Toujours plus de cancers
Plus de 1000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués chaque jour en France.

C'est rassurant ! Plus de la moitié sont guérit. Pour qui nous prend-on ?
La lutte contre le cancer est parait-il une grande cause nationale, mais assurément pas celle que vous croyez. En effet, qui dénonce les vraies causes de cancers, à part quelques scientifiques et personnalités que le pouvoir en place ignore complètement.
Pire, tout est mis en œuvre pour discréditer ces initiatives qui vont dans le bon sens. Ce fut le cas du Pr Belpomme, à qui il a été reproché de ne pas être très « Scientifique ». C'est la méthode classique. Tout ce qui ne va pas dans le sens des lobbies industriels, pharmaceutiques et politiques est écarté.
N'en doutons pas, il faut entretenir les lobbies. Soigner le portefeuille des multinationales avant tout. Comment ? C'est très simple. Il suffit qu'il y ait le plus possible de malades. Au besoin, rendre malade ! Comme par exemple avec les vaccins ou avec l'environnement pollué...Quasi volontairement.
Ensuite, il faut bien soigner les malades sinon ce serait « Immoral ! ». Pour cela, toute la chaîne médicale participe aux soins du patient. Les hôpitaux, les médecins, les pharmacies et surtout les laboratoires pharmaceutiques. D'ailleurs, en France en tout cas, les hôpitaux non rentables sont fermés ou réduits au strict minimum. Il est impossible de consulter un spécialiste ( Sinon c'est à vos frais ) sans passer par le généraliste qui, le plus souvent vous fait revenir plusieurs fois à son cabinet, vous prescrit des médicaments inefficaces et finalement vous envoie auprès du spécialiste. Pendant ce temps, la machine financière tourne, pas à votre avantage, ni à celui de la sécurité sociale. De plus, on vous a pris pour un cobaye et ce n'est pas sans conséquences néfastes.
Il paraît que 45 000 personnes meurent chaque année à cause de l'alcool et 66 000 à cause du tabac ! Presque 20 fois plus que les accidents de la route. Cela amène à une réflexion. Pourquoi les campagnes de sensibilisation pour ces deux fléaux le sont beaucoup moins que la répression routière.
Vous ne voyez pas ? Mais bien sûr que si !
La répression routière est une pompe à fric. Les alcooliques et les fumeurs ont des cancers et tombent dans les griffes des corps médicaux. La boucle est bouclée.
Gaulois.
Au fait, qu'est devenu l'appel de Paris du 7 mai 2004 ?
L'appel de Paris
Soixante-seize (1) personnalités françaises et étrangères (scientifiques, médecins, philosophes, humanistes, juristes, politiques, dont plusieurs Prix Nobel) ont lancé le vendredi 7 mai 2004 à l'Unesco l'"Appel de Paris" exhortant les pouvoirs publics nationaux et internationaux, en particulier l'ONU, à combattre la pollution chimique qui constitue une menace grave pour la survie de l'espèce humaine.
C'est un appel sans précédent, destiné à mobiliser tous les citoyens de la planète sur les dangers de ces polluants qui contribueraient à l'augmentation préoccupante de nombreux cancers, à la survenue de cas toujours plus nombreux de stérilités masculine et féminine et à celle de malformations congénitales ou de fausses couches. Lancé à l'initiative du cancérologue Dominique Belpomme, président de l'Artac (Association française pour la Recherche Thérapeutique AntiCancéreuse). Ce texte préconise d'interdire l'utilisation des produits "dont le caractère cancérigène, mutagène ou toxique pour la reproduction est certain ou probable chez l'homme".
Parmi ces produits toujours plus nombreux, citons les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les dioxines et les PCB, l'amiante, les métaux lourds, les pesticides, les additifs alimentaires, etc. Or ces substances ne sont pas ou peu biodégradables et persistent dans notre environnement, dans l'eau, l'air et les sols et polluent donc l'ensemble de la chaîne alimentaire.
