• Intervention au Parlement Européen

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KXSgPlze30Y#! (durée 14 minutes)

    Jeudi 29 novembre

       La députée européenne Sandrine Bélier ( EELV ) intervient en Commission ENVI (  Environnement, santé publique et sécurité alimentaire ) au Parlement européen pour objecter contre le règlement d'exécution adopté par la Commission européenne et
    qui affaiblit les mesures de contrôles des aliments pour la consommation humaine et animale provenant du Japon.

     

     


    Elle s'exprime devant un parlement pratiquement vide.

    Il est intéressant d'écouter non seulement Sandrine Belier mais les réponses faites par le membre de la Commission européenne ( dont le nom sur la pancarte est « commission européenne » dit en substance que le gouvernement japonais contrôle la situation et il fait confiance à celui-ci....
       Il choisit ses mots et dit que la commission européenne n'a pas changer les normes , il parle des normes japonaises qui sont les plus strictes au monde...
    Vous pourrez apprécier aussi les paroles quelques peu ironiques du Président de séance, modérateur  M. Groote  envers S. Bélier quand il passe la parole au Commissaire européen …

    Citoyens européens, tout va bien, les eurodéputés veillent. 

    Gaulois.

     


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  • Fukushima. Le sévère constat sanitaire d'un représentant de l'ONU

    Cet homme est très certainement de bonne foi. Mais il est douteux de croire que l'ONU exerce un quelconque pouvoir sur le gouvernement japonnais afin d'améliorer le sors des populations.
    Il ne faut pas perdre de vue que l'ONU, c'est l'AIEA, qui fait la promotion du nucléaire. C'est aussi l'OMS, qui est absente dans la gestion de ces catastrophes nucléaires car soumise aux dictas de l'AIEA, donc de l'ONU.
    Comment croire alors qu'il est possible de favoriser le nucléaire et dans le même temps dénoncer ses conséquences. L'ONU veut juste faire avaler quelques couleuvres en faisant croire à la communauté internationale qu'elle est soucieuse du sors des japonnais, après la catastrophe du 11 mars 2011.  Si l'on se réfère à la gestion poste Tchernobyl, nous pouvons sérieusement en douter.
    Un grand nombre de scientifiques en ont fait l'amer constat, comme par exemple la conférence de l'OMS à Genève de 1995 sur Tchernobyl. Les actes alarmants de quelques 700 scientifiques ne furent jamais publiés, contrairement aux affirmations mensongères de l'actuelle directrice générale de l'OMS, Margaret Chan.    http://www.astrosurf.com/luxorion/tchernobyl4.htm
    Voir aussi cet article du « Monde Diplomatique » ( 1 )
    Nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à Mr Grover.
    Gaulois.

    Il se peut que certains liens ne soient plus actifs.....
         
    http://blogs.mediapart.fr/edition/japon-un-seisme-mondial/article/281112/fukushima-le-severe-constat-sanitaire-dun-repres
    27 novembre 2012



    C'est un bien triste constat qu'a fait le Rapporteur Spécial des Droits à la Santé de l’ONU, Mr Grover.
    Mr Grover est un avocat indien près de la Haute Cour de Bombay. Il a été nommé au poste de Rapporteur spécial des Droits à la Santé de l’ONU en juin 2008 et exerce depuis sa fonction avec un zèle et une attention toute particulière aux droits sanitaires les plus élémentaires des citoyens du monde vis-à-vis d’industries puissantes, du lobby médical ou encore d’États tentant d’échapper à leurs responsabilités sanitaires.
    Il a séjourné 10 jours dans la région de Fukushima.
    Le texte complet de son constat * Énumérons les principaux griefs adressés aux autorités japonaises.
    1. Les pilules d'iode n'ont pas été distribuées. Quand on sait que ce geste devrait être la première mesure de prophylaxie, on en reste pantois.
    2. Des informations capitales n'ont pas été adressées à la population. Cela a engendré une grande défiance.
    3. Les contrôles sanitaires devraient concerner une zone géographique beaucoup plus importante que celle retenue.
    4. Les contrôles sanitaires devraient s'adresser à une population plus plus importante.
    5. Le suivi sanitaire des employés sur la zone de la centrale nucléaire devrait se poursuivre au delà de l'arrêt de leur contrat. Ce n'est pas le cas. Il y a quelque chose de très cynique dans cette façon de faire.
    6. Les autorités sanitaires n'autorisent pas les habitants d'accéder à leur dossier médical. Il y aurait-il des raisons à cela

    7. Les études sanitaires ne devraient pas se limiter à la thyroïde. Elles devraient concerner les autres pathologies induites par la radio-activité.
    8. Les études épidémiologiques ne devraient pas se baser sur ce qui a été réalisé à Tchernobyl car on sait qu'en Ukraine, les études ont été volontairement limitées. Le Japon d'aujourd'hui fonctionnerait-il comme l'URSS d'hier ?
    9. Les autorités japonaises ont induit un "message trompeur" en relevant de manière trop importante le niveau de la radio-activité considérée comme sans danger (passage de 1 mSv à 20 mSv). Ici aussi, le cynisme sanitaire est patent.
    10. Les autorités japonaises ont établi des zones radioactives bien plus restreintes que celles établies consécutivement à l’accident de Tchernobyl. Sur la carte ci-dessous, on constate que cette radioactivité déborde très largement vers le nord-ouest la zone des 30 kms (cercle en trait continu).


    11. Les experts japonais n’ont qu’une connaissance liminaire de la situation sur le terrain. Les communautés devraient être « beaucoup plus impliquées ».
    Venant de l'ONU (OMS), une autorité dont la partialité à l'égard du lobby nucléaire est connue, le constat de Mr Grover est accablant.

    *  M. Grover, rapporteur spécial de l’ONU, énumère les dysfonctionnements liés à la crise nucléaire Japonaise
    Publié le 27 novembre 2012
    http://gen4.fr/2012/11/envoye-special-onu-japon.html

    Le rapporteur spécial pour la Santé de l’ONU, M. Anand Grover, après avoir passé une dizaine de jours dans les régions touchées par la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, a exposé ses premières constatations dans un communiqué de presse qui évoque les réponses superficielles et insuffisantes des autorités Japonaises face à une situation sanitaire manifestement alarmante.
    M. Grover, es-qualité de rapporteur spécial pour les droits à la santé, a été mandaté par l’ONU pour faire le point sur la situation sanitaire du Japon de manière totalement indépendante des autorités de ce pays et il semble que sa mission ait réussi – enfin – à lever très officiellement un coin du voile très opaque qui recouvre tout ce qui touche aux conséquences de « l’accident » Japonais.
    Les pilules d’iode stable n’ont pas été distribuées
    M. Grover commence par regretter que l’un des rares traitements prophylactiques efficaces contre une partie des radiations 1 n’ait non seulement pas été distribué préventivement auprès de la population concernée comme il aurait dû l’être par les autorités Japonaises, mais également que ces dernières n’aient donné aucune consigne particulière dans ce domaine, laissant les habitants concernés et les autorités locales dans l’incertitude la plus totale.


    M. Grover évoque la faiblesse des réponses sanitaires Japonaises devant la presse, le 26 novembre 2012
    Le gouvernement Japonais a adopté une perspective trop optimiste de la situation
    Le récent rapport de la commission d’enquête parlementaire – qui a travaillé de manière indépendante – a ainsi confirmé que les autorités Japonaises ont bien retardé la diffusion d’informations capitales qu’ils avaient en leur possession et qui auraient été vitales pour la mise à l’abri des populations situées dans les environs de la centrale en perdition ; cette attitude a en conséquence initié une attitude de défiance profonde de la population vis-à-vis des autorités nationales et de l’industrie nucléaire en général.
    Les contrôles sanitaires mis en place sont insuffisants
    Même si M. Grover accueille favorablement les contrôles sanitaires mis en place par les autorités, il estime que ceux-ci sont très insuffisants à la fois sur un plan géographique et sur les catégories de population contrôlées ; l’étude épidémiologique devrait, toujours d’après l’enquêteur de l’ONU, s’étendre bien au-delà des 2 millions d’habitants de la préfecture de Fukushima et les contrôles thyroïdiens ne pas être réservés aux seuls enfants de moins de 17 ans.
    Etude épidémiologique : la majeure partie du Nord-Est de l’île de Honshu 2 devrait être concernée
    Les retombées radioactives ne se sont manifestement pas arrêtées aux frontières de la préfecture de Fukushima aussi l’étude épidémiologique devrait fort logiquement s’étendre à l’ensemble des territoires contaminés. Nous avions estimé précédemment que les retombées concernaient 7 ou 8 préfectures différentes 3
     
    Des contrôles continus doivent suivre les personnels travaillant sur le site bien après leur exposition
    La plupart des employés affectés au chantier de Fukushima-Daiichi le sont de manière très temporaire aussi il est normal que leur suivi épidémiologique ne soit pas définitivement stoppé dès que leur contrat de travail est terminé comme cela est pratiqué actuellement.
     
