• Après Fukushima, ou le déni de désastre

    La naïveté généralisée a de quoi nous faire frémir. Attendre une aide de l'ONU ? Cette organisation n'a-t-elle pas été fondée par les impérialistes que sont les États-Unis et le Royaume-Uni.   

    http://www.herodote.net/26_juin_1945-evenement-19450626.php
    La principale composante de cette organisation étant le conseil de sécurité dont les cinq membres permanents ( USA, Russie, Chine, Royaume-uni et France ) font la pluie et le beau temps sur la planète. C'est l'ordre mondial ou plus précisément la gouvernance mondiale.
    Pour qui l'ignorerait encore, l'AIEA ( Agence Internationale à l’Énergie Atomique ) fait partie du conseil de sécurité et a une influence certaine au sein de l'ONU. Alors, demander une aide à cette dernière, après une catastrophe nucléaire est illusoire et équivaut à un coup de bâton dans l'eau.
    N'oublions pas que l'AIEA fait la promotion du nucléaire en principe civil et pacifique dans le monde. Elle ne va donc pas répondre à des sollicitations venant du Japon et comme ce fut le cas pour Tchernobyl. Ce serait désavouer une technologie dont l'ONU fait la promotion à travers son pendant principal qu'est l'AIEA. N'avons-nous pas affaire aux champions du déni de catastrophes et de désastres ?
    Bien entendu, il ne s'agit pas de remettre en cause les termes de cette lettre qui reflètent la triste réalité, mais il est plus que probable que Mari Takenouchi se berce d'illusions à attendre une réponse à ses questions en direction de l'ONU. Puisqu'il s'agit d'une lettre ouverte, faisons en sorte qu'elle circule pour au moins informer les populations.

    A consulter aussi l'excellent blog exclusivement consacré à la catastrophe de Fukushima :
    http://fukushima.over-blog.fr/fukushima-provocation-de-l%E2%80%99onu-et-des-m%C3%A9dias
    Gaulois.

    http://www.lecourrier.ch/node/110580
    15 juin 2013
    Ivo Rens, professeur honoraire à l’Université de Genève, relaie l’appel d’une journaliste japonaise adressé à l’ONU, qui témoigne des carences des autorités nippones dans la gestion de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
     
    Dans une longue lettre ouverte aux Nations Unies datée de février dernier, Mari Takenouchi, journaliste, mère d’un garçonnet de trois ans, lance un appel désespéré au monde devant la gestion catastrophique de la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daïchi par le Gouvernement japonais assisté par l’Agence atomique de Vienne (AIEA), la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) et les autres promoteurs internationaux de l’électronucléaire.
    Les élections de décembre 2012 consacrèrent la victoire écrasante du Parti libéral démocrate – tel est son nom sinon son programme – et de son leader, le Premier ministre Shinzo Abe dont les décisions relatives à la radioprotection et au nucléaire en général procèdent d’un déni de désastre à l’instar de ce que firent ses prédécesseurs après Hiroshima et Nagasaki en 1945 et dans les années qui suivirent.
    Attestent ce déni de désastre la minimisation incantatoire du risque radiologique par le gouvernement, la jonglerie officielle des doses acceptables en millisieverts, la prise en compte des conséquences médicales de l’irradiation mais non de la contamination alimentaire, la non-évacuation des femmes enceintes et des jeunes enfants de régions fortement contaminées... La décision de brûler systématiquement les décombres de Fukushima issus du tsunami procède du même principe; elle a eu pour résultat de propager les cendres radioactives bien au delà des zones initialement contaminées.
    Parmi les acteurs nouveaux de la gestion de la catastrophe apparus sur la scène japonaise figure l’association ETHOS- Fukushima, suscitée par M. Jacques Lochard, économiste, président d’une association française sans but lucratif, le Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN), émanation d’Electricité de France (EDF), de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et d’Areva. Ce personnage, qui est aussi un membre influent de la CIPR susmentionnée, avait également suscité ETHOS-Belarus après l’accident de Tchernobyl, association qui en avait systématiquement minimisé les conséquences médicales. En novembre 2012, il organisa notamment un séminaire à Fukushima et la localité voisine de Daté portant sur le «rétablissement de la vie dans les régions ‘influencées’ par l’accident nucléaire». Le mot «influencé» en lieu et place de «pollué» ou «contaminé» comporte une connotation psychologique qui, pour les nucléocrates, a fait ses preuves après Tchernobyl.
    Mari Takenouchi dénonce la complaisance ou la docilité de la presse et singulièrement de la radio et la télévision NHK dominante à l’égard du pouvoir politique. Nombre de Japonais, dit-elle, estiment que les commentaires fallacieux de NHK sur l’accident nucléaire et ses suites médicales s’apparentent aux communiqués victorieux de l’Armée impériale en 1945. Elle relate ses propres déboires avec des journalistes de NHK qui déclinèrent successivement de rendre compte des informations qu’elle leur offrait. Leurs carences sont à l’origine de la sous-information des citoyens japonais en ce qui concerne le nucléaire civil et militaire.
    Qui sait que l’accident de Fukushima a relâché dans l’environnement 85 fois la quantité de césium radioactif dégagé par Tchernobyl? Telle est du moins l’affirmation de Robert Alvarez, un expert américain, ancien haut fonctionnaire au Département de l’énergie des Etats-Unis.
    Qui sait que l’actuel gouvernement japonais est favorable au redémarrage du surgénérateur de Monju, victime de plusieurs pannes et situé à proximité d’une faille tectonique, mais pouvant fournir du plutonium militaire?
    Qui sait que, en tout cas depuis 2002, le Premier ministre japonais actuel, M. Shinzo Abe se déclare favorable à ce que le Japon se dote d’armes nucléaires ?
    Mari Takenouchi conclut sa lettre ouverte par cinq requêtes aux Nations Unies qui, nonobstant leur irréalisme politique, témoignent de la détresse dans laquelle se trouvent les Japonais qui, comme elle, sont conscients de l’impasse où se trouve leur pays. Elle demande que les Nations Unies interviennent:
    1. pour permettre l’installation dans d’autres pays des populations vivant dans les régions contaminées du Japon, en donnant la priorité aux enfants et aux couples susceptibles de procréer;
    2. pour mettre un terme immédiatement à la dispersion par le Japon de radioéléments dans l’environnement, notamment au moyen de la combustion des décombres du tsunami;
    3. pour arrêter le réacteur d’Ohi, situé sur une faille géologique, et mettre sur pied une équipe de scientifiques de renommée internationale en matière de géologie, de technologie nucléaire, etc., qui contrôlerait Fukushima et veillerait à ce que l’entreposage des combustibles usagés soit à l’abri des tremblements de terre;
    4. pour prononcer la responsabilité financière des entreprises nucléaires pour les dommages causés par elles;
    5.pour poursuivre les responsables directs des dommages radioactifs civils et militaires et pour faire en sorte que les responsables de leur camouflage soient traduits devant une Cour pénale internationale.



