• L’état de santé réel des populations de la préfecture de Fukushima est dissimulé

    C'est fou ce que les promoteurs du nucléaire peuvent imaginer pour justifier le nucléaire, énergie de la mort. Des autorités sans le moindre scrupule sont prêts à sacrifier des milliers de gens.

    L'AIEA est le pendant du conseil de sécurité, donc de l'ONU. Cette institution internationale serait-elle une secte ?

    Gaulois.

    2 novembre 2014

    http://www.vivre-apres-fukushima.fr/letat-de-sante-reel-des-populations-de-la-prefecture-de-fukushima-est-dissimule/

    Les médecins subissent de fortes pressions pour ne jamais incriminer la radioactivité.
    Extraits d’une interview de Arnie Gundersen sur Radio Ecoshoc, le 29 octobre 2014.
    Enregistrement de l’émission radio sur le site de Fairewinds en anglais.
    La transcription anglaise est de ENENEWS.
    Traduction par « vivre-apres-fukushima»

    Alex SMITH (Radio Ecoshock): ( à 10mn30)Nous n’entendons quasiment rien concernant les effets de la catastrophe de Fukushima sur les habitants de cette région. On entend d’étranges rumeurs à propos de tumeurs étranges, d’enfants qui meurent, d’animaux qui meurent – qu’avez-vous entendu ? Pouvons nous espérer un compte-rendu honnête des autorités japonaises ?
    Arnie GUNDERSEN : Voilà un très bon résumé , franchement. Nous continuons de recevoir des informations des gens qui vivent là bas, sur les taux de cancers et les maladies en général, pas seulement les cancers. Nous savons que les radiations sont une cause de cancers mais elles provoquent également bien d’autres affections. Toutes sortes de maladies sont devenues bien plus fréquentes qu’en 2010, avant l’accident…
    Nous travaillons également avec des médecins japonais; et certains de ces médecins courageux disent qu’ils ont été menacés – que leurs droits de travailler à l’hôpital ont été menacés. Si vous dites à votre patient que sa maladie est causée par les radiations, vous allez perdre votre droit de pratiquer et d’autres choses de ce genre.
    Il y a une énorme pression sur la communauté médicale pour qu’il soit dit aux patients que ce qu’ils vivent n’est pas du tout causé par les radiations.
    La clef , ce sont les statistiques; et la question est de savoir quand les statistiques sur la mortalité, la morbidité et les maladies en général seront publiées…
    Nous ne voyons pas les données.
    La communauté médicale doit communiquer tous les rapports qu’elle écrit à l’AIEA, l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, avant de les publier. Donc si vous êtes médecin hospitalier et que vous avez des données sur la mortalité, vous n’êtes pas autorisé à les rendre publiques tant que l’AIEA ne les a pas approuvées.
    L’article II de la charte de l’AIEA est de promouvoir l’énergie nucléaire. Donc même si l’hôpital est consciencieux – il y a beaucoup de pressions politiques pour ne pas l’être – il y a une autre étape dans le processus: il faut franchir l’obstacle qu’est l’AIEA avant que ces chiffres soient diffusés. La pression sur le corps médical en cours au Japon est vraiment effrayante. Très peu d’entre-eux sont décidés à dire la vérité…