    Accès intégral aux dossiers médicaux
    M. Grover s’est également dit préoccupé par le fait que de nombreux habitants concernés se soient plaints de ne pouvoir accéder à leurs propres dossiers médicaux ou à ceux de leurs enfants.
     
    Une étude épidémiologique malheureusement trop étroite
    Les effets recherchés par les études actuelles semblent notoirement insuffisants ; ainsi seul le cancer thyroïdien chez l’enfant est recherché alors que l’objectif devrait viser l’ensemble des maladies radioinduites dans toutes les catégories de population. M. Grover veut probablement ici évoquer l’éventail des maladies dites « probabilistes », celles dont les liens avec l’irradiation externe ou interne ne peuvent être corrélés à 100% ; ces effets « incertains » incluent une longue liste de maladies incluant par exemple des cardiopathies sévères, les conséquences génétiques, les accidents de mutation, les symptômes asthéniques (le célèbre bura-bura des hibakusha 4, les affections allergiques localisées ou systémiques…
    Tchernobyl : un mauvais exemple
    L’étude Japonaise semble se baser sur l’exemple très médiocre des études épidémiologiques réalisées au cours des trois premières années suivant l’accident de Tchernobyl. « Nous ne possédons aucune donnée au cours de cette période suite à la censure (effectuée par les autorités Soviétiques) ».
    Le seuil de 20 mSv / an : un message trompeur
    M. Grover estime que le fait d’avoir relevé après l’accident le seuil d’exposition maximale de la population de 1 mSv à 20 mSv constitue un « message trompeur » qui pourrait laisser croire qu’exposer n’importe quel individu à cette dose serait sans conséquence. Le gouvernement a également publié des brochures officielles, des livres scolaires et tenu des conférences destinées à l’information des populations dans lesquelles il est indiqué noir sur blanc que : « des doses jusqu’à cinq fois supérieures à ce seuil 5sont sans effets sur la santé des populations ».
    Des zonages insuffisants
    Les autorités Japonaises ont finalement établi des zones radioactives bien plus restreintes que celles établies consécutivement à l’accident de Tchernobyl, M. Grover estime ainsi que le seuil de contamination de la Zone Rouge de Fukushima est « environ 4 fois plus élevé qu’en Ukraine ».
    Ce n’est pas au gouvernement Japonais de décider des seuils de radioprotection
    M. Grover tient ici un discours que nous aurions vraiment aimé entendre dans la bouche des radioprotectionnistes qui se sont trop peu exprimés dans cette triste affaire de Fukushima : est-ce à un gouvernement de décider arbitrairement, sans consultation internationale préalable et malgré un débat très vif entre experts, de modifier arbitrairement des seuils de radioprotection établis ? D’après l’enquêteur mandaté par l’ONU, ce n’était pas le rôle du gouvernement Japonais de trancher cette opposition scientifique en exprimant un choix pour un camp ou l’autre mais plutôt « d’arbitrer du côté des études les plus prudentes, en n’en omettant aucune ».


    Impliquer davantage les populations concernées
    M. Grover indique également qu’il souhaiterait que les autorités Japonaises écoutent beaucoup plus les habitants non seulement avant de prendre des décisions les regardant mais également après qu’elles aient été prises, afin de vérifier leur conformité et de les rectifier si nécessaire.
    Les experts n’ont pas connaissance de l’intégralité de la situation
    D’après M. Grover, les experts n’ont qu’une connaissance liminaire de la situation sur le terrain aussi les communautés devraient être « beaucoup plus impliquées ».

    M. Anand Grover est un avocat Indien près la Haute Cour de Bombay particulièrement impliqué dans la défense des droits sanitaires des populations mondiales. M. Grover s’est illustré dans un combat visant – entre autres – à défendre les droits des personnes souffrant du Sida dans leur misérable quotidien, notamment en défendant les patients ayant été contaminés par des transfusions sanguines, souffrant d’effets secondaires graves liés à des traitements expérimentaux ou encore s’étant vu opposer des refus de traitement par l’industrie pharmaceutique 6
    M. Grover a été nommé au poste de Rapporteur spécial des Droits à la Santé de l’ONU en juin 2008 et exerce depuis sa fonction avec un zèle et une attention toute particulière aux droits sanitaires les plus élémentaires des citoyens du monde vis-à-vis d’industries puissantes, du lobby médical ou encore d’États tentant d’échapper à leurs responsabilités sanitaires.

    Sources :
    U.N. envoy: Japan should do more for nuclear victims, asahi (AP.)
    Un expert de l’ONU se rend au Japon pour évaluer les droits à la santé , ONU, 12/11/12
    UN. Special Rapporteur accused the evacuation criteria of 20 mSv / year, vidéo youtube (12:48, anglais)

    (717)
    1. Les « pilules » d’Iodure de Potassium bloquent l’Iode radioactif en saturant la thyroïde en Iode stable, à condition d’être ingérées préventivement ou au plus tard 6 heures après l’exposition ↩
    2. Honshu : l’île principale du Japon ↩
    3. Fukushima, Iwate, Miyagi, Yamagata, Ibaraki, Tochigi, Gunma, Chiba et probablement Tokyo, préfectures au niveau desquelles des contrôles de contamination alimentaires se sont révélés positifs dans le passé ↩
    4. Hibakusha : les survivants des attaques d’Hiroshima-Nagasaki) ↩
    5. Soit 100 mSv / an (5*20) ↩
    6. Affaire de l’anti-rétroviral Novartis, 2008 ↩
    Lire également sur le même sujet :
    1. 573 décès officiellement liés à l’accident nucléaire de Fukushima-Daiichi A la date du 5 février, ce sont 573 décès qui ont été plus ou moins reliés aux conséquences de l’accident nucléaire Japonais, alors que la situation de 29 autres...
    2. Tepco hésite, la cellule de crise Japonaise n’hésite pas : Les 3 coeurs de Fukushima 1-3 ont probablement fondu à 100% Les médias mainstream, reprenant tous en coeur le discours officiel de Tepco : "Reprise en main du site" ont un peu "oublié" de commenter  cette info valant pourtant son pesant...
    3. Iwaki : la criminalité en nette hausse depuis le début de la crise nucléaire ? Les travailleurs du nucléaire à l’origine de crimes et délits à Iwaki ? Selon Makiko Segawa, journaliste indépendant, la région d’Iwaki connaîtrait une recrudescence inquiétante de la criminalité, notamment sexuelle,...
    4. Japon : la crise nucléaire manifeste des tensions importantes au sein du parti gouvernemental PDJ De fortes tensions sont apparues au sein du Parti Démocratique Japonais suite à la crise nucléaire ; ces dernières ont été récemment exacerbées par l’affaire du redémarrage très controversé de...
    5. L’ancien ministre Kaieda doutait de la sincérité de Tepco au pire moment de la crise nucléaire L’ancien ministre de l’Industrie du gouvernement de Naoto Kan admet qu’à certains moments et notamment au plus fort de la crise nucléaire de Fukushima-Daiichi, le comportement de Tepco lui apparaissait...


    ( 1 ) Le Monde diplomatique – MARS 2008

    L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE ET LE NUCLEAIRE

    http://sniadecki.wordpress.com/2012/04/18/dossiers-tchernobyl/

    Les dossiers enterrés de Tchernobyl

                                                 Par Alison KATZ

                                                                         Centre Europe Tiers Monde (Cetim), Genève.
                                                                              fonctionnaire internationale à l’Organisation
                                                                                    Mondiale de la Santé (OMS) pendant dix huit ans.

