• Vente d'armes au Qatar

    Ou l'industrie de la honte

     

    C'est maintenant le Qatar qui est visé par les marchands d'armes français.

    Lorsqu'une nation, comme la France, se targue d'améliorer son commerce extérieur en vendant des armes de guerre, c'est que ce pays est dans les rangs des dictatures.

    Rien ne peut justifier un tel commerce.

    J'ai souvent entendu cette réflexion nauséabonde qui consiste à prétendre qu'un pays hésite ou s'abstient de déclarer la guerre à son pays voisin parce qu'il est «  Armé ». C'est l'ignoble dans l'ignoble, car il y aura toujours le risque d'avoir à faire à des fous furieux comme Hitler ou bien d'autres.

    Plus le commerce de l'armement est important, plus il y aura des populations massacrées.  

    Plus d'informations et de désinformation :

    http://www.lopinion.fr/edition/international/ventes-d-armes-en-2015-france-a-battu-tous-records-94914

    http://www.lejdd.fr/Economie/Vente-d-armes-pourquoi-la-France-devient-incontournable-782901

    http://www.20minutes.fr/france/1834479-20160426-sept-plus-grosses-ventes-armes-signees-france

    http://multinationales.org/Conflit-au-Yemen-les-livraisons-d-armes-francaises-et-europeennes-a-l-Arabie

    Etc.....

    Gaulois.

     


    votre commentaire
  • Le capitalisme galopant

     

    Je m'insurge contre cet appel qui n'est rien d'autre qu'une infâme provocation.

    A en croire les signataires, 100 smics serait la barrière à ne pas franchir.

    En d'autres termes, un patron serait smicard sous ce seuil ?

    Nous pouvons être surpris de constater la signature de certaines personnalités qui auraient dû refuser un telle goujaterie.

    Il se dit que c'est au conseil d'administration des sociétés de décider des salaires de leurs patrons, prétextant que c'est leur argent et qu'il peuvent en disposer à leur gré. Là je m'inscrit en faux, archi-faux ! Il s'agit de l'argent des trimards qu'ils ont spoliés et volés.

    Ces signataires indignes se posent-ils la simple question de savoir pourquoi la misère gagne du terrain ? Bien sûr que non ! Ils sont bien trop motivés pour leurs propres intérêts du style; les pauvres, on s'en fout du moment que l'on s'enrichit sur leur dos.

    Sur quelle planète vivons-nous ?

    Gaulois.

    https://www.change.org/p/le-pr%C3%A9sident-r%C3%A9mun%C3%A9rations-des-patrons-l-appel-des-40-au-cac-40?utm_source=embedded_petition_view

    Nous demandons au gouvernement de légiférer pour qu'un patron ne perçoive pas plus de 100 Smic. 

    Parce que nous vivons une période ­inédite dans l’histoire du capitalisme contemporain. Alors que, dans les ­années 60, les rémunérations des PDG ­représentaient 40 fois le salaire moyen ­pratiqué dans les plus grandes entreprises améri­caines, cet écart a explosé pour at­teindre aujourd’hui plus de 200 au sein de ces dernières et 120 dans les sociétés ­françaises.

    Parce que le gouvernement a fait en 2013 le pari de l’autorégulation et que celui-ci a échoué. Rien qu’en 2015, la rémunération ­totale des patrons du CAC 40 a augmenté ­entre 5 % et 11 % selon les évaluations, pour atteindre un montant moyen de 4,2 millions d’euros par an, soit 240 Smic.

    Parce que le principal argument patronal pour justifier de telles pratiques – celui d’un marché mondial des très hauts dirigeants qui nécessiterait un alignement des salaires par le haut – n’est corroboré par aucune étude économique sérieuse et aucune réalité ­concrète.

    Parce que plusieurs institutions internationales, comme l’OCDE et le FMI, s’alarment depuis plusieurs années du poids croissant des inégalités et de leurs conséquences négatives sur le potentiel de croissance de nos économies occidentales.

    Parce qu’en se comportant de la sorte, notre élite économique entretient un sentiment de chacun pour soi délétère. Alors que la majorité des Français a dû consentir de gros efforts depuis la crise de 2008, ces pra­tiques patronales remettent en question ­notre pacte de solidarité, nourrissent la ­défiance vis-à-vis de nos institutions et ­alimentent le vote d’extrême droite.

    Pour toutes ces ­raisons, nous demandons au gouvernement de légiférer pour que ­désormais, en France, un patron ne puisse pas être rémunéré plus de 100 Smic, soit 1,75 million d’euros par an.

    On nous objectera qu’une telle loi est dif­ficile en France, car elle pourrait se heurter à une censure du Conseil constitu­tionnel.

    On répondra que le gouvernement peut trouver les moyens de rendre compatible cette ­exigence d’un salaire plafond avec ­notre Constitution.

    On nous objectera que la France sera alors le seul pays au monde à inscrire dans la loi un tel plafond.

    On répondra que ce sera un motif de fierté nationale.

    On nous objectera qu’à cause de cette loi, les investisseurs étrangers vont être découragés d’investir en France.

    On répondra que ces derniers profiteront d’un vivier de dirigeants «bon marché».

    On nous objectera que 100 Smic, c’est bien trop.

    On répondra que c’est un début et que si cette loi est votée, elle obligera la quasi-totalité des patrons du CAC 40 (et donc une très grande partie de leur comité exécutif) à baisser leur rémunération d’au moins 58 %.

