• Nouvelles du Japon

    Les nouvelles du village nucléaire mondial

    Publié le 4 juillet 2012

    http://gen4.fr/2012/07/les-nouvelles-du-petit-monde-du-nucleaire.html/

    Japon :

     

     

     

     

     

    Les unités n°. 3 et 4 de la central d’Ohi au Japon

    A Ohi, les choses ne se passent pas précisément comme le village nucléaire Japonais l’avait envisagé : l’unité n°. 3 devait se voir raccordée au réseau aujourd’hui mais – allez imaginer cela ? – le matériel fait décidément de la résistance, la turbine principale a ainsi récemment rencontré des problèmes de vibrations retardant d’autant la mise en production, même si le réacteur n°. 3 a bien re-divergé (1) dimanche matin.
    Le redémarrage « officiel » de l’installation n°. 3 est maintenant fixé au jeudi 5 juillet, à moins que de nouveaux incidents / alarmes ne prolongent à nouveau ce délai. Une vingtaine d’alarmes différentes ont en effet résonné depuis le 16 juin lors de cette opération de « redémarrage » de l’unité n°. 3 d’Ohi, ce qui prouve bien que l’énergie nucléaire est loin d’être disponible instantanément et contrôlable à 100%.

    Environ 700 manifestants barrent l’accès au site d’Ohi le 1er juiillet 2012
    Durant ce temps, les manifestations anti-nucléaires se poursuivent au Japon avec quelques centaines de manifestants qui ont bloqué dimanche la route d’Osaka à Ohi, et un millier de personnes qui ont de nouveau manifesté contre le nucléaire dans le centre de Tokyo, 48 heures après la démonstration géante de vendredi ayant rassemblé 200.000 manifestants devant la résidence de M. Noda.
    Apparemment indifférentes à ces réactions populaires locales ainsi qu’aux sondages qui établissent que plus de 70% des Japonais sont opposés au redémarrage précipité des réacteurs nucléaires du pays, les autorités Japonaises envisagent de redémarrer la tranche n°. 4 d’Ohi vers le 17 juillet ainsi que la très dangereuse unité de production de Kashiwazaki-Kariwa, exploitée par le sinistre opérateur TEPCO, au début de l’année 2013.
    Pour conclure sur l’épineux sujet d’Ohi, deux éminents professeurs de sismologie Japonais (3) ont récemment averti que : « Le Japon était en train d’ignorer les leçons sécuritaires exprimées l’année dernière » en redescendant de plusieurs niveaux sur les beaux discours sécuritaires ayant suivi la catastrophe de Fukushima-Daiichi. D’après les scientifiques, l’industrie électronucléaire continue de largement sous-estimer le risque sismique et les sismologues de la NISA semblent manifestement tout sauf neutres dans ce dossier.
    Pendant ce temps, à Fukushima-Daiichi, la situation du refroidissement de la piscine n°. 4 reste précaire, l’opérateur TEPCO ayant du finalement installer un nouvel équipement d’alimentation électrique des unités de refroidissement, les unités mobiles primaire et secondaire (2) ayant refusé de fonctionner durant plus de 30 heures (3) ; la température de la piscine n°. 4 était alors passée de 33° à 43° C en une trentaine d’heures soit une élévation de température d’environ 0.33° / h.

     

     

     

     

     

    1.33 µSv/h à Minamisoma, ex-zone « rouge » réouverte aux visites des ex-résidants

    Sur le terrain de la contamination, une famille évacuée de Minamisoma raconte son calvaire et précise que : « La décontamination ne semble mener nulle part« . La famille est autorisée à retourner chez elle de manière provisoire (5), ce qui leur permet de malheureusement constater que les niveaux de radioactivité sont toujours extrêmement élevés, plus de 15 mois après l’accident.
     
    USA : au Japon (et ailleurs) les preuves de la contamination se trouvent dans les filtres à air
    Les Japonais, ainsi que toutes les autres personnes ayant des doutes sur la contamination de la zone dans laquelle elles vivent / travaillent / se déplacent se trouvaient confrontées à l’épineux problème suivant : comment vérifier la présence ou l’absence de niveaux élevés de contamination radioactive dans leur habitation / bureau / voiture ?

     

     

     

     

     

    Les différents filtres testés par KI4U

    Jusqu’à très récemment encore, le problème n’avait pas de réponse : les autorités Japonaises vous envoyaient paître avec vos échantillons et faire analyser ces filtres par des sociétés privées était hors de prix.
    Depuis peu, la société Américaine KI4U (6) offre l’expertise gratuite des filtres d’habitacle de voiture, de climatiseur fixe ou mobile et autres filtres HEPA… Il suffit de cliquer dur le bouton « Get Tracking Code » en bas de cette page pour recevoir gratuitement un numéro d’expédition valable pour le transport de votre filtre vers les labos de KI4U et leur analyse radiologique. Les résultats vous parviendront généralement dans un délai de 7 jours après la réception du filtre.



    BN’s SAM940 « Defender »
    Les filtres expédiés seront testés à l’aide d’un SAM940 qui permet de détecter rapidement les niveaux de contamination et l’analyse des radionucléides éventuels retenus dans votre échantillon. L’appareil permet de détecter des concentrations anormales d’Iode-131, de Césium-137, de Plutonium-239, de Cobalt-60, de Potassium K-40 (pour étalonnage).
    Si vous souhaitez que les filtres analysés vous soient retournés, KI4U vous demandera pour la réexpédition.
    Et si vous vous demandez : « mais pourquoi offrent-ils ce service ? » Nous répondrons que les gens de KI4U sont curieux de connaître la situation radiologique réelle des différents coins du monde, qu’ils disposent du matériel, des équipes et du temps nécessaires et surtout, surtout, qu’ils disposent de toute l’indépendance nécessaire vis-à-vis du village nucléaire, ce qui n’est pas monnaie courante dans le domaine très « verrouillé » de l’expertise radiologique et dosimétrique.

    Un exemple d’affichage du SAM940
    (1) Divergence : démarrage du réacteur suite au lancement de la réaction de fission nucléaire
    (2) Équipements de refroidissement de secours, les installations principales ayant été endommagées durant la phase critique de l’accident
    (3) MM. Ishibashi de l’Université de Kobé et Watanabe de l’Université de Tokyo
    (4) Du 30/6 à 0630 au 1er juillet à 1507
    (5) La zone d’Odaka, Minamisoma a été déplacée de « zone interdite » en « zone de visite autorisée » le 15 avril 2012
    (6) KI4U ressemble à un indicatif radioamateur (Joe Green) mais signifie également Ki 4 U autrement dit : « Des pilules d’iodure de Potassium pour vous » ; les labos de KI4U sont établis au Texas, USA
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