    Connaîtra-t-on un jour l’impact sanitaire des activités nucléaires, civiles ou militaires ? Depuis un demi-siècle, des concentrations délétères de matières s’accumulent dans l’air, la terre, l’air et l’eau, à la suite des tirs atomiques et des incidents survenus dans les centrales. Or des études sérieuses concernant les conséquences des radiations sur la santé sont occultées – en particulier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la référence internationale dans ce domaine.

    Un MENSONGE de plus. En Juin 2007, M.Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS de la division du Développement durable et de la Santé environnementale (OMS) a prétendu que les actes de la conférence internationale des Nations Unies sur la catastrophe de Tchernobyl, tenue du 20 au 23 novembre 1995 à Genève, avaient été  publiés. Ils ne l’ont jamais été ; pas plus que les actes de la conférence de Kiev en 2001. Interrogée un peu plus tard par des journalistes, l’OMS a réitéré le mensonge, ne fournissant comme références que des résumés des présentations pour la conférence de Kiev et une sélection très restrictive de douze articles sur les centaines proposés à la conférence de Genève.

         Aussi, depuis le 26 Avril 2007 ( vingt et unième anniversaire de la catastrophe), les employés de cette agence onusienne à Genève ne peuvent rejoindre leur bureau sans croiser les manifestants  et un panneau indiquant que, un million d’enfants sont irradiés et malades (1). L’organisatrice de ces « piquets » est l’association For an Independent WHO -Pour l’Indépendance de l’OMS. Elle accuse l’agence de complicité dans la dissimulation des conséquences sanitaires de la catastrophe , mais aussi de non-assistance aux populations en danger. L’OMS, réclame-t-elle, doit mettre un terme à l’accord qui la lie depuis 1959 à   l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) (2) et qui lui interdit « d’entreprendre un programme ou une activité » dans le domaine nucléaire sans consulter cette dernière « en vue de régler la question d’un commun accord » (point 2 de l’article 1)

        Cette indépendance permettrait à l’OMS de mener une évaluation sérieuse et scientifique et par conséquent d’apporter une aide  appropriée aux personnes contaminées. Une résolution destinée à l’Assemblée mondiale de la santé, organe de décision de l’OMS, qui se réunit en Mai 2008 (3), est en préparation. Parallèlement, un « Appel International des Professionnels de la Santé » a été lancé (4).

        Selon ses statuts , l’AIEA, agence onusienne dépendant du conseil de Sécurité, a pour objectif
    « d’accélérer et d'élargir la contribution de l'énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité à travers le monde ».  En réalité, il s’agit d’un lobby - militaire de surcroît - qui ne devrait  pas intervenir dans les choix de politique sanitaire ou de la recherche.

        Pourtant, l'agence a ainsi opposé son veto à des conférences prévues par l'OMS sur la radioactivité et la santé ; de son côté, l'autorité sanitaire internationale a avalisé les statistiques grotesques de l’agence concernant la mortalité et la morbidité résultant de l'accident de Tchernobyl – 56 morts et 4000 cancers de la thyroïde (5). Or le déni de maladie implique inévitablement un déni de soin.
    Neuf millions de personnes vivent dans des zones à très haut niveau de radioactivité.  Depuis 21 ans, elles  n'ont pas eu d'autre choix que de consommer des aliments contaminés, avec des effets dévastateurs sur leur santé (6). Mais pour le promoteur du nucléaire, toute recherche susceptible de mettre en évidence les effets nocifs des rayonnements ionisants constitue un risque commercial majeur, qu’il faut à tout prix interdire.

        Les recherches sur d’éventuelles atteintes au génome humain ( une des conséquences les plus graves de cette contamination) n’ont donc pas figuré dans l’étude internationale demandée, en 1991, par les ministères de la santé de l’Ukraine, de la Biélorussie et de la Fédération de Russie. En revanche, celle sur les caries dentaires a été portée au rang de priorité…Et, bien que ces pays aient formulé leur demande d’études auprès de l’OMS. C’est l’AIEA qui a planifié le projet.

    Plus fort que les lobbies du tabac

    CE CONFLIT d’intérêt a déjà été fatal à des centaines de milliers de personnes, d’après diverses études réalisées par des institutions et scientifiques indépendants (7). Encore le fardeau le plus lourd est-il à venir – du fait des longues périodes de latence, de la concentration des radionucléides dans les organes internes après l’absorption de nourriture produite sur des sols contaminés, et des dégâts causés au génome durant plusieurs générations.

        Des centaines d’études épidémiologiques réalisées en Ukraine, en Biélorussie et dans la Fédération de Russie ont permis de constater une hausse significative de tous les types de cancer (responsables de milliers de morts), une augmentation de la mortalité infantile et périnatale, un grand nombre d’avortements spontanés, un nombre croissant de difformités et d’anomalies génétiques, de perturbations ou de retards du développement mental, de maladies neuropsychologiques, de cas de cécité, ainsi que des maladies des systèmes respiratoire, cardiovasculaire, gastro-intestinal, urogénital et endocrinien.(8)

        Mais qui va les croire ? Quatre mois après la catastrophe, Morris Rosen, Directeur de la sûreté nucléaire de l’AIEA, ne déclarait-t-il pas : Même s’il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme une énergie intéressante (9) »? Une information du public sur ses conséquences réelles pourrait au contraire changer profondément le débat sur l’option nucléaire. C’est pour cette raison que l’OMS a peur des enfants de Tchernobyl.

        Pendant des décennies, les lobbies du tabac, de l’agrochimie et de la pétrochimie ont fait obstruction à la mise en œuvre de mesures de santé publique et environnementales susceptibles de nuire à leurs profits. Mais le lobby nucléaire s’avère  incomparablement plus puissant qu’eux : il comprend en effet les gouvernements des Etats nucléarisés, et notamment les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, ainsi que de puissantes organisations intergouvernementales. La désinformation émanant de groupes de pression militaro-industriels est gigantesque, et  ce qui est encore plus dangereux se pare de la légitimité de l’Etat.

        Pis, la corruption de la science concerne également les plus prestigieuses institutions académiques. Comme le rapporte un éditorial de la revue britannique The Lancet,  elles « sont devenues des " business " de plein droit, cherchant à commercialiser pour leur propre compte leurs découvertes plutôt que de préserver leur statut de chercheurs indépendants » (10) Validées par des pairs et citées comme preuve de la sûreté des activités nucléaires, les expertises émanent trop du lobby nucléaire et/ou sont financées par lui.

        Acquise aux intérêts des conglomérats, par le déni, la dissimulation et les mensonges, cette science-là nous a amenés au réchauffement planétaire – et au bord du gouffre. Dès lors, comment envisager de lui faire confiance en ce qui concerne le nucléaire ? Tandis que les émissions responsables du changement climatique peuvent être (théoriquement) contrôlées, la technologie nucléaire et ses déchets ne peuvent l’être en aucun cas. Même si les activités nucléaires cessaient demain, leurs conséquences affecteraient la vie sur Terre pour des millénaires.

        La « science » qui a été la source d’informations sur le nucléaire en général et la catastrophe de Tchernobyl en particulier est une science exclusivement au service du lobby nucléaire international. Elle est ainsi “juge et partie” pour tout ce qui concerne les conséquences sanitaires de ses propres activités ; et les marques de collusions d’intérêts se retrouvent jusque dans les sources d’information dites « fiables »  (même dans les articles validés par des pairs). L’ensemble des institutions nucléaires, qu’elles soient gouvernementales, militaires, industrielles, scientifiques, de recherche ou de régulation, ou intergouvernementale comme par exemple Euratom et certaines agences onusiennes, fonctionne à l’instar « d’une famille incestueuse fermée sur elle-même (11) ».


       Les défaillances de cette pseudo-science et de sa méthode vont du flagrant et outrageux au subtil et malhonnête, comme le dénoncent l’expert Chris Busby, et le journaliste Wladimir Tchertkoff,  ainsi que le Tribunal Permanent des Peuples (12).