    Des nouvelles des marins de l’US Navy irradiés
    Les marins de l’US Navy contaminés et irradiés sur leur porte-avions les jours suivant l’accident nucléaire vont engager un procès contre TEPCO et autres, General Electric, EBASCO, Toshiba et Hitachi, les constructeurs de réacteurs nucléaires de Fukushima.
    Voici un extrait du communiqué de presse de leurs avocats après la décision d’un tribunal américain autorisant les victimes à une class action:
    Les 200 jeunes marins affirment que TEPCO a délibérément menti au public et à l’US Navy sur les niveaux de radiation émis par la centrale nucléaire de Fukushima Dai-Ichi lorsque le gouvernement japonais a demandé de l’aide pour les victimes du 11 Mars 2011. La plainte comprend des réclamations pour des maladies telles que la leucémie, les ulcères, le dérèglement de la vésicule biliaire, cancer du cerveau, les tumeurs cérébrales, le cancer des testicules, saignements utérins anormaux, les maladies de la thyroïde, les maux d’estomac et une foule d’autres plaintes inhabituelles chez ces jeunes adultes.
    Un marin, âgé de 22 ans, a été diagnostiqué avec une leucémie et perd la vue. Dans sa déclaration à la cour américaine, il déclare: «À mon retour de l’opération Tomodachi, j’ai commencé de perdre la vision. Je suis incapable de lire les panneaux de rue et ne suis plus en mesure de conduire. Avant l’opération Tomodachi, j’avais 20/20 de vision, je ne portais pas de lunettes et je n’ai pas eu la chirurgie corrective de l’œil. De plus, je ne connais pas de membres de la famille ayant eu eu la leucémie»…
    Le communiqué de presse en anglais.

    Notes
    - Arnie Gundersen a plus de 40 ans d’expérience professionelle en ingénierie nucléaire. Il a une Maîtrise en génie nucléaire, un brevet en sécurité nucléaire. Il a géré et coordonné des travaux dans 70 centrales nucléaires aux USA. Il a créé le site Fairewinds pour informer sur les conséquences de la radioactivité.
    Le site de Fairewinds: www.fairewinds.org
    - Je confirme que l’université médicale de Fukushima a signé un accord avec l’AIEA stipulant que ses publications doivent être soumises à l’AIEA. Voir également la lettre du Dr Fernex après sa visite à l’université médicale de Fukushima (Août 2012)
    - Il est effectivement impossible d’avoir une vue sur l’état de santé des personnes qui vivent en terrain contaminé. On ne dispose que de quelques articles de journalistes assez imprécis, de témoignages sur des blogs.
    - Arnie Gundersen affirme avec raison que la statistique est la clef de la connaissance des conséquences de la vie en milieu contaminé. En effet il n’y a pas de signature indiquant que la radioactivité est responsable d’une maladie, cancéreuse ou pas.
    La seule solution est de comparer la nature et la fréquence des maladies dans une population donnée, avant et après l’accident nucléaire (ou avec une population semblable vivant dans un lieu non contaminé). Si depuis l’accident le nombre de malades augmente franchement,(ou s’il est plus important en zone contaminée qu’en zone saine) il y a de fortes chances que la radioactivité soit en cause; si aucune autre cause n’est décelable.
    - Il y a aussi les constatations qu’ont faites sur le terrain les médecins des régions contaminées par Tchernobyl
    Je vous invite à jeter un oeil sur ces deux publications réalisées par les médecins sur le terrain:
    26 ans après, la santé des enfants de Tchernobyl est mauvaise et continue de se dégrader
    La communication du Dr Galina Bandazhevskaya (Belarus) pédiatre, cardiologue,au forum de Genève du 12 Mai 2012 sur la santé des enfants au Belarus.
    Lire ou charger l’exposé
    Pathologies non cancéreuses dans les secteurs du Bélarus contaminés par la radioactivité due à la catastrophe de Tchernobyl
    -2009- Prof. Yury Bandazhevski – Dr. Galina Bandazhevskaya
    La contamination nucléaire chronique ne provoque pas que des cancers. Elle provoque aussi une multitude de pathologies, surtout cardio-vasculaires.
    Lire ou télécharger

    En ce qui concerne les marins de l’US Navy, c’est très impressionnant et scandaleux: voilà une population d’adultes jeunes, sélectionnés, en bonne santé maintenus en plein panache radioactif pendant plusieurs jours. Et très rapidement on constate dans cette population la survenue en quantité tout à fait anormale de maladies de toutes sortes.
    Le procès nous permettra peut-être d’en savoir plus sur les conséquences de cette irradiation-contamination aigüe.
    Attention: On ne peut pas extrapoler des marins US, victimes d’une irradiation-contamination aigüe et de faible durée, aux japonais obligés de vivre et se nourrir dans des zones faiblement contaminées mais pendant des années.


