• Limousin : du gaz radioactif dans une maison où l'on gardait des enfants

     Dans le Limousin, rien d'étonnant. Pendant des décennies, l'exploitation des mines d'uranium allait polluer de vaste territoires, avec la grâce de la COGEMA  / AREVA. Sans le moindre scrupule, les déchets issus de l'extraction de l'uranium étaient disséminés un peu partout.
    Il est encore possible de visionner ce reportage édifiant de 2009 :

    http://www.youtube.com/watch?v=S9HbgGAv-84

     

     
     Du gaz radioactif dans une maison
    Cette maison polluée est probablement la goutte d'eau parmi bien d'autres.
    La famille concernée devrait être largement dédommagée et pas seulement relogée dans un camping ! par AREVA qui n'en fini plus de collectionner les scandales.

    Gaulois.

    27-03-14

    http://www.leparisien.fr/limousin/limousin-du-gaz-radioactif-dans-une-maison-ou-l-on-gardait-des-enfants-27-03-2014-3712213.php

     


    http://limousin.france3.fr/2014/03/26/bessines-sur-gartempe-haute-vienne-une-maison-radioactive-mise-sous-surveillance-443183.html

    Une famille de Haute-Vienne vivant dans cette maison, où une vingtaine d'enfants ont été gardés depuis l'an 2000, a été relogée après que d'importantes doses de radon, gaz naturel radioactif, y ont été décelées.

    Une famille de Haute-Vienne vivant dans une maison, où une vingtaine d'enfants ont été gardés depuis l'an 2000, a été relogée après que d'importantes doses de radon, gaz naturel radioactif, y ont été décelées, a annoncé mercredi la préfecture.

    Cette famille résidait dans une maison édifiée dans les années 1960 à Bessines-sur-Gartempe, au nord de Limoges, dont les sols, riches en minerai d'uranium, ont fait pendant des décennies l'objet d'une exploitation minière, selon un communiqué de la préfecture et de l'Agence régionale de santé (ARS), diffusé dans la soirée, précisant que les services de l'Etat en ont été informés le 10 mars.

    Les occupants ont exercé dans cette maison, entre 2000 et 2014, une activité de garde à domicile qui concernerait une vingtaine d'enfants, issus de seize familles qui ont été identifiées et seront contactées. Une enquête administrative est en cours, a-t-on ajouté.

    La présence «en quantité anormale» de radon, un gaz «qui se dilue facilement dans l'air extérieur mais qui peut présenter des risques pour la santé» en cas d'exposition prolongée, a été décelée «dans la cave et les pièces» du logement, selon la même source.

    L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire saisie de l'affaire.

     Les quantités de gaz n'ont pas été précisées mais des niveaux «significativement supérieurs aux valeurs maximales observées» dans la région ont été mesurés, conduisant au relogement des habitants. Les mesures ont été faites dans le cadre du programme de recensement des lieux de réutilisation des stériles miniers d'uranium (éléments constitués par les sols et roches excavés lors de l'exploitation d'une mine, ndlr), diligenté par Areva, a-t-on précisé.

    Outre des stériles miniers, des résidus de traitement de minerai d'uranium ont été utilisés «en remblais sous cette habitation et sont à l'origine des concentrations de radon mesurées», précise le communiqué, selon lequel «la présence de tels résidus en dehors des sites miniers et des lieux de stockage autorisés est tout à fait anormale et contraire à la réglementation».
    Vidéo : http://www.leparisien.fr/limousin/limousin-du-gaz-radioactif-dans-une-maison-ou-l-on-gardait-des-enfants-27-03-2014-3712213.php

     


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  • Le pouvoir de l'engagement

     Ce texte, attribué à Goethe, serait en fait de W.H. Murray. Il n'en teste pas moins une très belle interprétation de nos hésitations dans l'engagement. A méditer selon les motivations et sensibilités de chacun.

    Gaulois.   

     

    Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l’inefficacité prévaut toujours.

    En ce qui concerne tous les actes d’initiatives et de créativité, il est une vérité élémentaire dont l’ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets splendides.

    Dès le moment où l’on s’engage pleinement, la providence se met également en marche. Pour nous aider, se mettent en œuvre toutes sortes de choses qui sinon n’auraient jamais eu lieu.

    Tout un enchaînement d’évènements, de situations et de décisions crée en notre faveur toutes sortes d’incidents imprévus, des rencontres et des aides matérielles que nous n’aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre chemin…

    Tout ce que vous avez toujours voulu faire ou rêvé de faire, entreprenez-le.

    L’audace renferme en soi génie, pouvoir et magie. “

    Attribué à Goethe / en réalité de W.H. Murray*.


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  • Multiplication

     Vous aimez les chiffres ? Alors faites donc cette opération, ou faites-là exécuter par un ami, pour l'épater : 

    Choisissez et mémorisez un chiffre entre 1 et  9

    Posez tous les chiffres de 1 à 9 sauf le 8    12345679   Multipliez ce nombre par le produit de 9 et le chiffre choisi, par exemple 7, soit 7 x 9 = 63

    12345679 x 9 x 7 = ??

    Recommencez en choisissant un autre chiffre que vous multipliez toujours par 9

    12345679 x 9 x ? =  

    Vous serez surpris du résultat.

    Gaulois.


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  • Un métier assassiné

     Encore et toujours les lobbyes, dévastateurs de notre santé et de la planète.

    La reconnaissance de l'herboristerie passera seulement si les citoyens lui accordent un minimum de confiance.

    C'est comme les produits bio. Entendre dire qu'ils n'existent pas parce que les producteurs sont pollués par leurs voisins est un non-sens. Car même si cela est vrai dans certains cas, il faut encourager la production biologique afin que justement les pollueurs disparaissent.

    Gaulois.

     En France, l'herboristerie a subi une véritable mise à mort politique. En fait, deux décisions réglementaires ont suffi pour sortir les herboristes du jeu, pour le plus grand profit des pharmaciens.

    D’abord, on a eu l’hypocrisie solidaire. En 1930, une loi crée la couverture sociale et pose le système de santé que nous connaissons : l’industrie fabrique, le médecin prescrit, le pharmacien distribue et les assurances sociales régalent [1]. Les herboristes, « oubliés » dans les prescriptions des médecins, sont, de fait, exclus du trio gagnant.

    Cela ne suffit pas à tuer les herboristes qui gardent la confiance de beaucoup de patients et en particulier des paysans. Le pouvoir n’accepte pas longtemps cette anomalie. Sous pression des pharmaciens, il supprime le diplôme d’herboriste en 1941. Exit la médecine du passé. On compte pourtant à ce moment-là plus de 4 000 herboristes pour 11 000 pharmaciens. L’herboriste, même s’il cède du terrain face à la molécule chimique triomphante, est encore bien en place. Bref, le moribond n’en n’était pas un et puisqu’il refusait de mourir de lui-même, on l’a assassiné.

    Il ne reste aujourd’hui qu’une poignée de résistants que l’IPSN soutient à 200 % ! Mais ce qui me donne un immense espoir, c'est que ce métier essentiel, j'en fais la prédiction, va revenir en force dans nos campagnes et même dans nos villes.

    Le monopole fantôme
    Parlez du retour des herboristes à un représentant de l’ordre des pharmaciens, il vous dira que c’est impossible : ce serait céder une part de l’exercice de la profession à des concurrents. On peut comprendre ce réflexe corporatiste. Sauf que ce monopole de fait, les pharmaciens ne l'utilisent même pas !

    Dans le parcours de l’étudiant en pharmacie, la botanique et l’herboristerie occupent une place accessoire pour ne pas dire anecdotique (même si certains murmurent que les temps changent) et l’idée de faire six ans d’études pour se retrouver sur les marchés ou dans une boutique à vendre des plantes en vrac ne lui fait que rarement envie.

    A l’inverse, chaque année, des centaines de personnes (y compris des pharmaciens) sont formés à la connaissance des plantes par les écoles d’herboristerie (Ecole Lyonnaise de Plantes Médicinales à Lyon, Ecole des Plantes de Paris, Inderplan à Montpellier, l’IFPA en Ariège et les autres) qui, avec les producteurs de simples, ont su garder vivante notre tradition de l’herboristerie.

    Messieurs les pharmaciens, si l'herboristerie ne vous intéresse pas, n'empêchez pas les autres de la pratiquer !
    Vers une herboristerie scientifique !
    La reconnaissance de la phytothérapie par le ministère de la Santé en 1988 a redonné de la valeur aux plantes médicinales. Elles suscitent même l’engouement de nombreux chercheurs et de laboratoires pharmaceutiques. Ce tournant a renforcé nos connaissances des plantes et les savoirs traditionnels ont souvent été confirmés. Par exemple, la Fondation Antenna a récemment financé des études indépendantes sur la spiruline démontrant l’utilité de cette algue, riche en micronutriments, dans l’alimentation des petits enfants.

    Ce mouvement est tel que l'industrie elle-même commence à s'intéresser de près aux plantes et à leurs vertus. Ainsi, Jean-Marie Pelt a écrit :

    « Sont aujourd’hui repérées, répertoriées, et consignées partout dans le monde des plantes réputées actives et dont il appartient à la science moderne de préciser les propriétés et les usages – une tâche à laquelle s’emploient d’innombrables laboratoires publics ou privés. (…) Ces entreprises – Monsanto à leur tête – ont ainsi entrepris d’écumer littéralement la planète, passant au peigne fin les jungles les plus hostiles. » [2]

    C'est une raison supplémentaire pour le retour de l'herboristerie : éviter de laisser ce savoir aux grandes firmes pharmaceutiques !


