Bill Gates en bon samaritain
Invité par Nicolas Sarkozy, Bill Gates était présent au G20, dans le but de faire des propositions de financements innovants.
Nous pouvons légitimement avoir de sérieux doutes sur la finalité des ses engagements financiers.
N'oubliez pas que si vous êtes utilisateurs d'ordinateurs PC avec des programmes Microsoft, vous contribuez à ces financements.
Financements qui pourraient bien poser de sérieux problèmes d'éthique. Surtout quand on sait ce qui trotte dans la tête de Bill ! Comme par exemple son projet de mini -réacteurs nucléaires.
http://www.enerzine.com/2/9421+bill-gates-sinteresse-aux-mini-reacteurs-nucleaires+.html
http://www.global-et-local.eu/?Bill-Gates-s-interesse-aux-mini,3898
Gaulois.
Vendredi, 04 Novembre 2011 09:49 Par Bill GATES de Bill & Melinda Foundation

Alors que les pays du G20 se réunissent en France cette semaine, stabiliser l’économie mondiale et créer des emplois constituent à juste titre les deux priorités à l’agenda de ce Sommet. De ce fait, il existe un vrai risque que les politiques décidées par les principaux membres du G20 visent à réduire l’aide et les investissements destinés au développement et à la croissance dans les pays les plus pauvres. Cela constituerait une erreur considérable, car cette décision surviendrait au moment même où ces pays sont sur le point de transformer en réalité les progrès enregistrés dans la dernière décennie, de devenir des partenaires en croissance et solides au sein de l’économie mondiale.
Plutôt que de faire marche arrière, c’est le moment de s’engager encore plus profondément dans un plus grand nombre de domaines d’activités et dans de nouveaux partenariats prometteurs. Le Président Sarkozy m’a invité à présenter aux dirigeants des pays du G20 un rapport sur les moyens d’accroître le financement du développement. J’y propose des idées très concrètes sur la façon d’accélérer les progrès et l’innovation en matière de santé et de sécurité alimentaire, en mettant en œuvre des investissements avisés et durables qui posent les bases d’un monde capable de répondre aux besoins et aux aspirations de ses 7 milliards de citoyens.
Une des raisons de mon optimisme quant à l’avenir du développement réside dans le dynamisme de nombreux pays en Afrique sub-saharienne.
Ces pays utilisent leurs ressources propres pour conduire eux-mêmes leur développement. La région est en passe de doubler la taille de son économie durant la prochaine décennie seulement, et les dirigeants des pays de l’Afrique sub-saharienne disposent de moyens pour canaliser cette croissance de sorte qu’elle ait le plus grand impact possible sur leurs populations.
Dans mon rapport au G20, je liste trois priorités pour les dirigeants africains.
Premièrement, ces dirigeants peuvent lever plus de fonds et de manière plus efficace pour le développement de leur pays. Un des moyens pour les pays du G20 de soutenir cette action consisterait à demander aux entreprises minières et pétrolières cotées sur leur marché boursier de publier les sommes qu’elles versent aux gouvernements des pays en développement. De cette façon, les conditions d’exploitation des ressources naturelles seront connues publiquement et les citoyens de ces pays pourront protéger leurs intérêts.
La deuxième action que les dirigeants africains peuvent entreprendre pour accélérer le développement de leur pays est d’allouer davantage de ressources à des secteurs clés permettant de réduire la pauvreté, comme l’agriculture et la santé.
Troisièmement, les dirigeants peuvent se concentrer sur le rapport coût-efficacité de leurs investissements en matière de développement. Les données montrent que les dépenses à leur niveau actuel peuvent avoir encore plus d’impact. Ma Fondation est prête à offrir sa collaboration aux dirigeants du G20 et créer un Partenariat public-privé en vue d’aider les pays pauvres à réaliser ces études coût-efficacité.
L’extraordinaire potentiel de l’Afrique n’est pas l’unique raison qui me fait croire en la capacité du monde à accélérer la réalisation concrète des progrès aujourd’hui, en dépit des problèmes fiscaux. Les 50 dernières années ont vu un accroissement significatif du nombre de personnes capables d’innover pour résoudre des problèmes difficiles, ainsi que du nombre de pays pouvant se permettre d’être généreux. En bref, il existe d’ores et déjà un large éventail de ressources disponibles pour favoriser le développement et nous pouvons les exploiter de manière encore bien plus créative.
Il est un groupe de pays à croissance rapide incluant le Brésil, la Chine et l’Inde ayant emprunté avec succès la voie du développement et disposant de la capacité scientifique et technique d’innovation susceptible de répondre aux besoins des démunis. Pour ne prendre qu’un exemple, la Chine est en train de procéder au séquençage de 10 000 variétés de riz pour aider les petits agriculteurs en Afrique à faire face à l’impact du changement climatique. Je suis témoin du potentiel de nombreux partenariats de ce genre qui capitalisent sur l’expérience spécifique de ces pays et sur leurs capacités.
Les pays traditionnellement donateurs ont aussi la responsabilité de poursuivre leur élan de générosité en faveur de l’aide au développement. De nombreux pays ont fixé des objectifs d’aide pour 2015, et ils ont encore le temps de prendre les mesures appropriées pour les atteindre. L’exemple du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Corée - qui augmentent leur budget en matière d’aide au développement même en ces temps difficiles - montre que la générosité est toujours possible. Aussi, j’exhorte les dirigeants des pays du G20 à considérer attentivement l’efficacité de l’aide, à travailler plus activement à ce que leurs investissements comblent des carences majeures et encouragent l’innovation.
Enfin, le secteur privé peut être davantage impliqué dans le développement. Il est le moteur de la croissance économique et la plus grande source d’innovation dans le monde. Mais il n’investit pas toujours pour répondre aux besoins des plus démunis, parce que les incitations n’existent pas systématiquement dans ce domaine. Je crois qu’il y existe des moyens d’encourager les investissements privés dans des domaines comme les technologies agricoles et les projets d’infrastructures. Des milliards de dollars sont détenus par des institutions philanthropiques, des investisseurs socialement responsables, des diasporas et des fonds souverains qui peuvent être mobilisés pour aider les pays pauvres, afin qu’ils puisent dans leur propre dynamisme et prennent en charge leur développement.
Lorsque vous faites la somme de tout cela, vous pouvez voir les opportunités qui s’offrent à nous d’accomplir des progrès encore plus considérables en termes de développement au cours des dix prochaines années. Grâce à la capacité de décisions des pays du G20, je suis optimiste quant au fait que nous pouvons guider les pays les plus pauvres et leurs habitants sur la voie durable d’une croissance économique et leur permettre d’accéder à de meilleures conditions de vie.