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  • Actualité Fukushima

        Comme toujours et plus particulièrement en terme de nucléaire, il y a cette effroyable réalité omniprésente que doivent vivre les victimes de Fukushima, malgré toutes les tentatives de désinformation des autorités....Japonaises et internationales.

      Pour info, 2 articles à consulter et relayer.

    1) - Intervention du Dr Hisako Sakiyama, sans concession, au Symposium de New-York en mars 2011 et mis en ligne par kna-blog

       Dans la vidéo de son intervention lors du Symposium de New York de Mars 2013,  Mme Hisako Sakiyama mentionne les découvertes de la commission d'enquête indépendante sur l'accident de Fukushima, elle expose la volonté délibérée du gouvernement Japonais et des membre du "village nucléaire" de masquer et minimiser les risques de cette industrie, en créant un mythe du nucléaire sûr, non seulement par les mass médias, mais aussi par le système éducatif  pratiqué dans les écoles du pays....
    lien pour l'écouter, consulter ou télécharger la transcription de son discours en anglais, français et allemand:
    http://kna-blog.blogspot.fr/2013/06/ce-qui-est-devenu-clair-avec-lenquete.html

    2) - article de Pierre Fetet : Du césium pour le Président de la République ?
    http://fukushima.over-blog.fr/du-c%C3%A9sium-pour-les-repas-du-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique

    avec la mise en ligne d'une vidéo sous-titrée en français où 6 femmes japonaises témoignent, sans concession  : Women of Fukushima : lien direct pour visionner le film : http://vimeo.com/53826551#

    Gaulois.


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  • Témoignage 22/05/2013 à 12h49
    Fukushima : « Notre vie, désormais, c’est de creuser notre tombe »
    http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/05/22/fukushima-vie-desormais-cest-creuser-tombe-242483

    A Tchernobyl, la catastrophe continue !  A Fukushima, elle commence à peine !
    Et pour aller plus loin,
     
    Sur Rue89
    « Récits de Fukushima » : huit petits films, témoignages poignants
    Sur Rue89
    A Fukushima, une contamination « à durée indéterminée »
    Sur Rue89
    Après Fukushima, vers « la fin du développement nucléaire »
    Sur nouvelobs.com
    Fukushima: réouverture de la zone interdite
    Gaulois.

    Les autorités vont rouvrir discrètement la zone interdite entourant la centrale nucléaire. Les réfugiés pourront retrouver leur domicile, à leurs risques et périls.

                        Madamr Kowata devant son logement provisoire à Aizu Wakamatsu (Thierry Ribault)

    Au lendemain de l’accident de Fukushima, le 12 mars 2011, les 11 500 habitants d’Okuma sont évacués. Comme les 65 000 habitants des huit autres communes situées à moins de vingt kilomètres de la centrale.
    Accueillis en premier lieu dans des gymnases et des abris de fortune – ces réfugiés ayant été, pour nombre d’entre eux, contaminés –, ils sont ensuite relogés dans des lotissements publics de logements dits « provisoires  ».
    Et puis le provisoire est devenu permanent. Aujourd’hui, après leur avoir versé une indemnité forfaitaire, les autorités départementales exigent des réfugiés qu’ils remboursent les sommes versées, afin de les redistribuer sous forme d’allocations mensuelles pour une période non définie.
    Et parce qu’il faut bien susciter la reprise économique de la région, les autorités ont aussi décidé de rouvrir intégralement la zone de vingt kilomètres évacuée après l’accident.
    Selon le nouveau découpage, en place dès le 28 mai, il n’y aura donc plus :
    la zone interdite : celle qui regroupe les villages situés à moins de dix kilomètres de la centrale où on ne se rend que de temps en temps avec combinaisons et masques ;
    et le reste de la zone évacuée.
    Mais plutôt :
    la « zone de retour indéterminé » dans laquelle les allers-retours en journée sont autorisés sur des durées courtes et contrôlées, sans date prévue d’accès libre. La contamination y est supérieure à 50 millisieverts par an et il n’y a aucun espoir d’ici cinq ans de retrouver le seuil de radioactivité de 20 millisieverts par an – seuil autorisant le « retour à la vie normale » et malgré tout vingt fois supérieur au seuil d’inadmissibilité recommandé par la CIPR (Commission internationale de protection radiologique) ;
    et la « zone de préparation à l’annulation de la directive d’évacuation » où un « retour à la normale dans les deux ans est prévu ». Les réfugiés pourront y vaquer à leurs activités professionnelles et y effectuer librement des allers-retours. Puis, lorsque le taux de radioactivité situé entre 20 et 50 millisieverts par an sera ramené à moins de 20 millisieverts par an, y résider sans contrainte.
    Repeupler pour relancer l’économie
    A priori, peu de différence entre l’ancien et le nouveau découpage du territoire. A ceci près que dans le nouveau, la zone interdite et dangereuse est beaucoup plus petite que dans l’ancien. Une façon comme une autre de donner un sentiment d’apaisement et de liberté de mouvement retrouvée, tout en repeuplant les alentours de la centrale de Fukushima Daïchi, employeur prometteur.
    Quand les autorités ont annoncé à monsieur et madame Kowata et aux autres réfugiés d’Okuma qu’ils pourraient bientôt aller et venir comme avant, ils se sont tournés vers la justice.
    Ils ont intenté un procès au maire d’Okuma, située à cinq kilomètres de la centrale : inhabitable au vu des taux de contamination constatés, leur quartier, comme la ville, doit faire partie de la « zone de retour indéterminé », et pas de celle où chacun peut vaquer à ses occupations comme si de rien n’était.
    Le petit groupe de réfugiés a eu gain de cause, et faute d’autre chose, vit toujours dans un des lotissements « provisoires ». Il se situe à Aizu Wakamatsu, à une centaine de kilomètres de la centrale nucléaire.
    En compagnie d’autres personnes, âgées pour la plupart de plus de 70 ans, ils évoquent leurs conditions de vie.
    « Nous n’y arrivons pas »
    « Cela fait deux ans que nous vivons ici. Chaque jour, nous nous demandons comment nous allons faire. Nous avions des projets pour nous en sortir, mais rien n’a pu aboutir. »

