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Actualité au Japon

Natalités en baisse

Iori Mochizuki
La natalité a drastiquement décru entre avril et septembre 2012
Selon le premier rapport du service statistique de la démographie du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales, le nombre de naissances entre avril et septembre s’est effondré en 2012 comparé à la même période des 3 années précédentes. (2009 – 2012)
Le dernier rapport mensuel est celui de septembre, donc les chiffres des 6 derniers mois sont le cumul d’avril à septembre.


2009 : 554 023
2010 : 555 839
2011 : 551 066
2012 : 536 889
Source
 
Iori Mochizuki
_____
Français :
Pic de radioactivité sur l’ouest du Japon : 0,14 μSv/h dans Ehime
Selon le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et des Technologies, il y a eu un pic de radioactivité dans plusieurs préfectures de l’ouest du Japon.
Ce peut être la pluie mais le niveau de radioactivité est monté de façon inhabituellement violente. Dans la préfecture d’Ehime, on est passé de 0,07 μSv/h à plus de 0,14 μSv/h.
Cette augmentation conséquente a été observée dans les préfectures de Shimane, Ehime, Saga et Ohita.

Iori Mochizuki

[Montée nationaliste après la catastrophe] Une foule se rassemble écouter le discours d’Abe du LDP


Le Japon va tenir des élections demain, le 16 décembre 2012.
Ils prévoient que le LDP va emporter la majorité des sièges le faisant glisser à droite comme jamais.
(cf. [Édito] 3 raisons pour les quelles nous devons cesser d’aimer le Japon [Lien])
Dans la soirée du 15 décembre 2012 se sont tenus les derniers discours à Akihabara, à Tokyo. La foule s’est rassemblée avec d’innombrables drapeaux japonais.
(Comparaison : [Référence] Personne n’écoute le discours de l’ex-premier ministre Kan [Lien])
↓ Le discours d’Abe (le président du LDP)

↓ Le discours d’un ex-premier ministre, M. Aso

Iori Mochizuki
Graphique] Dans la ville de Fukushima, le niveau de radioactivité augmente depuis 180 jours
Le 14 décembre 2012, le Fukushima Diary a rapporté le tweet disant que “le niveau de radioactivité de la ville de Fukushima augmente depuis juin” sous Express. [Lien]
Selon la borne de surveillance préfectorale de Fukushima, il augmente depuis environ 180 jours :


[Express] “Ça a mobilisé 160 personnes, coûté 4 millions de yen pour serrer un boulon dans une centrale nucléaire”

Une fois, un gros boulon s’est un peu dévissé dans une centrale nucléaire en activité. Quand un réacteur nucléaire produit de l’électricité,  le niveau de radioactivité est extrêmement élevé, donc 30 ouvriers ont été préparés pour resserrer le boulon. Ils ont été mis en file pour courir vers le boulon à 7 m les uns des autres.

Le dosimètre bipe quand vous approchez du boulon et compte 1, 2, 3.  Certains d’entre eux avaient leur dosimètre bipant avant même de prendre une clé. Pour resserrer le boulon il a fallu 160 ouvriers et 4 millions de yens au total.

Le guitariste japonais des ARROWS a un cancer de la thyroïde ayant fait une métastase dans un ganglion lymphatique
Le 10 décembre 2012, M. Yamauchi, guitariste japonais (35 ans) du groupe “the ARROWS” s’est rendu à l’hôpital pour subir une ablation de sa thyroïde le lendemain.
Son cancer de la thyroïde a été diagnostiqué en septembre dernier au cours d’un contrôle médical. Il a fait des métastases dans un ganglion.
Source
Article lié : Le comédien japonais Miyasako a finalement un cancer de l’estomac [Lien]