    Retrouvez tous nos articles dans notre dossier spécial

    Les 40 premiers signataires : 

    Christophe Alévêque, humoriste et patron de PME
    Claude Bartolone, président PS de l’Assemblée nationale
    Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
    Karine Berger, députée PS
    Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa
    Philippe Besson, écrivain
    Eric Beynel et Cécile Gondard Lalanne, porte-paroles de Solidaires
    Jean-Marc Borello, président de Groupe SOS
    Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS
    Patrick Chamoiseau, écrivain
    Daniel Cohn-Bendit, cofondateur d’EE-LV
    Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC
    Didier Daeninckx, écrivain
    Cécile Duflot, députée EE-LV
    Irène Frachon, pneumologue
    Jean-Paul Fitoussi, économiste
    Marcel Gauchet, historien
    Raphaël Glucksman, écrivain et réalisateur
    Benoît Hamon, député PS
    Anne Hidalgo, maire PS de Paris
    Nicolas Hulot, militant écologiste
    Thierry Kuhn, président d'Emmaüs France
    Pierre Larrouturou, coprésident de Nouvelle donne
    Jean Lassalle, député centriste non inscrit
    Claude Lévêque, artiste plasticien
    Edouard Martin, eurodéputé PS
    William Martinet, Unef
    Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
    Dominique Méda, sociologue
    Arnaud Montebourg, entrepreneur et ancien ministre de l’Economie
    Serge Papin, PDG de Systeme U
    Thomas Piketty, économiste
    Eric Rheinardt, écrivain
    Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du monde
    Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point
    Jean Rouaud, écrivain
    Dominique Rousseau, professeur de droit public
    Pierre Rosanvallon, historien
    Henri Sterdinyak, cofondateur des économistes Atterrés
    Michel Wieviorka, sociologue

    Cette pétition sera remise à:

    • François Hollande et au gouvernement français

     

     

    Plus loin : Ce qui va bien dans ce sens capitaliste

     

     

     

     


    votre commentaire
  • La France, le Bugey et la Suisse

    Ou la dictature du nucléaire français.

    A l'évidence, la France nucléaire, c'est-à-dire la plupart des politiques, B. Accoyer bille en tête sous la coupe de la secte nucléocrate, n'aime pas les menaces venant des pays voisins. Pourtant, la centrale du Bugey est un risque énorme pour une large région du sud-est de la France et de la Suisse. Il ne fait aucun doute que si une centrale Suisse était aussi proche de la France, cette dernière déclarerait la guerre.

    Le nucléaire français est sûr, sans danger. Pas si sûr que ça. Jusque là, ça va ….

    Si Accoyer habitait la Bretagne, au lieu de la Haute Savoie, il y a fort à parier qu'il ne répondrait même pas aux autorités Suisse. Lui qui parle d'ingérence, il oublie un détail d'importance ; l'ingérence incontrôlables des radionucléides provenant du Bugey, ou d'ailleurs.

    Ce triste personnage ferait bien de prendre au sérieux la plainte Suisse, toute aussi sérieuse que la menace d'accident nucléaire. Il serait d'ailleurs intéressant de savoir ou se réfugierait le député en cas de catastrophe ? A l'assemblée nationale ?

    Cocoricooooo !!!

    Gaulois.

     

    La centrale nucléaire du Bugey menace la Savoie

    http://www.lecourrier.ch/139205/la_centrale_nucleaire_du_bugey_menace_la_savoie

    Jeudi 19 mai 2016

    Laurent Blondaz

    Bernard Accoyer, député de Savoie, a accusé d’ingérence les autorités genevoises qui ont porté plainte contre la centrale du Bugey. Pourtant, selon Laurent Blondaz, la région ne se relèverait pas d’un accident atomique.

    Le 2 mars dernier, la ville et le canton de Genève (Suisse) ont déposé une plainte en pénal pour mise en danger d’autrui au sujet de la centrale nucléaire du Bugey (Ain), située à une septantaine de kilomètres de la cité.1 Précisions données quelques jours plus tard dans une conférence de presse, rassemblant Esther Alder (maire de Genève), Antonio Hodgers (conseiller d’Etat), l’avocate Corinne Lepage, ainsi que les représentants d’une association bugiste: «Nous voulons absolument la fermeture de la centrale nucléaire du Bugey. [...] La technologie nucléaire vieillissante qui nous entoure constitue un risque majeur. [...] En cas d’accident grave, Genève serait dans la zone d’évacuation.»

    En fait, l’industrie nucléaire et l’Etat français ne font qu’un. Quatre jours seulement après cette conférence de presse, l’ancien président de l’Assemblée nationale et député-maire d’Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie), Bernard Accoyer, répliquait par un communiqué, qui fut rapidement repris par la quasi-totalité des journaux nationaux. Selon lui, «on ne peut pas laisser dire n’importe quoi!» Les centrales européennes sont «sûres».

    «Sûres», les centrales françaises? Tout comme l’étaient les quatre réacteurs de Fukushima, la veille du 11 mars 2011? Le Japon est un pays pourtant largement reconnu pour sa fiabilité. Ses nombreuses méthodes de qualité: lean, kaisen, Ishikawa, 5S et autres... font référence dans le monde industriel. Mais bien sûr, les Français sont probablement plus intelligents que les Japonais et que les Genevois...

    Pas si sûres en fait, ces centrales françaises. C’est ce que dit un autre Bernard, le professeur Laponche, physicien nucléaire, polytechnicien, et donc lui-même issu du sérail industriel énergétique: «Il y a une forte probabilité d’un accident nucléaire majeur en Europe... La France est dans l’erreur. Avec le nucléaire, elle s’obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète.»

    Bernard Accoyer fustige par ailleurs «l’ingérence» des autorités genevoises. Mais garantit-il qu’un nuage radioactif français s’échappant d’un réacteur défaillant ne fasse pas «ingérence» un jour dans le ciel de la cité de Calvin? Ce qui est regrettable pour ce représentant du peuple, c’est qu’il ne mette pas en question la sécurité des territoires et de ses habitants, dont ses électeurs annéciens, ainsi que l’ensemble des Savoyards. Car oui, les populations risquent très gros. Les réacteurs 2, 3, 4 et 5 du Bugey, qui sont actuellement en activité, sont les plus anciens de France, avec ceux de la très contestée Fessenheim, en Alsace. Ils sont issus d’ailleurs de la même technologie. Toute la Savoie est située à moins de 150 km de la centrale. De surcroît, les vents d’ouest dominants amplifient les risques. Chambéry est à 50 km, Annecy à 70 km, que dire de Belley, du Bugey, et du proche Dauphiné, qui seraient en cas d’accident une zone d’évacuation sans retour?

