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Monde Scandales

 

Les chiffres de la honte

 Ce nouvel article traitera des grands scandales du monde. Orchestrées par ceux qui se prennent pour lenombril de la planète, la mise à sac de la terre et la misère qu'elle engendre n'ont jamais été aussi scandaleux.

Il faut cependant tempérer et se référer à la réflexion de Albert Einstein : " Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ". Bien entendu, la grande majorité de la communauté mondialre est victime de quelques milliers d'individus sans conscience humaine.

Gaulois

  Le modèle de développement économique actuel, imposé par le « Système capitaliste » des « Maîtres du monde », détruit les équilibres planétaires indispensables à la survie de l’espèce humaine, ainsi que la faune et la flore qui accompagnent notre destinée.

 La folle idéologie de la croissance, propre à ce système particulièrement destructeur, oblige au gaspillage irrémédiable de nos réserves en ressources naturelles.

Nos produits chimiques et nos déchets empoisonnent le sol, l’atmosphère, l’eau, l’air, nos aliments et notre sang.

Des organismes privés s’approprient abusivement et sans vergogne le patrimoine commun, grâce aux lois scélérates qu’ils se font fabriquer par leurs complices politiques. Y compris en « brevetant » le vivant, comme ces semenciers qui, avec leurs OGM, nous dépossèdent de notre souveraineté alimentaire et en violation de notre intégrité génétique.

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Les promoteurs du lobby nucléaire, tant civil que militaire…intimement liés, sont parvenus à contrôler les plus hautes instances gouvernementales internationales.

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Ils mettent en danger constant des régions, des pays … La planète entière ! Dans le mépris total de toutes concertations populaires. Ceci grâce à la complicité des grandes puissances atomiques qui ont Corrompu et instrumentalisé le conseil de sécurité de l’ONU.

Des milliards d’humains, hommes, femmes et enfants, pour gagner quotidiennement leur droit à la vie, sont asservis au travail imposé par quelques milliers d’autres. Des millions d’entre eux, hommes, femmes et enfants, qui ne possèdent rien d’autre, sont contraints de louer leur corps, quand ce n’est pas vendre leurs organes.

Dans le cadre de notre profession, nous, comme des milliards d’autres producteurs, vendons notre énergie et notre âme au « système » en agissant le plus souvent en totale contradiction avec nos opinions.

Dans la vie courante, nous sommes les victimes asservies et formatées, des verrouillages psychologiques judicieusement entretenus par les religions, les traditions, les corruptions politiques, les manipulations médiatiques et les mensonges d’état !

Chaque jour, plusieurs dizaines de milliers de nos semblables, hommes, femmes et surtout près de trente milles enfants meurent prématurément de la sous-condition socio-économique et de maladies évitables qui leur sont infligées. Plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim et n’on pas accès à l’eau potable !

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Alors que quelques milliers de personnes dans le monde possèdent 80 % des richesses dont ils fixent le prix, au nom de leurs lois du marché qu’ils nous imposent !….

La manière dont nous traitons nos relations socio-économiques nous accable de soucis, de maladies, de tâches inutiles, de confrontations futiles, de conflits et de guerres aussi meurtrières qu’imbéciles.

Nous fabriquons et vendons des armes qui, finalement, ne servent qu’à pérenniser et fortifier la domination des pouvoirs en place.

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Nos démocraties sont bafouées par les prérogatives que s’attribuent des instances qui ne disposent d’aucun mandat populaire.

Les dirigeants, avides de pouvoir et de richesses, assoient leur dictature sur notre passivité. Contrôlant notre âme et cultivant notre peur.

Encore et surtout, nos luttes dispersées, désorganisées, erratiques et divisées ne parviennent pas à enrayer la progression des désordres et de la misère.

Face à l’ordre mondial qu’ils ont instauré et …Orchestré seulement par quelques milliers de personnes, dans le mensonge, le secret, la domination et la terreur, une seule alternative est possible :

Accepter ! Et se réfugier dans la soumission, refuser d’ouvrir les yeux ! Subir le terrorisme d’état !!

Ou alors vaincre sa peur et dire NON !