L’an dernier aujourd’hui je quittais le Japon. Je ne l’ai pas revu depuis.
Je n’ai pas de regret. Il n’y avait pas d’autre route.
Mon appartement était à 10 minutes de la gare de Yokohama mais personne ne l’a loué depuis que j’en suis parti.
Ça veut dire ce que ça veut dire.
Depuis que j’ai quitté le Japon ils ont commencé à brûler les débris, de plus en plus d’aliments ont été expédiés, des répliques majeures ont eu lieu et la censure est devenue plus méchante. Je suis content d’en être parti.
Le pays est imaginaire. La race est une légende. mais la radioactivité est réelle. Il lui faut 24 000 ans pour se réduire de moitié.
Le nucléaire était littéralement une boîte de Pandore.
“Vous savez, parfois les mots ont deux sens”.
Quand vous êtes au Japon, vous êtes une victime mais dès que vous mettez le pied dehors vous devenez un survivant.
Une victime est 100% passive alors qu’un survivant a la responsabilité d’aider les autres à sortir.
Au Japon, le pouvoir de la grande presse est extrêmement fort. Il a une apparence parfaitement démocratique mais la majorité des gens est contrôlée par la presse et elle vote. Les autres sont victimisés par la majorité. Le problème est la chaîne.
L’énergie nucléaire ne fonctionne pas sans créer tout le temps de nouveaux sites de décharges. Les affaires sociales ne marchent pas sans avoir tout le temps de nouveaux bébés. C’est un système complètement pyramidal. On pensait que c’était bon mais en fait ce ne sont juste que de nouvelles victimes.
Je me demande si être aveugle à la vérité est la signification du mot paix.
Dans ce cas, je dois être une catastrophe pour les gens qui veulent “dormir en paix”. J’ai eu des tonnes de tracas. Personne ne s’attendait à ce que le Fukushima Diary dure aussi longtemps. Tout le monde pensait que je mourrai en route. Malheureusement pour eux, je suis toujours vivant et le Fukushima Diary tient toujours.
Certains sont réconfortés de mon existence. Au milieu de l’intense contre-attaque de l’industrie nucléaire et des gens qui croient que les réfugiés sont des lâches, le Fukushima Diary se dresse toujours comme un phare.
La situation va empirer de plus en plus. Le gouvernement japonais pourra même essayer d’empêcher les gens de quitter le Japon.
alors l’esprit de défiance gagnera plus de signification avec le Fukushima Diary.
Lorsque votre famille ne vous comprend plus, que la société essaye de vous oppresser, vous pouvez toujours vous rappeler que
vous n’êtes pas seul.
■ Note
J’ai reçu quelques chèques et virements cash. Merci beaucoup !
A présent, le Fukushima Diary accepte les chèques et les virements à sa nouvelle adresse où tout type de devise est accepté !
Voici la nouvelle adresse :
PO box 487 ASHMORE CITY QLD Australia 4214
Bénéficiaire : C. Meskanen (Merci de libeller vos chèques sous ce nom parce que Iori n’a toujours pas de compte en banque.)
Devise : Toutes
Je n’ai toujours pas mon propre compte mais bientôt …
Je sens que mon travail est enfin admis lorsque je reçois des dons. C’est plus que de l’argent !
Merci beaucoup.
Iori


1 052 personnes présentent des signes d’empoisonnement alimentaire dans la ville d’Hiroshima :  “le nombre de patients devrait encore augmenter”
le 4 décembre, le Fukushima Diary a rapporté la mutation des norovirus. (cf. [Mutation] Épidémie d’un variant de norovirus, épidémie dépassant le Japon [Lien])
La contamination s’étend.
Du 11 au 12 décembre 2012, 1 052 personnes de plus présentent des symptômes d’empoisonnement alimentaire à Hiroshima après avoir consommé un plateau-repas, le norovirus a été détecté sur 11 personnes et un des employés de la société préparant ces plateaux-repas, “Daiyas foods Hiroshima branch“.
1 052 personnes malades dans les 285 bureaux où cette société sert ses plateaux-repas.
Les plateaux-repas contenait du riz, des légumes japonais au vinaigre, du poulet frit, du chou (le 10 dec.), des crevettes grillées et un steak de Hambourg (le 11 dec).
Le 12 décembre, les bureaux qui avaient acheté ces plateaux-repas ont appelé la municipalité et le traiteur a reçu l’ordre de suspendre toute activité à partir du 13 jusqu’à ce qu’ils confirment l’instauration de mesures de prévention récurrentes.Toutefois, la société distribuait environ 5 000 plateaux-repas par jour, la municipalité d’Hiroshima pressent qu’il va y avoir encore plus de malades.
Les dons par virements mensuels sont aussi très utiles ! Merci !

Les écoles élémentaires de la ville de Fukushima vont servir le riz de la ville à partir de janvier
Le bureau de l’éducation de la ville de Fukushima va faire que les écoles élémentaires de la ville servent du riz produit en ville aux repas scolaires.
Ils servent du riz de Aizu depuis janvier dernier mais ils vont servir celui de Fukushima à partir de janvier et jusqu’à l’automne.
Ils sont supposés faire des mesures de la radioactivité du Cs-134/137 par scintillation Nal. La plus petite quantité détectable ainsi est de 10 Bq/kg.



L’Île du BONHEUR
16-12-12
Lors du Rassemblement Franco-Japonais de soutien à la population japonaise du samedi 8 décembre 2012 à La Bastille-Paris, Nelson Surjon, engagé dans la protection des enfants de Fukushima, nous a fait une intervention réaliste et émouvante, sur la situation sanitaire des enfants et du déroulement de l'aide apportée sur place, par le gouvernement japonais, qui ne remplit pas ses obligations envers la population victime de cet accident nucléaire.
Le présent billet, fait suite et complète mon précédent billet intitulé "Les enfants sont précieux"

Nelson habitait à Tokyo et a rejoint la France avec sa famille, afin de la protéger lors de l'accident nucléaire.