    Et cette centrale a tout pour ne pas plaire: zone d’inondation, zone sismique, exposition aux attentats en étant à moins de 15 km de la piste de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, soit à moins de deux minutes de détournement d’avion. Le site du Bugey accueille aussi Iceda: la décharge nucléaire nationale à ciel ouvert, ainsi que le réacteur n°1, arrêté depuis plus de vingt ans, mais non démantelé, comme le sont d’ailleurs l’ensemble des anciens réacteurs français. Et n’oublions pas non plus l’encombrant réacteur Superphénix de Creys-Malville (Isère), situé à 15 km en amont, qui doit rester accessible aussi pour son démantèlement.
    A Fukushima, cinq ans après, les fuites radioactives se déversent toujours dans l’océan. On comptabilise plus de 1900 décès indirects, et, malgré les déportations de plus de 150 000 personnes, dont certaines ne pourront jamais regagner leur lieu de vie. Les terres sont contaminées et il ne sera pas possible d’y remédier. Une augmentation importante des cancers est à redouter.

    Qu’en serait-il si un accident similaire se produisait au Bugey? La Savoie entière perdrait son économie et son âme. Les eaux minérales d’Evian, de Thonon, d’Aix seraient impropres à la consommation, ou à défaut, délaissées par les consommateurs. Idem pour les reblochons: pastilles vertes pour «fermiers», rouges pour «laitiers», jaune et noir pour «irradiés»? Idem pour les tommes, beauforts, abondances ou autres chevrotins... mais aussi nos vins, et autres produits du terroir qui marquent l’identité savoyarde. L’économie touristique serait aussi anéantie. Qui viendrait encore en vacances se baigner dans un lac irradié, ou surfer une poudreuse d’isotopes radioactifs, ou rechercher le calme intérieur dans une montagne contaminée? Le risque pour la Savoie est immense.

    Dans les années 1970, le philosophe Denis de Rougemont fustigeait déjà les «arguments» lénifiants» des promoteurs de cette énergie. Nous n’aurions «pas le choix». Les tournures changent au fil des décennies, mais la pression sur l’opinion publique reste la même. Aujourd’hui, on ose même apporter de fallacieuses raisons environnementales: l’arrêt du nucléaire ne permettrait pas d’atteindre les objectifs de la COP21! «Il ne faut pas prendre ses désirs pour des fatalités!» disait de Rougemont2. Cela demeure malheureusement d’une très vive actualité.

    L’industrie nucléaire, contrôlée par une petite élite nationale issue du Corps des mines, n’apporte rien à l’économie savoyarde. Pourquoi la défendre? En revanche, Savoie Technolac accueille le très prometteur Ines, Institut national de l’énergie solaire. Une multitude de jeunes pousses et de PME sont prêtes à éclore et à se diffuser régionalement. La transition énergétique n’attend qu’une chose: que l’on fasse le bon choix!

    Pour toutes ces raisons, le Mouvement région Savoie, soucieux du devenir de ce territoire et de sa population, soutient la plainte déposée par les autorités genevoises. Il demande la fermeture au plus vite des quatre réacteurs du Bugey. Avant qu’il ne soit trop tard! Il s’indigne vivement contre le souhait irresponsable du gouvernement français d’augmenter de dix ans la durée de vie des centrales, dont les réacteurs montrent déjà de nombreux éléments de fatigue.

    • 1.Donnant suite à cette plainte, le parquet de Paris a ouvert début mai une enquête préliminaire (ndlr.)

    • 2.Denis de Rougemont, L’Avenir est notre affaire! édition Stock, 1977.

     

    * président du MRS, un mouvement régionaliste savoyard qui «milite pour le droit de vivre et décider au pays». Paru dans Reporterre, reporterre.net

     

     


    1 commentaire
  • Gaz lacrymogène danger

    Ou la démocratie bafouée !

    Je vous invite à consulter cet article édifiant.

    http://www.notre-planete.info/actualites/3702-gaz_lacrymogene_sante

    Vous avez peut-être déjà goûté à cette merde. N'ayons pas peur des mots qui vont plutôt bien avec le contexte de l'anti-démocratie galopante.

    Avec la BAC ( Brigade Anti Criminalité ) ou si vous préférez les pitbulls de la république qui vont être équipés de fusils d'assaut, la France est en train de se ranger dans le peloton de tête des dictatures.

    Vous pensez que j'exagère ? Demandez donc aux victimes des exactions policières qui conservent des séquelles durables et invalidantes.

    Les policiers ont le culot monstre de manifester prétextant qu'ils sont mal vus, inconsidérés, etc....Il faudrait déjà qu'ils méritent cette considération.

    Pour une police oui, mais pas celle-là.

    Gaulois.

     

     

     

     

    1 commentaire
  • L'eau au compte goutte

    Ou l'eau marchandise

    Pour avoir connu cette ignominie, je sais de quoi il s'agit !

    Couper l'eau ou tout simplement la restreindre au compte goutte est ignoble.

    Il n'y a aucune justification à de tels procédés. Au compte goutte, plus question de se doucher, plus question de faire marcher le lave-linge. En décembre 2000, pendant un mois, il nous fallait attendre plus d'une heure pour à peine remplir une bouteille ! Et encore faut-il préciser que c'est grâce à mon diabète que le robinet n'était pas complètement coupé ! Dans ce même bourg, un couple avec un bébé de quatre mois avait l'eau coupée et ce n'est qu'après de vives protestations de personnes sensibilisées qu'elle avait été rétablie.

    Nous sommes en France, pays de libertés et des droits de l'homme - Çà dépend assurément pour qui - tout est permis, même l’inacceptable. Bientôt, ce sera l'air que l'on respire qui sera une marchandise. Nous devrons payer, sinon, nous serons asphyxiés ! Bon, au sens figuré, nous sommes déjà asphyxiés.

    Cet article, qui parle de précieux liquide, mais surtout pas indispensable à la vie, est un exemple par excellence sur ces pratiques plus que douteuses des sociétés de distribution qui, avec la bénédiction des collectivités locales, agissent en toute illégalité. En France, 75 % des collectivités préfèrent déléguer plutôt que d'assurer le service de distribution de l'eau.

    Collectivités et services de l'état, même doctrine ; se décharger vers le privé, avec toutes les dérives qui vont avec. La France est un merveilleux pays....Pour les multinationales.

    Cocoricooo....!!!!

    Gaulois. 

     

     

     

     


    1 commentaire
  • Au prix de quelques merguez !

    Ou quand passe la justice implacable.

    N'allez pas croire que j'encourage le vol. Mais Il est des circonstances excusables, en particulier dans ce monde de voleurs et d'escrocs de tous poils qui eux, la plupart du temps ne sont pas ou guère inquiétés.

