
- Quoi de plus normal de faire le lien entre ce qui se passe aujourd'hui et ce qu'écrivait Tolstoï il y
a plus d'un siècle. Sur la conspiration du silence, sur l'esclavage moderne, les soldats, les
gouvernements ; Le Grand Crime.
Mais ce n'est plus « seulement » « le grand crime » écrit par Tolstoï,
Ce n'est plus « seulement » « le crime de Tchernobyl » écrit par Tchertkoff, qu'il raconte encore
dans ce documentaire et accuse « les soldats » http://echoechanges-echoechanges.blogspot.fr/2012/12/wladimir-tchertkoff-raconte-le-crime-de.html
C'est le Très Grand Crime contre le génome, en toute impunité, contre le vivant qui se dessine là
depuis le 6 Août 1945 ou même depuis l'ère dite « moderne » avec ses soldats industriels comme
Monsanto, Dow, puis Areva, Novartis etc, ses soldats politiciens, scientifiques, universitaires,
fonctionnaires, militaires, ses soldats banquiers, actionnaires, économistes, religieux, journalistes
et tous les anciens et nouveaux chiens de garde d'un système qui s’effondre, en s’évertuant à
avancer malgré tout avec des œillères criminelles, et font leur maximum pour atrophier la pensée,
jusqu'à l’extrême limite de leur bêtise qui est déjà incommensurable en ce nouvel an 2013.
- Quoi de plus normalque cela soit un Tchertkoff qui soit dans les premiers rangs contre Le très
Grand Crime. Le crime sur le vivant, sur ceux qui ne naîtront jamais ceux qui naîtront mais ne
vivront pas longtemps et ceux qui naîtront en essayant de vivre heureux avec leur handicap
souvent spectaculaire dans ce monde du spectacle, malgré le malaise voir le rejet évident de la
majorité de la population face à « leurs différences ». Ils devront vivre et même se montrer toute
leur vie comme des gueules cassés de la guerre 14-18 pour montrer ce très Grand Crime qui est
La Nausée.
Comble de la modernité,
il suffit d'appuyer sur un bouton de téléviseur pour s'apercevoir de l'état d'avancement de
l'abrutissement.
il suffit d'appuyer sur un bouton pour déclencher un très grand crime .
Nous sommes peu de choses...
On va peut-être nous taxer d'antiaméricanisme primaire,
pourtant c'est la même chose pour la France et l’Angleterre,
et tout l'occident fonctionne sous l'ordre des soldats,
puis le monde entier a adopté cette marche au pas,
De Wounded Knee à Gaza; (http://www.legrandsoir.info/du-lakota-a-gaza.html)
et de Hiroshima à Fukushima,
Qui peut être fier d'un tel résultat ?
Il est difficile d'exprimer un crime contre l'humanité qui dure et complètement impuni, pourtant si
on l'exprime ou l'explique on peut mieux le combattre. Et ici même, on doit l'éradiquer à la source.
Ce n'est pas avec des millions de dollars, « des indemnités », des mesurettes techniques et
scientistes etc que l'on condamne un crime contre l'humanité c'est avec des sanctions
exemplaires : on éradique l'original: le soldat et son gouvernement.
On a remonté ici à son origine « technique » quoique qu'on sache que son origine est plus lointaine et
déjà citée dans les textes anciens, certains affirment que cela parti de la chrétienté et de ses multiples
déviances religieuses qui suivirent. Puis de la fable des abeilles jusqu'à la fable du libéralisme.
Une chose est sûr, c'est que même le langage est dépassé, impuissant pour exprimer l'inexprimable, le
mot barbarie n'a été que trop utilisé, lui-même dépassé si l'origine vient des grecs qui le définissaient
comme « tout ce qui n'est pas grec ». (Et de toute façon même Aristote s’accommodait de la condition
des femmes sans droits et des esclaves). Et cetera. Alors quel mot ? Humain trop humain ? Biocide,
omnicide, génocide, crime contre l'humanité, crime de guerre etc. Lequel mot utiliser ? Des mots
plus simples mais affublés de superlatif ? Après le crime, le grand crime, le très grand crime, le
plus grand crime etc. L'infinie connerie humaine.
Pourtant cela a été écrit de longue date, dit et redit : Il y a des pauvres parce qu'il y a des riches, et
il y a des guerres parce qu'il y a des soldats. C'est très simple. La simplicité volontaire.
Voilà, les preuves s'amoncellent toujours. Entre tunisienne et islandaise, nous avons donc
le choix entre Kropotkine ou George ou Gandhi ou les trois à la fois ;
- p120 «Ce n'est pas des cris et des bruyantes manifestations, ce n'est pas par des plaintes et des
dénonciations, ce n'est pas en formant des partis ou en faisant des révolutions , que l'on arrive à
réaliser des réformes sociales, écrit Henry George, c'est en éveillant les esprits et en faisant progresser
les idées . Tant que l'esprit ne pensera pas juste, il ne pourra y avoir d'actions justes, et les actes justes
suivront les pensées justes. » Léon Tolstoï (Le grand crime).
- « Dans l'Esprit de Révolte, Kropotkine s'interroge sur le moyen de faire passer un peuple d'une
situation d'indignation générale à celle d'une insurrection. En effet, même si le recul historique donne le
sentiment d'un soulèvement déterminé à partir de causes évidentes (pauvreté, rejet du système
politique en place...), l'élan général est déclenché par un acte solitaire et incertain. Il nomme leurs
auteurs les Sentinelles perdues :
« Au milieu des plaintes, des causeries, des discussions théoriques, un acte de révolte, individuel ou
collectif, se produit, résumant les aspirations dominantes. » » (source wiki)
- « Un individu conscient, éveillé et debout est plus dangereux pour le pouvoir en place que 10.000
individus endormis et apeurés. »Gandhi.
Ceci est un appel aux sentinelles perdues.

