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    A plein poumons

     

     Ou l’hypocrisie caractérisée !

     

    J’aime bien ce propos...A deux détails près. Oh pas grand-chose.

    L’auteur se garde bien de préciser, pour celles et ceux qui s’empoisonnent joyeusement et qui l’ignorent encore, que le tabac est un monopole d’état.

    La France, si peu scrupuleuse en la matière, se fait des c……. en or.

    La France n’ignore pas ces 80 000 décès dus au tabac, sans parler de ceux qui meurent à petit feu dans les hôpitaux et sanatoriums, atteints de cancers, de la gorge, des poumons, etc.... Pourtant, c’est ce même état qui le dit sur chaque paquet de cigarettes « Fumer tue ! »

    Vous me direz à juste titre que personne oblige les fumeur qui, pour la plupart, font des efforts considérables à vaincre leur addiction. En quelque sorte, les accros à cette forme de drogue ont décidé de se suicider, avec la bénédiction de l’état qui leur donne un coup de main !

    Gaulois.  

     


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    L’Education Nationale, une machine à broyer

     

    Ou une prof. désabusée

    Elle le dit, elle n’a pas de mépris dans son propos. Mais comme elle a raison.

    L’éducation nationale est devenue, au fil du temps quelque chose qui n’a plus guère de sens.

    Je m’en souviens comme si c’était hier, par exemple les années 50….60. A cette époque, lorsque je frottais mes fonds de culotte sur les bancs de l’école, le savoir était quelque chose de concret, de vivant. Par exemple, les calculettes n’existaient pas. A huit ans, j’étais, comme la plupart de mes camarades capable d’effectuer une division à deux chiffres. Aujourd’hui, certains bacheliers n’en sont pas capables, parfois même avec la calculette !

    Comme ce fut mon cas en 1958, nous passions à 14 ans l’épreuve du certificat d’études,, autrement plus vivant que le bac de 2017.

    Comme l’affirme cette professeure, tous les enfants, même issus de modeste condition, avaient la même chance de s’instruire vraiment. De nos jours, si un enfant a des difficultés, il est mis de côté et restera en difficulté. Ce n’est pas forcément la faute de l’enseignant, car le plus souvent, celui-ci n’a pas les moyens à sa disposition pour prodiguer davantage d’attention à cet élève.

    Les réformes successives des méthodes d’enseignement ont complètement déstabilisé les parents qui ne sont plus en mesure de suivre leurs enfants. Cela s’ajoutant la plupart du temps à moins de disponibilité, depuis que les deux parents travaillent. Que les gosses se débrouillent sur internet ! Bonjour le contact humain, pourtant indispensable pour l’équilibre des enfants.

    Par le passé, l’éducation civique était exclusivement dispensée par l’instituteur, alors qu’aujourd’hui, c’est la police ou la gendarmerie qui se substitue à l’enseignant au sein même de l’école. Nous devinons aisément ce qu’ils dispensent en matière de formatage de ces jeunes esprits malléables à souhait.

    Comme elle l'affirme si justement, aujourd’hui c’est d’abord les compétences, avant les connaissances.

    Son livre est sûrement très instructif sur le massacre de l’éducation nationale.

    Plus loin :

    http://www.letelegramme.fr/bretagne/isabelle-dignocourt-le-lieu-de-toutes-les-catastrophes-c-est-avant-le-college-02-09-2017-11647721.php

    http://www.francetvinfo.fr/societe/education/education-nationale-nous-sommes-passes-d-une-ecole-extremement-repressive-a-l-extreme-oppose_2351844.html

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-casse-programmee-de-l-education-180367

    Etc...

    Gaulois.

     

     


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    Pas de cirque à Rambouillet

    Circulez, on ne veut pas de vous chez nous.

    Nous sommes à Rambouillet, l’un des coins de France ou règne en maître le virus de l’intolérance.

    Même si ce n’est pas dit ouvertement, Rambouillet qui s’embourgeoise ne veut ni gens du voyage, ni cirque, bref tout ce qui n’est pas du coin et / ou qui ne répond pas à des critères litigieux.

    Dans le cas du cirque Zavatta, nous pouvons être partagés sur le fait qu’il s’est installé, selon l’article de l’Echo du 3 août 2017 sur un terrain vague sans autorisation. A un moment ou un autre, le cirque doit se poser, avec ou sans autorisation. Et là, il y a des contradictions non négligeables. Une demande avait été formulée auprès de la mairie longtemps à l’avance et restée sans suite favorable. Autrement dit, circulez !

    Que l’on soit pour ou contre les animaux dans les cirques, celui-ci devait légitimement sortir les siens. Dans le second article de l’Echo, il n’est plus question d’un terrain vague, mais d’un champ loué à une agricultrice. Pourtant, la différence est de taille et bien sûr au désavantage du cirque. Le journal a sans doute reçu de consignes de l’autorité locale afin de corriger l’appellation du terrain. En effet, occuper un terrain vague est moins grave qu’occuper un champ herbé.

    Il est à parier que la mairie de Rambouillet a, ou n’a pas de terrain disponible. C’est selon. Il ne fait pas vraiment bon vivre à Rambouillet et sa région, enfin cela dépend pour qui….

    Gaulois.

    http://www.linternaute.com/ville/rambouillet/ville-78517/temoignages

     

     

     

     

     


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    Deux sujets à méditer

     

    Nous vivons une époque formidable.

     

    Nous disposons du portable, du smartphone, d’internet entre autres outils d’informations. De désinformation devrais-je dire. Nos dirigeants et les multinationales, grâce à leurs complices à la botte les médias, nous abreuvent de sujets d’actualité arrangés à la sauce qui leur convient. Les populations naïves qui courent au boulot ou à pole emploi, en passant par les hyper marchés acheter les gadgets inutiles ne se préoccupent guère des sujets criants. Sujets qu’il serait long d’énumérer et d’aborder ici.

    Le nucléaire est l’un d’eux, parmi les dangers que la folie humaine a développé.

    Gaulois

     

    1- L'histoire oubliée des «radium girls», dont la mort a sauvé la vie à des milliers d'ouvrières

    https://www.buzzfeed.com/authorkatemoore/lhistoire-oubliee-des-radium-girls-dont-la-mort-a-sauve-la?utm_term=.tbrAgq7RJ#.ys0e9Gq5V

    Pendant la Première Guerre mondiale, des centaines de jeunes femmes ont été employées dans des usines horlogères pour peindre au radium des cadrans phosphorescents. Ces ouvrières qui brillaient littéralement dans le noir allaient souffrir de très graves effets secondaires. Leur calvaire marque le début d'une course contre la montre judiciaire et leur mort changera à jamais la vie des travailleurs américains.

    Publié le 13 Mai, 2017 à 11:11 a.m.

     

    Kate Moore

     

     

     

     

    Andrea Hickey / BuzzFeed

    Le 10 avril 1917, Grace Fryer a 18 ans lorsqu'elle est embauchée par l'United States Radium Corporation (USRC). Les États-Unis sont entrés en guerre quatre jours plus tôt et avec deux frères soldats, Grace a bien l'intention de tout faire pour soutenir l'effort de guerre et aider son pays. Elle ne sait pas encore que son nouveau travail changera sa vie pour toujours –et, avec elle, les droits des ouvriers.

    Les filles fantômes

    Avec la déclaration de guerre, Grace rejoint des centaines d'ouvrières dans une usine horlogère située à Orange, dans le New Jersey. Leur tâche consiste à peindre des cadrans de montre au radium, le nouvel élément découvert à peine 20 ans plus tôt par Marie Curie. Un emploi considéré comme «un métier d'élite pour les pauvres ouvrières»: leur salaire dépasse de trois fois la moyenne en usine et les plus chanceuses peuvent espérer monter en grade et rejoindre ainsi les 5% de femmes les mieux payées du pays. Alors que les femmes gagnent en indépendance, les ouvrières goûtent à la liberté financière. Beaucoup sont adolescentes, et leurs petites mains parfaites pour la délicatesse de l'ouvrage. Elles se passent le mot entre amies ou au sein de leur famille et, dans l'atelier, il n'est pas rare de voir des rangées de sœurs travailler les unes à côté des autres.

    La phosphorescence du radium constitue une grande partie de son attrait. Rapidement, les peintres de cadrans gagnent un surnom, les «filles fantômes», parce que lorsqu'elles sortent de l'usine, le soir, elles brillent littéralement dans le noir. Pour encore plus d'effet, les jeunes femmes en viennent à porter leurs robes de bal au travail afin de rayonner sur la piste de danse le soir venu. Certaines recouvrent même leurs dents de radium: leur sourire étincelant faisait tomber raides leurs soupirants.