    40 ONG demandent la révision du rapport de l’UNSCEAR sur Fukushima

    A remarquer qu'une seule ONG française figure parmi les 40 organisations signataires. Normal, en France, il n'y aura jamais de catastrophe nucléaire.

    Cocorico !!!

    Gaulois.

    http://www.fukushima-blog.com/2014/11/40-ong-demandent-la-revision-du-rapport-de-l-unscear-sur-fukushima.html

    4 novembre 2014

    L’organisation “Human Rights Now” et 40 organisations de la société civile issues du Japon et de 7 autres pays viennent de publier une déclaration demandant la révision du rapport du Comité Scientifique des Nations Unies sur Fukushima. Ce texte démontre que personne n’est dupe – même au sein de l’UNSCEAR – et confirme une critique internationale à l’encontre du déni général sur les conséquences sanitaires de la catastrophe nucléaire orchestré par les grandes organisations onusiennes. Le blog de Fukushima s’était déjà indigné des conclusions de l’UNSCEAR à l’occasion de la communication du pré-rapport sur Fukushima en juin 2013. Voici à présent la traduction française de cette déclaration adressée à l’ONU en langue anglaise.

    La société civile japonaise et celle de 7 autres pays
    demandent la révision des rapports
    du Comité Scientifique des Nations Unies sur Fukushima
     
    [Publié sur cette page web le 29/10/2014] :
    http://hrn.or.jp/eng/news/2014/10/29/japanese-civil-society-and-that-from-7-other-countries-request-the-reports-of-the-united-nations-scientific-committee-on-fukushima-to-be-revised/
    Traduction : Phil Ansois
    Révision : Pierre Fetet

    Déclaration collective
    Les groupes de la société civile demandent la révision du récent rapport de l’UNSCEAR (Comité scientifique de l'ONU sur les conséquences des émissions radioactives *) intitulé : “Le niveau et les effets de l’exposition à des émissions radioactives due à l’accident nucléaire suite au Grand Tremblement de Terre à l’Est du Japon et au tsunami.“
     L’organisation “Human Rights Now”, accompagnée de 40 organisations de la société civile issues du Japon, des USA, de Tunisie, d’Azerbaïdjan, des Pays-Bas, d’Allemagne, de France et d’Irlande ont publié une déclaration demandant que l’UNSCEAR et la Quatrième Commission de l’Assemblée Générale révisent le rapport et ses conclusions du point de vue de la perspective des droits de l’homme. Veuillez trouver la déclaration complète ci-dessous.

    La version PDF originale en anglais est disponible ici: Letter to UNSCEAR2014
    Le 24 octobre 2014
     
    A l’attention des Membres de la Quatrième Commission de la 69ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies,
    des Membres de l’ UNSCEAR,
    et des Membres de l’Assemblée Générale des Nations Unies :
     
    Les groupes de la société civile demandent la révision du récent rapport de l’UNSCEAR (Comité scientifique de l'ONU sur les conséquences des émissions radioactives*) intitulé : “Le niveaux et les effets de l’exposition à des émissions radioactives due à l’accident nucléaire suite au Grand Tremblement de Terre à l’Est du Japon et au tsunami.“
     
    La catastrophe de Fukushima en 2011 a transformé la surveillance par les Nations Unies des effets indésirables de la radioactivité en une question de la plus haute importance mondiale. Les buts et les critères de cette surveillance devraient être la protection et la promotion des droits humains à la santé et au bien-être, qui comprennent un environnement aussi exempt que possible d’exposition aux émissions radioactives d’origine humaine. Nous, soussignés, demandons instamment à la 4ème Commission d’examiner de manière critique à la fois les conclusions scientifiques du rapport de l’UNSCEAR, et les preuves scientifiques qui ont été omises de ce rapport.
     