Car Aujourd’hui, nous sommes toutes et tous fermement invités à dire NON !

NON ! au monstre sans visage qui nous gouverne.

NON ! à la primauté du commerce sur la vie.

NON ! Aux pseudo-lois du marché.

NON ! À la concurrence et à la guerre économique, Inutilement dévoreuses d’énergie, de matières premières et de vies.

NON ! À la dictature bancaire et financière privée.

NON ! Au détournement de la finalité de l’économie.

NON ! Aux prétentions de qui que ce soit à l’hégémonie politique et culturelle.

NON ! À toutes formes de discrimination, de domination et d’exploitation.

NON ! A cette justice à la botte du pouvoir en place et à ses ordres, expéditive et orientée.

NON ! Aux violences et bavures policières, toujours plus nombreuses et souvent mortelles !

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Dire non ne suffit pas !

Refusons d’être les cobayes des capitalistes sans scrupules.

Refusons de continuer à participer à l’entreprise poursuivie par nos dirigeants, de destruction accélérée de notre civilisation et du monde.

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Refusons d’être des moutons dociles et aveugles.

Refusons d’être, notre vie entière, des vaches à lait.

Refusons de nous laisser conduire à l’abattoir.

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Intervenons ensemble ou individuellement, à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment, chaque fois que la satisfaction d’un intérêt privé menace la santé, la sécurité et le bien être de la société ou celle d’un des éléments qui la compose.

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Aujourd’hui, parce que l’humanité entière est artificiellement mise en souffrance et en danger de mort par une minorité de ses membres, alors que tous les paramètres sont réunis pour qu’il en soit autrement. Nous, citoyennes et citoyens de tous horizons, responsables de ce monde, sommes fondés à entrer en légitime résistance civique, active et pacifique.

Souvenons-nous toujours : Individuellement, nous possédons moins de pouvoir qu’une goutte d’eau. Tous ensemble, nous sommes un océan !

Si Jean Rostand déclarait : l’obligation de subir nous donne le droit de savoir.

Aujourd’hui nous déclarons qu’il il est urgent d’agir pour ne plus subir.

Résister, c’est exister ! Exister, c’est être libre !

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Voici quelques chiffres et données. Un grand nombre de ces informations sont tirés du PNUD ( Programme des Nations Unis pour le Développement )

 - Seulement 19 milliards de dollards suffisent pour permettre à Tous l´accès à l´eau Potable.
- 19 milliards pour assurer la Trithérapie auprès des Malades du SIDA
- 30 milliards pour annuler la Dette des 40 pays les plus Pauvres
- Seulement 50 Milliards prévus pour Développer les Énergies Alternatives.
- Alors que 1464 MILLIARDS de dépenses militaires Mondiales en 2009 !!!
- 5.000 MILLIARDS de Plan de RELANCE de l´ÉCONOMIE (pour les Banques)...

 -Plus de la moitié de l’eau potable des Etats-Unis va au bétail.

-Il faut 5.000m² (1/2 ha) de terre cultivable pour produire 70 kg de bœuf ou 10.000 kg de pommes de terre.

-De 7 à 16 kg de céréales ou de produits végétaux sont nécessaires pour produire 1 kg de viande.
-Il faut 30.000 à 60.000 litres d’eau pour faire 1 kg de viande de bœuf et 800 litres d’eau pour 1 kg de blé.
-Près de 50% de toutes les récoltes alimentaires dans le monde sont mangées par le bétail.
-64% des terres cultivables du monde servent à la production de viande (pâturage et fourrage). -Il faut 5 kg de poissons pour produire 1 kg de farine ; il faudra 5 kg de cette farine pour qu’un bœuf ou un porc produise 1 kg de viande. Donc 25 kg de poissons pour 1 kg de viande !
-Une ferme de saumons de 8 ha aux USA produit autant de déchets qu’une ville de 100.000 habitants.
-Les excréments de bétail représentent 110 tonnes par seconde pour les USA et l’Europe : cela entraîne 50% de toute la pollution des nappes phréatiques du monde.
-En Thaïlande, ont été produites en région marécageuse, 120.000 tonnes de crevettes sur 5 ans, qui ont ravagé les marécages en détruisant 800.000 tonnes d’autres espèces.
-
Le bétail des pays riches mange autant de céréales que les Indiens et les Chinoisréunis.
--Un bœuf fournit 200 kg de viande, soit 1.500 repas. Les céréales qu’il a mangées auraient pu servir 18.000 repas.
-
La consommation de « viande » utilise 60% des réserves d’eau mondiale.
-Il faut 400 litres d’eau/heure, 24h/24h pour faire face aux besoins alimentaires d’une seule personnecarnivore.

