• La politique du renoncement

    L'un des grands paradoxes de la France, pays des droits de l'homme, c'est l'impunité policière. Faut-il s'en étonner ? Un état policier qui se transforme en donneur de leçons et prompt à dénoncer des dictatures pas toujours avérées.
    La France c'est « Faites ce que je dis, mais ne dites surtout pas ce que je fais ! »
    Et bien si justement. De plus en plus de voix s'élèvent contre le laxisme et, même si ce n'est pas dit comme ça ; le terrorisme d'état.
    Les bavures policières sont de plus en plus nombreuses, conduisant souvent à la mort. Les plus septiques et optimistes diront qu'il y a toujours eu des bavures venant de ceux qui se prennent pour la loi, alors qu'ils n'en sont que les représentants. C'est sûrement vrai, mais les moyens de communications aidant, la plupart de ces bavures sont dénoncées au grand jour. Cependant, ne comptez pas sur les médias classiques, à la botte des gouvernants et multinationales de la désinformation pour dénoncer ces états de faits. Les informations, il faut les chercher car elles existent et surtout les faire circuler, comme cet appel. 
    L'exemple des États-Unis est, volontairement ou non, pris en exemple. C'est-à-dire que la France a la fâcheuse tendance à copier le modèle, le rêve américain, qu'il soit bon ou mauvais. Il n'est pas nécessaire de sortir des grandes écoles pour différencier les bons et mauvais exemples.
    Gaulois.  

    Face à l’impunité policière en France
    par Trente signataires
    5 décembre 2014

    http://lmsi.net/La-politique-du-renoncement

    Après l’agitation médiatique et politique sur l’impunité policière outre-Atlantique, des élus, des universitaires et des acteurs associatifs rappellent qu’on « recense en moyenne un mort par mois des suites d’un contrôle d’identité ou d’une interpellation policière » en France. « Aujourd’hui plus qu’hier, nous nous demandons si ceux qui ont partagé notre colère et notre détermination deviennent sourds, muets et immobiles lorsqu’ils atteignent les plus hauts sommets du pouvoir. »