       La première série  de manquements mis en lumière concerne la falsification et la rétention de données, l’absence de mesures de la radioactivité et de dépistages des cancers, les attaques exercées contre les chercheurs indépendants et leurs institutions, la censure des études révélant les effets néfastes, le dénigrement de milliers d’études non-traduites des trois pays les plus touchés et l’exclusion de l’ordre du jour des conférences de domaines scientifiques entiers – comme par exemple  les effets de l’irradiation interne, chronique, à faible dose, (qui vaut pour presque toute la contamination des populations autour de Tchernobyl).

       Une seconde série de fautes comprend les artifices de calculs : nos « spécialistes » - en désinformation – évaluent la moyenne des irradiations pour des populations entières, faisant l’impasse sur les différences considérables de contamination d’un endroit à l’autre ; ils stoppent les études au bout de dix ans, évitant ainsi de prendre en compte la morbidité et la mortalité à long terme ; ils considèrent cinq années de survie comme une guérison, ils ne tiennent compte d’aucune autre maladie que le cancer ; ils ne compteront que les survivants, ils ne s’intéressent qu’aux trois pays les plus affectés ; ils vont jusqu’à voir une baisse des cancers infantiles là où, en réalité, les enfants, devenus adultes et cancéreux, ne figurent plus dans la base de données…Et des dizaines d'autres manipulations.


        Entre 1950 et 1995, aux Etats-Unis, le nombre annuel de nouveaux cancers tous types confondus (incidence), a augmenté de 55% selon l’Institut National du Cancer, aux états-Unis ; on observe une tendance similaire en Europe comme dans tous les pays industrialisés. Les cancers non liés au tabagisme contribuent pour environ 75% à cette augmentation et ne sauraient être expliqués par une  meilleure détection ou par le vieillissement des populations (13). Cette croissance suit l’évolution du produit national brut et de l’industrialisation, mais la cause la plus évidente – pollution de l’environnement, chimique et radioactive – est ignorée. De manière très perverse, les mêmes spécialistes préfèrent reprocher aux victimes leurs mauvaises habitudes de vie.



    Connivences universitaires

     

    L’EPIDEMIE de cancers affecte d’ores et déjà les couches privilégiées et instruites de la société, qui demandent des explications scientifiques sérieuses et une réelle prévention s’attaquant aux causes fondamentales du problème – la pollution chimique et radioactive – sans en rester à une prévention secondaire comme le dépistage des maladies.

         Des associations de malades appellent au boycott des puissantes organisations caritatives contre le cancer étroitement liées aux industries pharmaceutiques et de l’équipement médical. Des victimes du cancer tentent de traduire en justice les responsables de la dissimulation des vrais dangers du nucléaire. (14)   

         La dérive de la science et l’étroite relation entre l’industrie et les institutions académiques devraient être au centre des préoccupations de l’OMS. Au moment de son élection en tant que Directrice Générale, Mme Margaret Chan a assuré qu’un des uniques attributs de l’organisation  était son emprise en matière de santé publique. «Nous disposons de l’autorité absolue dans nos directives »  a-t-elle déclaré. Dans le domaine de la radioactivité et de la santé, il serait plus juste pour l’OMS de reconnaître que c’est  l’AIEA, sans aucune compétence en matière de santé publique - qui dispose d’une autorité absolue.

        Peut-on compter sur les états membres de l’OMS pour agir ?  Comme le notait The Lancet déjà cité, « les gouvernements, au plan national et régional, ont régulièrement failli dans leur devoir de placer leurs populations avant le profit (15) ». Une recherche indépendante et sérieuse doit être entreprise sur les conséquences sanitaires des activités nucléaires civiles et militaires, et les résultats divulgués sans obstruction.

    (1) Lire Charaf Abdessemed. Les antinucléaires font le piquet devant l’OMS. Geneva Home Information 6-7 juin, 2007.

    (2) Organisation autonome placée sous l’égide des Nations unies en 1957, l’AIEA sert de forum  intergouvernemental mondial pour la coopération technique dans l’utilisation pacifique des technologies nucléaires.

    (3) Lors de cette assemblée, les délégations des cent quatre-vingt-treize Etats membres déterminent les politiques de l’organisation.


    (4) www.independentwho.info/spip.php?article107


    (5) The Chernobyl Forum. Chernobyl’s Legacy. Health, Environmental and Socio-Economic Impacts. 2003-2005. IAEA/WHO/UNDP/FAO/UNEP/UN-OCHA/UNSCEAR/WB. Vienna, April 2006.

    (6)Michel Fernex. « La santé: état des lieux vingt ans après »,dans Galia Ackerman, Guillaume Grandazzi et Frédérick Lermarchand, Les Silences de Tchernobyl  Editions Autrement, Paris, 2006.

    (7) Pierpaolo Mittica, Rosalie Bertell, Naomi Rosenblum et Wladimir Tchertkoff. Chernobyl: the hidden legacy. Trolley Ltd, London, 2007.

    (8) Alex Rosen. Effects of the Chernobyl catastrophe: literature review. January 2006
    www.ippnw.org/ResourceLibrary/Chernobyl20Rosen.pdf


    (9) Le Monde, 28 août 1986

    (10)  “The tightening grip of big pharma”, The Lancet, vol. 357, n° 9263). Londres, 14 avril 2001.

    (11) Rosalie Bertell. No Immediate Danger: Prognosis for a Radioactive Earth. Women’s Press, Toronto, 1985.

    (12) Chris Busby. Wolves of water: a study constructed from atomic radiation, morality, epidemiology, science, bias, philosophy and death. Green Audit, Aberystwith (Royaume-Uni) 2006;
    Wladimir Tchertkoff. Le crime de Tchernobyl : le goulag nucléaire. Actes Sud, Paris, 2006 ;
    Permanent People’s Tribunal, International Medical Commission on Chernobyl. Chernobyl. environmental, health and human rights. Vienna, 12-15 April, 1996.

    (13) Samuel Epstein. Cancer-Gate. How to win the losing cancer war. Baywood, New York, 2005.

    (14) En France, en témoigne la mise en examen du professeur Pierre Pellerin( directeur à l’époque di Service central de protection contre les rayonnements ionisants) pour tromperie agravée dans le dossier Tchernobyl- malades de la thyroïde.

    (15) The Lancet, op.cit.


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  • Irresponsabilité du gouvernement
     
    http://www.youtube.com/watch?v=kuCh06YMkdw*

    Le Dr Helen Caldicott est médecin pédiatre, militante anti nucléaire, et fondatrice entre autres de l'IPPNW (Association Internationale des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire), qui a été lauréat du prix Nobel de la paix en 1985.

    Lors d'une conférence à Tokyo le 19 Novembre 2012, le Dr. Caldicott a rappelé que les femmes enceintes et enfants devraient être évacués dès que possible des zones contaminées par la radioactivité de Fukushima, s'agissant du pire accident de l'histoire de l'humanité.
    Elle précise que les 40% de cas d'anomalies thyroïdiennes décelées chez les enfants examinés est d'une occurrence extrêmement rare en pédiatrie, et que vu la rapidité de leur apparition, il est probable que ces enfants aient été soumis à des doses de radiations plus fortes qu'à Tchernobyl.
    D'autre part, les promesses de décontamination sont illusoires, car scientifiquement impossibles à tenir.
    Elle revient sur le comportement irresponsable du gouvernement Japonais qui a préféré protéger TEPCO que la population, ainsi que des médias dont le rôle est d'informer les citoyens de ce qui se passe exactement dans leur pays. Entre autres, le devenir des travailleurs qui ont lutté pour garder le contrôle des réacteurs au péril de leur vie n'a jamais été détaillé.

    A priori, seuls une vingtaine de membres de la Chambre des Représentants auraient assisté à cette conférence qui n'aurait pas eu l'audience méritée, à cause des perturbations causées par l'annonce de la dissolution de la Chambre Basse du Parlement. Une autre conférence qui s'est tenue la veille semble avoir connu une bien meilleure affluence et une tout autre ambiance.

    D'après une vidéo et description originales de OurPlanetTV :
    http://www.youtube.com/watch?v=q09X9oHldTI

    Montage et sous-titrage Japonais par OurPlanetTV.
    Traduction et sous-titrage Fr par mes soins.

