• Le Japon va-t-il sortir de sa sortie du nucléaire ?

    C'était prévisible. Tout ou presque est remis en cause à chaque changement de gouvernement, au Japon comme ailleurs.
    Le nucléaire a de beaux jours devant lui ? Pas si sûr car les protestations fusent un peu partout. Il y a de moins en moins de consensus au sein même des gouvernements sur la question de l'énergie nucléaire. Il faut le dire et le redire, les décisions de maintenir le nucléaire sont prises et imposées dans l'arbitraire, depuis des décennies. 

    Gaulois. 
     
    Valéry Laramée de Tannenberg
    Le 02 janvier 2013
    Faute de consensus, le nouveau gouvernement n’a pas encore de politique énergétique. Mais il pourrait en rédiger une. A condition de se concilier les bonnes grâces des bouddhistes et des parlementaires américains.
    Il fallait s’y attendre. Sitôt installé, le gouvernement conservateur japonais revoit la politique énergétique japonaise. Dans un entretien accordé le 30 décembre à la chaîne de télévision TBS, le nouveau Premier ministre a clairement annoncé la construction de nouvelles centrales nucléaires. «Ces réacteurs seront complètement différents de la vieille tranche n°1 de Fukushima, qui a été construite il y a 40 ans», a indiqué Shinzo Abe. Le leader du parti libéral démocrate (PLD) tire-t-il déjà un trait sur la lente sortie du nucléaire, annoncée il y a seulement trois mois par l’ancienne majorité? [JDLE] Pas si sûr.
    D’abord, parce qu’il est peu imaginable que Tokyo lance un nouveau programme électronucléaire avant d’avoir autorisé le redémarrage des 48 réacteurs mis en sommeil après le 11 mars 2011. Ce qui n’est pas pour tout de suite. Reprenant les propos de Shunichi Tanaka, le patron de la Nuclear Regulation Authority (NRA), l’Asahi estime qu’il ne sera pas possible de boucler ce délicat dossier en moins de trois ans, comme souhaité par Shinzo Abe.
    Autre obstacle au nucléarisme du chef du gouvernement nippon: le manque d’entrain de ses ministres et alliés politiques. Le puissant ministre du commerce (et à ce titre en charge des questions énergétiques) se retranche derrière la NRA, nouvellement indépendante. «Pour évaluer leur sûreté [des réacteurs], nous nous appuierons sur le point de vue d’experts de la NRA», confirme Toshimitsu Motegi. Un point de vue que ne partageront sans doute pas les membres du Nouveau Komeito, un parti bouddhiste de centre droit allié au PLD.
    Très lié à la secte Soka Gakkai, le mouvement dirigé par Natsuo Yamaguchi, qui a envoyé 40 représentants et conseillers à la Diète, a toujours milité pour une réduction de la «dépendance à l’énergie nucléaire en accroissant autant que faire se peut l’utilisation des énergies renouvelables et les économies d’énergie». Le Nouveau Komeito, dont l’un des membres est ministre du territoire, des infrastructures, des transports et du tourisme, est évidemment totalement opposé à la construction de nouveaux réacteurs.
    Les négociations entre les deux formations s’annoncent donc musclées. D’autant que le cabinet Abe prévoit de publier en juillet prochain son projet de nouvelle politique énergétique. Un programme qui devra définir le nouveau mix énergétique de l’archipel et fixer sa contrainte carbone.
    En attendant, les industriels prennent leurs précautions. Depuis quelques mois, un consortium comprenant notamment Japan Petroleum Exploration, Nippon Oil and Energy Corp., Mitsubishi Gas Chemical, fait le siège des autorités de l’Alaska. Ces gros consommateurs de gaz donneraient cher pour que les Américains construisent un nouveau gazoduc reliant les formidables gisements de Prudhoe Bay (1.000 milliards de mètres cubes de réserve) à la côte sud de l’Etat. Un gaz qui pourrait être ensuite liquéfié pour être envoyé par méthaniers vers Yokohama.
    Leur demande a été reprise à haut niveau. En avril dernier, le Premier ministre japonais d’alors, Yoshihiko Noda, avait lors d’une visite officielle pressé Barack Obama d’autoriser les exportations gazières vers le Japon. Ce que la Maison blanche n’a toujours pas fait. Ce qui n’interdit pas l’optimisme. En juillet dernier, Osaka Gas et Chubu Electric ont signé des accords au Texas, en Louisiane et dans le Maryland pour importer, à partir de 2017, jusqu’à 30 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an.
    Mais pour que les accords deviennent contrats et que le gazoduc voit le jour en Alaska, les entreprises japonaises devront contourner, outre l’administration Obama, un autre obstacle majeur : le parlement américain. Nombre de sénateurs et de représentants craignent que l’exportation du gaz américain ne conduise à son renchérissement aux Etats-Unis. Inacceptable, pour ces défenseurs de l’American Way of Life.