Les chiffres de la faim explosent tous les six mois

1 milliard de personnes souffrent de la faim en 2009 : combien en faudra-t-il pour que la faim devienne enfin une priorité mondiale?

par Action Contre la Faim   -   22/06/09

 FAIM DANS LE MONDE

 815 millions en 2002.

 854 millions en 2006.

 925 millions en 2007.

 Le cap historique du milliard de personnes souffrant de la faim a été franchi en 2009… soit un sixième de la population mondiale.

En 2010, le salaire mensuel moyen des dirigeants des cent plus grandes entreprises cotées à Londres atteignaient 312 250 livres (360 000 euros), soit 145 fois le salaire médian (…).

 La même année, les 0,1% des salariés les mieux payés ont perçu 5% du revenu national, contre 1,24% en 1979.

 Le patrimoine des mille Britanniques les plus riches s’est établi[en 2010] à 396 milliards de livres (455 milliards d’euros), contre 33,5 milliards de livres (...)un an plus tôt, une hausse de 18,7%. Sur la même période, la croissance affichait une hausse de 1,7%.

Source : The Guardian, cité par Le Monde Diplomatique, juin 2011, p 21.

Au moment où l’on ne parle que de plans d’austérité, ce n’est plus de l’injustice : une concentration d’argent aussi brutale est une véritable indécence ! C’est aussi un non sens économique puisque cela empêche tout contrôle démocratique sur l’économie. A ce rythme là, la planète entière n’appartiendra plus qu’à quelques individus avant la fin du siècle…

Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.

En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.

Un bilan humanitaire mondial catastrophique: L'inégalité généralisée

- 4/5e de la population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté dont 2.8 milliards n'ont pas les moyens de s'instruire, de se soigner et de se loger.

- 4 milliards de personnes vivent avec un revenu inférieur à deux dollars par jour et 800 millions soufrent de la faim

- Les 200 plus riches milliardaires de la planète possèdent, à eux seuls, l'équivalent de ce dont disposent 41% de la population mondiale soit 2.46 Milliards de personnes.

- La richesse des 10 personnes les plus riches du monde équivaut à une fois et demi le revenu de tous les pays sous-développés ensemble.

- La fortune des 3 individus les plus riches de la planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres soit 600 millions de personnes.

- Dans plus d'une centaine de pays le revenus par habitant est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était il y a 15 ans.

- L'écart entre le 5éme de la population le plus riche et le 5ème de la population le plus pauvre est de 1 pour 74 et il a doublé depuis les années 60.

- 20% de la population mondiale consomment 80% des richesses.

- Les multinationales accaparent 80% du commerce mondial, et que le trafic entre elles représente 30% du chiffre global.

- Entre 1980 et 1993, les 500 plus grandes entreprises du monde ont supprimé 4,4 millions d'emplois, tandis que leurs ventes étaient multipliées par 1,4, leurs actifs par 2.3 et la rémunération de leur dirigeants par 6.1

- 37000 multinationales réunis valent deux fois le PIB de l'Amérique latine

- Le capital réuni de toutes les multinationales est de 31 millions de milliards de dollars. Elles peuvent étrangler n'importe qu'elle économie.

