• Les technocrates de l'éducation nationale dans leurs basses œuvres

    Tous les états ont à leur disposition des technocrates. Ils sont les responsables exerçant le pouvoir « Politique » tout en faisant prévaloir, si possible les aspects techniques. Ça, c'est la théorie car dans la pratique, il en va tout autrement. Comme par exemple ces hauts fonctionnaires de l'éducation nationale, dépourvus de sens moral dont le zèle à détruire les enseignants est époustouflant ! Pour peu que ces derniers tentent de dénoncer un système archaïque, non adapté au bon fonctionnement de l'école, imposé par le « Pouvoir » et ils tombent dans les griffes implacables de ces dictateurs.  
    Gare à celles et ceux œuvrant pour l'éducation et l'avenir des enfants s'ils s'opposent à eux, puisqu'il faut rentrer dans le rang, dans ce système pourri jusqu'au plus haut sommet de l'état. C'est d'ailleurs grâce à ce système que l'éducation scolaire est aujourd'hui en complète décrépitude. Les ressources humaines sont un gigantesque leurre. Les démissions, et parfois les suicides sont de plus en plus nombreux. 

    http://www.aideauxprofs.org/index.asp?affiche=News_display.asp&rub=Souffrir_d_enseigner&ArticleID=3202

    Dans le cas de Corinne Piéton, la bêtise administrative atteint les plus hauts sommets.
    Gaulois.


    Historique de l'affaire Corinne Piéton

    30 Janvier 2014

    http://comitedesoutienpourcorinne.over-blog.com/2014/01/historique-de-l-affaire.html