(1) « La « radiophobie » est le terme réinventé il y a dix ans, pour tenter supprimer de la mémoire des
peuples toute les anomalies ou pathologies qu’entraîne Tchernobyl. Chacun devrait faire pénétrer dans
son cerveau que ces maux sont le fruit de la peur des rayonnements et du stress causé par les
informations alarmantes propagées par les médias. Tous doivent s’efforcer de croire que les invalides
qui coûtent si cher à l’Ukraine sont dus à la « radiophobie ». La « radiophobie » causerait le
vieillissement précoce, les cancers et les leucémies, les décompensations cardiaques chez les
hommes jeunes, les maladies neuropsychiques, endocriniennes, ophtalmologiques, infectieuses ou
auto-immunes comme le diabète grave du petit enfant et la maladie de Hashimoto, de même que
l’augmentation des malformations congénitales et de la mortalité prénatale que les médecins sur le
terrain attribuent aux radionucléides artificiels du réacteur de Tchernobyl. C’est ce que tente de nous
enseigner l’AIEA. »
(http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26155#outil_sommaire_0)
(2)
- http://www.lemonde.fr/japon/article/2012/12/25/a-fukushima-davantage-d-enfants-obeses-depuis-l-accident-nucleaire_1810271_1492975.html
- http://www.leparisien.fr/international/fukushima-les-enfants-grossissent-a-cause-de-la-crainte-des-radiations-25-12-2012-2433843.php
- http://www.elle.fr/Societe/News/Les-enfants-de-Fukushima-en-proie-a-l-obesite-2278166
- http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/12/26/19631-fukushima-enfants-enfermes-grossissent
- http://www.lepoint.fr/monde/fukushima-prives-de-sorties-les-enfants-grossissent-26-12-2012-1606076_24.php
- http://www.moncoachingminceur.com/breves/les-enfants-de-fukushima-catastrophe-nucleaire-devenus-mesures-de-precaution-obeses-restriction-stress-121292.html
- http://lecourrier.vnagency.com.vn/lecourrier/fr-fr/details/34/societe/56987/les-enfants-de-fukushima-grossissent-par-manque-dexercice-face-a-la-peur-des-radiations.aspx
- http://www.24heures.ch/sante-environnement/sante/enfants-grossissent-manque-exercice/10232137/print.html
- http://www.rts.ch/info/sciences-tech/4533139-le-surpoids-infantile-effet-collateral-du-drame-de-fukushima.html
- http://japon.aujourdhuilemonde.com/japon-face-la-peur-des-radiations-les-enfants-de-fukushima-grossissent
- http://www.lematin.ch/sante-environnement/sante/enfants-grossissent-manque-exercice/story/10232137
- http://blogs.mediapart.fr/edition/japon-un-seisme-mondial/article/261212/lobesite-des-enfants-de-fukushima
- http://www.vivre-apres-fukushima.fr/fukushima-un-nombre-croissant-denfants-deviennent-obeses-a-cause-du-manque-dexercice-lie-a-la-crainte-de-lexposition-aux-radiations/
- http://www.carevox.fr/enfants-ados/article/fukushima-les-enfants-prennent-du
Encore un peu de lecture, tant qu'il y a de la place dans les serveurs et dans les
cerveaux disponibles des gouvernements :
- « Mr Fukuoka est un savant qui se méfie de la science, de ce qui trop souvent passe pour science ; il
l'utilise, ne la méprise pas. Sa méfiance vient de son sens pratique et de ce qu'il connaît. Il condamne
le morcellement de la science par la spécialisation. Il souhaite poursuivre son sujet dans sa totalité et il
n'oublie jamais que sa totalité comprend à la fois ce qu'il connaît et ce qu'il ne connaît pas. »[...] « Ce
dont il a peur dans la science moderne appliquée est son dédain pour le mystère, sa volonté de réduire
la vie à ce qui est connu et d'agir avec la prétention que ce qu'elle ne connaît pas peut être ignoré
en toute sécurité. « La nature saisie par la connaissance scientifique est une nature qui a été
détruite ; c'est un fantôme possédant un squelette mais pas d’âme. »[...]
p25 « C 'est un moyen didactique commun chez les philosophes orientaux d'utiliser les paradoxes,
l'illogisme et la contradiction apparente pour parvenir à briser les schémas habituels de pensée. De tels
passages ne sont pas nécessairement à comprendre littéralement ou figurativement, mais plutôt
comme des exercices destinés à ouvrir la conscience à des perceptions hors de portée de
l'intelligence. »
p48 « Le chemin que j'ai suivi, cette agriculture sauvage, qui paraît étrange à beaucoup, s'explique
d'abord en réaction à l'évolution irréfléchie et constante de la science. Mais tout ce que j'ai fait en
travaillant la terre ici à la campagne, c'est essayer de montrer que l'humanité ne sait rien. Parce que le
monde marche dans la direction opposée avec une énergie si violente [...]
p187 « chacun séparément [phénomènes naturels] devient objet d'investigation, conduisant à d'autres
questions qui se divisent sans fin dans toutes les directions. C'est le chemin de la science. »
p197 « Les autres animaux combattent mais ne font pas la guerre. Si l'on dit que faire la guerre, qui
repose sur les idées de fort et faible, est un « privilège » spécial de l'humanité, la vie est alors une
farce. Ne pas savoir que cette farce est une farce _ là gît la tragédie humaine. »[...]
p198 « Rien n'est plus fou que de prendre abri sous un « parapluie nucléaire » qui sera la première
cible pendant la prochaine guerre. »[...] « la clef de la paix gît près de la terre. »
Masanobu Fukuoka (La révolution d'un seul brin de paille) 1975.

p10 « Beaucoup s’inquiètent aujourd'hui de l'épuisement des terres arables et de la disparition de la
végétation sur toute la surface du globe, mais il ne fait aucun doute que la civilisation humaine et les
méthodes de culture peu judicieuses qui naissent de l'arrogance de l'homme sont en grande partie
responsables de cet état de choses général. »[...] « Dès lors que l'on accepte le fait que la nature a été
lésée par l'action de l'homme et son savoir, et que l'on a renoncé à ces instruments du chaos et de la
destruction, la nature recouvre sa faculté de nourrir toutes les formes de la vie. » [...]
p11 « Mais notre propos n'est pas de déterminer de manière scientifique l'origine des déserts. Même si
nous le voulions, nous nous découvririons qu'aussi loin que nous remontons dans le passé à la
recherche des causes, ces causes sont précédées par d'autres en une chaîne sans fin d’événements
et de facteurs imbriqués qui dépasse les facultés de compréhension humaines. Supposons que
l'homme soit ainsi capable d'établir qu'elle fut la première plante disparue d'une terre transformée en
désert. Il n'en saurait toujours pas suffisamment pour décider s'il faut commencer par planter la
première espèce qui a disparu ou la dernière qui a survécu. La raison en est simple : dans la nature, il
n'y a ni cause ni effet. »[...]
p12 « Ma plus grande peur aujourd'hui est que la nature devienne le jouet de l'intelligence humaine. Il
existe aussi le danger que l'homme s'évertue à protéger la nature par son savoir, sans réaliser que la
nature ne peut être restaurée qu'en abandonnant notre obsession de connaître et d'agir qui nous a
conduits à une impasse. Tout commence par le renoncement au savoir. »[...]
p28 « L'homme n'est qu'un niais arrogant qui, d'une manière vaine, croit tout connaître de la nature et
être capable de venir à bout de tout ce à quoi il réfléchit. Aveugle à la logique et à l'ordre inhérent à la
nature, il s'est égoïstement approprié celle-ci à ces propres fins et l'a détruite. Si le monde est
aujourd'hui en un si triste état, c'est parce que l'homme ne s'est pas cru obligé de réfléchir aux dangers
que comportent ses voies arbitraires.