- On ne trouve pas les six milliards de dollars qui suffiraient chaque année à assurer un enseignement de base à toute la population mondiale, alors qu'il se dépense annuellement aux Etats-Unis huit milliard de dollars en cosmétiques

- On ne trouve pas les 13 milliards de dollars qui assureraient alimentation et soins à la population mondiale, mais que l'Europe et les USA consacrent 17 milliards annuels à leur animaux

- On ne trouve pas les 80 milliards de dollars annuels qui permettraient d'organiser les services publics de base dans le monde entier, et que ce chiffre est inférieur à celui de la fortune cumulée des sept personnes les plus riches du globe

- L'éducation toujours réservée aux riches: Les pays "en voie de développement" sont maintenus dans l'ignorance et la misère: Unesco estime à 850 Millions le nombre d'analphabètes et à 110 millions le nombre d'enfants non scolarisés au primaire.

- L'OCDE prévoit, pour un futur proche, un chômage contrôlé de près de 30% de la population active, et qu'un tiers des habitant du globe pourrait se retrouver sans moyen de subsistance. Pour l'instant 900 millions de personnes, 15% de la population mondiale, sont sans travail

- 17 millions d'enfants meurent chaque année à cause de maladies facilement curables (soit 46575 par jours)

- Les grands groupes alimentaires et Nestlé en tête, engagent des "assistantes maternelles" dans les pays du tiers monde pour inciter les gens à donner à leur enfant du lait en poudre, plutôt que l'allaitement, or l'eau y est souvent non potable, Résultat: Les organisations humanitaires estiment que 1.5 millions d'enfants meurent par an, des suites de cette consommation. (soit 4110 par jour)

- Un tiers des habitant de l'hémisphère sud n'atteigne pas l'âge de quarante ans

- 20% des enfants de la planète ne sont pas scolarisés ; 250 millions doivent travailler comme main d'œuvre esclave pour des firmes transnationales. L'exploitation des pays à faible coût de main d'oeuvre, le travail des enfants fait partie intégrante du système capitaliste de même que toute autre manifestation de l'exploitation de l'homme par l'homme...

- 200 millions de femmes sont surexploitées .70% des pauvres sont des femmes ; les femmes représentent de plus 80% des réfugiés de guerre et 60% des analphabètes .

- La pauvreté touche aussi les pays riches et industrialisés: Les Etats Unis compte 34.5 Millions de pauvres, les Royaumes Unis: 12 Millions. La France n'est pas en reste avec 8 Millions de personnes, et les Restos du coeur, avec ses 40 000 Bénévoles, fournissent 60 000 000 de repas par an après 14 ans d'existence, atténuant ainsi, avec de nombreuses autres associations caritatives, les effets les plus dévastateurs du système capitaliste.

- Toujours en France, on compte entre 400.000 et 500.000 SDF alors que 2 millions de logements sont inoccuppés.

- Chaque jour en Espagne meurent cinq personnes dans un accident de travail . L'Espagne consacre 20% de moins à la protection social que la moyenne des pays Européens.

- Si tous les habitants du monde consommaient autant que les habitants de l'union Européenne, il faudrait trois planètes terre pour produire suffisamment.

- L'organisation des sociétés de consommation que nous subissons dans les pays industrialisés est calculée pour maintenir les classes sociales dans l'état que nous connaissons et même pour creuser l'écart entre riches et pauvres (dans un même pays et au niveau mondial). Or, la mondialisation, qui s'accélère depuis la chute du communisme dictatorial des pays de l'est, étend ce modèle à tous les pays du globe.

- 85% du coût de la criminalité (toutes catégories confondues) provient des affaires de corruption politico-financières.

Sources: Rapport mondial sur le développement humain, PNUD éd. De Boek Université, 1999.

Vaincre la pauvreté humaine, rapport du PNUD sur la pauvreté, Nations UNies, 1998. www.undp.org

Rapport mondial sur la santé dans le monde, OMS, Genève, 1999 www.oms.org

Rapport mondial sur l'éducation, UNESCO, Paris, 1998 www.unesco.org

Alternatives économiques, le Monde, ARTE, le Monde Diplomatique, Courrier international, Le Monde  Libertaire

Bill Gates, le patron de Microsoft, le plus riche du monde ( 58,7 milliards de dollars sur ses comptes), est plus riche que les 27 pays les plus pauvres du monde.

- Les 3 hommes les plus riches du monde ( Bill Gates, Paul Allen le cofondateur de Microsoft, et Warren Buffet un investisseur) réunis, sont plus riches que les 49 pays les plus pauvres du monde. Ces pays, en grande majorité en Afrique Sub-Saharienne, comptent 600 millions d' habitants.