    La création d’un nouveau métier : l’homme plante
    L’expression est de Patrice de Bonneval, herboriste à Lyon et fondateur de l’Ecole Lyonnaise des Plantes. Lors du premier Congrès des herboristes à Paris, en 2013 [3], il exprime cette idée pour rappeler que le rôle de l’herboriste est d’être un lien entre hommes et plantes.

    Voilà votre herboriste moderne : il connaît les plantes, sait les mélanger et défend l’environnement et la biodiversité. Compétence précieuse qui s’épanouira dans les marchés, les boutiques, les salons bios et de naturopathie et qui sait… peut-être dans les pharmacies ?

    Le législateur, c’est bien connu, a toujours un temps de retard. Avant même qu’il ne se décide à voter une loi nouvelle, on verra ici et là apparaître des boutiques qui revendiquent les compétences et les valeurs de l’herboristerie. J’en veux pour preuve l’ouverture toute récente du Nouvel Herbier à Toulouse. C’est une herboristerie nouvelle génération qui propose des plantes et des produits dans une logique d’entretien de la santé. Si vous êtes du coin, n’hésitez pas à leur rendre visite, elle est au 2 bis rue d’Alsace-Lorraine. Qu’on se le dise, les herboristes ont du répondant !

    Michel Pierre ne me contredira pas, lui qui vient de sortir un nouveau livre : « Les plantes du bien être » aux éditions du Chêne. Je vous conseille de courir chez votre libraire pour aller le chercher, c’est un régal !

    Enfin, les herboristes étant décidés à faire connaître et reconnaître leur profession, ils organisent une deuxième édition du Congrès des herboristes qui aura lieu à Lyon les 17 et 18 mai 2014. Les inscriptions sont ouvertes ici.

    Vous pouvez consulter le programme ici.

    Avec tout mon dévouement,

    Augustin de Livois

    PS : Pour les parisiens, nous proposons le 10 avril une rencontre sur le thème : Tout ce que vous avez voulu savoir sur l’acupuncture (sans avoir jamais osé le demander !) avec Jean Motte, fondateur de l’école d’acupuncture Imhotep. Inscriptions ici.

    Sources :

    [1] Remplacées en 1945 par la Sécurité sociale

    [2] Les nouveaux remèdes naturels, Fayard 2001

    [3] Organisé par l’IPSN, Natura Mundi, l’ELPM et l’Herboristerie du Palais Royal  
     
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  • Les enfants volés de la Réunion

    Ou les périodes sombres de la France qui colonise, qui déporte.

     

     

     

    Tout le monde ne sait pas que la France avait organisé la déportation d'enfants, de la réunion vers la métropole. C'était, officiellement en tout cas, entre 1963 et 1982. Autrement dit, hier ! Difficile donc de parler du passé – D'un passé qui nous rattrape. Je reste persuadé que ces migrations forcées existaient depuis la fin de la seconde guerre car dans les années 50, ces enfants de couleur  disséminés un peu partout en creuse et dans l'allier ( très certainement ailleurs aussi ), se retrouvaient sur les bancs de l'école. Tous n'étaient pas abandonnés par leurs parents, comme les autorités de l'époque l'affirmaient. C'était plus facile à faire croire aux familles d'accueil.
    Il n'y a pas si longtemps, lors de passages en Creuse et région que je connais bien, j'entendais encore quelques anciens qui évoquaient cette période sous le vocable du Cayenne de la Creuse. Déjà les enfants de l'assistance publique ( dont je faisais partie et placé dans l'Allier, en limite de la Creuse  ) ne tombaient pas toujours très bien  dans les fermes. Ils étaient d'abord des domestiques gratuits, corvéables à merci pour les familles de paysans qui, en prime étaient plutôt bien payées. Alors pour ce qui était des enfants réunionnais, leur sort était pire encore.
    L'argument qui consistait à dire que le pays avait un déficit démographique a quelque chose d'abject. Surtout quand on sait que ce même pays s'était rendu coupable de déportation et d'extermination des juifs, quelques années plus tôt.
    Non décidément, la France est mal placée pour donner des leçons de démocratie  aux autres nations. 

    Difficile de croire à cette repentance qui d'ailleurs n'a qu'un objectif ; tourner la page !
    Gaulois.

    Pour aller plus loin :

    http://ecolesdifferentes.info/REUNION.html

     


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  • Pesticides jusqu’à 1000 fois plus toxiques que prévu !

    Va-t-on un jour réellement dénoncer les relations inéluctables entre les maladies graves et la pollution généralisée de notre environnement.
    Le nucléaire, les pesticides, l'industrie, la circulation automobile sont les principales causes de cancers, leucémies, malformations, La liste de ces causes et conséquences est loin d'être exhaustive.
    Ce qui est grave et pose question, c'est que pollueurs et pollués ne l’ignorent plus. Les premiers ont une priorité « Faire du fric ». Les seconds pensent – quand ils pensent – Qu'ils n'y peuvent rien et préfèrent subir. Ainsi va ce monde, où tout n'est que business et passivité. 
    Le contre lobbying citoyen de toute urgence.
    Gaulois.

    Des Pesticides jusqu’à 1000 fois plus toxiques que prévu !

    http://www.rfi.fr/france/20140201-france-sciences-pesticides-1-000-fois-toxiques-seralini-inserm-roundup-ogm/

    Il est vrai qu’il y a urgence à réformer notre système agricole à bout de souffle. Une étude récente du Professeur Gilles-Eric Séralini publiée le 14 février 2014 [1], démontre que le système d’homologation des produits toxiques utilisés dans l’agriculture (pesticides, herbicides, fongicides) est obsolète, voire frauduleux, et qu’en réalité ces produits sont jusqu’à mille fois plus toxiques que ce que nous pouvions raisonnablement penser jusqu’à présent.
    Comment les chercheurs en sont-ils arrivés à cette conclusion alarmante ?
    Lors d’une interview accordée à l’émission « Terre à terre » de France Culture, Gille-Séralini l’explique dans le détail [2]. Il précise d’abord que les pesticides sont composés d’un principe actif et d’adjuvants. Le principe actif est la molécule principale du pesticide (ou d’un médicament). Les adjuvants sont les molécules ajoutées pour en accentuer l’effet. Il s’agit souvent de résidus de pétrole, de gaz, de produits détergents ou de graisses animales oxydées. Si l’on prend l’exemple du célèbre « Round up », le principe actif est le glyphosate, produit réputé peu toxique seul. En revanche, les adjuvants et la formulation finale sont eux très toxiques.
    L’homologation dépend de deux types de contrôles : les uns à long terme concernent le principe actif, les autres, destinés aux adjuvants, sont à court terme. Or l’homologation est donnée si l’on constate qu’il n’y a pas de risque à long terme. Donc les risques éventuels liés aux adjuvants ne sont pas pris en compte. Et c’est ainsi que l’on a autorisé le Round up depuis 1975…

    C’est là que l’étude menée par le Pr Séralini devient intéressante : les chercheurs ont sélectionné 9 produits chimiques utilisés massivement dans l’agriculture. Ils ont prélevé des doses infimes de ces pesticides et les ont appliquées sur des cellules humaines. Ils ont ensuite comparé le résultat entre l’application de la formulation (principe actif + adjuvants) et du seul principe actif déclaré.

    Le résultat est édifiant : la formulation est jusqu’à 1000 fois plus toxique que le principe actif !
    Il existe un lien entre nos maladies chroniques et notre environnement
    Or, les scientifiques sont de plus en plus nombreux à pointer du doigt le lien qui existe entre notre environnement et les maladies que nous contractons. Toujours selon Gilles-Eric Séralini, l’impact mortifère des molécules chimiques sur notre santé est lié au fait qu’elles viennent perturber nos systèmes de communication internes.
    Nos corps sont en vie parce que les 200 000 milliards de cellules qui les constituent communiquent entres elles grâce à nos deux systèmes de communication : l’un est électrique, c’est le système nerveux, l’autre chimique, ce sont les hormones. Les molécules chimiques que nous ingurgitons à longueur de journée (hydrocarbures, emballages plastiques, etc.) sont des molécules fossiles, résultat de millions d’années de transformation des végétaux.
    Or les végétaux, pour assurer leur reproduction, émettent des parfums, des substances chimiques, qui sont autant d’hormones nécessaires à leur survie. Tous les produits à base d’hydrocarbures que nous utilisons sont donc des concentrés d’hormones qui viennent perturber et tuer à petit feu nos organismes. Le dérèglement de nos systèmes de communication qui en découle ne provoque pas des maladies bactériennes ou virales que la médecine est habituée à traiter, mais plutôt un délabrement général du corps qui aboutit aux maladies chroniques que l’on connaît : problèmes reproductifs, maladies hormono-dépendantes (thyroïde), maladies neurodégénératives (Alzheimer),et les cancers.

    Ces inquiétudes ont été confirmées dans une étude menée au Sri Lanka par laquelle des chercheurs ont estimé qu’il existait un lien probable entre l’utilisation du Round up par les paysans dans le nord du pays, une région agricole défavorisée, et l’apparition d’une maladie chronique du foie [3]. L’étude montre que le glyphosate devient particulièrement toxique lorsqu’il est associé à l’eau naturellement riche en minéraux (magnésium, calcium, strontium et fer) de la région. Depuis l’utilisation massive de l’herbicide dans cette région, 15 % de la population active a contracté cette mystérieuse maladie du foie, soit 400 000 personnes, dont 20 000 sont décédées.
    La nécessité d’un contre-lobbying citoyen [4]
    Alors que, depuis des années, les preuves de la toxicité des pesticides s’accumulent et que de plus en plus de citoyens doutent des bienfaits de l’agriculture industrielle, il n’y a aucune réaction politique nationale ou européenne. Les dernières discussions autour de la Politique agricole commune n’ont rien fait pour favoriser le développement de l’agriculture biologique qui reste globalement absente des négociations internationales dans le domaine. L’agriculture reste un terrain de spéculation entre les mains de quelques acteurs économiques très puissants, adoubés par les Etats depuis des années, tels que Monsanto ou Syngenta.

    Le problème, c’est que notre santé est entre leurs mains et notre avenir aussi. Si notre environnement continue de se détériorer, nous n’aurons plus d’enfants dans 50 ans. Or nous avons toutes les solutions qu’il faut pour nourrir la planète tout en gardant la population en bonne santé. Nous devons nous détoxiquer, changer d’agriculture et manger sainement.

    L’agriculture industrielle et ses méthodes archaïques ne sont pas une fatalité. Mais pour que les autorités nous entendent, nous devons continuer à leur mettre la pression et c’est la raison pour laquelle je vous propose de signer la pétition lancée par l’association Bio-consom’acteurs qui demande un moratoire sur l’importation des OGM et du Round up.

    Les 17 et 18 mars prochains, venez à Bruxelles ou à Lille !

    Enfin nos prochaines rencontres porteront sur la médecine du sens, sujet qui est directement lié aux travaux menés par Gilles-Eric Séralini sur les pesticides. En effet, l’énergie vitale qui nous permet de vivre grâce à nos systèmes de communication est aussi celle qui nous pousse à chercher un sens à nos vies et à nos maladies. C’est une quête pleine de surprises et de mystères dont nous faisons tous l’expérience un jour et que le Dr Olivier Soulier explique mieux que personne à travers le film Médecine du sens réalisé par Jean-Yves Bilien. Et chance : nos deux protagonistes nous feront la joie d’être présents lors de la diffusion du film. Les débats s’annoncent animés et passionnants ! Nous co-organisons la rencontre avec Sens et Symboles, et BigBangBoumfilms sera le 17 mars à Bruxelles et le 18 mars à Lille. Vous pouvez vous inscrire ici.

    Avec tout mon dévouement,

    Augustin de Livois

    PS : Les inscriptions pour le congrès des herboristes sont ouvertes.

    PS 2: Si vous n’avez pas signé la pétition lancée par l’association Lyme sans Frontières, c’est possible ici.

    Sources :

    [1] "Major pesticides are more toxic to human cells than their declared active principles" (2014) Biomedical Research International, par Robin Mesnage, Nicolas DEfarge, Joël Spiroux de Vendômois et Gilles-Eric Séralini

    [2] Santé - Environnement 3 : "Médecine environnementale, plantes et détoxification, OGM, pesticides"

    [3] Monsanto's Roundup may be linked to fatal kidney disease - new study

    [4] Selon la formule de Benjamin Sourice qui a écrit le livre : Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen, 20 février 2014, aux éditions Charles Léopold Mayer







     


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  • Réflexion sur la condition nucléaire

     

     

     

    Une réflexion pertinente et éclairée que nous livre Jean-Jacques Delfour.
    Il a le mérite de reconnaître ses erreurs de jugement sur le nucléaire.
    Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
    Gaulois.

    Jean Jacques Delfour - Avant Fukushima, j'étais un citoyen français normal qui avait gobé la propagande française à propos de Tchernobyl en 1986. Un nuage s'était arrêté aux frontières. Au bout de 15 jours ce mensonge a explosé. Mais j'avais accepté comme beaucoup la thèse du nucléaire soviétique dangereux, dangereux parce que soviétique et non parce que nucléaire. Avec Fukushima je me suis rendu compte de la dangerosité extrême du nucléaire...

    France Culture
    11-03-2014

    http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-reflexion-sur-la-condition-nucleaire-2014-03-11

    2014-03-11


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  • Dans les villes mortes autour de Fukushima

    Ou l'histoire se répète.

    Comme à Tchernobyl, La zone de Fukushima devient une terre de désolation sur laquelle il sera dangereux d'y vivre pour longtemps. Il ne fait aucun doute qu'une grande partie du Japon subira les conséquences de cette catastrophe. Les maladies provoquées par la contamination radioactive va s'étaler sur des décennies, voir des siècles. Les malformations, les atteintes au génome humain, comme d'ailleurs la faune et la flore s'éterniseront. Bien que le nucléaire soit dans une phase de déclin, les dangers de graves catastrophes subsistent un peu partout dans le monde. Faire la promotion du nucléaire est un crime, un génocide. N'ayons pas peur des mots ;un holocauste programmé.

     http://www.ecolo.be/?Forum-nucleaire-campagne-de

     Ceux qui organisent ce forum devraient être traduits en justice. Vous avez dit justice ?

    Gaulois.

    LE MONDE | 10.03.2014 Par Philippe Pons (Préfecture de Fukushima, envoyé spécial)

     http://www.lemonde.fr/japon/article/2014/03/10/dans-les-villes-mortes-autour-de-fukushima_4380447_1492975.html

     Arrêt de bus abandonné dans la ville de Tomioka, à 10 km au sud-est de la centrale de Fukushima Daiichi

    Dans le ciel, les corbeaux planent. Des papiers tourbillonnent dans le vent. Le silence pesant des rues sans vie est rompu par une porte qui claque ou des tôles ondulées qui grincent… Depuis trois ans, Tomioka est une ville morte. Cette commune de 16 000 habitants du nord-est du Japon avait résisté au puissant séisme du 11 mars 2011, et au tsunami qui l'avait suivi. Mais quelques jours après le tremblement de terre, la population a fui : l'océan avait envahi la centrale de Fukushima Daiichi, située à une quinzaine de kilomètres, provoquant la catastrophe nucléaire la plus importante depuis Tchernobyl (1986). Les habitants ne sont jamais revenus. Dans la rue principale, on tombe sur une quincaillerie ouverte. Devant la devanture, balais, râteaux et tuyaux d'arrosage ont été sortis pour attirer le client, comme si de rien n'était. Chaque jour, le patron de 67 ans est là. Il ouvre son coffre-fort d'un autre âge et fait l'inventaire. Lorsqu'il a fini, il recommence. L'homme vit dans un logement provisoire à Iwaki, à une trentaine de kilomètres. « Je n'ai rien d'autre à faire », dit-il. ICI, RIEN N'A CHANGÉ DEPUIS TROIS ANS A l'autre bout de la Nationale 6, qui passe devant l'entrée de la centrale accidentée, une autre petite ville, Okuma (11 500 habitants), est interdite d'accès en raison d'un taux de radioactivité élevé. Avant l'accident, la mairie avait élevé un portique à la gloire de Tepco, l'opérateur de la centrale. Okuma est doublement condamnée : ses habitants n'y retourneront pas et elle accueillera les déchets irradiés. En d'autres termes, elle est sacrifiée à jamais. Au nord de la centrale, à Namie (20 000 personnes), interdite sauf à ses habitants, qui n'ont cependant pas le droit d'y dormir, ce sont les mêmes images de désolation. La zone a été balayée par le tsunami. Alors qu'ailleurs, les gravats ont été déblayés, ici, rien n'a changé depuis trois ans : maisons effondrées, carcasses de voitures défoncées et chalutiers échoués dans les rizières envahies d'herbes géantes. Par endroits, un petit autel bouddhique a été élevé avec de menues offrandes. La centrale est à sept kilomètres. Dans la rue commerçante épargnée par la vague géante, l'entrepôt du distributeur de journaux est rempli des piles ficelées d'exemplaires du quotidien daté du 12 mars 2011, jamais distribués. A la « une », une photo du désastre. 154 000 SINISTRÉS DANS DES LOGEMENTS PROVISOIRES « Les sinistrés sont tombés dans l'oubli, dit un restaurateur de Minamisoma (70 000 habitants), un peu plus au nord. On n'a rien à léguer à nos enfants : le terrain ne vaut plus un sou. Les jeunes partent. Une ville sans les cris des gamins, ce n'est plus une ville. » Les deux tiers des 154 000 sinistrés (soit 8 % de la population de la préfecture de Fukushima) vivent toujours dans des logements provisoires. Selon une enquête de décembre 2013, deux tiers d'entre eux ne pensent pas rentrer. Quelque 30 000 personnes pourraient pourtant être autorisées à regagner leurs logements dans la zone irradiée dans les deux années à venir.

    Zonage des territoires évacués en date du 7 août 2013

    Sur les 130 kilomètres qui séparent Minamisoma, au nord de la préfecture de Fukushima, et Hirono, au sud, s'égrènent bourgs et hameaux désormais sans vie. Les rizières jaunissent. Les serres ne sont plus que de squelettiques charpentes métalliques dont les bâches en lambeaux flottent au vent. Les chemins des fermes abandonnées sont parsemés de kakis pourris. Impossible de les manger : ils contiennent une forte dose de césium. Depuis avril 2013, la géographie de la contamination est en « peau de léopard » : zones rouges totalement interdites, zones vertes où l'on peut se rendre sans y dormir et zones orange, en voie de décontamination. En plein milieu d'une zone dite sans danger, on tombe soudain sur des portions de territoire interdites d'accès car hautement contaminées. « LES RATS ET LES SERPENTS SE SONT MULTIPLIÉS » Lire aussi : Fukushima : « Des victimes condamnées à vivre un désastre illimité » Dans tous les villages, les habitants s'inquiètent. « Les hirondelles et les moineaux ont disparu, il n'y a plus de grenouilles, des arbres meurent sans que l'on sache pourquoi », dit un ancien fonctionnaire de la mairie d'Iitate (6 000 habitants), à 100 km au nord-est de la centrale. Responsable d'une équipe de décontamination, il préfère garder l'anonymat. « Les rats et les serpents se sont multipliés. On voit davantage de faucons. Dans les maisons moisies, qui ont souvent été cambriolées, on ne peut plus vivre. Ici, il n'y a plus d'avenir. » Les sangliers, qui se sont souvent accouplés à des cochons abandonnés dans l'exode, ravagent les campagnes, poursuit-il. Se nourrissant de tout ce qu'ils trouvent, ils sont hautement contaminés. « LA NATURE, AUJOURD'HUI, IL FAUT S'EN MÉFIER » « Dans notre région, on n'avait que la nature, dit Mika Nemoto, une jeune femme du bourg de Miyakoji, dans la petite ville de Tamura (40 000 habitants). Mais on ne peut plus la toucher : on ne peut plus manger ses produits, boire son eau ; nos enfants ne peuvent plus jouer dans la montagne et doivent se balader avec un dosimètre autour du cou. La nature, c'était une amie. Aujourd'hui, il faut s'en méfier. » Certains paysans retournent inlassablement la terre, espérant en extirper le mal. Les éleveurs, dans une région réputée pour sa viande bovine, ont jeté l'éponge : à Kawauchi (2 800 habitants, dont la moitié est revenue), quatre-vingts familles pratiquaient l'élevage. Il n'en reste plus que sept. Lorsque la région de Namie fut interdite d'accès, un éleveur a ignoré les injonctions des autorités d'abattre le bétail, venant en cachette le nourrir. Masami Yoshizawa a été arrêté plusieurs fois, mais il a continué. Dans son pré paissent une cinquantaine de bovins, nourris avec du fourrage provenant d'autres régions. Sur une citerne, quelques mots ont été tracés rageusement en rouge : « Il faut sauver la vie ». Philippe Pons (Préfecture de Fukushima, envoyé spécial)

     

    REPORTERS WITHOUT BORDERS / REPORTERS SANS FRONTIERES
    PRESS RELEASE / COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Reporters sans frontières dénonce la censure

    03.11.2014

    ENG : http://en.rsf.org/japan-nuclear-lobby-still-gagging-11-03-2014,45980.html

    FRA : http://fr.rsf.org/japon-trois-ans-apres-la-catastrophe-le-11-03-2014,45979.html

    JAPAN

    Nuclear lobby still gagging independent coverage three years after disaster

    Reporters Without Borders deplores the climate of censorship and self-censorship that continues to prevail in discussion of nuclear energy in Japan three years after the disaster at the Fukushima Daiichi nuclear power plant, 250 km north of Tokyo.

    In particular, Reporters Without Borders condemns the treatment of independent journalists and bloggers who are critical of the government and the nuclear energy lobby, dubbed the “nuclear village” by its detractors.

    The latest example is a “criminal contempt” complaint against freelance journalist and blogger Mari Takenouchi for a tweet about a project by an NGO called Ethos for encouraging the population to keep living in areas contaminated with radioactivity, which she described as “human experiments.”

    “The complaint brought against Mari Takenouchi is yet another example of the way groups linked to the nuclear energy lobby are trying to gag opposing views,” said Benjamin Ismaïl, the head of the Reporters Without Borders Asia-Pacific desk.

    “By criticizing the programme to encourage inhabitants to keep living in still radioactive areas, this journalist is just documenting a legitimate and well-substantiated concern about the health risks linked to radiation. We urge the head of Ethos, Ryoko Ando, to withdraw her complaint against Takenouchi, which acts as a deterrent to all independent news providers.

    “As we feared in 2012, the freedom to inform and be informed continues to be restricted by the ‘nuclear village’ and government, which are trying to control coverage of their handling of the aftermath of this disaster. Its long-term consequences are only now beginning to emerge and coverage of the health risks and public health issues is more important than ever.”

    Ismaïl added: “However, those who try to draw attention to the continuing risks linked to radiation or who accuse of the government of being unprepared or even deliberately minimizing the risks are censored and harassed by the authorities and the nuclear power industry, which increasingly resembles a dark and untouchable mafia.”

    Takenouchi, a freelance journalist who has a blog and has translated three books on nuclear radiation, was notified on 29 January by the police of Iwaki Minami, in Fukushima prefecture, that Ethos director Ryoko Ando (also known as Yoko Kamata) had brought a criminal contempt complaint against her in connection with the tweet.

    After interrogating Takenouchi at her home for three hours on 13 February, the Fukushima police asked her to go to police headquarters the next day, when she was interrogated for another four hours. The findings of their investigation were sent at the beginning of March to Fukushima’s chief prosecutor, who will then decide whether to prosecute her.

    In her articles and in interviews for independent media, Takenouchi has accused the government of pursing a public relations policy that plays down the radiation health risk for people in contaminated areas.

    She has written: “Ethos is a programme where residents including pregnant women and children are encouraged to keep living in contaminated areas through carrying out decontamination and radiation measurement, which most importantly resulted in sickness among the majority of children. This was conducted in Belarus and now is in Fukushima funded by pro-nuclear lobbies.”

    She pointed out on 3 February that the Ethos programme’s launch had only been reported at the local level by national public TV broadcaster NHK and some local TV stations. To alert public opinion, she recently posed a video in which she describes the findings of her research, based mainly on material in the public domain, about radiation risks and the dangers that the Ethos programme poses for the youngest sector of the population.

    (Video on the website)

    This case recalls the libel suit that the head of a nuclear security systems company brought against freelance journalist Minoru Tanaka in 2012 in connection with his coverage of developments in the nuclear energy industry after the disaster. The suit was abandoned in August 2013.

    Ever since the Fukushima-Daiichi disaster in 2011, freelance journalists and foreign news media trying to cover Japan’s nuclear energy industry have found their access to information being restricted.

    Both Japanese and foreign reporters have described to Reporters Without Borders the various methods used by the authorities to prevent independent coverage of the disaster and its consequences.

    They have been prevented from covering anti-nuclear demonstrations and have been threatened with criminal proceedings for entering the “red zone” declared around the plant. And they have even been interrogated and subjected to intimidation by the intelligence services.

    Reporters Without Borders is previewing here a passage from the “Fukushima censored” video that will be posted on our website (www.rsf.org) soon.

    (Video on the website)

    Japan has fallen 22 places in the Reporters Without Borders press freedom indexin the past two years, and is now ranked 59th out of 180 countries.

    The six-place fall of the past year is partly attributable to the Japanese Diet’s adoption of a special intelligence protection bill on 26 November that will allow the government to classify any sensitive information as a “state secret.”

    ______________________________________


    JAPON

    Trois ans après la catastrophe, le lobby nucléaire continue de censurer les acteurs indépendants de l’information

    Reporters sans frontières déplore le climat de censure et d’autocensure qui continue de régner sur la question du nucléaire, trois ans après l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi (nord de Tokyo). L’organisation dénonce le traitement réservé aux journalistes et blogueurs indépendants et critiques à l’encontre des autorités et du lobby nucléaire, surnommés "village nucléaire" par leurs détracteurs. Dernier cas recensé par l’organisation, la journaliste freelance et blogueuse Mari Takenouchi, accusée d’"outrage criminel" après avoir critiqué l’organisation non gouvernementale " Ethos " et son projet de repeuplement volontaire des zones irradiées.

    "La procédure judiciaire lancée contre Mari Takenouchi est un nouvel exemple de la manière dont certains groupes liés à des organismes pro-nucléaires cherchent à museler les voix contradictoires. En dénonçant le programme encourageant les habitants à rester dans des zones irradiées, la journaliste ne fait que documenter une inquiétude légitime, argumentée au regard des risques médicaux liés aux radiations. Nous demandons à la directrice de l’organisation Ethos, Mme Ryoko Ando, de retirer sa plainte à l’encontre de Mari Takenouchi, qui constitue un message dissuasif pour tous les acteurs indépendants de l’information", déclare Benjamin Ismaïl, responsable du bureau Asie-Pacifique de Reporters sans frontières.

    "Comme nous le craignions en 2012, la liberté d’informer et de s’informer continue d’être mise à mal par le ’village nucléaire’ et les autorités, qui s’évertuent à contrôler l’information sur la gestion de ’ l’après-crise ’. Les conséquences de la catastrophe sur le long terme commencent à peine à émerger et les enjeux en matière d’information sur les risques sanitaires et la santé publique sont plus que jamais d’actualité. Mais ceux qui tentent d’attirer l’attention sur la permanence des risques liés aux radiations, de dénoncer le manque d’anticipation des autorités, voire leur politique de minimisation des risques, sont censurés et harcelés par ces dernières et les acteurs privés du secteur nucléaire qui, pris dans son ensemble, ressemble de plus en plus à une mafia opaque et intouchable", ajoute Benjamin Ismaïl.

    Le 29 janvier 2014, Mari Takenouchi, journaliste freelance, auteure du blog savekidsjapan.blogspot.fr et traductrice de trois livres traitant des radiations nucléaires, a été informée par la police d’Iwaki Minami, à Fukushima, du dépôt d’une plainte à son encontre par la directrice de l’organisation Ethos, Ryoko Ando (de son vrai nom Yoko Kamata) pour diffamation pénale, suite à la publication d’un tweet dans lequel la journaliste aurait qualifié leur programme d’"expérience sur des êtres humains".

    Le 13 février, la police de Fukushima a interrogé la journaliste à son domicile pendant près de trois heures, avant de la convoquer, le lendemain, au commissariat, où elle a de nouveau été entendue pendant quatre heures. Début mars, les informations recueillies ont été envoyées au procureur de Fukushima. Ce dernier devrait ensuite décider de la continuation ou non de la procédure judiciaire à l’encontre de la journaliste.

    Dans ses articles et interviews publiés par les médias indépendants, la journaliste dénonce une politique de communication menée par le gouvernement visant à minimiser les dangers posés par les radiations auprès des populations des zones contaminées. Pour la journaliste "Ethos est un programme par lequel les résidents, y compris les femmes enceintes et les enfants, sont encouragés à continuer à vivre dans les zones contaminées en participant à la décontamination et à la mesure des radiations, ce qui a entraîné des maladies chez la majorité des enfants concernés. Ce programme, conduit en Biélorussie et désormais lancé à Fukushima, est financé par les lobbies pro-nucléaires. "Le 3 février, Mari Takenouchi notait sur son blog que l’annonce du lancement du programme Ethos n’avait été relayée que par quelques chaînes locales et la chaîne de télévision nationale NHK, au niveau local seulement.

    Afin d’avertir l’opinion publique, la journaliste a récemment mis en ligne une vidéo dans laquelle elle décrit l’état de ses recherches, notamment basées sur des sources publiques, sur les dangers liés aux radiations et les risques posés par le programme Ethos pour la frange la plus jeune de la population.

    (Vidéo sur le site)

    Cette affaire n’est pas sans rappeler la poursuite en justice à l’encontre du journaliste freelance Minoru Tanaka, accusé de diffamation par le président d’une entreprise de systèmes de sécurité pour centrale nucléaire, suite à ses enquêtes sur les coulisses de la gestion de l’incident nucléaire à la centrale de Fukushima-Daiichi. En aout 2013, les poursuites ont été abandonnées.

    Depuis 2011, les journalistes freelance et les médias étrangers qui couvrent les sujets liés au nucléaire sont particulièrement visés par des restrictions dans l’accès à l’information. Parfois empêchés de couvrir les manifestations anti-nucléaires, menacés de procédures judiciaires pénales pour s’être rendus dans la " zone rouge ", interrogés et intimidés par les services de renseignement, plusieurs journalistes indépendants, japonais et étrangers, ont décrit à Reporters sans frontières les multiples entraves déployées par les autorités pour empêcher une couverture indépendante de l’accident nucléaire et de ses conséquences.

    L’organisation dévoile ici un premier extrait du document vidéo " Fukushima censuré " qui sera prochainement mis en ligne sur www.rsf.org

    (Vidéo sur le site)

    En deux ans, le Japon est passé de la 22eme position à la 59ème position au classement mondial de la liberté de la presse.

    En 2014, le pays a encore perdu six places, une chute s’expliquant en partie par l’adoption, le 26 novembre 2013, par la Diète d’un projet de loi sur la “protection des renseignements spéciaux” (special intelligence protection bill), donnant toute latitude au gouvernement pour qualifier de ‘secret d’État’ toute information qu’il jugerait trop sensible.

    Benjamin Ismaïl

    Head of Asia-Pacific Desk
    Reporters Without Borders
    47, rue Vivienne - 75002
    Paris - France
    +33 1 44 83 84 70

    Websites :
    https://en.rsf.org/asia,2.html
    https://surveillance.rsf.org/en/
    https://www.wefightcensorship.org/index.html
    Twitter :
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    Facebook : facebook.com/reporterssansfrontieres
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  • Inutilité

    A en croire EELV, l'inefficacité de la vidéosurveillance ne fait aucun doute. Certes c'est tout-à-fait vrai. Mais il n'est pas nécessaire d'être écolo pour en faire la démonstration. Si les « écolo-politiques » ont raison sur le fond, la question se pose sur la forme. Dénoncer cette atteinte à la liberté à quelques semaines des élections municipales « Pue » la récupération. En effet, la vidéosurveillance existe depuis longtemps, mais a-t-on entendu ces élus habituellement si timides, loin des élections ? 

    Le sondage du Maine libre qui donne 82 % pour la vidéosurveillance amène à la réflexion.

    En effet, sur quoi repose l'opinion des « Pour » ? Simplement parce que l'on fait croire que les affaires criminelles sont élucidées grâce au visionnage des caméras ayant filmé des agressions, parfois violentes. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ! Si nombre d'affaires sont élucidées, c'est-à-dire les agresseurs identifiés, les caméras n'empêchent pas l'agression et cela fait une belle jambe aux victimes qui porteront souvent et longtemps les séquelles de leur agression, quand ce n'est pas la mort. Faire des statistiques sur les affaires élucidées par les caméras relève de l'hypocrisie et...Du mépris envers les victimes. C'est à se demander si les élus n'en souhaiteraient pas davantage d'agressions filmées, pour ensuite gargariser les citoyens sur des – parfois  hypothétiques - affaires élucidées. 
    Non ! Les caméras n'empêchent pas les délits, elles identifient seulement - pas toujours - les voyous. En admettant qu'il y ait un visionnage en temps réel des caméras, cela suppose des moyens financiers colossales.
    Si les politiques décidaient d'éliminer la vidéosurveillance en la remplaçant par la présence humaine, il est certain que la criminalité serait en nette régression, ainsi d'ailleurs que les gouffres financiers. Seulement voilà, on ne négocie pas de bakchich avec l'humain, tandis qu'avec la vidéosurveillance, tout est possible. C'est bien connu, les marchés publics au sein des collectivités sont généralement aléatoires et flous.

    Pour ce qui est des libertés individuelles. Dans quelques années il n'en sera plus question. Dès la naissance, nous serons tous sous surveillance. La vidéosurveillance n'étant que l'un des nombreux moyens existants imaginés par le pouvoir.

    Gaulois.
        

     


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  • L'homme qui refusait de couper l’eau aux démunis


    Ce qui est décrit ci-après est beaucoup plus fréquent que vous ne pouvez l'imaginer. Ayant moi-même subi ce genre de torture moderne, je peux vous assurer que la distribution de l'eau n'a rien de social, mais assurément une source de profit pour les multinationales qui bénéficient de la bénédiction des collectivités. Collectivités qui délèguent ce service public et se déchargent totalement de leurs responsabilités.
    Ainsi, durant l'hiver 2000 / 2001 , je fus victime d'une coupure d'eau qui durait plus d'un  mois. La Saur, qui ne manque pas d'imagination, n'avait pas totalement coupé le robinet.... L'historique de notre lutte dans les articles précédents de cette même rubrique :   http://libre-infos.eklablog.com/eau-c17073328

    Il est fréquent d'entendre dire que si une famille a l'eau coupée pour impayés, elle est de mauvaise foi. C'est la pire des affirmations lorsque l'on sait que nul ne doit être privé d'eau, indispensable à la vie. Danielle Mitterrand préconisait les 40 premiers litres d'eau par jour et par personne « Gratuits », puis au tarif progressif au delà. Si ce système n'est pas parfait, il a le double mérite, d'une part l'accès à une quantité suffisante pour tous au minimum vital et, d'autre part faire payer au prix fort ceux qui gaspillent l'eau.  
    Gaulois.
     

     

    Le Monde.fr | 06.03.2014 Lucie Soullier

     http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/03/06/l-homme-qui-refusait-de-couper-l-eau-aux-demunis_4374962_3224.html=

    « Aller chez les gens et leur couper l'eau en passant outre à tous les problèmes de la vie, c'est un boulot que je n'arrivais pas à faire. » Marc Fazio est un ancien employé de Veolia à Avignon (Provence-Alpes-Côte d'Azur). Agé de 49 ans, il a passé vingt ans dans l'entreprise qui fut l'Avignonnaise des eaux, avant d'être licencié en juillet 2013 pour avoir refusé de fermer trop de robinets. Le conseil de prud'hommes examine son affaire, jeudi 6 mars.
    Une décision attendue tant par la presse que par les fournisseurs d'énergie et les associations militant pour le droit à l'eau. Car ce qui aurait pu rester un conflit social entre un employé et son entreprise a pris l'apparence d'un conte moderne, entre David et Goliath et Robin des bois : la fable du fontainier qui refusait d'assoiffer les plus démunis.

    « VOLEUR DE VEOLIA »
    Les bras croisés, Marc Fazio répète sans ciller une histoire qu'il a déjà racontée plus d'une fois à l'union locale de la CGT, aux journaux, à son avocat. Il évoque son « malaise » dans les face-à-face qu'il a vécus avec sa propre conscience : « J'ai eu des clients qui pleuraient, qui n'avaient rien dans leur frigo. C'était souvent des gens au chômage, des familles avec des enfants. Moi aussi j'ai des enfants. » Un week-end, alors qu'il fait des courses avec ses deux filles, un homme le prend à partie : « voleur de Veolia ». C'en est trop. Coincé entre « la misère des clients et le harcèlement de la direction », il enchaîne plusieurs arrêts maladie, « des mini-dépressions », des réveils « la boule au ventre ».
    Les coupures pour impayés n'ont pourtant pas toujours fait partie de ses missions. Après dix années passées dans la plomberie, M. Fazio est embauché
    en 1994 à l'Avignonnaise des eaux, devenue Veolia. Son nouvel emploi de fontainier l'amène à procéder à des interventions sur le terrain, comme réparer les petites fuites… ou ouvrir et fermer les compteurs d'eau. « Mais uniquement dans le cadre de l'ouverture et de la fermeture des contrats », insiste-t-il.
    Lire nos explications : Coupure pour impayé : quels délais, quels recours ?
    Or, en 2005, la mort des deux employés municipaux chargés des coupures pour impayés impose une réorganisation, alors annoncée comme temporaire. M. Fazio fait partie des trois plombiers à qui l'on demande de prendre le relais. Huit ans plus tard, ces coupures sont toujours effectuées par son équipe. Une mission loin d'être anodine pour M. Fazio, qui ne s'est « jamais senti » dans ces interventions difficiles, même s'il en avait les compétences techniques.
    Une compétence dont Veolia convient. « C'est un très bon technicien, on ne devait jamais repasser derrière lui. Enfin, sauf derrière toutes les opérations qu'il ne voulait pas faire », précise Didier Brunet, responsable du service client sur le centre opérationnel d'Avignon.
    DU BÛCHERON AU BOURREAU
    « Ce n'est pas parce qu'on sait couper du bois qu'on est capable de couper des têtes », plaide M. Tabin, l'avocat de l'employé désormais chômeur. M. Fazio a préféré adopter une autre stratégie que la « coupure systématique » : il négocie avec les clients. « Parfois je leur laissais un délai ou je les poussais à aller au bureau pour obtenir un échéancier s'ils ne pouvaient pas tout payer d'un coup. Les plus démunis, je les renvoyais vers la mairie ou les services sociaux pour éponger les dettes ou au moins faire bloquer le dossier impayé. » Il ne procède d'ailleurs à aucune coupure entre 2009 et 2013.
    Mais la négociation, « ce n'était pas son rôle, insiste Valérie Thomas, alors responsable de la relation client sur le site de Veolia Avignon. Il était en charge d'un geste technique. Pour le reste, il devait renvoyer vers l'agence. » Un argument qui montre, selon M. Fazio, qu'« on ne nous demande surtout pas de réfléchir, même face à un petit vieux à qui on devrait couper l'eau pour une facture de 10 euros ». Ou face à l'agressivité de certains.
    « Quand on coupe, ils ne sont pas forcément là. Mais, pour les réouvertures, ils sont prévenus. Et ils nous attendent. » Un de ses collègues s'est fait « bousculer » lors d'une intervention, et lui avoue avoir déjà eu « très peur ».
    Un risque d'agression que Bruno Chaloin, directeur du centre Gard-Alpes-Lozère-Provence de Veolia, affirme n'avoir « jamais sous-estimé ». Une augmentation de salaire d'environ 60 euros par mois a ainsi été attribuée à l'équipe de trois personnes, dont M. Fazio. Mais ils ne sont pas les seuls à être confrontés à la violence dans l'entreprise : un camion-récureur a récemment été victime de coups de fusil. « Moi-même, j'ai déjà reçu une gifle en agence », ajoute Didier Brunet.
    Pour Veolia, le problème n'est pas d'ordre psycho-social, et M. Fazio, « loin d'être un Robin des bois, souligne Valérie Thomas. L'augmentation proposée ne lui suffisait simplement pas. » L'entreprise affirme même lui avoir offert un changement de poste dans un service de « recherche de fuites » qu'il a refusé. Un poste au même salaire… mais de nuit.
    Syndiqué à la CGT et délégué du personnel durant une mandature, de 2007 à 2010, M. Fazio avoue qu'il aurait « aimé évoluer par le haut ». Mais, selon lui, ses revendications ont été un frein à sa carrière. Et son licenciement, « une sanction et un exemple » pour faire taire les autres. Pour la direction de Veolia Avignon, il est « un jusqu'au-boutiste qui n'a pas été suivi par ses collègues ». Avoir été « lâché » par ses collègues est d'ailleurs un des seuls regrets de Marc Fazio. Aussi a-t-il préféré se tourner vers l'union locale de la CGT plutôt que vers la CGT interne à Veolia.
    LE DROIT À L'EAU
    « Rien de politique » dans mon geste, affirme M. Fazio. « Robin des bois de l'eau » ou non, les militants du droit à l'eau en ont fait un symbole. « Marc montre qu'il est possible de dire non », pointe Michel Mus, président de la confédération nationale du logement à Avignon.
    Marcelle Landau, institution locale et présidente du Collectif de l'eau, a même réuni pour le procès des témoignages d'usagers qui ont subi des coupures d'eau. Parmi eux, Saïd et Fatiha Hamidi ont vécu sans eau pendant une semaine en août 2013, pour une facture de 169,99 euros. La somme avait été prélevée avant qu'ils ne reçoivent la retraite de Saïd, atteint de la maladie de
    Parkinson. « On est rentrés de vacances et on n'avait plus d'eau », soupire Fatiha. « [Pour tenir] les voisins nous ont donné quelques seaux et j'ai acheté des dizaines de bouteilles d'eau minérale par jour. » Après quelques jours de débrouille, ils se sont tournés vers le Collectif de l'eau, qui les emmènera régler le problème directement à l'agence de Veolia. Aux factures impayées s'ajoutent alors les frais bancaires et les frais de coupure/réouverture, de plus de 70 euros.

    Ils se sont retrouvés sans eau pendant une semaine

    Pourquoi si tard ? Pourquoi n'ont-ils pas demandé une aide sociale à laquelle ils auraient eu droit ? « La honte, la pudeur ou la méconnaissance des aides », répond Mme Landau, pour qui l'objectif est de revenir à un « service public de l'eau ». Car, derrière ce cas particulier, c'est la question de la précarité énergétique que les militants veulent mettre en avant. Un dossier politique pour les collectivités, le gouvernement venant de lancer officiellement l'expérimentation pour un tarif social de l'eau, prévue dans la loi Brottes.
    En attendant, Marc Fazio attend sa réintégration avec un changement de poste ou, à défaut, des dommages et intérêts de l'ordre de 360 000 euros. Pour aller jusqu'à la retraite. « Je ne me sentirai pas bien en cas de réintégration chez Veolia. Mais je fais quoi ? J'ai 50 ans, je travaille dehors depuis trente ans et, du travail, il n'y en a pas. » Pour la première fois, la colère se lit sur son visage.
    Lancement de l'expérimentation sur le tarif social de l'eau
    Mercredi 5 mars, le gouvernement a annoncé le lancement de l'expérimentation pour un tarif social de l'eau. Le dispositif prévu par la loi Brottes d'avril 2013 permet aux collectivités locales d'instaurer pendant cinq ans des aides sociales au paiement de la facture d'eau ainsi qu'une tarification progressive selon les revenus ou le nombre de personnes composant le foyer.
    Les collectivités volontaires ont jusqu'à la fin de l'année pour se faire connaître auprès du préfet de leur département.


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  • Coucher de soleil

    Un magnifique coucher de soleil, quelque part dans le Perche.

    La photo date de 2000, prise avec un petit Sony 2,2 méga pixels


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  • Un rapport stupéfiant

    Il ne s'agit pas d'agitation alarmiste, mais de faits bien réels et catastrophiques.
    Si le navire américain a été fortement pollué par la radioactivité, l'océan n'a pas été épargné avec une baguette magique. Il est heureux que ce rapport soit mis au jour, même si cela ne résout pas les graves problèmes de contamination.
    Depuis que la technologie nucléaire, tant civile que militaire est exploitée, l'irradiation de la planète va croissante et met, avec le temps, la planète en danger.
    Il faut le répéter sans cesse, la technologie nucléaire est à bannir définitivement.  
    Gaulois.
     

    OpEdNews Op Eds 2/27/2014 at 10:40:23
    Documents Say Navy Knew Fukushima Dangerously Contaminated the USS Reagan
    Des documents disent que la Navy savait que Fukushima a dangereusement contaminé l'USS Reagan

    http://www.opednews.com/articles/Documents-Say-Navy-Knew-Fu-by-Harvey-Wasserman-Fukushima_Fukushima-Cover-up_Radiation-140227-461.html


    Par Harvey Wasserman
    Traduit de l'anglais
    Un nouveau rapport stupéfiant indique que la marine américaine savait que les marins du USS Ronald Reagan à propulsion nucléaire avaient subi une importante irradiation due à la centrale atomique de Fukushima après les fusions de cœurs et les explosions, il y a près de trois ans. 


    USS Ronald Reagan - Nimitz class nuclear carrier
    (image by Phillip Cowell)

    Si cela est vrai, les révélations jettent une lumière nouvelle sur le procès en dommages et intérêts de 1 million de $ intenté par les marins contre Tokyo Electric Power. Beaucoup de marins souffrent déjà d'effets dévastateurs sur la santé mais se heurtent à un mur de la part de  Tepco et de la Marine.  
     
    Le Reagan avait rejoint plusieurs autres navires américains dans l'opération Tomodachi ("Amitié") pour aider les victimes du tremblement de terre et du tsunami le 11 Mars 2011. Des preuves photographiques et des  témoignages directs confirment que le 12 Mars 2011, le navire était à 2 miles de Fukusima,Dai'ichi alors que les réacteurs  commencaient à entrer en fusion et exploser.
     
    Au milieu d'une tempête de neige, les hommes de pont ont été enveloppés dans un nuage chaud qui apportait un goût métallique. Les marins témoignent que les 5500 membres de l'équipage du Reagan ont été informés par l'interphone du navire d'éviter de boire ou de se baigner dans l'eau dessalée tirée d'une mer radioactive. L'énorme porte-avion a rapidement cessé ses efforts humanitaires et a navigué à 100 miles au large, où les communications internes de la Marine récemment publiées confirment qu'il y avait toujours des doses  importantes de retombées radioactives.
     
    Un grand nombre de marins du Reagan et d'autres navires stationnés à proximité rapportent maintenant un large éventail d'affections qui rappellent celles documentées sous le vent  des essais de la bombe atomique dans le Pacifique et le Nevada, et de Three Mile Island et Tchernobyl. Un goût métallique similaire a été décrit par les pilotes qui ont largué la bombe atomique sur Hiroshima, et par les habitants du centre de la Pennsylvanie sous le vent de Three Mile Island. Certaines parties des atolls sous le vent des essais des bopmbes du Pacifique Sud restent inhabitables six décennies plus tard.
     
    Parmi les 81 demandeurs dans le recours collectif fédéral il y a une femme marin qui était enceinte au cours de la mission, et son bébé ("Baby AG") né en Octobre présente des mutations génétiques multiples.
     
    Officiellement, Tepco et la Marine disent que les doses étaient sans danger.
     
    Mais un nouveau rapport étonnant d'un universitaire américain basé à Tokyo confirme que des officiers de la Marine ont communiqué sur ce qu'ils savaient être l'irradiation grave du Reagan. Écrit par Kyle Cunningham et publié dans Japan Focus, " Mobilizing Nuclear Bias"décrit  l'interaction entre les gouvernements américain et japonais alors que Fukushima tournait à la  catastrophe.
     
    Cunningham écrit que les conversations transcrites obtenues à travers le Freedom of Information Act montrent des officiers de marine qui reconnaissent que, même à 100 miles de Fukushima, les lectures du Reagan "comparativement à un bruit de fond normal [sont] environ 30 fois ce que vous devriez détecter à partir d'un échantillon d'air normal à la mer ».
     
    Sur le porte-avion à propulsion nucléaire "tous nos moniteurs donnaient une alarme continue au même niveau de valeur. Et puis nous avons pris des échantillons d'air sur le pont d'envol et avons obtenu la même valeur", dit la transcription.
    Des retombées graves ont également été apparemment trouvées sur les hélicoptères  revenant de missions de secours. Un expert du gouvernement américain non nommé est cité dans l'article Japan Focus disant:
    A 100 mètres de distance (du réacteur? =away), il (l'hélicoptère) lisait 4 sieverts par heure. C'est un nombre astronomique et il m'a dit: ce que ce nombre signifie pour moi, une personne qualifiée,  c'est qu'il n'y a plus d'eau sur les réacteurs et ils sont juste en train de fondre, il n'y a rien qui empèche la libération de radioactivité. C'est une estimation indiscutable et terrible (?). (Communication confidentielle, le 17 sept. 2012).
    La transcription contient alors une discussion des impacts sur la santé qui pourraient survenir dans une période de "10 heures. C'est un problème de thyroïde."
    Tepco et la Navy soutiennent que le Reagan n'a pas reçu une dose suffisamment élevée pour justifier de graves préoccupations. Mais le Japon, la Corée du Sud et Guam ont estimé des transporteurs trop radioactifs pour entrer dans leurs ports. Des stocks de photographies montrent  les marins travaillant en masse pour nettoyer le pont du navire.
     
    Le bateau de 4,3 milliards de $ est maintenant amarré à San Diego. Les critiques se demandent s'il va rester là définitivement. Les tentatives visant à décontaminer les navires américains irradiés pendant les essais nucléaires du Pacifique  de 1946-1963 ont été vaines. Des centaines de marins ont été exposés à de fortes doses de rayonnement, mais certains navires ont dû être coulés de touts façons.
     
    Les fuites sur le site de Fukushima continuent de s'aggraver. Malgré ses dénégations, Tepco a récemment admis qu'il avait sous-estimé certaines libération de radiations d'un facteur de 500 pour cent. Un nouveau rapport indique que des particules de césium radioactif 134 de Fukushima ont été détectées dans l'océan au large de la côte Ouets de l'Amérique du Nord.
     
    Les préoccupations mondiales continuent d'augmenter au sujet de la crise en cours à Fukushima avec des fuites de liquides, le retrait préoccupant des barres de combustible radioactif, la recherche de trois noyaux fondus manquants, l'influence du crime organisé sur le site et bien plus encore. La circulation de l'information a été sérieusement contrariée par la "loi sur les secrets d'état" de l'administration du pro-nucléaire Abe, qui impose des pénalités importantes à ceux qui pourraient rapporter ce qui se passe à Fukushima.
     
    Mais si cette nouvelle preuve est vraie, cela signifie que la Marine savait que le Ronald Reagan avait été recouvert par des retombées radioactives importantes et cela jette sur l'accident une lumière encore plus sinistre qu'on le croyait auparavant.  
     
    Les marins sinistrés sont empêchés de poursuivre la Marine, et leur procès contre Tepco dépendra d'une série de défis internationaux complexes.
     
    Mais une chose est certaine: ni eux, ni la communauté internationale n'ont obtenu quoi que ce soit qui se rapproche de l'entière vérité sur Fukushima.


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  • Efficacité de la vidéo-surveillance mise en cause

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Là, c'est en Sarthe

    L'inefficacité de la vidéo-surveillance ou comme désigné souvent pudiquement vidéo-protection est on ne peut plus évidente. Cet article est éloquent !
    En revanche, ces programmes ruinent les finances des collectivités dont certains élus profitent sans doute de largesses des sociétés qui les sollicitent, le cœur sur la main, ou le contraire, selon.




     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'atteinte à la vie privée ne fait aucun doute.
    La toute nouvelle médiathèque de la Ferté-Bernard, on ne peut plus moche, n'y échappe pas. Toutes les personnes qui fréquenteront ce lieu seront catalogués par les autorités locales. D'ailleurs, Gaulois qui pourtant n'a rien à se reprocher, en dehors de ses dénonciations de l'arbitraire, n'ose plus passer devant cette médiathèque, de peur d'être confondu avec d'illusoires terroristes.
    Si les citoyens continuent de laisser faire, ils auront bientôt leur logement envahi de ces yeux malsains. Vous pensez que j'exagère ? Si peu !
    Gaulois.  

     


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  • La prison pour avoir refusé de polluer ! Suite

    Nous vivons dans une société sans conscience en dessous de toute logique. Être obligé de lancer une pétition qui recueil à ce jour plus de 500 000 signatures de soutien, pour que peut-être, je dis bien peut-être, cet homme ne soit pas condamné pour son refus légitime de polluer.
    Tout cela au nom du profit de multinationales criminelles qui, par leur pouvoir économique ont gangrené toutes les instances gouvernantes et politiques de la planète afin de détruire sans vergogne l'écosystème. 
    Nous devons nous mobiliser pour soutenir Emmanuel Giboulot mais aussi pour faire barrage aux méfaits des multinationales.  

    Gaulois.

    Faites circuler en transférant ce lien à vos proches, vos amis et vos familles : http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php

     

     

    Pourquoi cet homme sourit-il ?
    Cher amie, cher ami,

    Si, comme moi ce matin, vous avez pris le métro ou le Thalys, traversé une gare ou passé une grande place, vous avez sans doute vu les visages fermés et fatigués de la foule fuyant vers ses obligations, indifférente au monde et aux autres.

    Je me suis dit qu'ils avaient sûrement de bonnes raisons d'être tristes : ils avaient trop pris de gluten ou de sucre, ils étaient malades, ils partaient vers des lieux inquiétants ou inconnus, ils quittaient leur famille ou n'en n'avaient pas pour les attendre.

    Mais ce matin, j'étais heureux et j'avais envie que tout le monde le soit. Je repensais à la foule joyeuse de Dijon, à Emmanuel lorsqu'il l'a haranguée, aux médias pressés de faire le buzz et cela m'a réchauffé le cœur. J'entendais alors l'un de vous écrire sur notre page de soutien à Emmanuel Giboulot : cela me redonnerait presque la fierté d'être bourguignon !

    Et c'est vrai qu'il y a de quoi être heureux et fier !

    Votre mobilisation pour Emmanuel Giboulot – 500 000 soutiens ! –, n'a pas seulement redonné le sourire et la motivation à un homme admirable de courage et d'éthique.

    C'est aussi et surtout un énorme pavé dans la mare. C'est le refus de l'indifférence. Tous les médias ont dû se saisir de l'affaire : quotidiens, télés, hebdos, radios. Grâce à vous, tout le monde sait maintenant qu'en France on peut risquer d'être condamné pour refuser de polluer, que les logiques hyper-productivistes priment encore dans les instances officielles alors même que la recherche a montré les méfaits des engrais chimiques et des pesticides dévastateurs.

    Pour autant, ce n'est pas encore le moment de savourer, car la victoire n'est pas acquise.

    La Procureure a demandé qu'Emmanuel Giboulot soit condamné, pour l'exemple, comme un vrai délinquant.

    Un tel verdict serait catastrophique. Cela signifierait la peur pour tous les agriculteurs bio et non-bio qui cherchent à travailler leur terre dans le respect de la nature et des hommes.

    Les juges et les autorités doivent savoir que l'immense vague de mobilisation qui s'est levée ne s'arrêtera pas tant qu'Emmanuel Giboulot ne sera pas relaxé.

    Une page d'histoire commence à s'écrire. De même que l'agriculture a connu une révolution avec la mécanisation et les engrais chimiques, il ne tient qu'à nous qu'elle soit à l'aube d'une nouvelle révolution, vraiment durable celle-là : celle de l'agriculture bio et raisonnée qui nous redonnera le goût d'une alimentation saine et préservera la diversité de notre terroir pour nos enfants et ceux qui viendront après eux.

    Et ce changement commence très concrètement aujourd'hui : en empêchant qu'un homme puisse être condamné pour avoir porté cette vision généreuse et d'avenir.

    Alors ajoutez votre soutien à Emmanuel Giboulot et faites suivre !

    Le viticulteur convoque au tribunal parle


    Avec tout mon dévouement,

    Augustin de Livois
    Président de l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle

    PS : Les activités de l'IPSN continuent : n'oubliez pas que vous pouvez vous inscrire pour les conférences Médecine du sens à Lille et Bruxelles les 17 et 18 mars prochain :
    Bruxelles
    Lille
    ou au Congrès des Herboristes à Lyon les 17 et 18 mai 2014
    ou aux ateliers de logique émotionnelle (cf. le site Internet : www.ipsn.eu)
    PS 2 : L'IPSN soutient la pétition lancée par Lyme sans frontières le 5 mars dernier 

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  • Les technocrates de l'éducation nationale dans leurs basses œuvres

    Tous les états ont à leur disposition des technocrates. Ils sont les responsables exerçant le pouvoir « Politique » tout en faisant prévaloir, si possible les aspects techniques. Ça, c'est la théorie car dans la pratique, il en va tout autrement. Comme par exemple ces hauts fonctionnaires de l'éducation nationale, dépourvus de sens moral dont le zèle à détruire les enseignants est époustouflant ! Pour peu que ces derniers tentent de dénoncer un système archaïque, non adapté au bon fonctionnement de l'école, imposé par le « Pouvoir » et ils tombent dans les griffes implacables de ces dictateurs.  
    Gare à celles et ceux œuvrant pour l'éducation et l'avenir des enfants s'ils s'opposent à eux, puisqu'il faut rentrer dans le rang, dans ce système pourri jusqu'au plus haut sommet de l'état. C'est d'ailleurs grâce à ce système que l'éducation scolaire est aujourd'hui en complète décrépitude. Les ressources humaines sont un gigantesque leurre. Les démissions, et parfois les suicides sont de plus en plus nombreux. 

    http://www.aideauxprofs.org/index.asp?affiche=News_display.asp&rub=Souffrir_d_enseigner&ArticleID=3202

    Dans le cas de Corinne Piéton, la bêtise administrative atteint les plus hauts sommets.
    Gaulois.


    Historique de l'affaire Corinne Piéton

    30 Janvier 2014

    http://comitedesoutienpourcorinne.over-blog.com/2014/01/historique-de-l-affaire.html

    L'Inspecteur de l'Education Nationale de circonscription donne ordre aux enseignants de maternelle de l'école de Bretoncelles d'arrêter leur enseignement ¼ d'heure avant l'heure officielle (11h45), pour préparer les élèves (passage aux toilettes, lavage de mains), pour un début effectif du repas à 11h45. Mme Pieton Corinne refuse d'appliquer cet ordre pour les raisons suivantes :
    Un enseignant est responsable de ses élèves sur le temps scolaire, et confier ses élèves aux ATSEM est de sa responsabilité. Cette ordre oblige l'enseignant à confiés aux ATSEM les enfants qui mangent à la cantine, étant lui obligé de rester en classe avec les élèves ne mangeant pas à la cantine.
    Cela retire 1h00 d'enseignement par semaine à ses élèves.
    6 sept.2013: pression de l'inspection
    L'Inspecteur accompagné d'une conseillère pédagogique passe dans l'école et demande à voir Corinne dans le bureau de la directrice sur le temps de récréation. Là, il pose un dossier sur la table et lui dit « Mme PIETON, j'ai un dossier alarmant vous concernant ». Devant la gravité de l'annonce, elle lui demande d'être convoquer car elle est présentement en charge d'élèves qui l'attendent, d'une part, et craint de ne pouvoir être disponible pour ses élèves après une telle pression. Il insiste, et lui parle de plaintes qu'il a reçues de parents d'élèves ( il n'y a à ce jour aucune plainte !!?? ), concernant un atelier bricolage qu'elle a mené l'année passée dans sa classe. Elle répond qu'il n'y a eu aucun accident, qu'elle avait informé les parents de la mise en œuvre de cet atelier par un mot dans les cahiers de correspondance de tous ses élèves et qu'elle n'a jamais eu connaissance de ces plaintes. Il lui demande vivement d'arrêter cet atelier. Elle l'informe qu'il n'est pas encore mis en place cette année et lui demande un ordre écrit. De fait, elle lui demande également un ordre écrit concernant le ¼ d'heure du midi . Puis elle lui rappelle que ses élèves l'attendent, lui demande une convocation hors temps scolaire s'il veut poursuivre cette discussion et quitte le bureau.
    9 sept. 2013 : Elle reçoit les deux ordres écrits et s'y soumet.
    4 oct. 2013 : Convocation de Corinne Piéton par le Directeur Académique des Services de l'Education Nationale de l'Orne (le DASEN de l'orne)
    Mêmes reproches concernant l'atelier bricolage. Elle leur lit le BO (Bulletin Officiel N°3 19 juin 2008 page 15 ; découvrir le monde) contenant les programmes d'enseignement de l'école maternelle sur lesquels elle a pris appui pour décider de mettre cet atelier en place. Ils ignoraient que cela était dans les programmes et sont surpris, mais continuent obstinément à lui reprocher, argumentant la dangerosité pour des enfants de cet age.
    S'en suit des « reproches de cours d'école » ne concernant pas son professionnalisme.
    Sachant que les faits qui lui sont reprochés, (faits manifestement graves, puisque justifiant cet entretien et la suspension qui va suivre) datent de septembre 2012, janvier 2013 et avril 2013 (plusieurs mois, jusqu'à un an avant), pourquoi Corinne n'apprend leur existence que lors de cette convocation (oct 2013), pourquoi son inspecteur ne lui en a pas parlé avant.
    Résultat de ce monologue accusatoire appelé entretien, le DASEN l'informe qu'il la suspend pour 4 mois à partir de ce jour et lui demande d'aller voir le médecin de prévention à Caen, ce à quoi elle répond que n'étant pas malade, elle n'irai pas.
    A partir de ce moment, elle n'a plus le droit de voir ses élèves.
    Ordre est donné à la directrice et à la remplaçante de Corinne de ne rien dire aux parents qui s'interrogeraient de son absence et de leur répondre qu'elles ne savent rien.
    14 oct.2013 : Elle reçoit sa mesure de suspension dans les termes suivants :
    « … Cet entretien faisait suite à plusieurs constats lors de visites dans votre classe suivies d'entretiens de M. l'Inspecteur de l'Education Nationale notant en particulier une mise en danger des élèves. … »
    18 oct. 2013 : Elle répond :
    « Je suis dans l'incompréhension... En effet, comme il a été souligné lors de cet entretien du 4 octobre par mon représentant : depuis ma dernière inspection datant de mai 2011 (note :le rapport étant élogieux comme ses rapport précédents), je n'ai jamais reçu de visite dans ma classe. Le 06 sept.2013, sur un temps de récréation, M. l'I.E.N. est juste venu m'informer d'un dossier alarmant en sa possession, me concernant. Je m'autorise donc à vous dire que les faits invoqués dans votre courrier justifiant ma suspension … sont faux. …, je me sens donc dans l'obligation de devoir contester cette décision et je vais donc étudier les recours qui sont à ma disposition. … »
    23 oct. 2013 : Elle demande à consulter son dossier administratif
    25 nov. 2013: ( Plus d'un mois et demi après sa demande !!! ) Elle reçoit l'autorisation de consulter son dossier. Un RDV est pris pour le 11 déc. 2013 .
    fin nov.2013 : les parents d'élèves
    Les parents d'élèves s'inquiètent de son absence prolongée et demandent des explication à la directrice de l'école. Ayant ordre ne pas répondre elle s'en réfère à sa hiérarchie qui lui demande de répondre que Corinne est « arrêtée », ce qu'elle refuse de faire car elle refuse de mentir. Elle demande donc aux parents de s'adresser directement à l'inspection (ce qui lui sera reproché le jour même par l'IEN qui lui dira « qu'elle sort de sa ligne de conduite »).
    Les parents appellent donc l'inspection qui leur répond que Corinne est en « arrêt ». Ils finissent par appeler directement Corinne chez elle ( 12 ans de fonction dans une même école créent des liens! ) qui leur apprend qu'elle est suspendue depuis le 4 octobre.
    Les délégués de parents d'élèves rappellent donc l'inspection en souhaitant des explications sur ce mensonge qui leur à été donné et l'IEN leur répond qu'il ne peut rien leur dire car il est tenu de me protéger !!
    28 nov. 2013 : Les délégués de parents d'élèves décident d'organiser une réunion invitant tous les parents de l'école à venir ainsi que Corinne, pour comprendre la situation.
    03 dec. 2013 (deux jours avant la réunion ) :
    La mairie de Bretoncelles apprenant cette réunion en avertit l'inspection, qui convoque, le soir même, les délégués de parents et la directrice de l'école pour leur donner (enfin!!) des explications sur la suspension de Corinne ( il est à noter que malgré un agenda très chargé, M. l'Inspecteur sait se rendre disponible immédiatement devant l'urgence de la situation, ce qui n'a pas été le cas lors des « problèmes graves et dangereux » invoqués pour la suspension!).
    Lors de la réunion, le silence justifié par le devoir de protection du fonctionnaire n'était manifestement plus d'actualité!). Il leur dit que : « La suspension est une mesure à titre conservatoire pour protéger le fonctionnaire ou les élèves. Cette décision a été prise par le DASEN de l'Orne pour deux raisons. D'une part la mise en œuvre d'un atelier bricolage l'année passée et d'autre part à cause de son positionnement professionnel en tant que fonctionnaire qui ne correspond pas au référentiel du professeur des école. »
    La directrice veut intervenir à plusieurs moments mais l'inspecteur lui somme de se taire.
    Les parents demandent alors à l'inspecteur pourquoi, s'il y avait danger pour les enfants il n'était pas intervenu avant et il a répondu qu' « il avait un agenda très chargé » ?!!
    05 déc. 2013 : Les délégués de parents d'élèves font donc cette réunion invitant tous les parents de l'école à venir ainsi que Corinne, pour les informer de la situation.
    A la fin de la réunion Corinne se retire.
    Les parents décident alors de faire une lettre d'information à tous les parents qu'ils distribueront à la sortie de l'école, et d'écrire une lettre au recteur pour leur exprimer leur indignation quant à la façon dont l'institution a « répondu » à leurs questionnements et celui des enfants.
    14 janv. 2013 : Elle reçoit une convocation devant le conseil de discipline pour le 14 fév. 2013
    La suite vous la connaissez !


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