• La lutte continue

    Combien de temps durera cette lutte ? Le rouleau compresseur de Vinci et du pouvoir aveugle arrivera-t-il à ses fins ?
    Nous n'avons pas le droit de laisser faire sans broncher un tel massacre.
    Gaulois.
     
    Dernières nouvelles ;
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/27/le-ciel-se-degage-pour-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes_1782002_3244.html

    Le ciel se dégage pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

    Le Monde
    Tout sauf une surprise" pour les opposants au nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), près de Nantes ; "une vraie satisfaction" pour les promoteurs du projet. Vendredi 26 octobre, le préfet de la région Pays de la Loire, Christian de Lavernée, a annoncé qu'il signerait avant la fin 2012 deux arrêtés autorisant le début des travaux préparatoires à la construction de la plate-forme aéroportuaire et à la desserte routière de l'équipement.
    La commission d'enquête, chargée d'examiner la bonne application de la loi sur l'eau et les mesures environnementales prévues par le concessionnaire – la société AGO (Aéroports du Grand Ouest), filiale de Vinci –, a émis un avis favorable sur le dossier. Pour autant, elle n'a pas délivré de blanc-seing. Cet avis est assorti de deux réserves – ayant pour ainsi dire force de loi, selon le préfet – et de multiples recommandations.
    La commission exige notamment l'instauration d'un collège d'experts indépendants, qui aura pour mission d'apporter "une indispensable caution scientifique" et de valider "la méthode de compensation" écologique retenue par le maître d'ouvrage, qualifiée de "nouvelle et largement expérimentale".
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    Sur ce sujet, AGO a annoncé de longue date son intention de privilégier "une approche qualitative plutôt que quantitative", suscitant une levée de boucliers de la part de ses contempteurs, qui réclament que soient préservées ou restaurées le double des zones humides détruites. M. de Lavernée approuve sans ambages le raisonnement d'AGO : "L'enjeu écologique du dossier, énonce-t-il, ne se pose pas en termes de surface mais en termes d'équivalence de fonctionnalité des zones humides. C'est une question de services rendus par l'écosystème."
    "DOMMAGE IRRÉVERSIBLE"
    Les travaux de terrassement généraux, qui créeront "un dommage irréversible à l'ensemble du site", ne pourront pas démarrer avant que le comité scientifique n'ait rendu son arbitrage, sans doute à l'automne 2013. Mais la construction d'un échangeur routier, situé hors du périmètre de ces dernières enquêtes publiques, va être lancée.
    Dans ses conclusions, la commission d'enquête impose également la signature d'un protocole avec la profession agricole. Des mesures agro-environnementales (MAE), visant à protéger la faune et la flore, devraient être adoptées en vue de favoriser "le règlement de la dette écologique". Des parcelles cultivées pourraient ainsi changer d'affectation, moyennant le versement d'indemnités par AGO.
    La commission d'enquête recommande d'être "attentif aux dommages hydrauliques susceptibles de se produire en aval des bassins de rétention". Est aussi préconisé le lancement d'une étude visant à "une meilleure insertion paysagère du stationnement des véhicules, avec l'option d'aires couvertes type silos, moins consommatrices d'espace".
    Nonobstant ces critiques, le ciel se dégage largement pour Vinci. Le feu vert du préfet intervient alors que se poursuit une vaste opération d'expulsion de militants anti-aéroport occupant des maisons vides ou des campements installés sur le site.
    Le dossier, qui a résisté au Grenelle de l'environnement sous la droite puis à la Conférence environnementale sous la nouvelle ère socialiste, a l'heur de plaire aux locataires de Matignon : c'est sous le gouvernement UMP de François Fillon que le décret d'utilité publique du projet a été publié, en février 2008. Et il bénéficie, depuis toujours, du soutien indéfectible de Jean-Marc Ayrault, ancien député et maire de Nantes. Jeudi, dans une lettre ouverte, onze organisations nationales, dont Greenpeace, ont à nouveau demandé au premier ministre de renoncer à ce projet.
    LES OPPOSANTS ACCUSENT LE COUP
    "Une nouvelle étape est franchie", se félicite Jacques Auxiette, président socialiste de la région Pays de la Loire. Par mesure de prudence, l'élu ajoute que les injonctions de la commission d'enquête devront faire l'objet "d'une très grande attention".
    Les antiaéroport – qu'ils soient habitants, élus ou responsables d'association – encaissent le coup sans faillir. Ils estiment que la Loi sur l'eau est contournée depuis le début de la procédure. "Les arrêtés du préfet seront attaqués, il n'y a pas de doute là-dessus", prévient Michel Tarin, agriculteur retraité, l'une des figures du mouvement d'opposition.
    Des recours devant le Conseil d'État et les instances européennes sont à l'étude. AGO chiffre à 9 millions d'euros l'enveloppe consacrée à la mise en oeuvre et au suivi des mesures de compensation environnementale durant ses cinquante cinq années de concession. L'aéroport doit ouvrir en 2017.