Un joli poème du poète japonais Taro Aizu, natif de Fukushima, nous introduit dans cet univers qui devrait être heureux et insouciant ...
Celui de l'enfance au sein d'une famille comme partout ailleurs ...
Puissent les habitants de Fukushima retrouver le BONHEUR que son nom signifie ♥

 ✿福島市 FuKu [♫ Bonheur ♫ Heureuse ♫ Bonne Fortune ♫] + Shima = Île✿ 


MON CADEAU
"Mon cadeau pour vous"
Une petite fille est venue
et a écarté ses paumes
tenant une feuille rouge tombée
d'un érable japonais

Taro Aizu

                                                    Nelson Surjon lors de son intervention à la Bastille

" Bonjour à tous,

Je tenais à remercier Yūki et toute l’équipe de Yosomono, ainsi  que le Réseau Sortir du Nucléaire, pour me donner l’opportunité de pouvoir m’adresser à vous aujourd'hui, sur les conditions des enfants  de Fukushima.
Je veux partager avec vous aujourd'hui et vous faire entendre les voix des parents et des enfants de Fukushima, des voix presque inaudibles, rendues muettes à travers le monde, à cause de mensonges et d’une désinformation massive, engendrée par le gouvernement et les médias du monde entier, eux aussi corrompus et alliés de la Mafia nucléaire internationale.

L’image de la  reconstruction de Fukushima est bel et bien entamée, mais avec un total mépris envers sa population, sans remords de les exposer avec  leurs enfants à des taux de radioactivité très forts, des taux alors inconcevables et INTERDITS avant la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Alors, pour freiner une évacuation nécessaire de milliers de personnes, le gouvernement a dû trouver des solutions pour empêcher la population de s’enfuir.  

L’une de ces solutions les plus connues et plus efficaces, était d’augmenter la dose légale d’exposition de la population a la radiation «externe». De 1 mSv à 20 mSv par an. Du jamais vu! Mais comme certaines communes atteignent des niveaux largement supérieurs, le gouvernement soutient fermement qu'il n'y a pas de danger, même à 100 mSv. Il faut savoir que 5 mSv était le seuil d’évacuation à Tchernobyl et que 20 mSv était la dose maximale limite pour les travailleurs du nucléaire. Il n’y a AUCUNE nouvelle donnée scientifique qui peut à ce jour permettre de dire que ces niveaux sont sans danger pour la population. AUCUNE …  
Ils ont juste augmenté la dose légale !
Alors qu'en est-il pour nos amis de Fukushima, qui ont dû survivre à un tremblement de terre, un tsunami d'une puissance effroyable et la plus grosse catastrophe nucléaire à ce jour?
 
D’abord, il y a les évacués.
Nombreux sont ceux qui ont réussi à partir… Malheureusement, ils sont partis par le mauvais chemin. Le gouvernement a caché volontairement une simulation appelée SPEEDI qui en temps réel donnait les indications si précieuses sur un plan d’évacuation qui aurait permis aux habitants de Fukushima de se protéger contre le nuage radioactif qui les poursuivait… Un nuage de Césium, Iodine, Cobalt, Strontium et Plutonium entre autres !

La plus part des gens, comme ceux de Minami Soma se sont réfugiés dans des villes comme Koriyama ou la ville de Fukushima, pourtant à 60 km de la centrale, mais encore plus irradiées que leurs communes qu'ils venaient juste de quitter. Cette évacuation soudaine, a entraîné une misère, tant sanitaire que psychologique. Un stress omniprésent, la peur au ventre et cette sensation d’avoir été trahi et abandonné, par un gouvernement qu'il n’aurait auparavant jamais remis en question.

Le Nucléaire, ce n’est pas seulement un danger sur la santé physique, mais attaque aussi violemment l’état psychique des victimes.

Les mères de Fukushima veulent protéger leurs enfants, donc, elles sont parties loin, peut être trop loin, car elles se sentent délaissées peu à peu, car leurs maris ont dû rester derrière, pour ne pas perdre leur travail. Les maris rejoignent leur famille pour ceux qui sont chanceux, pendant les weekends, mais d’autres, espacent leur visite une fois tous les mois, ou une fois tous les deux mois… D’autres maris ne comprennent pas pourquoi leurs femmes sont parties, car beaucoup doivent nier l’évidence d’une radiation dangereuse pour garder leur travail.

L’alcoolisme, le divorce, augmentent...  Des familles séparées, déchirées.  Il y a aussi la discrimination interne et externe à Fukushima. Ceux qui ont pris conscience du danger, se retrouvent écartés de la société et doivent affronter la peur seuls, livrés à eux-mêmes, car à Fukushima, c'est tabou de parler de radiation à son voisin, à sa propre famille, même à son docteur !