La Terre est une communauté organiquement et étroitement unie de plantes, d'animaux et de micro-organismes. Lorsqu'elle est perçue par l’œil humain, elle apparaît soit comme un modèle dans lequel le
fort consomme le faible, soit comme un monde de coexistence et de bénéfice mutuel. Et pourtant,
Pr Masanobu Fukuoka
existent les chaînes alimentaires et les cycles de la matière, une transformation ininterrompue sans
naissance, ni mort. Ce flux de matière et les cycles de la biosphère ne peuvent être perçus que par
intuition directe, et cependant notre foi inébranlable dans l'omnipotence de la science nous a conduits à
analyser et étudier ces phénomènes, semant la destruction sur le monde des êtres vivants et, comme
nous le voyons, le désordre dans la nature. » [...]
p30 « Aussi énergique que soient ses efforts, l'homme ne parvient jamais à régner sur la nature. Il
ne peut que la servir, c'est à dire vivre en accord avec ses lois. » [...]
p37 « Je réalise d'ailleurs que les erreurs de l'agriculture moderne avaient leurs racines
dans les illusions fondamentales de la philosophie occidentale qui sont à la base de
l'agriculture scientifique. Et je me rendis compte que également qu'une idéologie erronée avait
égaré l'homme dans sa façon de vivre et de se procurer ce qui lui est nécessaire pour manger, se
vêtir et s'abriter. »[...]
p38 « Je ne désire pas simplement exposer et attaquer l’état actuel de l'agriculture moderne, mais
mettre en évidence les erreurs de la pensée orientale et entraîner au respect de la philosophie
orientale de Mu. [vide] »[...] « L'agriculture biologique qui est apparue d'elle même avec le
problème de la pollution, ne sert que de bouche-trou momentané et n'accorde qu'un bref sursis.
Elle est essentiellement une version réchauffée de l'agriculture traditionnelle du passé, fondée sur
l'énergie animale. Faisant partie, dès le début, de l'agriculture scientifique et en étant une section,
elle sera toute entière absorbée et assimilée par elle. »[...]
p40 « il continue ra probablement à se laisser éblouir par ce miroir aux alouettes[...] Tout est
illusion arbitraire créée par le raisonnement erroné de l'homme dans un monde de relativité.
L'homme n'a rien appris, rien accompli. Il a détruit la nature avec l'illusion qu'il la contrôlait. »[...]
« L'ultime espoir est que le principe philosophique, en train de s'éteindre dans les villages des
campagnes comme la braise ensevelie, soit exhumé et revivifié à temps pour créer une agriculture
naturelle qui unisse l'Homme et la Nature. »
p41 « Dès le moment où l'agriculteur qui travaillait main dans la main avec la nature a capitulé
sous la pression de la société, devenant un sous-traitant de l'industrie pétrolière, la conduite de sa
vie est passée aux mains de l'industriel et de l'homme d'affaires. »[...]
p309 « Lorsque je contemple maintenant les épis d'orge dorés en train de mûrir sous le soleil de
mai, je me rappelle les paroles d'un jeune visiteur originaire d'une île du sud. Après avoir regardé
l'orge, il s'en alla en disant. : «J'ai senti la grandiose énergie de la terre. Que dire de plus ? ». Le
même jour un professeur d'université me dit : « Mieux vaut tenir la philosophie et la religion à
l'écart de la science. » Si l'orge l'avait entendu, elle aurait ajouté : «Mieux vaut tenir la science à
l'écart du monde de l'orge. »
Parce ce que justement la science a battu en brèche les premiers mythes religieux d'inspiration
divine, elle n'a pas de quoi être fière. La science n'a pas renversé la religion véritable et n'a pas
même été capable de l'expliquer. Ce que l'orge ne nous dit pas, c'est que seule la religion et la
philosophie peuvent mettre en évidence et porter un jugement sur les hommes, les maux qui
submergent le monde qui est le nôtre.
Au printemps, le daikon, le navet et les fleurs de colza s'épanouissent sous les cerisiers en fleurs.
Vient la saison de la moisson de l'orge, et le doux parfum des fleurs de mandariniers que la brise
répand sur le champ d'orge et emporte vers la Mer Intérieure. A cette période, ma ferme naturelle
devient vraiment un jardin d'Eden. Les jeunes citadins venus à ma ferme vivent dans des cabanes
rustiques dans la montagne au milieu des poules et des chèvres qui vagabondent dans le verger.
Le soir venu, ils ramènent sur les levées la terre affaissée, parlent et rient d'un rire clair.
J'ai tenté de transmettre cette vision de la nature, les conversations au coin du feu de ces
hommes de la nature, au cours de réunions entre agriculteurs. Mais ces efforts ne s'avèrent être
rien de plus qu'un jeu inutile. Notre monde de gens toujours pressés n'avait pas le temps de prêter
l'oreille au discours insensé d'un vieux paysan. »
Masanobu Fukuoka (L'agriculture naturelle) 1985.

- « Si l'idée de droit de la nature existe depuis longtemps dans les sociétés andines (et dans d'autres)
c'est probablement parce que contrairement aux nôtres, ce ne sont pas des sociétés humanistes et
anthropocentriques (deux faces d'une même monnaie?). Lorsque Mchoquenhunea ministre des
affaires étrangères de la Bolivie et indigène aymara s'exprime au sujet de la cosmovision de son
peuple, il signale que l'être humain n'en est pas le centre, qu'il n'est qu'un élément du cosmos parmi
d'autre, ne possédant pas une valeur supérieure. Les êtres humains semblent,pour ces communautés,
s’inscrivent dans un réseau de réciprocité avec les autres êtres animé ou pas ... et avec lesquels la
communauté humaine entretient des relations que l'on pourrait qualifier en nos termes, de droits et de
devoirs » [...] « En Bolivie, au contact des peuples indigènes, il m'a semblé comprendre que c'est le
groupe qui est premier et non pas l'individu. Les devoirs de l'individu envers le groupe semblent primer
sur ses « droit », qui découlent de l'accomplissement des devoirs envers le groupe. En somme, ce
n'est pas, comme dans nos sociétés, l'individu qui doit être protégé des abus de la société (par des
droits), mais bien le groupe qui doit-être protégé contre les abus « individualistes » de ses membres
(par des devoirs). [...] Dans son texte intitulé en français « Leur civilisation et notre délivrance »,
parlant de la société indienne traditionnelle, Gandhi signale également que les droits n'existent pas en
eux-mêmes, mais découlent des devoirs assumés envers la collectivité. La notion de devoirs n'est
donc peut-être pas intrinsèquement seconde par rapport à celle de droits, mais elle l'est bien dans
notre manière de voir les choses. Et ce point cardinal me semble déterminer des types de société très
différentes , avec chacune ses avantages et ses inconvénients. » Mathieu Glayre « droit de la nature »
p10 « l'évolution de l'humanité suit celle de l'univers. Elle obéit aux lois de la thermodynamique »[...]
notion de « structures dissipatives s'auto-organisent par alternance entre l'ordre et le Chaos. »
François Rodier « Où va l'humanité » La Décroissance N°88.