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    Une quinzaine d'opposants à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont interrompu pendant une dizaine de minutes le programme de France Culture ce mercredi matin. Leur objectif : lire un communiqué, alors que Jean-Marc Ayrault était, lui, invité de France Inter. [Ecouter leur intervention]
    >> Futur aéroport : suivre l'actualité de Notre-Dame-des-Landes

    http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/notre-dame-des-landes-des-opposants-interviennent-en-direct-sur-france-culture-24-10-2012-1883850.php

    Interventions croisées ce mercredi matin sur les ondes de Radio France à propos de Notre-Dames-des-Landes : vers 8h25, le collectif Île-de-France de lutte contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est entré dans le studio principal de France Culture. "Nous avons passé de la musique, puis le collectif a lu son communiqué", raconte une porte-parole de la station. [Ecouter : peu après la 15e minute]
    Pendant ce temps, le Premier ministre était l'invité de France Inter, autre station de Radio France et dont les locaux se situent dans un bâtiment proche de la Maison ronde, où se trouve France Culture. A l'heure des questions des auditeurs, le sujet du futur aéroport est immanquablement arrivé au standart, via un auditeur du Morbihan, d'autant plus que les opposants avaeint mobilisé leurs troupes dès la veille sur les réseaux sociaux.
    "L'aéroport Notre-Dame-des-Landes, qui mobilise très peu d'argent public car c'est une concession, n'est pas un nouvel aéroport, c'est le transfert de l'aéroport de Nantes qui est au bord des portes de la ville et qui va bientôt arriver à saturation, à quelques kilomètres comme cela se fait dans d'autres pays", a déclaré pour sa part le Premier ministre sur France Inter, sans plus s'étendre sur le sujet.
    Le collectif, lui, a dénoncé "l'aveuglement de Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes qui en fait un combat personnel". Il a également contesté "les expulsions et les destructions d'habitats, la répression qui est d'une violence extrême, le gaspillage d'argent public, le partenariat entre l'Etat français, les collectivités locales et le groupe privé Vinci".
    Christelle, qui fait partie des opposants à l'aéroport expulsables de Notre-Dame-des-Landes, a été "très touchée" par cette initiative du collectif Île-de-France, alors que des rassemblements et manifestations des opposants au projet sont organisés dans toute la France ces derniers jours. "C'est parce qu'on en parle à d'autres endroits que ce projet tombera".


    Notre-Dame-des-Landes : début d’une guérilla champêtre sur les terres de Jean-Marc Ayrault

    http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/10/24/debut-dune-guerilla-champetre-sur-les-terres-de-jean-marc-ayrault-236497

    Notre-Dame-des-Landes : début d’une guérilla champêtre sur les terres de Jean-Marc Ayrault
    Sophie Verney-Caillat | Journaliste