    L’impunité policière aux Etats-Unis a ému. Elle a ému la France entière, ses représentants politiques, ses médias. Tous ont dénoncé des « crimes racistes » scandaleux, à l’image de la fracture raciale du pays ; tous ont condamné cette « justice à deux vitesses », signe d’un pays qui va mal et dont la société est la triste et passive héritière de l’ère esclavagiste, puis ségrégationniste.
    Nous aurions aimé nous prévaloir de la couverture médiatique pour une fois explicite sur le sujet, pouvoir être fiers de nos représentants de tant s’indigner. De tant avoir à dire. Nous aurions aimé pouvoir nous indigner avec eux, et faire corps face à une injustice si flagrante, si violente, si destructrice.
    Seulement voilà, l’agitation médiatique et politique sur l’impunité policière outre-Atlantique n’a d’égal que le silence entourant l’impunité policière en France. On l’oublierait presque ces temps-ci, tant la mort d’un jeune botaniste blanc et engagé a créé des remous, mais il est rare, très rare, que les décès liés à des interventions policières génèrent de l’intérêt médiatique, politique et/ou judiciaire. Ce sont des morts silencieuses, des morts muselées sous peine de donner à voir les penchants racistes de nos institutions pour lesquelles le non-blanc est toujours présumé coupable... parfois même de sa propre mort.
    Rien d’étonnant donc à ce que nos concitoyens ignorent que, depuis des décennies, on recense en moyenne un mort par mois des suites d’un contrôle d’identité ou d’une interpellation policière. Année particulièrement meurtrière, depuis le mois d’août 2014, ils sont déjà 9 à avoir péri sous les coups de poings, de balles ou de Taser des forces de l’ordre.
    Et cette réalité-là fait mal.
    Elle fait mal aux victimes de violences policières et à leurs familles, à toutes celles et ceux qui ont perdu des proches et qui entendent le ministre de l’Intérieur rabâcher que les policiers et les gendarmes sont « de grands républicains », qu’ils sont exemplaires.
    Elle fait mal aux membres de la société civile, acteurs associatifs et chercheurs, qui ont espéré le changement promis et qui ont voulu, en célébrant notamment l’arrivée d’une grande militante au ministère de la Justice, croire qu’il y aurait, au moins sur ces questions, un travail de fond, une avancée.
    Elle fait mal aux Français qui se demandent si leur vie, à eux, vaut une vie américaine.
    A la veille de l’anniversaire de la mort de Malik Oussékine, tabassé par des policiers alors qu’il rentrait d’un club de jazz le 6 décembre 1986, le constat est amer. Aujourd’hui comme hier, en France comme aux Etats-Unis, la police tue, en toute impunité, des noirs, des Arabes, des Rroms, des jeunes et moins jeunes, militants comme simple passants, habitants de quartiers populaires, dans l’hexagone comme dans les DOM-TOM. Aujourd’hui comme hier, ici comme là-bas, nous sommes en colère, nous sommes en deuil.
    Mais aujourd’hui plus qu’hier, nous nous demandons si ceux qui ont partagé nos larmes et notre douleur, notre colère et notre détermination, deviennent sourds, muets et immobiles lorsqu’ils atteignent les plus hauts sommets du pouvoir ; si ceux qui appelaient au combat pour empêcher la France de ruser avec ses valeurs se mettent eux-mêmes à ruser ; si ceux dont le courage politique ne recule face à aucune résistance considèrent que nos morts, nos blessés et nos mutilés ne méritent pas même l’esquisse d’un combat... Qui espèrent-ils trouver, demain, lorsqu’ils appelleront à s’unir pour combattre un ennemi commun ?
    Nous avons soumis nos réflexions et notre expertise, produit de nos recherches comme de nos expériences de terrain. Nous avons fait maintes propositions de rencontres, de réajustements, de réformes. Nous avons laissé passer du temps, beaucoup de temps. Et nous vous avons vu abandonner promesse après promesse, résolution après résolution.
    L’heure du bilan arrivé, il faudra que chacun assume la responsabilité de ses choix et de ses renoncements ; que chacun assume la responsabilité de cette indifférence qui nous a heurtés et qu’aucun d’entre nous ne saurait oublier.
    P.-S.
    Cet appel est paru, ce vendredi 5 décembre, sur le site Mediapart.
    Signataires
    Sihame Assbague, consultante, collectif Stop le contrôle au faciès
    Amal Bentounsi, co-auteure de Permis de tuer (Editions Syllepse, 2014), fondatrice du collectif Urgence notre police assassine
    Youssef Bouzidi, collectifs Aclefeu & Stop le contrôle au faciès
    Medy Bigaderne, adjoint au maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
    Sarah Carmona, historienne, chercheur, association Regards de Femmes Tsiganes
    Rachid Chatri, La Balle au Centre & collectif Stop le contrôle au faciès
    Pierre Chopinaud et Saimir Mile, association La Voix des Rroms
    Kamel Djellal, Collectif Citoyens & Stop le contrôle au faciès
    Rokhaya Diallo, journaliste, activiste
    François Durpaire, historien, écrivain
    Farid El Yamni, co-auteur de Permis de tuer, collectif Vérité et Justice pour Wissam
    Éric Fassin, enseignant-chercheur, sociologue
    Nacira Guénif, professeure, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis
    Abdellali Hajjat, sociologue, Université Paris Ouest Nanterre
    Amadou Ka, Les Indivisibles & collectif Stop le contrôle au faciès
    Nadir Kahia, Banlieue + & collectif Stop le contrôle au faciès
    Hanane Karimi, sociologue spécialisée en éthique
    Thomas Kirszbaum, chercheur associé à l’ISP/ENS Cachan
    Nassim Lachelache, adjoint au maire de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne)
    Franco Lollia, collectifs Brigade anti-négrophobie & Stop le contrôle au faciès
    Ahcen Meharga, conseiller municipal de Gennevilliers (Hauts-de-Seine)
    Pap Ndiaye, historien, spécialiste de l’Amérique du Nord et de la condition noire
    Elsa Ray, Collectif contre l’islamophobie en France & Stop le contrôle au faciès
    Maboula Soumahoro, civilisationniste, maître de conférence
    Sihem Souid, auteure de Omerta dans la Police (Ed. Le Cherche Midi, 2010)
    Pierre Tevanian, professeur de philosophie, collectif Les mots sont importants
    Louis-Georges Tin, porte-parole du Conseil représentatif des associations noires (Cran)
    Sylvie Tissot, sociologue, collectif Les mots sont importants
    Françoise Vergès, politologue, chercheur
    Youssouf, collectifs Ferguson in Paris & Stop le contrôle au faciès