    Site web du Dr Caldicott : http://www.helencaldicott.com/
    Sa fiche wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Helen_Caldicott
    OurPlanet-TV : http://www.ourplanet-tv.org/?q=node/287


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  • Rapport de la commission d'enquête

    Il est possible de télécharger la traduction en français du rapport officiel
    de la commission d'enquête indépendante de l'accident de Fukushima
    commandé par la Diète ( Parlement ) nationale du Japon.

    http://fukushima.over-blog.fr/article-rapport-officiel-de-la-commission-d-enquete-independante-sur-l-accident-nucleaire-de-fukushima-tra-112317645.html



    En anglais : partie par partie : http://naiic.go.jp/en/report/


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  • Fukushima: coût du traitement estimé à 100 milliards d'euros

    http://www.observatoire-du-nucleaire.org

    C'est proprement inouï : l'industrie la plus dangereuse qui soit, celle du nucléaire, est autorisée à sévir alors qu'elle n'est pas couverte par les sociétés d'assurance. On comprend ces dernières, au vu des conséquences incommensurables d'un désastre atomique. L'entreprise japonaise Tepco est, comme tout exploitant nucléaire, surtout compétente dans l'activité qui consiste à mentir. Quelques temps après le début de la catastrophe de Fukushima, Tepco estimait le coût du désastre à environ 50 milliards d'euros, avant de reconnaître aujourd'hui que ce sera plutôt 100 milliards.
    Connaissant le lobby nucléaire, nous pouvons estimer que la réalité est bien pire, peut-être plus proche de 1000 milliards. Et encore, peut-on évaluer financièrement la souffrance des centaines de milliers de gens contaminés, des 100 000 personnes évacuées, de celles qui auraient du l'être (mais où ?), des salariés réduits au chômage, des agriculteurs et éleveurs qui ont dû détruire leurs récoltes et tuer leurs bêtes, etc ?  L'argent ne rachètera jamais toutes ces souffrances (cf http://bit.ly/WM1vTw ). C'est probablement pour cela que Tepco souhaite en verser le moins possible...
       

     

     

     

     

     

    Photo mise à disposition par la compagnie Tepco montrant des employés qui projettent de la résine     sur le sol à côté des réacteurs nucléaires, le 1er avril 2011

     

    Vidéo : Gavin Allwright parle de Fukushima : http://bit.ly/WM1vTw

     Dépêche afp : http://bit.ly/SAUjD1 :

    Le coût du traitement de l'accident nucléaire de Fukushima, comprenant la décontamination et les dédommagements des victimes, pourrait atteindre 100 milliards d'euros, le double de la somme prévue, selon la compagnie gérante de la centrale, ruinée par le tsunami du 11 mars 2011.
    La catastrophe de Fukushima, la plus grave du secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, a entraîné d'importantes émissions radioactives dans l'air, les sols et les eaux de la région, et obligé une centaine de milliers d'habitants à quitter leur logement.
    La somme de 10 000 milliards de yens (100 milliards d'euros), qui relève pour l'heure de l'hypothèse, ne comprend toutefois pas les charges liées au démantèlement des quatre réacteurs ravagés sur les six que compte le site. Ces opérations dureront quelque 40 ans et nécessiteront le développement de nouvelles technologies ainsi que la formation de milliers de techniciens.
    "Nous devons discuter avec le gouvernement des besoins selon plusieurs scénarios", a répondu mercredi le président de Tepco, Kazuhiko Shimokobe, à un journaliste l'interrogeant sur le risque d'un doublement du montant de 5000 milliards de yens précédemment évoqué par le groupe.
    "Nous ne savons pas à l'heure actuelle quel sera le coût total, car nous révisons les chiffres pour la décontamination et les compensations chaque trimestre, mais si cela dépasse 5000 milliards de yens, l'entreprise aura du mal", a-t-il prévenu.
    Bonne conduite
    Tepco indique en outre dans un document qu'une rallonge du même ordre de grandeur sera nécessaire en cas de volonté de nettoyer une zone plus étendue que celle définie initialement, ainsi que pour la construction de sites de stockage temporaires de détritus radioactifs.
    Comme gage de bonne conduite, la compagnie a promis d'économiser plus de 3.300 milliards de yens (près de 33 milliards d'euros) en une décennie.
    Et d'ajouter que des fonds supplémentaires de l'Etat allaient de toute façon être requis pour le retrait du combustible fondu et autres interventions liées à la déconstruction du site, Tepco n'ayant mis de côté que 1.000 milliards de yens (10 milliards d'euros), une somme nettement insuffisante.
    Il est néanmoins probable que le groupe revoie plusieurs fois ses évaluations, sachant notamment que rien n'a encore été décidé ni pris en compte concernant les deux réacteurs épargnés de Fukushima Daiichi et les quatre de la deuxième centrale, Fukushima Daini, de cette préfecture du nord-est du Japon.
    Réparations
    Tepco a de surcroît insisté mercredi sur la nécessité de repenser le schéma actuellement en vigueur pour financer les réparations nécessaires.
    Il prévoit par ailleurs de créer dans la région de Fukushima un siège dédié à la gestion de ce sinistre historique, une option qui devrait permettre de faire des économies de fonctionnement.
    Un centre de recherche sera également mis en place pour concevoir les techniques requises pour le nettoyage du site et des environs.
    La compagnie, nationalisée cet été, est incapable d'assumer seule le coût de la catastrophe.
    Elle est non seulement contrainte d'indemniser plus d'un million et demi de victimes et de procéder à des dépréciations massives d'actifs, mais elle doit également continuer à alimenter l'est du Japon, dont Tokyo. Elle doit pour cela faire tourner à plein régime ses centrales thermiques et dépenser de ce fait des sommes astronomiques en achat de gaz et pétrole.
    AFP


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  • Au delà des grands médias silencieux

      Le Japon est un pays martyr à plus d'un titre. Victime des caprices de la nature, avec des tremblements de terre à répétition et souvent d'une ampleur catastrophique. Victime en 1945 avec les deux bombardements atomiques. Puis en  mars 2011, la catastrophe nucléaire de Fukushima est venue s'ajouter au Tsunami d'une ampleur terrifiante. 
    La secte criminelle nucléaire aura frappé le japon par deux fois en 66 ans.
    Les conséquences sont considérables et marqueront cette nation pour des siècles.
    Les grands médias, à la botte des pouvoirs en place et des nucléocrates restent silencieux sur ce que vivent actuellement le Japon. Seuls les médias alternatifs et indépendants nous tiennent informés. Ça ne soulage sans doute pas les souffrances de ce peuple exemplaire, mais nous ne pourrons pas prétendre que nous ne savions pas.
    Gaulois.

    Il se peut que des liens ne fonctionnent pas correctement.  

    Sur Fukushima Diary: ( traduction en français )
    Une école élémentaire publique de Tokyo exclu des parents d'un de ses cercles de réunions, leur interdit de se joindre à un SNS et déchanger des mails
    Extrait " Les parents ne peuvent plus échanger d’information y compris sur la contamination radioactive et les repas contaminés de la cantine. Le nom de l’école n’est pas communiqué."
    Article complet sur :   http://fukushima-diary.com/2012/10/elementary-school-in-tokyo-banned-parents-circle-joining-sns-exchanging-emails/

    Le maire de la ville de Kawasaki : “Les écoles servent des repas radioactifs dans un but éducatif.”
    Extrait : " Le journal de Tokyo a rapporté que M. Abe, maire de la ville de Kawasaki, affirme qu’ils servent des repas radioactifs dans les cantines dans un but éducatif.
     “Les élèves ont besoin de savoir qu’ils sont en danger en mangeant des repas scolaires radioactifs.”
    Article complet sur : http://fukushima-diary.com/2012/09/kawasaki-city-mayor-school-serves-radioactive-lunch-for-educational-purpose/

    Et sur Fukushima information :

    Confirmé : 36 % des enfants de Fukushima ont des excroissances anormales de la thyroïde et les médecins sont dans le brouillard
    Eclairage du Dr Caldicott   pour en savoir plus : http://www.scoop.it/t/fukushima-informations
    texte original en anglais : http://www.businessinsider.com/fukushima-children-have-abnormal-thyroid-growths-2012-7

    Rassemblement 
    en solidarité avec la Révolution des Hortensias devant l'ambassade du Japon à Paris
    Non redémarage des centrales nucléaires au Japon- Arrêt immédiat ailleurs
    Samedi 13 octobre à 15H  7 avenue Hoche 75008 Paris

    Pour plus d'informations se rendre sur le blog : http://erreurhumaine.wordpress.com/
    traduction du message d'invitation en anglais et en japonais.

