•  Méga fichier

     Nous sommes tous fichés

    Les dérives sur les libertés n'ont jamais été aussi dangereuses.

    Le pire, c'est que les surveillances individuelles sont ordonnées par des hauts ( Pas si haut que ça ! ) personnages, puisque n'en déplaise aux adorateurs de ces anciens dirigeants, le conseil constitutionnel est composé d'anciens chefs d'état qui n'ont jamais vraiment respecté la vie privée des populations.

    Que l'on ne nous chante pas la grande messe de la sécurité pour justifier de telles mesures ! D'ailleurs de quelle sécurité s'agit-il ? Celles de ceux qui bien sûr se prennent pour les élites de la nation.

    Papon 2, pardon, le ministre de l'intérieur a bien pris la précaution de faire publier le décret un dimanche de Toussaint. C'est, comme bien souvent pour ce genre de texte, d'une grande fourberie.

     

    Passe d’armes au sein de l’exécutif sur le TES, le « mégafichier » des 60 millions de Français

     

    Le lancement du TES est prévu mardi dans les Yvelines. Mais sa dimension exceptionnelle et les conditions de sa création suscitent la controverse.

    Le Monde.fr avec AFP | 08.11.2016

     

     http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/11/08/passe-d-armes-au-sein-de-l-executif-sur-le-tes-le-megafichier-des-60-millions-de-francais_5026925_4408996.html

    La polémique autour du fichier regroupant les données personnelles des Français s’est amplifiée lundi 7 novembre avec les protestations de la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, et du Conseil national du numérique (CNNum), qui a demandé sa suspension, poussant le ministre de l’intérieur à monter au créneau.

    Lire aussi :   La création d’un fichier rassemblant 60 millions de Français suscite de vives inquiétudes

    Dans une lettre de quatre pages adressée à cet organe consultatif, Bernard Cazeneuve a assuré que sa création s’était effectuée « dans la transparence », qu’il y avait eu« débat » et que « les étapes du travail interministériel » avaient bien été suivies. « Je ne veux pas entrer dans des polémiques inutiles », a-t-il ajouté en réponse à la secrétaire d’Etat, en marge d’un déplacement à Calais. Tout en disant respecter le fait que sa collègue exprime ses « convictions », il a néanmoins lancé : « Le gouvernement, c’est la solidarité. »

    Le fichier, baptisé « Titres électroniques sécurisés » (TES), a fait l’objet d’un décret paru le 30 octobre au Journal officiel. Il réunit dans une seule base de données – identité, couleur des yeux, domicile, photo, empreintes digitales… – les détenteurs d’un passeport et d’une carte d’identité, et concerne potentiellement près de 60 millions de Français.

    « De réels problèmes de sécurité »

    Son lancement officiel est prévu mardi dans les Yvelines, département « pilote », avant sa généralisation dans toute la France à partir du début de 2017. Mais sa dimension exceptionnelle, les risques de piratage et, surtout, les conditions de sa création, sans concertation publique ni débat parlementaire, suscitent la controverse.

    Dans un entretien au quotidien L’Opinion publié lundi, Mme Lemaire a déploré « un dysfonctionnement majeur » « Ce décret a été pris en douce par le ministère de l’intérieur, un dimanche de Toussaint, en pensant que ça passerait ni vu ni connu. » Pour elle, « ce genre de fichiers » pose « de réels problèmes de sécurité » à l’heure où les cyberattaques constituent un fléau à grande échelle.

    Le CNNum a également appelé le gouvernement à « suspendre la mise en œuvre » du TES. Déplorant « l’absence de toute concertation préalable à la publication du décret », il l’a invité à ouvrir « une réflexion interministérielle » sur le sujet. Selon l’organe consultatif, le nouveau fichier laisse « la porte ouverte à des dérives aussi probables qu’inacceptables » et est « propice aux détournements massifs de finalités ».

    La semaine dernière, la présidente de la Commission informatique et libertés (CNIL), Isabelle Falque-Pierrotin, s’était déjà élevée contre la création d’un dispositif aussi sensible sans débat parlementaire. « Il ne nous paraît pas convenable qu’un changement d’une telle ampleur puisse être introduit presque en catimini », avait-elle affirmé à l’Agence France-Presse, en appelant la représentation nationale à se saisir du dossier pour en peser « les avantages et les inconvénients ».

    Lire aussi :   Bernard Cazeneuve défend la création du fichier rassemblant les données de 60 millions de Français

    « Mesure liberticide et dangereuse »

    Regrettant également l’absence de « débat démocratique », le Parti communiste français (PCF) a demandé lundi au gouvernement d’« abroger le décret et de mandater la CNIL et le CNNum pour faire des propositions alternatives de sécurisation des titres d’identité sous contrôle parlementaire »Europe Ecologie-Les Verts a aussi réclamé la mise en place d’un dialogue sur le sujet, dénonçant « une mesure liberticide et dangereuse ».

    A droite, Jean-François Copé (Les Républicains) s’est dit « très circonspect », estimant que l’absence d’information d’Axelle Lemaire sur le sujet était « un mégacouac gouvernemental ». Le nouveau fichier « respecte strictement l’Etat de droit », a assuré en revanche l’ancien premier ministre François Fillon (LR), lui aussi candidat à la primaire de droite pour la présidentielle.

    En 2012, un projet de loi de la droite créant un mégafichier pour lutter contre l’usurpation d’identité et permettre l’identification d’une personne à partir de ses données – empreintes digitales notamment –, y compris à des fins judiciaires, avait été censuré par le Conseil constitutionnel en raison de sa seconde finalité.

    Pour le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, qui avait critiqué à l’époque le dispositif, le TES répond aujourd’hui « à l’objectif d’un juste équilibre entre la protection de l’identité de nos concitoyens et la garantie des libertés publiques ».

    Lire aussi :   Fichier des Français : les oublis et les erreurs de Cazeneuve et Urvoas

    Le débat parlementaire de pure forme annoncé est pipé d'avance et destiné à donner le change.


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La liberté n'a pas de prix

    Gaulois.

     


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