• Un rapport stupéfiant

    Il ne s'agit pas d'agitation alarmiste, mais de faits bien réels et catastrophiques.
    Si le navire américain a été fortement pollué par la radioactivité, l'océan n'a pas été épargné avec une baguette magique. Il est heureux que ce rapport soit mis au jour, même si cela ne résout pas les graves problèmes de contamination.
    Depuis que la technologie nucléaire, tant civile que militaire est exploitée, l'irradiation de la planète va croissante et met, avec le temps, la planète en danger.
    Il faut le répéter sans cesse, la technologie nucléaire est à bannir définitivement.  
    Gaulois.
     

    OpEdNews Op Eds 2/27/2014 at 10:40:23
    Documents Say Navy Knew Fukushima Dangerously Contaminated the USS Reagan
    Des documents disent que la Navy savait que Fukushima a dangereusement contaminé l'USS Reagan

    http://www.opednews.com/articles/Documents-Say-Navy-Knew-Fu-by-Harvey-Wasserman-Fukushima_Fukushima-Cover-up_Radiation-140227-461.html


    Par Harvey Wasserman
    Traduit de l'anglais
    Un nouveau rapport stupéfiant indique que la marine américaine savait que les marins du USS Ronald Reagan à propulsion nucléaire avaient subi une importante irradiation due à la centrale atomique de Fukushima après les fusions de cœurs et les explosions, il y a près de trois ans. 


    USS Ronald Reagan - Nimitz class nuclear carrier
    (image by Phillip Cowell)

    Si cela est vrai, les révélations jettent une lumière nouvelle sur le procès en dommages et intérêts de 1 million de $ intenté par les marins contre Tokyo Electric Power. Beaucoup de marins souffrent déjà d'effets dévastateurs sur la santé mais se heurtent à un mur de la part de  Tepco et de la Marine.  
     
    Le Reagan avait rejoint plusieurs autres navires américains dans l'opération Tomodachi ("Amitié") pour aider les victimes du tremblement de terre et du tsunami le 11 Mars 2011. Des preuves photographiques et des  témoignages directs confirment que le 12 Mars 2011, le navire était à 2 miles de Fukusima,Dai'ichi alors que les réacteurs  commencaient à entrer en fusion et exploser.
     
    Au milieu d'une tempête de neige, les hommes de pont ont été enveloppés dans un nuage chaud qui apportait un goût métallique. Les marins témoignent que les 5500 membres de l'équipage du Reagan ont été informés par l'interphone du navire d'éviter de boire ou de se baigner dans l'eau dessalée tirée d'une mer radioactive. L'énorme porte-avion a rapidement cessé ses efforts humanitaires et a navigué à 100 miles au large, où les communications internes de la Marine récemment publiées confirment qu'il y avait toujours des doses  importantes de retombées radioactives.
     
    Un grand nombre de marins du Reagan et d'autres navires stationnés à proximité rapportent maintenant un large éventail d'affections qui rappellent celles documentées sous le vent  des essais de la bombe atomique dans le Pacifique et le Nevada, et de Three Mile Island et Tchernobyl. Un goût métallique similaire a été décrit par les pilotes qui ont largué la bombe atomique sur Hiroshima, et par les habitants du centre de la Pennsylvanie sous le vent de Three Mile Island. Certaines parties des atolls sous le vent des essais des bopmbes du Pacifique Sud restent inhabitables six décennies plus tard.
     
    Parmi les 81 demandeurs dans le recours collectif fédéral il y a une femme marin qui était enceinte au cours de la mission, et son bébé ("Baby AG") né en Octobre présente des mutations génétiques multiples.
     
    Officiellement, Tepco et la Marine disent que les doses étaient sans danger.
     