                                Une artère du lotissement provisoire d’Aizu Wakamatsu (Thierry Ribault)

    « Nous ne pouvons pas reconstruire. Il faudrait que nos enfants nous accueillent chez eux. Tout ceci est difficile à vivre.
    Ceux d’entre nous qui pouvaient encore travailler n’ont plus de travail. Avant, nous cultivions nos propres légumes. Nous cultivions nos champs et nous mangions notre riz. Désormais, nous devons tout acheter. Notre vie est devenue beaucoup plus onéreuse. Si le problème de l’indemnisation n’est pas réglé rapidement, comment allons-nous nous sortir de cette situation ?
    Sans argent, comment faire avec les jeunes enfants, pour ceux qui en ont ? Avec 100 000 yens [750 euros] par mois et par personne nous arrivons tout juste à manger. Pourtant on nous insulte parce que nous percevons ces 100 000 yens, alors qu’avec cette somme il nous faut payer l’électricité, l’eau et le reste. Nous n’y arrivons pas.
    Nous sommes des “ victimes ”, perçues en tant que “ réfugiés ” et, par conséquent, rejetés. Afin de ne pas subir de discriminations, nous sommes obligés de faire changer les numéros sur les plaques d’immatriculation de nos véhicules. »
    « Même les corbeaux sont partis »
    « Quand nous revenons chez nous, à Okuma, nous retrouvons une réalité qui nous semble de plus en plus éloignée de nous. Bien que ce soit notre maison, nous avons l’impression de rentrer chez quelqu’un d’autre.
    Les voleurs pénètrent dans les maisons. A l’intérieur, ils mangent, sortent les futons et dorment. Ils sont chez eux. Ils renversent les autels des défunts. Sans doute cherchent-ils de l’argent. On retrouve leurs traces de pas au sol. »

    Monsieur et madame Kowata, nettoient leur maison à Okuma, avec masques et combinaisons (Thierry Ribault)

    « L’autre jour, un groupe de quatre ou cinq personnes vidaient l’essence des véhicules. Ils cassent les voitures et tout ce qu’il y a dedans. Ils volent les télévisions. C’est insensé de penser que nous avons fui et que, derrière nous, les voleurs sont entrés pour tout prendre !
    Nos maisons sont envahies par les mauvaises herbes. Les rats et les souris courent partout. Les civettes dévorent tout. Il y a des sangliers. Les hirondelles, les moineaux et les corbeaux ont disparu, parce que les poubelles des habitants ne les nourrissent plus. Les saumons, dans les rivières, ont le ventre en l’air. »
    « Les chiens savent »
    « Si l’administration n’avance pas plus rapidement dans la reconstruction de logements, nous ne pourrons jamais sortir de là où nous sommes. C’est comme avec la décontamination.
    Le département devrait nous demander ce que nous souhaitons, sinon ils feront n’importe quoi. Ils veulent nous confiner dans des logements collectifs de cinq étages ! »

                          Scène de vie dans un lotissement de logements « provisoires » (Thierry Ribault)

    « C’était le même problème après le tremblement de terre de Kobe. Les gens ont été relogés dans des cages à lapins de cinq ou six étages. Ils se sont sentis tellement seuls que beaucoup en sont morts. Nous sommes allés visiter des logements publics dans lesquels il est interdit d’avoir des animaux domestiques. Au moins dans les logements provisoires, nous pouvons avoir des chiens et des chats. Nous ne pouvons pas ne pas les emmener !
    J’ai laissé, pour ma part, nos deux chiens chez nous, à Okuma. L’un d’entre eux est mort. Il ne restait plus que sa tête. Lorsque j’y suis retournée récemment, j’ai emmené mon chien qui était encore en vie pour une promenade, et soudain, il s’est arrêté et a poussé un long soupir. J’ai songé que, depuis que je suis née, c’était la première fois que j’entendais un chien soupirer.
    Les chiens savent. Ce sont eux qui savent le plus. Quand on en est réduit à les abandonner, c’est un comble. Le mien, quand je le mets dans la voiture, il est heureux. Il est jeune, mais il est malade. Il perd du sang. Le vétérinaire nous a dit qu’il avait été très contaminé. »
    « Notre génération ne retournera pas à Okuma »
    « Nous nous sommes réunis pour demander aux autorités de pouvoir accéder à la zone interdite, car nous voulions pouvoir entretenir et nettoyer nos maisons. Mais, en réalité, nous ne pouvons pas rentrer chez nous. La radioactivité est tellement élevée que personne ne peut y vivre. »

                                                                    Mme Kowata (Thierry Ribault)