    Comme ses collègues, Grace suit à la lettre la technique qu'on lui a apprise pour peindre des cadrans dépassant à peine les 3 centimètres de diamètre. Pour un trait le plus fin possible, les filles doivent affiner la pointe du pinceau dans leur bouche –le procédé s'appelle le «marquage aux lèvres». À chaque geste, des centaines de fois par jour, les ouvrières avalent un peu de la luminescente

    peinture verte

     

     

    Chicago Daily Times / Sun-Times Media

    Charlotte Purcell montre la technique du marquage aux lèvres.

    Mensonges et vérité

    «La première chose qu'on leur a demandée», se rappelle Mae Cubberley, l'une des formatrices de Grace, «c'était est-ce que ce truc est nocif?» «Naturellement, si c'était mauvais, on n'allait pas le porter à notre bouche, mais M. Savoy [le contremaître] nous avait assuré que ce n'était pas dangereux, qu'il ne fallait pas avoir peur.»

    Ce n'était pas vrai. Dès sa découverte, le radium était connu pour sa nocivité: Marie Curie elle-même s'était gravement brûlée en le manipulant. Des gens étaient morts empoisonnés au radium bien avant l'embauche de la première «fille fantôme» dans l'usine d'Orange. C'est pour ça que les hommes, dans les laboratoires utilisant du radium, portaient des tabliers de plomb et manipulaient leurs échantillons à l'aide de pinces aux extrémités en ivoire. Mais les jeunes filles qui peignaient les montres n'ont jamais eu le droit à ce genre de protection et personne n'a jamais estimé que ce soit nécessaire.

    Le fait est qu'à l'époque, de petites quantités de radium –comme celles auxquelles étaient exposées les ouvrières– étaient considérées comme bonnes pour la santé. On avalait de l'eau au radium pour se donner du peps et il était possible d'acheter des crèmes de beauté, du beurre, du lait ou du dentifrice boostés à l’élément magique. Dans les journaux, la réclame promettait des «années de vie supplémentaires» à leurs consommateurs.

    Sauf que cette croyance se fondait sur des recherches menées par les fabricants de ces mêmes produits, aux affaires plus que lucratives. Tous les signaux d'alarme ont été ignorés. Lorsque les ouvrières demandent si la peinture est sûre, les contremaîtres répondent qu'elle leur donnera bonne mine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Daily Herald Archive / Getty Images

    Le premier décès

    En 1922, une des collègues de Grace, Mollie Maggia, tombe malade et doit quitter l'atelier. Personne ne sait ce qui cloche chez elle. Ses problèmes ont commencé par une rage de dent: son dentiste l'arrache, mais une autre dent commence à la tourmenter et doit être ôtée à son tour. À la place des dents manquantes, Mollie voit apparaître de douloureux ulcères, comme autant de fleurs noires, rouges et jaunes dégoulinant de sang et de pus. Elle souffre le martyre et sa bouche dégage une odeur pestilentielle. Ce sont ensuite ses jambes qui commencent à lui faire mal, elle n'arrive bientôt plus à marcher. Son médecin lui diagnostique des rhumatismes et la renvoie chez elle avec une ordonnance d'aspirine.

    En mai 1922, Mollie est désespérée. Elle n'a quasiment plus de dents et sa mystérieuse maladie n'a cessé de progresser: toute sa mâchoire inférieure, son palais et même une partie de ses oreilles ne sont plus qu'«un énorme abcès». Mais le pire est à venir. Un jour, lorsque son dentiste tâte délicatement son os maxillaire dans sa bouche, ce dernier se brise entre ses doigts. Le médecin est horrifié. Il retire la maxillaire «sans opération, en mettant simplement ses doigts dans la bouche de Mollie et en tirant vers lui». Quelques jours plus tard, de la même manière, on lui retire la partie basse de la mâchoire de la même manière.

    Mollie est littéralement en train de se décomposer. Et elle n'est pas la seule: Grace Fryer, aussi, commence à ressentir des douleurs dans sa mâchoire et dans ses pieds, tout comme les autres «radium girls».

    Elles rongeaient leurs os de leur vivant

     

    Le 12 septembre 1922, l'étrange infection qui accable Mollie Maggia depuis moins d'un an s'est propagée aux tissus de sa gorge. La maladie en vient à lentement ronger sa veine jugulaire. Vers 17h, sa bouche se remplit de sang et l'hémorragie est si violente qu'une infirmière est incapable de l'étancher. Mollie Maggia meurt à l'âge de 24 ans. Ses médecins, qui n'arrivent pas à se décider sur la cause de son décès, l'attribuent à tort à la syphilis. Un diagnostic que ses anciens patrons utiliseront contre elle.

    L'une après l'autre, comme les minutes égrenées par les aiguilles d'une montre, les collègues de Mollie la suivront dans la tombe.

    Une affaire à étouffer

    L'employeur des jeunes femmes, l'USRC, nie pendant quasiment deux ans toute responsabilité dans leur décès. En 1924, après un ralentissement d'activité qu'ils attribuent à des «ragots» impossibles à dissiper, les cadres de l'USRC se résignent à faire appel à un expert pour étudier les liens «présumés» entre l'activité professionnelle des «radium girls» et leur mort.

     «M. Savoy nous avait assuré que ce n'était pas dangereux, qu'il ne fallait pas avoir peur.»

    Contrairement aux précédentes études sur les bienfaits du radium, cette analyse est indépendante. Lorsque l'expert présente ses conclusions –il y a bel et bien un lien entre la peinture et la maladie ayant emporté les ouvrières– au président de l'USRC, ce dernier sort de ses gonds. Au lieu d'accepter l'étude, il en commande d'autres pour qu'elles arrivent à des conclusions inverses. Il ment aussi au ministère américain du travail, qui avait commencé à enquêter sur l'affaire, en lui cachant les résultats du premier rapport. Publiquement, il accuse ses anciennes employées de vouloir «refourguer» leur maladie à leur entreprise et refuse toutes les demandes de dédommagement de leurs nombreux frais médicaux.

    La lumière qui ne ment pas

    Lorsque leur entreprise font taire le rapport, les ouvrières sont face à un défi d'envergure: prouver le lien de causalité entre leur mystérieuse maladie et les particules de radium ingérées au quotidien. Si elles sont persuadées que leur travail est fautif, elles doivent combattre le consensus de l'époque considérant l'élément comme bénéfique. En réalité, ce n'est qu'à la mort du premier employé masculin de l'usine que les spécialistes prendront les choses au sérieux. En 1925, Harrison Martland, un brillant médecin, met au point des tests prouvant une fois pour toutes que les ouvrières ont bien été intoxiquées au radium.

    Ce n'est qu'à la mort du premier employé masculin de l'usine que les spécialistes prendront les choses au sérieux.

     Le Dr Martland explique aussi ce qui s'est passé à l'intérieur de leur corps. Dès 1901, on savait qu'une exposition externe au radium pouvait être extrêmement nocive: Pierre Curie avait lui-même déclaré qu'il ne voulait pas entrer dans une pièce contenant un kilo de radium pur, tant il risquait de voir brûlée toute la peau de son corps, de perdre la vue et probablement la vie. Martland allait découvrir qu'une ingestion de radium, même à très faible dose, pouvait causer des dégâts mille fois plus graves.

    Une fois ingéré, le radium s'était installé dans le corps des femmes et émettait des radiations aussi constantes que destructrices. Elles rongeaient leurs os de leur vivant. Le radium s'en prenait à tout leur organisme: la colonne vertébrale de Grace Fryer fut «pulvérisée», ce qui l'obligea à porter un corset en métal. La mâchoire d'une autre jeune femme est totalement dévorée. Les jambes des ouvrières allaient aussi raccourcir et devenir aussi friables que des coquilles d’œufs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comme un sinistre présage, ces os allaient aussi se mettre à briller dans le noir. Cette lumière ne pouvait mentir. Parfois, une femme prenait conscience de son empoisonnement au radium en passant devant un miroir la nuit. Si une fille fantôme s'y reflétait, alors son macabre destin était scellé.

    Harrison Martland avait compris combien l'intoxication était mortelle. Une fois à l'intérieur du corps, il était impossible de se débarrasser du radium, les os des jeunes victimes étaient assiégés.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vue de face et de profil d'une ouvrière atteinte d'un sarcome du menton causé par l'exposition au radium.

     

    Le combat

    Le zèle de l'industrie du radium pour discréditer les travaux pionniers de Harrison Martland allait être bien peu de chose face au courage et à la ténacité des «radium girls» qui s'organisent pour combattre l'injustice. Leur bataille relève aussi d'une motivation altruiste: des centaines de peintres de cadrans étaient employées aux quatre coins des États-Unis. «Ce n'est pas pour moi que je lutte, commenta Grace Fryer, je pense aux centaines de jeunes femmes auxquelles je pourrai servir d'exemple.»

