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 JO de Londres

Il y a différentes façons de voir les jeux olympiques.

Les acteurs principaux de ces jeux ne sont pas ceux que l'on croit. La gloire et le fric règnent en maître, avant, pendant et après les jeux. Au détriment des populations locales qui ne sont pas oubliées pour.....Payer les pots cassés.

A Londres ( mais ailleurs aussi ) il a fallu préparer le terrain plusieurs années avant l'échéance, c'est-à-dire expulser les locataires, exproprier les entreprises par centaines.
A l'approche des jeux, nombre de propriétaires n'hésitent pas à mettre leurs locataires dehors, afin de louer au prix fort 

http://magimmo.seloger.com/a-la-une/divers/londres-expulse-pour-cause-de-jeux-olympiques-t225119


Les articles ci-après de Géraldine Vessière Résument assez bien les dessous pas si glorieux qu'il y paraît d'une manifestation qui n'a plus grand-chose à voir avec les olympiades de la Grèce antique.

Gaulois.

http://canalordinaire.wordpress.com/author/canalgeraldine/


Les tops et les flops des JO: premier bilan

S’il est un peu tôt pour tirer un bilan définitif des JO, les premiers résultats interpellent.
Les commerçants : Jean qui pleure et Jean qui rit
Après un premier week-end avec des ventes en chute libre, on parlait de baisse de 11 à 15%, les affaires semblent reprendre dans le West end (Oxford Circus, Picadilly Circus, Leicester Square). Ce renversement de tendance est le résultat de campagnes de communication réalisées dans l’urgence par les commerçants et théâtres du quartier et d’un changement de ton, moins alarmiste, de la part de Transport for London. A Shoreditch, dans l’est de Londres, on est cependant encore loin des chiffres habituels pour cette période de l’année. Le propriétaire d’un magasin bio parlait de baisse des ventes de 15% en moyenne contre 5% en août 2011.
Le tableau est différent à Stratford. Le Westfield Shopping Centre, ouvert quelques mois à peine avant les Jeux et passage presque incontournable pour atteindre le Parc olympique, semble battre des records. Pour des entreprises qui ont pu avoir un stand sur un des sites olympiques, les Jeux sont également une aubaine. ” Nous produisons environ le double de ce qu’on produit habituellement, travaillons jours et nuits et avons dû engager du personnel supplémentaire,” explique le propriétaire de l’un d’eux. Tous les magasins et restaurants ont cependant dû s’adapter aux perturbations du réseau routier et organiser un système de livraison nocturne.
Les transports fonctionnent
La ville désertée, les déplacements se déroulent sans trop de problèmes. On n’en attendait cependant pas moins de ce pays expert ès files. Les transports publics sont également largement exploités. Selon Transport For London, les premiers résultats montrent une augmentation de 10% des trajets en métro et bus. Il y aurait donc quelque 15 millions de trajets par jour en moyenne, contre 12 millions en temps normal. Les “Boris Bike”, les Villo londoniens, auraient aussi été pris d’assaut en juillet avec un pic le 26, veille des Jeux. Pour la première fois en quatre ans, toutes les lignes de métro fonctionnent même le week-end. Impressionnant!
Le moral de la population presque au zénith
Depuis la cérémonie d’ouverture, le moral des Britanniques remonte. Les plus réticents sont progressivement happés par l’euphorie des jeux. Les médailles d’or amassées par les athlètes britanniques et la presse qui relègue la crise au second plan pour consacrer ses gros titres aux exploits sportifs contribuent à cette bonne humeur croissante dans une grande partie de la population. “Il faudra voir lorsque tout sera fini, quand l’enthousiasme sera retombé, si le pays pense que les Jeux en valaient vraiment la chandelle,” met en garde Julien Cheyne, du Counter Olympics Network.
Les hôtels et loueurs de logements déchantent
Convaincus que les Jeux allaient être un véritable jackpot, beaucoup d’hôtels avaient doublé, voire triplé, leurs prix pour la période olympique. La plupart ont déchanté. A quelques semaines du début de l’événement, ils ont dû brader leurs prix de 30 à 60% pour essayer de remplir les chambres encore vacantes. La première semaine, le taux d’occupation était de 80%, soit 10% de moins qu’en période normale. Nombreux sont aussi les propriétaires qui comptaient faire leur beurre sur le dos des touristes, leur louant chambre ou appartement pour un prix parfois exorbitant. Déception ici aussi pour la plupart.
Le chômage régresse, mais gare aux lendemains de veille…
Malgré la crise, on comptait 65.000 chômeurs en moins les trois mois précédents mai, faisant passer le taux de chômage de 8,3 à 8,1%. Parallèlement, 61.000 jobs auraient été créés pendant cette période uniquement à Londres. Les syndicats et les économistes mettent dès lors en garde contre un effet olympique. Ces chiffres ne seraient qu’une illusion de reprise qui pourrait s’évanouir dès la fin des festivités. Le ministre britannique de l’Emploi dénonce, lui, un discours alarmiste.