    « Là où j’habite, elle s’est fortement accrue en deux ans. Autour des fenêtres, en quelques mois, le taux est passé de 100 à 200 microsieverts par heure, pour atteindre 300 microsieverts en mars dernier. Devant la maison, le taux a chuté à 7 microsieverts et, derrière, il est remonté à 20 microsieverts. Quant à la montagne, elle est toujours très contaminée.
    Notre génération ne retournera pas à Okuma. Nos petits-enfants, qui ont été dispersés, ne se souviennent de rien : ils ont oublié leur maison.
    Quand les responsables prendront-ils enfin des décisions utiles ? Sans compter qu’ils vont relâcher les eaux contaminées dans les sous-sols. Nous ne pouvons pas retourner dans un endroit pareil, c’est impossible. On nous dit que l’on pourra rentrer, mais même dans 50 ans, personne ne le pourra.
    C’est bien pire qu’à Tchernobyl. Et si on nous laissait là, sans jamais nous apporter de solution ? Comment allons-nous finir ? Notre vie, désormais, c’est de creuser notre tombe. »


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  • Tchernobyl, l'impossible commémoration 

       26 avril 2013, 27ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

    Comme celle de Fukushima survenue il y a deux ans, ces catastrophes ne pourrons jamais être commémorées, puisque leurs conséquences continuent et se perpétuent de génération en génération.

    Gaulois.

    Tchernobyl, la mort des enfants en prime

    A la veille du 27e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, Yves Lenoir, président de l'association Enfants de Tchernobyl Belarus, montre ici comment la mortalité infantile s'est accrue dans les pays ayant fourni les plus gros contigents de “liquidateurs”: Russie, Ukraine, Belarus, Lettonie, Lituanie. Au total, ses calculs révèlent un excédent d'au moins 62 730 décès d'enfants avant l'âge d'un an, entre 1986 et 2012.
    Lire la suite ici :
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/250413/tchernobyl-la-mort-des-enfants-en-prime

    Lettre d’un père de Fukushima à un père de Tchernobyl

      http://www.vivre-apres-fukushima.fr/lettre-dun-pere-de-fukushima-a-un-pere-de-tchernobyl/

    Publié le 24 avril 2013

    Le 15 Avril 2013, un père qui a quitté Fukushima a expédié une lettre à Leonov, un père du Belarus pour le remercier de ses conseils. Le 26 Mars, Leonov avait donné un ensemble de conseils à des habitants de Fukushima par le canal du World network website à propos de la vie à Gomel, Belarus, après avoir vécu le désastre historique de Chernobyl.


    Cher Mr. Alexandre Leonov
    Bonjour. Merci beaucoup pour vos informations précieuses au sujet de la protection des enfants contre les radiations! Nous avons quitté Fukushima pour aller dans la préfecture de Nagano, libre de radiations. Nous sommes occupés à suivre une formation en agriculture pour démarrer notre propre vignoble. J’ai accompagné Mr Nestrenko pendant sa visite à Fukushima l’automne dernier. J’ ai été très choqué de l’entendre dire: » il est incroyable que des gens vivent à des endroits où le niveau de radiation est supérieur à 1 µSv/heure« . Je me sens très triste de cette réalité. Je comprends parfaitement ce que l’on ressent quand vous pensez à quitter votre ville natale.


    Nous, parents, nous devons être suffisamment courageux pour protéger nos enfants. Nous devons mettre en priorité la protection des enfants plutôt que de chercher des raisons de ne rien faire. Tout doit être fait pour les enfants puissent mener une vie saine. Nous avons assez souffert d’une telle tragédie. De plus en plus de gens vont souffrir à moins de stopper cette génération d’énergie nucléaire qui inévitablement provoque une catastrophe irréversible quand surviennent des accidents. C’est notre mission d’adultes, de parents et surtout d’êtres humains, de ne pas sacrifier nos enfants et leur avenir juste pour faire de l’électricité.
    Ce n’est pas que nous ayons hérité la planète de nos parents, mais je crois que nous en sommes propriétaires pour nos nos enfants et les générations futures. Faisons de notre mieux pour surmonter les difficultés et de remplir notre planète de l’espoir d’un avenir radieux.
    Meilleurs souhaits
    15 avril 2013
    Hiroshi Ueki


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  • Qu'a appris le monde de l'accident de Fukushima?


       Merci à ce diplomate de s'être exprimé si clairement sur les conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima.
    Conséquences qui risquent, à terme d'être plus effroyables encore que celles de Tchernobyl.
    N'oublions jamais que nous n'avons qu'un seul repère sur de telles catastrophes, la date à laquelle elles ont commencé.
    Tchernobyl le 26 avril 1986
    Fukushima le 11 mars 2011
    Mais personne n'est en mesure d'avancer combien de temps elles dureront. La durée et les conséquences de telles catastrophes sont incalculables.
    Ce sont des catastrophes qui commencent pour ne jamais se terminer.
    Gaulois.

    Qu'a appris le monde de l'accident de Fukushima ?
    11.03.13

    http://kna-blog.blogspot.fr/2013/04/qua-appris-le-monde-de-laccident-de.html  ( Je recommande ce blog, très bien documenté )

    Akio Matsumura est un diplomate de renom, qui a consacré sa vie à jeter des ponts entre les dirigeants de gouvernements, d'entreprises et chefs spirituels pour la cause de la paix dans le monde. Il est le fondateur et le secrétaire général du Forum Mondial des Dirigeants Spirituels et Parlementaires pour la Survie de l'Homme, avec des conférences tenues à Oxford, Moscou, Rio de Janeiro, Kyoto, et Konya.

    Mr. Matsumura constate que nous sommes tous dirigés par deux ensembles de lois : les lois spirituelles et religieuses, et les lois politiques, de l'état. Les législateurs politiques sont aptes à prendre des mesures à court terme, mais sont souvent restreints par des goupes de pression aux intérêts étroits et à la vue courte. Les lois spirituelles mettent l'accent sur une vision à long terme, mais n'ont souvent pas la capacité d'induire des changements immédiats. Les actions de Mr. Matsumura visent à surmonter les difficultés qu'il y a de concilier ces deux systèmes de gouvernance, au bénéfice de notre approche des grands problèmes de l'humanité : la paix, les populations, la faim, les conflits ethniques ou religieux. il considère qu'il est pour cela capital de transcender les barrières idéologico-culturelles, religieuses et politiques pour mettre l'accent sur les points communs des peuples ou communautés plutôt qu'exacerber leurs différences.


       Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales et environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.


       Voici une autre vidéo de Mr. Matsumura, où il nous prévient que la catastrophe nucléaire de Fukushima peut devenir un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre.
    Selon l'ambassadeur Mitsuhei Murata "si le bâtiment estropié du réacteur 4 s'effondre, cela va provoquer l'abandon forcé des six réacteurs à cause des radiations dégagées, mais cela affectera aussi la piscine de combustible usé commune contenant 6375 barres de combustible, située à 50 mètres du réacteur 4"
    Le nombre total des barres de combustible irradié sur le site de Fukushima Daiichi hors cuves des réacteurs est de 11421. C'est  *entre autres* environ 85 fois la quantité de Cesium 137 relâché à Tchernobyl.

    Pour d'autres informations sur le nucléaire : http://observ.nucleaire.free.fr/


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  • Le droit à la santé bafoué à Fukushima

    Ou la puissance démoniaque de la secte nucléaire au service de la mort !

    Quels commentaires à ajouter ici ? Si ce n'est que le crime nucléaire continue.

    Voici des vérités qui devraient effriter le rocher du mensonge...

    Gaulois.

    http://www.vivre-apres-fukushima.fr/le-gouvernement-japonais-fait-pression-sur-les-populations-pour-quelles-retournent-vivre-dans-les-zones-contaminees/

    La page 2 de ce PDF issu du Courrier de Genève :


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  • La difficile vie des "liquidateurs" de Fukushima

    Le Monde.fr | 10.03.2013

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/10/la-difficile-vie-des-liquidateurs-de-fukushima_1845474_3244.html

    Ils sont environ 3 000 à se relayer jour et nuit sur le site de la centrale accidentée de Fukushima au Japon. On les surnomme les "liquidateurs", car ce sont eux qui gèrent la catastrophe nucléaire depuis le 11 mars 2011, à l'image de celle de Tchernobyl vingt-cinq ans plus tôt. Si la situation sur le site est maintenant considérée comme stable – tous les réacteurs et piscines étant continuellement refroidis – l'inquiétude et les effets sur la santé n'en perdurent pas moins pour ces travailleurs de l'extrême.
    Nombre d'entre eux, employés par des sous-traitants de l'exploitant du site Tokyo Electric Power (Tepco), se plaignent du stress du travail, de la peur, de la solitude et de l'inconfort des longues journées passées à étouffer dans des masques, gants et blouses de protection.
    Un ouvrier déclarait ainsi à Reuters : "J'ai mal au ventre et je suis constamment stressé. Quand je reviens dans ma chambre, tout ce que je peux faire, c'est me soucier du lendemain. Ils devraient nous donner une médaille." "Qui peut accepter de travailler dans ces conditions ?", s'interroge un autre.
    SENTIMENT DE CULPABILITÉ ET DE RESPONSABILITÉ
    Cette tension, couplée avec la critique de l'opinion quant à la lenteur des opérations de décontamination, en aurait incité plusieurs à démissionner, livre le Guardian. D'autres confient leur manque de motivation, soulevant la perspective d'une pénurie de techniciens et d'experts lorsque le nettoyage de Fukushima atteindra son étape la plus critique – le retrait du combustible usagé des piscines de stockage.
    "Les travailleurs sont les plus exposés aux radiations nucléaires et ils participent d'un processus qui va durer des décennies. Pourtant, ils sont critiqués car ils appartiennent à Tepco, explique Jun Shigemura, maître de conférences au département de psychiatrie du National Defense Medical College, cité par le Guardian. Ils ne dirigent pas l'entreprise ni ne sont responsables de la catastrophe, mais ils éprouvent un sentiment de culpabilité et de responsabilité. Ils méritent plus de respect, dans la mesure où ils font l'un des métiers les plus difficiles au monde."
    "Les salariés de Tepco risquent de suivre la trajectoire des vétérans de la guerre du Vietnam, qui se sont vus rejetés par la société à leur retour, ont fini sans abri, ont sombré dans l'alcoolisme et les drogues ou se sont suicidés", prévient l'expert, qui a mené une étude sur 1 500 travailleurs japonais du nucléaire.
    Surtout, ces difficiles conditions de travail ne sont pas compensées par un salaire avantageux. Selon un sondage mené par Tepco auprès de 3 200 travailleurs de septembre à octobre, plus de 70 % d'entre eux gagnaient 837 yen (6 euros) de l'heure, alors que les journaliers réguliers sur les chantiers de la région peuvent toucher jusqu'à 1 500 yens (12 euros). Le droit du travail n'était par ailleurs pas respecté dans la moitié des cas et un tiers de ces salariés ne possédaient même pas de contrat de travail.
    SCANDALES ET FRAUDES
    Depuis deux ans, les opérations de décontamination ont été entachées de révélations sur les conditions de travail illégales et les violations des règlements sur la santé et la sécurité. Ce mois-ci, le ministère de la santé a ainsi divulgué qu'au moins 63 travailleurs de Fukushima avaient été exposés à des niveaux de radiation supérieurs à ceux enregistrés dans leurs dossiers personnels. Fin décembre dernier, 146 travailleurs Tepco et 21 sous-traitants avaient par ailleurs dépassé leur exposition maximale admissible de 100 millisieverts sur cinq ans.
    Ce même mois, le quotidien Asahi Shimbun révélait que la société de construction Build-Up aurait demandé à une dizaine de ses ouvriers de recouvrir de plomb leurs dosimètres – instrument servant à évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés – lorsqu'ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale accidentée afin de sous-déclarer leur exposition et permettre à la société de continuer à travailler sur le site.
    Lire : Fukushima : des ouvriers contraints de mentir sur la radioactivité :
    http://www.lemonde.fr/japon/article/2012/07/22/fukushima-des-ouvriers-contraints-de-mentir-sur-la-radioactivite_1736827_1492975.html

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    2 ans de Fukushima: Le PCF s'associe à l'hommage rendu aux victimes

    Ou le PCF traditionnellement pro-nucléaire

    Il serait intéresant de savoir après combien de catastrophes majeurs le PCF sortirait de la secte nucléocrate. 