    De fait, Grace est en première ligne de la bataille, déterminée à trouver un avocat malgré les innombrables portes closes. Les conseils peinent à croire les ouvrières, tremblent devant les puissants industriels ou ne sont pas prêts à se lancer dans un combat juridique qui exige la modification des législations en vigueur à l'époque. En ce temps-là, l'intoxication au radium n'était pas considérée comme une maladie professionnelle –elle n'avait d'ailleurs pas été découverte avant l'affaire des «radium girls»– et les ouvrières étaient bloquées par les délais de prescription exigeant qu'une plainte pour empoisonnement professionnel soit déposée dans les deux ans après l'exposition. Sauf qu'une irradiation prend son temps et la plupart des ouvrières, prisonnières d'un cercle judiciaire vicieux, étaient tombées malades au minimum cinq ans après leur embauche. Mais il en faudra plus pour que Grace, fille d'une syndicaliste, se résigne à lâcher l'affaire: ses patrons devaient admettre leurs responsabilités.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Grace Fryer

    En 1927, un jeune et brillant avocat, Raymond Berry, accepte de défendre Grace et quatre de ses collègues, qui se retrouvent alors au cœur d'un débat judiciaire à l'écho international. Sauf que le temps était désormais compté pour les ouvrières: selon les médecins, elles n'ont que quatre mois à vivre et l'entreprise semble bien décidée à faire durer la procédure. Avec ses amies, Grace est obligée d'accepter un accord à l'amiable. Mais, comme Grace l'avait voulu, le monde prend conscience des dangers du radium.

    L'affaire des «radium girls» du New Jersey fait les gros titres des journaux locaux, et l'affaire crée une onde de choc qui se propage à toute l'Amérique. À Ottawa, dans l'Illinois, une autre peintre de cadran, Catherine Wolfe, fut horrifiée par ces articles. «Dans notre usine, les réunions ont quasiment tourné à l'émeute, se souvient-elle. Nous tremblions tellement de peur qu'il nous était presque impossible de travailler.»

    Sauf que son entreprise, Radium Dial, imite l'USRC et nie toute responsabilité. Les examens médicaux prouvent que les ouvrières montrent des signes évidents d'irradiation, mais les résultats sont camouflés. Radium Dial va jusqu'à acheter des pleines pages dans la presse locale où l'on pouvait lire: «Si nous avions eu la moindre raison de croire que nos conditions de travail étaient dommageables à la santé de nos employées, nous aurions immédiatement fermé nos ateliers.» Lorsque les premières ouvrières commencent à mourir, les cadres de Radium Dial pillent leur tombe pour qu'aucun médecin légiste n'analyse leurs os irradiés.

     

    Un rendez-vous avec l'Histoire

    Si l'irradiation ne se manifestait pas chez toutes les femmes par des problèmes à la mâchoire comme Mollie Maggia, toutes allaient un jour ou l'autre développer des sarcomes –d'énormes tumeurs cancéreuses susceptibles de toucher n'importe quel endroit du corps. Une peintre de cadran, Irene La Porte, meurt ainsi d'une tumeur pelvienne «plus grosse que deux ballons de foot».

    Lorsque les premières ouvrières commencent à mourir, les cadres de Radium Dial pillent leur tombe pour qu'aucun médecin légiste n'analyse leurs os irradiés.

     En 1938, Catherine Wolfe (épouse Donohue) développe une tumeur à la hanche de la taille d'un pamplemousse. Comme Mollie Maggia avant elle, elle avait perdu ses dents et des bouts des os de sa mâchoire tombaient de sa bouche, devant laquelle elle devait constamment tenir un mouchoir souillé de pus. Elle avait aussi vu certaines de ses amies mourir, ce qui l'avait dotée d'une volonté de fer.

    Lorsque Catherine commence à batailler au milieu des années 1930, les États-Unis traversent la Grande Dépression. Avec ses collègues, Catherine est conspuée: elle osait s'en prendre à l'une des rares entreprises encore debout. Son dossier est jugé en 1938, alors qu'elle n'a plus que quelques jours à vivre. Elle ignore les conseils de ses médecins et témoigne sur son lit de mort. C'est ainsi qu'avec l'aide de son avocat (bénévole) Leonard Grossman, elle obtient finalement justice. Non seulement pour elle, mais pour tous les travailleurs américains.

     

    L'audience au chevet de Catherine Donohue, chez elle.

    L'héritage

    L'affaire des «radium girls» est l'une des premières dans laquelle un employeur a été déclaré responsable de la santé de ses employés aux États-Unis. Elle mène à de nouvelles législations cruciales pour les ouvriers et, en fin de compte, à la création de l'Occupational Safety and Health Administration, l'agence fédérale de protection des travailleurs américains. Avant l'OSHA, 14.000 personnes mouraient chaque année au travail. Aujourd’hui, on dépasse à peine les 4500. En outre, ces ouvrières offrirent à la science un legs «inestimable».

    Mais vous ne verrez pas souvent leurs noms cités dans les livres d'Histoire, car, individuellement, les «radium girls» ont été globalement oubliées. Construit autour de leurs propres mots, issus de leurs journaux intimes, de leur correspondance ou de leurs témoignages devant les tribunaux, mon nouveau livre, The Radium Girls, essaye de rééquilibrer la balance. Parce qu'il ne faut pas oublier que c'est grâce à leur force, leurs souffrances et leur sacrifice que des droits des travailleurs ont été obtenus. Nous bénéficions tous de leur courage.

    Grace Fryer et Catherine Donohue –pour n'en nommer que deux– sont des femmes qu'il nous faut saluer. Leur mémoire mérite d'être honorée. Leurs vies écourtées étincellent dans notre Histoire. Et elles brillent aussi au sens strict: avec une demi-vie de 1600 ans, le radium est toujours ancré dans leurs os. Dans leur tombe, les «filles fantômes» rayonneront encore longtemps.

    Ce post a été traduit de l'anglais par Peggy Sastre.

    I am the author of The Radium Girls, the incredible true story of the American women who stood up and fought for justice and in so doing changed the world.

    Contact Kate Moore at .

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    2 - En marche vers le crime nucléaire

     
    http://www.acdn.net/spip/spip.php?article1095&lang=fr

    Publié le 19 octobre 2017

    Dans leur longue marche vers la mise en service de l’EPR de Flamanville, EDF et le gouvernement viennent de franchir une étape décisive, avec la bénédiction du Conseil d’Etat en date du 16 octobre.

    Chacun sait aujourd’hui que l’EPR n’est pas seulement un gouffre financier, un modèle de gabegie, d’incurie, de tromperies, de dissimulations et de détournements, mais encore une aberration technologique, un condensé de malfaçons, et la plus belle promesse de catastrophe nucléaire civile, dont Fukushima n’a pas suffi à détourner la folie des dirigeants français. Un seul homme semble encore l’ignorer, mais à lui seul il va sauver l’EPR du néant. C’est le chef de l’Etat, le chef de chez les chefs. Il est en marche, il arrive, et le Conseil d’Etat vient de lui dégager la voie. Voici pourquoi et comment.

    Le 12 décembre 2005, un arrêté gouvernemental établit des exigences de tenue mécanique, de qualité de conception et de fabrication, que les équipements nucléaires sous pression (cuves de réacteurs, générateurs de vapeur…) devront sans faute respecter. La moindre défaillance de ces pièces pourrait conduire à un accident majeur.

    Dix ans passent, pendant lesquels l’EPR de Flamanville accumule les retards, les surcoûts, les déboires, les malfaçons et les malversations, à l’instar de son prédécesseur vendu « clés en main » aux Finlandais… et toujours pas entré en service.

    Début 2015, Areva finit par « signaler » à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) les anomalies, que l’une et l’autre connaissent déjà depuis longtemps, dans la cuve du réacteur de l’EPR fabriquée par Creusot Forges, en matière de tenue mécanique et de qualité : l’acier du couvercle et du fond de la cuve ne respecte pas les normes de résilience. En cas de choc thermique ou autre, il peut se fissurer ou se disloquer. Logiquement, la cuve doit être refusée. Trop tard. L’ASN l’a laissée mettre en place et elle est quasiment inamovible.

    Heureusement, le 30 décembre 2015, à l’heure où les Français préparent le réveillon, un arrêté du ministre de l’Ecologie prévoit une procédure dérogatoire pour la mise en service d’équipements de ce type, même s’ils ne satisfont pas à toutes les normes de sûreté. La sécurité de la population passe après les intérêts d’EDF, d’Areva et de la balance commerciale. Et surtout après le prestige de la France et de son « savoir-faire nucléaire ».