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  • Permis de tuer et répression se banalisent

    Ce sont des intellectuels qui dénoncent. Quelles que soient vos convictions, c'est à lire.

    Gaulois

    De Ferguson à Toulouse : quand le permis de tuer et la répression se banalisent

    Le Monde.fr | 02.12.2014

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/12/02/de-ferguson-a-toulouse-quand-le-permis-de-tuer-et-la-repression-se-banalisent_4532849_3232.html

    Alors qu’un jeune garçon, noir, de 12 ans vient d’être abattu par la police de Cleveland, Darren Wilson, le policier qui a tué l’adolescent Michael Brown, déclenchant la première révolte de Ferguson en août dernier, a vu il y a peu les charges portées contre lui abandonnées par le grand jury. « J’ai fait mon travail dans les règles », « J’ai la conscience tranquille » a ainsi pu déclarer Wilson.
    Au sortir de ce verdict, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour condamner son caractère ouvertement raciste. La répression policière et militaire lancée contre les manifestations témoigne de l’effondrement des illusions de la « démocratie post-raciale ».
    Mais la France n’est pas l’Amérique, la profondeur historique de son sens de la démocratie, dit-on, est sans égale : tout cela est certes fort regrettable, mais bien loin de nous. Et pourtant, après l’assassinat du jeune étudiant écologiste Rémi Fraisse le 25 octobre à Sivens dans le Tarn, le gouvernement français et tous ses relais n’ont cessé d’accumuler les déclarations pour se dédouaner de toute responsabilité dans sa mort.
    La classe politique a bien tiqué un peu, mais sans non plus en faire un casus belli. Qui donc, aujourd’hui, a réagi aux déclarations larmoyantes de l’avocat de celui qui a lancé la grenade assassine, selon lesquelles dans cette affaire le gendarme « est dans le même état d’esprit qu’un conducteur qui s’est parfaitement conformé au Code de la route, mais dont le véhicule a heurté mortellement un autre usager qui n’aurait pas respecté une interdiction. Ce qui s’est passé est un accident. Il n’est ni coupable ni responsable, mais il était présent, et c’est sa grenade qui a tué Rémi Fraisse. Il apprend à vivre avec ce drame malgré la pression émotionnelle importante. ».
     