- Les entreprises ont tout à gagner avec la mondialisation. En rachetant leurs concurrents, elles deviennent des multinationales puissantes pouvant imposer les prix les plus bas aux fournisseurs des pays pauvres, et vendre au prix fort dans les pays riche.

- Les transactions boursières quotidiennes sont estimées à plus de 1500 milliards de dollars, soit en 4 jours, l'équivalent de un an de commerce mondial! Mais qui investit sur ces marchés ? Ce sont les entreprises pour financer leur développement, les banques pour fructifier leurs actifs et surtout ceux qu’on nomme les investisseurs institutionnels. Les fonds de pensions ont connu, pour leur part une croissance exponentielle grâce à l’explosion des bourses au début des années 90. Leur capacité financière est phénoménale. Ce sont eux qui font et défont les marchés mondiaux.

- Faire des économies ou préserver l’environnement ? Les entreprises préfèrent se passer des procédures de retraitement de leurs déchets au nom de l'argent. C'est ainsi qu'au Cambodge, fin 98, 3 000 tonnes de déchets contaminés au mercure ont été découvertes sur leur sol. Une entreprise taïwanaise avait choisi cette solution, plutôt que de payer le retraitement coûteux. Et ce type de catastrophes n'est pas rare. Chaque année, 2 à 3 tonnes d'insecticides, fongicides et herbicides sont produit, et on ne compte plus les sites contaminés par des déchets toxiques: Brésil, Argentine, Mozambique ... Ce sont bien sur les pays les plus pauvres, là où la législation pour l’environnement est moins contraignante.

- Chaque jour, un milliard de bouteilles de coca cola sont consommées. En l'espace d’une génération, la part du budget des familles des pays riches consacré à l’alimentation a fondu. Mais voilà, cette baisse de prix à un prix. Les différences culinaires sont de moins en moins visibles voir inexistantes, la nourriture est mauvaise, elle à le même goût. Cela dans le but de nous uniformiser tout simplement.

Si le monde était un village ...

Le monde entier est un village global. Imaginons un instant que ce village soit composé de 100 habitants, il y aurait :

- 59 asiatiques
- 14 africains
- 14 américains
- 13 européens

Il y aurait également 51 femmes et 49 hommes.
On compterait 50 jeunes de moins de 25 ans.

20 personnes (uniquement des hommes), possèderaient 80% du village et de ses richesses. 1 femme seulement possèderait sa propre terre.

Entre 5 et 6 femmes auraient subi un viol.

42 personnes ne boiraient jamais d'eau potable.

50 personnes vivraient au sein même du petit village, 50 autres seraient éparpillés aux alentours.

33 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 23 seraient des femmes.

5 hommes et 1 femme seraient militaires, policiers, ou gendarmes.

5 enfants travailleraient dans des conditions d'esclavage et 1 petite fille serait employée de maison sans être rémunérée.

60 personnes sauraient lire, écrire et compter. 40 seraient des hommes.

50 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé.

20 personnes auraient accès à un ordinateur, dont 15 connectées à un réseau de type internet.

1 personne serait considérée comme riche, c'est à dire possédant plus de richesses que nécessaire pour assouvir ses propres besoins et ceux de sa famille. Elle possèderait à elle seule 50% du village et de ses richesses.

80 personnes auraient une religion, dont 40 seraient forcées de la pratiquer (sous la contrainte ou de par la coutume), et 20 autres ne la pratiqueraient pas. En outre, 5 personnes la pratiqueraient malgré des risques pour leur survie.

La bibliothèque du village ne serait accessible qu'à 24 personnes, les autres en seraient interdites. Le cinéma serait visité chaque semaine par 1 personne, toujours la même.

L'électricité serait coupée environ 50% du temps, faute de moyens. 30 personnes gaspilleraient 90% des ressources naturelles et énergétiques du village.

5 personnes seraient déjà parties en vacances. On prévoirait que 10 personnes au total le feraient d'ici 5 ans.