    Mais un nouveau rapport étonnant d'un universitaire américain basé à Tokyo confirme que des officiers de la Marine ont communiqué sur ce qu'ils savaient être l'irradiation grave du Reagan. Écrit par Kyle Cunningham et publié dans Japan Focus, " Mobilizing Nuclear Bias"décrit  l'interaction entre les gouvernements américain et japonais alors que Fukushima tournait à la  catastrophe.
     
    Cunningham écrit que les conversations transcrites obtenues à travers le Freedom of Information Act montrent des officiers de marine qui reconnaissent que, même à 100 miles de Fukushima, les lectures du Reagan "comparativement à un bruit de fond normal [sont] environ 30 fois ce que vous devriez détecter à partir d'un échantillon d'air normal à la mer ».
     
    Sur le porte-avion à propulsion nucléaire "tous nos moniteurs donnaient une alarme continue au même niveau de valeur. Et puis nous avons pris des échantillons d'air sur le pont d'envol et avons obtenu la même valeur", dit la transcription.
    Des retombées graves ont également été apparemment trouvées sur les hélicoptères  revenant de missions de secours. Un expert du gouvernement américain non nommé est cité dans l'article Japan Focus disant:
    A 100 mètres de distance (du réacteur? =away), il (l'hélicoptère) lisait 4 sieverts par heure. C'est un nombre astronomique et il m'a dit: ce que ce nombre signifie pour moi, une personne qualifiée,  c'est qu'il n'y a plus d'eau sur les réacteurs et ils sont juste en train de fondre, il n'y a rien qui empèche la libération de radioactivité. C'est une estimation indiscutable et terrible (?). (Communication confidentielle, le 17 sept. 2012).
    La transcription contient alors une discussion des impacts sur la santé qui pourraient survenir dans une période de "10 heures. C'est un problème de thyroïde."
    Tepco et la Navy soutiennent que le Reagan n'a pas reçu une dose suffisamment élevée pour justifier de graves préoccupations. Mais le Japon, la Corée du Sud et Guam ont estimé des transporteurs trop radioactifs pour entrer dans leurs ports. Des stocks de photographies montrent  les marins travaillant en masse pour nettoyer le pont du navire.
     
    Le bateau de 4,3 milliards de $ est maintenant amarré à San Diego. Les critiques se demandent s'il va rester là définitivement. Les tentatives visant à décontaminer les navires américains irradiés pendant les essais nucléaires du Pacifique  de 1946-1963 ont été vaines. Des centaines de marins ont été exposés à de fortes doses de rayonnement, mais certains navires ont dû être coulés de touts façons.
     
    Les fuites sur le site de Fukushima continuent de s'aggraver. Malgré ses dénégations, Tepco a récemment admis qu'il avait sous-estimé certaines libération de radiations d'un facteur de 500 pour cent. Un nouveau rapport indique que des particules de césium radioactif 134 de Fukushima ont été détectées dans l'océan au large de la côte Ouets de l'Amérique du Nord.
     
    Les préoccupations mondiales continuent d'augmenter au sujet de la crise en cours à Fukushima avec des fuites de liquides, le retrait préoccupant des barres de combustible radioactif, la recherche de trois noyaux fondus manquants, l'influence du crime organisé sur le site et bien plus encore. La circulation de l'information a été sérieusement contrariée par la "loi sur les secrets d'état" de l'administration du pro-nucléaire Abe, qui impose des pénalités importantes à ceux qui pourraient rapporter ce qui se passe à Fukushima.
     
    Mais si cette nouvelle preuve est vraie, cela signifie que la Marine savait que le Ronald Reagan avait été recouvert par des retombées radioactives importantes et cela jette sur l'accident une lumière encore plus sinistre qu'on le croyait auparavant.  
     
    Les marins sinistrés sont empêchés de poursuivre la Marine, et leur procès contre Tepco dépendra d'une série de défis internationaux complexes.
     
    Mais une chose est certaine: ni eux, ni la communauté internationale n'ont obtenu quoi que ce soit qui se rapproche de l'entière vérité sur Fukushima.


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