    Pauvre appareil répressif
    Les rhétoriques varient, mais le fond est le même : le coupable, c’est la victime. Cette psychologisation n’est que le complément, de la tête du gouvernement à ses préfets et ses magistrats, de la dénégation du fait même des violences policières, respect de « l’ordre républicain » et de « l’Etat de droit » en renfort. Pauvre appareil répressif : va-t-on sérieusement s’arrêter à cela ?
    Qu’est donc cette prétendue démocratie à la française qui absout la répression ? Et surtout, qui aujourd’hui ose se lever et défier cette banalisation de fait du permis de tuer ceux qui se révoltent, qui contestent ? Qui pour dénoncer la banalisation de l’interdiction de manifester sa colère, comme à Toulouse, où depuis le meurtre de Sivens quatre manifestations contre les violences policières ont été interdites en novembre, trois d’entre elles violemment atomisées, avec une ribambelle d’interpellations arbitraires puis de condamnations ? Certaines sont même susceptibles d’aller jusqu’à la prison ferme, des peines qui pourraient tomber à la lecture des jugements à Toulouse ce jeudi 4 décembre. Un rassemblement de soutien est d’ailleurs prévu à cette occasion devant le Palais de Justice de Toulouse.
    De leur côté, les étudiants mobilisés de l’université du Mirailn’ont pas encore pris le contrôle de leur université, mais leur révolte est profonde et profondément politique. Ils ont compris que la survie exige de défier l’arbitraire sanglant, surtout s’il se pare des atours de la démocratie. Pour l’instant ils se sentent seuls. Même s’ils commencent à occuper leur université et reprennent régulièrement la rue. Faut-il attendre, comme dans le poème de Niemöller souvent attribué à Brecht, que tous se fassent prendre et que l’on néglige de se sentir concerné, et de s’étonner qu’au bout du compte on y passe aussi ?
     
    La lumière dans un océan de défaitisme
    A-t-on besoin d’un nouveau Charonne 1962, d’un Ferguson à la française, pour rappeler que lorsqu’un pouvoir prend goût à interdire les manifestations, à justifier l’injustifiable, et à se lancer dans des procès politiques, on touche du doigt cet « Etat d’exception » où tout devient permis ? Avons-nous oublié qu’en 2005, deux jeunes adolescents, innocents mais poursuivis par la police, avaient trouvé la mort électrocutés, point de départ de la grande révolte des banlieues que la gauche dans son ensemble s’était bien gardée de regarder de trop près ?
    En 1964, Herbert Marcuse, symbole de l’intellectuel américain tentant de penser à la hauteur de son temps, écrivait dans L’homme unidimensionnel – dont le cinquantenaire est tristement négligé par chez nous – que l’un des espoirs de révolution qui résistait, à côté d’un mouvement ouvrier américain en crise, était les étudiants en révolte. Leur « Grand refus » restait la lumière dans un océan de défaitisme et de repli défensif non seulement des réformistes, mais également de l’extrême-gauche. Mai 68, en France, avait également commencé contre la répression policière, par une révolte étudiante avec laquelle s’était par la suite solidarisé le mouvement ouvrier, ouvrant ainsi la voie à la grève générale la plus importante des luttes de classes en Europe occidentale.
    Bien sûr les conditions historiques ne sont pas les mêmes et une telle comparaison n’est pas d’actualité. Mais la défense des libertés démocratiques, le droit de s’exprimer et de manifester, et la condamnation des violences policières ne sont pas négociables. Il est intolérable qu’un manifestant puisse être arrêté et condamné seulement parce qu’il manifeste, mais il est encore plus intolérable que cela se produise sans soulever une indignation massive.
    Nous qui signons cette tribune sommes des « intellectuels » selon la formule consacrée. Mais comme Sartre, au temps de la guerre d’Algérie, l’avait rappelé, il n’y a pas les intellectuels, et les masses, il y a des gens qui veulent des choses et se battent pour elles, et ils sont tous égaux. Aujourd’hui l’heure est grave, les droits démocratiques les plus élémentaires sont en péril, et la révolte gronde en toute légitimité. Hier, « tous des juifs allemands », aujourd’hui, « tous participant-e-s à des manifestations interdites ». Justice d’exception, prototype d’Etat d’exception, une nouvelle fois la démocratie du capital entre dans une phase haineuse et tombe le masque. Quiconque ne le regardera pas dans les yeux et ne s’insurgera pas avant qu’il ne soit trop tard, sera nécessairement, à un titre ou un autre, complice.
     