    Si l'Echo républicain ne cite pas le nom du super marché, je le fais volontiers car il s'agit de Leclerc. Le fait de ne pas diffuser son nom est significatif. 

    Cette dame qui a volé par nécessite une tonne, pardon ! Une barquette de merguez a fait l'erreur de croire que nous vivons dans un monde merveilleux ! A coup sûr, le pardon n'est pas de chez nous.

    Le directeur du Leclerc, les flics, la justice, pardon, l'injustice, sont à mettre dans le même panier, celui de l’intolérance que Gaulois connaît bien à Nogent le Rotrou.

    Cette histoire lamentable ne vous rappelle rien ? ce voleur d'un paquet de farine pourtant destiné à la benne. Voir dans la rubrique " Société..."

    Tout ça respire la puanteur dans tous les sens du terme !

    Cocoricoooo !

    Gaulois. 


    votre commentaire
  • Cannes le festival d'un autre monde

     

    Ou le règne de l'outrance.

     

    Je vous ai déjà fait part de ce que je pense de cette manifestation tapageuse dans laquelle l'arrogance et le mépris des « Stars », à l'égard du peuple n'est plus à démontrer : http://libre-infos.eklablog.com/-a47025571

     

    Souvenez-vous, les dessous de Cannes, à deux pas du festival, le fond de mer poubelle : http://www.rtl.fr/actu/a-cannes-l-autre-festival-de-dechets-dans-les-fonds-marins-7748306629

     

    A n'en pas douter, nous pouvons parler de festival au cul sale !

     

    Cette année, Le festival sera si bien gardé qu'il sera impossible, ou presque, de circuler à Cannes. Personnellement, je laisse cette ville aux bons soins du maire qui prétend en faire un « Evènement populaire » Il ne doute de rien l'élu.

     

    N'oublions pas tout de même que l’extravagance démesurée de ce festival, en terme de capitalisme, existe grâce - ou à cause - de vos deniers...

     

    Gaulois.

     

    Festival de Cannes: un dispositif de sécurité exceptionnel

    http://news.lexpress.fr/festival-de-cannes-un-dispositif-de-securite-exceptionnel-23339

     


    Par LEXPRESS.fr

     

     

     

    Festival de Cannes: un dispositif de sécurité exceptionnelREUTERS/Yves Herman

     

    Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a présenté le dispositif pour garantir la sécurité des festivaliers. Déployé jusqu'au 22 mai, il comporte plusieurs centaines de policiers, des démineurs et 400 agents de sécurité privés.

     

    En déplacement à Cannes, le ministre Bernard Cazeneuve a assuré que des "moyens exceptionnels" allaient être déployés pour la sécurité du Festival de Cannes. Six mois après les attentats de Paris et en plein état d'urgence, le Festival de cinéma débute mercredi face "à un risque plus élevé qu'il ne l'a jamais été", a indiqué lundi le ministre français de l'Intérieur.

     

    400 agents de sécurité, plusieurs centaines de policiers

     

    "Plusieurs centaines de policiers seront mobilisés chaque jour" dans la ville jusqu'au 22 mai, et "une équipe de démineurs procèdera chaque jour à des inspections et contrôles du palais des festivals", a détaillé le ministre de l'Intérieur.

     

    Le Festival a engagé 400 agents de sécurité privés qui assureront le contrôle des accès au palais, avec ouverture systématique des sacs, passage aux détecteurs de métaux et palpations. C'est également la sécurité privée qui assurera la "gestion de l'accès des véhicules à la bulle de sécurité mise en place aux abords du palais", selon Bernard Cazeneuve.

     

    Sur la façade maritime, un arrêté de restriction de la circulation a été pris par la préfecture maritime et "les moyens de surveillance seront considérablement renforcés et des moyens d'interception seront déployés", a indiqué le ministre. "D'autres moyens spécialisés seront également déployés, dont l'efficacité tient à leur discrétion, par conséquent je n'entends pas les détailler ici pour des raisons que chacun comprendra", a-t-il poursuivi.

     

    Des fouilles aléatoires dans tous les quartiers

     

    Le commissariat de Cannes sera doté pour la durée du festival d'un poste de commandement opérationnel afin de concentrer en un même site les opérateurs radio des différents intervenants. Ce centre de commandement unique pour toutes les forces de l'ordre avait été mis en place l'an dernier pour la première fois.

     

    Pour cette édition 2016, le maire de Cannes David Lisnard a récemment évoqué "des mesures de contrôle supplémentaires, notamment des fouilles aléatoires dans tous les quartiers de Cannes". "On prend toutes les mesures pour que l'événement soit à la fois sécurisé et populaire", a-t-il indiqué.

     

    Un plan antiterroriste spécialement pour Cannes

     

    La ville de Cannes, destination touristique internationale (2 millions de visiteurs annuels), a décidé de se doter d'un "plan communal de prévention du risque terroriste", une première en France selon son maire. Quatre experts, dont un ancien responsable anti-terrorisme israélien, ont déjà réalisé un audit pour analyser les points de vulnérabilité de la ville.

     

    Pour roder les forces de l'ordre au scénario du pire, celui d'un attentat terroriste, Cannes a aussi été le théâtre fin avril d'une simulation d'attaque: l'explosion d'un véhicule piégé devant une école suivie de l'arrivée de quatre terroristes dans une salle de cinéma du palais des festivals où se trouvaient 180 figurants.

     

    Durant le festival, la population triple pour passer à quelque 210 000 personnes, avec un pic de délinquance en mai et des malfaiteurs qui fondent sur la Côte d'Azur. Au point de parfois voler la vedette aux stars hollywoodiennes, avec de rocambolesques disparitions de bijoux au milieu de l'édition 2013 ou un fracassant hold-up à 17,5 millions d'euros dans une boutique Cartier de la Croisette juste avant l'édition 2015.

     

     

     


    votre commentaire
  • Chacun sa lettre

    Ou le « citoyen » catalogué

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous évoluons dans une société délirante.

    Cet article en donne un exemple frappant.

    On connaissait déjà le A pour les jeunes conducteurs, le CD pour le corps diplomatique, les lettres indiquant le pays d'origine du conducteur, etc...

    voilà maintenant que le S est proposé pour les vieux !