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    Huit soldats de la Marine américaine ont porté plainte

    Un porte avion de cette envergure doit posséder les appareils nécessaires pour mesurer précisément la radioactivité. S'ils estiment avoir été fortement irradiés inutilement et à leur insu, les marins américains devraient porter plainte contre leur propre gouvernement. En fait, les officiers ne pouvaient pas ne pas connaître le taux de radioactivité à bord de ce bâtiment de guerre.
    voir le mémoire officiel ci-dessous ( en anglais )

    http://www.stripes.com/polopoly_fs/1.202195!/menu/standard/file/TEPCO_COMPLAINT.pdf

    On apprend dans ce mémoire que le président Obama et sa petite famille
    étaient partis en voyage dans l'hémisphère sud dans la semaine qui a
    suivi le 11 mars.
    Lui par contre semblait bien informé !!!

    Les expressions « Envoyer les troufions au casse-pipe » ou bien comparer les soldats à « De la chair à canon » prennent ici toute leur signification. L'armée Américaine a des précédents en la matière comme en Irak, en ex-Yougoslavie ou en Afghanistan, dont les soldats rentrent aux pays « Irradiés » par les munitions à l'uranium appauvri.
    L'armée française aussi, avec les essais nucléaires en Algérie et pendant laquelle les soldats servaient de cobayes.  
    Gaulois.

    Le Monde.fr avec AFP | 28.12.2012
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/12/28/huit-soldats-de-la-marine-americaine-portent-plainte-contre-tepco-apres-fukushima_1811263_3222.html

     

     

     

     

     

     

    Le porte-avions de la VIIe flotte américaine, "Ronald-Reagan", le 12 mars 2011. | REUTERS/HO

    Huit soldats de la Marine américaine ont porté plainte, vendredi  28 décembre, contre la compagnie japonaise Tepco, qu'ils accusent d'avoir menti sur les niveaux de radiations émanant de la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011.
    Ils réclament plusieurs centaines de millions de dollars à la société, estimant qu'elle n'a pas transmis les véritables mesures aux capitaines de l'USS-Ronald-Reagan, engagé dans les opérations de secours après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.
    Tepco et le gouvernement japonais "ont toujours assuré qu'il n'y avait pas de danger de contamination par les radiations pour le porte-avions ou son équipage", souligne le texte de leur plainte déposée devant une cour fédérale de Californie.
    Les autorités japonaises ont insisté pour dire qu'il n'y avait pas de risque "immédiat" tout en "mentant effrontément à propos de la fusion du réacteur" à la centrale de Fukushima, soulignent les avocats des plaignants.
    PREMIÈRE PLAINTE DÉPOSÉE À L'ÉTRANGER
    La plainte accuse Tepco de négligence et d'imprudence et demande que la compagnie soit reconnue responsable de l'exposition aux radiations du navire et de son équipage, et aussi d'avoir conçu une centrale qui n'était pas sûre. L'USS-Ronald-Reagan s'est trop approché de la centrale et "les plaignants doivent désormais faire face à une vie entière d'empoisonnement aux radiations et doivent supporter ce qui aurait pu et aurait dû être évité". Une des membres de l'équipage, qui était enceinte lors du déploiement dans la zone, a joint sa fille âgée d'un an à la procédure judiciaire.
    Au Japon, Tepco, cité par l'agence Kyodo News, a souligné qu'il s'agissait de la première plainte déposée à l'étranger visant sa gestion de la catastrophe. "Nous ne ferons pas de commentaires tant que nous n'en aurons pas reçu copie", a fait savoir la société.
    Un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant avaient entraîné la submersion des installations de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2011, causant le plus grave accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl en Ukraine en 1986.


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