    Gaulois.

    http://www.pcf.fr/37020

    Ce 11 mars 2013 marque les deux ans du gigantesque tsunami qui a endeuillé le Japon et causé près de 19 000 victimes. Des habitations, des usines, des villes et les femmes et les hommes qui y travaillaient ont été balayés par la puissance dévastatrice de cette vague.
    Le PCF s'associe à l’hommage qui leur est rendu aujourd’hui.
     
    Ce tsunami a également causé l’accident nucléaire majeur survenu dans la centrale de FUKUSHIMA DAÏCHI. La contamination radiologique a conduit à l’évacuation de 160 000 riverains de la centrale et à la création d’une zone interdite de 20Kms de rayon autour de la centrale. Ces catastrophes ont brisé des vies et des familles entières. Le coût de la reconstruction du Japon est immense.
    L’entreprise TEPCO a montré, en ne mettant pas en œuvre les meilleures mesures antisismiques dans sa centrale, que l’énergie nucléaire est trop sérieuse pour être confiée à des entreprises privées privilégiant le profit à la sécurité.
     
    La catastrophe de Fukushima a marqué les esprits et conduit 42% des Français, un nombre en baisse, à s’inquiéter du fonctionnement des centrales nucléaires en France. Pour le PCF, l’atout constitué par le nucléaire civil doit être maintenu et optimisé, pour relever les défis d’une énergie décarbonée. Il ne peut s’envisager sans un renforcement permanent de la sureté et de la radioprotection, tant sur le plan matériel qu’humain, comme le montrent des études de l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN). Des exigences accrues de transparence et de démocratie, la définition et le respect de normes internationales, le refus du recours à la sous-traitance et des investissements de sûreté sont indispensables à la poursuite de la production d’énergie nucléaire.
     
    Alors que s’ouvre un grand débat national sur la transition énergétique pour faire face au défi du changement climatique, le nouveau mix énergétique devra garantir un prix de l’énergie accessible pour chacun. Le PCF appelle à la constitution d’un pôle public national de l’énergie qui, seul, permet de faire primer l’exigence en matière de sécurité et de prix sur les intérêts de l’économie de marché. Le PCF prend d’ores et déjà une part active dans ce débat public d’avenir pour la société française.

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    Manifestations antinucléaires

    http://www.bfmtv.com/societe/paris-milliers-danti-nucleaire-forment-une-chaine-humaine-466970.html

    Chaîne humaine à Paris :
    Plusieurs milliers de personnes, 20.000 selon les organisateurs, 4.000 selon la police, ont formé une vaste chaîne humaine samedi dans Paris pour réclamer l'arrêt du nucléaire civil et militaire en France, deux ans après la catastrophe de Fukushima.
        
    Aux cris de "Fukushima, plus jamais ça", les manifestants, vêtus pour la plupart de gilets fluos jaunes et dont beaucoup étaient venus de province, se sont déployés à partir de dix-huit points de ralliement pour former une longue chaîne humaine allant du quartier de la Défense au ministère de l'Economie.

    Profitant d'un beau soleil printanier, ils se sont donné la main et ont scandé des slogans anti-nucléaires sur des trottoirs encombrés de badauds, notamment dans le quartier de l'Opéra où ils ont "encerclé" symboliquement le siège de la BNP et de la Société générale, deux banques qui financent des projets de centrales nucléaires.
    Une minute de silence chargée d'émotion
    Coordonnée par le réseau Sortir du nucléaire, la mobilisation était notamment destinée à "envoyer un message d'indignation aux décideurs" ainsi qu'un message de solidarité au peuple japonais.
        
    "Nous demandons la fin du nucléaire civil et militaire, et notamment l'arrêt de toutes les centrales nucléaires de plus de trente ans", a réclamé le porte-parole du Réseau Pierric Duflos. Une vingtaine des 58 réacteurs nucléaires français ont plus de 30 ans.
        
    Une dizaine de députés d'Europe Ecologie les Verts (EELV), mais également des représentants du Parti de Gauche, du NPA et de CAP 21 participaient à la mobilisation tout comme le syndicat SUD-rail qui s'oppose au transport des déchets nucléaires par le train.
        
    La manifestation s'est terminée par une minute de silence très émouvante, ponctuée à la Bastille par des tambours japonais.
    Certains commentaires à la suite de cet article méritent réflexion : il faudrait plonger leurs auteurs dans un bain d'uranium pendant quelques minutes puis leur demander ce qu'ils en pensent !
    Gaulois.  

    http://www.bfmtv.com/societe/paris-milliers-danti-nucleaire-forment-une-chaine-humaine-466970.html

    Japon: manifestation antinucléaire à Tokyo, 2 ans après Fukushima :
    http://www.liberation.fr/monde/2013/03/09/japon-manifestation-antinucleaire-a-tokyo-2-ans-apres-fukushima_887396

    9 mars 2013 à 10:27

              Des Japonais manifestent contre le nucléaire à Tokyo le 9 mars 2011 (Photo Yoshikazu Tsuno. AFP)