La plupart des docteurs de Fukushima, souvent les mains liées ou tout simplement de connivence avec les autorités, déclarent systématiquement qu'aucun de leurs symptômes n’est lié à la radiation. Aucun! C’est dans la tête que ça se passe. Tout va bien a Fukushima …
En tout cas, c’est ce que dit un certain Docteur Shunichi Yamashita.
Ce qui m’amène à la raison de ma présence ici aujourd'hui.

Les enfants de Fukushima sont sous l’emprise d’un pseudo scientifique qui contrôle la destinée, la vie et la santé d’une population d’environ 2 millions d’habitants, dont plus de trois cents mille enfants.
Donc, voici le Dr Shunichi Yamashita, que nous appelons tous avec un malin plaisir «Damashita»… Celui qui triche (en Japonais) ou encore Docteur 100 mSv!

Damashita est né a Nagasaki et ironiquement, sa mère est une Hibakusha, une irradiée.

Encore plus ironique, Damashita avait pourtant écrit un passage très intéressant dans le Journal de L'Association des Physicistes Japonais avant la catastrophe de Fukushima, où il disait mot pour mot: « Pour les gens de moins de 20 ans, les risques de cancer sont indéniables s'ils sont exposés à une radiation de 10 a 100 mSv. » Et pourtant, c’est cet homme, qui tient maintenant entre ses mains, la vie de milliers d’enfants.

Cet homme est aussi connu pour son fameux discours expliquant de vive voix aux habitants, que la radiation ne pouvait toucher que les gens qui ne souriaient pas et que cela avait été prouvé par une étude faite sur des SOURIS.  

Histoire vrai !

Lors de nombreuses interviews, il déclara aussi avec désinvolture, qu'il ne sera pas responsable des effets de la radiation sur les enfants de Fukushima, car il sera mort d’ici là!

Damashita est aussi un membre de Soka Gakai, la plus grande secte religieuse du Japon et en avril 2011, il fut nommé Conseiller de l'Université Médicale de Fukushima, qui est désormais le Quartier Général de notre fameuse étude épidémiologique.

Par décret du Gouverneur de Fukushima lui-même, Yuhei Sato, il est désormais à la tête d’une expérimentation qui vise tout simplement à minimiser la peur de la radiation, en dirigeant une campagne intense de désinformation scientifique.

Scientifiquement, celle-ci est intitulée « une étude épidémiologique », mais renommons ceci comme il doit l'être, une expérimentation  sur des êtres vivants exposés à des particules radioactives qui auront, ou qui ont déjà, des terribles conséquences sur des êtres  innocents, les enfants!

Les enfants de Fukushima! 
Les enfants du Japon! 
Le futur du Japon! 

Les enfants de 0 à 18 ans d’âge, au lieu d’être évacués, sont désormais officiellement devenus les cobayes de la plus grande expérimentation nucléaire de l’histoire de l’humanité. Jusqu'à ce jour, 115 000 mille enfants, participent à l’étude.

La plus part des enfants, portent maintenant un «glass badge» un petit dosimètre qui calcule leur accumulation de radiation.
Ces résultats alimentent bien évidemment notre fameuse expérimentation.

Les enfants essaient de vivre une vie d’enfants, mais trop souvent, les signes externes les ramènent hélas, trop vite a la réalité. Forcés à manger des produits potentiellement contaminés à l’école, de participer a des jeux collectifs en plein air sur une terre radioactive, afin de restaurer la confiance de communautés entières. Les enfants ne sont pas que des cobayes, mais manipulés par les adultes, pour alimenter la propagande « la restauration de Fukushima ».

Ceci est la photo d’enfants sur le chemin de l’école, passant devant l’une des centaines de stations mesurant la radioactivité ambiante.
Celle-ci montre plus de 1 uSv par heure, mais je précise que la plupart de ces stations sont truquées, car elles sont décontaminées tout autour.
La radiation est généralement 20 à 30% plus forte.
Ceci est un fait, même reconnu par TEPCO.

Une école de la ville de Date, juste à quelques mètres de l’école, 38.54 uSv par heure, au sol.

Mais retournons a notre « étude épidémiologique »

La dernière série d’échographies de la thyroïde sur 42 000 enfants, contrôle de mars à août 2012, révèle que 43% des enfants, présentaient des anomalies de la thyroïde.

Il y a quelques semaines, un second cas de cancer de la thyroïde a été relevé auprès d’un enfant. "Mais bien sur ce n’est pas la radiation."