    Les signataires de ce texte sont Etienne Balibar (philosophe, professeur émérite à l’université Paris-Ouest), Emmanuel Barot (philosophe, université du Mirail), Sebastien Budgen (éditeur), Judith Butler (philosophe, université de Berkeley, Californie), Vincent Charbonnier (philosophe, IFE-ENS Lyon), Mladen Dolar (philosophe, université de Ljubljana, Slovénie), Bernard Friot (sociologue et économiste, université Paris Ouest-Nanterre), Isabelle Garo (philosophe, enseignante), Eric Hazan (éditeur), Stathis Kouvélakis (philosophe, King’s College, Londres), Frédéric Lordon (économiste, CNRS), Michael Löwy (philosophe, CNRS), István Mészáros (philosophe, université du Sussex, Angleterre), Beatriz Preciado (philosophe, Musée d’art contemporain de Barcelone), Guillaume Sibertin-Blanc (philosophe, université du Mirail), Joan W. Scott (historienne, Institute for Advanced Study, Princeton, New Jersey) et Slavoj Žižek (philosophe, université de Ljubljana, Slovénie).


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  • Christiane Taubira et la marseillaise

    Voir aussi mon article du 28 janvier 2012

    C'est le monde à l'envers. Il paraît que si l'on ne chante pas la marseillaise, c'est une insulte à la nation.

    Oui, c'est bien le monde à l'envers car il n'y a pas plus insultant que de chanter les paroles de haine de cet hymne barbare qui n'aurait jamais dû voir le jour.

    Manifestement, l'occasion était trop belle pour l'UMP et le FN pour qui le comportement de Mme Taubira est un exutoire. Je le dis tout net, ces partis politiques ne méritent que le mépris. Alors que Christiane Taubira suscite le respect en refusant de proférer des paroles guerrières.     

    Je crois l'avoir déjà dit et je le répète, apprendre " de force " ce chant à nos enfants est aussi grave que de les forcer à être chrétiens. 

    C'est quoi le patriotisme ?

    Gaulois.

     

     


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  • La vidéosurveillance a la cote

    Ou le marché juteux de l'atteinte aux libertés

    Il faut croire que l'efficacité des caméras n'est pas si efficace que certains veulent bien le faire croire. Les cambriolages sont passés de 174 à 143 à Rambouillet. Il faut certainement chercher ailleurs cette baisse si peu significative. Mais personne ne s'y engage et pour cause, il faut bien justifier la présence de ces caméras qui n'en doutons pas, font les choux gras de certains élus....et que les contribuables paient. 
    Promis, comme l'ancien président du Sénat Gérard Larcher l'affirme, pas d'atteinte à la vie privée. Nous prendrait-il pour des imbéciles séniles ?

    Gaulois.

     

     

     

     

     

     


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  • Verbalisé pour port d'écouteurs

    Ou la SNCF dans ses basses œuvres.

    Tout les usagers ou presque sont les victimes des pratiques des plus douteuses de la SNCF. Retards des trains systématiques, incidents à répétition, billetterie aléatoire, répression féroce envers les « Fraudeurs » qui ne sont pas forcément *
    La cerise sur le gâteau ! Il est prohibé de porter des écouteurs, fini la musique même si ça ne perturbe pas les usagers.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il semble que la SNCF a la nostalgie des années peu glorieuses, vous savez, quand elle était complice bienveillante des déportations en masse. Puisque dans le cas présent, elle s'appuie sur un décret datant de cette époque. Il serait bon de rappeler à cette société de transport que la guerre de 39-45 est fini ainsi que la collaboration avec l'ennemi. En terme d'ennemis, ils sont bel et bien en train de changer de camp !
    Cocorico !!

    Plus : 

    http://www.lunion.presse.fr/region/radio-verbalise-en-gare-pour-port-d-ecouteurs-le-ia3b24n322920#comment-124274


    Gaulois.  