    Des milliers de manifestants ont défilé samedi à Tokyo pour exiger l’abandon rapide de l’énergie nucléaire au Japon, près de deux ans jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima, a constaté un journaliste de l’AFP.
    Les participants se sont d’abord rassemblés dans un parc du centre de la capitale: la foule comprenait des résidents de la région de Fukushima (nord-est du Japon) et des personnalités, dont le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe.
    Les protestataires ont ensuite défilé dans les rues de Tokyo pour appeler le Premier ministre japonais Shinzo Abe, au pouvoir depuis la victoire de son parti aux élections législatives de décembre, à ordonner le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du pays.
    Les organisateurs ont affirmé que 15.000 personnes avaient participé à la manifestation, tandis que la police n’a fourni aucune estimation dans l’immédiat.
    M. Abe, dont le Parti Libéral-Démocrate (droite) a de proches relations avec les milieux d’affaires, prône le redémarrage des réacteurs dont la sécurité aura été établie.
    Seuls 2 des 50 réacteurs de l’archipel sont actuellement en fonctionnement, le parc nucléaire faisant l’objet de vérifications de sécurité poussées depuis l’accident de Fukushima.
    «Le nouveau pouvoir ne doit pas se méprendre: sa victoire électorale ne signifie pas que le peuple approuve l’utilisation de l’énergie nucléaire», ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.
    Le gouvernement de centre-gauche sortant, dirigé par Yoshihiko Noda et battu dans les urnes en décembre, avait promis pour sa part d’abandonner l’énergie nucléaire d’ici à la fin des années 2030.
    «Nous exigeons le lancement rapide des procédures de démantèlement des réacteurs et nous opposons à tout projet de construction de nouvelles centrales nucléaires», ont ajouté les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.
    Leur initiative a eu lieu deux jours avant le deuxième anniversaire du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 qui ont fait près de 19.000 morts dans la région du Tohoku (nord-est) et entraîné un accident nucléaire majeur à la centrale Fukushima Daiichi.
    Cette catastrophe nucléaire a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.
     Quelques informations sur Fukushima : http://observ.nucleaire.free.fr/rev-presse-2013-03-1.htm

     


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  • Fukushima – OMS -Santé

    Que l'on parle de Fukushima, de Tchernobyl et...Du nucléaire en général ou si vous préférez, de la secte nucléaire, l'éternité de l'espèce humaine ne suffirait pas pour dénoncer ses méfaits.

    D'ailleurs, le passage de l'humanité sur cette bonne vieille terre risque fort d'être sérieusement écourtée de quelques milliers d'années grâce, ou plutôt à cause de l'utilisation du nucléaire. Mais, comme on peut souvent entendre cette lâche définition : " Nos enfants, nos descendants se démerderont ! " 

    N'oubliez pas de consulter le site de l'bservatoire du nucléaire, riche en informations :

     http://observ.nucleaire.free.fr/

      Gaulois. 

     Fukushima : l'OMS confirme une hausse du risque de cancers autour de la centrale

    L'accident nucléaire de Fukushima, au Japon, a entraîné une relative augmentation du risque de cancer dans les zones les plus touchées prés de la centrale, estime un rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé, rendu public jeudi à Genève

    Près de deux ans après l'accident nucléaire de Fukushima provoqué par un violent séisme au Japon, les experts de l'Organisation mondiale de la santé estiment que le risque de cancers a bien augmenté dans les zones les plus touchées.
     
     Selon un rapport rendu public ce jeudi à Genève, le risque de cancer de la thyroïde chez les femmes et les enfants est passé de 0,75% à 1,25% dans un rayon de 20 km autour de la centrale japonaise.

    Des chiffres que Greenpeace conteste, l'organisation accusant les auteurs de ce rapport de «sous-estimer honteusement» l'impact des radiations. «Ce rapport est à considérer comme une déclaration politique pour protéger l'industrie nucléaire et non pas comme un travail scientifique axé sur la santé des personnes», accuse l'organisation. «Le rapport de l'OMS sous-estime honteusement l'impact des premières radiations de la catastrophe de Fukushima sur les personnes présentes à l'intérieur de la zone d'évacuation d'un rayon de 20 km, et qui n'ont pas été capables de partir rapidement», estme le Dr Rianne Teule, expert de Greenpeace en matière de radiation nucléaire.

    Les employés de la centrale les premiers touchés

    Après la catastrophe, des traces d'éléments radioactifs avaient été détectées dans la glande thyroïde de quelque 45% des enfants de municipalités voisines de la centrale nucléaire ayant subi des contrôles. Par ailleurs, en décembre, le ministère de l'Education notait que les enfants de la zone outrepassaient d'au moins 20 % le poids moyen correspondant à leur âge et leur taille.

    Lors de l'accident en mars 2011, environ 19 000 personnes ont été tuées, mais il n'y aucune statistique officielle sur les décès directement liés aux radiations nucléaires. Dans leur rapport publié ce jeudi, les scientifiques de l'OMS notent chez les employés de la centrale une « augmentation des risques concernant leur vie entière pour la leucémie, le cancer de la thyroïde et l'ensemble des cancers solides par rapport aux taux de référence ». Par ailleurs, « quelques travailleurs qui ont inhalé des quantités significatives d'iode radioactif pourraient développer des troubles non cancéreux de la thyroïde ».

    Mais l'organisme n'est pas en mesure de chiffrer le nombre d'irradiés de la centrale. Et pour cause : selon des médias japonais, la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), gérante de la centrale de Fukushima, n'a pas encore remis à une entité publique compétente les données sur les doses de rayonnements auxquelles ont été exposés quelque 20 000 emplolyés du complexe atomique. Tepco a justifié l'absence de rapport depuis près de deux ans par la difficulté de récupérer les données à partir d'ordinateurs endommagés par le tsunami.

    L'OMS veut surveiller cette zone à risque

    Dans son rapport, l'OMS insiste sur la nécessité d'un suivi au cours des prochaines années de ces populations à risque, ainsi qu'une surveillance des aliments et de l'environnement. L'organisation indique sur son site qu' « il y a un risque d’exposition résultant de la contamination des aliments », mais qu'« il faut que les aliments contaminés soient consommés sur une longue durée avant qu’il y ait un risque pour la santé humaine ». Les autorités japonaises ont ainsi « conseillé aux habitants d’éviter ces aliments et ont pris des mesures pour empêcher leur vente et leur distribution. »

    En octobre dernier, Ken Buesseler, chimiste à l'Institut océanographique de Woods Hole (Massachusetts, nord-est des Etats-Unis), avait assuré qu'environ 40% des poissons pêchés dans les environs de Fukushima ne sont pas consommables, selon les normes établies par les autorités nippones.