Cette reconnexion avec le vivant est fondamentale ; soit nous changeons soit nous mourrons .
Est-il nécessaire de diviniser à nouveau la nature ; Gaïa, Pachamama etc ? ou opposer matriarcat
contre patriarcat et cetera ? Alors que c'est simplement nous dans la biosphère ; pas de dieux,
que des hommes qui ont besoin de croire..., à un avenir.
« Inlassablement, il faudrait répéter que l'on est "vraiment libre que lorsque tous les êtres [...] qui
[nous] entourent [...] sont également libres" (Bakounine), et que "tant qu'il y aura des abattoirs, il y
aura des guerres" (Tolstoï). » http://nantes.indymedia.org/article/25187
- « Une des questions centrales concerne la façon dont les êtres humains peuvent réorganiser la
société de sorte que son impacte sur de vastes étendues sur la Terre soit réduit et finalement
minimisé. »[...] p62« Ces deux points de vue avancent que la société humaine a, tout au long de
l'histoire, substitué des formes de hiérarchie sociale à d'autres, et a peu à peu adopté une logique
d'exploitation et de destruction à l'égard du monde naturel. Ils voient une contradiction
croissante entre les possibilités créées par le progrès social et le prix à payer par
l'humanité et par la nature. Par conséquent, il est nécessaire de dépasser cette
contradiction par la destruction du système de domination qui divise les êtres humains et
les sépare de la nature. » John P.Clark (La pensée sociale d'Élisée Reclus).
- p79 « Pourtant, chers parent , ne perdez pas votre temps à faire des procès aux géants de
l'alimentation en les traitant d'assassins. Même si vous avez sur le fond raison, vous perdrez vos
procès car les experts que nommeront les tribunaux seront les mêmes spécialistes de la diététique
qui siègent dans les conseils d'administration de l'industrie agroalimentaire ! Que voulez vous, la
diététique quantitative correspond à un monopole absolu, une véritable dictature qui est d'autant
plus puissante qu'elle passe totalement inaperçue aux yeux du grand public. La plupart des gens
ne peuvent tout simplement pas imaginer que, depuis le début du 20ème siècle, leurs enfants ont
été peu à peu colonisés par des industries qui sont devenues tellement prospères qu'elles
contrôlent les milieux médicaux et politiques d'une manière remarquablement efficace. »[...] p83
de nombreuses études ont montré la valeur, pour vivre sans maladie jusqu'à un âge avancé, des
graines germées et des jeunes pousses et l'observation des peuples où abondent les centenaires
donne les mêmes résultats. Pourquoi ces études ne sont-elles pas connues du public des pays
occidentaux ? Tout simplement parce que la pression publicitaire des géants de l'industrie
alimentaire s'exerce en permanence sur les médias et les consommateurs pour inciter d'acheter à
acheter des produits manufacturés. » [...] « notre aliment est notre médicament » (Hippocrate).[...]
p136 cite E.Bordeaux-Székély : « Le grain de blé répond à l'un de vos soucis : il vous enseigne
que tout est en mouvement, tout change et se transforme ; que la vie est le résultat de la lutte
entre deux forces qui s'opposent » ». Dr Christan Tall-Schaller ( Les graines germées).
- « Le changement qualitatif ne peut se faire qu'en retrouvant la relation humaine vraie, sans
arrière pensée, sans moralisation, en acceptant l'autre sans jugement. Cette amitié est l'attaque la
plus radicale qui puisse être portée soit à une société technicienne vouée à l'efficacité soit à une
société « communiste » fondée sur le conformisme et la délation » (Ellul « A temps et à contre
temps »). [...] 3ème leçon d'Ellul : se lancer dans la bagarre. Car une éthique de non puissance
et de liberté est forcément « créatrice de tensions et de conflits », lesquels ont justement tendance
à être aboli par la technique, qui présente leur disparition comme un bienfait. Nous vivons dans
une société riche en faux débats mais de moins en moins conflictuelle. Or note Ellul « On sait
que les groupes humains dans lesquels les tensions et les conflits disparaissent sont des
groupes qui se sclérosent, perdent leur faculté de changer et de résister aux agressions,
ainsi que celle d'évoluer »(« Recherche pour une éthique... ») Il ne s'agit donc pas de multiplier
pour le plaisir des combats tendant à la destruction pure et simple du groupe, mais de produire
« des tensions calculées dans les groupes humains pour que ceux-ci ne puissent pas se fermer,
se clore, s'achever (toute société achevée est morte) mais retrouve une aptitude à évoluer par
eux-mêmes et sans référer l'évolution à la technique »[...] « penser global, agir local », dans de
bons combats[...] « Une bonne vie, c'est un bon combat avec de bons compagnons »[...] Ellul a
montré en quoi les vrais enjeux échappent à l'homme politique, et pourquoi la conquête de
l'appareil d’État n'est qu'un leurre. »[...] « On ne peut pas créer une société juste avec des
moyens injustes. On ne peut pas créer une société libre avec des moyens d'esclaves. »[...]
Dernière leçon agir en sentinelle . Se battre pour que soient établie des limites : « La fixation de
limites est toujours constitutive de la société comme de la culture. L'illimité est la négation de
l'humain comme de la culture ». Et les limites ne sont en rien contraires à la liberté : « C'est quand
l'homme a appris à être libre qu'il est capable de se limiter ». Bien avant que soit posé le principe
de précaution, il affirmait : « Chaque fois que le scientifique et le technicien sont incapables de
déterminer avec la plus grande précision et certitude les effets globaux et à longue échéance
d'une certaine technique possible, il faut immanquablement refuser d'engager le processus de
cette technique » (Jacques Ellul Recherche pour une éthique... Repris dans Silence N°410 p38 )
- « Pourquoi vivons-nous dans un monde absurde ? Parce que la question du sens ne peut pas
être posé par la science. Les dimensions morale, intellectuelle, politique et culturelle lui échappent
complètement. On le voit avec les OGM par exemple.»[...] « Alors comment sortir de la
technocratie ? Il faudrait que celle-ci soit considérée comme une véritable réflexion politique. Or
cela a toujours été soigneusement été évité. La question du contrôle démocratique de la
technocratie n'est jamais posé.»[...] «Les ministres ne connaissent généralement rien au
domaines qu'on leur confie...cela les rend entièrement dépendants du savoir des technocrates.