    Indignées, plusieurs associations (France Nature Environnement, Réseau “Sortir du nucléaire“, Greenpeace, Notre Affaire à Tous et le CRILAN) déposent auprès du Conseil d’Etat deux requêtes en excès de pouvoir. Ce sont ces recours que le Conseil d’Etat vient de rejeter le 16 octobre, faisant sauter l’ultime obstacle sur la voie qui permettra au gouvernement de décréter la mise en service du réacteur de Flamanville, la dérogation n’étant plus qu’une formalité.

    Entre-temps en effet, M. Macron régnant, l’ASN a déblayé le terrain. En juillet 2017, elle formule un « projet d’avis » admettant que l’acier de la cuve prévue pour 60 ans n’est pas aux normes, mais qu’il pourra (et devra) tenir pendant 6 ans avant le remplacement du couvercle.... Encore hésitante, l’ASN lance une consultation publique pendant l’été et réserve son avis définitif pour la fin de l’année. 13 000 citoyens répondant à l’appel réfutent et rejettent dans leur quasi-totalité son avis "provisoire", rejoignant l’avis d’experts reconnus en sûreté nucléaire. Vont-ils être entendus ? Que nenni ! Comme si de rien n’était, le 11 octobre, l’ASN confirme mot pour mot son avis de juillet. Entériné cinq jours plus tard par le Conseil d’Etat.

    Qu’on se le dise : un crime contre la population française, européenne et mondiale se prépare. Les criminels fourbissent leurs armes, le Lobby est à l’affût. Nous sommes le gibier.

    ACDN
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    +33 6 73 50 76 61

     

     


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  • Devant son garage !

    Rien n'arrête la répression financière envers les automobilistes, pardon, les vaches à lait.

    L'article est claire, même devant votre garage, interdiction de stationner ! Bientôt, nous serons verbalisés par anticipation :

    - Stationnement gênant alors que votre véhicule sera dans votre garage.

    - Et pourquoi pas, dès l'achat du véhicule, verbalisé au moment de la remise des clés.

    Nous vivons dans une société formidable non ? La France est en passe d'obtenir le Nobel de la répression.

    Gaulois.

      


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    Accouchements à domicile

     

    Le conseil de l’ordre est à côté de la plaque ou touchez pas au  business .... 

    L’accouchement à domicile était courant par le passé. Si incontestablement des précautions doivent être prises, ce n’est pas l’objectif premier du conseil de l’ordre. Comme dans tous les domaines sociaux-économiques de la société, il s’agit bien là d’un problème de fric ! Les maternités des petites villes sont fermés les unes après les autres depuis des décennies, sous le seul prétexte officiel de sécurité. En fait, il s'agit de rentabilité et il n'est pas loin le temps des usines à bébé.

    Dans ce contexte, de plus en plus de femmes  accouchent sur le bord des routes. Mais çà, le conseil de l'ordre s'en tape.

    Pensez donc, une femme qui accouche chez elle ne mobilise qu’une sage-femme, donc échappe aux marchands de santé et ne fait pas marcher la machine hospitalo-financière. Surtout à l’ère des accouchements par césarienne, de plus en plus répandus, Normal ? C’est un acte chirurgical, contrairement à l’accouchement classique et donc ça rapporte beaucoup plus. Si une étude sérieuse et indépendante se mettait en place, ces abus n’auraient pas lieu.

    Gaulois.

     


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    Faites l’amour, pas la guerre !

     

     Quand il n’y aura plus d’armée, il n’y aura plus de guerre.

     Quand il n’y aura plus de guerre, il n’y aura plus de misère.

     Comme la quasi totalité des citoyens, cette femme est naïve. Les soldats ont des salaires de misère ? S’il ne tenait qu’à moi, ils n’auraient aucun salaire puisqu’en l’occurrence il s’agit du prix de la guerre et de la mort. Pas question d’approuver de Villiers car le budget militaire de la France en 2016 était de 40 milliards d’Euros et dépassera très bientôt celui de l‘éducation.

    Faut-il le rappeler, le budget militaire mondial représente en 2016, 1600 milliards de dollars. Aussi utopique que cela puisse paraître, largement de quoi satisfaire les 7 milliards de terriens dans leurs besoins vitaux.

    Cette femme, au-delà de son coup de gueule, a tout faux car elle oublie que l’armée Française n’a rien à faire à l’étranger, si ce n’est qu’accentuer les troubles ou les provoquer dans le but de satisfaire de sombres intérêts de puissance tel que c’est encore le cas en Afrique dévastée par la colonisation.

    Le prosélytisme galopant n’a jamais été aussi outrancier. Au nom de la folle culture de la guerre pour la construction illusoire de la paix, les commémorations des grandes guerres tous azimuts ne servent que des intérêts privés et surtout, des détournements financiers qui seraient hautement plus utiles à la nation.

    Non madame Solange, vos arguments ne tiennent pas la route, en particulier le fait que votre fils gagne plus en campagne à l’étranger, il gagne le prix du sang.

    Gaulois. Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. Jean Jaurès.

     


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  • Courses poursuites

    Entre démesure et inconscience de la justice, Une autre forme de bavure policière. 

     

    Voilà un article qui en dit long sur l’incompétence des services de police et de la justice. Si

    l’individu est dangereux, la police l’est tout autant en le poursuivant à 140 km/h en agglomération.

    Cela ne semble pas choquer le Maine libre, partisan et aux ordres, ni la justice, ni les avocats qui ne trouvent rien à redire.

    Quand l’avocate, partiale, parle des policiers qui mettent leur vie en danger, elle ne songe à aucun moment de la mise en danger de la population qui se trouve sur le trajet de ces courses folles et qui peut à tout moment en faire les frais.

    Sans la moindre hésitation, ces courses poursuites sont à ranger dans les très - trop nombreuses bavures policières.

    Ce qui revient à penser que si l’affaire a défrayé la chronique en 2014, peut-être que si les policiers, adeptes de ces folles courses poursuites, avaient causé des blessés, voir des morts, il y a lieu de se demander de quelle façon la chronique aurait évoluée ! Nous sommes au Mans, ville du fanatisme automobile et de la grande vitesse dont raffole les mâles en mal de virilité déjantée.

    Avis aux piétons du Mans, rasez les murs lorsque vous entendez hurler les sirènes et que vous voyez débouler des voitures de police.

    Gaulois.

     


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  • Rassemblement dimanche 10 septembre à Bar-le-duc à 14h 

    Bien au delà de la violence policière, c'est le terrorisme d'état qu'il faut dénoncer haut et fort.

    NON ! au monstre sans visage qui nous gouverne.
    NON ! à la primauté du commerce sur la vie.
    NON ! Aux pseudo-lois du marché.
    NON ! À la concurrence et à la guerre économique, Inutilement dévoreuses d’énergie, de matières premières et de vies.
    NON ! À la dictature bancaire et financière privée.
    NON ! Au détournement de la finalité de l’économie.
    NON ! Aux prétentions de qui que ce soit à l’hégémonie politique et culturelle.
    NON ! À toutes formes de discrimination, de domination et d’exploitation.
    NON ! A cette justice à la botte du pouvoir en place et à ses ordres, expéditive et orientée.
    NON ! Aux violences et bavures policières, toujours plus nombreuses et souvent mortelles !

    Dire non ne suffit pas !

    Refusons d’être les cobayes des capitalistes sans scrupules.
    Refusons de continuer à participer à l’entreprise poursuivie par nos dirigeants, de destruction accélérée de notre civilisation et du monde.
    Refusons d’être des moutons dociles et aveugles.
    Refusons d’être, notre vie entière, des vaches à lait.
    Refusons de nous laisser conduire à l’abattoir.
    Intervenons ensemble ou individuellement, à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment, chaque fois que la satisfaction d’un intérêt privé menace la santé, la sécurité et le bien être de la société ou celle d’un des éléments qui la compose.

    Gaulois.

    Rassemblement dimanche 10 septembre à 14h à Bar-le-duc à 14h devant la gendarmerie pour protester contre les violences policières et demander l'interdiction des grenades dites «assourdissantes».
    Le 15 août dernier le rassemblement à Bure contre l’enfouissement des déchets radioactifs se terminait par une manifestation contre la poubelle nucléaire. Celle-ci a été violemment réprimée, la préfecture prétendant que seules 3 grenades ont été utilisées contre les manifestants. Le témoignage émouvant de Robin ci-dessous montre s’il en était besoin que la violence policière, en fait la violence d’État, s’exprime particulièrement contre les antinucléaires, mais aussi dans les banlieues, sur les Zad.