    Mis à jour le samedi 27 octobre 2012 à 6h55
    L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sera-t-il le Larzac du premier ministre Jean-Marc Ayrault ? Une guérilla champêtre est en train de s’installer durablement sur la zone d’aménagement différé (ZAD) du futur aéroport du Grand-Ouest, rebaptisée la « zone à défendre » par les occupants. Le rapport de force est pour l’instant déséquilibré entre :
    une centaine de squatteurs, majoritairement des jeunes à tendance anarchiste, installés dans des maisons abandonnées et parfois dans des cabanes perchées dans les arbres ;
    des centaines de gendarmes mobiles et CRS, habillés en Robocop, déployés depuis huit jours et jusqu’à expulsion complète de tout ce petit monde.
    Mais sur un périmètre de 1 800 hectares, la tâche des forces de l’ordre est quasi impossible. A travers la forêt et les champs boueux, c’est une véritable partie de cache-cache qui s’est engagée. Et qui durera, selon la préfecture, jusqu’à ce que la douzaine de maisons et la quinzaine de cabanes visées soient rasées.
    Plusieurs plaintes
    Ces derniers jours, la tension est montée d’un cran. Les policiers ont par exemple coupé des barbelés pour passer à travers champs, laissant un troupeau de 75 vaches divaguer dans la nature. Une plainte a été déposée contre X pour dégradation volontaire, et une autre pour blessure : un militant qui prenait des photos se serait fait arracher son appareil par un policier.
    Par ailleurs, un salarié de Vinci (le concessionnaire de l’aéroport) a vu sa voiture détruite par des manifestants, et a porté plainte contre X pour « violence » et « menaces ».
    « On est toujours vivants ! »
    Michel Tarin, agriculteur à la retraite, en lutte depuis 40 ans contre le projet d’aéroport qui menace de l’exproprier, revient du terrain en soufflant. Il raconte au téléphone :

    Michel Tarin en février 2012, chez lui. (Sophie Verney-Caillat)
    « On est toujours vivants ! La police a tiré des milliers de grenades lacrymogènes pour que les gens ne s’approchent pas, mais certains arrivent à s’infiltrer, par moments.
    Devant chaque barrage de police, il y a 25-30 personnes, et il y a énormément de solidarité, on reçoit des bottes, des vivres... Des militants arrivent de tout le Grand-Ouest, Brest, Lorient, Rennes, le Maine-et-Loire, des militants du Parti de Gauche, d’EELV, des agriculteurs. »
    Cet homme avait obtenu, à l’issue d’une grève de la faim au printemps dernier, l’arrêt des expulsions tant que tous les recours juridiques ne seraient pas terminés. Mais cet accord passé avec le nouveau Premier ministre et ex-maire de Nantes, n’incluait pas les occupants sans titre, contre qui l’opération de police est dirigée.
    L’importance du déploiement policier a rapproché les « gauchistes » de la « zone à défendre » et les agriculteurs en voie d’expropriation.
    « Ce ne sont pas des squatteurs standards »
    A la préfecture de Loire-Atlantique, on ne croit pas trop à la convergence des luttes. Pourtant, pour la première fois, une conférence de presse de soutien au mouvement, réunissant neuf associations écologistes, se tient ce jeudi au siège de Greenpeace à Paris.
    Y sera dénoncé le « non-sens environnemental et économique du projet, surtout dans un contexte de crise et de transition énergétique », et une lettre ouverte commune sera envoyée à Jean-Marc Ayrault.
    Le directeur de cabinet du préfet, Patrick Lapouze, ne veut donner aucun chiffre sur l’ampleur du dispositif policier déployé depuis une semaine, mais confirme qu’il est « important » :
    « Vinci, concessionnaire de l’aéroport, et le conseil général, n’ont pu faire exécuter les procédures d’expulsion par les huissiers et ont demandé le concours de la force publique. Le préfet a souhaité que la situation soit réglée avant la trêve hivernale. »
    Le haut fonctionnaire ne mâche pas ses mots contre des opposants qu’il qualifie de « dangereux », et face à qui « la règle du jeu est simple : il faut que le rapport de forces soit extrêmement favorable aux forces de l’ordre ». Car pour lui :
    « Ce ne sont pas des squatteurs standards mais des gens qui sont dans une démarche de contestation institutionnelle violente et politique. »
    « Nettoyer la zone, puis l’interdire »
    Le préfet a finalement accepté de recevoir le Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport (le Cedpa, regroupant écologistes, Front de Gauche, NPA, MoDem, une moitié de locaux, une moitié de nationaux) mercredi.
    Mais ce jeudi matin, le préfet avait dépêché son directeur de cabinet, Patrick Lapouze, qui a parlé de la necessité de « nettoyer » la zone de ses « terroristes », selon Michel Tarin. Qui ajoute :
    « Il nous demande à nous de participer au nettoyage, on rigole ! Il nous reproche d’être solidaire de ces gens. On leur a demandé de retirer nos troupes et nous laisser tranquilles pour débattre. Ils veulent interdire la zone une fois qu’ils l’auront nettoyée.
    Nous, on appelle à manifester et à venir réoccuper le terrain. La préfecture menace d’interdire la manifestation. C’est chaud ! »
    Furieux des propos qui lui sont prêtés, le directeur de cabinet du préfet conteste avoir utilisé l’expression « nettoyer les terroristes », et précise avoir envoyé en deux fois 195 puis 80 grenades lacrymogènes. Il précise :
    « J’ai simplement demandé à M.Tarin au nom de l’ordre républicain, que nous avons en partage, de prendre ses distances avec ces gens, et de les inviter à quitter le territoire.
    Nous sommes tombés d’accord, après deux heures de discussion, pour dire que ce ne sont pas des terroristes. Ce sont des anarcho-autonomes qui se foutent de Notre-Dame-des-Landes, et veulent casser du flic et de l’institution. »