L'illusion politique dont parlait Ellul est ici parfaitement illustrée. »[...] « l'oligarchie se trouve donc
dans le désarroi aujourd'hui. Elle ne sait pas quoi faire car elle n'a rien anticipé. Elle se cantonne à
des réponses de court terme, à de la communication. Mais elle est incapable de faire face aux
vraies questions. C'est peut-être une opportunité. N'oublions pas que les initiatives inventives et
innovantes ne viennent pas du corps politique mais des mouvements sociaux et associatifs »
Simon Charbonneau « comment repousser la technocratie verte ? »(La décroissance N°92)
[...] «Depuis le début des années 80, il y a de 150000 à 380000 nouveau cas de cancer par
an.»[...] «Aujourd'hui encore, la collusion entre l'Etat et les industriels rend difficile la
condamnation.»[...] «La reconnaissance que j'appelle de mes vœux serait de voir la justice
française condamner les crimes industriels à la mesure de leur conséquences pour qu'enfin la
prévention devienne réalité ». Annie Thébaud-Mony (Ibid- La Décroissance N°92)

- "Elinor Ostrom s'est, au contraire, efforcée de montrer que, depuis longtemps et presque partout
dans le monde, des collectivités ont pu et peuvent encore gérer - de manière économiquement
optimale - des biens communs, à travers la création d'« arrangements institutionnels ». À côté de
la gestion par des droits de propriété individuels ou par l'État, il peut ainsi exister un troisième
cadre institutionnel efficace dans lesquels des communautés gèrent collectivement des biens
communs. Elle a ainsi montré que ces arrangements institutionnels avaient permis la gestion
collective de nombreux écosystèmes sans conduire à leur
effondrement."https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom
- p84 « L'individu physique peut alors connaître la peur de la mort , et le fidèle appréhender le
châtiment, l'esprit ignore le vertige du néant. Dans la mesure où la société paysanne participe
encore de l'ordre primitif, elle n'éprouve ni angoisse ni désarroi devant la mort.
Pour l'Orient traditionnel celle-ci est la délivrance qui met fin à la nausée de l'éternel retour; le
nirvana sauve l'homme de la survie: promesse inconcevable pour nous [(Christ vie éternelle etc)].
Aussi ne faut-il pas s'étonner que le Japon ait pu recruter des unités entières de volontaires de la
mort; en eux Nippon vivait plus que l'individu japonais. Ni l'Allemagne d'Hitler, ni même l'URSS, à
plus forte raison la France ou les USA n'ont pu compter sur des escadrilles de kamikazes. Et s'il y
eu malgré tout quelques aviateurs pour s'écraser volontairement sur l'objectif, c'est parce que
l'individu des sociétés libérales l'est moins qu'il ne semble."[...]
p85« La difficulté de mourir est à la mesure de la conscience de soi ; la plupart ne se la
donnent que parce qu'ils ont renoncé à leur condition individuelle »[...] « Le suicide progresse,
paradoxalement semble-t-il, avec la gravité de la mort. Ayant tout ramené à soi-même, l'individu
n'a plus rien d'autre à espérer. Si par hasard son existence individuelle ne répond pas à son
exigence _et désormais il lui demande tout _ il ne lui reste plus que le néant c'est-à-dire la mort :
Elle était pour lui l'Amour, la Vérité faite chair, mais Elle ne l'aimait pas, alors il s'est tué. Tandis
que l'ordre d'hier s'écroulait en émancipant l'individu, celui de demain se constituait en le niant.
Plus il devenait seul, plus il se sentait absurde, et plus les suicides se multipliaient : les derniers
coups de revolver retentissent quand se ferment les portes du silence totalitaire. Le suicide, tant
sur le plan individuel que social, est à la fois le signe de la présence et de la fin de l'individu, l'acte
limite de celui qui se sent à la fois exclu de l'univers et incapable d'accepter cette exclusion.
La mémoire de
l'eau Pr Emoto
Chaque homme est libre...de se tuer _ Les statistiques des sociétés libérales en témoignent. »[...]
« La société libérale la fuit à chaque instant dans chacun de ses membres, mais elle ne
peut nier la mort qu'en niant l'individu : en sacrifiant chaque homme de chair à l'Homme qui ne
meurt pas, à l 'Espèce, ou mieux encore car l'espèce est périssable, à la matière éternelle. Mais si
l'homme ne meurt pas, on ne peu pas le tuer ; si la mort n'est rien, assassiner n'est pas grand
chose : le respect de la vie humaine est fonction de la gravité reconnue à la mort. Supprimer un
homme n'est qu’effacer une apparence pour assurer la seule vie qui existe : le devenir collectif ; et
chaque meurtre en consacrant son existence, nous assure que nous ne mourrons point. »[...]
« ainsi la peur de mourir conduit au meurtre, et le refus de la mort n'empêche pas le siècle
de la philanthropie de s'acheminer vers les guerres les plus sanglantes que l'humanité ait
connues. »
p89 « Le refoulement de la mort est encore plus fondamental que celui du sexe ; et dans
ce cas aussi la négation de la réalité nourrit un monde de névroses individuelles et collectives.
Ainsi quand elle ne détruit pas notre corps, la mort détruit notre esprit. »[...]
p90 « Tandis que se perdre dans le métier ou dans l’État comble le désir individuel par
excellence : échapper à soi-même pour échapper à la mort. L'individu se sauve dans une pseudo-éternité de nature sociale : ainsi les « Immortels » de l'académie française... » [...]
« Mais le siècle de la liberté portait en lui à son insu, la puissance qui devait le détruire en même
temps que ses contradictions : le culte du fait matériel, de l'utile. »[...]
« L'obsession politique de ce temps, le culte d'un pouvoir qui résume en lui toutes les forces
matérielles : l’État totalitaire, est un sous-produit de notre refus de la mort. La passion de l'argent
des entreprises économiques qui se justifient par le service matériel de l'humanité sert en réalité
un désir de puissance qui traduit notre impuissance devant la mort. »[...]
p94 « La conscience de la mort féconde la vie, en situant le réel face au vrai. Qui l'accepte
dépasse toujours sa subjectivité, et qui rejette une aussi grande évidence est prêt à bien d'autres
mensonges.»[...]
p98« Que nous le voulions ou non, tout homme même le plus médiocre, même le plus préservé,
vit un destin inouï, et non cette comédie bourgeoise qu'un décor chaque jour rapiécé protège du
vide et du ciel. Ceci, c'est le bon sens le plus élémentaire qui nous l'enseigne. » [...]
p105 « Comment faire de la liberté le principe de la vie sociale ? »[...] « Nous tenons notre
liberté pour naturelle et rationnelle, quand tout homme libre s'étonne d'en être un et sait qu'au fond
du cœur il souhaite être débarrassé de ce fardeau. La liberté n'apporte pas la paix mais l'épée,
non la certitude mais l'inquiétude, non l'accord avec soi-même et autrui mais le débat et la lutte.