    Il y a 40 ans, Vital Michalon était tué par une grenade offensive alors qu’il participait au rassemblement contre la construction de la centrale nucléaire superphénix (actuellement en démantèlement), il y avait eu aussi de nombreux bléssés. Il y a 3 ans, Rémi Fraisse mourrait à son tour, sur le site de lutte contre le barrage de Sivens, dans le Tarn, du tir d’une grenade offensive dans son dos par un gendarme. Il aura fallu attendre 37 ans pour que la grenade offensive OF soit suspendue à l’utilisation puis interdite deux ans et demi plus tard, en mai 2017.

    Depuis d’autres grenades à effet assourdissant ou de désencerclement ont fait leur apparition et ont largement pris le relais sur le terrain des luttes de territoire et sociales et leur usage s’est multiplié. On dénombrait entre 2010 et 2014 l’utilisation de plus de 3000 grenades de désencerclement ou assourdissantes par les forces de l’ordre. Cela pour un usage massif dans les rues lors du mouvement social contre la loi travail, à NDDL entre octobre 2012 et la fin du printemps 2013, ou encore à Bure le 18 février 2017. Il en est résulté un grand nombre de mutilations et de blessures plus ou moins graves. Parmi celles-ci on dénombrera des pertes de vision totale ou partielle d’yeux touchés par des éclats, des lésions neurologiques graves ou des amputations de pieds, doigts, des lésions musculaires du fait des shrapnels de plastique et métal projetés lors des explosions de ces grenades à bout portant.

    Voilà pourquoi le rassemblement à Bar le Duc de ce dimanche prend tout son sens.
    Dans ce qui suit on trouvera la lettre de Robin, et un rappel de la mort de Vital Michalon et de Remy Fraisse assassinés.

     

    Lettre de Robin blessé par la police à Bure

    https://blogs.mediapart.fr/sauvonslaforet/blog/040917/lettre-de-robin-blesse-par-la-police-bure

    Robin, ses proches, sa famille et les opposant.e.s à la poubelle nucléaire CIGEO appellent à un rassemblement à Bar le Duc le 10 septembre à 14h devant la gendarmerie pour protester contre les violences policières et demander l'interdiction des grenades dites «assourdissantes».

    Je suis Robin, la personne qui a été gravement blessée au pied par une des nombreuses grenades que les gendarmes ont tiré à la manifestation contre la poubelle nucléaire CIGÉO à Bure, mardi 15 août 2017.

    Je suis à l’hôpital de Nancy. Mon pied a été creusé de 2cm jusqu’à 3cm de profondeur sur une surface de 10cm sur 13cm. Les os fracturés ou pulvérisés ont été réparé avec des prothèses, des broches et du ciment. La douleur est constante, les nuits difficiles et le risque d’infection et donc d’amputation des orteils resteront possible pendant un mois. Selon la chirurgienne, j’aurai des séquelles à vie.

    La manifestation a été bloquée et gazée dès le départ de Bure par les gendarmes mobiles (GM). Après avoir fait demi-tour, nous sommes repartis à travers champs vers le site de l'Andra¹ et nous avons de nouveau été bloqués à la sortie du village de Saudron. Un arsenal militaire avec canon à eau s’est déployé rapidement et les GM nous ont repoussé et suivi à travers champs avant de nous disperser avec des lacrymogènes, des tirs de flashball et surtout, à la fin, une grosse salve de grenades dites à effet assourdissant, GLIF4².

    C’est une opération sémantique inouïe de donner le complément d' « assourdissant » à ces grenades. Cela suffit à montrer à quel point l'Etat veut cacher à la population la dangerosité et la létalité des armes dont il dote la police contre ses opposants. En effet, quelle différence, y-a-t-il entre une police qui tire à balles réelles sur la foule, et une qui envoie des grenades dont la déflagration d’environ 90cm de diamètre tue à coup sûr si elle arrive à la tête ? Parmi la quinzaine de grenades que les GM nous ont envoyé en l'espace d'une minute, j’ai vu la 2ème exploser à hauteur de tête. Si quelqu'un avait été à cet endroit précis, il serait certainement mort à l'heure qu'il est.

    Pour ma part, comprenant le danger de la situation je me met à courir dans la direction opposée aux GM. Là, j’entends crier : « Attention grenade ! » Je lève la tête pour chercher dans le ciel... Je ne vois rien. C'est à ce moment que la grenade explose à coté de mon pied. Plus choqué par le bruit et les nerfs ayant été coupés sur le coup, je ne comprends ce qui m'arrive qu'en regardant, sans y croire, mon pied que la chaussure explosée et fondue laisse apparaître ouvert sur toute la partie supérieure, os et tendons à l'air. Cette vision d'horreur associée à la douleur brutale qui commence à monter me font crier : « oh non ! oh non ! Oh NOOOOOOOON ! » Je m’écroule mais rapidement l'équipe médic³ dont je salue le courage et l'efficacité, me mettent sur un brancard et se lancent dans une grande course pour me sortir du champ. Les grenades continuent à exploser et l'une d'elle tombe très proche de nous alors que nous sommes déjà loin.

    A ce moment là l'intention des GM est très claire : lancer des grenades sur nous pour nous blesser, voire nous tuer. Ceci dans le but évident de terroriser l'ensemble de la population : que ceux qui se battent déjà arrêtent, que ceux qui ne se battent pas encore se disent « je ne vais pas risquer ma vie » malgré toutes les raisons qui poussent à se battre aujourd'hui. Il ne tient qu’à nous d’inverser cet effet.

    La surveillance policière, les procès, les gardes à vues et la prison ne suffisent plus à empêcher quelque chose d'évidemment nécessaire d’émerger, alors pour continuer à construire leur monde de merde, ils frappent, tirent au flashball et envoient leurs grenades meurtrières. Rémi Fraisse, tué en Octobre 2014 à la ZAD de Sivens a eu moins de chance que moi. La grenade est arrivée dans son dos et l'a tué sur le coup. L’enquête ouverte à l’encontre des gendarmes a conclu à un non lieu en 2017.

    Mon cas est bien loin d'être isolé. De très nombreuses personnes ont été blessées par la police (à l'oeil, à la tête, aux pieds, aux mains...) et je partage maintenant leur histoire, les souffrances et la répression gravées dans la chair à jamais.

    Bien entendu la peur n'est pas le seul dispositif qui maintient la population dans un état de paralysie incroyable. Il existe plein de manières de soutenir un combat : filer de la thune, faire des chantiers dans les ZADs et autres espaces de libération, venir aux manifs, parler, écouter, diffuser les informations et les pensées... Pour mon histoire par exemple vous pouvez choisir de n’en parler qu'à ceux qui partagent vos opinions mais cela aura moins d'effet que si vous en parlez à toutes vos connaissances, voire à toutes les personnes que vous croisez.

    Je pense à mes enfants, au petit que je portais encore beaucoup en journée. Au grand, avec qui j’aimais tant jouer, courir et sauter partout. Aux deux que je portais si souvent ensemble, un sur chaque bras. Mes blessures m’empêcheront pour un temps de m’occuper d’eux comme avant. C’est ce genre de choses aussi que l’état nous vole quand il nous blesse ou nous enferme dans sa frénésie à protéger ces grands projets destructeurs (aéroport, nucléaire, autoroute, barrage, ligne haute vitesse …)

    Je pense à ceux que j’aime, mes amis, ma famille et tous ceux qui se battent et restent debout.

    Je pense aux très nombreuses victimes de crimes policiers. A leurs proches et leurs familles, leurs combats pour la justice et la vérité. A la douleur de la perte d’un être cher à laquelle s’ajoute celle de voir son nom et son histoire salis par les mensonges dans les médias. Adama Traoré, Vital Michalon, Wissam-el-Yamni, Laramy et Mushin, Ali Ziri et toutes ces personnes passées à tabac, asphyxiées ou abattues menottées dont la police a pris la vie dans la plus totale impunité.

    J’appelle toutes les personnes que mon histoire touche à me rejoindre dès ma sortie de l’hôpital de Nancy pour se rassembler symboliquement devant la gendarmerie de Bar-le-Duc (55) pour demander l’interdiction des grenades assourdissantes et lutter contre les violences policières. Le rassemblement aura lieu dimanche 10 septembre à 14h. Plus d’information sur le site des opposants à CIGÉO : vmc.camp. J’en appelle à toutes les personnes qui me connaissent, tous les mutilés et tous les proches de ceux qui sont partis trop tôt. Venez avec des pancartes, écrivez-y ce qui vous tient à cœur. Venez avec vos amis, vos collègues, vos voisins, vos parents, vos frères et sœurs.