Ces résultats ont bien entendu attiré de suite la fureur des parents.
Pris au dépourvu, Damashita et son coéquipier le Dr. Suzuki, appelèrent au calme en assurant de nouveau, qu'un tel pourcentage d’anomalies « ne leur semblait pas fondamentalement anormal », malgré et je cite « un manque de données sur ce sujet » et que des anomalies et cancers de la thyroïde se révélèrent seulement 4 à 5 ans après Tchernobyl.

Malheureusement pour Damashita et Suzuki san, il s’avère qu'il y a eu en fait une enquête épidémiologique  déjà réalisée en 2001, dans le cadre d’une étude sanitaire sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

Un taux de 1.6 % d’anomalies thyroïdiennes à Nagasaki et ZÉRO nodule détecté.

Il faut aussi noter que l’excuse de Damashita sur le fait que les enfants de Tchernobyl ont développé des anomalies ou des cancers qu'au bout de 5 ans, est complètement fausse!

Les études sur les enfants de Tchernobyl n’ont commencé officiellement qu'en 1990, soit 4 ans plus tard. Nous n’avons pas de données officiels avant cela.

Mais je ne suis pas là pour vous donner des chiffres, mais plutôt pour essayer de vous relayer des messages.

Des messages de parents inquiets et qui désirent que leur voix soit entendue.
Ils ne veulent pas être oubliés, car leur dilemme, notre dilemme vient juste de commencer.

Laissez-moi vous présenter,  Monsieur et Madame Shibuya:

Sur cette photo, ils viennent de recevoir les résultats des tests de leurs enfants, Ayumi chan et Mutsuki kun. Ils sont sous le choc.

Sur cette photo, Madame Kanno et ses deux enfants Yuika , 10 ans et Naoki, 11 ans. Leurs tests ne montrent pas de kystes, néanmoins  Madame Kanno est allée dans un hôpital privé, où elle s'est vue refuser un deuxième avis, selon la directive de l'hôpital.

Sur cette photo, Madame Mutoh  et ses 2 enfants, Shougo et Remi. Tous les deux ont des kystes de la thyroïde.  Madame Mutoh n’a pas eu plus d’informations.
On ne lui a pas remis une copie de l'échographie et l'hôpital lui a dit qu'il n’y avait plus besoin de suivi médical pour le moment.

Sur cette photo, Madame Mutoh a emmené Shougo dans un hôpital Universitaire de la ville de Fukushima pour un examen sanguin. Shougo manque de globules blancs, mais le docteur affirme hâtivement qu'il ne faut pas s'en inquiéter et qu'aucun autre test est nécessaire.

Naoki et Yuika sont les enfants de Madame Tsuda. Ses enfants ont eux aussi des kystes thyroïdiens. En fait sa fille Yuika en a tellement que les docteurs n’arrivent pas à les compter.

Madame Shima et ses enfants Yuri, 11 ans  et Kaito 13 ans, eux aussi présentent des kystes de la thyroïde.
Certaines de ces familles, n’ont pas trouvé de kystes chez leurs enfants d'après les premiers tests. Elles ont réussi à trouver des hôpitaux en dehors de la Préfecture, pour finalement apprendre avec stupeur, que leurs enfants avaient des kystes de la thyroïde!

Voici quelques témoignages:

1. J’ai emmené mon deuxième fils, qui souffre d’une thyroïde enflée, à l’hôpital connu pour les traitements de la thyroïde. Le médecin lui a touché la thyroïde et a écrit effectivement sur le dossier qu'il a des kystes. Je lui ai dit que nous étions de Fukushima. Alors il m’a dit qu'il n’avait pas le droit de donner son avis aux réfugiés de Fukushima.

2. Mon fils a toujours la thyroïde enflée, pas d’appétit. Malgré tout, il faut l’autorisation soit de la préfecture de Fukushima, soit de l’Université Médicale de Fukushima pour le traitement. Je suis prête à payer beaucoup d’argent pour le suivi, mais ce n’est pas une question d’argent, car évidemment, mon fils est couvert par la sécurité sociale. Salaud !

3. Bonjour. On m’a dit « Demandez d’abord à l’Université Médicale de Fukushima et attendez la réponse ». Autrement dit, aucun médecin ne peut rien faire avec les habitants et les réfugiés de Fukushima sans autorisation. Par conséquent, mon médecin ne m’a donné ni diagnostic, ni l’état actuel de ma thyroïde.

4. Mon fils s’est fait refuser dans un hôpital qui se trouve à Nagano. J’avais déjà eu la même expérience ailleurs aussi. Le médecin m’a dit qu'il peut soigner un petit rhume ou une blessure, mais pas la thyroïde ni les maladies qui seraient liées à la radioactivité. Il m’a aussi montré une fiche « Avis sur le suivi de la santé des habitants de Fukushima » délivrée par la préfecture de Fukushima.