Elle mène exactement par le doute à la bataille, alors qu'en la niant nous obtenons la paix avec les
hommes et l'univers par celle du cœur. Qui hésiterait ? La liberté n'est pas à la taille de
l'imagination, de la volonté ou de l'amour d'un homme, il faudrait sans doute être un dieu pour être
pleinement libre en soutenant l'épreuve jusqu'au bout.
La liberté est un drame dont l'agent est la contradiction et le conflit, la conclusion finale la mort et
la folie : il est normal que l'acteur ne soit pas à la hauteur de son rôle. Et pourtant il faut bien qu'un
homme le joue, car il n'y a pas de plus grand, ni de plus lourd de sens. » [...]
« Tout individu honnête sait bien que sa pente est de ne pas penser pour ne pas agir »[...]
p123« pour nous défendre du vide cosmique, nous bâtissons des murs qui enferment un
microcosme où la loi humaine se substitue à celle de la jungle. Sur l'enfer de nos instincts, notre
volonté, et surtout le Droit édifient la scène lumineuse nécessaire à notre vie. Mais plutôt qu'ils ne
les suppriment, ils les refoulent et les dissimulent : du violent ils font le perfide et de la brute
l'hypocrite. La société n'introduit un minimum d'ordre dans le chaos qu'au nom d'un idéal moral ou
politique qui a pour fonction de camoufler le mal autant que de l'abolir. Parce qu'il est trop évident
que la condition humaine est dominée par l'argent, le sexe et la mort, toute société se fonde
officiellement sur un homme moral qui n'aurait pas plus de portefeuille que de couilles, et qui
naturellement ne meurt pas. » [...]
p124 « Le fragile décor de la civilisation recouvre l'enfer de la force ; et impossible de
savoir si c'est pour sauver l'homme de la force ou la force de la révolte de l'esprit humain. Quand
l'ordre social s’effondre comme en juin 40, le masque est arraché ; et nous assistons stupéfaits à
la révélation de ce que peut être l'individu moyen quand il n'est plus tenu à défaut d'une foi
personnelle, par un cadre social ; une brute prête à s'avilir ou à tuer plus faible que soi pour un
verre d'eau. Mais dès que nous le pouvons, nous nous hâtons d'oublier ce mauvais rêve. Et l'On
nous y aide ; ce n'est pas pour rien que le temps de guerre est celui des héros, et que la France
de la débâcle devînt celle de la Résistance. La civilisation et la morale c'est la contrainte
intériorisée en hypocrisie ; et quand Dionysos se révèle, c'est barbouillé de merde et de sang . On
ne sort pas du cercle, n'en déplaise aux moralistes ou aux immoralistes. Mais à tout instant
quelqu'un peu le rompre.
Même en temps normal, pas besoin de creuser très profond pour découvrir que les rapports
humains sont des rapports de force, d'ailleurs aussitôt mués en rapport d'autorité. Là où l'obstacle
est trop lourd le courant se détourne ; là où une pression s'exerce nous cédons, là où elle cède
nous avançons.»[...]
p125 « Encore plus que les rapports entre individus, ceux du groupe sont de l'ordre de la
guerre_ même camouflée sous les fleurs de la politesse ou de la diplomatie. Quand une classe est
vraiment dominante, elle ne s'interroge pas sur ses droits et en use jusqu'au bout. Mais si
l'évolution ébranle sa domination, elle sera prise de scrupules et découvrira la Justice en
même temps que sa faiblesse. »[...]
« Aussi la politique comme l'économie, quand elle se veut humaine, est-elle seulement l'art du
moindre mal : on sacrifie quelques soldats pour sauver un régiment.
Et le choix politique est en général douteux, car dans bien des cas il immole des richesses et des
personnes existantes à un intérêt forcément abstrait dans la mesure où il est général et futur. Le
domaine de tout gouvernement est celui de la réalité _ du mal : un Himalaya de cadavres est là
pour nous en avertir. Mais comme il faut bien mettre un peu d'ordre dans le désordre, il ne s'agit
pas de fuir avec la politique le constat de ce mal inévitable, seulement de le reconnaître afin d'en
limiter les dégâts. Il n'y a pas d'autre moyen de maintenir la politique ou l'économie à hauteur
d'homme, à mi-chemin de la meilleure des théories et de la pire des pratiques.
Dans notre effort même pour vaincre le mal et la mort nous ne saurions leur échapper. Car si
l'esprit est d'en haut, le corps ne peut subsister sur terre qu'avec la participation des puissances
d'en bas. Si la force est évidemment suspecte, il n'est cependant de bien que réalisé _ donc par
l'empli d'une force plus ou moins dominée. En ce sens le glaive matériel est celui de l'esprit, et il
nous faut chercher notre chemin entre un mépris idéaliste du pouvoir et un réalisme qui l'adore
pour lui-même. En outre comme le bien n'est pas simplement de l'ordre de la nature, l'action
humaine ne peut incarner l'un dans l'autre qu'en usant de violence : sa mesure est toujours celle
de spirituel. L'homme est ainsi pris dans le dilemme d'un esprit de paix qui est capitulation devant
l'état de fait ou d'une violence révolutionnaire, policière ou militaire, perpétuellement tentée
d'identifier la Justice à son glaive. C'est le drame des révolutions politiques ou religieuses, qui,
engendrées par la passion du Bien, dégénèrent en exercice sadique et sanglant du pouvoir sur la
nature et les hommes.Ici bas le meilleur est inextricablement lié au pire. Qui l'oublie déchaîne
l'enfer en voulant construire un paradis. Le progrès des sociétés n'y change pas grand chose,
elles troquent seulement les vertus et les vices de la jeunesse pour ceux de la vieillesse. L'histoire
des peuples comme celle des individus est prise entre deux écueils qu'il est difficile d'éviter. » [...]
« Puis quand les nations se civilisent ou plutôt quand leurs forces déclinent, elles
réussissent à enchaîner leurs vieux démons mais en éliminant du même coup les dieux et la
nature.
D'où chez les individus les plus forts, la nostalgie d'un passé où la vie n'avait pas perdu son sel,
l'espérance d'une fête libératrice qui briserait les cadres d'une société trop rationalisée et
moralisée. Ainsi révolutions et guerres font un jour éclater la mince enveloppe qui contient les
fureurs primitives, nous replongeant un instant dans un univers en fusion où s'affrontent les
puissances sacrées. Mais les horreurs du délire guerrier n'aboutissent qu'à revaloriser la paix et la
morale. Comment l'homme réunirait-il en lui Dionysos et Athéna ?
Le mal est le fond même de la vie social aussi toutes les sociétés s’efforcent-elles de le nier.