    A bientôt, courage ! Robin, 4 sept. 2017 .

    ¹ : Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires

    ² : Les GLIF4 contiennent 25g de TNT chacune

    ³ : groupe de manifestants équipés pour les premiers secours au vu de la militarisation des forces de l’ordre ces dernières années.
    Rappelons nous de Vital Michalon, antinucléaire assassiné il y a 40 ans !

    7 août 2017 , Par sauvonslaforet , Blog : la lutte à Bure Il y a 40 ans, jour pour jour, Vital Michalon mourrait de l’explosion d’une grenade offensive Il y a 3 ans, Rémi Fraisse mourrait à son tour, sur le site de lutte contre le barrage de Sivens, Il aura fallu attendre 37 ans pour que la grenade offensive OF soit suspendue à l’utilisation puis interdite au final, deux ans et demi plus tard, en mai 2017.


    Il y a 40 ans, jour pour jour, Vital Michalon mourrait de l’explosion d’une grenade offensive OF37 en protestant contre la construction de la centrale nucléaire superphénix (actuellement en démantèlement). Il y a 3 ans, Rémi Fraisse mourrait à son tour, sur le site de lutte contre le barrage de Sivens, dans le Tarn, du tir d’une grenade offensive dans son dos par un gendarme.Il aura fallu attendre 37 ans pour que la grenade offensive OF soit suspendue à l’utilisation puis interdite au final, deux ans et demi plus tard, en mai 2017.

    Depuis d’autres grenades à effet assourdissant ou de désencerclement ont fait leur apparition et ont largement pris le relais sur le terrain des luttes de territoire et sociales. Dans un rapport de l’IGPN/IGGN qui suivait la mort de Rémi Fraisse, on dénombrait entre 2010 et 2014 l’utilisation de 1161 grenades de désencerclement et 2219 grenades GLI F4 assourdissantes par les forces de l’ordre contre 435 grenades OF. Or, l’usage massif des premières dans les rues lors du mouvement social contre la loi travail et des secondes dans les terrains de lutte comme sur la lutte anti-THT du Chefresnes en 2012, celle de NDDL entre octobre 2012 et la fin du printemps 2013, ou encore à Bure le 18 février 2017, a occasionné un nombre considérable de mutilations et de blessures plus ou moins graves. Parmi celles-ci on dénombrera des pertes de vision totale ou partielle d’yeux touchés par des éclats ou projectiles de désencerclement (au Chefresnes), des lésions neurologiques graves (comme Romain sur la loi travail) ou des amputations de pieds, doigts, des lésions musculaires du fait des shrapnels de plastique et métal projetés lors des explosions de ces grenades à bout portant.

    En février 2018, lors de la manifestation organisée à Bure contre l’expulsion du Bois Lejus, une bonne partie des grilles de l’enceinte de l’écothèque avaient été renversées par les opposant.es à CIGEO. Et la préfecture avait annoncé le tir de 400 grenades lacrymogènes à cette occasion. Si nous en avions effectivement ramassé près de 200 dans le champ bordant l’écothèque, nous avions surtout pu retrouver les reliquats d’une bonne vingtaine de grenades GLI F4 censées se désagréger sans éclats lors de leur explosion.

    Pourtant une bonne vingtaine de personnes avaient été blessées par des échardes fichées dans leurs bras et jambes et nécessitant même, chez certaines, une opération chirurgicale du pied ou de la main avec perte de sensibilité partielle.

    Le triste anniversaire de la mort de Vital Michalon est l’occasion de se rappeler que la non-létalité des armes n’existe pas, que le terme de « létalité réduite » qui est parfois employé par les autorités pour se couvrir de ce qu’elle désigne trop souvent comme un accident, est encore plus glaçant pour ce qu’il sous-entend : le permis octroyé aux forces de l’ordre de tuer. Si on ne se fait plus trop d’illusions sur le systématisme de ce qui est trop communément appelé des « bavures », et plus particulièrement dans des quartiers populaires victimes d’un véritable racisme institutionnalisé de la police, il n’est jamais inutile de se rappeler que la main d’un policier est toujours plus létale quand son intentionnalité de blesser et mutiler est renforcée par le port d’une arme proportionnellement puissante. Que ce soit le flashball ou son remplaçant le Lanceur de balles de défense ou encore le Taser et les grenades de désencerclement et GLI F4, toutes ces armes ont déjà provoqué de trop nombreux décès ou mutilations graves.

    Lorsque les gendarmes s’étonnent que nous nous offusquions autant de leurs « contrôles de routine » répétitifs autour de Bure, qu’ils se rappellent que les grenades qui garnissent leurs ceintures, les LBD et autres armes de poing qu’ils portent en bandoulière sont autant de souvenirs de Rémi Fraisse, de Vital Michalon qui marquent au fer rouge les mémoires de tous les militant.es. Et que tous les Adama Traoré, Amine Bentounsi, Zyed et Bouna, Lamine Dieng, Wissam El Yamni et bien d’autres qui meurent loin des yeux, à l’ombre des tours de cités des quartiers populaires, devant le pare-choc d’une voiture, étouffés dans un fourgon ou sous les balles de policiers racistes, sont inscrits en lettres de sang sur le mémorial interminable de l’impunité policière, consacrée par des non-lieu judiciaires systématiques. Dans la responsabilité collective de l’institution policière qui par le biais de ses syndicats se solidarise comme un seul corps derrière ses meurtriers et ses brutes, il reste bien peu de place pour l’empathie avec le bon policier ou le bon gendarme du quotidien. Le harcèlement policier que nous subissons par périodes à Bure, et particulièrement ces dernières semaines ne peut pas non plus nous faire oublier le visage de la banalité du mal qui mue la courtoisie réelle d’un jour en obéissance aveugle aux ordres le lendemain.

    Une pensée pour toi Vital, on ne t’oublie pas ! Source : Reporterre https://reporterre.net/Remi-Fraisse-et-Vital-Michalon-sont-le-symbole-de-la-violence-d-Etat
    « Rémi Fraisse et Vital Michalon sont le symbole de la violence d’État »

    31 juillet 2017 / Entretien avec Paul Michalon

     

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    Le 31 juillet 1977, à Creys-Mépieu (Isère), une manifestation contre le projet Superphénix était brutalement réprimée. Vital Michalon, 31 ans, y a perdu la vie, une centaine de personnes ont été blessées. Paul, l’un des frères de Vital, explique le parallèle avec la mort de Rémi Fraisse à Sivens et dénonce « le maintien de l’ordre à la française ».

    Paul Michalon est l’un des six frères de Vital Michalon. Présent aux côtés de son frère lors de la manifestation du 31 juillet 1977, il avait alors 22 ans. Professeur d’histoire-géographie récemment retraité, il vit aujourd’hui en Ardèche.

    Paul Michalon.

    Reporterre — Ce lundi 31 juillet, la mère et la sœur de Rémi Fraisse seront à vos côtés pour commémorer la mort de Vital Michalon. Vos deux histoires se ressemblent tragiquement : c’est la même histoire qui se répète…

    Paul Michalon - La mort de Rémi Fraisse nous a retournés, car c’était un copié-collé : un jeune homme tué par une grenade alors qu’il participait pacifiquement à une contestation contre un grand projet. Rémi, Vital, c’est l’impossibilité de se déclarer contre la raison d’État.

    Le drame de Sivens a eu un écho très puissant dans notre famille, mais également au-delà. Je suis encore stupéfait de constater le nombre de gens qui ont intégré le nom de mon frère. Des personnes se rendent tous les ans sur la stèle à Faverges [sur la commune de Creys-Mépieu], tant ils ont été bouleversés. Sa mort est un événement historique national, notamment pour le mouvement antinucléaire. Il en va de même pour Rémi Fraisse. Ils sont le symbole de la violence d’État.

    Nous avons fait le lien, les médias l’ont fait aussi. Il faut faire les liens avec tous les morts de la répression policière, avec Malik Oussekine, Adama Traoré. Lors de la manifestation du 19 mars pour la justice et la dignité, un de mes frères s’est rendu à la marche avec une photo de Vital. Les contextes sont différents mais les méthodes restent les mêmes : c’est l’art français du maintien de l’ordre.

     

    Que voulez-vous dire ?

    Il existe en France une conception militaire du maintien de l’ordre : les méthodes et le vocabulaire — encercler, tenir le terrain, repousser, riposter —, le matériel antiémeute, le regard sur le manifestant vu comme un ennemi de l’intérieur. Ce savoir-faire français vanté par Michèle Alliot-Marie auprès du régime de Ben Ali en 2011 en Tunisie nous vient de loin, et notamment de la guerre d’Algérie.