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  • Inutilité

    A en croire EELV, l'inefficacité de la vidéosurveillance ne fait aucun doute. Certes c'est tout-à-fait vrai. Mais il n'est pas nécessaire d'être écolo pour en faire la démonstration. Si les « écolo-politiques » ont raison sur le fond, la question se pose sur la forme. Dénoncer cette atteinte à la liberté à quelques semaines des élections municipales « Pue » la récupération. En effet, la vidéosurveillance existe depuis longtemps, mais a-t-on entendu ces élus habituellement si timides, loin des élections ? 

    Le sondage du Maine libre qui donne 82 % pour la vidéosurveillance amène à la réflexion.

    En effet, sur quoi repose l'opinion des « Pour » ? Simplement parce que l'on fait croire que les affaires criminelles sont élucidées grâce au visionnage des caméras ayant filmé des agressions, parfois violentes. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ! Si nombre d'affaires sont élucidées, c'est-à-dire les agresseurs identifiés, les caméras n'empêchent pas l'agression et cela fait une belle jambe aux victimes qui porteront souvent et longtemps les séquelles de leur agression, quand ce n'est pas la mort. Faire des statistiques sur les affaires élucidées par les caméras relève de l'hypocrisie et...Du mépris envers les victimes. C'est à se demander si les élus n'en souhaiteraient pas davantage d'agressions filmées, pour ensuite gargariser les citoyens sur des – parfois  hypothétiques - affaires élucidées. 
    Non ! Les caméras n'empêchent pas les délits, elles identifient seulement - pas toujours - les voyous. En admettant qu'il y ait un visionnage en temps réel des caméras, cela suppose des moyens financiers colossales.
    Si les politiques décidaient d'éliminer la vidéosurveillance en la remplaçant par la présence humaine, il est certain que la criminalité serait en nette régression, ainsi d'ailleurs que les gouffres financiers. Seulement voilà, on ne négocie pas de bakchich avec l'humain, tandis qu'avec la vidéosurveillance, tout est possible. C'est bien connu, les marchés publics au sein des collectivités sont généralement aléatoires et flous.

    Pour ce qui est des libertés individuelles. Dans quelques années il n'en sera plus question. Dès la naissance, nous serons tous sous surveillance. La vidéosurveillance n'étant que l'un des nombreux moyens existants imaginés par le pouvoir.

    Gaulois.
        

     


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  • Efficacité de la vidéo-surveillance mise en cause

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Là, c'est en Sarthe

    L'inefficacité de la vidéo-surveillance ou comme désigné souvent pudiquement vidéo-protection est on ne peut plus évidente. Cet article est éloquent !
    En revanche, ces programmes ruinent les finances des collectivités dont certains élus profitent sans doute de largesses des sociétés qui les sollicitent, le cœur sur la main, ou le contraire, selon.




     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'atteinte à la vie privée ne fait aucun doute.
    La toute nouvelle médiathèque de la Ferté-Bernard, on ne peut plus moche, n'y échappe pas. Toutes les personnes qui fréquenteront ce lieu seront catalogués par les autorités locales. D'ailleurs, Gaulois qui pourtant n'a rien à se reprocher, en dehors de ses dénonciations de l'arbitraire, n'ose plus passer devant cette médiathèque, de peur d'être confondu avec d'illusoires terroristes.
    Si les citoyens continuent de laisser faire, ils auront bientôt leur logement envahi de ces yeux malsains. Vous pensez que j'exagère ? Si peu !
    Gaulois.  

     


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  • Vidéo surveillance et polémique

    La « vidéo surveillance » est un non sens et une atteinte grave à la vie privée. Aucun, absolument aucun argument ne peut justifier l'installation de caméras de vidéo surveillance. Le fait de changer l'appellation en « Vidéo protection » n'est qu'un pis aller destiné à donner une meilleur image de cet outils d'atteinte aux libertés individuelles.
    Si certains assurent que lorsque l'on a rien à se reprocher, nous n'avons pas à redouter d'être observé par des caméras, c'est tout le contraire. Pour ne citer qu'un exemple, lors des manifestations aussi légitimes soient-elles, la multitude des caméras en ville permet de visualiser et identifier celles et ceux qui peuvent faire de l'ombre au pouvoir.
    Bientôt, aucun individu ne pourra sortir de chez lui sans tomber immédiatement dans le champ des caméras.