Ce texte recommande aussi d'appliquer le principe de précaution vis-à-vis de tous les produits chimiques pour lesquels il existe un danger présumé grave ou irrémédiable, "sans attendre la preuve formelle d'un lien épidémiologique. Ce afin d'éviter des dommages sanitaires ou écologiques graves ou irrémédiables". Il réclame aussi de respecter des normes toxicologiques "basées sur une évaluation des risques encourus par les individus les plus vulnérables, c'est-à-dire les enfants, voire l'embryon".
Cet appel était particulièrement important, à quelques jours des élections européennes, pour faire comprendre à nos (futurs) élus que nous sommes déterminés. Déterminés à survivre, tout simplement. Déterminés à nous faire entendre face aux lobbies industriels.
Parmi les signataires, figuraient de grands noms de la médecine et des sciences comme Jean Bernard, Jean-Pierre Changeux, Yves Coppens, Boris Cyrulnik, Jean Dausset, Samuel Epstein, Lucien Israel, François Jacob, Albert Jacquard, Luc Montagnier, Jean-François Narbonne, André Picot, Hubert Reeves ; mais aussi de l'environnement Edward Goldsmith, Nicolas Hulot,
Corinne Lepage, Jean-Marie Pelt, l'ancien secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, et deux députés verts européens - le Belge Paul Lannoye et le Luxembourgeois Claude Turmes, Etc.
le 3 octobre 2008, communiqué de presse de l’ARTAC
Liens entre cancer et environnement : Une prise de position importante mais insuffisante.
En 2005, on estimait à 320 000 le nombre de nouveaux cas de cancers en France. Depuis 1980 l’incidence des cancers a augmenté de 35 % chez l’homme et de 43 % chez la femme en taux standardisés, c’est-à-dire gommant l’accroissement et le vieillissement de la population française.
Une expertise collective de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) sur le thème «Cancers et environnement» annonce que «les modifications de l’environnement pourraient être partiellement responsables de l’augmentation constatée de l’incidence de certains cancers». Parmi les facteurs cancérogènes «avérés ou probables» énoncés figurent l'amiante, les radiations, le radon ou le tabagisme passif, mais aussi les pesticides, les dioxines, les PCB, certains métaux lourds, les particules issues du trafic automobile, etc.
L’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse (ARTAC) − pionnière en France pour l’étude des liens entre cancer et environnement, qui a donné lieu à de nombreuses publications scientifiques1 − salue cette reconnaissance du rôle de l’environnement dans l’épidémie de cancers actuelle.
Selon le Pr. BELPOMME, Président de l’association : «Il s’agit d’une prise de position très importante de l’INSERM, qui corrige le point de vue qu’elle avait exprimé en 2005, conforte le message des nombreux scientifiques ayant signé l’Appel de Paris2 et confirme le bien-fondé des travaux réalisés par mon équipe au sein de l’ARTAC, en relation étroite avec des chercheurs européens et américains. Selon le rapport de l’Académie de médecine publié en septembre 2007, au moins deux cancers sur trois n’ont pas de cause connue, liée au mode de vie. Il est clair que les causes à rechercher sont ailleurs, et que cet ailleurs ne peut être que l’environnement.»
Afin de lutter efficacement contre ce fléau de santé publique, responsable chaque année de près de 150 000 décès dans notre pays, l’ARTAC appelle à l’accélération des recherches sur les interactions entre cancer et environnement, et à l’apport de solutions rapides pour réduire l’exposition des populations à ces facteurs de risque environnementaux, notamment par l’interdiction des substances les plus dangereuses, et non l’émission de simples «recommandations».
L’ARTAC rappelle qu’en matière de cancérogenèse chimique expérimentale, la durée d’exposition aux agents cancérigènes doit être considérée, plutôt que l’intensité de dose. De faibles doses répétées peuvent ainsi être cancérigènes.
Au plan international, il est maintenant reconnu que notre environnement et nos organismes sont contaminés par de très nombreuses substances potentiellement cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques (CMR), dont nul ne connaît les «effets cocktail» .
L’ARTAC considère comme urgent et prioritaire de protéger les personnes les plus vulnérables que sont le fœtus (donc la femme enceinte) et les jeunes enfants. Leurs organismes en développement et leurs mécanismes de détoxification immatures, sont infiniment plus sensibles aux substances CMR, et cette exposition peut générer des cancers qui apparaîtront plusieurs années ou même des décennies plus tard.