    Arrêtons de voir toute manifestation citoyenne comme un combat guerrier ! Il faut des assises du maintien de l’ordre, des états généraux de la manifestation. Si on ne cherche pas collectivement d’autres manières de répondre à une contestation, on va vers de nouveaux drames. Il y aura d’autres VitalMIichalon.

    La violence d’État s’exprime particulièrement dans certains cas : dans les banlieues, sur les Zad, contre les antinucléaires…

    Cette violence s’exprime quand il est question de la raison d’État. Le pouvoir se fixe des priorités, qui doivent l’emporter quoi qu’il en soit. Quels que puissent être les « dégâts collatéraux » ou les conséquences sur notre démocratie, elle doit prévaloir. L’aventure nucléaire est totalement dans cette lignée-là.

    Le programme électronucléaire a été lancé sans consultation, sans concertation, sans débat contradictoire, et il s’accompagne systématiquement du mensonge : Creys-Malville, Tchernobyl… Les enjeux, les intérêts économiques, technologiques, militaires sont gigantesques. C’est pourquoi le nucléaire constitue un noyau potentiellement totalitaire et déjà partiellement totalitaire. Et si tu touches à ça, alors on te tire dessus...


    Face à cette violence d’État, le mouvement écologiste et social n’a pas trouvé de moyens pour exprimer sa contestation sans se mettre en danger…

    Oui, on est dans une impasse, les zadistes en font les frais aujourd’hui. Mais le mouvement écologiste n’est pas mort, même s’il est marginalisé. La contestation s’exprime autrement, via internet ou d’autres formes d’action. Et la préoccupation écologiste a très bien infusé dans la société : l’envie de vivre autrement a pris le pas sur la protestation classique.

    Les citoyens sont beaucoup plus cultivés, ouverts et réfléchis que les politiques ne le croient. Nous sommes des millions à infléchir nos modes de vie, à changer. Les élus nous parlent encore de la ferme des « 1.000 vaches » et du nucléaire, ils sont dans le passé !

    Propos recueillis par Lorène Lavocat , Reportere.

     

     


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    Communiqué du CEDRA

    Contre l'Enfouissement des Déchets Radioactifs

    Nous devons soutenir ce collectif qui, depuis de nombreuses années, s'oppose activement et à juste raison, à l'enfouissement des déchets hautement radioactifs.

    Enfouir ces déchets est un poison hautement toxique laissé à nos descendants.

    Gaulois.

     

    Rappel : cedra.org@orange.fr  est remplacé par cedra.collectif@gmail.com

     

    NOUVEAU téléphone : 06 50 69 72 61

     

    cedra.collectif@gmail.com http://Cedra52.fr / facebook twitter

     

     

     

     

     

    PAS de BREAKING-NEWS dans ce communiqué

     

    PAS d’INFOS de dernière minute

     

    Mais l’heure du BILAN…

     

     

     

    d’un été pas comme les autres !

     

     

     

     

     

    Victoire technique et scientifique : on le répète, et le répètera, Cigéo est dans une impasse !

     

     

     

     

     

    La crédibilité de la lutte contre Cigéo n’est plus à démontrer, et pour des raisons très variées. Néanmoins, la justesse du combat a pris une nouvelle ampleur cet été notamment par la reconnaissance des risques du projet par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui, pour la première fois, ont prononcé leurs réserves sur la faisabilité du projet. Le tournant n’est pas la découverte de ces failles, car nous les dénonçons depuis des années à travers les recherches et analyses d’experts indépendants et elles découlent de choix initiaux erronés, résidant dans la conception même du projet, sa nature (1). Le tournant, étant que ce sont les gendarmes du nucléaire qui le disent.

     

     

     

    En ce sens, nous ne nous étonnons plus de n’avoir aucune réponse scientifique de la part de l’Andra aux questionnements soulevés quant à la sûreté de Cigéo, car ces risques sont irrémédiables et la seule solution que nous pouvons leur apporter est l’abandon de Cigéo …

     

     

     

    Nous ne nous sommes jamais réellement étonnés du manque d’écoute de la part de nos élus, car ne sont pas nombreux ceux qui ont prêté oreille à nos inquiétudes légitimes …

     

     

     

     

     

    En revanche nous sommes encore sidérés que les seules réponses que nous ayons reçues n’aient pas de lien avec l’objet de nos revendications…

     

     

     

    La manifestation du 15 août : illustration des dérives violentes des forces de l’ordre…

     

    ou d’un gouvernement sourd à nos demandes et complice dans l’étouffement de la lutte contre Cigéo ?! 

     

     

     

    La tournure prise par la manifestation du 15 août dernier est de la responsabilité de l’Etat, de sa surdité face à nos demandes. Les violences de la part des forces de l’ordre et la tension croissante autour de Bure depuis quelques mois sont de la responsabilité de l’Etat, qui ferme les yeux sur une situation qu’il a lui-même engendrée.

     

     

     

    L’Etat entretient réellement un climat de guerre, mais à quel dessein ?

     

    Tout porte à croire que pour que Cigéo se concrétise, l’Etat est prêt à recourir à des méthodes répressives moralement condamnables, utilisant des munitions qui s’apparentent à un arsenal répressif de guerre, envers des civils (2).

     

     

     

     

     

    Arsenal de guerre tiré sur des civils, ramassés par les opposants entre Bure et Saudron

     

     

     

    Par ailleurs, en lançant un appel d'offre de 22 millions d’euros pour une commande de grenades de maintien de l'ordre et de moyens à propulsion à retardl’Etat participe à une surenchère de la violence.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Est-ce vraiment la seule réponse qui sera apportée à l’avenir, aux diverses demandes citoyennes tout à fait rationnelles ?

     

    Cherche-t-il à faire naître la peur dans les esprits de ces manifestants qui ne se reconnaissent pas dans les décisions prises par leur gouvernement [et qui dans notre cas précis ne reflètent absolument pas l’intérêt général tant elles reposent sur un microcosme d’acteurs et sur l’illusion que leur processus s’est fait en concertation avec la population?

     

    Doit-on craindre que les citoyens n’osent plus jouer leur rôle ?

     

    Comment s’appelle un Etat qui utilise la peur pour parvenir à ses fins ?

     

     

     

     

     

     

     

    Nous ne nous ferons pas à ces méthodes.

     

    Nous n’aurons de cesse de les dénoncer car nous refusons leur utilisation comme leur banalisation(3).

     

     

     

    Nous demandons à l’Etat de reconnaître l’échec de Cigéo, d’avoir le courage politique d’abandonner ce projet.

     

    Nous demandons à l’Etat de stopper immédiatement ces politiques répressives qui annonceraient des temps à venir très sombres.

     

     

     

    Proposition de lectures-bilan de cet été, période ô combien charnière dans la lutte contre Cigéo pour l’ensemble des opposant.e.s

     

     

     

    Ces quelques liens ont vocation à montrer :

     

    COMBIEN face à de telles répressions de la part des forces de l’ordre, usant de méthodes intolérables, nous sommes tous solidaires (4).

     

    COMBIEN Notre combat a grandi, a gagné en maturité au fil des années, parallèlement à l’échec de l’Andra à démontrer la faisabilité de Cigéo.

     

     

     

     

     

    1. Pour (re)lire une tribune essentielle publiée dans Le Monde, où trois scientifiques plaident pour l’abandon de Cigéo et préconisent d’autres solutions : ici 

     

     

     

    1. Description de cette journée du 15 août :

     

     

     

    *(re)lire le communiqué commun des équipes médic, automédia et légale de Bure suite à la manifestation du 15 août : ici

     

    *(re)lire l’article de Jade Lindgaard publiée sur Mediapart, «Juste avant que mon pied saute, j’ai vu une grenade exploser à hauteur de tête» où les manifestant.e.s décrivent les scènes violentes qui se sont déroulées : ici

     

     

     

    1. (re)lire le communiqué de la coordination Bure stop suite à la manifestation du 15 août : ici 

     

    (re)lire notre communiqué commun CEDRA-EODRA suite à la manifestation du 15 août : ici

     

    (re)lire le premier communiqué du Collectif des opposant.e.s suite à la manifestation du 15 août : ici

     

     

     

    1. (re)lire le communiqué commun « Pas une victime de plus ! », co-signé par : Burestop 55, Bure Zone Libre, Cedra 52, Eodra, Asodedra, Meuse Nature Environnement, Fédération Mirabel Lorraine Environnement, Les Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château, Les Habitants vigilants de Void-Vacon, Gudmont-dit-Non ici 

     

     

     

     

     

    N’HESITEZ PAS A NOUS ECRIRE, A NOUS EXPRIMER VOS RESSENTIS

    PRENEZ LE TEMPS D’EXPLIQUER AUTOUR DE VOUS LES ENJEUX DE CIGEO, DE SENSIBILISER, ET DE DIFFUSER NOS COMMUNIQUES, ET NOUS PRENDRONS LE RELAI !