    Au delà des lettres M, H, F proposées dans l'article, pourquoi ne pas remettre aussi les deux lettre PD supprimées pour paraît-il éviter des amalgames douteux. Et comme la chasse aux sorcières est engagée contre la prostitution, Le P pour prostituée.

    Dans la même logique, pourquoi pas le I pour idiot, le D pour dangereux, le F pour fou, le C pour chasseur, le T pour terroriste et bien d'autres aberrations toutes plus farfelues les une que les autres.

    L'exécutif, loin des soucis majeurs de notre société, ne manque pas d'imagination lorsqu'il s'agit de proposition - ici d'une association – débile à souhait.

    Cocoricooo !!

    Gaulois.

     


    votre commentaire
  • Documentaire contesté

    Le 26 avril dernier, ARTEE diffusait un documentaire sur la catastrophe de Tchernobyl qui commençait il y a 30 ans.

    Combien de téléspectateurs sont bernés par ce document de propagande favorable au lobbies nucléaire. Quoi de mieux que la télévision, ce gros bocal à cornichons, pour endormir la société moutonnière.

    La présentation qu'en faisait ARTEE

    Le document en question est encore visible ici : 

    https://www.youtube.com/watch?v=NMnQVgjJAW8

    Sur le blog Médiapart, Yves Lenoir nous éclaire sur ce document controversé à plus d'un titre.

    Gaulois.

    Tchernobyl : un étrange documentaire diffusé par Arte

    1er mai 2016 

    Par Yves Lenoir

    Blog : https://blogs.mediapart.fr/yves-lenoir/blog

    Le 26 avril 2016, trente ans après l'accident de Tchernobyl, Arte a diffusé Tchernobyl, Fukushima : vivre avec. Avec l’apparence d’un travail d’investigation rigoureux, le message est clair : certes, une terrible catastrophe, mais 30 ans après des experts ont montré aux populations des régions contaminées comment s'adapter à leur environnement. Quels intérêts servent-ils ? Nous le dévoilons ici.

     

    Tchernobyl : un étrange documentaire diffusé par Arte

    Yves Lenoir, auteur de La Comédie atomique (La Découverte, 2016), président de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus, 1er mai 2016

     

    Le 26 avril 2016, à l’occasion du trentième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, Arte a diffusé un étrange documentaire, Tchernobyl, Fukushima : vivre avec, réalisé par le journaliste Olivier Julien. Avec toute l’apparence d’un vrai travail d’investigation, se voulant rigoureux, portant un message très clair : bien sûr, il s’agit d’une terrible catastrophe, mais trente ans après, les meilleurs experts ont montré aux populations des régions contaminées comment s'adapter à leur environnement. D'où viennent ces experts, quels intérêts servent-ils ? Nous le dévoilons ici.

    Un précédent qui a fait florès

    Le 25 mai 2010, Arte avait diffusé Tchernobyl, une histoire naturelle ?, réalisé par Antoine Barnas et Luc Riolon. Un message sans ambiguïté : la zone interdite de Tchernobyl, que sa radioactivité ambiante élevée avait conduit à évacuer, se révèlerait en fait comme une sorte de paradis terrestre retrouvé où prolifèrent une grande faune sauvage quasi disparue ailleurs, des rongeurs bien vivaces et une nature luxuriante. Certes, la végétation peut montrer des réactions curieuses à l’agression radioactive, mais cela n’enlève rien à sa vitalité et la seule séquelle à déplorer pourrait bien n’être que l’incidence surprenante de cancers chez certaines espèces d’oiseaux migrateurs. Depuis sa diffusion, ce « documentaire » prétendument « scientifique » alimente la rumeur que finalement Dame Nature sait merveilleusement s’adapter aux retombées d’un accident atomique. Ringardisé le ginkgo biloba d’Hiroshima (le seul arbre à avoir survécu aux rayonnements de la bombe) ! Car les retombées de Tchernobyl ont été, dans la zone, plus d’un millier de fois plus denses qu’en leur temps celles d’Hiroshima et Nagasaki. Une bonne raison de craindre pour l’humanité la continuation de l’Âge de l’énergie atomique venait fort opportunément d’être « scientifiquement » réfutée.

    Depuis vingt-cinq ans, avec son collègue Tim Mousseau de l’Université de la Caroline du Sud à Columbia, Anders Pape Møller, biologiste à l’Université Paris-Sud Orsay, suit l’évolution de la chaîne de la vie dans la zone interdite de Tchernobyl et aux alentours. Le vendredi 22 avril 2016, il participait à une émission de Science publique sur France Culture, « Catastrophe nucléaire : la nature peut-elle survivre aux radiations ? ». Que nous a-t-il dit à propos de ce film ? Qu’il ne correspond pas à la réalité. Il a expliqué, entre autres, que certaines des scènes animalières avaient été tournées dans une forêt allemande ; que suite à la diffusion du film, les tours operators de Tchernobyl avaient mis au menu de leurs offres une virée dans la nature pour voir les grands animaux ; mais que, las, les clients revenaient si férocement déçus qu’il a fallu aménager un enclos près de l’un des villages évacués, où l’on cantonne quelques pièces de gibier à disposition du regard des visiteurs ! De la « science », oui, celle du cinéma de fiction et de la propagande… Pour bien comprendre en quoi il s’agit d’une « désinformation », on pourra également se reporter au commentaire détaillé de ce film publié par le professeur de médecine Michel Fernex.

    Après l’adaptation spontanée de la Nature, celle par persuasion des hommes

    Débarrassée de la présence de l’homme, la Nature se serait donc adaptée. Qu’en est-il des populations confrontées à l’existence dans un milieu fortement contaminé ? C’est l’objet du film Tchernobyl, Fukushima : vivre avec. N’y allons pas par quatre chemins : c’est un « embedded documentaire » qui ne s’en cache pas, ce que les téléspectateurs attentifs auront perçu. En effet, son réalisateur, qui le reconnaît par ailleurs, s’en est remis au point de vue, aux indications et aux sources d’un responsable impliqué tant à Tchernobyl qu’à Fukushima, juge et partie s’il en est en l’occurrence. Le côté « potemkine » du document aura cependant certainement échappé à la plupart. C’est pourquoi, sans prétendre à une exhaustivité que seule une contre-enquête sur place permettra d’atteindre, voici quelques éclaircissements sur la carrière de Jacques Lochard – le responsable en question –, sur les options fortes du scénario, sur l’engagement social de quelques « seconds rôles » et sur l’origine de certains documents d’archive retenus pour parsemer l’œuvre. Force m’est d’entrer dans quelques détails. J’essaierai de le faire de telle sorte que celles et ceux qui n’ont pas vu le film soient à même de se rendre compte des procédés auxquels le réalisateur et son principal pourvoyeur de données et de conseils, le dit Jacques Lochard, ont eu recours.

