• Christine Lagarde, les Grecs et les impôts


    Le saviez-vous ? Les fonctionnaires internationaux ne paient pas d'impôts sur le revenu. ça ne vous choque pas ? Moi si, et pas qu'un peu.

    Rien qu'à Genève, ils sont 16 500. Sans parler de nombreux avantages qui leurs sont accordés :

    La patronne du FMI, non seulement n'en paie pas, mais dans ce sens ose donner des leçons aux Grecs.

    Madame Lagarde, je le dis tout net, vous inspirez le dégoût. Vous devriez aller vous faire voir chez les Grecs !

    Permettez-moi de douter sérieusement de l'utilité des fonctionnaires internationaux,  qui sont d'abord et avant tout des pompes à fric sur le dos des contribuables qui suent sang et eau pour payer leurs impôts.

    Après tout, ces personnages peu scupuleux auraient tors de se priver de tels privilèges. Les peuples vont-ils encore supporter cela longtemps, avant de réellement se révolter.

    Le fric pourrit tout, même et surtout les consciences.

    Gaulois.







     

     

     

    Voilà qui ne devrait pas arranger les affaires de Christine Lagarde. Quelques jours après qu'elle a provoqué un véritable tollé en conseillant aux Grecs, dans un entretien au quotidien britannique The Guardian, vendredi 25 mai, de "s'entraider mutuellement" en "payant tous leurs impôts" - l'obligeant à s'expliquer sur sa page Facebook -, plusieurs internautes ont rappelé, lundi 28 mai, que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ne paie elle-même pas d'impôt sur le revenu, malgré un salaire annuel de 380 939 euros. 

    Comme l'indiquait le site Tout sur les impôts en juillet 2011, la directrice générale du FMI bénéficie en effet d'un statut fiscal spécifique en qualité de fonctionnaire internationale. Tous ses revenus et traitements issus du Fonds ne sont pas imposables.

    Cette situation est définie par les articles 34 et 38 de la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques (voir le traité en PDF), qui affirment que "l'agent diplomatique est exempt de tous impôts et taxes, personnels ou réels nationaux, régionaux ou communaux".

    Il est toutefois redevable de certains impôts sur "les biens immeubles privés situés sur le territoire de l'Etat accréditaire" ou encore sur les "services particuliers" (la liste complète est disponible sur le site de France diplomatie).

    Lire aussi : Anticipant une sortie de l'euro, les Grecs rechignent à

    "Pas de leçon à recevoir"

    Exemple avec Despina Panagiotopoulou, qui explique qu'il y a "une crise humanitaire en Grèce, très coûteuse, au cas où vous ne le sauriez pas". "C'est vraiment une honte !", écrit-elle à Christine Lagarde sur Facebook dimanche. "Une part importante de cet effort est que tout le monde devrait porter équitablement sa part du fardeau, en particulier les plus privilégiés et en particulier en payant leurs taxes", conclut-elle.
      
    "Merci pour votre amour et votre soutien et sachez que les Grecs ne sont pas stupides. Nous connaissons votre jeu et nous n'allons plus l'autoriser !!!!", avertit Elena Papoutsi. "Le 17 juin (date des prochaines élections législatives, NDLR) les Grecs vont répondre aux usuriers du monde entier qui exploitent notre pays", prévient de son côté Eleftheria.
      
    La classe politique grecque a également réagi. Le chef du parti socialiste Pasok, Evangélos Vénizélos, après avoir estimé que les propos de Christine Lagarde avaient "humilié" et "insulté" les Grecs, s'est réjoui qu'elle ait rectifié le tir, car "cela signifie qu'elle a pris en compte une nation fière".

    Alexis Tsipras, chef du parti de la gauche radicale Syriza propulsé en 2ème position lors des législatives du 6 mai, a lancé à la patronne du FMI que les Grecs ne cherchaient pas sa "sympathie" et que "les travailleurs grecs paient leurs impôts" qui sont très lourds et même "insupportables". Le parti, donné selon les derniers sondages en seconde position derrière les conservateurs de Nouvelle-Démocratie (ND) le 17 juin, prône l'annulation des mesures de rigueur prévues par le plan de redressement imposé par l'UE et le FMI en échange des prêts accordés à Athènes jusqu'en 2014.
     
    Pour sa part, le gouvernement français, dont beaucoup de Grecs attendent qu'il fasse fléchir la politique de rigueur allemande, a critiqué la vision "un peu caricaturale et schématique" de Mme Lagarde, estimant qu'"il n'y a pas de leçon à donner" à la Grèce. Auparavant, le tribun de la gauche radicale française, Jean-Luc Mélenchon, avait dénoncé des propos "indignes", appelant les armateurs et l'Eglise orthodoxe à payer leurs impôts.
      
    Les législatives du 17 juin en Grèce sont attendues avec fébrilité à l'international. car la question du maintien du pays dans la zone euro continue à se poser, en toile de fond.


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