    Entre intox et réalité

    Publiée le  9 oct. 2012 par kna60
    Selon le gouvernement Japonais, la radioactivité autour de la centrale de Fukushima Daiichi aurait diminué de presque un quart au cours des 7 derniers mois, plus vite que la décroissance naturelle des isotopes.
    Mais écoutons donc les explications d'Arnie Gundersen sur les moyens classiquement mis en oeuvre pour parvenir à ce genre de résultats.
    Puis allons voir sur le terrain, dans les zones contaminées, ce que des citoyens bénévoles mesurent dans des zones ouvertes fréquentées par tous.

    Partie 1/2 : http://youtu.be/nZHK-zC-ibQ
    Partie 2/2 : http://youtu.be/8CXhrPFAoQw

    Ces deux vidéos montrent qu'il est nécessaire que les citoyen-nes s'organisent eux-même pour contrôler la radioactivité par leurs propres mesures et assurent leur radioprotection eux-mêmes.
    Les États, démocratiques ou non, ainsi que leurs corps intermédiaires qui les constituent vous diront toujours que tout va bien ....



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  • La situation au Japon

      N'attendez pas des informations fiables venant des grands médias officiels. Leur silence étourdissant est depuis longtemps synonyme de la désinformation imposée par la secte nucléaire.

    Kolin Kobayashi, journaliste japonais indépendant, évoque la situation technique des réacteurs de Fukushima, les conséquences sanitaires de la radioactivité rejetée depuis le début de la catastrophe de Fukushima, la banalisation annoncée de ces conséquences (implantation du programme ETHOS) et la réponse du gouvernement japonais : http://www.youtube.com/watch?v=Knr2Uvem1sU&list=PL539E6BFB01244F14&index=1&feature=plpp_video

    Pour se faire une idée plus précise, un éclairage édifiant du programme Ethos sur le site de l'observatoire du nucléaire, ici :
    http://observ.nucleaire.free.fr/La%20malbouffe%20radioactive.pdf

    Un autre point de vue concordant venant du Professeur Michel Fernex, professeur émérite de la faculté de médecine de l’université de Bâlehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Fernex

    Michel Fernex :
    http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=2_oKtjnh52c&feature=endscreen

    Gaulois.


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  •  Résistance au Japon

    La résistance contre le nucléaire au Japon ne faiblit pas. C'est une lutte exemplaire contre la secte nucléocrate criminelle. Puisse les nations du monde entrer aussi en véritable résistance contre cette technologie qui inspire la peur et provoque la mort.
    Gaulois.

    Tous ensemble ... On lâche rien

    Article de Netoyens : http://bit.ly/UPGsvM

    Les autorités japonaises pensaient certainement avoir fait le nécessaire pour calmer les manifestants, toujours plus nombreux, en leur donnant à gober de beaux discours sur une sortie du nucléaire dans 18 à 30 ans. Mais il n’en est rien, comme nous le donnent à voir nos amis de Nagano :
    Aujourd’hui, après une semaine de “retour en force du lobby pronucléaire au Japon”, j’avais un peu le coeur lourd avant la manif du vendredi…
    Et pourtant, quelle énergie j’ai reçue de la part de tous les participants !


    La manif de Nagano a peut-être la caractéristique d’avoir une “colonne vertébrale” très forte : c’est la famille de Konno Akemi, réfugiée de Namie (8km de la centrale), qui nous donne du courage chaque semaine par ses discours sur la réalité à Fukushima. Et, du coup, entre les discours, nous scandons des slogans très concrets et très “politiques” en même temps. Politique dans le sens originel : celui de la cite grecque. Cette place de la gare avec la statue de la princesse bouddhique Noze est devenue, chaque vendredi, une véritable agora, un véritable lieu de rencontre démocratique, de plus en plus connu et apprécié, semble-t-il. Cette princesse de Bronze est un peu notre Statue de la Liberté du peuplLa manif de Nagano a peut-être la caractéristique d’avoir une “colonne vertébrale” très forte : c’est la famille de Konno Akemi, réfugiée de Namie (8km de la centrale), qui nous donne du courage chaque semaine par ses discours sur la réalité à Fukushima. Et, du coup, entre les discours, nous scandons des slogans très concrets et très “politiques” en même temps. Politique dans le sens originel : celui de la cite grecque. Cette place de la gare avec la statue de la princesse bouddhique Noze est devenue, chaque vendredi, une véritable agora, un véritable lieu de rencontre démocratique, de plus en pe de Nagano…

    En Grèce antique comme partout, tout commence par une “agora”, par un lieu de communion d’hommes de bonne volonté qui s’élargit peu a peu…
    Merci a tous de m’avoir rendu un peu d’espoir.
    Bien entendu, le nucléaire est une question éminemment politique et menace la démocratie. Il n’en est de meilleure illustration que la situation au Japon. Ainsi que l’omerta sur l’information et les barrages à une expression démocratique, à des choix démocratiques sur le sujet partout où lesdécisionnaires (politiques et « experts » acoquinés aux intérêts économiques et/ou financiers correspondants) se refusent à ouvrir véritablement le débat. Comme si les citoyens étaient vraiment trop bêtes pour réfléchir posément sur un sujet grave et remettant potentiellement en cause le “confort moderne” qui va avec l’adoration de la techno science.
    Mais nous ne faiblirons pas et nous serons toujours plus nombreux, même si les nucléocrates réussissent ici ou là à nous faire taire. Momentanément. Ou définitivement, en allant vers la fin de l’espèce. En effet, quelles solutions nous proposent tous nos éminents intégristes du nucléaire et des OGMs (entre autres) pour que l’espèce survive en bon état aux dommages de la radioactivité et du vivant manipulé dans notre alimentation ? RIEN. LE NÉANT, sinon de la communication à grands frais, sur fonds privés ou publics.
    Nous ne sommes et ne serons pas dupes.

     

    Pour une interdiction totale du nucléaire


    Professeur  Mitsuehi Murata 20.09.12


    Vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YS-S1coqKy0 Sous-titré en français.
    Plaidoyer pour une interdiction totale d'utilisation de l'énergie nucléaire par le pr. Mitsuhei Murata

    Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse, professeur émérite à l'Université Tokaigakuen s'adresse aux participants de la scéance d'information de la Coalition contre le Nucléaire du 20 Septembre 2012, organisée par le Bureau du membre du Congrès Dennis Kucinich.

    Sources :

    Vidéos et descriptifs originaux de LoveLifeNoNukes et MsMilkytheclown1

    http://youtu.be/NicSZgWJZlI
    http://www.youtube.com/watch?v=qYOoHfEUmAY

    La transcription complète du discours en Anglais est disponible ici:
    https://docs.google.com/open?id=0B-X7iEMggN9UZjBkM0s5YXh6a WsAssociation Internationale des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (IPPNW)
    http://www.ippnw.org/ (En)
    http://amfpgn.org/site/ (Fr)


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  • La secte nucléaire


    Parler de « village nucléaire » est un euphémisme. En effet, « Secte nucléaire » serait plus directe et aiderait sans nul doute à mieux comprendre le fonctionnement des promoteurs du nucléaire.
    Faut-il le rappeler, l'AIEA ( Agence Internationale à l'Energie Atomique ) existe depuis 1957. C'était à l'origine une proposition de Eisenhower, président des Etats-Unis en 1953.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_internationale_de_l%27%C3%A9nergie_atomique
    En réalité, l'AIEA a été mise en place et confortée par les cinq premières puissances atomiques. Ceux-là même qui ont développé l'arme nucléaire. D'abord les États-Unis durant la première moitié des années 1940 dans le cadre du Projet Manhattan et dont on connaît l'ignoble aboutissement sur le Japon en août 1945. Dans les deux décennies qui suivent, c'est au tour de l'Union soviétique (1949), le Royaume-Uni (1952), la France (1960), la Chine (1964). Ces cinq puissances atomiques sont membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU à travers l'AIEA. Les 148 autres pays membres de l'AIEA n'ont en fait aucun réel pouvoir, face aux cinq grands qui composent la secte et qui sont finalement les maîtres du monde.
    En théorie, l'AIEA fait la promotion du nucléaire civil, dit pour la paix. Elle surveille et limite la prolifération du nucléaire militaire, dans le cadre pompeux du TNP ( Traité de Non Prolifération ). Elle oublie juste de préciser que la prolifération des cinq grands ne la gêne pas du tout, bien au contraire. Elle se pose en donneur de leçons du genre : « Faites ce que l'on vous dit, mais pas ce que l'on fait » Comme par exemple le double bombardement Du Japon en 1945.
    Le texte qui suit est très révélateur. 