Les chiffres peuvent ainsi s'étaler sur des pages et des pages. Ils permettent parfois de remettre en perspective chacun de nous sur notre planète, et de mesurer ce que nous sommes, nous les humains.

ordre ou gouvernance mondiale ?

Ordre mondial ou gouvernance mondiale ? Ce n’est pas et de loin la même chose.

Dans l’absolu, un ordre mondial est acceptable si nous prenons au pied de la lettre cette définition. Ce qui laisse supposer que l'ordre reignerait sur la planète et que ses habitants vivraient en paix. Ceci dans le respect des cultures de chaque Nation. Dans la mesure où ce système planétaire serait acceptable, c'est pure utopie et pour longtemps encore.

Ne s'agit-il pas plutôt de gouvernance mondiale, dictée par les grands de ce monde. Ceux-là même qui parviennent progressivement à imposer un modèle unique de société. Société dans laquelle chaque pays perd son identité et dont les citoyens deviennent des sujets obéissants, dépourvus de toute autonomie individuelle.

Le sujet est vaste et complexe. Je n'ai aucune prétention ici de faire une analyse précise. Les intellectuels le feront «  peut-être » mieux que moi.

L'un des tenants de cette gouvernance est sans nul doute la langue. Je veux parler de l'anglais, que je qualifie volontairement  « D'égémonie impérialiste ». Le texte qui suit est un début d'analyse.

Les anglophones ont réussi, en quelques décennies, à imposer l¹anglais comme langue universelle de la science. Comment s¹y sont-ils pris ? Quelles sont les conséquences de ce coup de Trafalgar ? Voilà deux questions auxquelles répondCharles Xavier Durand - de l¹Université de technologie de Belfort - Montbéliarddans une monographie d¹une cinquantaine de pages intitulée Le français: une langue pour la science et présentée à Québec le 19 mai 2001. Je vais tenter de vous la résumer.

Quelques considérations liminaires s¹imposent. En dépit des thèses de certains linguistes, on sait que le langage conditionne la pensée, comme on sait que chaque langue correspond à une démarche mentale particulière. En conséquence, les mondes dans lesquels vivent les sociétés sont des mondes distincts, et non le même monde étiqueté différemment. On sait encore que c¹est dans la diversité que s¹épanouit la richesse créative en favorisant la variété des perceptions de la réalité et en exploitant la multiplicité des expériences de la vie, la diversité des langues exalte le progrès. Cela fait que tout chercheur qui s¹exprime dans une langue autre que la sienne s¹expose à être en retrait de celui qui emploie sa langue maternelle~ avec toute sa finesse. Il en résulte que la standardisation linguistique est un mythe, fondé sur l¹idée de la supériorité d¹une langue, mythe qui confine à l¹hégémonie et au racisme, mythe qui cautionne et conforte le rapport de forces existant.

Mais revenons à la première question. Comment s¹y sont pris les anglophones pour imposer l¹anglais au monde de la science ? D¹abord, fait ignoré du grand public, ils ont pratiqué le révisionnisme scientifique. Ils sont passés maîtres dans l¹art d¹occulter ce qui ne vient pas d¹eux. Ainsi ne citent-ils jamais Ernest Duchesne qui, dès 1887, a écrit une thèse sur la pénicilline, dont l¹invention est attribuée à Fleming. Ni les Français Scott de Martinville et Charles Cros qui, en 1857 pour le premier et en 1877 pour le second, ont découvert le phonographe attribué à Edison. Ni Clément Ader, père de l¹avion, écarté au profit des frères Wright (notons à ce sujet la déclaration de George Bush - le père - qui a osé dire ³Je peux paraître chauvin, mais je ne pense pas que voler aurait pu être inventé ailleurs qu¹aux États-Unis d¹Amérique ²). Ni Lamarck, Buffon, Vanini, Maillet, Diderot, que méconnaît leBritish Museum of Natural Historyde Londres en attribuant la théorie de l¹évolution à Darwin. Ni Henri Laborit - dans le domaine de la structure du cerveau humain - effacé par Paul Mac Lean, Karl Pribam et Wilder Penfield. Sans oublier le professeur Luc Montagnier, découvreur du virus du sida, dont les travaux ont été pillés par Robert Gallo... Demain, l¹histoire ne retiendra plus que ce qui aura été publié en anglais, et les scientifiques seront convaincus que rien n¹est intéressant en dehors des travaux accomplis aux États-Unis.