Le revers de la médaille

 
Publié le8 Août 2012 parGéraldine Vessière
 
Si l’euphorie olympique a atteint une grande partie de la population, l’événement et, surtout, certaines pratiques laissent parfois un goût amer. Un article de Géraldine Vessière dans l’Echo


Au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Londres, le pessimisme qui avait accompagné leur préparation semble s’être évanoui. L’heure n’est plus aux critiques, mais à la fierté nationale. L’effet “feel good” tant recherché par le gouvernement se répand, progressant au fur et à mesure des Jeux et des victoires, pas toujours orthodoxes, de Team GB.
Mais derrière l’éclat doré des médailles, on trouve une réalité moins glorieuse: augmentation de taxes communales pour les londoniens, exonération fiscale pour les sponsors, sort de ceux qui occupaient le site avant qu’il ne soit transformé en Parc olympique …
Interrogées sur cette dernière question, les autorités restent discrètes. Discours officiel: il n’y avait personne à cet endroit, juste peut-être quelques drogués et une société ou deux dont la fumerie de saumon Foreman, véritable success story. Les JO ont permis de réhabiliter un terrain vague envahi de montagnes de frigos ou de pneus usagés et dont le sol était fortement contaminé.
Cette version est loin d’être entièrement corroborée par les propriétaires des 250 entreprises (chiffres non officiels), les locataires des deux immeubles sociaux et les occupants d’un squat d’artistes qui ont dû déménager pour cause de Jeux. “Des gens vivaient sur le site”, s’exclame Julien Cheyne, ancien locataire et porte-parole du Counter Olympics Network, un réseau de personnes critiques à l’égard des JO.
250 entreprises expropriées
Selon Lance Foreman, patron de la société éponyme, “ces 250 entreprises employaient 1.200 personnes. C’était une zone industrielle en pleine croissance. Ce n’était pas joli. D’accord. Mais cela fonctionnait bien. Les autorités ont présenté la région comme un dépotoir car la réhabilitation du quartier est un motif valable d’expropriation, alors que l’organisation d’événements sportifs ne l’est pas. Cela leur permettait aussi de dévaluer nos immeubles.” Et de poursuivre: “C’est la zone d’à côté, celle où est aujourd’hui le Shopping center qui était un chancre. Les autorités y amenaient médias et personnalités pour prouver que le lieu était à l’abandon, mais ils pointaient dans la mauvaise direction. D’autant plus que Westfield avait déjà planifié d’y construire son centre commercial.”



D’après Lance Foreman, 75 des entreprises expropriées n’ont pas survécu. 100 se battent toujours pour être indemnisées décemment et 75 ont conclu un accord avec le gouvernement. Lance fait partie de cette dernière catégorie. “Au lieu d’engager un spécialiste des questions d’expropriation, j’ai embauché un avocat des médias. J’étais devenu une telle nuisance que les autorités ont fini par me proposer un marché.”
Cet entrepreneur à la tête d’une entreprise familiale vieille de plus de 100 ans a décidé de tirer profit de son infortune. “Tant qu’à faire, autant voir comment bénéficier de la situation plutôt que de se lamenter. Les Jeux olympiques offrent une formidable plateforme marketing. Il faut saisir le moment.”
Fortunes diverses
L’avis d’expropriation à peine notifié, ce joueur de poker achète un terrain désaffecté de l’autre côté de la rivière Lee, juste en face de l’actuel Parc olympique. En 10 mois, il construit ses nouveaux bâtiments et développe un projet ambitieux dans lequel il mise tout ce qu’il a. Aujourd’hui, il n’a pas encore atteint le break even.
Outre la fumerie, il crée un restaurant, des salles de réception, une galerie d’art et, pour couronner le tout, une Riviera temporaire: palmiers, terrain de Beach Volley avec des pin-up en bikini pour l’animer, écrans géants, champagne et cocktails, chaises longues et sofas, bateaux reliant la Riviera à l’entrée du site olympique, sont de la partie. Le lieu dénote cependant avec le quartier d’Hackney Wick dans lequel il se trouve. Région industrielle, il a progressivement été investi par des artistes sans le sou qui, à la recherche d’un toit à un prix abordable, ont reconverti d’anciens entrepôts en logement à l’aide de quelques coups de scie et de marteau. Mais Lance caresse l’idée d’éventuellement transformer sa riviera en club permanent.
D’autres ont également essayé de profiter de la manne. C’est notamment le cas du Belge Diego Ghymers et de ses deux compères Davide et Giuseppe. Le 27 juillet dernier, ils ouvraient Hackney Cut, café et lieu de concert avec vue sur le Parc olympique. “Les JO sont une compétition à celui qui fera le plus de profit. Tant qu’à faire, autant utiliser cette occasion pour lancer notre business. Hackney Wick est entrain de profondément changer. C’est le moment d’y démarrer une activité”, expliquait Diego.
Dix jours plus tard, il devait déchanter. Les restrictions d’accès au quartier, “pour cause de sécurité”, les places de parking devenues payantes, et le détournement des visiteurs vers le centre commercial de Stratford, rendent le coin désert.
Communauté locale exclue
Une situation qui laisse amère Anna, coorganisatrice du festival Hackney Wicked, annulé cette année. “Si le festival avait eu lieu, il aurait au moins apporté un peu d’activités et de revenus pour les commerçants du quartier. On nous a fait comprendre que si on organisait l’événement, il serait immédiatement fermé. On est une équipe de bénévoles. On n’avait pas les moyens de résister ni de mettre en place un système de sécurité apte à répondre aux inquiétudes des autorités. On espérait avoir un soutien des organisateurs du festival London 2012. Ils ont financé tellement d’événements culturels. Mais ils ne nous ont pas inclus dans leur programmation. La pilule est un peu dure à avaler quand on connaît l’importante communauté artistique du quartier et vu notre proximité avec le Parc.”
Le sentiment est partagé par une riveraine, Emilie, compositrice de musique pour film. « Il y a cette impression qu’on n’a pas du tout été associé à l’événement. Que des grandes marques, certaines personnes et entreprises en bénéficient, mais nous, qui sommes voisins, en avons été exclus.»