5. Pour soigner les réfugiés et les habitants de Fukushima, il faut absolument une autorisation de la préfecture de Fukushima qui dit que c’est eux qui prennent l’entière responsabilité de la santé et de la radioactivité de tous les habitants « à vie ». C’est absurde ce qu'ils disent...
Pour finir, j’aimerais vous faire partager un SOS de la part de notre amie Tokiko Noguchi

"Je suis une maman vivant à Fukushima. J'ai une fille collégienne et un fils handicapé. Ma fille entre au lycée cette année, et nous avions décidé avec ma famille de déménager à l’extérieur du département pour protéger nos enfants de l’irradiation.

Depuis mars 2011, les autorités offraient une aide au logement pour les déplacés et réfugiés de l'accident nucléaire de Fukushima. Mais du jour au lendemain, la préfecture de Fukushima a déclaré qu'elle n'accepterait plus de nouvelles demandes d'appartements gratuits réquisitionnés pour les personnes souhaitant se réfugier à l’extérieur du département, dès le 28 décembre 2012.

Le jour où cette décision a été rendue publique, j’ai reçu les résultats de l’échographie de la thyroïde de mon fils, les résultats étaient terribles car de petites tumeurs étaient apparues. Je suis sous le choc et j'ai peur pour mes enfants.

De nombreux pères et mères de Fukushima se demandent s’ils doivent, afin de protéger leurs enfants, s’éloigner de leur pays natal et s’inquiètent de savoir où aller.

Dans le cas où ils prennent la décision de déménager hors de la préfecture de Fukushima, parce que cela est nécessaire, le fait de pouvoir avoir accès à des logements réquisitionnés est une aide vitale."

Il y a une pétition que vous pouvez retrouver sur mon groupe Facebook, Twitter ou sur le Blog Evacuate Fukushima - 福島の子供を守れ.
S’il vous plaît partagez et signez cette pétition. Les enfants doivent être évacués et toutes les ressources nécessaires doivent être mises à disposition pour les gens qui veulent évacuer. " ©Nelson Surjon



Aujourd'hui dimanche 16 décembre, le peuple japonais vote pour les Législatives.

Quelques liens :

http://www.lyonne.fr/france-monde/actualites/a-la-une/international/2012/12/15/nucleaire-fukushima-renforce-l-imperatif-de-transparence-et-cooperation-1375395.html

http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/nucleaire-fukushima-renforce-l-imperatif-de-transparence-et-cooperation_1199625.html

vidéo  sur le site de la Provence.com : Une délégation française
manifeste à Koriyama :
http://www.laprovence.com/video/%2BUne%2Bd%25C3%25A9l%25C3%25A9gation%2Bfran%25C3%25A7aise%2Bmanifeste%2Bcontre%2Ble%2Bnucl%25C3%25A9aire%2Bau%2BJapon/ff186e0de91s/laprovence/actualite

Elections et nucléaire
Japon : la victoire des conservateurs réouvre la porte du nucléaire
Le Monde.fr | 17.12.2012


L'argument de la "sortie du nucléaire" n'a pas su convaincre au Japon. Vingt mois après la catastrophe de Fukushima, le Parti libéral-démocrate (PLD), pro-nucléaire, a triomphé, dimanche 16 décembre, aux législatives, laminant les formations qui avaient fait campagne pour l'abandon de l'atome en pariant sur le rejet de la population.
Bien que des millions de Japonais aient signé une pétition pour dire "adieu au nucléaire" et que des centaines, voire des milliers, de militants "no nuke" aient défilé chaque vendredi sous les fenêtres du premier ministre, le PLD l'a emporté en se posant en "parti réaliste" privilégiant les défis économiques, principale préoccupation des citoyens, devant la question des centrales atomiques.
RELANCE DES RÉACTEURS
Conséquence : le plan énergétique du gouvernement sortant de Yoshihiko Noda – qui prévoyait l'arrêt progressif de la production nucléaire sur trente ans – risque, sinon de passer intégralement à la trappe, du moins de subir une révision importante.
Le PLD s'est engagé à un passage en revue des 50 réacteurs du pays – dont seuls deux sont actuellement en service – dans un délai de trois ans pour se prononcer ensuite sur leur relance. Les conservateurs, qui plaident en faveur d'un Japon fort et non tributaire de l'étranger, jugent en effet impossible à moyen terme de se passer d'une des rares formes d'électricité que le pays est capable de produire sans trop dépendre de l'extérieur.
La perspective d'une relance du nucléaire s'est immédiatement traduite sur les marchés par une très forte progression des titres des compagnies d'électricité lundi. Plus forte hausse : l'action de la compagnie gérant la centrale de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), s'est envolée de près de 33 % à la Bourse de Tokyo, après être tombée très bas après l'accident nucléaire de mars 2011.
Lire : Japon : le marché salue la victoire des conservateurs
NOUVELLE AUTORITÉ DE RÉGULATION NUCLÉAIRE
Si la décision de relance est du ressort du pouvoir politique, le verdict de sûreté préalable doit toutefois être prononcé par la nouvelle Autorité de régulation nucléaire, mise en place en septembre. Cette instance prévoit de définir de nouvelles normes de sécurité plus sévères que les précédentes dans le courant de l'année prochaine, de superviser l'élaboration de plans de prévention et de secours par les régions hébergeant des installations atomiques et de se prononcer sur leur sûreté.
Lire : Japon : l'autorité nucléaire renforce les règles de sûreté des centrales
Outre le passage en revue des résultats de "tests de résistance" imposés à tous les réacteurs, l'autorité est en train de procéder, avec des experts-géologues extérieurs, à des examens du sous-sol de six sites nucléaires soupçonnés d'être bâtis sur des failles actives.
La nouvelle autorité, constituée d'un comité de 5 membres et d'effectifs administratifs et techniques de 500 personnes, s'avère, à la différence de la précédente, statutairement indépendante du gouvernement et, en particulier, du ministère de l'industrie. Sa transparence se matérialise notamment par la diffusion sur Internet de ses réunions et trois conférences de presse hebdomadaires. Mais des critiques ont fusé dans la presse sur les choix de ces cinq membres, compte tenu de leur passé professionnel dans le secteur de l'énergie nucléaire.
DÉFAILLANCE DES OPÉRATEURS DE CENTRALES