Jusqu'ici, elles le faisaient en l'opposant au Bien comme le noir au blanc. L’Église ou l’État
réalisant la vertu, le vice était projeté dans un Adversaire parfaitement affreux : ainsi Satan, dont
nous retrouvons les traits épouvantables dans le juif, le bolcheviste ou le capitaliste. Mais
l'exorcisme religieux ou idéologique ne suffit plus dans une société où la science succède à Dieu
et à la Morale, elle se doit de nier le mal en soi en proclamant que cette catégorie n'a plus de sens
du point de vu de la science. Mais s'il n'y a plus de mal, y-a-t-il encore un bien ? En niant qu'il y ait
un bien et un mal, sommes-nous au-delà ou en-deçà ? »[...]
p127 « Ainsi partout et jusque dans l'homme la conscience et la raison ne trouvent tout
d'abord que la nécessité _ du mal. A s'en tenir là le choix de la liberté est folie : acte de foi, pari.
Pourquoi quelqu'un le fait-il ? Parce qu'il ne peut autrement : parce que sans liberté, vivre est
impensable. Elle n'est pas dans les objets [...] bien mieux elle est dans le sujet. Elle n'est pas dans
les choses parce qu'elle est un pur impératif spirituel : c'est son immatérialité qui l'enracine dans
l'esprit personnel.[...] L'homme n'est pas libre ; il le devient. »
p129 « Dans ces structures physiques ou sociales nous ne pouvons rien, mais contre elles, nous
pouvons tout par le moyen d'une imagination et d'une action révolutionnaire. Ainsi la conscience
de la détermination est l'acte originel et décisif. L'esclave qui prend conscience de ses fers les a
aux trois-quarts rompus ; déjà il sonde les murs de sa prison pour trouver la fissure. Mais s'il
désespère, ou pire, s'il se croit libre... Et il en est de même du mal. C'est quand on se refuse à le
reconnaître qu'il se déchaîne. Il nous est aussi dur d'en prendre conscience et de le dire qu'il nous
est naturel de le refouler et de le taire ; notre penchant serait de l'identifier à son expression. Alors
que celle-ci libère ; qui le refoule le porte désormais en lui. »
p133 « Pas plus qu'il n'est nécessité ou liberté l'homme n'est nature ou liberté, mais nature et
liberté. » [...]
« L'homme est fils de la terre, nous sommes en train de le réapprendre aujourd'hui que nos
moyens sont devenus si puissants qu'ils menacent de la détruire, donc nous sommes avec
elle. »[...]
p140 « Au moment où nos moyens nous donnent l'illusion de pouvoir rompre avec la nature, sa
passion nous rappelle que l'homme participe d'elle et qu'il se détruira s'il la détruit. Mais ce n'est
pas en reniant sa liberté, en retournant à la jungle originelle qu'il évitera de la faire, c'est au
contraire en la poussant jusqu'au bout : en décidant de pratiquer un respect que lui imposait
jusque là sa faiblesse.Depuis Hiroshima en quelque sorte, le mal est fait, les moyens sont là, que
nous le voulions ou non. Ce qui tenait à la nature tient à notre décision, en premier lieu celle de
déposer nos armes. L'homme est acculé à la liberté. Il n'a plus le choix qu'entre celle de se
détruire ou de sauver la terre par ce surplus de pensée qui, après l'univers, mène à se maîtriser
soi-même ; c'est-à-dire après la nature cette seconde nature sociale qui lui a permis de dominer la
planète. »[...]
p162 « La lutte politique et sociale et celle de la pensée ne sont que deux faces d'une même
bataille. »
p167 « La justification de l'univers »
« L'homme libre est celui qui cherche une raison de vivre...Et qui l'a trouvé ne l'est plus. »[...]
« L'homme est possédé par le démon de la justification, la nostalgie d'une pensée et d'une vie
conformes à quelque Justice parfaite. Seules les bêtes ne se justifient pas, il leur suffit d'être.
Étant sans conscience, elles sont sans hypocrisie. »[...]
p174 « Rien de plus courant dans les discours de nos Machiavel que la substitution aux hommes
réels d'un citoyen idéal parfaitement lucide et altruiste. Si vous vous avisez à ce moment de mettre
en doute son existence, ils se scandaliseront comme de petits enfants d'un tel pessimisme, et le
public fera chorus. »[...] « Le monde est ainsi mené par de soi-disant réalistes ou de soi-disant
idéalistes toujours prêts à couvrir la viande avariée de la misère humaine du miel de leur
discours. »[...]
p185 « La justification de l'individu »
« Nous ne nous contentons pas de vivre, nous prétendons penser et tenir des discours : cette vie
a un sens, le moindre de nos gestes dessine la figure de la Vérité qui l'éclaire. Pas un de nos
instants qui ne sous-entende cette prétentiond'être le reflet d'un esprit universel, et surtout d'avoir
choisi de l'être. Pas besoin de le dire, cela va de soi ; même s'il y est contraint le paysan le plus
inculte fournira les raisons de son acte et ne supportera jamais d'entendre ces deux mots : « tu
mens », même s'ils sont murmurés par sa conscience. Notre esprit ne tolère pas la contradiction
surtout avec soi-même. » [...] « L'individu devant se justifier, les contradictions subsistent dans sa
vie, qu'il doit s’efforcer de résoudre ; cet effort, il tend toujours à le réduire au minimum par des
rites ou bien des œuvres, mais le plus commode est encore le discours. » [...] « Violents par
nature, nous justifierons la violence comme étant la vrai douceur ; malades nous prêcherons la
valeur de la souffrance, et menacés de mort le détachement à la vie. »[...] «A la différence des
pierres l'homme parle, et quand il parle sérieusement c'est en général pour se justifier. » [...]
p188 «Même pris sur le fait le coupable se justifie. Il n'a pas cédé à sa pente, il a choisi d'agir
selon la loi. Et tout homme est ce coupable, pris sur le fait de sa vie par le regard de sa
conscience. En paix avec lui-même et avec autrui il ne se serait pas justifié.» [...]
p189 «Le discours est le négatif de l'être ; comme dans ces États qui parlent trop de paix, ...ce qui
est pleinement vécu se passe du langage. Quand serons-nous vêtu de silence et de vérité comme
la fleur sauvage ? La toute puissance de l'esprit pousse l'individu à se proclamer conforme au
moment où il se contredit, et jamais il n'est aussi sincère, car la sincérité est indispensable à une
bonne justification. Si vous l'incriminez de mensonge, il vous considérera avec l’œil bleu de la
vertu outragée. »... « Quelle que soit sa subtilité, le propre de la justification est d'être purement
intellectuelle : contre le vrai et le réel elle joue des mots. Son ennemi c'est l'expérience, le constat
du fait, matériel ou spirituel. Elle refuse de remonter aux sources. Elle part de la vérité, et le
langage est le chemin qui l'en éloigne. »[...] p190 « Elle n'est pas libre, elle sert. Talonnée par la
nécessité, elle n'a pas le temps de la conscience : vous étonnerez toujours quelqu'un en lui
montrant qu'il se justifie. »[...]