Les diktats du CIO empoisonnent la vie des commerçants

Les restrictions imposées par le CIO et le Locog, le Comité organisateur des Jeux, pour protéger la marque des JO suscitent la colère des magasins locaux. Un article de Géraldine Vessière paru dans L’Echo


Space Hijackers, “manifestants officiels des Jeux olympiques de Londres 2012″, a sévi. (c) Space Hijackers


“On nous a vendu les Jeux comme étant bénéfiques pour la population et les commerces londoniens, mais on ne peut pas en profiter. Ces jeux sont une farce”, s’énerve Ben, tenancier d’une épicerie-salon de thé de l’Est de Londres. Sur le trottoir devant son échoppe, un panneau affiche le dessin d’un haltérophile avec, en arrière-plan, un drapeau arborant 4 anneaux olympiques. “Le 5e peut être caché par le pli du drapeau, donc cela peut passer”, justifie-t-il. Trublion, provocateur, il a aussi mis en ligne une photo de 5 noix de coco dont la disposition peut faire penser aux anneaux olympiques. La légende: “Si j’ai 5 noix de coco dans une boîte, comment puis-je éviter d’avoir des problèmes avec Locog?” “Je n’ai pas eu d’ennuis”, sourit-il.
Ce qu’a vécu Hamdi Shahein, patron d’une librairie-papeterie dans le nord-est de Londres, est moins drôle. Toujours prêt à participer aux événements de sa communauté, il a décoré sa façade de 3 banderoles -le drapeau britannique, celui officiel des Jeux et un autre reprenant les emblèmes des différents pays-, pendu des fanions olympiques a l’intérieur de son magasin et placé des produits officiels de merchandising dans ses rayons. Seule pointe d’enthousiasme pour les Jeux dans le quartier, le lieu dénote par rapport aux commerces environnants. Mais, le 21 juillet dernier, “trois officiers de Locog sont venus me demander de retirer banderoles et produits. Je n’avais pas le droit de les vendre car je n’avais pas payé la licence. J’ai refusé. Un peu plus tard, des voitures de police se sont arrêtées devant chez moi, six policiers en sont sortis et sont entrés dans mon magasin. Ils sont partis me disant que quelqu’un du Locog allait venir me faire enlever tout ça. Tout ce que je fais, c’est pour la communauté, pour faire partie du mouvement. Je ne tire quasi pas de bénéfices de ces produits.”
Nombreux sont aussi ceux qui, comme Space Hijackers, tournent ce diktat en dérision ou essayent de contourner l’interdit. C’est notamment le cas du bureau londonien de Wallonie Bruxelles Tourisme qui a organisé une parade de vélo “Off-Lympic” et distribué des “médaillons” lors d’un événement destiné à promouvoir la gastronomie et le cyclisme belge.
Risquent-ils d’avoir des problèmes? “Peut-être. La question à poser est: l’initiative peut-elle être associée aux anneaux, aux images ou aux devises olympiques? Si oui, ce sera considéré comme un usage impropre d’une marque”, précise l’avocat spécialisé en droit de la publicité Paul Jordan. La plupart des petits commerces n’ont cependant pas les moyens de consulter un juriste pour savoir ce qu’ils ont le droit de faire. Beaucoup optent dès lors pour la prudence et se retirent des Jeux.