    Quand à l'efficacité, nous pouvons en douter :
    http://rue89.nouvelobs.com/2008/06/28/videosurveillance-inefficaces-les-cameras-proliferent

    http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/videosurveillance-publicite-mensongere-18-08-2012-1810967.php

    Le Dernier rapport de la CNIL, daté de 2012, rappelle que près de 935 000 caméras de surveillance sont déployées sur le territoire français. Sur toutes ces caméras, seules 70 003 sont disposées sur la voie publique. Les autres se trouvent, en grande majorité dans les commerces. En ce début 2014, il est très probable que le million de caméras est dépassé. De quoi bientôt rivaliser la gabegie anglaise, qui en compte 6 millions ! http://fr.myeurop.info/2013/10/30/vid-osurveillance-en-europe-tr-s-ch-re-et-peu-efficace-12503

    http://www.placepublique-rennes.com/2011/03/videosurveillance-ou-videoprotection-nos-libertes-sous-controle/

    Le coût de la vidéo surveillance est énorme. Le contribuable en paie le prix fort tout en perdant sa liberté individuelle.                                              

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour avoir vécu à Nogent le Rotrou quelques années et vivre aujourd'hui à quelques km de la ville, j'affirme que la délinquance n'est pas plus importante qu'ailleurs. Installer des caméras ne va absolument rien changer. Les délinquants, si et quand délinquants il y a, s'adaptent en conséquence et c'est une erreur fondamentale de croire qu'ils se font piéger par les caméras. La lutte contre la délinquance est ailleurs et doit être traitée en amont. Malheureusement, les autorités ont, comme toujours, la fâcheuse tendance à traiter les problèmes d'abord par la répression, plutôt que la prévention.
    Le maire de la ville, profitant de la naïveté des populations qui demandent de la vidéo surveillance, saisit l'opportunité afin de préparer sa campagne électorale en cours. Alors qu'l n'y a pas si longtemps, il se disait opposé à la vidéo surveillance.
    Ainsi va la politique, au service du politique.
    Gaulois.


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  • Filtrage internet

    Nous pouvons croire qu'il s'agit d'une bonne nouvelle. Comme quoi les députés, même de droite font parfois preuve de bon sens.
    Malgré cela, il n'est pas si sûr que certaines autorité appliquent la loi et qu'il y ait des dérives. Pour ne pas dire que nous sommes très probablement tous sous surveillance...

    Gaulois.   


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  • Mini rave

       Rendez-vous comptes ! Quelle honte, des jeunes souhaitaient fêter un anniversaire en pleine campagne. Un crime horrible !Alors qu'ils auraient pu faire cela au milieu d'une ville et empêcher de dormir des centaines, voir des milliers de personnes.
    Plus sérieusement, il faudrait savoir ce que l'on veut,  ou plutôt ce que veulent, ou ne veulent pas les élus, les autorités. Nous qui habitons, gauloise et moi au milieu d'un pré, nous risquons fort d'être soupçonnés de rave party sauvage.
    Que reproche-t-on aux jeunes ? Justement d'être jeunes, de vouloir s'amuser, dans une société qui a perdu tous ses repères et qui marche à l'envers. Tout au plus les jeunes auraient pu demander au paysan l'autorisation de squatter son champs l'espace d'une nuit. Ce dernier aurait probablement accepté et ça lui aurait évité de faire de la délation.
    En Eure et Loir ( ailleurs aussi d'ailleurs ), tout ce qui est jeunesse, gens du voyage et étrangers sont forcément des voyous.

    Gaulois.


     
     


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