Cette monopolisation des savoirs est frappante en botanique. Depuis 1988 et le congrès dé Berlin, les anglophones ont éliminé le français, qui est pourtant la langue d¹origine du code, Ils en sont même à substituer aux appellations latines des appellations anglo-saxonnes : l¹amanite tue-mouche n¹est déjà plusAmanita muscariamaisFly Agaric.Et, pour éviter des dénominations qu¹ils ne contrôleraient pas, ils ont inventé la notion ³d¹enregistrement de la publication², qui leur permet de maîtriser tout ce qui est découvert -quel que soit le pays de la découverte - voire d¹invalider les brevets correspondants.

Parallèlement, les Anglo-Saxons s¹accaparent la formation scientifique : les ingénieurs français doivent passer par les universités anglaises ou américaines pour donner à leurs titres une reconnaissance internationale - pourtant, les cours donnés ne sont souvent que de pâles copies de ce qu¹ils ont déjà étudié. Ce n¹est pas pour rien que les Anglais envoient de nombreux agents de recrutement dans l¹Hexagone pour promouvoir leurs universités, drainant ainsi des milliards aux dépens des établissements non anglophones. Et, comme le dit Charles Xavier Durand : ³En reconnaissant explicitement ou implicitement une langue scientifique internationale, on a déchu les autres de ce rôle et redirigé les jeunes, intéressés par un complément de formation à l¹étranger, vers les pays anglo-saxons, en quasi-exclusivité.²

Puis, il y a la mainmise anglophone sur l¹édition scientifique: la publication d¹articles est devenue l¹un des objectifs prioritaires du chercheur (c¹est ce qui fait son renom). Or, que constate-t-on 7 Que trois pays (États-Unis d¹Amérique, Royaume-Uni et Pays-Bas) détiennent plus de 71 p. cent des revues scientifiques dotées d¹un comité de lecture (66 p. cent, il y a dix ans) ; que des géants de la science comme le Japon, la C.E.I., la France et l¹Allemagne n¹en ont que 15 p. cent; qu¹une analyse fine permet d¹affirmer que 8,5 p. cent des articles viennent du Japon, lequel ne maîtrise que 2,5 p. cent des revues, 5,2 p. cent des articles viennent de France, laquelle n¹a que 2,6 p. cent des revues... Bien entendu, les revues américaines peuvent ainsi prospérer aux dépens de celles des autres pays et inonder la planète d¹articles rédigés en anglais : elles deviennent les dépositaires de l¹essentiel de la recherche scientifique. De surcroît, leurs bénéfices sont arrondis par les chercheurs étrangers puisqu¹il est fréquent que ces derniers doivent payer pour être publiés! Les crédits de la recherche française pour engraisser les revues scientifiques américaines ? Oui, c¹est fréquent.

Mais l¹essentiel est à venir ; aujourd¹hui, la valeur des scientifiques est fondée sur des indices de citation : combien les chercheurs ont-ils publié d¹articles sur leurs travaux¹? Comme les revues américaines ont monopolisé l¹édition, c¹est à elles qu¹on va se référer pour juger les scientifiques du monde entier. L¹indice le plus utilisé est celui de l¹institut de l¹information scientifique des États-Unis (ISI): il ne travaille qu¹à partir des articles écrits en anglais. On arrive à ce paradoxe que les chercheurs français ne sont reconnus qu¹en publiant en anglais. Pire encore : comme les revues scientifiques soumettent à des comités de lecture les articles proposés, cela signifie que les savants américains qui les composent ont un droit de veto sur tout ce qui se publie. De veto et de pillage, comme cela a été le cas pour le professeur Luc Montagnier, spolié de son titre de découvreur du virus du sida.