Les JO: une marque

Les Jeux olympiques sont une marque commerciale que le CIO entend protéger à tout prix, même au détriment de l’esprit festif et convivial. Un article de Géraldine Vessière


Les anneaux olympiques remorqués sur la Tamise (c) Getty Images/Peter Macdiarmid
“Ces jeux sont un exemple d’avidité et d’esprit de lucre”, murmure un journaliste allemand. Entre le centre commercial de Stratford, passage principal pour rejoindre le site olympique, les hôtels qui avaient parfois triplé leurs prix ou les boutiques provisoires vendant gadgets et autres objets aux couleurs JO, personne ne s’en cache. Mais pendant les Jeux, seuls certains peuvent ouvertement profiter de la manne. Les 900 millions d’euros déboursés par la quarantaine de sponsors de Londres 2012 auxquels s’ajoute le milliard versé par les onze partenaires du Comité International Olympique (Coca-Cola, McDonald’s, Visa, etc.) leur donnent le droit exclusif d’associer leur image à l’événement.
Pour pouvoir accueillir les Jeux, les autorités britanniques ont dû s’engager à adapter leur législation afin de garantir ce privilège. Ce qu’elles ont fait. Le London Olympic Games Act de 2006 prohibe notamment l’utilisation de certains mots ou images. Olympics et Games ne peuvent par exemple se trouver aux côtés de termes comme 2012, anneaux, médailles, or ou encore argent. Pas question non plus d’utiliser de quelque manière que ce soit les anneaux olympiques. Un boucher qui avait donné cette forme à ses saucisses ou une fleuriste qui avait placé ses fleurs de manière à ce qu’on y distingue les 5 cercles pour célébrer le passage de la torche ont vite été rappelés à l’ordre!
Même les athlètes ont reçu un code de conduite détaillé. Interdits par la charte olympique de promouvoir une marque rivale durant les Jeux (les sociétés qui les sponsorisent doivent interrompre leur campagne marketing pendant cette période), les sportifs ne peuvent même pas poster un tweet sur ce qu’ils ont mangé au petit déjeuner si la marque de leurs céréales est concurrente à celle des sponsors. Twitter s’est de son côté engagé envers le CIO à interdire aux non sponsors d’acheter de la pub avec des mots-clés tels #London2012 ou #Olympics.
Police des marques


Conférence de presse du CIO
(c) IOC/ Renaud PHILIPPE
Cette protection s’étend jusqu’aux sites olympiques. Les stands de boissons ou de nourriture ne peuvent qu’arborer un titre générique du style: “Hamburger” ou “Champagne and Oysters”. Les frites ne peuvent venir que de Mc Do’, les paiements ne peuvent être réalisés qu’avec Visa et les travailleurs sur les sites olympiques ne peuvent porter des habits d’un concurrent. Sebastian Coe, le président du Comité organisateur (Locog), a même suscité un tollé lorsqu’à la veille des Jeux, il annonçait que les visiteurs avec des t-shirts Nike ou Pepsi seraient interdits d’accès aux stades. Le Locog avait dû atténuer ces propos en précisant que la menace ne concernait que les groupes d’individus, pas les personnes isolées. L’affaire des frites a par ailleurs fait un tel scandale que McDo’ a accepté deux exceptions: les fish and chips -le poisson pané sans ses frites étant un crime de lèse-gastronomie britannique- et les cantines du personnel.
Pour contrôler le respect de ces règles, le Locog a créé une “police des marques”, avec 250 officiers sur le terrain. Selon Paul Jordan, spécialiste du droit de la publicité et du marketing au cabinet d’avocat Bristows, aucune amende n’aurait encore été administrée et aucun cas n’aurait été porté devant le tribunal. “Il y a certainement eu beaucoup de lettres échangées, de rappels à l’ordre et peut-être certains arrangements financiers amiables. Le Locog a adopté une politique de tolérance zéro pendant le relais de la flamme olympique afin notamment de faire peur aux entreprises. Maintenant, plus personne n’ose enfreindre la réglementation. Il s’agit de respecter une marque.” Il y a cependant quelques moyens pour les sociétés de passer outre les diktats estime Paul Jordan. L’un d’eux est de sponsoriser un athlète “assez longtemps à l’avance de manière à ce qu’il soit associé à la marque”. Le second est de jouer la carte du patriotisme, en affichant l’Union Jack et d’autres décorations aux couleurs britanniques ou de son pays: “Personne ne peut empêcher le patriotisme.”

Une autre fois peut-être, je vous parlerai des jeux olympiques d'hiver de 1992, à Albertville en Savoie. Jeux dont j'ai assez mal vécu les préparatifs....


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