    Les médecins de 19 sections nationales affiliées à l’IPPNW (L'Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire **), dont « Physicians for Social Responsibility » (USA) et IPPNW Allemagne ont écrit, diffusé, et publié une « Critique du rapport de l’UNSCEAR »*** qui met en question les présomptions et les données utilisées par l’UNSCEAR, et les interprétations et les conclusions qui en découlent.

    Nous apprécions les efforts significatifs produits par les membres du comité de l’UNSCEAR pour évaluer les données vastes et complexes concernant la catastrophe nucléaire de Fukushima. Cependant, leur conclusion comme quoi il n’y a « pas d’effet discernable », maintenant ou dans le futur, est un défi au sens commun et sape la crédibilité de l’UNSCEAR. La « Critique » fait remarquer que sur base du rapport de l’UNSCEAR lui-même, nous pouvons nous attendre à l’apparition, au Japon, d’à peu près 1000 cas de cancer de la thyroïde supplémentaires, et aussi de 4300 à 16800 autres cas de cancer supplémentaires, à cause des retombées radioactives de Fukushima. Nous croyons qu’il s’agit là d’effets très discernables pour les individus, les familles et les communautés affectées par ces cancers, ainsi que pour tous ces individus qui vont être affectés par les autres formes de maladies induites par la radioactivité.
     
    En outre, la conclusion de l’UNSCEAR, affirmant qu’il n’y a “aucun effet discernable” est en train d’induire en erreur le gouvernement Japonais, en le poussant à ne pas mettre en œuvre les contremesures permettant d’éviter la surexposition des individus, et à ne pas lancer une surveillance complète des effets sur la santé. De ce fait, cette conclusion cause de sérieuses violations des droits humains.
     
    Cette catastrophe ne fut pas un événement singulier qui a abouti à une fin, mais c’est plutôt un événement en cours de développement dont le point final est inconnu. La fuite des éléments radioactifs dans la biosphère se poursuit et les individus continuent d’être exposés aux émissions radioactives parce qu’ils vivent dans des zones contaminées, consomment de la nourriture et de l’eau contaminées, et inhalent de l’air contaminé. En plus, la plupart des effets de Fukushima sur la santé vont prendre des dizaines d’années, voire des générations pour s’exprimer. En conséquence, le rapport actuel de l’UNSCEAR devrait être considéré comme un préliminaire ou comme une estimation initiale des effets de Fukushima sur la santé. Dans l’avenir, il faudra encore pendant une longue période exercer une surveillance permanente et améliorée, ainsi qu’une mise à jour continuelle de cette estimation. Le rapport 2014 de l’UNSCEAR est un commencement, pas une fin.
     
    Nous demandons que la Quatrième Commission agisse de deux manières à propos du rapport de l’UNSCEAR :

    1) Renvoyer le rapport à l’UNSCEAR pour qu’il soit révisé sur base de la « Critique », en prenant en considération les points soulevés dans la « Critique », et que l’UNSCEAR élargisse la composition du comité afin d’inclure en tant que membres à part entière des scientifiques qui sont critiques vis à vis des activités nucléaires.
     
    2) Nous demandons aussi que la Quatrième Commission demande instamment à l’Assemblée Générale de passer une nouvelle résolution recadrant le mandat fondateur de l’UNSCEAR de manière à assurer que la mission première de l’UNSCEAR soit de promouvoir et de protéger la santé publique et le droit à la santé des individus les plus vulnérables. Le Principe de Précaution devrait être employé quand il s’agit de déterminer les régulations concernant l’exposition, le nettoyage et la décontamination, ainsi que la radioactivité après un désastre nucléaire. Ce Principe de Précaution devrait aussi être employé dans la détermination des mesures éducatives conçues pour minimiser et réduire les risques d’exposition individuelle et la surveillance à long terme des sites contaminés. Un nouveau mandat de l’ONU pour l’UNSCEAR est essentiel afin de permettre aux membres du Comité d’être en mesure d'utiliser pleinement leurs compétences dans le but de protéger la vie et la santé de la communauté mondiale.