    Gaulois.   


    Dimanche 23 septembre 2012
    Une « commission d’investigation » sur Fukushima téléguidée par le village nucléaire

    http://fukushima.over-blog.fr/article-une-commission-d-investigation-sur-fukushima-teleguidee-par-le-village-nucleaire-110436057.html

      Dans l’article qui suit, Jean-Marc Royer met en lumière la stratégie du village nucléaire international qui, pour semer la confusion, a créé une « commission d’investigation » dont le but est de contrecarrer les conclusions impartiales de la commission indépendante nommée par la Diète. Mais qu’appelle-t-on au juste « le village nucléaire international » ? C’est l’ensemble des structures publiques ou privées qui ont un intérêt commun au développement de l’utilisation de l’énergie nucléaire. On distingue son contour dans la conclusion d’un communiqué de presse de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire (AEN) du 10 juin 2011 : « Les autorités réglementaires des pays membres du G8, de l’AEN et des pays associés ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble à l’échelle internationale. Elles sont persuadées que, malgré son caractère dramatique, la situation [à Fukushima] permettra à terme de renforcer la sûreté nucléaire internationalement. La conférence ministérielle de l’AIEA qui se tiendra fin juin, est la prochaine étape importante d’un ensemble d’actions qui améliorera la sûreté nucléaire au niveau mondial ». On y retrouve donc les pays du G8, les 34 pays membres de l’OCDE et les états associés, à savoir l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Inde, la Roumanie et l’Ukraine. D’autres pays en font également partie par l’intermédiaire de l’Association mondiale des exploitants nucléaires (World Association of Nuclear Operators, WANO), citée également dans le même communiqué. C’est donc une sorte de gouvernance économique mondiale où tous les états concernés font allégeance à l’AIEA (dont l’objectif est le développement de l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le monde, cf. l’article 3 de ses statuts), par l’intermédiaire de conférences ministérielles. Tous les membres du village nucléaire ont la même religion : ils croient au progrès de la sécurité nucléaire, tout en acceptant qu’il y ait régulièrement des accidents. Cette gouvernance atomique supranationale n’est pas issue de processus démocratiques. Et les états qui ne font pas partie du village ‒ soit les deux tiers des pays de la planète ‒ n’ont évidemment pas leur mot à dire, malgré les pollutions radioactives transfrontalières passées et promises.
     
    -oOo-
     
    FUKUSHIMA :
     
    Une « commission d’investigation » téléguidée par le village nucléaire
     
    à ne pas confondre avec la commission indépendante officiellement investie par la Diète japonaise
     
    par Jean-Marc Royer  

    La nomination discrète (et discrétionnaire) d’une « commission d’investigation » sur l’accident de Fukushima (Investigation Committee on the Accident at Fukushima Nuclear Power Stations of Tokyo Electric Power Company) est une créature du village nucléaire international qui ne doit pas être confondue avec celle qui a été mise en place par la Diète japonaise, la Nuclear Accident Independent Investigation Commission (NAIIC) et qui elle, est réellement indépendante et dont nous avons commencé à traduire le premier rapport.
     
    Examinons de plus près cette « commission d’investigation ».
     
    1) Le compte-rendu de sa première réunion du 7 juin 2011 stipule que : « The committee will prepare an interim report by the end of the present year and submit the final report sometime after the accident has been settled ». C’est à dire que trois mois après le début de la catastrophe, cette commission n’avait aucun doute sur le fait que LA CHOSE serait très bientôt jugulée et que le rapport final serait aussitôt produit [1]. L’arrogance propre à la toute puissance montre ici le bout de son nez, comme le note la NAIIC dans son rapport page 21 : « Dans l'ensemble, la Commission a rencontré une ignorance et une arrogance impardonnables chez toute personne ou tout organisme s'occupant de l'énergie nucléaire. Nous avons rencontré du mépris pour les évolutions internationales et la sécurité publique. Nous avons trouvé un fonctionnement routinier basé sur les procédures et les pratiques conventionnelles antérieures, la priorité étant d’éviter de faire courir des risques à l'organisation. Nous avons trouvé un état d'esprit donnant la priorité aux intérêts de l’organisation, et ceci au détriment du public. » Tout cela est à comparer avec la présentation que cette dernière fait de ses objectifs de travail.
     
    2) Elle a été nommée dans le secret du cabinet du premier ministre sans qu’aucun document officiel n’ait été émis ni contresigné, contrairement à la promulgation de la NAIIC. N’est publiquement disponible qu’un « compte-rendu » de la séance, si elle a réellement eût lieu, dont le rédacteur n’est même pas nommé. Sur les quatorze rencontres de cette commission, ne sont disponibles que trois comptes-rendus, les autres réunions faisant l’objet d’une « relation de presse » en trois pages. A comparer là aussi avec le travail de la NAIIC.
     
    3) Alors que la commission nommée par la diète japonaise commence par nommer ses membres, donner leurs CV et reproduire leurs signatures, cette soit disant « commission d’investigation » expurge le CV d’au moins un de ses membres, M. Yukio Takasu, libellé comme suit et omettant sa dernière qualité (en rouge) que nous avons retrouvée sur la page du secrétariat de l’ONU : « Permanent Representative of Japan to the International Organizations in Vienna, including the International Atomic Energy Agency (IAEA) », ce qui revient à cacher son appartenance à l’AEIA.
     
    Parmi les « international advisory experts », on retrouve des noms connus dans le gotha nucléaire :
     
    - Dr. Richard A. Meserve President of the Carnegie Institution for Science. Meserve a été le président de la Nuclear Regulatory Commission états-unienne de 1999 à 2003. Il a récemment été décoré par l’industrie nucléaire d’un award (Carnegie’s Richard Meserve Awarded Nuclear Industry Leadership Prize) et ses déclarations, à cette occasion, valent leur pesant de cacahuètes et sont lisibles sur le site Carnegie Institution for Science.
     
    - Prof. Chang Soon Heung Professor at Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST), President of the Korean Nuclear Society. No comment …
     
    - Mr. Chai, Guohan Chief Engineer, Nuclear and Radiation Safety Center, Ministry of Environmental Protection of People’s Republic of China. Un pays connu pour ses préoccupations écologiques et la grande transparence de ses décisions administratives … Tous ces « experts » sont évidemment mouillés jusqu’au cou dans la promotion du nucléaire.

                            Et quelqu’un qui, malgré son masque et son bonnet, est facilement reconnaissable :
     
    Vous voyez de qui nous voulons parler ?

                                       Et maintenant, dans une pose debout, avec un air qui lui est si familier ?

    Bon, pour ceux qui ne font pas partie de son premier cercle, voici son profil gauche légendaire, mais ici son front est plissé, comme s’il ressentait une préoccupation dont nous ne connaîtrons, malheureusement, jamais le contenu. Dénouons le suspens, il s’agit de … son nom est écrit sur sa combi : André-Claude Lacoste himself, président de l’ASN, qui est un grand cachotier, puisqu’il n’en a soufflé mot à la conférence de presse. Cela aurait été l’occasion de nous dire s’il avait fait bon voyage, de nous parler de l’accueil qu’il reçut, des conditions de son séjour, de la qualité des sushis, voire des fruits de mer locaux, et accessoirement, de ce à quoi il pensait si fort à Fukushima en ce 23 février 2012, à l’heure du déjeuner.
    Juste à droite le Coréen Chang Soon Heung, président de la Korean Nuclear Society et derrière, le fameux Meserve états-unien.
    Sources : http://icanps.go.jp/eng/meetings/ et http://icanps.go.jp/eng/120223SisattuShashinEng.pdf
     
    4) Cette « commission d’investigation » ne manque pas de faire de la publicité pour :
    - l’AEIA (« In response to the accident, the IAEA sent an investigation team to Japan in May 2011 and convened a ministerial conference on nuclear safety in June 2011 »),
    - un rapport de l’ONU (« The United Nations have also compiled a report on the accident ») dont la commission indépendante nommée par la diète nous explique l’origine de troisième main (c’est un rapport de Tepco repris par le gouvernement et transmis à l’ONU),
    - une conférence (and convened a summit conference on nuclear safety in September 2011) qui a indigné nombre de japonais par sa grossière orientation pro-nucléaire.
     