    Sans lumières particulières sur les mésaventures des Sami du Sud, cette société d’éleveurs de rennes établie depuis des temps immémoriaux en Norvège et confrontée aux difficultés engendrées par les retombées de Tchernobyl sur son territoire, ce qui suit ne concerne que les deux autres volets du film, à savoir l’adaptation de deux échantillons de populations contraintes de rester dans des lieux contaminés, l’un dans un raïon (canton) du Belarus, et l’autre dans un district de la préfecture de Fukushima.

    On remarquera le « cadrage » très serré du document : toutes les personnes filmées, tant au Belarus qu’au Japon, sont des participants en nombre limité des programmes pilotés par Lochard dans ces deux pays. Une minuscule parcelle de la réalité nous est ainsi implicitement présentée comme la situation prévalant dans les vastes espaces contaminés.

    Le maître de cérémonie : Jacques Lochard

    Jacques Lochard est tacitement présenté comme le chef de file d’une équipe de « Français », venus au secours des populations abandonnées de tous à leur triste sort, dans l’ignorance des choses et la terreur des radiations. Rien n’est dit de l’intrication d’organismes que sa seule présence révèle. On le voit comme un grand-père moustachu bienveillant, évoquant son émotion lorsqu’il aurait perçu la détresse des gens auxquels il aurait alors décidé de consacrer sa science et son dévouement, désintéressé cela va sans dire. Il est intervenu tant à Tchernobyl, en fait une dizaine d’années entre 1996 et 2005, qu’à Fukushima, à partir de 2011, ce qui attesterait d’un engagement dans la continuité au seul service de l’humanité. Et le montage impose de se persuader que sans lui et ses collaborateurs, le malheur dans l’ignorance serait resté le lot de tous ces pauvres gens.

    Jacques Lochard, économiste de formation, a été recruté en 1977 par le docteur Henri Jammet, chef du Département de radioprotection du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), pour mettre en musique le « principe d’optimisation » que venait d’adopter la Commission internationale de protection radiologique (CIPR, affiliée à l’OMS depuis 1956), une association de droit privé où Jammet exerçait une responsabilité d’autorité depuis 1962. Selon le « principe d’optimisation », la valeur optimale – c’est-à-dire tolérable– de l’exposition aux radiations d’un groupe humain correspond à celle où le coût immédiat d’un surcroît de protection est ultérieurement compensé, des années – voire des dizaines d’années – plus tard, par celui, évité, des soins médicaux nécessités par les maladies radio-induites. On conçoit que des compétences en économie et en mathématique soient nécessaires pour appliquer au cas par cas ce principe (au demeurant très discutable, tant il fait bon marché de la santé des populations, comme je l’explique dans mon livre La Comédie atomique). La résolution des problèmes ainsi posés est hors de l’entendement des biologistes et médecins qui constituaient alors les effectifs de la CIPR et de ses comités spécialisés.

    Pour donner une apparence d’indépendance à la prestation de ce service d’évaluation des niveaux « tolérables » de radiations, dont chacun comprend l’utilité stratégique en cas de crise radiologique majeure, le CEA et EDF avaient créé l’année précédente, en 1976, une association paravent loi de 1901, dont ils étaient les seuls membres, baptisée Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN) et installée dans l’établissement du CEA de Fontenay-aux-Roses, à deux pas du bureau d’Henri Jammet. D’où l’on déduit que le CEPN est un agent au service des objectifs du CEA et d’EDF… qui sont aussi, du fait de l’imbrication des institutions, ceux de la CIPR et de l’OMS. C’est là que Jacques Lochard va commencer à donner sa mesure, sous le contrôle de son conseil d’administration CEA-EDF.

    La carrière de l’homme est exemplaire. À la fin des années 1970, il devient directeur du centre. En 1983, un an après la constitution du « Comité amiante » favorable à la poursuite des usages de cette roche mortifère, le CEPN publie très opportunément une étude maison qui apporte la solution scientifique du problème de l’optimisation de l’exposition des travailleurs aux fibres de ce poison… Après février 1989, suite à la publication des cartes de la contamination de l’URSS par les retombées de Tchernobyl, les personnes qui se découvrent avoir vécu trois ans exposées très au-delà de la limite de dose recommandée par la CIPR demandent à être évacuées. L’OMS envoie alors une mission où l’on distingue le président de la CIPR, l’Argentin Dan Beninson, et le Français Pierre Pellerin, de son Comité 3. Ils sont chargés de persuader tous ces gens d’accepter une dose annuelle tout-à-fait « tolérable » de cinq fois la dite limite. On imagine sans peine que cette population s’est rebiffée, puis résignée par manque de moyens pour évacuer et, enfin, qu’elle a commencé à craindre pour sa santé et, surtout, celle des enfants, qui ne cessait de se dégrader.

    En 1996, à l’approche du dixième anniversaire de l’accident, on a pu noter une conjonction de faits certainement pas fortuite. La cause de tous les maux autres que les cancers de la thyroïde survenant dans les zones contaminées est officiellement attribuée à la « radiophobie », concept brumeux désignant le stress psychologique lié à la peur irraisonnée des radiations et ses effets somatiques. En 1993, Lochard a été introduit au Comité 3 alors présidé par Henri Jammet. Il acquiert ainsi une reconnaissance internationale pour son savoir-faire d’optimiseur d’exposition aux toxiques radioactifs et autres. Mais, sans doute parce que la CIPR désirait alors œuvrer en coulisse, c’est avec la casquette CEPN qu’il va concevoir et mener une expérience bon marché visant le maintien des habitants dans les zones contaminées de Tchernobyl : ce sera le programme ETHOS à Olmany de 1996 à 2001. En 1997, juste récompense pour son implication « optimisante », il passe du Comité 3 au bien plus prestigieux Comité 4, celui chargé de l’application des recommandations. En 2009, son zèle au service de l’acceptabilité sociale d’un accident atomique – le programme ETHOS a officiellement prouvé que l’on peut vivre dans un territoire contaminé par la pire catastrophe atomique imaginable – est récompensé : il est coopté dans la Commission principale et prend la présidence du Comité 4. Quatre ans plus tard, dans le contexte de Fukushima il est élevé à la position de vice-président de la CIPR. Le CEA, en la personne de Jacques Lochard, se trouve ainsi avoir un homme à lui à une marche du sommet de la radioprotection mondiale… Pourquoi n’en a-t-on pas informé les téléspectateurs du film Tchernobyl, Fukushima : vivre avec ?