Et nous voici parvenus au summum de l¹absurdité la marginalisation de la recherche non anglophone. Maurice Allais - qui reçut le prix Nobel d¹économie en 1988 - en a fait les frais lui, qui n¹a publié qu¹en français, n¹a été récompensé que cinq ans après son élève, Gérard Debreu, lequel publia en anglais. Le monde scientifique anglo-américain se trouve donc dans la position de juge et partie et peut ainsi s¹attribuer publications et prix.., sans vergogne. Avec ce que cela implique sur l¹économie et qu¹a décrit le journaliste américain Kevin Philipps selon lui, les compagnies américaines fabriquant des produits à haute valeur ajoutée décrochent des contrats non parce qu¹elles sont les meilleures mais parce que leurs clients lescroientles meilleures. Les représentants de Thomson, d¹Airbus, de Dassault ou de l¹Aérospatiale pourraient en témoigner.

Les conséquences de ces pratiques sont patentes. L¹adoption générale de l¹anglais comme langue des sciences limite la recherche d¹informations aux articles disponibles dans cette langue et plonge dans l¹oubli les chercheurs qui écrivent dans d¹autres langues. De surcroît, les chercheurs francophones qui publient en anglais ont de forts risques de passer inaperçus, à la fois parce qu¹ils ne pourront pas donner tout leur talent par rapport aux chercheurs dont l¹anglais est la langue maternelle, mais aussi parce qu¹ils seront noyés par la profusion anglophone et par le système de sélection des revues anglophones.

L¹adoption de l¹anglais par les scientifiques français contribue au recul de la langue française et de son enseignement, parce que les scientifiques non francophones n¹ont plus besoin - même en France - de maîtriser notre langue, mais aussi parce que les scientifiques francophones étrangers s¹interrogent sur le bien-fondé de l¹apprentissage approfondi d¹une langue qui ne croit plus à sa valeur.

Enfin, et c¹est sans doute le plus important, l¹adoption de l¹anglais par les scientifiques français annihile l¹avantage concurrentiel de la recherche française et, par contamination, celui de l¹économie française. Écoutez ce professeur réputé d¹une université des États-Unis d¹Amérique, membre de comités de lecture de revues américaines ³ Nous recevons (les) articles en première exclusivité, antérieurement à toute publication, Ils nous arrivent sur un plateau d¹argent, écritsdans notre langue,sans que nous demandions quoi que ce soit à quiconque. Comment voulez-vous que nous nous empêchions d¹en exploiter les- meilleures idées ? (...) Il est arrivé à certains de mes collègues de refuser la publication d¹un article lorsqu¹ils voulaient ³pirater² son contenu de façon à s¹attribuer l¹antériorité d¹une idée qui les intéressait particulièrement. ² Et puis, comment ne pas évoquer à nouveau l¹affaire Montagnier - Gallo ? Si, au lieu de communiquer ses travaux sur le virus du sida à la revue américaineScienceen 1983 - et les mettre ainsi entre les mains de Robert Gallo, notateur deScience- Luc Montagnier les avait publiés en français l¹antériorité de sa découverte n¹aurait pas été contestée, l¹institut Pasteur n¹aurait eu aucun mal à prouver l¹utilisation illégale par l¹équipe de Gallo de ses souches virales.., et toucherait aujourd¹hui l¹intégralité des bénéfices des brevets que la découverte du virus a permis de déposer, sans qu¹ils aient été grevés de lourds frais de justice...

Que faire ? Comment réagir? En 1996, nous avions déjà, au C.L.E.C., des idées bien arrêtées sur le sujet, que nous exprimions à nos autorités de tutelle, comme vous le verrez dans la rubriqueAinsi va la languedu présentDévorant.Au demeurant, les Japonais commencent à comprendre là, les chercheurs qui reçoivent des deniers publics doivent maintenant publier en priorité leurs travaux en japonais, dans les revues publiées au Japon. Du coup, le milieu scientifique anglophone s¹abonne aux revues japonaises et en fait traduire les articles - souvent par des traducteurs japonais. On notera, sans ironie, que les articles refusés par les revues japonaises sont généralement traduits en anglais et soumis par leurs auteurs aux revues américaines ou européennes. C¹est tout bénéfice pour le pays du Soleil levant!

Myriam Hadoux

 

 

 

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