    IL PARAIT QUE L’UNION FAIT LA FORCE, LE CEDRA VOUS ATTEND

     

     

     


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    Cannes

     Ou le festival du " Non " droit d’asile

     Infos révoltantes à plus d'un titre. La répression policière et le racisme, entre autres saloperies de la France, que l'on croirait encore au temps de Vichy !

     A propos de Cannes, il y a longtemps que le festival m'a fait gerber ! Par exemple, entre autre cochonneries, les dessous kaka du festival de Cannes : https://www.youtube.com/watch?v=q7kkQVn4r8s

     Cannes ou règne l'outrance ! sur mon blog : http://libre-infos.eklablog.com/-a125875846

     En 1973, en vacances dans la région, nous étions installés sur une plage soi-disant privée à peu près en face du palais des festivals. Un sbire prétendait nous chasser de l'endroit. Il s'est ravisé face à mon défit de le faire ! Cannes et sa région est un autre monde qui n'existe sans doute pas sur d'autres planètes !!!

     Gaulois.

     

    Infos révoltantes transmises par Patrick Lescure, et  sur le même sujet un appel à soutien reçu de Christine Dardalhon.

     La situation dans la vallée de la Roy devient proprement intolérable : expulsions illégales de demandeurs d'asile et de mineurs, violences, arrestations arbitraires et répression à l'encontre de de celles et ceux qui protestent et fournissent les secours les plus élémentaires aux migrants. Le CP publié par Cédric Herrou et la vidéo du Collectif Roya Solidaire (CRS) en apportent des preuves révoltantes.

     Communiqué de Cédric Herrou et vidéo à voir et à diffuser absolument

     "FESTIVAL DU DROIT D'ASILE DE CANNES" :
    https://youtu.be/AHF2BwFsb5o

    De Cédric. Le présent film a été tourné en caméra cachée avec des téléphones portables et des caméras professionnellLundi 24 Juillet Cédric Herrou a été mis en garde à vue puis mis en examen pour « aide à l'entrée et a la circulation de personnes en situation irrégulière » alors qu'il suivait des demandeurs d'asile comme en train jusqu'en gare de Cannes afin d'être témoin d’éventuelles interpellations illégales et violations de leur droit.

    Le collectif CRS dont fait partie Cédric avait pour projet de réaliser un film documentaire retraçant le parcours chaotique d'un demandeur d'asile dans les Alpes-Maritimes.

    Ce projet a du être précipité à cause de l'arrestation.

    Il démontre les violations des droits des demandeurs d'asile qui se sont vues interpeller et reconduits à la frontière au mépris de leurs statut de demandeur d'asile, sans examen de leur demande, sans accès à des interprètes ni à leurs avocats.

    Campagne de financement participatif - Vallée de la Roya

    L'hiver dernier a été très difficile et il est urgent de créer des structures pour protéger les demandeurs d'asile du froid et des intempéries. Il est aussi nécessaire d'améliorer les conditions sanitaires (toilettes, douches, accès à l'eau). Avec les personnes qui vivent chez moi nous avons décidé de lancer une cagnotte afin de financer tous ces travaux : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-les-refugies-de-la-roya Pour tout cela j'ai besoin de votre soutien. Si vous pouvez diffuser la cagnotte au maximum. Je vous remercie d'avance. Cédric Herrou




     


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  • Lever de soleil

    Ce vendredi 28 juillet 2017, un peu avant 6 h 30, le ciel vu de chez nous

    C'est beau, ça fait un peu oublier les choses négatives...

    Gaulois.

     

      


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  •  Les milliards d’Areva

    Cet article de l’observatoire du nucléaire démontre que si les gouvernements changent, la politique nucléaire de la France elle, ne change pas. EDF et AREVA s’empêtrent dans le tapis ! Jusqu’à la prochaine catastrophe.

     Jusque là, ça va….

     Gaulois. 

     Déficit budgétaire : Macron muet sur les milliards déjà détruits par EDF et Areva… et sur ceux qui vont suivre !

     http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article181

     La polémique fait actuellement rage à propos des 4,5 milliards d’économies exigées par M. Macron pour satisfaire la Commission européenne en contenant le déficit de la France à 3% du PIB. Mais il n’est presque personne pour pointer une des causes principales des difficultés budgétaires de la France : l’industrie nucléaire, avec en particulier la faillite consommée d’Areva et celle programmée d’EDF.

     

    Ainsi, le 8 mars 2017, l’Etat a versé 3 milliards pour recapitaliser EDF. Et, entre le 12 et le 31 juillet 2017, l’Etat injecte pas moins de 5 milliards dans les différentes structures issues de la faillite d’Areva. En particulier, dès le 12 juillet, 2 milliards ont déjà été versés par l’Etat à Areva SA, qui n’est désormais plus qu’une structure de défaisance sur le modèle du fameux "Consortium de réalisation" créé pour faire payer par les citoyens la faillite du Crédit Lyonnais.
    .
    De toute évidence, ce puits sans fond va continuer à coûter très cher puisque, le 20 juillet, l’opérateur Finlandais TVO a annoncé que la Chambre de commerce internationale (CCI) avait rendu un nouvel arbitrage partiel en sa faveur et au détriment d’Areva concernant le chantier désastreux de l’EPR finlandais. Il est désormais quasiment certain, comme annoncé de longue date par l’Observatoire du nucléaire, que cet arbitrage va se terminer un nouveau fiasco général pour Areva… et donc pour les finances publiques françaises : TVO réclame (à juste titre) près de 3 milliards de dédommagements
    .
    On peut ajouter à ce triste tableau la curieuse opération mise sur pied en décembre 2014 par un ministre de l’économie nommé Emmanuel Macron qui, sans la moindre justification, a fait racheter par l’Etat plus de 27 millions d’actions d’Areva (détenues par le Commissariat à l’énergie atomique) à un prix supérieur à la cotation officielle : 12,2 euros au lieu de 9,04 (*). Depuis, comme on pouvait le prévoir, l’action d’Areva a continué à s’effondrer (elle ne vaut plus que 4,4 euros), achevant de faire un nouveau fiasco de cette étrange opération macronienne.
    .
    On notera aussi la grande "pudeur" du premier ministre Edouard Philippe lorsqu’il s’est ému des 8 milliards manquant dans les caisses de l’Etat, oubliant que plus du quart de cette somme venait des errements d’Areva en particulier à l’époque où il était lui-même un cadre influent de cette entreprise à la dérive !
    .
    Les citoyens de France doivent savoir que ces sommes, pourtant affolantes, ne constituent pourtant qu’un petit aperçu des factures incommensurables qui vont être peu à peu publiées au fur et à mesure des révélations concernant les déboires de l’atome hexagonal.
    .
    D’ailleurs, sous nos yeux, et sans que personne ne le stoppe, le PDG d’EDF s’apprête à lancer une nouvelle opération catastrophique avec le projet de construction de deux EPR à Hinkley Point (Grande-Bretagne). Même si ces réacteurs ne seront probablement jamais construits, ou au pire jamais terminés comme l’annonce obstinément l’Observatoire du nucléaire, il est clair que ce projet va achever de ruiner EDF qui a déjà consacré (gaspillé) sur place plusieurs milliards.
    .
    Il est aussi notable que, avant même que le chantier ne soit commencé, la facture du projet ne cesse d’augmenter : début juillet, c’est un premier surcoût de près de 2 milliards qui a été annoncé, préfigurant les réévaluations successives comme c’est le cas depuis 10 ans concernant les chantiers EPR de Finlande et de Flamanville.
    .
    Il est toujours possible de se consoler en rappelant qu’Areva et EDF ne sont pas seuls dans cette galère : Westinghouse, l’entreprise historique du nucléaire aux USA et dans le monde, a elle aussi fait faillite, entrainant dans les bas fonds son actionnaire majoritaire, le japonais Toshiba (**).
    .
    L’industrie nucléaire est entrée dans la dernière phase de son existence, mais son agonie va hélas durer encore des années, sur fond de catastrophes nucléaires en cours (Tchernobyl, Fukushima) et probablement à venir, de déchets radioactifs abandonnés, de centrales à démanteler "offertes" à nos descendants, et de factures insensées qui vont faire passer pour une aimable plaisanterie (et une cynique diversion) les polémiques actuelles sur le budget de l’armée française…
    .
    (*) http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article181
    (**) http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170411-japon-empetre-westinghouse-calvaire-toshiba-continue

     


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  •  Quelques photos de chez nous


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