    Du passé faisons table rase… mais aussi un usage détourné de ses traces

    Vassily Nesterenko avait été écarté de ses responsabilités au sein du comité central du PC biélorusse le 7 mai 1986 : quelques jours après l’explosion du réacteur n° 4, on lui reprochait de créer la panique avec sa demande d’évacuer les territoires contaminés jusqu’à 100 km de Tchernobyl, alors même que venait d’arriver de l’OMS le rapport de la première réunion d’experts de la CIPR et du Comité scientifique des Nations unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR), qui recommandait expressément de ne prendre aucune mesure de protection particulière suite à cette catastrophe.

    Lorsque le scandale révélant les mensonges et la mise en danger de centaines de milliers d’habitants exposés fut révélé, en février 1989, tous les responsables administratifs et politiques perdirent la confiance de l’opinion. Nesterenko était le recours et il reçut du gouvernement biélorusse les moyens et la liberté d’action qu’il réclamait depuis trois ans. Il fit fabriquer 300 000 compteurs de radiation précis à distribuer dans toutes les zones contaminées du Belarus. Simultanément, il créa l’Institut de radioprotection indépendant Belrad et 370 centres de contrôle de la radioactivité des aliments, dont un à Olmany avec d’autres dans des cantons alentour. J’évoque ici Olmany, car c’est là qu’au cours de l’année 1996, comme il est dit dans le film d’Arte, Lochard et son équipe débarquèrent. Auparavant, en 1995, Nesterenko avait acquis des fauteuils spectrométriques dits anthropogammamétriques, dotés d’un détecteur ultra-sensible placé dans le dossier avec lequel on peut mesurer la concentration de différents radioéléments présents dans le corps, notamment le césium radioactif, à terme la part dominante des retombées de Tchernobyl. Il put ainsi mesurer plusieurs mois avant l’arrivée « des Français » toute la population d’Olmany. La moyenne enregistrée dans les archives de Belrad était alors de 243 bq/kg, une charge dangereuse, surtout pour les enfants.

    Le film évoque-t-il cette intervention précoce de Belrad, avec tous les moyens et les compétences requis pour informer, mesurer et instruire les gens sur les précautions à prendre ? Que nenni. Lochard déclare qu’il a découvert une population délaissée en proie à l’inquiétude et soumise au diktat de l’ignorance. Pour faire plus vrai, le film contient une séquence d’une interview d’Anastasia Fedosenko, la radiométriste du village chargée du contrôle des produits alimentaires, notamment les champignons, les baies sauvages, le gibier et les légumes des potagers familiaux. Ses propos tels que conservés au montage donnent à croire qu’elle confirme ceux de Lochard.

    Juste après la diffusion du film, nous avons fait téléphoner à Mme Fedosenko pour lui demander ce qu’elle pensait de cette relation des faits. Très en colère après avoir appris les déclarations de Lochard – elle a même proposé d’en témoigner par écrit –, elle a affirmé que Belrad était arrivé à Olmany en 1994 et l’avait alors formée et embauchée comme radiométriste. Après le départ de Lochard, elle avait repris le travail pour Belrad et le cahier qu’on la voit feuilleter dans le film est celui où elle note les mesures selon le protocole de Belrad. Elle a rappelé la tristesse qu’elle avait éprouvée à la mort de Vassily Nesterenko fin août 2008 et l’admiration pour le courage qu’il avait montré en survolant pendant une demi-heure le réacteur en feu de Tchernobyl afin de mesurer la radioactivité des endroits où allaient devoir intervenir les liquidateurs.

    Nous avons aussi demandé au directeur de Belrad, Alexey Nesterenko, docteur en écologie, le fils de Vassily, l’origine des photos montrant des séances de mesure de la charge corporelle avec les fauteuils ou bien des opérations de contrôle de la nourriture. Il est formel, un bon nombre proviennent de Belrad, ce que le film d'Arte ne mentionne pas. Car Vassily Nesterenko, ignorant le but réel d’ETHOS, à savoir évincer Belrad d’un maximum de territoires, avait fourni toute la collaboration possible à Lochard, ses mesures, des photos, etc. Il avait aussi décrit la méthode mise au point pour combiner information, éducation, contrôle des aliments et des personnes. Et il avait ajouté que Belrad commençait alors à appliquer la prophylaxie de la pectine, un complément alimentaire extrait de fruits qui accélère l’élimination naturelle des métaux lourds et des radioéléments de l’organisme. La pectine est chère et représente aujourd’hui 15 % environ des dépenses de Belrad. ETHOS, optimisation mais aussi satisfaction de ses commanditaires obligent, a récusé ce moyen propre à limiter les effets sanitaires des accidents de contamination. La cabale contre son usage par Belrad a alors commencé.

    Ironie de l’histoire : le réalisateur et Lochard n’ont su éviter de semer quelques petits cailloux sur les plates bandes bien tondues du scénario : exemples, ils ont placé une photo où l’on voit un enfant tenir un flacon de pectine (mais ce n’est pas signalé, évidemment) et une séquence où l’indication Belrad-SOSNA (le nom des compteurs fabriqués par Nesterenko au début des années 1990) est parfaitement lisible sur l’instrument qu’Anastasia Fedosenko a dans la main !…

    Notons enfin que la vérité sur le rôle d’ETHOS et ses commanditaires n’a rien d’un secret d’État et que le réalisateur du film aurait très facilement pu accéder à cette information, qu’il n’a apparemment pas jugé utile de consulter. On peut notamment renvoyer à un article très explicite publié en 2002 par la CRIIRAD, « Des structures écrans au service du nucléaire ».