"Les changements concernant le statut de l'instance de régulation sont positifs, mais il reste beaucoup à faire au niveau des industriels et exploitants en termes de prise de conscience et de gestion de la sûreté", a assuré à l'AFP André-Claude Lacoste, ex-président de l'Autorité de sûreté nucléaire française, auditionné vendredi par l'autorité nippone avec deux autres experts étrangers. Et d'ajouter : "Il est extrêmement dangereux que les opérateurs de centrales considèrent comme suffisant de s'en tenir aux seules règles que leur impose le pays, car le principe premier de la sûreté nucléaire internationale repose sur l'initiative d'élever davantage le niveau."
Vendredi, Tepco avait admis que ses "mauvaises habitudes" étaient responsables de la catastrophe du 11 mars 2011. Takefumi Anegawa, qui dirige la cellule de réforme mise en place par le groupe après le désastre, a fait siennes les conclusions d'un rapport parlementaire qui avait dénoncé en juillet la "collusion" entre le gouvernement, l'autorité de sûreté et l'opérateur nucléaire. Le responsable de Tepco a jugé que ce rapport, fruit de six mois d'enquête, contenait de nombreuses descriptions "des failles de notre culture d'entreprise en matière de sécurité et de nos mauvaises habitudes".
Lire : Fukushima : le gouvernement et Tepco ont ignoré le risque d'accident
La compagnie avait déjà admis en octobre qu'elle avait minimisé le risque de tsunami par peur de devoir fermer la centrale pour travaux. Dans un rapport en forme de confession, elle indiquait qu'avant même que le tsunami géant ne submerge la centrale, la compagnie était au courant que les systèmes de défense et de protection étaient insuffisants, mais qu'elle n'avait toutefois pas agi. "Il y avait cette inquiétude que si de nouvelles et sévères mesures étaient imposées, la sécurité de toutes les centrales existantes serait devenue un sujet de préoccupation", indiquait le texte.
Lire : Fukushima : la compagnie Tepco admet avoir minimisé le risque de tsunami
NORMES DE SÛRETÉ PLUS ÉLEVÉES

"Il est nécessaire de relever encore les normes de sûreté nucléaire, en envisageant tous les événements extrêmes qui peuvent affecter les centrales, et ce, de manière transparente", assure Delphine Batho, interrogée par Le Monde.fr. La ministre de l'écologie, qui participait à une conférence ministérielle internationale sur la sûreté nucléaire, samedi dans la préfecture de Fukushima, a fait des propositions en ce sens : la publication du suivi par chaque Etat du plan d'action sur la sûreté de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), comme le fait déjà la France ; l'obligation de revues des centrales par des équipes étrangères ; et la création d'une force d'action rapide à l'échelle internationale en cas de crise.
"Les engagements pris lors de la conférence générale de l'AIEA en septembre 2011 [un renforcement de la sûreté des centrales mais sans caractère contraignant] ne doivent pas être perdus de vue, avance la ministre. Au Japon, nous avons essayé de convaincre nos partenaires d'avancer sur la question de la sûreté nucléaire, qui est un peu éclipsée aujourd'hui au profit de l'agenda économique."
Audrey Garric (avec agences)

Bien entendu, il n'est jamais question de sortie du nucléaire. Il est probable que si Cécile Duflot était à la place de Delphine Batho, c'est-à-dire " ministre de l'écologie ", le discours serait le même. Il est très probable que la première a refusé ce ministère, bien trop risqué pour sa réputation d'écologiste !!