p197 « La justification naît de la liberté pour la détruire. »[...] « L'homme est libre en esprit parce
que la nécessité ne peut le posséder qu'avec la complicité de sa liberté. Qui se voit acculé au
meurtre de son prochain en dépit de la révolte de la conscience, n'a plus qu'à transformer le
meurtre en devoir. « Je suis forcé de tuer » devient « je dois tuer ». C'est au niveau de l'esprit que
se décide le meurtre, celui qui n'est pas instant de folie, mais tuerie préméditée. La justification est
la faute décisive et irrémissible qui, d'exception , fait du mal la règle qui gouverne toute une vie
d'homme ou une société.La conscience déchirée est encore libre dans son impuissance ; elle est
lucidité, chance, qui peut toujours dévier le geste et provoquer la rédemption. Tandis que la
justification ferme les portes de l'enfer. »[...]
p199 « Le mensonge de la liberté »
« ...qui donne son nom à la nécessité[...] le seul fait de penser pousse à imprimer la structure de
l'esprit sur l'univers. Déjà les anciens païens exorcisaient ce qu'il y a de brutalement élémentaire
dans le cosmos et de transcendant dans le divin en faisant des forces de la nature des personnes
divines. Nous personnifions encore les puissances naturelles qui nous échappent en donnant des
prénoms aux cyclones. [...] Nous baptisons nos machines. » [...]
p201 « La liberté dont On parle n'est qu'un libéralisme qui l'identifie aux mécanisme du langage ou
des choses. L'idéaliste libéral dissimule un réaliste qui serait bien près d'en douter si elle n'était
démontrée par les « faits ». Mais il y a cet autre fait, encore plus proche de nous ; l’exigence
humaine. Aussi pour la satisfaire la détermination et la contrainte irréductibles doivent se
camoufler en liberté. Un minimum d'ordre social en est la condition paradoxale : les sociétés les
plus libres comme celles du Nord ne le sont que parce que les disciplines de la morale y
dispensent de celles de la police. Mais la contrainte sociale ne peut s'imposer à l'individu que si
elle lui laisse l'illusion de l'autonomie, au moins d'avoir choisi d'obéir. Alors, une fois de plus
l'identification de la nécessité _ ici de la discipline sociale_ à la liberté permet de résoudre la
contradiction. Le libéralisme confond la liberté avec la loi : l'obligation et la sanction. Et toutes les
sociétés participent du mensonge libéral, d'autant plus qu'elles sont tyranniques. Elles fondent le
pouvoir de l’État sur quelque contrat social plus ou moins mythique, seule en varie la forme_ et
encore ! _ puisque de nos jours tous les régimes ont recours au vote pour se fonder. L'abdication
de la liberté se fait toujours en son nom. »[...] « Le régime qui nie la liberté doit s'en réclamer plus
qu'un autre. » [...] p202 « Le mensonge de la liberté est le ciment des sociétés. Comme il en faut
toujours, il faudra toujours le dénoncer. » [...]
p204 « Le choix de la liberté »
« Choisir la liberté, c'est accepter la contradiction avec l'univers et soi-même, c'est refuser la
justification, surtout celle qui s'opère au nom de la liberté. Au lieu de se fabriquer un univers
anthropocentrique dans un système philosophique ou religieux, c'est seulement chercher la vérité.
Mais alors la vérité _ absolue et transcendante_ et non quelque idole ou idées valorisant le monde
et mon individu. La vérité non ce fantasme de nos médiocres désirs : le Rationnel, ou l'Utile. » [...]
« L'esprit humain se meut vers l'absolu, mais c'est à travers le relatif. Penser signifie vivre, et la
conformité de la vie à la pensée comme celle de la pensée à la vérité n'est pas l'état mais le but
d'un homme. » [...]
p215 « L'erreur centrale du libéralisme, la cause de tous ses échecs, c'est la confusion verbale de
la liberté et de ses contraires : la logique, la nature et l'État.
Bernard Charbonneau (Je fus - Essai sur la liberté)
« Nous sommes les autres, c'est-à-dire que nous sommes devenus avec le temps ce que les
autres - nos parents, les membres de notre famille, nos éducateurs - ont fait de nous,
consciemment ou non. Nous sommes donc toujours influencés, le plus souvent à notre insu, par
les divers systèmes dont nous faisons partie. »
[...]
« Quand l'action [Ndlr :pour résoudre un conflit] est impossible, l'inhibition de l'action permet
encore la survie puisqu'elle évite parfois la destruction, le nivellement entropique avec
l'environnement. C'est en ce sens que la "maladie" sous toutes ses formes peut être considérée
comme un moindre mal, comme un sursis donné à l'organisme avant de disparaître. »
[...]
« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je ne suis pas opposé à ce que l'on considère cette
réaction d' inhibition comportementale comme une réaction "adaptative" elle-même, bien qu'elle
me parasse être la source de la pathologie réactionnelle. En effet, elle constitue un moindre mal
puisqu'elle évite la destruction pure et simple de l'agressé par l'agresseur. Elle permet à l'agressé
de se faire oublier, elle évite la confrontation. Ce qui fait son danger, c'est qu'elle est capable de
durer si les conditions environnementales se prolongent sans changement. Capable d'assurer
immédiatement la survie, elle sera capable aussi de mettre celle-ci en danger, si la solution qu'elle
fournit, l'inaction, n'apporte pas une solution rapide au problème posé par l'environnement. »
(Henri Laborit)
[...] d'après les Grecs: « Le héros que dévoile l'histoire n'a pas besoin de qualités héroïques; le
mot héros à l'origine c'est à dire dans Homère n'était qu'un nom donné à chacun des hommes
libres qui avaient pris part à l'épopée troyenne et de qui l'on pouvait conter une histoire. L'idée de
courage etc, se trouve déjà en fait dans le consentement à agir et à parler, à s'insérer dans le
monde et commencer une histoire à soi. »[...] page217:« en d'autre terme cette société n'est plus
« humaine » qu'en apparence ».
(Hannah Arendt « Condition de l'homme moderne »)
[...] « Un philosophe disait : « Je suis un humain. Par conséquent, je me sens concerné par tout ce
qui touche à l'humain. »
[...]
« Mais pourquoi toujours demander aux autres de "faire" ? Pourquoi ne la ferions-nous pas cette
Ecole de "Sagesse" sans nous sentir supérieur ? Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus
juste ? Et bien, commence à le faire ! Qui t'en empêche ? Fais-le en petit et il grandira !
Fais-le en toi et autour de toi ! Fais-le avec ceux qui le veulent. »