    L'Inspecteur de l'Education Nationale de circonscription donne ordre aux enseignants de maternelle de l'école de Bretoncelles d'arrêter leur enseignement ¼ d'heure avant l'heure officielle (11h45), pour préparer les élèves (passage aux toilettes, lavage de mains), pour un début effectif du repas à 11h45. Mme Pieton Corinne refuse d'appliquer cet ordre pour les raisons suivantes :
    Un enseignant est responsable de ses élèves sur le temps scolaire, et confier ses élèves aux ATSEM est de sa responsabilité. Cette ordre oblige l'enseignant à confiés aux ATSEM les enfants qui mangent à la cantine, étant lui obligé de rester en classe avec les élèves ne mangeant pas à la cantine.
    Cela retire 1h00 d'enseignement par semaine à ses élèves.
    6 sept.2013: pression de l'inspection
    L'Inspecteur accompagné d'une conseillère pédagogique passe dans l'école et demande à voir Corinne dans le bureau de la directrice sur le temps de récréation. Là, il pose un dossier sur la table et lui dit « Mme PIETON, j'ai un dossier alarmant vous concernant ». Devant la gravité de l'annonce, elle lui demande d'être convoquer car elle est présentement en charge d'élèves qui l'attendent, d'une part, et craint de ne pouvoir être disponible pour ses élèves après une telle pression. Il insiste, et lui parle de plaintes qu'il a reçues de parents d'élèves ( il n'y a à ce jour aucune plainte !!?? ), concernant un atelier bricolage qu'elle a mené l'année passée dans sa classe. Elle répond qu'il n'y a eu aucun accident, qu'elle avait informé les parents de la mise en œuvre de cet atelier par un mot dans les cahiers de correspondance de tous ses élèves et qu'elle n'a jamais eu connaissance de ces plaintes. Il lui demande vivement d'arrêter cet atelier. Elle l'informe qu'il n'est pas encore mis en place cette année et lui demande un ordre écrit. De fait, elle lui demande également un ordre écrit concernant le ¼ d'heure du midi . Puis elle lui rappelle que ses élèves l'attendent, lui demande une convocation hors temps scolaire s'il veut poursuivre cette discussion et quitte le bureau.
    9 sept. 2013 : Elle reçoit les deux ordres écrits et s'y soumet.
    4 oct. 2013 : Convocation de Corinne Piéton par le Directeur Académique des Services de l'Education Nationale de l'Orne (le DASEN de l'orne)
    Mêmes reproches concernant l'atelier bricolage. Elle leur lit le BO (Bulletin Officiel N°3 19 juin 2008 page 15 ; découvrir le monde) contenant les programmes d'enseignement de l'école maternelle sur lesquels elle a pris appui pour décider de mettre cet atelier en place. Ils ignoraient que cela était dans les programmes et sont surpris, mais continuent obstinément à lui reprocher, argumentant la dangerosité pour des enfants de cet age.
    S'en suit des « reproches de cours d'école » ne concernant pas son professionnalisme.
    Sachant que les faits qui lui sont reprochés, (faits manifestement graves, puisque justifiant cet entretien et la suspension qui va suivre) datent de septembre 2012, janvier 2013 et avril 2013 (plusieurs mois, jusqu'à un an avant), pourquoi Corinne n'apprend leur existence que lors de cette convocation (oct 2013), pourquoi son inspecteur ne lui en a pas parlé avant.
    Résultat de ce monologue accusatoire appelé entretien, le DASEN l'informe qu'il la suspend pour 4 mois à partir de ce jour et lui demande d'aller voir le médecin de prévention à Caen, ce à quoi elle répond que n'étant pas malade, elle n'irai pas.
    A partir de ce moment, elle n'a plus le droit de voir ses élèves.
    Ordre est donné à la directrice et à la remplaçante de Corinne de ne rien dire aux parents qui s'interrogeraient de son absence et de leur répondre qu'elles ne savent rien.
    14 oct.2013 : Elle reçoit sa mesure de suspension dans les termes suivants :
    « … Cet entretien faisait suite à plusieurs constats lors de visites dans votre classe suivies d'entretiens de M. l'Inspecteur de l'Education Nationale notant en particulier une mise en danger des élèves. … »
    18 oct. 2013 : Elle répond :
    « Je suis dans l'incompréhension... En effet, comme il a été souligné lors de cet entretien du 4 octobre par mon représentant : depuis ma dernière inspection datant de mai 2011 (note :le rapport étant élogieux comme ses rapport précédents), je n'ai jamais reçu de visite dans ma classe. Le 06 sept.2013, sur un temps de récréation, M. l'I.E.N. est juste venu m'informer d'un dossier alarmant en sa possession, me concernant. Je m'autorise donc à vous dire que les faits invoqués dans votre courrier justifiant ma suspension … sont faux. …, je me sens donc dans l'obligation de devoir contester cette décision et je vais donc étudier les recours qui sont à ma disposition. … »
    23 oct. 2013 : Elle demande à consulter son dossier administratif
    25 nov. 2013: ( Plus d'un mois et demi après sa demande !!! ) Elle reçoit l'autorisation de consulter son dossier. Un RDV est pris pour le 11 déc. 2013 .
    fin nov.2013 : les parents d'élèves
    Les parents d'élèves s'inquiètent de son absence prolongée et demandent des explication à la directrice de l'école. Ayant ordre ne pas répondre elle s'en réfère à sa hiérarchie qui lui demande de répondre que Corinne est « arrêtée », ce qu'elle refuse de faire car elle refuse de mentir. Elle demande donc aux parents de s'adresser directement à l'inspection (ce qui lui sera reproché le jour même par l'IEN qui lui dira « qu'elle sort de sa ligne de conduite »).
    Les parents appellent donc l'inspection qui leur répond que Corinne est en « arrêt ». Ils finissent par appeler directement Corinne chez elle ( 12 ans de fonction dans une même école créent des liens! ) qui leur apprend qu'elle est suspendue depuis le 4 octobre.
    Les délégués de parents d'élèves rappellent donc l'inspection en souhaitant des explications sur ce mensonge qui leur à été donné et l'IEN leur répond qu'il ne peut rien leur dire car il est tenu de me protéger !!
    28 nov. 2013 : Les délégués de parents d'élèves décident d'organiser une réunion invitant tous les parents de l'école à venir ainsi que Corinne, pour comprendre la situation.
    03 dec. 2013 (deux jours avant la réunion ) :
    La mairie de Bretoncelles apprenant cette réunion en avertit l'inspection, qui convoque, le soir même, les délégués de parents et la directrice de l'école pour leur donner (enfin!!) des explications sur la suspension de Corinne ( il est à noter que malgré un agenda très chargé, M. l'Inspecteur sait se rendre disponible immédiatement devant l'urgence de la situation, ce qui n'a pas été le cas lors des « problèmes graves et dangereux » invoqués pour la suspension!).
    Lors de la réunion, le silence justifié par le devoir de protection du fonctionnaire n'était manifestement plus d'actualité!). Il leur dit que : « La suspension est une mesure à titre conservatoire pour protéger le fonctionnaire ou les élèves. Cette décision a été prise par le DASEN de l'Orne pour deux raisons. D'une part la mise en œuvre d'un atelier bricolage l'année passée et d'autre part à cause de son positionnement professionnel en tant que fonctionnaire qui ne correspond pas au référentiel du professeur des école. »
    La directrice veut intervenir à plusieurs moments mais l'inspecteur lui somme de se taire.
    Les parents demandent alors à l'inspecteur pourquoi, s'il y avait danger pour les enfants il n'était pas intervenu avant et il a répondu qu' « il avait un agenda très chargé » ?!!
    05 déc. 2013 : Les délégués de parents d'élèves font donc cette réunion invitant tous les parents de l'école à venir ainsi que Corinne, pour les informer de la situation.
    A la fin de la réunion Corinne se retire.
    Les parents décident alors de faire une lettre d'information à tous les parents qu'ils distribueront à la sortie de l'école, et d'écrire une lettre au recteur pour leur exprimer leur indignation quant à la façon dont l'institution a « répondu » à leurs questionnements et celui des enfants.
    14 janv. 2013 : Elle reçoit une convocation devant le conseil de discipline pour le 14 fév. 2013
    La suite vous la connaissez !


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