• La bombe atomique qui a failli faire sauter New York en 1961

    Les pays dotés du nucléaire sont gouvernés par des dirigeants sans conscience et pour qui la vie de quelques centaines de milliers d'êtres humains ne compte pas.
    Transporter des combustibles et des déchets nucléaires, des bombes atomiques, relève d'une inconscience criminelle sans limite qui s'ajoute à l'utilisation de cette technologie mortifère.
    Les États-Unis, qui se prennent pour les gendarmes du monde, sont sans aucun doute les champions :
    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/bombes_us.html
    Il faudra le dire et le répéter sans cesse, l'énergie nucléaire a d'abord été développée pour construire des bombes atomiques. Les réacteurs nucléaires civils y participent largement, par le recyclage de combustibles tels que  l'uranium 235 ( Hiroshima ) et le plutonium 239 ( Nagasaki ). La production d'électricité permettant de masquer le but principal de ces réacteurs. Il paraît qu'aujourd'hui les réacteurs civils ne produisent plus ces matières, aux fins de constructions de bombes A. Mais le secret et les mensonges autour du nucléaire en général sont tels qu'il est permis de douter.
    Jusqu'ici, tout va bien.

    Gaulois.


    21 septembre 2013

    http://www.rfi.fr/zoom/20130921-bombe-atomique-failli-faire-sauter-new-york-1961

    Un bombardier B-52 comme celui qui s'est écrasé en janvier 1961, en Caroline du Nord, chargé de deux bombes nucléiares.
    (PhotoTime Life Pictures/Us Air Force/Getty Images)
    Par Claire Arsenault
    Une bombe atomique américaine a failli exploser aux Etats-Unis en 1961 suite à l’accident d’un bombardier. C’est le journal britannique The Guardian qui révèle l’affaire plus de soixante ans après, suite à la « déclassification » d’un document gardé secret jusqu’à présent.
    La bombe H avait 260 fois la puissance de celle d’Hiroshima. Le 23 janvier 1961, un bombardier B-52 avec dans ses soutes deux bombes atomiques d’une charge de 4 mégatonnes chacune, se disloque en plein vol quelques minutes après son décollage. Les deux engins MK 39 Mod 2 sont largués au-dessus de Goldsboro, en Caroline du Nord.
    Une des deux bombes est désactivée conformément au processus de sécurisation qui fonctionne parfaitement ; elle sera retrouvée suspendue à son parachute, dans un arbre. Pour l’autre, les choses ne se passent pas comme prévu. Les premières des quatre étapes de désactivation prévues échouent : le parachute de la bombe s’ouvre et la mise à feu s’enclenche exactement comme lors d’un largage intentionnel. L’explosion dévastatrice est évitée de justesse grâce à un simple interrupteur à faible voltage qui fonctionne en dernier ressort.
     
    Sans ce modeste bouton, des villes aussi importantes que Washington, Baltimore, Philadelphie et même New York auraient été frappées ainsi que leurs millions d’habitants. Ces informations ont été obtenues par un journaliste du quotidien The Guardian en vertu de la loi américaine sur le droit d’informer (Freedom on Information Act). Le document de huit pages récemment déclassifié a été rédigé huit ans après ce qui aurait pu être une catastrophe majeure.
     
    « Comment j’ai appris à me méfier de la bombe H »
     

                                       Aux Etats-Unis, la bombe de Goldsboro dont les dispositifs de sécurité

                                         ont fonctionné, retrouvée accrochée à son parachute dans un arbre,

                                                                                  en janvier 1961

    À l’époque, l’accident du bombardier avait été évoqué dans la presse soulevant de nombreuses spéculations quant aux risques courus, à son insu, par la population. L'armée de l'air avait assuré à la population que les bombes n'étaient pas armées et que par conséquent il n'existait aucun risque de contamination radioactive.
     
    Toute mise en cause avait été balayée par le gouvernement de l’époque qui soutenait que jamais des vies n’avaient été menacées par des conditions de sécurité défaillantes de l’arsenal nucléaire américain. Or, dans le document que s’est procuré le Guardian, un ingénieur confirmé des laboratoires Sandia chargés de la sécurité mécanique des armes nucléaires, reconnaît qu’un seul dispositif de sécurité sur quatre a fonctionné correctement évitant ainsi une catastrophe nucléaire aux Etats-Unis.
     
    Intitulé « Goldsboro revisité, ou comment j’ai appris à me méfier de la bombe H », en référence au film de Stanley Kubrick Docteur Folamour, le rapport secret de l’ingénieur Parker Jones dit sans détour que « la bombe MK 39 Mod 2 ne possédait pas les mécanismes de sécurité appropriés pour un usage aéroporté à bord d’un B-52 ». Ce n’est qu’en heurtant le sol que le quatrième et ultime verrou de sécurité s’est déclenché, rappelle-t-il.
     
    Ce rapport secret a été découvert par le journaliste du Guardian Eric Schlosser dans le cadre de recherches en vue de publier un ouvrage sur la course aux armements. Les documents sur lesquels a travaillé ce journaliste lui ont permis de mettre au jour quelque 700 incidents et accidents significatifs impliquant 1 250 armes nucléaires pour la seule période allant de 1950 à 1968.
    « Le gouvernement américain a toujours essayé de dissimuler ces informations aux Américains, de façon à éviter toute question sur la politique des armes nucléaires » écrit Eric Schlosser. « On nous disait qu’il n’y avait aucun risque pour que ces armes explosent d’une manière accidentelle ; à Goldsboro, on a été à deux doigts que cela se produise », remarque, un rien soulagé, le journaliste.


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