    Restons-en là. D’autres remarques sont possibles sur cette partie du documentaire d’Arte, mais il faudra auparavant prendre l’avis des intervenants biélorusses. Vu la nature du régime politique du Belarus, tout ne peut pas être écrit : la sécurité de personnes est en jeu.

    Rebelote au Japon

    On ne change pas une équipe que l’on a déclarée gagnante. Mais au Japon, il ne fallait pas attendre dix ans avant de réagir : il y a une cinquantaine de réacteurs atomiques à redémarrer. Les questions subalternes doivent donc être rapidement réglées, notamment celle de l’accoutumance aux radiations des populations exposées. Aussi, dans le courant de l’été 2011, la CIPR, suivant la politique de communication intensive décidée au début des années 2000, se lance sous son label cette fois dans la réédition de l’opération d’ETHOS, avec une version pensée pour le contexte culturel et social japonais. C’est la même équipe du CEPN (pratique, Lochard a les deux casquettes) qui dirige la manœuvre. ETHOS doit être comprise comme une opération de communication, une histoire à raconter pour redonner espoir et restaurer l’idée que l’énergie atomique est bonne et les dangers de la radioactivité bien moindres que beaucoup le craignent. Pour cela, il faut simuler une demande sociale. On s’arrange donc pour susciter, ou créer ex nihilo, une association qui apparaîtra comme demanderesse et partenaire dans l’organisation qui va restaurer la sérénité pour le présent et la confiance dans un avenir radieux. Dans la précipitation, le lancement de l’ICRP Dialogue Initiative in Fukushima a lieu fin novembre 2011 avant qu’une telle association n’ait vu le jour…

    Ce n’est en effet qu’en février 2012 que Mme Ryoko Ando, que l’on voit réciter sa leçon de la bonne élève élevée en exemple aux yeux du monde dans toutes les séquences du film où elle est utile, apparaît dans l’histoire post-Fukushima en créant l’association ETHOS in Fukushima. Or, bien évidemment aucun Japonais, et surtout pas une citoyenne lambda vivant dans une petite ville de la préfecture de Fukushima, n’avait jamais entendu parler d’ETHOS. Encore aujourd’hui, rares là-bas sont ceux qui savent que ce nom a un lien avec le Belarus et l’accident de Tchernobyl. Cette association est un leurre, l’alibi « demande sociale » pour l’entrée en scène de la CIPR. Manipulation du réel, mise en scène d’une mascarade, comment qualifier autrement la douzaine de séminaires avec les habitants qu’elle a localement animée pendant quatre ans ? Habileté suprême, la CIPR s’efface presque : la communication de l’ICRP Dialogue Initiative in Fukushima a été confiée à ETHOS in Fukushima, comme une appropriation du savoir en accoutumance par la société japonaise elle-même.

    La Fondation japonaise Chiro avait établi un lien avec Belrad en 1996. Immédiatement après le 11 mars 2011, Alexey Nesterenko et Mme Tatsumi Masako, directrice de l'antenne de Minsk de la fondation, ont décidé de traduire en japonais le manuel de radioprotection rédigé en 2003 par le Directeur adjoint de Belrad, Vladimir Babenko. Le 12 octobre 2011, six semaines avant le premier séminaire de l'ICRP Dialogue Initiative in Fukushima, Vladimir Babenko était l'invité du Japan National Press Club de Tokyo. Au cours d'une conférence de 1h 47' il présenta la version japonaise de son manuel, publiée par Sekai Bunkasha Publisher. Le succès fut immense car le livre s'adresse aux maîtres et maîtresses d'école et aux parents, afin qu'ils prennent connaissancedes précautions requises pour protéger les enfants contre l'exposition et la contamination radioactives. Lochard et la CIPR-CEA sont venus après pour tenter de neutraliser toute réaction autonome de la société japonaise. Enfants de Tchernobyl Belarus participe étroitement aux liens entre Belrad et le Japon depuis mars 2011 (1, 2, 3).

    La grande absente : l’information sur l’évolution de l’état de santé des enfants

    Un séminaire récapitulatif des deux premiers programmes ETHOS à Olmany et dans sa région s’est tenu à Stolyn en 2001. Vassily Nesterenko et le professeur de médecine Michel Fernex, le seul participant indépendant survivant, y assistaient. La présentation du dernier exposé par la pédiatre biélorusse chargé du suivi des enfants avait été sabotée : pas de transparents, ni de rétroprojecteur, ni d'interprète mis à sa disposition. Personne ne pouvait lire les tableaux de chiffres et les graphiques sur les feuilles au format A4 qu’elle brandissait au dessus de sa tête. En fait, comme l’agronome français de l’INRA participant à ETHOS, Henri Ollagnon, le confiait à Michel Fernex : « On a fait un boulot formidable… mais les enfants vont de plus en plus mal. » Michel Fernex est donc allé trouver la pédiatre, qui lui a montré ses observations. Très inquiétantes. Une seule donnée suffit pour illustrer cette évolution : le nombre de maladies infectieuses, avait augmenté de plus de 50 % durant le déroulement du programme. Le rapport de la pédiatre ne figurant pas dans les actes du colloque, Fernex a écrit à Lochard pour en connaître la raison ; réponse : « Mal présenté, incompréhensible. » Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ; quand on veut occulter une information gênante, on la prétend incompréhensible…

    À l’instar des actes du séminaire de Stolyn, dans les territoires biélorusses et japonais « réhabilités » sous la férule de Lochard, on ne parlerait pas de santé. Rien n’est dit à ce propos dans le film d'Arte, à l’exception d’une intervenante qui évoque deux cancers survenus ces dernières années dans la famille d’une personne… mais qui ne pourrait dire de même dans la sienne !

    Le mépris pour la vérité historique, le mépris pour les populations que l’on apprivoise aux conditions d’un environnement contaminé par les radioéléments, le mépris pour les personnes dont on manipule le témoignage, et le mépris pour les esprits faibles que l’on exploite sans vergogne. Que ressentir d’autre après avoir visionné ce film ? On aimerait connaître les objectifs que la chaîne de télévision de service public Arte se donnait en sélectionnant ce documentaire pour le diffuser un jour très symbolique, celui du trentième anniversaire du début du désastre de Tchernobyl.

     

     


    1 commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires