• Cumul des mandats

     


    Comme il fallait s'y attendre, la fin des cumuls de mandats est reportée à 2016...2017, finalement ad vitam aeternam.
    Une fois de plus, cette disposition qui donc ne sera jamais appliquée, n'a pas de couleur politique. Tout ce beau monde mange aux mêmes râteliers, du moment que ça permet de mieux asseoir leur pouvoir et le fric qui va avec.
    Vous l'avez forcément remarqué, le PS est un parti « Girouette », puisque comme bien d'autres promesses non tenues, il s'agit là de l'engagement n° 36 du candidat Hollande.
    Pourtant, ils sont les premiers à nous rappeler que nous sommes en période de crise économique et que nous devons « Encore et toujours » faire des efforts.
    Ah bon ! Quelle crise ? Pas la leur en tout cas.

    Un argumentaire qui n'est pas dénué d'intérêt, mais qui va à contre sens.

    http://www.huffingtonpost.fr/jerome-ragenard/limitation-cumul-des-mandats_b_3144509.html

    Selon moi, ce n'est pas le cumul électif qui est véritablement choquant, mais bien le cumul financier.
    Bien sûr que le parlementaire ne doit pas être coupé de la réalité territoriale de sa circonscription. Mais aussi utopique que cela puisse paraître, doit-il obligatoirement être maire pour en connaître les rouages ? Bien sûr que non. J'affirme d'ailleurs que bien des élus, conseillers municipaux sont plus proches de la population que leur maire.
    Un député pourrait très bien n'être que maire adjoint ou simple conseiller municipal. Mais voilà, ce serait remettre en cause sa soif de pouvoir et les avantages plus ou moins illicites qui en découlent.
    Gaulois. 








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  • Victimes de Tchernobyl : le nucléaire et la bougie

    http://www.liberation.fr/terre/2013/04/26/victimes-de-tchernobyl-le-nucleaire-et-la-bougie_898961

    Tribune

    C'était il y a vingt-sept ans. Souffler les bougies d’anniversaire d’un accident nucléaire, un triste paradoxe pour les défenseurs de l’environnement et de la santé...
    Par Daniel Cohn-Bendit, Corinne Lepage et Michèle Rivasi, députés européens

    Des bougies, on n’est pas prêt d’arrêter d’en souffler, tant les conséquences d’un accident nucléaire sont sans fin. Tchernobyl aurait dû être un rappel à l’ordre pour l’humanité entière. Pourtant Fukushima a eu lieu et il est à craindre que les statistiques poussent le risque d’un autre accident majeur vers une probabilité certaine.
    Une fois de plus, cet anniversaire nous rappelle pourquoi nous luttons contre le nucléaire. Tout d’abord pour honorer justement les centaines de milliers de liquidateurs qui se sont sacrifiés pour empêcher une contamination massive en Europe. Mais aussi pour les victimes qui n’auront d’autre choix que de vivre au milieu d’une catastrophe sanitaire et environnementale permanente.
    Entre 6 et 7 millions de personnes vivent encore dans les 150 000 km2 de territoires contaminés au césium en Ukraine, en Biélorussie et en Russie. Victimes de l’irradiation lors de l’accident ou même victimes de la contamination interne par l’ingestion d’aliments cultivés dans ces territoires, 2,4 millions d’Ukrainiens (dont 428 000 enfants) souffrent de troubles liés à la catastrophe, selon les chiffres du ministère ukrainien de la santé. L’absence de démocratie en Ukraine comme en Biélorussie empêche tout devoir de vérité et de prise en charge médicale des victimes. Et l’histoire nucléaire de ces deux pays n’est pas étrangère au maintien de régimes autoritaires.
    Aujourd’hui la sécurisation du site de Tchernobyl n’est pas achevée. Et quand les travaux seront finis, la solution ne sera que temporaire, pour une centaine d’années. Un fonds de 856 millions d’euros a été abondé pour créer une arche visant à démanteler le réacteur et empêcher toute réaction incontrôlable liée à l’infiltration d’eau. L’ensemble des coûts de sécurisation du site atteint le milliard et demi d’euros.
    Actuellement, Bouygues et Vinci se partagent le juteux contrat de construction d’une arche métallique visant à protéger le sarcophage délabré existant. En février dernier, la neige a d’ailleurs provoqué l’effondrement d’un des bâtiments annexes du réacteur. Les travaux auraient dû être achevés l’an dernier, ils ne le seront qu’en 2015 en raison de complications liés à la nature de l’ouvrage : 18 000 tonnes de métal (la moitié du poids de la tour Eiffel) doivent être assemblées, érigées et déplacées au-dessus du sarcophage existant grâce à des rails traités au téflon et des vérins hydrauliques. A Fukushima, Tepco est toujours incapable de gérer le site au quotidien et l’emplacement côtier de la centrale rendra la sécurisation autrement plus compliquée. Inquiétant.
    Mais ce qui nous inquiétait le plus depuis tant d’années c’était l’absence de considération pour les victimes actuelles. Après une longue bataille institutionnelle, nous avons su obtenir des avancées bien tardives. Lors du dépôt d’un amendement dans les propositions de budget en 2008, les eurodéputés écologistes ont demandé qu’une partie substantielle des fonds investis dans la sécurisation du site de Tchernobyl puisse être affectée à la protection des populations voisines. L’amendement fut validé par le Parlement européen et la Commission européenne fit le nécessaire en matière d’appel d’offres, sous notre impulsion.
    Les processus administratifs et bureaucratiques sont longs. Suite à un marathon institutionnel de 5 années, et de multiples rendez-vous pris avec la Commission pour assurer le suivi de la mise en œuvre, nous inaugurons aujourd’hui un programme de recherche médicale visant à assurer le suivi des victimes de Tchernobyl.
    Quatre millions d’euros vont être investis, notamment pour la construction de serres visant à cultiver des aliments en «terre sainte», ainsi que la construction d’un incinérateur disposant de filtres pour brûler le bois contaminé sans atteinte à l’environnement, tout en permettant la production d’électricité pour les riverains. Deux millions sur les quatre viseront à soutenir des mesures dédiées à la population de la région d’Ivankiev : mise à jour d’une carte des zones contaminées, programme de nutrition visant à prévenir la contamination interne et enfin programme sanitaire spécialement dédié à la protection des femmes enceintes et des enfants. L’accumulation de nouvelles données et leur analyse permettra de mieux comprendre l’impact de Tchernobyl sur les nouvelles générations et offrira la possibilité de mettre en place un protocole de vie (pour ne pas dire de survie) des populations en territoires contaminés.
    Le bilan mortifère de Tchernobyl a toujours fait débat. L’Organisation mondiale de la santé avance une cinquantaine de morts par irradiation et 4 000 cancers de la thyroïde, mais l’accord de 1959 liant l’OMS à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) laisse planer un doute concernant l’objectivité de tels chiffres. D’autant plus que des travaux publiés en 2009 par l’Académie des Sciences de New York évaluent à près d’un million le nombre des morts causés par Tchernobyl. Et le bilan est loin d’être définitif.
    La controverse touche aujourd’hui surtout aux conséquences de la contamination interne à faibles doses. Le travail de Yury Bandazhevsky a démontré que la contamination chronique avait des effets sanitaires (cardiovasculaires, hormonaux...) dépassant les paradigmes scientifiques existants. Nous espérons donc que les recherches médicales initiées grâce aux financements européens permettront de mieux identifier les risques liés à la vie en territoires contaminés. Et permettront aux populations affectées de cesser de vivre une fatalité insupportable.

    TCHERNOBYL nous ouvrait les yeux, nos gouvernants, eux, n’ont rien vu
     
    TCHERNOBYL
     
                                                                 Et le ciel regardait la carcasse superbe
                                                                        Comme une fleur s’épanouir
                                                                                     Baudelaire
     
    Centrale de la malédiction et de la mort
    Mausolée  prémonitoire des apprentis sorciers
    A toute heure, tu faisais feu de tes réacteurs.
    Savais-tu qu’on avait introduit dans ton ventre
    Une semence qui fermente ?
    Tu devins, ce n’est pas neuf,
    La grenouille devant le bœuf.
    Orgueilleuse, gonflée, dans tous tes états,
    Tu étais fière de ton éclat.
    Jalouse du Soleil, de ses nombreux bienfaits,
    Par tes rayons maudits, tu voulais l’égaler
    Puis un jour, s’entrouvrirent tes entrailles putrides
    Déversant sur le monde leurs humeurs fétides.
    Vénéneuse fleur du mal, reine de dérision
    Tu découvris ton «  ventre plein d’exhalaisons».
    Dès lors, l’ombre du malheur s’étendit sur la Terre
    Soumise et surprise plus que promise.
    Répétition générale de l’Apocalypse
    A bureaux  ouverts.
    O, combien as-tu fait de victimes
    Et à qui profite le crime,
    Le saura t’on jamais ?
    Dix ans après le drame, pudiquement, on annonçait :
    Cinquante morts, cinq millions de contaminés
    Sans compter les nouveaux-nés qui ne sont jamais nés.
    Quatre mille innocents
    Dont  mille quatre cents enfants,
    Molosse insatiable, avide,
    Furent baptisés au cancer de la thyroïde
    Et pour faire bon poids, exode quasi biblique
    Trois cent cinquante mille hommes furent chassés, déplacés.
    La  terre stérile et souillée
    Sur des milliers de kilomètres
    Ne permet plus  désormais qu’on y pénètre..
    Mais en France, de bonne heure
    Accompagnant l’horreur
    Tel un champignon vénéneux
    Naît le mensonge hideux
    D’une petite musique.
    Rappelons-nous la chanson:
    « Beau petit nuage obéissant
    Pour plaire au ministre décent
    Tu deviens évanescent
    Au bord du Rhin compatissant »
    Nous prend-on pour des innocents ?
    Ce désastre, il peut se reproduire
    Si au lieu de nous unir
    Devant la prolifération, la multiplication,
    Nous nous divisons.
    Non il n’est pas de bon nucléaire
    Qu’il soit civil ou militaire.
    Méfions-nous de nos pauvres mémoires lassées,
    Du danger que l’on croit à jamais conjuré,
    Gardons, amis longtemps en nous le souvenir.
    Serions-nous aujourd’hui autruches de l’avenir ?
    Pour vouloir t’oublier : funeste Tchernobyl,
    Ce petit matin glauque du vingt six avril.
    Malgré ta fermeture,  tragique maison close
    Tu imprimes longtemps ta mortelle nécrose.
    Hélas ! Ces mêmes  hommes qu’on croit intelligents
    Ignorent les devoirs et oublient les leçons
    Si pour  notre malheur l’atome devient roi
    C’est le temps des déchets qui tôt ou tard viendra.
    Il y aura alors tant et tant de poubelles
    A ramasser sans fin sur notre Terre si belle
    Que nos enfants chéris seront tous éboueurs
    Comme de leur avenir nous fûmes fossoyeurs.
     
                                                                                      BERNARD CLOUET
                                                                                                      (24 avril  2009)
     
     
    Nouvelle édition du livre de Roger et Bella Belbéoch
    « Tchernobyl, une catastrophe »  
    1993 - Editions La Lenteur - Mai 2012.
     
    PREFACE
     
    Le livre que nous choisissons de rééditer aujourd’hui est incontestablement la meilleure étude historique sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl et ses conséquences.
     
    Paru dans la revue L’Intranquille en 1992, puis l’année d’après dans une version augmentée aux éditions Allia, il était devenu introuvable depuis de nombreuses années [1].
     
    Maintenant que la « marmite du diable » s’est remise à déborder à Fukushima, il nous a semblé que l’exposé détaillé du précédent, en quelque sorte canonique, de Tchernobyl, serait des plus utiles pour ceux qui veulent comprendre ce qui se passe au Japon, puis s’efforcer de faire quelque chose de ce qu’ils auront compris.
     
    Les chances de voir réapparaître, suite à cette nouvelle catastrophe, une opposition antinucléaire un tant soit peu conséquente (tant qualitativement que quantitativement) sont malheureusement très faibles – on sait depuis Tchernobyl à quel point la prétendue « pédagogie des catastrophes » est une illusion. Mais si Tchernobyl avait à peine ébranlé la passivité dans nos pays, ce peu de réactions paraît encore beaucoup en comparaison de l’atterrante indifférence qu’a suscitée, particulièrement en France, la catastrophe de Fukushima.
     
    Il n’est pas excessif de dire que l’industrie nucléaire est une espèce de concentré de notre époque, un résumé ou une caricature de ses tendances de fond, de sa nature profonde, visible ailleurs en moins concentré (nous parlerons ici de l’électricité nucléaire, mais la chose est vraie également du nucléaire militaire : la signification de ce dernier fut d’ailleurs perçue longtemps avant celle de « l’atome civil »).
     
    Et ce qui résume, ce qui concentre le plus parfaitement la nature de l’industrie nucléaire, c’est bien sûr la catastrophe nucléaire, et comment elle trouve sa place dans une société (comment elle transforme cette dernière, et comment elle est gérée par elle). Celle de Tchernobyl était sans doute la plus grave de toutes avant Fukushima. Elle est aussi, notamment grâce à ce livre, parfaitement « documentée ». Nous pouvons donc – nous devons – y étudier le hideux visage de notre époque.
     
    Analyse du livre mais pas seulement >  http://sniadecki.wordpress.com/2012/06/25/dequeiros-tchernobyl/


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  • Tchernobyl, l'impossible commémoration 

       26 avril 2013, 27ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

    Comme celle de Fukushima survenue il y a deux ans, ces catastrophes ne pourrons jamais être commémorées, puisque leurs conséquences continuent et se perpétuent de génération en génération.

    Gaulois.

    Tchernobyl, la mort des enfants en prime

    A la veille du 27e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, Yves Lenoir, président de l'association Enfants de Tchernobyl Belarus, montre ici comment la mortalité infantile s'est accrue dans les pays ayant fourni les plus gros contigents de “liquidateurs”: Russie, Ukraine, Belarus, Lettonie, Lituanie. Au total, ses calculs révèlent un excédent d'au moins 62 730 décès d'enfants avant l'âge d'un an, entre 1986 et 2012.
    Lire la suite ici :
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/250413/tchernobyl-la-mort-des-enfants-en-prime

    Lettre d’un père de Fukushima à un père de Tchernobyl

      http://www.vivre-apres-fukushima.fr/lettre-dun-pere-de-fukushima-a-un-pere-de-tchernobyl/

    Publié le 24 avril 2013

    Le 15 Avril 2013, un père qui a quitté Fukushima a expédié une lettre à Leonov, un père du Belarus pour le remercier de ses conseils. Le 26 Mars, Leonov avait donné un ensemble de conseils à des habitants de Fukushima par le canal du World network website à propos de la vie à Gomel, Belarus, après avoir vécu le désastre historique de Chernobyl.


    Cher Mr. Alexandre Leonov
    Bonjour. Merci beaucoup pour vos informations précieuses au sujet de la protection des enfants contre les radiations! Nous avons quitté Fukushima pour aller dans la préfecture de Nagano, libre de radiations. Nous sommes occupés à suivre une formation en agriculture pour démarrer notre propre vignoble. J’ai accompagné Mr Nestrenko pendant sa visite à Fukushima l’automne dernier. J’ ai été très choqué de l’entendre dire: » il est incroyable que des gens vivent à des endroits où le niveau de radiation est supérieur à 1 µSv/heure« . Je me sens très triste de cette réalité. Je comprends parfaitement ce que l’on ressent quand vous pensez à quitter votre ville natale.


    Nous, parents, nous devons être suffisamment courageux pour protéger nos enfants. Nous devons mettre en priorité la protection des enfants plutôt que de chercher des raisons de ne rien faire. Tout doit être fait pour les enfants puissent mener une vie saine. Nous avons assez souffert d’une telle tragédie. De plus en plus de gens vont souffrir à moins de stopper cette génération d’énergie nucléaire qui inévitablement provoque une catastrophe irréversible quand surviennent des accidents. C’est notre mission d’adultes, de parents et surtout d’êtres humains, de ne pas sacrifier nos enfants et leur avenir juste pour faire de l’électricité.
    Ce n’est pas que nous ayons hérité la planète de nos parents, mais je crois que nous en sommes propriétaires pour nos nos enfants et les générations futures. Faisons de notre mieux pour surmonter les difficultés et de remplir notre planète de l’espoir d’un avenir radieux.
    Meilleurs souhaits
    15 avril 2013
    Hiroshi Ueki


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  • Mort pour l'Europe

       Je vous invite à consulter cet article d'un ami, Jean-Yve P.  sur Agora vox.

    Article qui résume assez bien le titre " Mort pour l'Europe ".

    J'ose dire mort pour la gloire, mais quelle gloire ? Sûrement pas celle des millions de victimes.

    Gaulois.

    http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/mort-pour-l-europe-134618

     

     

     


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  • Dassault : les Rafale ont le vent de face

    Que ce soit en France, en Inde, au Brésil ou ailleurs, la fabrication et la vente d'armes, du fusil à l'avion de chasse, répondent aux pires lâchetés qui caractérisent les dirigeants de ce monde.
    Le rafale est capable de larguer la bombe atomique ! Personne ne peut affirmer avec certitude que Hiroshima et Nagasaki ne se reproduiront jamais 
    Les détails sont superflus. Il s'agit bien d'utiliser les classes laborieuses, sous le prétexte de leur assurer un emploi, pour la construction d'armes de guerre qui les extermineront, eux ou leurs enfants.
    Ces pourvoyeurs sans foi ni loi, sous couvert de lutte contre le terrorisme, fomentent des guerres civils dans des pays instables où règne la dictature.
    Nos dirigeants sont des criminels en puissance, préoccupés par les enjeux financiers, qui sont énormes et loin des considérations humanitaires. Aux yeux de ces marchands de mort, un char d'assaut ou un rafale vaut bien plus que quelques milliers d'hommes, de femmes et d'enfants morts sous les armes qu'ils ont vendus aux dictateurs de ces victimes.
    Gaulois.


    D'après le quotidien The Indian Express, les discussions entre l'Inde et le groupe Dassault achoppent sur le rôle de l'avionneur français.
    http://aquitaine.france3.fr/2013/04/05/dassault-les-rafales-ont-le-vent-de-face-228929.html

    05/04/2013 


    Les négociations entre Dassault et l'Inde sur la vente à l'armée de 126 avions de combat Rafale achoppent sur un différend lié à la responsabilité du groupe français pour les 108 appareils devant être assemblés en Inde, a rapporté vendredi The Indian Express.
    Selon les termes de ce contrat évalué à 12 milliards de dollars, les 18 premiers exemplaires doivent être construits en France tandis que les suivants doivent être assemblés sous licence en Inde, avec pour maître d'oeuvre Hindustan Aeronautics Limited (HAL), un conglomérat d'entreprises publiques.
    Mais selon The Indian Express, qui cite des sources anonymes, Dassault refuse toute responsabilité pour les 108 appareils assemblés par HAL.
    Selon le quotidien, Dassault a indiqué aux autorités indiennes que New Delhi devrait négocier deux contrats, l'un avec Dassault pour les 18 premiers appareils, l'autre avec HAL pour les autres Rafale.
    Le ministère indien de la Défense a " totalement rejeté cette suggestion et a clairement dit à Dassault qu'il serait le seul responsable de la vente et de la livraison de l'ensemble des 126 appareils ", rapporte The Indian Express, en citant des sources sous le couvert de l'anonymat.
    Dassault n'était pas joignable dans l'immédiat pour commentaire.

    Le groupe français, qui n'a à ce jour jamais vendu le Rafale à l'export, est entré en janvier 2012 en négociations exclusives avec le gouvernement indien, aux dépens de l'Eurofighter Typhoon, une coproduction de BAE, EADS et de l'italien Finmecanicca.
    L'appel d'offres avait été lancé en 2007.
    Lors d'une visite en Inde en février dernier, le président français François Hollande avait fait part de son " grand espoir " de voir aboutir prochainement les négociations.
    Le PDG de Dassault, Eric Trappier, avait de son côté dit espérer une signature cet été.
    Le Premier ministre britannique, David Cameron, n'a, lui, pas caché son espoir de faire changer d'avis New Delhi tant que le contrat avec Dassault n'était pas signé.

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    36 rafales vendus au Brésil

    http://www.flight-simulator-world.org/aviation/aviation-militaire/36-rafales-vendus-au-bresil.html

    36 Avions de chasse Rafale ont été vendus au Brésil
    Le contrat a été signé entre Lula et Nicolas Sarkosy
    même si un début de polémique existe au Brésil, car il semblerait que le choix ne soit pas tout à fait aussi certain.
    Une bonne nouvelle pour la société Dassault qui n'avait jamais réussi à exporter l'Avion Rafal, qui a déja 20 ans.
     


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  • Qu'a appris le monde de l'accident de Fukushima?


       Merci à ce diplomate de s'être exprimé si clairement sur les conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima.
    Conséquences qui risquent, à terme d'être plus effroyables encore que celles de Tchernobyl.
    N'oublions jamais que nous n'avons qu'un seul repère sur de telles catastrophes, la date à laquelle elles ont commencé.
    Tchernobyl le 26 avril 1986
    Fukushima le 11 mars 2011
    Mais personne n'est en mesure d'avancer combien de temps elles dureront. La durée et les conséquences de telles catastrophes sont incalculables.
    Ce sont des catastrophes qui commencent pour ne jamais se terminer.
    Gaulois.

    Qu'a appris le monde de l'accident de Fukushima ?
    11.03.13

    http://kna-blog.blogspot.fr/2013/04/qua-appris-le-monde-de-laccident-de.html  ( Je recommande ce blog, très bien documenté )

    Akio Matsumura est un diplomate de renom, qui a consacré sa vie à jeter des ponts entre les dirigeants de gouvernements, d'entreprises et chefs spirituels pour la cause de la paix dans le monde. Il est le fondateur et le secrétaire général du Forum Mondial des Dirigeants Spirituels et Parlementaires pour la Survie de l'Homme, avec des conférences tenues à Oxford, Moscou, Rio de Janeiro, Kyoto, et Konya.

    Mr. Matsumura constate que nous sommes tous dirigés par deux ensembles de lois : les lois spirituelles et religieuses, et les lois politiques, de l'état. Les législateurs politiques sont aptes à prendre des mesures à court terme, mais sont souvent restreints par des goupes de pression aux intérêts étroits et à la vue courte. Les lois spirituelles mettent l'accent sur une vision à long terme, mais n'ont souvent pas la capacité d'induire des changements immédiats. Les actions de Mr. Matsumura visent à surmonter les difficultés qu'il y a de concilier ces deux systèmes de gouvernance, au bénéfice de notre approche des grands problèmes de l'humanité : la paix, les populations, la faim, les conflits ethniques ou religieux. il considère qu'il est pour cela capital de transcender les barrières idéologico-culturelles, religieuses et politiques pour mettre l'accent sur les points communs des peuples ou communautés plutôt qu'exacerber leurs différences.


       Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales et environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.


       Voici une autre vidéo de Mr. Matsumura, où il nous prévient que la catastrophe nucléaire de Fukushima peut devenir un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre.
    Selon l'ambassadeur Mitsuhei Murata "si le bâtiment estropié du réacteur 4 s'effondre, cela va provoquer l'abandon forcé des six réacteurs à cause des radiations dégagées, mais cela affectera aussi la piscine de combustible usé commune contenant 6375 barres de combustible, située à 50 mètres du réacteur 4"
    Le nombre total des barres de combustible irradié sur le site de Fukushima Daiichi hors cuves des réacteurs est de 11421. C'est  *entre autres* environ 85 fois la quantité de Cesium 137 relâché à Tchernobyl.

    Pour d'autres informations sur le nucléaire : http://observ.nucleaire.free.fr/


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  • Nucléaire : l'argent avant la sécurité

       Ce n'est pas nouveau ! La sécurité passe au second plan derrière le fric.

    Si les nucléocrates étaient doués de bon sens et d'humanité, ils ne seraient pas nucléocrates et cette technologie de mort n'existerait pas, ainsi que les millions de victimes passées, présentes et à venir.

    Gaulois.   

    http://www.netoyens.info/index.php/contrib/07/04/2013/fukushima-le-profit-prime-sur-la-securite

    « Après Tchernobyl, toute l’énergie de l’industrie nucléaire a été consacrée à dissimuler l’événement, pour éviter de nuire à sa réputation. L’expérience de Tchernobyl n’a pas été étudiée correctement : qui a l’argent pour les recherches ? L’industrie et personne d’autre. »
     
    Des propos édifiants de Louli Andreev, ancien directeur de l’agence de décontamination soviétique Spetsatom, qu'il est utile de garder en mémoire :
    « Après Tchernobyl, toute l’énergie de l’industrie nucléaire a été consacrée à dissimuler l’événement, pour éviter de nuire à sa réputation. L’expérience de Tchernobyl n’a pas été étudiée correctement : qui a l’argent pour les recherches ? L’industrie et personne d’autre.
    (…)
    Pour Louli Andreev, le feu à l’origine de rejets radioactifs mardi à Fukushima et impliquant des barres de combustible usagées stockées près de réacteurs ressemble à un exemple de la façon dont le profit prime sur la sécurité.
    (…)
    Selon lui, l’AIEA devrait partager la responsabilité, pour les normes qu’elle édicte, car elle est trop proche des firmes qui construisent et assurent le fonctionnement des centrales. Et il accuse l’équipe d’urgence accident mise sur pied par l’agence basée à Vienne d’être un ‘think tank’ plutôt qu’une équipe de travail.
    « Ce n’est qu’une fausse organisation parce que toute organisation qui dépend de l’industrie nucléaire – et l’AIEA dépend de l’industrie nucléaire – ne peut pas fonctionner correctement. »
    « Elle cachera toujours la vérité. »
    « L’AIEA … n’est pas intéressée ne peut voir un intérêt dans la concentration de l’attention sur un accident possible dans l’industrie nucléaire. Ils ne sont absolument pas intéressés par toutes les organisations d’intervention d’urgence. »
    (…)
    Andreev dit trop bien comprendre ce que traversent les autorités japonaises à Fukushima, et que des solutions créatives seraient nécessaires pour contenir les fuites.
    « C’est une situation de panique tranquille. Je connais cette situation. La discipline est la chose principale dans l’industrie mais l’intervention d’urgence requiert de la créativité, de l’imagination et de l’improvisation. »
    Source : http://www.reuters.com/article/2011/03/15/us-japan-nuclear-chernobyl-idUSTRE72E5MV20110315
    (trad. vgallais)

    ---

    Restitution de comprimés d'iode : le CEA et les autorités cherchent à tranquilliser la population

     Soyez rassurés braves gens ! Le nucléaire " Français " est sans danger.

    Tout est dit clairement dans le communiqué de la coordination antinucléaire sud-est !

    Gaulois.

     Par admin  11 avril 2013
    http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/

    Les préfets du Gard et du Vaucluse viennent de lancer, sous le regard énamouré du Commissariat à l'Energie Atomique, une vaste opération de récupération des pastilles d'iode distribuées à la population depuis des années autour du site nucléaire militaro-civil de Marcoule. Arguant d'une mise à l'arrêt de 2 réacteurs les autorités tentent de faire croire à la population qu'il n'existe plus de risque nucléaire pour la santé. Un rideau de fumée que dénonce fermement la Coordination antinucléaire du sud-est.
    __
    Communiqué de la Coordination antinucléaire sud-est

    Le CEA et les autorités cherchent à tranquilliser la population. Une campagne de restitution des comprimés d'iode est organisée pour cela.
    Les préfets du Gard et du Vaucluse organisent une campagne de restitution des comprimés d'iode dans les communes du Gard et du Vaucluse aux alentours de Marcoule, en partenariat avec le CEA. Ils justifient ainsi cette opération :
    « Depuis l'arrêt définitif des réacteurs Célestin et Phénix, il n’existe plus de risques d’accidents de fusion entraînant un rejet massif d’iode radioactif. Dès lors, la distribution et la prise de comprimés d’iode stable dans le périmètre du plan particulier d'intervention (PPI) ne se justifie plus. »
    Rappelons que le rôle de l’iode stable est de saturer la thyroïde pour éviter qu’elle ne capte l’iode radioactif émis lors des accidents de fission. Cela ne protège en rien des dégâts provoqués dans les organismes par les différents radionucléides rejetés en cas d’accident nucléaire.
    La prise d’iode joue un rôle rassurant, elle laisse croire à une protection contre la radioactivité. Inversement s’il n’y a plus de distribution d’iode, c’est qu’il n’y a pas de danger. C’est la raison pour laquelle le Japon a tardé à distribuer de l’iode pour ne pas avoir à reconnaitre la gravité de la catastrophe de Fukushima.
    Cette décision appelle de notre part les commentaires suivants :
    Des quantités importantes d’uranium et de plutonium sont utilisées à Marcoule pour élaborer les combustibles des centrales nucléaires, l’accident de criticité est alors possible si la masse critique est atteinte accidentellement (quantités d’uranium fissile et/ou de plutonium trop importantes en contact). Cela paraît « impossible », et pourtant au Japon (déjà), en 1999, c’est ce qui s’est passé à l’usine de combustibles de Tokaï Mura. Il s’agissait d’uranium enrichi importé de France (!), et, par erreur de travail, la fission nucléaire accidentelle s’est déclenchée. Bilan 2 morts, des centaines de personnes (travailleurs et population voisine) contaminées, 300,000 habitants confinés chez eux.
    On ne peut donc exclure l’éventualité d’un tel événement.
    Car que se passerait-il dans le cas d'une « erreur de travail » accidentelle comme à Tokaï Mura, ou de la chute d’un avion sur les vieux combustibles usés stockés sans précaution, face à cette éventualité, si ce n'est un « accident de fusion »?
    La véritable raison de cette opération est à nos yeux une manipulation grossière afin de tenter d'amoindrir la vigilance de la population sur les atteintes sanitaires dont elle est victime de la part du nucléaire et sur le risque de catastrophe dans notre région particulièrement surnucléarisée (catastrophe qui peut être d’origine naturelle – séisme, inondation), accidentelle ou terroriste.

    Le CEA et les autorités n’ont pas oublié les mouvements de panique provoqués par l’explosion du four de Centraco (dont on attend toujours d’en savoir plus), ou plus récemment par les accidents sur le site du Tricastin. Un quart de siècle après Tchernobyl, 2 ans après Fukushima chacun sait que la catastrophe nucléaire est possible, et même de plus en plus probable, surtout en zone sismique comme c'est le cas dans notre région.
    De plus, annoncer qu’il n’y a plus de risque de fission (ce qui est osé!), c’est tenter de faire oublier que Marcoule distille insidieusement dans l’eau et dans l’air des radionucléides de la plus haute dangerosité, rejets qui contribuent à accroitre les maladies graves, et les grossesses à risques dans la population.

    Nous estimons donc que la campagne de restitution des pastilles d’iode n’est qu’une opération destinée à faire oublier la dangerosité des centres nucléaires pour les populations.
    Pour sortir de cette situation nous appelons à l’arrêt immédiat des activités nucléaires, et à leur reconversion vers les opérations de démantèlement, de gestion des déchets, et surtout vers le développement des technologies de maîtrise de la consommation d'énergie et de sa production renouvelable. Toutes ces activités sont créatrices d’emploi. C’est le sens de la marche qui se déroulera du 15 au 26 avril de Cadarache à Marcoule en passant par le Tricastin (voir ici).
    le 11 avril 2013


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  • Crédits à la consommation

    Ou le pot de terre contre le pot de fer.

    A partir du moment où vous n'avez pas les moyens de faire un achat important au comptant, vous faites un emprunt auprès d'une banque ou d'une société de crédit.
    Il est inutile d’énoncer les dérives que cela entraîne le plus souvent, au détriment de l'emprunteur. Les montants exorbitants des remboursements liés à des taux d'intérêt qui s'envolent ainsi que les difficultés et tracasseries si vous n'honorez pas vos remboursements.

    Manu, ce jeune homme en a fait l'expérience. Son cas est particulier.
    En 2008, il accompagne son amie au garage Peugeot du coin. Celle-ci envisage l'achat d'une Peugeot 307 sport d'occasion pour un montant de plus de 10 000 €. Naturellement, elle n'a pas les moyens de régler au comptant et se lance pour un crédit équivalent à la valeur de la voiture, soit plus de 10 000 €.
    Lorsque le vendeur, qui établit l'offre préalable de crédit, demande qui peut être co-emprunteur, l'amie de Manu sollicite celui-ci, mais il est hésitant et peu enclin à s'engager. Quoi qu'il en soit, la demande de crédit auprès de CREDIPAR est formalisé.
    En 2010, il y a de l'eau dans le gaz et rien ne va plus dans le couple … Qui se sépare. Quelques mois passent et l'ex amie de Manu devient financièrement précaire. Les échéances du crédit auto ne sont plus honorées. Elle demande un dossier de surendettement qui sera accepté. Dans le dossier, elle a inclus le solde du crédit auto impayé, mais il n'est pas pris en compte. La banque de France pense, au vu du dossier de l'offre préalable de crédit, que Manu est co-emprunteur.
    Tout naturellement, CREDIPAR se retourne contre Manu et le relance afin qu'il prenne le relais des règlements. Les mois passent, les menaces en tous genres se succèdent. Manu ne fait rien, ne verse rien, persuadé qu'il n'est pas engagé dans ce crédit. Finalement, en juillet 2012, il reçoit une requête en injonction de payer par le tribunal d'instance. Il en fait part à son père pour lui demander conseil. Ce dernier lui propose de se rendre sans tarder au greffe du tribunal, afin de consulter les pièces utilisées par CREDIPAR contre Manu. Dès que le greffier montre le principal document, c'est-à-dire  l'original de l'offre préalable de crédit, Manu réfute d’emblée la signature censée être la sienne dans la case « Co-emprunteur », ainsi d'ailleurs que son père qui ne reconnaît pas la signature de son fils. Il conseil à Manu de contester et faire opposition sur le champs au greffe.
    Il va sans dire que cette opposition, il faut l'alimenter, l'argumenter. Déjà, le père et le fils ont une idée sur la question. Il faut se procurer le double de ce dossier de crédit, resté entre les mains de son ex-concubine. Celle-ci ne fait pas de difficulté à le lui communiquer rapidement. Les soupçons se confirment. Sur cette copie destinée et remise à l'emprunteur lors de l'achat du véhicule, la signature de Manu est absente de la case co-emprunteur. De plus, cachet et signature du vendeur qui représentant CREDIPAR et ayant rédigé le document, sont absents, alors que sur l'original, consulté au greffe, ils y figurent.
    Une lettre, dans laquelle ces différences sont signalées, est adressée au tribunal et viennent argumenter l'opposition. S'en suivra une première audience début octobre 2012 pour débats contradictoires. Chaque partie apportant ses arguments. Celui avancé par l'avocat de CREDIPAR laisse tout le monde perplexe. En effet, lorsque le juge demande pourquoi il manque une signature sur la copie «  Emprunteur », l'avocat de CREDIPAR avance : «  Mais c'est une copie destinée à l'emprunteur ». Le père de Manu, qui est autorisé à soutenir son fils, réplique aussitôt : « Il faudrait quand-même expliquer par quel artifice il manque une signature sur l'une des copies et donc comment cette signature grossière est-elle arrivée sur l'autre copie ».
    Le juge a froncé les sourcils puis la séance est close.
    Le tribunal demandera ensuite à Manu des documents sur lesquels figure sa signature, ceci dans une période rapprochée de quelques mois avant et après la date d'établissement du crédit, dans le but évident de les comparer avec la signature contestée.
    Aux audiences suivantes, l'avocat de CREDIPAR ne change guère son argumentation qui consiste à prétendre que les deux copies ne peuvent être comparées, c'est grotesque. En effet, le père de Manu souligne que les copies en cause sont issues d'une même liasse carbone et que donc les copies devraient en tout point être absolument identiques. A la dernière audience qui précède le jugement, Un autre avocat de CREDIPAR se ridiculisera à son tour en prétextant que la signature de Manu figure bien sur l'offre de crédit, à la case « Assurance décès » et que, selon lui, c'est suffisant pour qu'il soit solidaire du crédit. Le juge ne bronche pas. L'assesseur qui examine les documents fournis par Manu, ainsi que les copies de l'offre de crédit avance : « Peut-être que quelqu'un de CREDIPAR a posé cette signature manquante ».
    Le juge annonce alors que le jugement sera rendu début avril, sans être convoqué en audience.       
    Le 5 avril, le tribunal rend sa décision. Déboute CREDIPAR de l'ensemble de ses demandes. Condamne CREDIPAR à payer les entiers dépens.
    Le jugement étant rendu en dernier ressort, CREDIPAR ne peut pas faire appel.

     



    Il arrive donc que malgré la puissance du pot de fer, le pot de terre est solide et ne casse point.
    Un peu de justice dans ce bas monde fait du bien.
    Manu, s'il avait été condamné, aurait dû payer plus de 4 000 €
    Gaulois. 


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  • Le suppositoire est-il efficace ?

    Un peu d'humour

     Il semble que le suppositoire n'a plus la cote. Son efficacité Serait-elle remise en cause ?

    Il faut croire que oui, la preuve.

    Cette brave paysanne se rend un jour chez son médecin car elle ne va pas très bien. Après une auscultation sérieuse, ce dernier lui prescrit, entre autres médicaments, des suppositoires, qu'il lui a bien recommandé d'introduire dans l'anus.

    Rentrée chez elle, la paysanne commence le traitement, mais ne comprend pas comment utiliser les suppositoires. C'est que pour elle, l'anus ne lui dit pas grand-chose. Après réflexion, elle décide tout simplement de les avaler avec un verre d'eau.  

    Une semaine passe et elle ne se sent toujours pas bien. Elle retourne chez le médecin et ce dernier lui demande : " Alors ma brave dame, ça ne va pas mieux ? Avez-vous bien pris les suppositoires ? "

    Alors la dame : " Les suppositoirs docteur, ne m'en parlez pas ! y m'on pas fait plus d'effet que si je  les avais foutus dans l'trou d'balle ".

    Gaulois. 


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  • La "transition énergétique maintenant" selon les "écolos",

    c’est l’arrêt du nucléaire... plus tard !

    Faut-il croire à l'écologie ? Bien sûr, mais surtout pas aux écolo-politiques. Ce n'est pas une surprise, surtout depuis la dernière campagne électorale qui a permis de dévoilé leur vrai visage à ceux qui étaient encore confiants...Ou naïfs !

    Encore un peu de temps et EELV sera plus pronucléaire que les pronucléaires. A moins que survienne une catastrophe.  

    Gaulois.

     

    http://www.les-oc.info/2013/04/la-transition-energetique-maintenant-selon-les-ecolos-cest-larret-du-nucleaire-plus-tard/

    En dehors du RAC (Réseau Action Climat, membre du Réseau Sortir du Nucléaire) qui se distingue en collaborant à un scénario « acceptable » de transition énergétique qui n’envisage même pas l’arrêt du nucléaire à horizon 2050 (1), il existe un parfait consensus de la part des organisations « écolos » ayant pignon sur rue et du principal parti « écolo » EELV, sur UNE SORTIE PROGRESSIVE DU NUCLEAIRE EN 20 ANS, soit en langage clair : UNE PROLONGATION DU NUCLEAIRE POUR ENCORE 20 ANS au minimum. Ceci constitue à leurs yeux un scénario de production d’électricité « raisonnable ».

    EELV propose de fermer en priorité les réacteurs de plus 30 ans « présentant le plus de risques... fiabilité technique, expositions aux risques naturels, densité de population (créant ainsi une hiérarchie de valeurs, comme si la vie humaine se mesurait en fonction de la quantité de victimes potentielles au mètre carré)...”. La sortie du nucléaire est prévue en 2032 (2).

    Dans le Scénario de Transition Energétique 2013 de Greenpeace, on nous promet que « en 2035 plus aucun réacteur ne produira de l’électricité en France ». (3)

    Idem pour Les Colibris de Pierre Rahbi qui se prononcent pour un abandon de « l’utilisation de l’énergie nucléaire (entre 2030 et 2035) ». (4)

    D’après la dernière dépêche AFP sur la chaîne humaine organisée par le Réseau Sortir du Nucléaire le 9 mars 2013, ce dernier souhaite "la fermeture immédiate des réacteurs de plus de 30 ans ». Rien ne nous est dit de la durée envisagée pour la fermeture des autres réacteurs français (5). Les antinucléaires auraient-ils oublié qu’à Three Mile Island (TMI) le réacteur était en service industriel depuis seulement trois mois lors de son accident en 1979, et que pour Tchernobyl en 1986, la mise en service du réacteur avait eu lieu trois ans seulement avant la catastrophe ? En outre, la pétition du réseau « je signe » propose en guise de solution à l’arrêt du nucléaire : l’efficacité, la sobriété et les énergies renouvelables. (6)

    Tout ceci découle directement du scénario des « experts » de Négawatt, paru en 2011 et qui prône « un arrêt progressif et raisonné du nucléaire.... [...] un abandon de la production nucléaire en 22 ans » (7) avec la fermeture du dernier réacteur en 2033 ; l’exercice consistant entre autres à « minimiser le recours au gaz fossile pour assurer la transition et d’éviter un pic non maîtrisé de l’usage de ce dernier » avec une fermeture des réacteurs après 30 à 40 ans d’exploitation (Négawatt devance donc le souhait économique d’EDF de prolonger la durée d’exploitation des réacteurs français à 40 ans).

    MAIS DE QUOI NOUS PARLE-T-ON AU JUSTE ? LE NUCLEAIRE EST-IL OUI OU NON UN MODE DE PRODUCTION D’ELECTRICITE COMME LES AUTRES ?

    Après les tragédies de Fukushima, et de Tchernobyl, peut-on encore « raisonnablement » se poser la question ?

    Le nucléaire présente un danger immédiat (la catastrophe peut arriver à tout moment en France, à côté de chez nous). La seule réponse “raisonnable” à un danger immédiat et gravissime est un arrêt immédiat de ce qui constitue ce danger.

    Accepter tous les scénarios énergétiques de sortie progressive du nucléaire :

    - C’est accepter qu’une catastrophe nucléaire puisse se produise demain en France.
    - C’est penser qu’une “gestion” de la catastrophe serait possible.
    - C’est accepter qu’une “gestion militaire” de la situation (voir décret présidentiel n° 2003-865 du 8 septembre 2003) se mette en place en France en cas de catastrophe nucléaire.
    - C’est accepter de vivre en territoire contaminé comme une alternative envisageable.
    - C’est accepter le port de dosimètres pour nos enfants.
    - C’est accepter les conséquences sanitaires du nucléaire, l’augmentation des pathologies cardiaques/digestives/pulmonaires, des cancers, des malformations congénitales, ...
    - C’est accepter la production journalière en France de 30 à 40 kilos de plutonium (sachant que un microgramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et que 8 kilos sont suffisants pour faire une bombe atomique de type Nagasaki).
    - C’est accepter l’exploitation des mines d’uranium au Niger et la contamination grave des populations locales (la France est totalement dépendante de ses importations d’uranium).
    - C’est accepter la vente de la technologie nucléaire française dans des pays émergents dont les populations, comme en Inde, refusent l’installation souvent au péril de leur vie (7).
    - C’est accepter de déléguer son propre destin à une poignée de nucléocrates tout-puissants, à des partis politiques pro-nucléaires, soutenus par des ONG dont on peut légitimement se demander si elles ont pour but d’inverser le cours des choses ou plutôt de pérenniser leurs structures.

    C’EST ACCEPTER L’INACCEPTABLE

    L’arrêt du nucléaire n’est ni négociable, ni soumis à des conditions de durée. L’arrêt du nucléaire ne peut dépendre de l’hypothétique avènement des énergies renouvelables, de même qu’il est illusoire de compter sur une prise de conscience soudaine des « citoyens » et des gouvernements pro-nucléaires qu’ils continuent d’élire.

    Le rapport de force, c’est à chacun d’entre nous de faire tout son possible pour tenter de l’inverser MAINTENANT ! Il y va de notre survie.

    Arrêt Immédiat, Inconditionnel et Définitif du Nucléaire !

    Coordination Stop-Nucléaire,
    Paris, le 9 mars 2013,
    http://www.coordination-stopnucleaire.org

    (1) http://www.rac-f.org/IMG/pdf/scenario_acceptable_france_2012.pdf, page 27, graphique 33

    (2) http://energie.eelv.fr/files/2012/11/Livret-Transition-energetique-novembre-2012.pdf, pages 19, 29 et 30

    (3) http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/300718/Scenario%20Transition%20Energetique%20Greenpeace%202013.pdf, page 34

    (4) http://www.colibris-lemouvement.org/sites/default/files/contents/files/Plan_des_colibris.pdf, page 18

    (5) http://groupes.sortirdunucleaire.org/Longue-chaine-humaine-des-anti

    (6) http://chainehumaine.org/Je-signe

    (7) http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gc1zxEqG5c895I8zEM2vePR9L...


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  • Violence policière « Ordinaire »

    Derrière l'urgence, la bêtise. Retour sur le week-end de résistance du Chefresnes.

    Voir aussi la rubrique " Nucléaire et THT "

    Nous pouvons comprendre qu'elle n'ait pas publié son identité.
    Ce qu'elle décrit est la triste réalité du pouvoir en France. Les bavures policières se succèdent à un rythme qui s'accélère avec la complicité des gouvernants, qu'ils soient de droite comme de gauche. Nous basculons dans un état policier dangereux.
    Ceux qui croient encore que la France est le pays des droits de l'homme sont des utopistes qui regardent la réalité en prenant la longue-vue du mauvais côté.
    La liberté, le droit de dire non ! Résister à ce pouvoir que nous ne voulons pas doit l'emporter sur le bruit des bottes.
    Ce témoignage a été posté sur Indymedia Nantes le 6 juillet 2012.

    Gaulois.

     vendredi 06 juillet 2012 - 21:06 par Une des prescence anti-nucleaire du week-end.

    http://nantes.indymedia.org/article/25884

    Avancer en ayant oublié sa tête c'est revenir en ayant perdu un bras.


    Retour sur le week-end de resistance au Chefresnes
    Laisser place à la fragilité ou tout détruire.

    Je me suis fait tirée dessus par un flic.
    J'ai 15 impacts de métal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l'os du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a été sectionné, on a du opérer. Dans un an peut être je retrouverai ses capacités.

    J'écris pour qu'"on" ne puisse pas dire qu"on" ne savait pas. Qui veut savoir sait.
    J'écris pour qu'on arrête de nous censurer, frapper, enfermer, tuer derrière une soit disant démocratie et un soit disant état de droit.
    J'écris parce que je n'en peux plus qu'on renvoie les violences aux pays lointains et pauvres en se décharge lâchement des questions révolutionnaires qui se posent en tunisie, en lybie, en Egypte, en Syrie ... disant qu'en France c'est pas la même, qu'en France c'est différent, et même pire...
    Ecrire parce qu''à 20ans j'ai subie, vu et entendu trop de violences policières derrière des vitrines de mensonges et de propagande marchande.
    Écrire parce qu’il m'est insupportable de sentir cette boule d’angoisse dans mon ventre quand je croise un flic, et ce brouillard de solitude et d'impuissance face au système policier.
    Écrire faute hurler que ça ne peut plus durer, et de prendre acte.
    Ecrire parce que la liberté dans la civilisation occidentale est un mensonges meurtrier.
    Ecrire parce qu'il y a trop de silences et de mensonges sur la répression, sur nos luttes, sur les dangers du nucléaire, entre autre, sur la violence du système.

    Cette fois-ci, ça s'est passé au Chefresne, une commune qui résiste à l'implantation d'une ligne très haute tension de 170 km de long (cette ligne participe à la création d’un gigantesque réseau de circulation d’information mondial, avec non seulement vente d’électricité mais aussi contrôle des populations et automatisation de leurs échanges avec l’administration centrale. Le courant électrique sera produit par des éoliennes en mer du Nord, par des centrales nucléaires comme l’EPR de Flamanville, mais aussi mécaniquement par les trois réacteurs de Tricastin qui sont maintenant libérés de l’alimentation électrique de l’usine Eurodif qui a fermée ; http://antitht.noblogs.org/255 )
    Mais je porte en mois bien des blessés, bien des morts, bien des non dits, pas qu'en France, pas qu'ailleurs .
    Je porte en moi des prisons pleines et je sais les impunités à répétions pour les bourreaux légitimes.
    Amin Bentounsi a été assasiné le 21 avril par balle, dans le dos, et suite à ça des policiers manifestent armés, en uniforme, revendiquant le droit de tuer en prevention.
    Depuis leur mise en services le flash ball, les grenades assourdissantes et celles de desenclerment ont fait beaucoup de blessés, des oeils perdus, des plaies, des handicaps, des morts; personne n'a gagné devant la justice.
    Je sais des villes de plus en plus sécuritaires, un arsenal juridique de plus en plus liberticide, le perfectionnement du contrôle de la population en meme temps que celui des frontières.
    J'écris parce que j'en ai marre qu'on me demmande si "ça va". A ceux à qui j'ai dit "oui", la politesse ou l'habitude.
    bref.

    Nous nous sommes fait tirés dessus sous des pylones THT qui pullulent dans la campagne, dans un désastre mondial qui menace de péter à tout moment et dans lequel on nous voudraient civilisé, passif. Nous, à force, dépossédés de presque tout; de notre histoire, de son sens, du langage, de l'information, de nos corps, de nos désirs, de notre temps, de nos vies. Alors qu'on nous voudraient inoffensifs, craintifs, non violents, je ne veux pas qu'on me parle comme à "la malade", qu'on m'infantilise, qu'on me plaigne. J'ai besoin qu'on prenne soin des uns des autres, pour durer, j'ai besoin qu'on riposte aussi. J'ai besoin, pour guérir, d'un système sans flics, sans pouvoir.
    Oui, tenons compte des dégâts d'un fragment de guerre sociale explicite, de son lot de douleurs et de violence, mais n'abandonne pas, organisons nous. Ce qui ne tue pas rend plus fort parait-il, à condition de ne pas se mentir.

    Vous voulez des détails? Les mass-médias sont venus dans ma chambre d’hôpital avant l'opération. Un médecin généraliste, présent sur le camps, avait témoigné des violences policières et de l'utilisation d'armes de guerre ( grenades de Dé-encerclement, grenade assourdissantes, gaz lacrymogène, matraque...) laissant de nombreux blessés. Il avait été formidable sur le camps mais là il arrivait géné ; les mouches à merde du pouvoir, autrement dit les journalistes, voulaient filmer les impacts de métal dans les corps pour diffuser le témoignage. Pas d'image, pas de parole, c'était leur chantage. Ils restèrent une heure dans la chambre, tentant de se défendre de la bassesse de leur journaux (voir les revues de presse sur : http://www.percysoustension.fr )et de leur démarche.
    En voyant, sans surprise, ce qui en sort, un rectificatif s'impose.

    L'avancée des travaux de la ligne rend plus qu'urgente et nécessaire une résistance concrète et de terminée sur les infrastructures.
    "Il est maintenant évident et nécessaire, vu ce que nous imposent les pylônes dressés sur nos terres, que beaucoup de personnes sentent l’envie en eux d’agir directement contre ce maillon faible de l’industrie nucléaire vu l’inacceptable répression des opposants, les droits fondamentaux des personnes bafoués, les humiliations qu’inflige RTE à la population." (extrait de l'appel tous au chefrenes, wk de resistance; http://www.stop-tht.org/)

    Ces lignes participent à la dépossession de nos vies et s'imposent avec la même arrogance et le même fascisme que l'aéroport à Notre Dame des Lande, le tgv entre Lyon et Turin, la centrale à gaz au Finistère, les éco-quartiers dans nos villes gentrifiées ou encore que les prisons à visages humains, belle image de l'hypocrisie du merdier actuel.
    Alors d'où vient la violence?

    On le sait et on peut s'en indigner après coups, mais il est important de le rappeller : les appels publiques de rencontres ou d'action entrainent inévitablement un énorme déploiement du dispositif policier: Occupation policière et militaire du territoire, contrôle et fouilles de ceux qui y passent, surveillance (hélicoptères, dispositif d'écoute), renforts entrainés au terrain ( dans le cas du Chefresne, la spig, les garde mobile de blain, entrainé sur la lutte de notre dame des landes). ILs étaient plus de 500 armés sous les pressions d'une préfecture traumatisée par Valognes (ou la perte de la maitrise d'un territoire.)
    Leur volonté semble clair : casser le mouvement, faire mal, physiquement et moralement.

    Alors que les mass-media construisent méticuleusement la figure du dangereux radical qui veut en finir (avec on ne sait quoi) et qui vient de loin pour ça ( figure menaçante et complètement dépolitisée), ils passent sous silence les luttes et la répression croissante qu'elles subissent. Un territoire qui résiste est souvent occupé militairement, comme on le voit au Chefresne, à Notre Dame des Landes ou encore au Val de Suse; Sur fond d'expropriation, d'expulsions se déroulent quotidiennement les pressions psychologiques, financières, judiciaires et policières. Derrière la soit disant liberté de penser: l'interdiction d'agir. On nous tanne d'être non violent sous une violence croissante.

    Le 24 juin, une manifestation est partie vers le château d'eau, lieu de rencontres et de résistances, expulsé le mercredi 20 juin. Un autre cortège, dont je faisait partie, est allé en direction des pylônes (deux debout et un encore au sol). Il est difficile de dire s'il faut définitivement abandonner toute action de masse annoncée, si c'était un casse pipe d'aller à ce qui ne serait qu'affrontement anticipé par des flics mieux équipés, de se dire que la peur l'envie d'annuler était presente la veille et le matin et qu'elle était peut être sagesse. Il semble important de questionner nos mode de prise de descision dans des moments d'urgence et de "spectacle" comme celui-ci. "La marche pour l'honneur" mentionné dans un retour (lien ci dessus) laisse un triste arrière gout de ces armées de déja-vaincus avançant vers leur perte. Etre transversales, imprévisibles, inattendus pour ne pas devoir devenir force militaire… Un ami me dit après coup " cette fois encore on est pas passé loin de la mort, un d'entre nous aurait pu y rester".
    Dans la campagne grise de gaz nous n'avions pas le rapport de force ou l'intelligence nécessaire pour ne pas se faire repousser assez rapidement et violemment vers le camp. On entendait des détonations, des cris et sur la dernière charge les regards que je croisais étaient effrayés ou souffrants. Les lignes de flics, en entendant "il y a des blessés, du calme" se sont mis a charger en gueulant et tirant. Après avoir eu l'impression de bruler, j'ai eu celle de perde mon bras, puis la peur qu'ils nous tirent dans le dos ou qu'ils arrêtent. Quelqu'un m'a saisit et m'a sortie de là.
    A ceux qui disent que la guerre est finie, je leur dis qu'elle est latente, cachée, mais qu'on peut compter nos morts, pour ne pas les oublier. Un opposant est passé il y a quelque années sous un train castor qu'il a voulu bloquer en s'enchainant sur la voie. D'autres y ont laissé leur tendons, brulé par la disque use des flics qui voulaient les enlever, d'autres … la liste est incomplète. Combien de morts par le nucléaire, de Hiroshima à Fukushima en passant par ceux qu'on cache chez nous, combien de tonnes de déchets qui s'entassent, combien d’irradiés, et combien de faux débats démocratiques?

    Là, c'était une tente médic pleine de blessés. Tristement mais efficacement les gestes et les réflexes se mettent en place : soigner dans l'urgence, maitriser sa douleur et accompagner celle des autres, évacuer malgré les barrages de polices, éviter celui qui bloquaient l'accès à l'hopital de st Lo, attendre deseperement les pompiers bloqués, subir la réquisition d'un de leurs véhicules pour évacuer un policier égratigné au détriment d'une fille risquant de perdre la vue ...

    En arrivant à l'hopital, je raconte tous ça en montrant mon corps mutilé. On s'indigne, on s’énerve, on déplore dans le service hospitalier pas familier des violences policière de la France de 2012. Certains auraient voulu aller à la manifestation mais travaillaient, certains m'ont dit en levant le poing de continuer la lutte, d'autres n'en revenait pas, quelqu'un m'a dit "nous avons fait la guerre en Normandie, on sait ce que c'est". J'ai au téléphone un responsable de l’accessibilité des soins de l’hôpital de st Lo ( par rapport au barrage, deux fourgons et une lignes de garde mobile sur la route-sur la voie d'accès au CHU). Je répète, je dis que les pompiers n'arrivent pas à accéder au camp, il me répond qu'il fait ce qu'il peut. Il ajoute surtout qu'il reçoit, depuis le matin, des pressions de la préfecture pour avoir le nom et la nature des lésions des blessés du Chefresne. Il m'assure que le secret médical ne permet aucune fuite. Je lui dit de tenir face aux pressions et je le remercie pour cela.

    Je serai transférée et opérée. Je vous passe les moments où, dans cette chambre, j'ai eu l'impression d'être en taule ou que j'ai craint l'arrivée des flics, les moments où l’étonnement des gens me donnait envie de leur dire mais ouvre les yeux et informe toi, l’inquiétude pour ceux resté au camps, l'envie de parler avec tous ceux qui ont vécu ce moment, l'envie de dire que je n'en veux qu'aux flics, l'envie de casser la télé ou d'occuper le plateau au moment des infos régionales...

    Je sais juste qu'un moment me hante; cette heure entière où, mon bras anesthésié dans la salle d'attente du bloc opératoire, je n'ai pu m’empêcher et m’arrêter de pleurer. Pas que mon bras, pas que ces éclats, pas que le stress, mais la détresse de se savoir partie prenante d'une guerre pacifiée et dont les raisons comme les conséquences ne resteront connus que d'un petit nombre de camarades, noyées dans une indifférence générale.

    J'ai une grosse question dans la gorge, que faire maintenant par rapport à cette violence policière. Je sais que je n'ai rien à attendre de cette justice de classe sinon une tribune ou une médiatisation du problème. Et encore. Je la sais quotidienne cette violence. Je nous sais nombreux enragés. Je nous sais un peu seuls et démunis aussi.
    Déjà j'en profite pour affirmer que ce n'est pas être violent que d'aller avec casque masque à gaz et protection en manifestation, c'est la condition de notre survie physique.
    Ensuite qu'il nous faudra être plus intelligents que la police, que leur juges, que leur infiltrés, que leur système de contrôle.
    Et pour finir que j'aimerai bien qu'on ne laisse pas faire parce que l'on sait, car "qui ça étonne encore", les violences policières sont entrées dans la réalité et la banalité du politique.
    Amal Bentounsi appelait à un mouvement national contre le permis de tuer pour la police, j’appelle à une insurrection internationale contre la police, ce qu'elle nous inflige, contre ce qu'elle défend, contre ceux à qui elle sert.
    C'est facile d'écrire mais on ne sait jamais que ça soit lu.

    A bientot


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  • La reine illégitime

    La société dans laquelle nous évoluons n'a plus de repère. En particulier sur l'absence de sens moral qui conduit aujourd'hui à des dérives malsaines.
    La maîtresse du président – difficile de trouver un autre qualificatif – a bien compris qu'elle peut se faire du fric en côtoyant le premier homme du pays.
    Certes, elle a droit à l'intimité de la vie privé comme tout citoyen. Mais il faut lire entre les lignes les articles dont nous abreuvent les médias. Il est remarquable de constater que ces dames s'arrangent bien, justement pour étaler habilement leur vie privée, afin d'attaquer ensuite ces médias et....se faire du fric. Cette dame n'est pas une exception, quand on sait les tribulations en ce domaine de la précédente.

     
    Ce contribuable n'a pas tors dans sa revendication. Après tout, Madame Trierweller n'a aucun titre à prétendre, surtout pas la première dame de France. François Hollande, champion de la contradiction, ferait bien d'y mettre bon ordre. Qu'il ait une ou plusieurs maîtresses, c'est son affaire, mais qu'il affiche celle-ci avec une telle arrogance est une provocation de plus.


    Gaulois.    


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  • Le sport et le fric

    Ou les dessous du football.

    Quand j'étais jeune, j'aimais le sport et je participais volontiers à quelques matchs de foot en amateur.
    Aujourd'hui je ne dis pas que je suis contre le sport, mais mon regard est sans doute plus éclairé en particulier sur le football de haut niveau et le fric qui va avec..


    Le Mans FC, dont il est question ici n'est qu'un exemple parmi d'innombrables autres scandales liés à ce sport qui n'est finalement qu'une grande pompe à fric. La gestion financière de ces multinationales du « sport business »  est une provocation de plus en terme d'économie.
    Les clubs achètent et payent les footballeurs de haut niveau à prix d'or.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Le gâchis, dénoncé en janvier 2009 est un autre exemple du mépris de la ligue envers les supporters qui consciemment ou non, engraissent les hauts responsables et les footballeurs.

      
    Il n'est pas surprenant d'entendre le maire du Mans parler de discrétion. En d'autres termes, cela se traduit, à l'adresse du public et des supporters par : « Payez les investissements à travers vos impôts et votre place au stade, mais ne cherchez pas à comprendre les magouilles ! »


    Je trouve que l'édito qui suit est assez proche de la triste réalité. Un sport qui n'en est plus un mais un gouffre à fric.


    Le football est-il encore un sport ? A moins que ce soit une religion ? Ou un vulgaire business sans foi ni loi. Les supporters devraient se poser la question avant de passer à la caisse des stades.

    Gaulois.  


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