    5) Nous avons parcouru ce texte. Il est intentionnellement volumineux de manière à dissuader son étude critique dans le détail tout en donnant une impression de sérieux par sa taille. Il est parsemé de confusions sciemment entretenues (i). Il reporte les responsabilités sur une connaissance scientifique insuffisante (ii). Il émet des recommandations tellement générales qu’elles ne peuvent en aucun cas être contraignantes pour les exploitants (iii).
    - i  The then-available accident preventive measures and disaster preparedness of TEPCO and the Nuclear Industry and Safety Agency (“NISA”) were insufficient against tsunami and severe accidents; (page 2)
    - ii  Scientific knowledge of earthquakes is not sufficient yet. (page 3)
    - iii  The above types of measures should not be left up to the local municipal governments, but need in addition to involve the active participation of the prefectural and national governments […] (page 14).
     
    6) Comme par hasard, les dates de publication des rapports « intérimaires et finaux » de cette « commission d’investigation » ont été calées sur celles de la commission indépendante (NAIIC) de manière à semer le trouble dans le milieu médiatique, une pratique bien rôdée maintenant.
    Jean-Marc Royer, septembre 2012
     
    [1] Rappelons que pendant dix semaines, ils ont caché au peuple japonais et à l’opinion publique internationale ce qu’ils savaient dès les premiers jours, à savoir la fonte des cœurs des réacteurs.
     
    Source des photos de cet article : http://icanps.go.jp/eng/120223SisattuShashinEng.pdf
     
     


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  • Plus jamais d'énergie nucléaire.

    De plus en plus de voix s'élèvent contre le nucléaire. Le Japon crie sa révolte. 

    Combien faudra-t-il encore de catastrophes, avant que la gouvernance nucléocrate écoute la voix des peuples ?

    Gaulois.

    SOLIDARITE AVEC LA REVOLUTION DES HORTENSIAS

     Non au redémarrage du nucléaire au Japon - Arrêt Immédiat partout ailleurs  !
     
    En solidarité avec ceux qui au Japon se révoltent contre le redémarrage des réacteurs et prévoient un week-end de mobilisation les 13 et 14 octobre, pour tous ceux qui résistent à l’ordre nucléaire et demandent l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif de cette industrie :
     
    Rassemblement le samedi 13 octobre 2012 à 15h,
    devant l’ambassade du Japon,
    7 avenue Hoche, 75008 Paris

     Au mépris des conséquences dramatiques et permanentes de la catastrophe de Fukushima toujours en cours, le gouvernement japonais persiste à promouvoir un mix énergétique incluant le nucléaire au moins jusqu’en 2030, et a donné son accord pour le redémarrage de deux réacteurs de la centrale de Ohi.
     
    Depuis des mois, toutes les semaines, les Japonais se mobilisent. Le mouvement, maintenant connu sous le nom de Révolution des Hortensias, s’intensifie et ce 29 juillet 2012 c’est environ 200.000 personnes qui se sont rassemblées à Tokyo pour s’insurger contre cette décision et demander l’arrêt définitif du nucléaire.

    Vivre avec un dosimètre autour du cou, soupçonner la nourriture et finalement se résoudre à l’ingérer quand même, ne pas boire l’eau du robinet sans peur, éviter de circuler sous la pluie porteuse de particules radioactives, ne plus pouvoir emmener les enfants jouer dehors, tout cela est insupportable, inacceptable.
     
    Au Japon, comme en ex-URSS, et dans toutes les zones contaminées, le plus banal des actes quotidiens devrait dorénavant et pour toujours être soumis au contrôle de la radioactivité, ou pire, sera laissé à l’auto-contrôle permanent qui transfère la responsabilité des conséquences du crime à celui qui n’a d’autre choix que de les subir.
     
    Pour les Japonais qui se révoltent contre le nucléaire et pour nous tous qui refusons d’être les victimes de la prochaine catastrophe,  le mot « vie » a encore un sens.
     
    NI SILENCE, NI OUBLI, NI RESIGNATION !
    Soyons nombreux : des bougies, des percussions, des hortensias... pas de logos…
     
     http://erreurhumaine.wordpress.com  -   solidaritefukushimaparis@yahoo.fr
     
    https://www.facebook.com/humaine.erreur
     
       * Nous sommes des individus indépendants qui souhaitons agir en solidarité avec les antinucléaires japonais et en écho à leurs 
actions. 
Notre premier rassemblement, le 10 mars 2012 à Paris, répondait à 
l'appel du groupe japonais Frying Dutchman « Human Error : One 
Milllion Person Parade » http://fryingdutchman.jp/eng.php

     Affiche :

     
     

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       http://www.netoyens.info/index.php/contrib/24/03/2012/en-campagne-apres-fukushima-l-arret-immediat-du-nucleaire

    La situation au Japon, un an après le début de la catastrophe de Fukushima, est effroyable : contamination des sols, de l’eau, des aliments, dérisoire pseudo-décontamination « artisanale », des dizaine de milliers de personnes déplacées, d’autres maintenues dans les zones contaminées dans l’ignorance des dangers encourus. L’état exact des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi, est à ce jour inconnu, malgré les propos « rassurants » du gouvernement japonais, de TEPCO et des médias.
    De plus en plus nombreuses sont les voix qui s’élèvent au Japon et ailleurs dans le monde pour l’arrêt immédiat du nucléaire et le non redémarrage des réacteurs déjà arrêtés (52 sur 54 à ce jour, avec une prévision de zéro réacteur en service en avril 2012).
    Les femmes de Fukushima se sont mobilisées pour demander l’évacuation hors des zones les plus contaminées, des nourrissons, des enfants et des femmes enceintes, plus particulièrement vulnérables aux effets des radiations. Elles ne peuvent se résigner à ce que la seule mesure de « protection » soit le port d’un dosimètre pour leurs 35 000 enfants.
    L’un des cris de révolte les plus spectaculaires, fut, en août 2011, celui du groupe de musiciens japonais, les Frying Dutchman (http://fryingdutchman.jp) qui publiait sur internet la vidéo de leur chanson « Human Error ». Un an après le début de la catastrophe de Fukushima, ils ont décidé d’organiser, les 10 et 11 mars derniers, une initiative mondiale « Human Error : One million Person Parade ».  [ erreurhumaine@wordpress.com ]
    C’est en solidarité avec leur message que nous exprimerons à l’avenir notre détermination :
    « Pour l’instant, ces menteurs, […] ne pensent pas à la population japonaise. Ils essaient désespérément d’imaginer des excuses pour éviter de prendre la responsabilité de ce qu’ils ont fait. C’est leur boulot. Marrant, n’est-ce pas ? Ce sont des erreurs humaines ! [….] Le monde entier regarde. L’univers entier regarde ! […] Les compagnies d’électricité, l’Agence de Sécurité Nucléaire et Industrielle, les bureaucrates, les politiciens, banquiers, dirigeants d’entreprises, les médias de masse, et les scientifiques du gouvernement courent tous après l’argent comme des personnages dans une comédie. Mais c’est trop pénible à regarder encore ! Rester apathiques et crédules ne fera que nous conduire à la destruction ! […] Très bien, maintenant levez-vous et faite entendre votre voix !
    PLUS JAMAIS D’ENERGIE NUCLÉAIRE ! PLUS JAMAIS D’ENERGIE NUCLÉAIRE ! PLUS JAMAIS D’ENERGIE NUCLÉAIRE ! FERMEZ TOUTES LES CENTRALES NUCLÉAIRES ! Éliminez l’énergie nucléaire maintenant ! »

     


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