    > A lire : «Fukushima : pire que prévu»

    VIDEO. « Fukushima, après son retour du Japon » Entretien avec Dr Michel Fernex :

    http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/fukushima-l-oms-note-une-hausse-du-risque-de-cancers-autour-de-la-centrale-28-02-2013-2605933.php

    Pas de danger au delà du périmètre de la catastrophe, assure l'OMS

    Le rapport de 166 pages assure aussi que la catastrophe « ne devrait entraîner aucune augmentation perceptible des risques pour la santé à l'extérieur du Japon ». « En dehors de ces zones, y compris au sein de la préfecture de Fukushima, aucune augmentation du risque de cancer est attendue », a souligné Mme Neira.

    Sur son site, l'OMS indique ainsi qu'« il n’y a pas de risques pour la santé dus aux matières radioactives libérées dans l’atmosphère par les centrales nucléaires japonaises endommagées pour les personnes vivant dans d’autres pays puisque les niveaux de radioactivité mesurés à ce jour dans d’autres pays sont bien en dessous du niveau de la radioactivité de fond auquel sont exposées la plupart des personnes dans leur vie de tous les jours. »

    > «EN IMAGES. Fukushima : les photos inédites de la centrale nucléaire dévastée»

    VIDEO. Fukushima un an après :

    http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/fukushima-l-oms-note-une-hausse-du-risque-de-cancers-autour-de-la-centrale-28-02-2013-2605933.php

    l'OMS manque d'indépendance et minimise, dénonce Greenpeace

    http://www.psychomedia.qc.ca/nucleaire/2013-03-03/fukushima-sante-oms

    Soumis par Gestion le 3 mars 2013

    Dans sa première étude publiée sur le sujet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "sous-estime honteusement" les conséquences pour la santé de la catastrophe nucléaire de Fukushima survenue en mars 2011, estime l'organisation Greenpeace. Ce qui ramène à l'esprit l'existence d'un accord qui inféode l’OMS à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
    En dehors de la zone de 20 kilomètres autour de la centrale la plus affectée par les radiations, aucune hausse des risques de cancer n'a été relevée et le risque prédit pour l'avenir demeure faible, indique l'OMS. Dans la zone la plus proche, les risques de cancer du sein ont augmenté de 6% chez les femmes et les filles et ceux de leucémie de 7% chez les hommes et les nourrissons exposés.
    Le risque de cancer de la thyroïde a augmenté de 70% chez les femmes et les enfants de moins d'un an. Le risque de cancer de la thyroïde passe ainsi de 0,75% à 1,25%. Les travailleurs de la centrale sont les plus à risque: un tiers d'entre eux pourraient développer un cancer. Les niveaux de radiations dans la préfecture de Fukushima étaient trop bas pour affecter le développement des fœtus, estime le rapport.
    "L'OMS et d'autres organisations doivent cesser de minimiser et cacher l'impact de cette catastrophe et appeler à mettre davantage l'accent sur la protection des millions de personnes qui vivent toujours dans des zones contaminées", dénonce Greenpeace. Le rapport sous-estime notamment l'exposition des personnes qui vivaient à moins de 20 km de la centrale, selon l'organisation. Par ailleurs, les faibles pourcentages mis de l'avant par l'OMS représentent déjà des conséquences importantes touchant des milliers de personnes, souligne-t-elle.
    "Ce rapport est à considérer comme une déclaration politique pour protéger l'industrie nucléaire et non pas comme un travail scientifique axé sur la santé des personnes". Et de rappeler que l'OMS ne publie des rapports sur l'impact des rejets radioactifs sur la population qu'avec l'approbation de l'AIEA.
    En effet, l'Accord WHA 12-40 signé en 1959 inféode l’OMS à l’AIEA en cas d’accident nucléaire. Il exige notamment la confidentialité dans certains domaines et que les deux agences soient d'accord pour tout projet qui concerne un intérêt commun.
    Le collectif d'associations OMS Indépendante dénonçait en 2011 le fait que l'OMS se retrouve "pieds et poings liés, dans l’impossibilité d’accomplir sa mission et de venir en aide aux victimes".
    "En cas d’accident nucléaire, l’AIEA est seule compétente, l’OMS ne s’en mêle pas. En 1986, lors de l’accident de Tchernobyl, les victimes des radiations ont été abandonnées à leur sort, alors même que les systèmes de santé russe, biélorusse et ukrainien étaient en pleine déliquescence. L’OMS a des milliers de morts sur la conscience, autant de personnes qui auraient pu être sauvées. Aujourd’hui avec Fukushima, c’est pareil, ils ne font rien! Alors que pour un poulet mort, on débloque des dizaines de millions de francs", s'indignait Jean Ziegler, membre du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
    Dans une entrevue accordée à Rue 89 en avril 2011, le spécialiste français Michel Fernex exposait des manquements graves de l'OMS en lien avec son entente avec l'AIEA.
    Voyez également:
    Nucléaire et santé: un accord surprenant entre l’OMS et l’AIEA dénoncé
    Nucléaire et santé: des associations réclament l'indépendance de l'OMS
    À 220 Km de Fukushima, du césium radioactif contamine des enfants (mars 2012)
    Les papillons mutent de génération en génération autour de Fukushima (aout 2012)
    Photo : Source, Greenpeace

    Le Monde diplomatique de ce mois :

     


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  • Actualité Fukushima

    La projection de ces documentaires pourrait très avantageusement remplacer les films zozo de début de soirée. Mais il ne faut surtout pas retirer la tasse de thé " Imbuvable "de ces inconditionnels de la Bêtise.  

    Arte l'a fort bien compris, puisque les projections auront lieu entre 22 h 30 et 23 h, pour ceux qui ne tomberont pas de sommeil.

    Gaulois.

    Le monde après Fukushima
    Documentaire de Kenichi Watanabe
    Coproduction : Arte France, Kami productions (Japon, 2012, 77 mn)
    Diffusion : mardi 5 Mars 2013 à 22h25

    Fukushima, chronique d’un désastre
    Documentaire de Akio Suzuki, Akihiko Nakai
    Production : NHK International inc. (Japon, 2012, 47 mn)
    Diffusion : jeudi 7 Mars à 22h50


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