    Notre-Dame des Landes …
    Par Bernard Langlois - 25 octobre 2012
    … le grand silence des ministres écolos.
    Est-il besoin d’en dire plus ?

    (Trouvé sur twitter, via @SuperNo)
    Un ajout, ce jeudi 25 à 19H35, ce message de Geneviève, militante d’ATTAC :
    Hier mardi 23, vers 16h et quelques sur la zone, un couple de paysans chez qui j’envoyais des mails a reçu un appel tel d’un voisin : il avait été témoin du fait que les gendarmes avaient cisaillé des barbelés et barrières, et dispersé des génisses (les bleus font volontairement des dégâts pour en accuser ensuite les ’squatteurs’) J’y suis allée avec les copains pour prendre des images. Je fais court sur les circonstances, mais, pendant la démolition d’un toit, je me suis fait arracher mon caméscope, et abîmer la main gauche (je ne voulais pas lâcher l’appareil). Nous avons, non sans mal, récupéré le caméscope (mais pas sa carte...). Je suis ensuite allée voir le toubib pour constatations (il était alors presque 19h) et il m’a envoyé faire des radios ce matin.
    Après tte l’après midi à l’hosto mercredi 24, j’ai une fracture au doigt, et 21 jours d’interruption temporaire de travail Bien sur je vais porter plainte contre les flics, à 21 jours d’ITT il sera difficile de classer sans suite (à moins de 8 jrs, c’est même pas la peine d’essayer...)
    Étonnant tout de même que ces gros ’poulets’ aux hormones, soi-disant formés au maintien de l’ordre et à assurer notre ’sécurité’, soient incapables de maîtriser sans dégâts une nana de 65 ans, 1,50 m de haut et parfaitement non-violente...
    En attendant, je ne suis plus sur la zone, et je tape avec la main droite et un doigt de la gauche, et ces deux faits vont me rendre moins bavarde par écrit...
    Sur place, la lutte et la solidarité continuent, c’est çà l’important.

    Un blog à voir :
    http://www.superno.com/blog/2012/10/assourdissant-silence-mediatique-sur-la-guerre-civile-contre-lecologie-a-layraultport-de-notre-dame-des-landes/

    Le site de Bastamag :
    http://www.bastamag.net/article2741.html

    Attac France
    http://www.france.attac.org/dossiers/notre-dame-des-landes-vinci-degage


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