• Flicage ordinaire

    En octobre 2011, une entreprise sarthoise est amenée à proposer un contrat à durée indéterminée, à temps partiel. Après avoir contacté Pôle emploi, elle sélectionne, sans se préoccuper de sa vie privée, une jeune femme pour occuper le poste proposé. Elle est engagée le 15 novembre. Le 27 novembre, donc 12 jours plus tard, l'entreprise reçoit du trésor public une saisie-arrêt sur sa rémunération. Rémunération de 1000 € par mois, compte tenu du temps partiel. Il ne s'agit pas d'une dette de surendettement  qu'elle aurait contractée pour vivre au dessus de ses moyens. Non. Simplement la jeune femme n'a pas pu régler ses quittances d'eau lorsqu'elle était au chômage depuis mars 2011. Elle s'est retrouvée, pour elle et son fils qu'elle élève seule, avec 350 € par mois, qui sont passés à 587 € en juin, quand son droit au RSA a été reconnu (!)
    Indépendamment du fait que, si l'on veut bien s'y pencher, le fait de ne pas régler un quittance d'eau devrait alerter les autorités sur l'existence d'une situation difficile motivant la saisine d'une assistante sociale.
    Il est clair que nous sommes « fliqués ». 12 jours entre l'embauche et la saisie-arrêt ! S'il n'y a pas de recoupement de fichiers informatiques ?
    Reste que cette demoiselle n'avait jamais été contactée par les services sociaux avant que la foudre lui tombe dessus chez un employeur où elles était en période d'essai, et qui eut donc pu, peu soucieux de régler les problèmes d'une nouvelle salariée, mettre un terme sur-le-champ à ce contrat. Retour à la case chômage. Ce qui n'a pas été le cas, mais ne pouvait-on prendre son attache pour essayer de mettre au point un plan d'apurement à l'amiable ? « Cest scandaleux », déclare le chef d'entreprise.    
    Courrier des lecteurs le Maine Libre

    Cette jeune femme a la chance de tomber sur un employeur correct qui dénonce cet état de fait tout en lui laissant son emploi. Çà mérite d'être souligné.
    Quand aux pratiques douteuses de l'exploitant du service de l'eau, de l'administration fiscale et des services sociaux, elles doivent être dénoncées vigoureusement.

    Quelle va être la suite pour les factures d'eau ? La jeune femme sait-elle qu'elle peut bénéficier d'une aide ponctuelle. Même avec son retour à l'emploi à 1000 € par mois, avec un enfant à charge, ce n'est ni un luxe, ni honteux de solliciter une aide.
    Une aide qui rappelons-le, ne vient pas automatiquement si elle n'est pas sollicitée et c'est là que le bas blesse. Les personnes en difficultés se réfugient dans la honte et ne réclament pas. C'est toujours ça de pris par les fossoyeurs sociaux.

     
    Gaulois.


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