Le renforcement de la sûreté nucléaire totalement illusoire dont nous sommes abreuvés à grands renforts d'effets médiatiques ne change rien aux risques. Preuve en est des catastrophes qui arrivent et dont les dégâts considérables s'ajouteront à ceux provoqués par les prochaines catastrophes, inéluctables.

Gaulois.

L' OMS minimise les effets sur la santé à Fukushima  

L'OMS est dans son rôle. Il n'y a rien à espérer de cette institution complice de l'AIEA. Voir aussi la rubrique " Nucléaire - Indépendance pour l'OMS "

Gaulois

L'OMS a minimisé les effets sur la santé de la crise nucléaire sur des résidents de Fukushima :

BERLIN - Un médecin allemand, membre d'un groupe de médecins Prix Nobel de la Paix a critiqué un Rapport de  l'Organisation Mondiale de la Santé sur la catastrophe nucléaire de Fukushima pour avoir minimisé ses effets sur la santé humaine.
Dans une revue de recherche, Alex Rosen a dit que le rapport de l'OMS, publié en mai cette année sur des doses évaluées de radiation reçues par des résidents près des réactreurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima, a été compilé principalement par des officiels(fonctionnaires) liés à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique 'AIEA), qui promeut l'utilisation de l'énergie atomique pour des buts pacifiques.
Rosen, membre des Médecins Internationaux pour la Prévention de
La guerre Nucléaire (IPPNW), a appelé à une évaluation indépendante basée sur une méthodologie scientifique solide qui examinerait les impacts de santé des retombées radioactives après que le complexe nucléaire de Fukushima N° 1  ait subi trois fusions principales en mars 2011.
Le rapport de l'OMS estime la dose maximale de radiation corps entier par personne dans les quatre premiers mois de la crise à 50 millisieverts, même dans deux municipalités très proche de la centrale, la ville de Namie et le village d'Iitate. Il a aussi estimé qu'aucune zone n'avait reçu  des doses supérieures à  100 millisieverts.
Rosen a noté que l'estimation de l'OMS  de la quantité des retombées radioactives émises par les réacteurs détruits de la centrale, était significativement plus basse que des projections fournies par des instituts de recherches dans beaucoup de pays.
Le rapport OMS a aussi négligé de prendre en compte l'irradiation des gens vivant dans la zone des 20 km de l'usine et qui ont été évacués dans les premiers jours de la catastrophe, après que la zone ait ete  désignée "zone interdite", dit Rosen, indiquant la possibilité que ces résidents pouvaient avoir reçu de hautes doses avant ou pendant leur évacuation.
Le rapport "semble suggérer une certaine sécurité en omettant des informations importantes telles que le risque de développer un cancer et d'autres maladies radio-induites, qui augmente proportionnellement au montant de l'exposition radioactive," dit Rosen, qui est pédiatre.
L'aspect le plus criticable du rapport est "son manque apparent de neutralité," dit-il.
Rosen affirme plus loin que le rapport reflète un effort pour minimiser les effets du désastre, car il a été compilé principalement par le personnel d'AIEA et les membres des organismes de réglementation nucléaires qui sont étroitement associés avec l'industrie nucléaire du Japon.
"Il est suspect qu'un tel rapport ait été écrit principalement par l'AIEA et il est suspect qu'un rapport écrit principalement par l'AIEA avec la collaboration d'institutions nucléaires soit publié sous le nom de l'OMS, à moins que ce soit pour fournir une garantie "non suspecte" sur la véracité des niveaux de radiation auxquels les résidents  de Fukushima ont été exposés, a argumenté Rosen.
Le mois dernier, la branche allemande du groupe de médecins internationaux a envoyé une lettre au Directeur Général de l'OMS, Margaret Chan, appelant à une augmentation substantielle des recherches médicales sur les effets sur a santé du désastre de Fukushima. La branche a aussi cherché à obtenir un premier établissement d'un registre complet des résidents de Fukushima ayant été exposés à plus de 1 millisievert de radiations après les trois fusions.
Un fonctionnairede l'OMS a dit que l'organisation est encore incapable de répondre à la  recherche de Rosen pour la  revue de la branche allemande car les document sont  toujours en cours d'examen.
Médecins Internationaux pour la Prévention de la Guerre Nucléaire est basé à Somerville, dans le Massachusetts et a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1985. Le groupe a des branches dans 62 pays et régions dans le monde entier, y compris au Japon.

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