    Cette requête reçoit le soutien des organisations suivantes :
     
    - Physicians for Social Responsibility, USA
    - International Physicians for the Prevention of Nuclear War – Germany, Germany
    - Human Rights Now, Tokyo, Japan
    - Peace Boat – US, USA
    - Niji to midori no kai, Japan
    - Greens Fukushima, Japan
    - Workers’ Executive Committee For Anti-nuclear Power Movements, Japan
    - Kai Fukushima Downwind, Japan
    - The Nature Conservation of Fukushima, Japan
    - Friends of the Earth Japan, Japan
    - Showa Shell Labour Union, Japan
    - Chernobyl Health Survey and Health-care Support for the Victims – Japan Women’s Network, Japan
    - Nuclear Disaster Information Center, Japan
    - Japan International Volunteer Center, Japan
    - Campaign for Nuclear-free Japan, Japan
    - Fukushima Network for Denuclearization, Japan
    - Hairo Action Fukushima, Japan
    - Fukushima Women Against Nukes, Japan
    - People in Fukushima-NPP 30km area, Japan
    - Refugee Living with Fukushima in Niigata Prefecture, Japan
    - Shinshu 3.11 Network, Japan
    - National Network of Parents to Protect Children from Radiation, Japan
    - The Civil Forum on Nuclear Radiation Damages (CFNRD), Japan
    - Takagi School, Japan
    - AEEFG – Association de l’Education Environnementale pour les Futures Générations, Tunisia
    - NGO of “Ecolife”, Azerbaijan
    - Women in Europe for a Common Future International, Netherlands
    - Women in Europe for a Common Future, Germany
    - Les Femmes d'Europe pour un Avenir Commun (WECF), France
    - Irish Doctors’ Environmental Association (IDEA), Ireland
    - Nuclear Information and Resource Service, USA
    - Nuclear Age Peace Foundation, USA
    - Nuclear Age Peace Foundation, New York, USA
    - Nukewatch/The Progressive Foundation, USA
    - Nuclear Watch New Mexico, USA
    - Georgia WAND – Women’s Actions for New Directions, USA
    - Physicians for Social Responsibility – Kansas City, USA
    - Gray Panthers, USA
    - Center for Safe Energy, USA
    - Nuclear Energy Information Service, USA
     
    [Les réponses à cette requête peuvent être envoyées à :
    Physicians for Social Responsibility USA
    Alfred Meyer, Board Member
    alfred.c.meyer(a)gmail.com
    +1-202-215-8208]
     
    __________________________
     
    * http://fr.wikipedia.org/wiki/UNSCEAR
    **http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_internationale_des_m%C3%A9decins_pour_la_pr%C3%A9vention_de_la_guerre_nucl%C3%A9aire
    ***Analyse critique :
    http://www.fukushima-disaster.de/fileadmin/user_upload/pdf/english/Akzente_Unscear2014.pdf
     
    __________________________
     
    Documents de l’UNSCEAR :
     
    - Texte en rapport avec les critiques exprimées dans ce document : http://www.unscear.org/docs/14-06112_Ebook.pdf
    Liste des documents publiés par l’UNSCEAR en relation avec Fukushima :
    http://www.unscear.org/unscear/fr/fukushima.html

    - Rapport de la 68ème session :
    http://www.unscear.org/docs/GAreports/A-68-46_e_V1385727.pdf
    Annexe scientifique :
    http://www.unscear.org/docs/reports/2013/13-85418_Report_2013_Annex_A.pdf

     

     


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